samedi 31 décembre 2011

Décembre 2011



Vacances de Noël 2011, jour 9: c'est pas encore la reprise, mais ça y ressemble déjà


Hier, après une semaine de températures douces et de ciel ensoleillé, le froid, la grisaille et la pluie ont débarqué en force. C'était une météo à s'enfermer dedans toute la journée, par exemple, pour aider mon beau-frère à finaliser la version anglaise du site internet qu'il doit lancer dans les premiers jours de janvier.

Nous avons travaillé dessus de 11h à 16h, avec une courte interruption pour engloutir les pizzas rapportées par Soeur Cadette. Bien sûr, je ne suis pas traductrice technique, et ni le sport ni la com' ne sont mon domaine de prédilection, mais je crois quand même avoir ficelé une version potable - dont j'ai été récompensée par deux boules de glace caramel au beurre salé. Et puis on s'est bien marrés à faire ça.

Vers 17h, retour chez mes parents pour préparer le dîner: mon désormais classique saumon au lait de coco en papillote. J'ai également attaqué le dos de mon coussin/télévision. Sur 31 rangs de 50 demi-brides en fil Pavot (rouge vif), j'ai réussi à en crocheter 20. Vu que la météo déprimante se maintient, je pense finir dans la journée.

vendredi 30 décembre 2011

2011 dans le rétro


- Je suis allée à Istanbul pour mes 40 ans, et à part la bouffe et l'hôtel, je n'ai pas aimé
- Je suis allée en Suisse pour rencontrer des gourgandines, et j'ai grave kiffé à part les prix
- Je suis allée à Stockholm en amoureux avec Chouchou, et j'ai adoré - next stop, Reykjavik!
- J'ai trouvé 100 géocaches tout rond
- J'ai essayé de décrocher de Farmville, mais sans succès
- J'ai sérieusement freiné sur le Postcrossing qui commençait à grever mon budget
- J'ai entamé une collection de Georges-Arthur, généreusement alimentée par mes lectrices et amies
- J'aurai posté, d'ici demain soir, pas moins de 563 messages sur ce blog
- J'ai atteint (et dépassé) depuis cet été une moyenne de 1000 visites quotidiennes
- Je me suis inscrite sur HelloCoton
- ...et sur Twitter - mais je n'accroche pas tellement et il n'est pas dit que j'y reste
- Je suis passée sur Mac, et jamais je ne reviendrai en arrière, JAMAIS
- Je me suis beaucoup amusée à Trolls & Légendes
- J'ai boudé le Salon du Livre de Paris
- J'ai assisté avec Chouchou aux Imaginales d'Epinal
- Je suis passée en coup de vent aux Utopiales de Nantes
- J'ai rencontré Patricia Briggs, Kelly Armstrong, Trudi Canavan et Robin Hobb
- J'ai dit adieu à Copernique après 15 ans de vie commune
- J'ai subi une coloscopie
- ...et une mammographie
- J'ai fait tatouer Régis sur mon bras (et je ne suis pas très contente du résultat)
- J'ai organisé un swap d'été et un swap littéraire, et participé en outre à un swap créatif
- J'ai rendu visite à mes parents 6 fois au lieu des 2 habituelles
- J'ai traduit 9 bouquins
- ...et j'ai en lu 151 autres, romans et bédés confondus
- J'ai craqué pour la première saison de "Game of Thrones", la série télé
- J'ai peiné comme une malade pour venir à bout des tomes 2 et 3 de "Games of Thrones", les bouquins "A song of fire and ice"
- J'ai confectionné toute une famille de zombies en feutrine
- J'ai enfin appris les bases du crochet
- J'ai offert un ouvrage réalisé par moi (à ma mère, qui est indulgente)
- J'ai réussi à limiter mes achats de chaussures à une paire par mois - et même moins: 11 pour l'ensemble de l'année
- J'ai fait un second stage de visualisation avec Catherine Shainberg
- J'ai eu pour la première fois depuis longtemps le sentiment de gérer mes angoisses au lieu de me laisser piloter par elles
- J'ai suivi avec Chouchou une thérapie conjugale qui nous a beaucoup aidés
- J'ai réussi à recadrer mes horaires pour me lever à 7h30 le matin (au lieu de 9h30), et ça m'a changé la vie

Vacances de Noël 2011, jour 8: la terrine de boudin m'a tuer


Hier midi, nous avions rendez-vous avec la pétillante Nekkonezumi à la table d'hôtes Chez Navarre, que je brûlais de tester depuis qu'elle m'en avait parlé il y a quelques mois déjà.

Dans une vieille maison toulousaine aux murs de brique nue et aux poutres apparentes, de grandes tables de fermes entourées de chaises dépareillées accueillent les convives. Un choix d'entrées est disposé au milieu: terrine de boudin, oeufs mollets, salade de lentilles, de carottes, de betteraves ou de chou râpé. Que du très rustique, certes, mais du rustique bien travaillé, sublime de goût et de fraîcheur. La huche à pain voisine avec la cheminée, et chacun va remplir lui-même sa corbeille, m'a expliqué un gentil tenancier à bouclettes brunes et petites lunettes.

Les entrées terminées, on va poser son assiette sale sur une des étagères du grand buffet, on prend une assiette propre parmi les piles de faïence dépareillée et un rien ébréchée qui occupe l'étagère du dessus, et on se dirige vers les plats chauds disponibles dans un coin de la salle. Hier, c'était soupe de topinambour et hachis parmentier. J'aurais bien goûté la première, car je n'ai jamais mangé de topinambour, mais je craignais de n'avoir plus de place pour la suite. Le hachis parmentier, avec des petits oignons, des bouts de carotte et de céleri mélangés à la viande hachée, était le plus succulent que j'aie jamais englouti, de la vraie bonne "cuisine de grand-mère" succulente et roborative.

Après ça, restait encore à me colleter avec le buffet de desserts: riz au lait, far aux pruneaux, fruits macérés dans du vin, gâteau au chocolat plus un autre que je n'ai pas réussi à identifier visuellement... J'ai opté pour une compote pommes-poires à pleurer de bonheur, et une tranche de cake au citron si aérien que j'ai craint un instant qu'il s'envole de mon assiette. Et pour clôturer ce repas pantagruélique, le tenancier nous a sorti, non pas de bêtes sachets de Lipton jaune, mais un thé au jasmin en vrac avec des fleurs entières, presque aussi subtil et parfumé que celui que j'achète au Nong Cha. Bref, aucune fausse note. La formule buffet à volonté coûte 14,50€ le midi ou 22€ le soir. Les boissons sont en sus (verre au vin entre 3 et 6€, thé 3€). Si manger à une grande table à côté d'inconnus ne vous dérange pas, une adresse à tester absolument sur Toulouse.

Chez Navarre
49 Grande Rue Nazareth
31000 TOULOUSE
Tel: 05 62 26 43 06
Métro Carmes (ligne B)
Réservation conseillée

Après ça, Nekkonezumi est allée voir un film qui ne lui a pas plu, tandis que nous rentrions en roulant chez mes parents. J'ai réussi à finir ma loooongue bande beige en mailles serrées avec moins de 30 cm de fil en rabe, ouf! Par contre, Chouchou et moi avons fait l'impasse sur le dîner...

jeudi 29 décembre 2011

Sur le bonheur


Il y a quelques jours, Miss Sunalee publiait un billet dans lequel elle disait se sentir seule, vide et avoir du mal à être heureuse. J'ai voulu lui répondre quelque chose d'utile ou d'encourageant, et je me suis rendu compte que je n'y arrivais pas parce que les sentiments dont elle parle me sont inconnus. Ou plus exactement, parce que je les ai laissés derrière moi depuis longtemps. La dernière fois que je me suis sentie seule, c'était à Noël 1993; la dernière fois que me suis sentie vide... je ne m'en souviens même pas.

Je sais, par contre, que ça a cessé à partir du moment où j'ai renoncé à chercher un sens à ma vie, ou à la vie en général. A force de questionnements, j'ai acquis la conviction profonde que nous sommes là suite à un concours de circonstances biologiques, point. Et que nous n'avons pas à justifier notre existence (mais cela ne vaut sans doute que pour les athées comme moi). Nous naissons sans l'avoir demandé, nous mourons généralement sans l'avoir choisi et allons nourrir les vers - mais l'intervalle entre les deux nous appartient, et c'est à nous de décider comment le remplir.

Pour le rendre signifiant, certains feront des enfants afin de leur transmettre des valeurs et de perpétuer une lignée familiale. D'autres opteront pour cette forme d'immortalité que confère la création artistique. D'autres encore se mettront au service d'autrui pour pouvoir dire "Ma vie a fait une différence". Moi? Rien de tout ça ne m'intéresse. Je m'efforce de ne pas avoir d'impact négatif sur ce et ceux qui m'entourent. Quand j'ai une occasion de rendre mon petit monde un peu meilleur, par exemple en aidant quelqu'un, je la saisis et ça m'apporte toujours beaucoup de satisfaction. Mais je ne me sens pas obligée de le faire pour justifier mon existence ici-bas ou lui donner un sens. C'est un choix en accord avec mes convictions personnelles, point.

En vérité, le seul objectif que je me suis fixé dans la vie, c'est d'être heureuse. Après pas mal de tâtonnements et de ratés plus ou moins spectaculaires, j'ai fini par trouver ma voie, qui est celle de la pleine conscience et de la gratitude. Je puise mon bonheur dans les petites choses du quotidien, dans le fait de les savourer pleinement et de me rendre compte de la chance que j'ai de pouvoir les goûter. Je sais que ça peut sembler cucul comme tout, mais jamais je ne m'endors sans cette pensée reconnaissante: "Je suis couchée dans un lit douillet, bien au chaud dans une maison sûre; je n'ai pas mal, je n'ai pas faim"; et même quand une personne aimée n'est pas allongée près de moi, je sais qu'il me suffirait de décrocher mon téléphone pour parler à quelqu'un pour qui je compte.

