mardi 31 janvier 2012

Swap postal "Cartes insolites": c'est parti!


Chacune des participantes a dû recevoir hier soir la liste des adresses auxquelles elle doit envoyer ses cartes. Si ce n'est pas votre cas, n'hésitez pas à me relancer par mail. Si vous avez un blog et que je n'en ai pas précisé les coordonnées, vous pouvez les laisser dans les commentaires de ce post. Quand vous commencerez à recevoir vos cartes, si vous voulez exprimer votre joie ou remercier les expéditrices, vous pourrez procéder de la même façon. Je vais créer (d'ici demain) un lien direct dans la colonne de droite pour que vous puissiez le consulter sans fouiller dans les archives. A vos timbres et à vos stylos! 6 de mes 8 cartes sont déjà parties hier, mais vous avez jusqu'à la fin du mois pour envoyer les vôtres.

J'aime pas (non plus) le cinéma


Au chapitre des aveux culturels embarrassants: en fait, j'aime pas non plus le cinéma.
Je déteste les films de guerre, les films d'horreur et, globalement, tout ce qui contient de la violence trop explicite. J'en fais des cauchemars pendant des semaines, raison pour laquelle je n'ai pas accompagné Chouchou voir le Millénium de David Fincher alors que j'aurais bien aimé revoir les rues de Stockholm.
Je suis mauvais public pour les films comiques. L'humour franchouillard un peu beauf ne passe pas bien avec moi, mais l'humour anglais snob à la Monty Python ne me fait pas rire non plus.
Dans l'ensemble, les comédies romantiques me donnent l'impression que mes neurones se suicident en masse tels des lemmings se jetant du haut d'une falaise. Tous ces clichés insupportables sur les femmes, ça me donne envie de gerber.
Les films d'action m'ennuient à crever. Les effets spéciaux à 3 zillions de dollars ne m'épatent pas, et je serais ravie de ne plus voir une seule poursuite en bagnoles ruineuses jusqu'à la fin de mes jours.
Les films trop intellos ou trop expérimentaux m'endorment irrésistiblement. Je refuse de faire semblant que je comprends quoi que ce soit aux délires de David Lynch, et encore plus que je les apprécie.
Bref, peu de genres trouvent grâce à mes yeux.
Et puis, le prix des places de cinéma de nos jours... On a dépassé la barre des 10€, là. Pour visionner, une seule fois, un truc dont je ne suis même pas sûre qu'il va me plaire.
Et puis j'ai toujours trop chaud ou trop froid dans les salles, et je trouve le son trop fort.
Et puis rester deux heures devant des images imposées, que je dois ingurgiter à un rythme sur lequel je n'ai aucun contrôle: dans une grande majorité de cas, ça me gonfle. Moi, j'aime les créer dans ma tête, les images, et prendre mon temps pour les savourer ou, au contraire, passer rapidement dessus si j'ai envie. Neuf fois sur dix, les adaptations de romans que j'ai aimés me sont une pure torture.
En fait, chaque jour qui passe, je me rends davantage compte que les mots écrits sont ma relation la plus privilégiée au monde. Si ça ne tenait qu'à moi, ils seraient presque la seule.