Je suis heureuse pour le soleil hivernal qui caresse mon visage et marbre d'orangé l'intérieur de mes paupières pendant que Chouchou conduit sur les routes de campagne autour de chez mes parents. Je suis heureuse du mouvement rythmique de mon crochet qui enchaîne les mailles serrées, et de la sensation du fil laine peignée/acrylique/polyamide qui glisse entre mes doigts. Je suis heureuse pour la douce chaleur d'un Kukicha Kabuze qui descend lentement vers mon estomac. Je suis heureuse pour les succulentes pâtes aux chicons préparées par Chouchou. Je suis heureuse pour le rire de mon père aux répliques impertinentes du Mentaliste. Je suis heureuse parce qu'un projet sur lequel mon beau-frère travaille d'arrache-pied depuis huit mois va enfin se concrétiser, et parce que j'ai l'opportunité de lui donner un coup de main dans la dernière ligne droite. Je suis heureuse de préparer un voyage en Islande pour le printemps prochain. Et cela fait sans doute de moi une personne de peu de profondeur, pour me satisfaire de bonheurs aussi minuscules dans un monde qui souffre autant. Qu'importe: je ne fais de mal à personne, et je suis heureuse.

Illustration: Plonk & Replonk

Vacances de Noël 2011, jour 7: du crochet, du crochet et encore du crochet



Hier, nous nous sommes levé fort tard après avoir passé une très mauvaise nuit pour cause d'énorBe rhuBe chouchoutesque. Décision a été rapidement prise de ne pas mettre le nez dehors de la journée, et tant pis pour les 3 géocaches qui nous attendaient autour du lac communal de l'Union sous un beau soleil hivernal.

Du coup, je me suis lancée dans la confection d'un poste de télévision qui devrait faire un mignon coussin rectangulaire une fois terminé*. J'ai commencé par la partie qui me semblait la plus facile: les côtés, une bande de 80 cm de long sur 15 mailles serrées de large. Je me suis bien galérée pour faire mon premier rang: la première fois, j'avais piqué une maille trop tôt dans la chaînette; la seconde, ma chaînette devait être trop serrée. J'ai failli tout envoyer promener en jurant comme un marin en goguette. Mais une fois passée cette difficulté initiale, les rangs ont défilé assez facilement bien que pas très vite. En y consacrant la majeure partie de mon après-midi et de ma soirée, je n'ai obtenu que 55 cm sur les 80 nécessaires. Du moins mon travail me paraît-il assez régulier - loin de la perfection, mais pas mal pour une débutante.

"Je suis fière de toi", s'est exclamée ma mère en me regardant faire pendant la coupure pub du Mentalist. Si j'avais su que faire la fierté de ses parents, c'était aussi simple qu'enchaîner les mailles serrées avec un crochet de 3 1/2, je me serais épargné la peine de subir une prépa et trois ans de Sup de Co, hein. Cela dit, je crois que ma mère cherchait juste à se racheter parce qu'elle s'était moquée à plusieurs reprises du fait que je tirais la langue en travaillant.


*Modèle trouvé dans "Le crochet c'est branché !" de Nathalie Petit, ouvrage rigolo qui contient également un adorable ordinateur portable rose, entièrement réalisé au crochet avec juste quelques appliques de tissu.

mercredi 28 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 6: cartes de voeux, géocaching rapide (bis) et petit shopping


Au programme de mardi:

- Un second passage chez Midica pour compléter mes achats de cartes de voeux. L'une d'elles est déjà partie dans un petit paquet lundi matin; les neuf autres sont écrites et n'attendent plus que d'être timbrées et déposées à la Poste du patelin de mes parents. Dans la foulée, j'en ai profité pour rédiger cinq cartes Postcrossing.

- Une visite chez Bergère de France pour faire une provision de laine Idéal: une pelote d'Eléphant, une pelote de Truffe, une pelote de Meije, une pelote de Pavot et une pelote de Banane, de quoi confectionner le mignon coussin/poste de télévision trouvé dans "Le crochet c'est branché". Par contre, impossible de trouver une aiguille à bout rond pour les finitions; aucune vendeuse d'aucune mercerie ne semble même savoir de quoi il s'agit. Il va falloir que j'aie une conversation avec ma prof en janvier.

- Une recherche fructueuse de jean neuf pour Chouchou, rue Saint-Rome. Les Levis coûtent désormais 110€, c'est carrément n'importe quoi. Du coup, nous avons plutôt trouvé notre bonheur chez Jules-de-chez-Smith-en face. Les fesses de Chouchou sont désormais à l'abri d'un jaillissement intempestif par fond de pantalon usé jusqu'à la trame.

- Notre première géocache virtuelle, dans la cour intérieure du Capitole. Il s'agissait de trouver, non pas un container, mais un élément du paysage urbain (en l'occurrence, une plaque indiquant qu'un personnage célèbre avait été exécuté à cet endroit), puis d'apporter par mail la preuve de notre découverte au créateur de la cache (certains demandent des photos; dans ce cas, c'était le nom du personnage et l'année de son exécution). Un peu plus loin, une autre géocache des plus traditionnelles, mais de taille 2, nous attendait au bord de la Garonne, sur le quai de la Daurade.

- Une tentative ratée pour goûter à l'Autre Salon de Thé, rue des Tourneurs. Accueil déplorable, dossier de chaise cassé, carte sans prix: nous nous sommes levés et nous sommes partis nous réfugier quelques numéros plus loin dans la rue, au Petit Magre dont j'avais déjà testé les excellentes gaufres. Là, malgré une salle comble à l'ambiance peu cosy, le service était rapide et efficace. J'ai repris une gaufre avec une citronnade maison, tandis que Chouchou sirotait un Thé à l'Opéra avec sa brioche à la cannelle.

mardi 27 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 5: géocaching rapide et cinéma moyen


Au programme de lundi:

- Aller chez Midica choisir un cadre pour la sérigraphie offerte à mon père en cadeau de Noël. Tâche aussi fastidieuse que je le supposais, mais j'en ai profité pour acheter quelques cartes de voeux sympas.

- Chercher 2 géocaches de l'autre côté du Pont Neuf. Pour une grande ville, Toulouse recèle étonnamment peu de caches, surtout dans le centre, et elles sont toutes assez éloignées les unes des autres. Le parcours "Bords de Garonne" que j'avais préparé nous aurait sans doute pris 2 heures et pas mal éloignés de la place Wilson où nous avions prévu d'aller au cinéma à 16h40. Nous nous sommes donc contentés de faire la "Hôtel Dieu" et la "Saint-Nicolas", 2 micros sans difficulté mais sans grand intérêt, avant de prendre le métro à Saint-Cyprien pour nous rapatrier du côté de Jean Jaurès.

- Tuer l'heure qui nous restait du coup en faisant un passage rapide à la parapharmacie Lafayette (j'avais besoin d'eau micellaire et de shampoing sec) et en testant la seconde boutique du glacier local Octave. Jolie salle au premier étage: déco design noire et rouge et vue sur la place Wilson. Dans les assiettes, une tarte Tatin pour Chouchou, deux boules caramel beurre salé pour moi, un mini palet breton et une mini meringue chacun. Mioum.

- Aller voir "Hugo Cabret", le dernier Scorsese, en VF mais en 2D - pour avoir droit à la VO, il fallait accepter la 3D qui me donne des migraines oculaires atroces. Dans l'ensemble, je n'ai pas beaucoup aimé ce film. L'histoire du petit orphelin qui vit dans les murs de la gare du Nord, présentée ici comme une sorte de village clos à l'intérieur de Paris, est plutôt sympa à la base. Mais trois choses m'ont fortement déplu: *la photographie bichromique, avec des images quasiment toutes bleues et ambrées *le jeu hyper compassé de Chloé Moretz, que j'avais adorée dans "Kick Ass" mais dont les sourires de gentille petite fille paraissent ici extrêmement faux *l'hommage aux débuts du cinéma qui occupe presque toute la seconde partie du film. Et puis c'est lent, et ça aurait vraiment gagné à durer moins de deux heures. Une déception.

- De retour chez mes parents, entamer "Les heures lointaines", le second bouquin offert par Soeur Cadette pour Noël. Celui-ci est un pavé de 630 pages écrit petit; il devrait me permettre de tenir jusqu'à la fin des vacances.

lundi 26 décembre 2011

"Le dîner"


Aux Pays-Bas, deux couples ont rendez-vous dans un restaurant chic. L'un des hommes, pressenti pour devenir Premier Ministre, est un politicien populiste mais bouffi d'égoïsme et de suffisance. L'autre est son frère, et le narrateur de ce "Dîner". Agacé par les manières du personnel et plus encore par celles de son aîné, il ne peut s'empêcher de contredire celui-ci en tout. Au travers de divers flashbacks, on découvre que sa femme et lui forment un couple encore très amoureux après 20 ans de mariage, et que le style de vie du politicien leur apparaît inutilement tapageur, voire méprisant vis-à-vis du petit peuple. A l'occasion d'une discussion sur le dernier Woody Allen, ils s'indignent contre son machisme. Ce sont, selon toutes les apparences, ce qu'on appelle "des gens bien".

Pourtant, les deux couples sont là pour discuter d'une agression ignoble commises par leurs enfants chéris. Et tandis que les plats défilent sur la table, le narrateur dévoile peu à peu son passé inquiétant et ses pensées les plus noires, sa violence à peine contenue et son absence de repères moraux. Il découvre aussi les secrets que lui dissimulent sa femme et son fils unique. Le beau vernis de respectabilité tranquille se craquèle à toute allure et fait voler les apparences en éclats. Au final, le rustre prétentieux se révèle être la seule personne humainement décente du quatuor, alors que le narrateur et sa femme imaginent une solution abominable à leur problème. "Le dîner" est un long huis-clos durant lequel chaque geste, chaque attitude et chaque parole des protagonistes sont disséqués au scalpel - un scalpel trempé dans du vitriol. Ses 330 pages défilent très vite mais laissent un sale goût dans la bouche. Un bouquin glaçant, à réserver aux lecteurs qui ont déjà perdu toutes leurs illusions sur la nature humaine.

Vacances de Noël 2011, jour 4: déballage, outrage et comatage


Au programme de dimanche:

- Réveil tôt, beaucoup trop tôt après une (courte) nuit passée à écouter ronfler Chouchou qui traîne un gros rhuBe.

- Déballage des paquets entassés au pied du sapin par deux enfants surexcités. On note la présence d'un camion de police en Lego, du jeu Skyander pour la Wii et d'un superbe déguisement d'astronaute avec casque qui parle. Jalouse je suis; y'avait pas de jouets comme ça quand j'étais petite!

- Ablutions et habillage au ralenti pour tout le monde avant de se rendre chez mes parents pour le déjeuner de Noël traditionnel.

- Deuxième séance de déballage de cadeaux qui met à jour, entre autres choses, un monstrueux commissariat de police en Lego. Je m'inquiète pour l'avenir professionnel de Cahouète.

- Outrage généralisé à la faune haute-garonnaise. En plus des restes de foie gras de la veille, nous faisons sa fête à un délicieux civet confectionné avec le lièvre abattu par mon père. Quelques tagliatelles en accompagnement, un peu de Tautavel pour arroser le tout, trois ou quatre bouts de fromage parce que ce serait dommage de ne pas finir le vin, du coup non merci je ne prendrai pas de bûche... "Mais c'est une mousse poire-caramel, je te jure, c'est que de l'air!" Bon, ben une toute petite tranche alors.

- Comatage sévère sur le canapé, entrecoupé de séances de lecture. J'arrive quand même à finir "Les enfants des cornacs" et à descendre la moitié du premier des deux bouquins offerts par Soeur Cadette la veille.

- Dîner d'un reste de soupe. Non, je ne veux pas finir la bûche. Non, vraiment non.

dimanche 25 décembre 2011

"Les enfants des cornacs"


C'est la photo de couverture signée Maïa Flore - une jeune artiste dont les oeuvres pleines d'une poésie onirique m'avaient fait craquer l'an dernier - qui a attiré mon attention sur ce roman traduit du danois.

"Sur une île mystérieuse au large du Danemark, un drame s'est produit. Le pasteur et sa femme, deux personnalités centrales de la vie de la communauté, ont disparu. Leur fils Peter, surdoué et curieux de tout, ainsi que sa soeur, la très perspicace Tilte, se lancent à leur recherche. Commence alors une épopée rythmée, jalonnée de rencontres cocasses et insolites."

C'est très difficile de parler d'un livre qu'on a beaucoup aimé, surtout lorsque ce livre est un peu atypique, autant par son propos que par le ton employé pour le développer. "Les enfants des cornacs" est bien, pour reprendre l'expression de l'éditeur, une fable philosophique initiatique dans laquelle un jeune héros extrêmement précoce s'interroge sur la religion et la liberté, tout en se confrontant au monde des adultes et à un premier vrai chagrin d'amour. C'est aussi un roman d'aventure mené tambour battant, où retournements de situation et péripéties rocambolesques s'enchaînent à toute allure. C'est une galerie de personnages tous plus savoureux les uns que les autres, avec des noms improbables, des dégaines à hurler de rire et des métiers pour le moins farfelus, où les femmes ne sont pas les moins nombreuses ni les moins remarquables. C'est enfin un livre excessivement drôle, et d'autant plus que l'humour s'y mélange de façon très réussie à la réflexion et à l'émotion.

"Ce qui cloche, c'est que mon frère est né huit cents ans trop tard. Il appartient au temps des chevaliers; il considère toutes les femmes comme des princesses que l'on approche tout doucement, par exemple en tuant des dragons (...). Les filles de Fino, elles, font du taekwondo et s'installent à Arhus dès seize ans, (...)et si jamais elle croisent un dragon, elles aimeraient sortir avec lui ou le disséquer pour en tirer un rapport de biologie."

"Papa est comme ça. Il pense faire preuve de la plus profonde charité chrétienne en disant aux gens qu'apprendre à le connaître constitue la chance de leur vie."

"A aucun titre on ne me fera jurer de la stabilité de Papa et Maman, loin de là. Mais il me semble qu'(...)au moment de partir, ils n'étaient pas plus timbrés qu'ils ne le sont en moyenne toute l'année."

"Il ne suffit pas d'évoluer: encore faut-il que ce soit dans le bon sens. Et pour l'heure, face aux coupures de journaux, Tilte et moi partageons l'idée que nos parents évoluent allègrement dans le sens d'une peine d'au moins huit ans de prison."

Je n'ose pas vous en dire davantage de crainte de gâcher le plaisir de votre découverte. Mais franchement, "Les enfants des cornacs" est un bouquin merveilleux qui devrait trôner sur la PAL de tout amateur de littérature un rien décalée.

Vacances de Noël 2011, jour 3: pour un réveillon réussi...




Il faut:

- Une tenue de rechange si on a lavé sa petite robe noire trop tard et qu'à 18h, ladite petite robe noire est encore gorgée d'eau. Du coup, obligée de se mettre en pantalon alors qu'on n'a pas de mi-bas? Tant pis, pieds nus dans les escarpins par 3° dehors, ça réveille!

- Le traditionnel revisionnage du Pôle Express, film-culte d'Attila qui trouverait impensable qu'on ne le regarde pas un 24 décembre. Ca finit par s'user un jour, les DVD, ou bien?

- Un excellent Canard-Duchêne brut millésimé, acheté sur venteprivée.com par Soeur Cadette qui ne boit pas de champagne mais qui a eu une inspiration de génie sur ce coup-là.

- Un repas formule buffet: un foie gras artisanal sublime, du saumon fumé, un plateau de fruits de mer et un autre de fromages, du bon pain et de la salade verte pour accompagner tout ça, et chacun pioche dedans comme il lui plaît pour manger à son rythme. Comme ça, personne n'est obligé de passer des heures en cuisine, et personne ne meurt d'ingestion dans la nuit.

- Un père plutôt en forme étant données les circonstances (bien davantage, en tout cas, que l'an dernier à la même date). Du coup, ambiance au beau fixe.

- Quelques menus cadeaux. Même si Chouchou s'est débrouillé pour oublier de commander le mien et a dû, après avoir promis de réparer cet oubli dès notre retour à Bruxelles, se dépêcher de réaliser un dessin dans la journée de samedi afin de se faire pardonner. But totalement atteint avec cette petite merveille:




Sinon, j'ai reçu de Soeur Cadette un paquet trop gros pour être un des livres de ma wish list. En effet: c'était DEUX livres de ma wish list. J'ai offert à Chouchou un génial livre de photos avec des éléments de Star Wars incrustés dans des paysages urbains (livre signalé à mon attention pr Pierre Pevel que je remercie au passage; j'espère que Papa Noël n'a pas oublié ses petits souliers, et surtout de lui en apporter une nouvelle paire pour ajouter à son impressionnante collection!) et des chaussettes Archiduchesse, petite boîte française à la com' délirante qui mérite vraiment d'être soutenue.

- Trois parties de Time's Up, un jeu en équipe où on doit faire deviner des choses à ses partenaires, d'abord en leur donnant des descriptions puis en mimant. "Tintin fume le Sphinx", comme indication pour trouver "Les cigares du pharaon", ça le fait, non? Par contre, à voir Chouchou enfourcher un destrier imaginaire et brandir une épée invisible, on devine qu'il n'a jamais regardé un seul épisode des "Chevaliers du Zodiaque". Fou-rire assuré jusqu'à 2h du matin (et réveil difficile le lendemain!).

samedi 24 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 2: bouclage des courses avant le réveillon


Au programme de vendredi:

- A la Droguerie, je caresse sensuellement plein de fils magnifiques qui me donnent envie de faire des trucs avec, mais la boutique ne vend AUCUN patron ou livre de modèles à réaliser au crochet. C'est mal. Je tente de me consoler avec un petit coupon de tissu blanc à étoiles rouges qui fera un fond sympa pour des photos d'objets.

- Au Paradis Gourmet, je craque pour du thé vert à l'orange sanguine, des lentilles corail que je ne parviens pas à trouver à Bruxelles alors que j'ai une super recette de soupe à faire avec, de l'arôme naturel d'abricot et des fraises séchées pour faire des muffins, un assortiment de *bip!* qui voyageront très bien par voie postale, un petit pot de crème d'artichaut et un autre de confit de tomate séchée. On va éviter de rentrer au Paradis Gourmand deux rues plus loin, hein.

- Chez Trait, je tombe en amour d'un Georges-Arthur en pierre de lave du Kenya qui pèse incroyablement lourd pour sa taille tout de même modeste. Heureusement, le sherpa Chouchou est toujours prêt à se dévouer pour porter les paquets.