lundi 30 janvier 2012

Où j'ose imaginer un instant que ma banque a fait correctement son boulot


Il y a deux semaines, je constate une opération frauduleuse sur l'en-cours de la carte Visa rattachée à mon compte personnel: une dépense de 18,16€ faite sur le site internet Lovefilm, dont je n'ai même jamais entendu parler.
Je contacte ma banque pour faire annuler la carte dont les coordonnées ont visiblement été piratées, en commander une autre et obtenir le remboursement de la somme concernée.
Sous huit jours, mon compte est recrédité de 17,93€ (bah oui, la dépense initiale était de £15 et la variation du taux de change m'a été défavorable; heureusement qu'il ne s'agissait que d'une petite somme!) et la carte de remplacement arrive à Monpatelin.
Pour une fois, je me félicite de l'efficacité de ma banque contre laquelle j'ai si souvent pesté pour ses pratiques clairement abusives.
...Jusqu'à ce que je m'aperçoive que ma nouvelle carte Visa pompe, non pas sur mon compte personnel comme la précédente, mais sur mon compte professionnel.
Dont je tiens encore à la main la comptabilité légale, qui se voit enrichie d'un coup de plusieurs dizaines d'opérations inutiles.
A ce jour, j'ai donc deux cartes Visa rattachées à mon compte professionnel, aucune à mon compte personnel, et de nouveau une forte envie d'aller poser une bombe dans mon agence bancaire.
Mon tiercé de tête des institutions à faire sauter s'établit à ce jour comme suit: 1/La SNCF 2/La Poste 3/Ma banque.

Les P'tits Chefs



Installé depuis mai dernier entre la place de la Liberté et l'avenue de la Gare, ce restaurant tenu par deux frères s'est déjà taillé une excellente réputation pour sa cuisine raffinée et ses prix raisonnables. N'écoutant que notre estomac intégrité bloguesque, Chouchou et moi sommes allés le tester samedi midi.

Dans une salle de 25 ou 30 couverts, dont mon père qualifierait la déco beige et brun de "sobre et de bon goût", nous avons découvert la carte et ses différentes déclinaisons. Menus à 27, 33 et 40€ offrant chacun le choix entre 2 des 6 entrées, plats et desserts par ailleurs proposés séparément; formule à 16,50€ avec un plat du jour et un dessert le midi, mais surtout menu surprise à 19€ le soir, qui doit permettre au cuisinier d'écouler les ingrédients des plats ayant eu moins de succès ce jour-là tout en permettant aux curieux de faire un bon repas sans se ruiner. Je trouve que c'est une excellente idée.

Chouchou et moi avons tous deux opté pour le menu intermédiaire et choisi systématiquement des plat différents. En entrée, pour lui des rillettes de saumon à l'aneth servies sur un carré d'ardoise plat, pour moi un millefeuille tomates/ricotta aux éclats de truffe présenté dans une assiette ronde et blanche plus traditionnelle. Le dressage est joli, et on sent bien le goût de la truffe, mais je trouve dommage que le cuisinier ait choisi de faire une couche épaisse de chaque ingrédient plutôt que deux fines; le plat aurait été plus subtil et aurait mieux mérité son nom.




En plat principal, pour Chouchou une daurade et sa julienne de légumes, pour moi un mignon de porc et sa polenta crémeuse aux girolles. Les portions sont d'une bonne taille, ni minuscules ni trop copieuses, de quoi garder un peu de place pour le dessert à la fin. Par contre, je déplore qu'elles soient servies avec une pauvre baguette sèche: un bon pain aux céréales, ou quelque chose d'un peu sophistiqué eût été le bienvenu. J'ai pris du vin rouge, de la seule sorte proposée au verre - un Estérel honnête mais pas bouleversant; dommage qu'il n'y ait pas plus de choix. Bon point, en revanche, pour le prix modéré des bouteilles ainsi que pour le service souriant et rapide, mais pas envahissant.



En dessert, bavarois aux fruits exotiques pour Chouchou, fondant au chocolat avec coeur de chocolat blanc pour moi. Je cale avant la fin. Petit tour aux toilettes: elles sont grandes et très propres, équipées de tout le nécessaire pour se laver les mains et d'un détecteur de mouvement qui évite d'avoir à manipuler l'interrupteur (oui, je sais, mais c'est important les toilettes!). Nous réglons l'addition sans mauvaise surprise et sortons très contents de notre repas. Une bonne adresse où déguster de la cuisine classique mais savoureuse dans une ambiance calme.