- Chez Nespresso, où j'ai proposé de passer pour ravitailler mes parents en capsules, je manque mordre tout le monde tellement je déteste ce genre de boutique. En plus c'est blindé de monde. Grrrrr. On va dire que je ne peux pas comprendre parce que je n'aime pas le café.

- Devant chez Xavier, la queue déborde de vingt mètres sur le trottoir. Heureusement qu'il ne fait pas trop froid et qu'il ne pleut pas non plus. Si je n'avais pas promis à Soeur Cadette de m'occuper du fromage, je renoncerais. Du coup, je me récompense de ma patience angélique en choisissant un bleu que je ne connais pas encore.

- Chez Cultura, j'hallucine sur le prix du papier-cadeau: 4€ les 2 mètres, alors que c'est voué à être déchiré tout de suite et à partir illico à la poubelle? L'an prochain, j'achète un gros rouleau de kraft, de la jolie ficelle bicolore et je décore tout moi-même avec des stylos à encre-gel fluo. Mais ça y est, les courses de Noël sont: terminées! Et comme il n'est même pas tard, nous pouvons encore passer chez Soeur Cadette pour lui dire bonjour et nous faire offrir un Thé des Sables...

Conversation de matin de réveillon


Il est 9h, Chouchou et moi sommes réveillés mais avons décidé de traîner au lit jusqu'à ce que la faim nous force à nous verticaliser pour nous propulser jusqu'à la cuisine.

MOI: Tu diras ce que tu veux, mais enfin Tolkien, c'était un gros macho. Dans "Le Seigneur des Anneaux", les gonzesses brillent quand même par leur absence.
CHOUCHOU: Ben et Arwen?
MOI: Ah oui, super, la gourdasse qui reste à la maison à attendre le retour d'Aragorn et qui sacrifie son immortalité par amûûûr. Tu parles d'un stéréotype.
CHOUCHOU: Y'a Galadriel aussi!
MOI: La déesse toute-puissante. Quasi immortelle et détachée de tout. Stéréotype bis. Elles sont où, les aventurières?
CHOUCHOU: Et Eowin, elle pue des pieds Eowin? C'est quand même elle qui tue le roi-sorcier d'Angmar!
MOI: Bon d'accord, mais c'est l'exception qui confirme la règle. Dans la Communauté de l'Anneau, 9 bonshommes et pas UNE fille. Et globalement dans tout le bouquin, 99% des personnages sont des mecs.
CHOUCHOU (timidement): Oui mais Galadriel enfin...
MOI (sur ma lancée): Même chez les méchants, y'a pas de femmes! C'est nul! Et bien entendu, ça va être pareil dans "Bilbo Le Hobbit".
CHOUCHOU: Ben... Y'aura Galadriel.

vendredi 23 décembre 2011

Vacances de Noël 2011, jour 1: glande éhontée à la maison


Au programme de jeudi:

- Lecture de "Trouville Palace". Parce qu'il a attrapé la scarlatine et que sa mère doit partir en déplacement professionnel, Maurice est expédié à Trouville, chez sa grand-tante Willa qui vit dans un ancien hôtel converti en résidence... J'aime toujours autant le style de Malika Ferdjoukh, mais même si l'argument de ce très petit roman jeunesse ne méritait pas d'être développé sur plus de 70 pages, je suis restée un peu sur ma faim. Je dirais que c'est un cadeau sympa à faire à un(e) pré-ado qui n'a pas la patience de lire des ouvrages plus longs.

- Coloration en châtain foncé, puis rédaction d'un post sur le produit utilisé. La salle de bain d'invités de mes parents est équipée d'un porte-serviettes chauffant qui m'inspire des pulsions sexuelles irrésistibles. En minuscule débardeur noir pour ne pas risquer de pourrir mes fringues, je me frotte lascivement contre lui pendant les 40 minutes de pose.

- Confection d'un crumble pommes-cannelle avec de délicieuses Chanteclair. Le dessert le plus facile du monde, idéal quand on veut improviser un goûter gourmand sans trop d'ingrédients ni de prise de tête. Au fond d'un plat en Pyrex, mettre trois grosses pommes coupées en petits morceaux. Saupoudrer généreusement de cannelle. Dans un saladier, travailler à la main 200g de farine, 100g de sucre et 100g de beurre salé (ou de beurre doux + 1 pincée de sel) jusqu'à obtenir un tas de "miettes". Répartir les miettes sur les fruits. Faire cuire 30 à 40 mn dans un four préchauffé à 180°.

- Montage de la boucle du swap littéraire. Comme je n'avais pas de post-it sous la main, j'ai taxé à ma mère 22 étiquettes autocollantes à cadeaux de Noël sur lesquelles j'ai noté le nom, l'âge, le pays de résidence et les goûts de chaque participant. Puis je me suis galérée une grosse demi-heure à former des petits bouts de chaîne (les associations les plus évidentes d'après moi) et à essayer de les raccorder entre eux. J'ai fini juste avant le dîner.

- Attente de Chouchou, parti de Bruxelles peu après 10h et arrivé à 22h après maintes péripéties qu'il raconte ici. J'étais toute contente de le retrouver, et presque plus contente encore qu'il se remette à bloguer.

- Visionnage de "MasterChef Junior". Franchement, je m'attendais à un truc naze, et j'ai adoré. Y'avait une gosse de 9 ans, une blondinette toute mignonne avec l'accent du sud, qui faisait la cuisine 9 fois mieux que moi. Le plan de travail lui arrivait sous le menton, et elle sortait le genre d'assiette qu'on aurait pu voir sur la table d'un très bon resto. Je voulais l'adopter et lui faire une chambre dans la cave pour qu'elle nous prépare le dîner tous les soirs, mais on m'a fait remarquer que ses parents ne seraient sans doute pas d'accord. Même en période de Noël, les gens ne pensent décidément qu'à eux.

Du cynisme et de la solidarité


J'en ai marre du cynisme.
Oui, on vit dans un monde de plus en plus pollué et ça ne va pas s'arranger; oui, c'est la crise économique et ça ne va pas s'arranger non plus; oui, nos dirigeants se foutent éperdument des intérêts du peuple et je doute fort que ça change dans un futur proche. Oui, il y a de quoi nourrir un léger pessimisme quant à l'avenir.
Mais ça, ce n'est pas du cynisme, c'est de la lucidité.
Et le cynisme qui consiste toujours supposer le pire d'autrui, de son voisin ou de son collègue de bureau, j'en ai ras-le-bol. Ce n'est qu'une posture visant à se prémunir contre les déceptions, une posture de repli sur soi qui ne laisse aucune chance aux relations humaines.
Alors que c'est justement parce que les temps sont durs qu'il est primordial de faire un peu confiance aux autres, de se constituer un réseau d'entraide et de soutien. C'est justement parce que les temps sont durs qu'il faut accepter de baisser sa garde et de se laisser surprendre en bien par les gens. C'est justement parce que les temps sont durs qu'il faut tendre la main sans se dire qu'on va se la reprendre dans la gueule, et accepter les mains tendues sans avoir peur de contracter une dette ou de passer pour faible.
Quand tous les facteurs extérieurs se liguent contre nous, la seule chose qui nous reste, c'est la chaleur qu'on peut se donner les uns aux autres.
Que vous soyez accro à la magie de Noël ou que vous considériez, comme moi, que c'est juste une incitation supplémentaire à la consommation tous azimuts, profitez de ces derniers jours de 2011 pour vous serrer contre ceux que vous aimez.
Joyeux Noël, bordel.

jeudi 22 décembre 2011

Swap littéraire "Mondes Imaginaires": c'est parti!


Tous les participants ont dû recevoir un mail avec le nom de leur swapé(e). Si ça n'était pas le cas pour certains de vous, qu'ils n'hésitent pas à me relancer.

Pour les nouveaux, n'oubliez pas que votre swapé(e) doit ignorer jusqu'à la fin que son paquet viendra de vous, donc pas question de l'approcher pour lui poser des questions supplémentaires.

Par contre, si vous voulez papoter dans les commentaires du post de questions ou compléter vos réponses précédentes, n'hésitez surtout pas!

Vous avez le temps de réfléchir. La date limite d'envoi pour votre paquet est le 31 janvier 2012. Amusez-vous bien à le composer!

Color Soin: une chouette coloration naturelle


Depuis que je suis repassée à mon brun naturel en octobre dernier, je dois périodiquement faire des colorations pour masquer le roux qui tend à ressortir sur la moitié inférieure de mes cheveux. Et puis je commence à avoir quelques cheveux blancs - oh, pas beaucoup, une vingtaine au dernier recensement, mais sur une couleur aussi foncée que la mienne, ça se voit vraiment et je n'aime pas ça. D'habitude, j'utilise la 100% Color de Garnier parce que c'est, parmi celles qu'on trouve en grandes surfaces, une des moins chères et surtout la seule qui s'applique sur cheveux secs. (Je déteste l'application sur cheveux mouillés et l'eau glacée qui me coule dans le cou pendant le temps de pose.)

Mais il y a six mois, lors d'un séjour chez mes parents et alors que j'allais leur chercher des remèdes à la pharmacie la plus proche, j'ai repéré une promo "2 pour le prix d'1" sur une marque que je ne connaissais pas: Color Soin. Je me suis renseignée auprès de la pharmacienne, qui n'a pas tari d'éloges sur le côté naturel du produit. Une colo sans ammoniaque, pour moins de 10€ les deux boîtes? Je n'avais pas grand-chose à perdre en testant. Parmi les 26 teintes disponibles, j'ai choisi la 3N, "Châtain foncé", la plus proche de ma couleur naturelle. Je viens d'utiliser la seconde boîte, et je suis totalement conquise.

Les +
- Le prix: même hors promo, moins de 10€, ça reste beaucoup moins cher que toutes les autres colos vendues en grandes surfaces.
- L'application sur cheveux secs, donc. Et la texture du produit fait que mon chignon tortillé à la va-vite reste bien en place au-dessus de ma tête, sans laisser échapper la moindre goutte pendant les 40 mintes de pose.
- La coloration ne contient ni ammoniaque, ni paraben. Du coup, elle ne pue pas et n'abîme pas les cheveux (il est quand même conseillé d'attendre 48h après le dernier shampoing pour l'appliquer).
- L'aspect sain des cheveux pendant les semaines qui suivent; je les trouves comme gainés, moins électriques et plus faciles à coiffer. Par contre, étant donné que je prends une couleur qui correspond à la teinte naturelle de mes cheveux, je ne saurais pas trop me prononcer sur la durabilité du produit qui s'estompe de manière quasi-imperceptible sur moi.

Les -
- A ma connaissance, ce produit n'est vendu qu'en pharmacie et parapharmacie, qui n'ont pas toujours la place de stocker l'ensemble de la gamme.
- Le packaging joue sur le côté naturel; il n'est donc pas des plus glamour.

mercredi 21 décembre 2011

J'ai testé pour vous: la mammographie


Après mon rendez-vous raté de lundi, c'est un peu en avance que je suis arrivée hier au labo de radiologie de Monpatelin - le temps d'effectuer les formalités. En effet, j'ai demandé à la sécu de bien vouloir émettre une carte Vitale à mon nom, et plus au nom de mon ex-mari dont je suis divorcée depuis 14 ans et dont je n'avais de toute façon JAMAIS adopté le patronyme. Résultat: mon ancienne carte Vitale n'est plus valable; je dois pour obtenir la nouvelle produire des photos d'identité règlementaires mais en couleur, alors que les 3 qui me restent du dernier renouvellement de ma carte d'identité sont en noir et blanc; et l'attestation papier qu'on m'a envoyée en attendant et que, soi-disant, je dois produire pour ne pas avancer de frais médicaux n'est acceptée nulle part. C'est pas comme si décembre était un mois où on avait de grosses dépenses par ailleurs, hein...

Bref, j'attends une dizaine de minutes avant qu'une manipulatrice me fasse entrer dans la pièce où se trouve l'appareil. Sachant que c'est ma première mammographie, elle m'explique comment ça va se passer en tâchant de se montrer rassurante. Curieusement, je ne suis pas très stressée. J'enlève tous les vêtements que je porte en haut (soit 3 couches, parce qu'il caille dehors). On commence de face. La manipulatrice place mon sein gauche sur une plaque en me demandant de bien décontracter l'épaule et de tourner la tête sur le côté pour ne pas gêner la prise de cliché. "Vous me dites si je vous fais mal." Je m'attends à avoir le nichon écrabouillé sous la seconde plaque qui descend à la rencontre de la première, mais en fait ça appuie moins que certains soutien-gorge bandeaux. La manipulatrice presse un bouton, j'ai une légère sensation de chaleur dans le sein, et hop, deux secondes plus tard, c'est fini. On fait l'autre côté, puis elle s'absente une minute en me disant de ne pas me rhabiller, et elle va porter les clichés obtenus au docteur qui attend dans la pièce voisine.

Quand elle revient, elle me dit qu'on va faire des prises de vue de côté maintenant. Cette fois, je dois me placer perpendiculairement à la machine, le bras levé et replié, la main agrippant une sorte de poignée prévue à cet effet et la tête toujours tournée sur le côté. La position est ridicule et pas des plus confortables, mais rien de dramatique. Cette fois, la pression est plus forte, mais reste tout à fait supportable de mon point de vue - beaucoup moins pénible, par exemple, qu'un frottis réalisé par ma gynéco. Mais je ne suis pas très sensible de la poitrine alors que j'ai l'utérus monté à l'envers. Chacune sa croix. La manipulatrice fait aussi le sein droit et part de nouveau porter les clichés au docteur. En revenant, elle m'informe qu'ils sont nickels mais que comme c'est ma première mammographie, on va aussi faire une échographie: mes seins étant encore très denses, ça fournira des renseignements complémentaires et ça me fera un examen de référence pour la suite. C'est la procédure normale, je ne dois pas m'affoler.

Je rejoins le docteur en salle d'échographie. Il me fait allonger sur une table recouverte de papier, enduit mes seins de gel (inutile de fantasmer, les pervers au fond de la salle, c'est pas sexy du tout!) et commence à y promener le même genre d'appareil à bout rond que pour les échos pelviennes. Bien sûr, c'est tout à fait indolore. Il passe son appareil sur toute la surface du sein, mamelon compris, en insistant un peu là où il a du mal à voir. Rien de suspect dans le sein droit. Dans le gauche, il découvre un petit kyste, un truc "hormono-dépendant, tout à fait bénin", m'assure-t-il. "Et comment vous pouvez en être sûr?" je demande, soupçonneuse. "Parce que c'est bien noir, ça veut dire qu'il n'y a que de l'eau dedans." Bon, d'accord. L'examen dure moins de cinq minutes, puis le docteur me tend des serviettes en papier pour que je m'essuie et me dit que je peux me rhabiller.

Je passe encore une dizaine de minutes dans la salle d'attente, le temps que la secrétaire imprime le rapport et assemble les pièces de mon dossier. Coût total, 80 euros qui me seront remboursés par la sécu (mais on ne sait pas bien quand). Allez, on va dire que l'essentiel, c'est que tout se soit bien passé. En l'absence de signes alarmants d'ici là, rendez-vous dans deux ans pour la prochaine mammographie. Ici Monpatelin, à vous les studios.

mardi 20 décembre 2011

Swap littéraire "Mondes imaginaires": parlez-nous de vous!


Puisque les inscriptions ont, cette fois encore, été clôturées dans la demi-journée, inutile d'attendre davantage pour vous présenter! J'invite donc toutes les participantes à répondre aux questions suivantes dans les commentaires:

- Qui êtes-vous? Faites-nous un portrait rapide qui permettra à votre swapeuse de vous cerner un peu.

- Quels sont les auteurs et les oeuvres de la catégorie Imaginaire que vous avez déjà lus et appréciés, ou pas? Une liste exhaustive n'est pas nécessaire; indiquez juste les choses les plus représentatives selon vous.

- De manière plus générale, quels sont vos goûts? Essayez de citer au moins une dizaine de choses que vous aimez, hors du domaine littéraire. Si vous collectionnez un type d'objets, pensez à le mentionner, ça peut toujours être utile.

Merci de répondre au plus vite (y compris les filles qui avaient déjà participé au swap de novembre), car je ne pourrai former la boucle que lorsque je détiendrai ces informations pour chacune d'entre vous. Je créerai ce soir ou demain un permalien qui permettra d'accéder à ce message directement depuis la colonne de droite. A très vite!

L'illustration provient de ce blog, qui contient entre autres choses une interprétation assez personnelle de l'affiche de Game of Thrones par Anne Montel.

Swap littéraire "Mondes imaginaires": ouverture des inscriptions


Comme le titre de ce post l'indique, c'est donc un swap à thème que je vous propose cette fois. "Mondes imaginaires", ça peut désigner de la fantasy ou de la SF, mais pas seulement. Un classique tel qu'"Alice au pays des merveilles", par exemple, conviendrait tout à fait. Ou même une uchronie. Il faut juste que l'histoire (s'il s'agit d'un roman) se déroule dans un univers différent du nôtre.

Je vais reprendre quasiment le même mode d'emploi que la fois précédente, puisque tout avait bien fonctionné. Pour celles qui n'en étaient pas, je rappelle:

- Inscriptions dès maintenant en m'écrivant à leroseetlenoir@hotmail.com. Clôture le 28 décembre au soir, ou dès que le nombre de 20 participant(e)s sera atteint. La dernière fois, toutes les places sont parties dans la demi-journée, donc si vous êtes intéressé(e), ne tardez pas à vous manifester!

- Dès que je serai en possession de tous les noms et adresses, ainsi que des desiderata éventuels de chacune ("j'ai un budget limité et je préfèrerais ne pas à avoir à envoyer mon paquet à l'étranger", "je connais Machine IRL et trouverais ça plus intéressant d'être associée à quelqu'un d'autre"...), je formerai une boucle selon le principe: A envoie un paquet à B, qui envoie un paquet à C, et ainsi de suite jusqu'à la dernière personne, qui enverra un paquet à A. Je vous communiquerai les coordonnées de votre swapée par mail, et vous devrez tenir son identité secrète jusqu'au moment où elle recevra son paquet.

- Je publierai un post accessible par un permalien dans la colonne de droite, et dans les commentaires duquel chacune des participantes devra décrire ses goûts pour fournir des pistes de recherche à sa swapeuse.

- Vous constituerez un paquet qui contiendra 4 objets, ET SEULEMENT 4:
* un livre que vous souhaitez faire découvrir à votre swapée, sur le thème des "Mondes imaginaires"
* deux objets en rapport avec le livre en question (pour revenir à mon exemple, avec "Alice au pays des merveilles", vous pourriez par exemple envoyer des cookies maison assortis d'une étiquette "Mange-moi", une jolie tasse à thé, un jeu de cartes original, un pendentif en forme de dodo ou de coeur...)
* un marque-page acheté ou confectionné par vos blanches mains, peu importe, et si possible également en rapport avec le livre offert

- Vous enverrez ce paquet (bien emballé pour éviter toute dégradation par la Poste!) entre le 1er et le 31 janvier 2012.