32, rue Gimelli
83000 TOULON

dimanche 29 janvier 2012

Swaps: message de service


- Après-demain est le dernier délai d'envoi pour les paquets du swap littéraire "Mondes imaginaires". Je suis sans nouvelles d'un certain nombre de participantes; j'espère que personne n'a rencontré de problème et que tous les colis restants arriveront dans les jours qui viennent.

- Vous avez jusqu'à demain soir pour vous inscrire au swap postal "Cartes insolites" de février en m'écrivant à: leroseetlenoir@hotmail.com (Nous sommes actuellement 27, soit 3 rondes de 9 personnes.)

- Pour les personnes déjà inscrites qui possèdent un blog, je trouve que ce serait sympa de l'indiquer dans le mail contenant les adresses postales de tous les membres de votre ronde. Si vous souhaitez rester anonyme par rapport à votre identité internet, merci de m'en informer dès maintenant.

"Brothers and sisters" saison 1


Après 5 saisons qui avaient pourtant bien marché, "Brothers and sisters" a pris fin en mai dernier aux Zuess pour des raisons purement budgétaires. Cela faisait donc 5 ans que je me disais: "Tiens, il faudrait que je jette un coup d'oeil à cette série, ça pourrait me plaire"; malgré quoi, je n'en avais vu qu'un ou deux épisodes sur lesquels j'étais tombée par hasard du temps où j'avais encore la télé chez moi. Mais même à l'époque du téléchargement à tout va, je suis du genre à me laisser tenter par les offres "3 coffrets pour le prix de 2" de la Fnac. Et comme je suis en ce moment à Monpatelin avec Chouchou, mais sans accès à nos séries habituelles, cela fait plusieurs soirs que "Brothers and sisters" est devenu notre rituel d'après-dîner.

Le pitch de la série est on ne peut plus banal: c'est l'histoire d'une famille nombreuse avec ses joies, ses chagrins et surtout ses secrets (qui ne le restent jamais bien longtemps). William et Nora Walker passent pour le couple parfait encore hyper-amoureux après 40 ans de mariage. Ils ont eu 5 enfants. Sarah, l'aînée, est une sorte de super-woman qui cumule vie de famille et job à responsabilité dans l'entreprise familiale, mais son mariage bat de l'aile et la découverte que sa fille est diabétique va encore compromettre ce fragile équilibre. Kitty, Républicaine fervente et commentatrice politique dans une émission de télé, s'est toujours mal entendue avec sa mère et n'a jamais réussi à avoir de relation durable avec un homme. Kevin est avocat et gay plus ou moins assumé; c'est toujours à lui que Nora fait du chantage affectif quand elle a besoin qu'on l'accompagne quelque part. Tommy travaille avec Sarah et souffre d'être dans son ombre, comme il souffrira en découvrant qu'il est stérile alors que sa femme et lui voudraient désespérément un bébé. Justin, le petit dernier, est revenu d'Afghanistan accro aux médocs et à l'alcool et peine à trouver sa place dans la vie. Puis William décède brutalement, et les enfants Walker découvrent que ce père adulé n'était pas le héros qu'ils croyaient: non seulement il entretenait une maîtresse depuis plus de quinze ans, mais il a trafiqué la comptabilité de l'entreprise familiale et fait disparaître $14 millions...

Au premier abord, on est frappé par la richesse du casting de "Brothers and sisters": Calista Flockhart (ex-Ally McBeal), Sally Field (ex-nonne volante... si, si), Ron Rifkin (ex-méchant dans "Alias"), Rachel Griffiths (ex-copine de Muriel et épouse de Nathan dans "Six feet under"), sans oublier Tom Skerritt (Viper!) et Matthew Settle (yummy papa rockeur dans "Gossip Girl") même s'ils ne font là qu'un petit tour avant de s'en aller. Et puis très vite, malgré une trame archi-classique, on se laisse happer par ces histoires de famille si loin de nous et si proches à la fois. Parce que même quand on ne vient pas d'une fratrie aussi nombreuse et d'une famille qui a aussi bien réussi sur le plan matériel, on connaît par coeur les chamailleries des Walker, les reproches qu'ils se jettent à la tête, les rancoeurs qu'ils nourrissent depuis toujours, et on aspire à recréer le cocon d'infaillible solidarité qui est le leur. L'écriture de la série aussi bien que le jeu des acteurs se distinguent par leur grande justesse. Dans "Brothers and sisters", personne n'en fait jamais trop, mais chacun est tour à tour horripilant et émouvant. Comme dans la vraie vie, quoi.