Si vous avez d'autres questions, j'y répondrai volontiers dans les commentaires. J'attends vos inscriptions de pied ferme!

Edit 13h52: J'attends encore les confirmations de Solange et de Sparke, mais sinon, les inscriptions au swap sont clôturées!

lundi 19 décembre 2011

I am crevède


Là tout de suite, je suis un rien fatiguée.
Le vent souffle très fort à Monpatelin depuis jeudi dernier; comme tous les phénomènes météo extrêmes, il m'angoisse et m'empêche de dormir - j'ai l'impression qu'il siffle: "La fin du monde est proche!".
Et puis, je suis en train de lire un bouquin formidable, un de ceux qu'on a du mal à lâcher même quand on baille à s'en décrocher la mâchoire et que les yeux commencent à se fermer tout seuls. C'est un roman danois qui s'appelle "Les enfants des cornacs", et vous pouvez être sûrs que je vous pondrai un article dessus dès que je l'aurai terminé.
Et puis, elle est rentrée de l'hôpital, et je l'ai convaincue d'installer Skype pour qu'on puisse se parler plus facilement. Elle récupère petit à petit, mais il va lui falloir beaucoup de courage pour affronter les épreuves qui l'attendent encore. Je suis triste de ne pouvoir l'aider davantage qu'avec des mots et une présence lointaine.
Et puis, je discute beaucoup avec elle, l'autre soir jusqu'à deux heures du mat'. C'est toujours assez excitant de découvrir quelqu'un de nouveau et d'intéressant, quelqu'un avec qui on peut tout de suite parler de choses essentielles, pas forcément très gaies ou très policées, des choses qui font mal mais qui sonnent vrai.
Et puis, il y a cette journée de samedi que j'ai... non, pas perdue. Je l'ai gagnée à faire de chouettes courses de dernière minute, des petits cadeaux pour des gens qui n'en attendent pas forcément de ma part, des choses de peu de valeur pécuniaire mais qui porteront, j'espère, mon message d'amitié jusqu'à eux. J'ai passé la fin de la journée au salon de thé avec Gabrielle et son mari; c'est excitant aussi de redécouvrir des copains perdus de vue au tout début de l'âge adulte et qui sont devenus des gens bien quand tant d'autres ont suivi le chemin inverse.
Et puis, il y a cette trad que je veux finir demain soir, quitte à boucler sa correction dans le train mercredi, ce qui me fait quand même de grosses journées de travail.
Et puis, il y a le plombier qui est venu aujourd'hui régler mon problème de cumulus. Dix minutes de boulot, une heure à me parler des études de ses filles et du choix de son fourgon. Il est très gentil, mais qu'est-ce qu'il est bavard!
Et puis, il y a ma voisine qui est passée ce soir m'apporter un quart de quiche lorraine "parce qu'elle n'arriverait pas à tout manger toute seule". C'est elle qui me nourrit, maintenant... N'empêche, c'était bon et avec une petite salade de roquette, ça m'a évité de cuisiner. Mais il faudra quand même que j'aille la voir demain soir pour lui donner son cadeau de Noël.
Et puis, il y a la mammographie que je devais passer aujourd'hui et dont j'avais hâte d'être débarrassée. Sauf que je croyais avoir rendez-vous cet après-midi, et qu'en fait, c'était à 10h. Quand j'ai eu la riche idée de vérifier l'horaire, il était déjà trop tard. Mais la gentille secrétaire m'a recasée demain. Qui s'annonce donc chargé et stressant à souhait.
Au moins après, ça me fera de vraies vacances.

dimanche 18 décembre 2011

Un mot pour 2012


A chaque fin de mois de décembre, la scrapbookeuse Ali Edwards propose à ses lectrices un petit exercice que je trouve particulièrement intéressant: choisir un mot qui les guidera durant toute l'année suivante, un mot qui résume ce à quoi elles aspirent et la direction qu'elles veulent faire prendre à leur vie. Pour 2011, le mot d'Ali était "Lumière". Le mien était "Sérénité". Mon objectif principal, cette année, aura été d'apprendre à maîtriser mes angoisses pour parvenir à un certain calme intérieur. Et même si c'est loin d'être parfait, je trouve que j'ai fait beaucoup de progrès en la matière. Sans laisse tomber cette quête-là, je peux donc me focaliser principalement sur autre chose.

Pour 2012, je choisis le mot "Modération". Oui, je sais, ça n'est ni poétique ni rock'n'roll. Ca évoque une vie étriquée aux entournures, une certaine avarice de soi. Mon idée n'est pourtant pas d'économiser mon énergie ou mes sentiments. Mais 2011 a vu survenir une catastrophe nucléaire qui me paraît symboliser toutes les dérives de notre société capitaliste, notamment la surconsommation et l'incapacité à remettre en cause notre mode de vie. Aussi, j'aimerais apprendre à être moins attachée aux objets, toujours capable d'en apprécier la beauté et l'utilité éventuelles, mais sans ce besoin automatique et irrésistible de les posséder. Acheter et stocker moins de choses pour me sentir plus légère, et aussi pour consacrer mes sous à d'autres projets - voyager, surtout.

Le deuxième domaine dans lequel je souhaite apprendre la modération, c'est mon alimentation. Je pèse aujourd'hui 69 kilos pour 1m54; c'est le poids le plus élevé que j'aie jamais atteint, et il ne me satisfait pas. Pour des raisons de santé, et aussi parce que je commence à ne plus reconnaître mon visage, à détester qu'on me prenne en photo, à fuir les miroirs qui me renvoient une image désagréable de mon corps. Et puis, même si c'est futile, parce que je ne peux plus m'habiller comme j'aimerais, que je n'ai plus le coeur de m'amuser avec mon look et que ça me pèse. Je ne mange pas spécialement mal; je mange juste trop pour quelqu'un de ma taille qui n'a presque aucune activité physique. L'idée est donc, non pas de m'interdire certains aliments ou d'éviter à toute force le gras et le sucre, mais simplement de continuer à m'alimenter de la même façon en moindre quantité. J'ai quelques idées sur la manière de procéder, et je vous en reparle dès que j'ai réussi à perdre 5 kilos sur les 10 dont je voudrais me délester.

Troisième et dernier domaine concerné par la modération: mes réactions aux comportement qui me choquent ou qui me blessent. Je suis la reine des longs mails indignés et cinglants que je regrette d'avoir envoyés environ 30 secondes après avoir appuyé, à chaud, sur la touche "envoi". Et à chaque dispute cataclysmique avec Chouchou, mon premier réflexe pour limiter les dégâts, c'est de dire: "Bon, ben puisque c'est comme ça, on se sépare, je rentre en France, salut". Ces réactions épidermiques sont rarement bien inspirées ou très productives, et c'est pourquoi je veux apprendre l'art de tourner sept fois ma langue dans ma bouche: prendre le temps de me calmer, de considérer les choses avec un minimum de recul et d'objectivité avant de décider de ma réponse.

Et vous, ça vous dit de vous choisir un mot pour 2012?

La photo qui illustre ce post vient d'ici.

samedi 17 décembre 2011

"La colère des aubergines"


Bien que je sois pas pas fan de nouvelles et évite généralement d'en acheter, un article de Funambuline m'a poussée à faire une exception pour ce recueil de Bulbul Sharma.

Ici, une grand-mère tyrannique veille jalousement sur ses bocaux de pickles; là, une parente pauvre exploitée par sa famille refuse pourtant l'émancipation; une fiancée voit ses parents rivaliser avec sa future belle-famille pour produire le festin de mariage le plus ahurissant; une femme quittée par son mari continue à le recevoir tous les dimanches midi pour déjeuner; une veuve est torturée par le jeûne religieux que lui impose sa belle-mère; une adolescente assiste à un étonnant pique-nique nocturne... Chacun des récits qui composent "La colère des aubergines" tourne autour de la nourriture et de la condition féminine. La première apparaît comme un élément central de la culture indienne, qui tantôt rapproche les gens et tantôt sème la discorde entre eux. La seconde semble produire deux types de femmes: des harpies qui régentent leur famille avec une poigne de fer, ou de pauvres créatures timides et soumises, écrasées par le poids des traditions.

Quant aux hommes, lorsque l'auteur les met - rarement - en avant, c'est pour les ridiculiser. L'un d'eux est l'objet de la guerre que se livrent sa mère et sa femme par petits plats interposés et se laisse gaver docilement pour avoir la paix; un autre est persuadé que tous les voyageurs mâles du train dans lequel il a pris place avec sa mère, son épouse et sa fille convoitent les appas de ces dernières; un autre encore est contraint de battre la campagne à la recherche des mets inédits qui sauront contenter son ogresse de femme. Et chaque nouvelle se conclut par la recette d'un ou plusieurs des plats qui y ont été mentionnés. C'est drôle; c'est très instructif pour qui s'intéresse à la société indienne et ça met l'eau à la bouche du début jusqu'à la fin. Mon premier Bulbul Sharma ne sera certainement pas le dernier.

vendredi 16 décembre 2011

Qui m'a volé ma coquille?


Au moment où j'écris ce message, je sens poindre un début d'auto-apitoiement. J'ai super mal au ventre et je suis charrette comme un pov' poney, obligée de bosser dimanche pendant que Chouchou promènera une gourgandine suisse dans Bruxelles. D'un autre côté, je ne peux m'en prendre qu'à moi. Quand le toubib m'a proposé des calmants pour apaiser les maux d'estomac provoqués par le Biprofénid, j'aurais pu accepter au lieu de faire ma mariole hippie et de répondre: "Non c'est bon, je préfère prendre le moins de médocs possible". Et puis le mois dernier, j'avais qu'à bosser au lieu d'écrire trois posts par jour et de passer mes après-midi à me balader pour profiter du beau soleil automnal. Maintenant, faut passer à la caisse. Ka-ching!

N'empêche, grmbl, quoi.

Et puis c'est la tempête, et puis il ne me reste pas de bon thé, et puis j'ai plus rien à lire pour me distraire et pas de bouillotte pour mettre sur mon ventre, et puis le plombier ne m'a pas rappelée donc j'ose pas utiliser mon reste d'eau chaude pour prendre un bain tant que mon chauffe-eau n'est pas réparé, et puis y'a un putain de chat qui hurle à la mort devant chez moi, et puis le pizzaiolo veut pas me livrer une tartiflette au prétexte foireux que c'est dangereux de rouler en mobylette avec autant de vent.

Les gens sont d'un égoïsme, je vous jure.

Vite, une petite liste remonte-moral des trucs supers que je vais pouvoir faire à partir de mercredi:
- Corriger les 130 dernières pages de ma trad dans le Téoz Monpatelin-Toulouse, au milieu des gamins hurlants, des joueurs de guitare mexicaine pas accordée et des fumeurs compulsifs qui remontent en empestant la clope après chaque arrêt.

...Non, non. Je suis pas du tout dans le spirit, là. On recommence.

LISTE REMONTE-MORAL DES TRUCS SUPERS
QUE JE VAIS POUVOIR FAIRE A PARTIR DE JEUDI PROCHAIN

- Dormir 8 heures d'affilée sans chat qui hurle à la mort et sans épaule qui lance, mais avec un Chouchou tounu et touchô. Miam.
- Essayer de continuer le petit Totoro blanc commencé en cours de crochet. Ou sinon, passer à la Droguerie acheter des fournitures et attaquer un des modèles de "Le crochet, c'est branché", dont un exemplaire dédicacé m'attend chez mes parents.
- Pleurer des larmes de sang M'émerveiller à la vue du "pack spécial" en édition super-limitée d'Anne Montel, conquis de haute lutte (= j'ai menacé de me suicider par overdose de crème de marron si j'en avais pas un).
- Faire la boucle du swap littéraire de janvier.
- Trouver un créneau pour déjeuner ou goûter avec Nekkonezumi, et un autre pour passer voir JCD alias "Le poutouneur" dans son repaire de Blagnac.
- Me goinfrer Manger raisonnablement du foie gras artisanal sublime commandé par Soeur Cadette à son petit boucher. Me soûler Boire avec modération du champagne brut, mon préféré. Tenter d'extorquer l'organisation d'un repas-fromage. Mourir le foie explosé mais l'estomac heureux.
- Distribuer des chocolats Wittamer, des speculoos Dandoy (je me suis fait violence pour entrer dans la boutique et leur donner des sous en échange de leurs infâmes biscuits), et des cadeaux dont j'ai hâte de pouvoir parler par la suite une fois que je n'aurai plus besoin de préserver le secret.
- Lire, plein, beaucoup. Prendre des photos, plein, beaucoup. Bloguer alors qu'il ne restera personne sur internet pour me lire, plein, beaucoup.
- Aller voir "Hugo Cabret", même si je redoute la migraine carabinée avec laquelle je vais sortir d'un film en 3D.
- Piller le placard à confitures et le carré de potirons (ou de citrouilles, ou de courges, aucune idée... le truc avec lequel je fais de la soupe orange, quoi) de mes parents.
- Aller faire du shopping avec Soeur Cadette; le soir du réveillon, quand les enfants seront couchés et mes parents rentrés chez eux, regarder des émissions nulles en se moquant.
- Chercher plein de géocaches sur les bords de Garonne.
- Finir et envoyer un colis-surprise... chuuuuuut!

Swap littéraire: paquets envoyés et reçus (12)


C'est le petit dernier, envoyé par Mélusine à Myriam qui n'est plus une elfe fée:



(J'espère que c'est lisible pour tout le monde, Blogger ET Hotmail merdouillent depuis deux jours; pas moyen de faire un copié-collé, donc j'ai dû utiliser une capture d'écran du mail envoyé par Myriam...)

Je vous rappelle qu'on se retrouve mardi matin pour le début des inscriptions au swap littéraire de janvier, sur le thème "Mondes imaginaires"!

Quand il faut y aller...


Rendez-vous chez mon Gentil Généraliste. J'ai rédigé une liste de questions à lui poser, pour être sûre de n'en oublier aucune. Je lui montre mes dernières analyses de sang. "J'ai un paramètre qui sort des clous, je ne sais pas si c'est grave", dis-je en m'efforçant de maîtriser une pointe d'angoisse. Il jette un coup d'oeil aux résultats. "Mais non, tout a l'air parfait." Je me penche pour lui montrer le haut de la page 2. "Si, regardez, ma vitesse de sédimentation est trop élevée." Bien entendu, je n'ai pas la moindre idée de ce que ça signifie. GG sourit gentiment. "Ah, ça. Ce n'est rien, vous deviez avoir une petite inflammation le jour où vous avez fait la prise de sang." Et de m'expliquer la différence entre inflammation et infection (que je connaissais, par contre).

"Quoi d'autre?" "Ma gynéco m'a prescrit une mammographie; j'ai pris rendez-vous mais je ne sais pas si j'ai bien fait." Son téléphone sonne. A ma grande surprise, GG décroche. Je ne prête pas spécialement attention à la conversation, mais j'entends quand même qu'il donne à son correspondant des conseils de médicaments à prescrire, puis qu'il le remercie encore pour la soirée d'hier et lui dit "Je t'embrasse" avant de raccrocher. Avec un sourire gêné et ravi à la fois, il s'excuse d'avoir pris la communication. "Mais c'était mon fils; il a soutenu sa thèse hier à Marseille. Ca y est, après dix ans d'études, il est médecin. On a bien fêté ça." Ses yeux brillent de fierté. Il semble émerveillé par l'exploit que vient d'accomplir la chair de sa chair, au point d'en oublier presque qu'il a accompli le même en son temps... Nous repartons sur le sujet de la mammographie. Je sais, pour en avoir discuté avec lui il y a quelques années, qu'il est plutôt opposé aux contrôles systématiques avant 50 ans en l'absence de facteurs de risques avérés. Pourtant, il m'encourage à y aller. Il connaît ma phobie du cancer; du coup, j'en déduis que le traitement que je prends pour mon endométriose augmente mes "chances" de développer un cancer du sein, et qu'il ne veut pas me le dire pour ne pas me paniquer. Je ne pose pas de question. J'irai au rendez-vous que j'ai pris, et on verra bien.

"Autre chose?" "Ben, j'ai un truc coincé dans l'épaule gauche depuis septembre de l'année dernière. Ca fait mal et j'en ai un peu marre, alors comme vous êtes aussi ostéo, je me disais que vous pourriez peut-être faire quelque chose pour moi..." Il me fait enlever mon pull et m'asseoir sur la table d'examen, puis il manipule mon bras en me demandant: "Et là, ça fait mal?" La réponse est systématiquement non, jusqu'à ce qu'il appuie sur un point précis, sous l'articulation de mon épaule et à l'extérieur de mon bras. "Aïïïïïïeuuuuuh." "Bon, ben vous avez une belle tendinite. Je vais vous prescrire 10 jours d'anti-inflammatoires et ça devrait aller. Mais vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez attendu 15 mois avant de m'en parler?" Euh, parce que je pars du principe que les petits bobos finissent toujours par guérir tout seuls et que les endurer forge le caractère? Apparemment, ça ne marche pas à tous les coups.

Je repars donc avec une ordonnance pour du Biprofénid, et une nouvelle rasade de Vitamine D histoire de compenser les carences induites par mon style de vie vampirique. (Bien que je sois toujours en train de me plaindre de la grisaille bruxelloise, je fuis le soleil comme si j'allais exploser en flammes à son contact. Oui, car si je devais vivre dans un roman fantastique, ça ne serait certainement pas dans un tome de "Twilight".) Lundi après-midi, j'irai me faire aplatir les nichons comme des crêpes. Je pressens que ce sera une bien belle expérience - qui, à défaut d'autre chose, me fournira toujours un sujet de post. (C'est ce que je me dis chaque fois qu'il m'arrive des trucs moyennement riants: "Au moins, ça me fera un sujet de post". On ne parle pas assez des vertus thérapeutiques du blogging.) Mardi, je bouclerai ma trad en cours; et mercredi, je prendrai le train pour Toulouse afin de profiter de dix jours de vacances bien mérités. ...Enfin, j'ai déjà une liste de trucs à faire longue comme le bras, donc je ne garantis pas que ce sera très reposant. Mais au moins, en l'absence de cantatrice féline chez mes parents, Chouchou et moi allons pouvoir dormir. 8 heures de sommeil par nuit et une épaule qui ne fait plus mal. Rhaaaaaaaaa. Le paradis.

jeudi 15 décembre 2011

De la féminité


Il y a quelques jour, plusieurs de mes contacts Facebook ont relié cet article. Pour les non-anglophones, ça raconte l'histoire d'un enfant né avec un corps de garçon mais qui s'est toujours fortement identifié comme fille. Grâce à des parents compréhensifs et des médecins spécialisés dans le traitement des transgenres, sa puberté a pu être arrêtée, ce qui devrait par la suite rendre moins compliquées et moins lourdes les opérations chirurgicales qui permettront de rendre son physique raccord avec son mental.