samedi 28 janvier 2012

"Haddon Hall: quand David inventa Bowie"


"C'était à la fin des glorieuses sixties.
Ce jour-là, comme tant d'autres, le ciel de Londres était triste comme une tisane froide.
Sa vilaine pluie me tapotait les fenêtres avec monotonie.
J'attendais que de nouveaux locataires veuillent bien m'habiter."

Ainsi parle Haddon Hall, vieille et immense bâtisse à l'ameublement désuet. Ses nouveaux locataires seront un jeune musicien qui ne s'appelle alors que David Jones, et son épouse Angie qui inspirera une de leurs plus célèbres chansons aux Rolling Stones. Autour d'eux se crée toute une communauté hippie désireuse de révolutionner la pop. David a déjà sorti un album salué par la critique, mais il n'est pas encore la star planétaire qu'il deviendra quelques années plus tard. Marc Bolan, le futur chanteur de T-Rex, est son meilleur ami et son plus grand rival. Il organise des fêtes monstrueuses où la drogue et l'alcool coulent à flots, et qui se terminent par des boeufs hallucinants. Il découvre les Stooges en festival et se précipite chez Mojo Records pour acheter leur disque. Il recueille son frère aîné schizophrène et tente de lui offrir une vie hors de l'asile. Il recrute des musiciens, disparaît au milieu d'un enregistrement studio et se fâche avec son producteur. Enfin, il trouve le look, le nom et le personnage qui le rendront célèbre.

Belle surprise que cet album de Néjib dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à ma visite d'aujourd'hui chez Contrebandes. Oui, les dessins sont très simples, mais rattrapés par un découpage varié et dynamique; oui, les couleurs posées en à-plat font carrément color block, mais elles n'en collent que mieux à la tonalité pop de l'histoire. Quelques très belles illustrations pleine page sortent du lot, mais l'ensemble de l'album est d'un niveau assez constant. Pour les fans de musique et de la période 60-70's, un moment de lecture frais et sympathique.

vendredi 27 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (6)


Voici le colis d'Eve pour Londoncam:


J'ai eu la surprise de recevoir hier au bureau un colis. Je n'ai pas pensé au colis swap car j'avais également donné à Armalite mon adresse personnelle, mais quelle joie de trouver une boite à chaussures bien emballée qui sentait bon le colis fait maison ! La surprise était encore meilleure :)
Je l'ai ouvert avec délectation et ai été plus qu'enchantée de la découverte de son contenu.

Eve (car il s'agit bien d'elle), a très bien cerné mes goûts aussi bien littéraires qu'en général. Elle a choisi de m'envoyer:

- le livre Dark Moon de David Gemmell: c'est un auteur dont j'avais entendu parler mais que je n'ai jamais lu. J'ai déjà dévoré le premier chapitre et suis déjà content de ma lecture.
- une lettre adorable d'Eve m'expliquant son histoire avec le livre, ses choix. Tu m'as bien comprise !
- un marque-page "clair de lune", pour aller avec le titre du livre
- le thé des songes du Palais des Thés, que je déguste en rédigeant ces lignes (c'est un WuLong parfumé et je suis très amatrice de WuLong)
- un très joli bracelet dans des tons lunaires, avec des liens gris et des breloques argentées

Il ne me reste qu'à dire un très grand merci à Eve pour ses choix judicieux, et à Armalite qui a le don de bien former les boucles de swap !