Comme chaque fois que je suis confrontée à un article ou une émission qui parle d'individus transgenre, je suis perplexe. Je vois bien à quel point ces personnes souffrent de se sentir nées du mauvais sexe; je peux qu'imaginer ce que leur parcours nécessite de courage pour affronter le regard d'autrui, la douleur de la transformation, les tracasseries administratives et autres joyeusetés; je me réjouis que la science et l'évolution sociale leur permettent de devenir ce qu'elles sont au lieu de passer toute leur vie dans la peau d'un(e) autre. Mais je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'on puisse se sentir d'un genre plutôt que d'un autre, et a fortiori que cela devienne insupportable au point de se lancer dans une quête aussi longue et éprouvante qu'un changement de sexe.

Des années que je réfléchis à cette question: c'est quoi, être une femme? Pour moi, très franchement, ça se résume à avoir un utérus plutôt qu'un pénis. J'ai la chance de vivre dans une partie du monde où j'ai grosso modo les mêmes droits et les mêmes possibilités qu'un homme. Je peux voter pour qui je veux, me marier sans y être forcée par mes parents, divorcer si ça ne me convient plus, exercer le métier qui me chante dans la limite de mes compétences, avoir un compte en banque et disposer de mes sous comme je l'entends.

Sur un plan sexuel, je peux être attirée indifféremment par une femme ou par un homme. De toute façon, la sexualité n'est pas un indicateur de genre: on n'est pas plus ou moins femme parce qu'on est lesbienne, pas plus ou moins homme parce qu'on est pédé. Surtout que certains transgenres F2M préfèrent les hommes, et que certaines M2F préfèrent les femmes. Donc, il me semble qu'on ne peut pas utiliser l'inclinaison sexuelle comme facteur identitaire déterminant.

D'un point de vue social, bien que certains comportements fassent encore tiquer les conservateurs, je peux porter des Docs et les cheveux rasés, jurer comme un charretier si j'en ai envie, être plus douée pour monter des meubles Ikea que pour faire des cupcakes, ne pas du tout fondre d'attendrissement à la vue d'un bébé (et refuser d'ailleurs d'en faire un), détester les comédies romantiques, avoir de l'ambition et me montrer dure plutôt qu'hystérique en négociations.

Oui, j'aime le vernis à ongles pailleté et les chaussures à talons hauts qui, pour l'essentiel, restent l'apanage des femmes. Mais c'est juste du déguisement, ça. Ce n'est pas ma nature profonde. Ca ne me définit pas en tant qu'individu. Il y a tant d'autres choses plus intéressantes et plus révélatrices de qui je suis! Etre une femme, pour moi, c'est juste un fait biologique. Dans ma tête, je n'ai pas de sexe. Je suis Armalite, un mélange unique de qualités et de défauts, certains traditionnellement assimilés à la féminité mais autant d'autres traditionnellement assimilés à la virilité. Si j'étais née dans le corps d'un homme, je serais pour l'essentiel la même personne. J'aurais moins d'escarpins et de rouges à lèvres, sans doute, mais une tendance à l'achat compulsif me pousserait quand même à entasser trop de trucs dans mes placards.

Donc, au-delà de la réalité génétique, j'ignore ce que ça signifie, être une femme (ou un homme, d'ailleurs). Et je suis curieuse de savoir: pour vous, c'est quoi? Qu'est-ce qui fait que vous vous sentez raccord - ou pas - avec le genre que la nature vous a attribué? Pourquoi serait-il, le cas échéant, inconcevable pour vous de vivre dans la peau d'un membre du sexe opposé?

(En finissant ce texte, j'ai soudain une impression de déjà-vu. Si ça se trouve, j'ai déjà écrit sur le même sujet et posé la même question il y a quelques mois ou quelques années. Mais je ne retrouve rien dans les tags les plus plausibles. Ou bien je commence à radoter, ou bien la vie est un jeu vidéo et je viens juste d'être ramenée à mon dernier point de sauvegarde après avoir crevé piétinée par un champignon géant.)

mercredi 14 décembre 2011

And then there was a scarf, a blue-grey scarf


J'espérais avoir terminé l'écharpe au crochet pour ma mère avant de descendre à Monpatelin, mais la panne d'oreiller d'hier a un peu compressé ma dernière journée de l'année à Bruxelles. Du coup, j'ai pris mon ouvrage non terminé avec moi dans le TGV ce matin, et sitôt ingurgitée ma dose de magazines féminins de plus en plus consternants, je l'ai sorti de ma petite mallette pour finir mon dernier rang - cet immense dernier rang dont je ne voyais pas le bout. Pourtant, il a fini par arriver. Je ne savais pas comment j'étais censée terminer, alors j'ai improvisé en "faufilant" le bout d'angora qui restait dans les mailles du dessus pour le faire disparaître. J'avoue que je suis assez contente du résultat. Evidemment, si on l'examine de près, ce n'est pas régulier, d'autant que la laine employée est loin d'être lisse et forme des sortes de noeuds naturels par endroits. Mais quand même, une fois portée, ça ne donne pas trop mal.

Pour celles que ça intéresse, j'ai utilisé de l'angora coton de la marque Rowan et un crochet n°6. Cette écharpe est très simple à réaliser: il suffit de monter une chaînette de 120 cm de long, puis de tourner autour en faisant une première rangée de brides simples, une seconde rangée de 2 brides doubles dans chaque maille du premier rang, et une troisième rangée de 2 brides doubles dans chaque maille du deuxième rang. Le doublement des mailles aux rangs 2 et 3 est ce qui produit cet aspect volanté du plus bel effet (c'est mon avis, et je le partage). En tout, il m'aura fallu environ 20h pour finir cette écharpe, mais je sais que ma prof n'en met que 6, donc pour une crocheteuse expérimentée, ça doit aller assez vite.

Je suis fan de la couleur, et ravie d'avoir terminé ce premier ouvrage au crochet. J'ai éprouvé une vraie satisfaction à manier la laine et à sentir l'écharpe grandir entre mes mains; c'était comme une sorte de méditation manuelle. J'étais obligée de rester concentrée sur ce que je faisais, et en même temps, la nature mécanique de mon travail me permettait de me vider la tête. En plus, je me suis rendu compte que c'était vraiment un parfait moyen d'occuper toutes ces heures que je passe chaque mois dans le train, vu que je suis incapable de bosser ou de lire de "vrais" livres avec du monde autour de moi. Crocheter sera beaucoup plus sympa que somnoler, et ça me décalera moins niveau horaires pendant mes séjours à Monpatelin. Que du bonheur, donc. Reste juste à espérer que l'écharpe plaise à ma mère!

mardi 13 décembre 2011

Christmas wishlist


Tiens, j'ai pas fait de liste au Père Noël cette année. Sans doute parce que les seules choses que je veux vraiment (un père débarrassé de ses métastases, un boulot moins stressant pour Chouchou, une chère amie avec un coeur recollé à la Super Glu) ne peuvent pas être emballées dans une boîte avec un joli noeud en ruban.

Et puis croyez-le ou non, je commence à être écoeurée d'entasser tant de choses autour de moi. Je n'ai pas bavé devant une paire de chaussures depuis plusieurs semaines. Ca fait au moins un an que j'ai cessé d'acheter des fringues sauf quand j'avais un besoin précis. J'ai atteint ma limite de stockage en matière de vernis à ongles - bon, le School of Hard Rocks d'Essie me fait quand même de l'oeil, j'avoue.

Comme je le disais à Chouchou l'autre jour, la seule chose dont je n'arrive jamais à me lasser, ce sont les bouquins. Voici un petit aperçu des titres actuellement en attente dans mon panier Amazon:

- Le fameux "Stoner" de John Williams, en VF, parce que je suis curieuse à la fois de découvrir un classique américain réputé excellent et le travail qu'Anna Gavalda a fait dessus.

- "Le dîner" de Herman Koch. "Alliance détonante d'une comédie de moeurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable". Miam, non?

- "Intuitions" de Dominique Dyens. Une histoire de secrets de famille mis à jour dans un milieu bien bourgeois et bien lisse en apparence, mais gangrené par la folie.

- "Les heures lointaines " de Kate Morton. Une autre histoire de secrets de famille, qui se passe cette fois dans un château et débute par la réception d'une lettre postée un demi-siècle auparavant.

- "Nation Pigalle" d'Anne Plantagenet. "Entre sex-shops et poubelles de supermarché, crèches familiales et anciens bordels, salles d'attente et commerces ruineux, "Nation Pigalle (...) est la radiographie brutale d'une société de consommation malade, d'une France en quête d'identité dont la vérité peut-être ne se trouve plus sur les passeports mais dans le chant débridé qui s'élève de ses rues." Moi, ça me fait envie. Très.

- "La carte du temps" de Félix J. Palma, parce que je suis archi fan des histoires de voyage dans le temps, sans doute un de mes thèmes préférés en littérature.

- "Les 7 roses de Tokyo" d'Inoue Hisashi. Durant les derniers mois de la seconde guerre mondiale et le début de l'occupation américaine, un fabricant d'éventails d'un vieux quartier de Tokyo tient son journal...

- "Literary life" de Posy Simmonds, parce que j'adore son humour pince-sans-rire et qu'un épinglage en règle du milieu de l'édition ne peut être que savoureux si c'est elle qui le dessine.

- Pour finir, un beau livre de photos urbaines, "Villes de l'extrême".

(Oui, Soeur Cadette, tu peux piocher là-dedans si tu es en panne d'inspiration pour mon cadeau.)

Et vous, des envies particulières pour Noël? "La paix dans le monde" n'est une réponse acceptable que pour les candidates à l'élection de Miss France, merci.