Et maintenant, le colis de Sara pour Sparke (l'unique mâle de ce swap, qui pourra attester que nous ne mordons pas!)


Je dois dire que j'ai bien rigolé quand j'ai ouvert le paquet car la première
chose que j'ai vue est le sachet de thé vert "Samouraï". Voilà qui
devrait rééquilibrer mon Ki.

Le livre que me propose Sara est "Balade choreïale" de Ayerdhal
gentiment dédicacé par celui-ci. Car voyez-vous Sara est la chérie
(femme, compagne, ... ?) de cet auteur français de SF. J'ai le souvenir
d'avoir lu plusieurs nouvelles qu'il a écrites, et que j'ai bien aimées,
mais pas encore ce roman. Je suis donc très impatient de le découvrir.

Afin d'aborder ce trek (car selon leurs dires à tous les deux il ne
s'agit pas d'une simple ballade) dans les meilleures conditions, Sara me
propose également le ravitaillement qui convient, à savoir des barres de
céréales extraterrestres (sic) qui m'ont l'air cependant tout à fait
digestes à mon estomac de terrien.

Pour finir, Sara a ajouté un très joli marque page qui a déjà trouvé sa
place dans les premières pages du livre.

J'ai beaucoup apprécié tous ces cadeaux ainsi que le sympathique petit
mot qui les accompagne. Je remercie du fond du cœur Sara ainsi que
Armalite pour nous organiser ces petites choses sympathiques.

Où je m'auto-congratule pour la réussite de mon plan "No Soldes"


Je sais que nous ne sommes que le 27, mais mes en-cours de carte Visa sont clôturés le 25 chaque mois. Je suis donc en mesure de vous annoncer fièrement qu'en janvier 2012, pour la première fois de ma vie d'adulte, je n'ai pas fait les soldes. Du tout. Et qu'accessoirement, je viens de réaliser que l'achat de ma dernière paire de chaussures remonte à mi-octobre, soit un peu plus de 3 mois.

Faut-il en déduire que j'ai fait des économies en ce début 2012? Euh, je n'irais pas jusqu'à dire ça. Le montant de mes achats en Visa reste grosso modo le même que d'habitude. Puisque je n'ai pas investi dans ma penderie, où sont donc passés mes sous? Qu'ai-je acheté avec (à part des cartes de bus et de quoi remplir mon frigo)? Petit coup d'oeil à mon relevé...

- Un aller-retour Bruxelles-Reykjavik pour le mois de juin (woohoo!)
- Des billets de train (hors de prix, donc)
- Du thé en vrac (Nong Cha à Bruxelles, Simon Lévelt à Gand, Lov Organic sur VentePrivée auquel je consacrerai d'ailleurs un billet très prochainement)
- Des bouquins (certains très bons, d'autres moins, d'autres encore en attente dans ma PAL)
- Du deco tape (on trouve pas mal de motifs peu habituels chez Happy Home) et des post-its originaux (j'en fais une grande consommation)
- De la laine et un crochet n°5 (pour ma fameuse écharpe au point de petites noisettes)
- Des timbres pour l'international (Postcrossing et swap de cartes insolites obligent)
- Une nouvelle nappe pour la grande table de l'appart de Bruxelles (je ne pouvais plus voir la Cath Kidston alphabet en peinture, et La Redoute avait des toiles cirées rouges à pois blanc très sympas)
- La Little Box de février (par la faute de ma copine Isa qui m'a fait baver en parlant de celle de janvier, alors que j'avais jusqu'ici fermement résisté à l'appel de la Glossy et de la Jolie!)

A part ça, parmi les bricoles payées en liquide, on notera un et un seul vernis à ongles (le Essie School of Hard Rocks). J'ai sérieusement craqué pour le Sapphire Moon de chez Rituals, un bleu nuit somptueux avec des éclats de pierres précieuses dedans, mais je suis ressortie du magasin sans l'embarquer, en me disant que j'avais déjà le Bleu Poison de Dior dans le même genre. Héroïque, je sais.

Bref, je n'ai peut-être pas fait d'économies, mais j'ai réussi à n'acheter que des choses dont je me suis ou vais vraiment me servir, des choses en rapport - pour la plupart - avec mes deux activités préférées qui sont les voyages et les loisirs créatifs. Si vous voulez vous cotiser pour m'offrir une auréole, mon anniversaire, c'est le 26 mars et j'aime pas trop l'or jaune, merci bisous.

jeudi 26 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (5)


- Le paquet de Londoncam pour Sara est visible ici.

- Le paquet de Mélusine pour Akroma peut être admiré .

A très vite pour d'autres découvertes!

"Au Bon Roman"


"Un fou de Stendahl est abandonné en forêt. Une très jolie blonde quitte brusquement une route qu'elle connaît comme sa poche. Un Breton sans histoire rencontre au bord d'une falaise deux inconnus inquiétants. Nous ne sommes pourtant pas dans un roman policier. Les agresseurs ne sont ni des agents secrets ni des trafiquants. Ils ne s'attaquent qu'à des tendres: un ancien routard devenu libraire, une mécène mélancolique, des romanciers...

Qui, parmi les passionnées de lecture, n'a rêvé un jour que s'ouvre la librairie idéale? Une librairie vouée au roman où ne seraient proposés que des chef-d'oeuvre? En se lançant dans l'aventure, Ivan et Francesca se doutaient bien que l'affaire ne serait pas simple. Comment, sur quels critères, allaient-ils faire le choix des livres retenus? Parviendraient-ils un jour à l'équilibre financier? Mais ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'était le succès."

"Au Bon Roman" est le livre que m'a envoyé Londoncam lors du premier swap littéraire que j'avais organisé en novembre. Je l'ai lu pratiquement d'une traite hier dans le train qui nous emmenait à Monpatelin pour une semaine, Chouchou et moi. A nous les nuits ininterrompues par des concertos félins! Joie, bonheur et ronflements béats à tous les étages.

...Mais je m'égare.

Malgré ce qu'on peut lire sur la quatrième de couverture ci-dessus, "Au Bon Roman" commence presque comme un thriller. Puis, après 50 pages passées à se familiariser avec les protagonistes de trois curieuses agressions, on découvre le lien qui les unit: tous sont membres d'un comité de lecteurs formé à la manière d'une société secrète, par deux amoureux des romans qui souhaitaient créer une librairie d'un genre un peu spécial. A partir de là, un long flashback dans le bureau d'un policier sympathisant à la cause de la grande littérature va permettre de reconstituer toute l'histoire depuis le début.

J'ai été, je l'avoue, assez déroutée par ce début un peu "tronçonné", qui semblait constamment basculer d'un genre et d'un sujet à un autre. Gênée par le style de Laurence Cossé, dont les dialogues me paraissent empruntés et raides. Incrédule face au luxe de précautions dont s'entourent Ivan et Francesca pour dissimuler l'identité de leurs lecteurs: pour un peu, on croirait qu'ils protègent les témoins d'un procès contre un parrain de la mafia! Du coup, j'ai mis assez longtemps à entrer vraiment dans l'histoire.

Et puis peu à peu, je me suis prise de sympathie pour ces héros improbables, dont le combat anti-Dan Brown et Marc Levy ne pouvait que résonner en moi. J'ai jubilé de la réussite initiale de leur entreprise et enragé face aux attaques anonymes qui les visaient. J'ai eu envie de devenir leur co-conspiratrice ou juste d'aller traîner moi aussi dans les rayons de leur librairie qui déchaînait tant de passions. Je me suis laissée gagner par leur découragement et leur tristesse quelques chapitres avant la fin. Et j'ai noté avec amusement que le nouvel emplacement de la librairie n'était autre que la rue parisienne dans laquelle Editeur Préféré a installé ses bureaux voici un peu plus d'un an.

Bref, malgré ses défauts, j'ai trouvé que "Au Bon Roman" était un livre attachant, mais à réserver sans doute aux amateurs purs et durs de littérature. Les autres risquent d'être rapidement lassés par la longue litanie de noms d'auteurs et de titres d'ouvrages qui émaillent ses pages, et peu intéressés par le plan marketing d'un lancement de librairie ou les guéguerres internes au milieu de l'édition.

mercredi 25 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (4)


Découvrez aujourd'hui le colis de Solange pour Laure:


J'ai reçu, hier après-midi, mon merveilleux colis surprise de la part de Solange.

Je n'ai pas pensé à prendre une photo avant le déballage, mais je vous garantis que c'était Noël après l'heure. Chaque objet était très soigneusement emballé dans un papier cadeau très festif. J'ai ouvert la petite enveloppe qui portait mon nom, et y ai trouvé un très gentil mot de Solange ainsi qu'un marque-page métallique ajouré par des motifs de croix celtiques : je vais avoir un peu peur de le perdre mais je vais tout de même l'utiliser dès demain, ce sera mon nouveau doudou de compagnie pendant mes lectures.

J'ai attaqué l'effeuillage des objets par le livre. Je suis ravie, ravie, ravie. Je papote beaucoup avec le fils de quatorze d'un de mes amis. Il est comme moi fan d'Harry Potter et je pense qu'après avoir lu ce livre, je lui en parlerai et sûrement le lui offrirai. Ce sera une découverte totale pour moi. Je ne connais pas l'auteur, mais après ce que j'ai pu lire à son sujet hier soir, j'ai hâte d'entamer ce livre (dès que j'aurai terminé « La face cachée de la lune » de Martin Suter).

Enfin, j'ai découvert les deux cadeaux de Solange : un bloc notes – miroir – crayon très girly, pratique et mignon et puis : top du top, un jeu de 4 mini-bloc post-it rétros que j'ai posé près de mon PC et que je reluque toutes les deux minutes un large sourire aux lèvres !

Je remercie Solange pour avoir apporté autant de bienveillance et de générosité dans ces choix, j'en suis très touchée. Et je remercie Armalite pour m'avoir fait découvrir ce genre d'échange littéraire.

A qui le tour demain?


J'aime pas la musique


"C'est assez audacieux de dire un truc pareil en 2012", s'étonnait hier une de mes correspondantes Facebook à qui je venais de faire cet aveu.

Le fait est que j'ai l'impression de faire partie d'une toute petite minorité sur ce coup-là.

La musique, comme tout le monde, j'en ai écouté beaucoup à l'adolescence - essentiellement du rock, qu'il soit hard ou progressif. Je me suis enfermée dans ma chambre avec un casque sur les oreilles en m'absorbant dans les guitares saturées de Marillion et en me disant que si, tiens, finalement, quelqu'un me comprenait. A l'époque, oui, l'histoire de la fille qui se déshabille nerveusement dans les rayons dansants du phare de Fidra faisait vibrer ma petite âme en mal d'expression.

Et puis j'ai fait de la danse pendant longtemps. Alors forcément, la musique classique ou moderne faisait partie de ma vie. Je réécoutais les mêmes morceaux des dizaines, des centaines de fois pour arriver à bien placer mes gestes, sortir des coulisses sur le 4ème temps et non sur le 5ème, terminer une pirouette sans mordre sur le mouvement d'après. L'Adagio d'Albinoni à tous les sauces, les doux rêves d'Eurythmics jusqu'à ce qu'ils peuplent effectivement mes nuits. Toute de noir vêtue, je me suis agitée en boîte tandis que la voix grave de Ian Curtis scandait que l'amour nous déchirerait encore, ou que le chanteur de Suicidal Tendencies se lamentait parce que personne ne l'entendait (si, moi!).

Je ne sais pas trop ce qui a fait que j'ai cessé d'écouter de la musique au milieu des années 90. L'époque des caves d'Aix-en-Provence était révolue et je venais de commencer un boulot pour lequel j'avais besoin de silence et de concentration, moi qui ai toujours été incapable de faire deux choses à la fois. Et puis les nouveaux courants musicaux ne me séduisaient pas du tout.

Aujourd'hui, le morceau le plus écouté sur mon iTunes (le seul support que j'utilise) l'a été seulement 86 fois en, quoi... dix ans ou presque. Je ne mets de musique que le dimanche, pour me donner un peu d'entrain pendant que je fais le ménage, et j'écoute toujours les mêmes trucs. 95% d'entre eux datent d'avant 1994. Le reste? Du Muse, un peu de variété française, deux-trois OMNI genre Cansei de Ser Sexy, Sigur Ros ou les Fatals Picards. De temps en temps, je clique sur la vidéo d'un truc récent posté par un contact Facebook: hier, "No death" de Miral Wagner que la personne avait qualifiée de "Leonard Cohen noire". C'te blague. Je coupe généralement au bout de 30 secondes en poussant un grognement de douleur.

Même quand je fais des choses répétitives comme crocheter, le bruit que je préfère reste celui de mon monologue intérieur. Taxez-moi d'égocentrisme suraigü, mais c'est dans ces moments-là que je développe mes idées de posts les plus fouillées, que j'enfile comme des perles les arguments à opposer au prochain fâcheux qui osera me contredire, que je laisse doucement mûrir mes décisions importantes - en écoutant la petite voix dans ma tête plutôt qu'un quelconque CD.

Alors voilà, je n'ai pas peur de le dire: j'aime plus la musique.


Illustration empruntée ici.

mardi 24 janvier 2012

De l'élection potentielle de Frodon Hollande


MOI (un peu consternée): - Non mais tu te rends compte que tous les espoirs de changement de la France reposent sur François Hollande? François Hollande! Flamby!

CHOUCHOU (le plus sérieusement du monde): - Et alors? Tous les espoirs de la Terre du Milieu reposent bien sur un hobbit.

"Kitchen" T1


Quatre copines se retrouvent sur le toit d'un immeuble pour faire griller les huîtres sauvages envoyées par la mère de l'une d'elles. Pendant une grosse averse, une étudiante provinciale et le camarade de Séoul pour qui elle a le béguin évoquent leur nostalgie des crêpes salées sous un abribus. Une jeune femme dont la mère est récemment décédée guide, par téléphone, son père dans la préparation de son premier ragoût de doenjang. Un employé qui a fait perdre beaucoup d'argent à son patron tente de se racheter en lui confectionnant des mini-tonkatsu pour le déjeuner. Une boulangère réalise qu'elle a choisi son métier parce que l'odeur et la texture du pain chaud lui rappellent sa mère qui l'a abandonnée. Une jeune épouse et sa belle-mère se disputent la préférence de l'homme de la maison autour d'un panier de crabes beus. Une ado va chercher des pickles au piment chez sa grand-mère qui a toujours préféré son frère pour la seule raison que c'est un garçon. Une autre cède au chantage de sa mère et l'accompagne aux bains publics alors qu'elle déteste ça, juste pour pouvoir boire un lait à la banane à la fin. Une jeune femme fauchée en est réduite à assister aux obsèques de gens qu'elle ne connaît pas pour profiter de la collation servie après. Une étudiante gourmande hésite: dévorer le cheesecake posé sur le bureau de son prof, ou se jeter sur celui-ci pour l'embrasser?

En lisant le premier tome de "Kitchen", je n'ai pu m'empêcher de penser à "La colère des aubergines" de Bulbul Sharma, car même si l'un est un manhwa et l'autre un recueil de nouvelles, même si l'un a pour cadre la Corée et l'autre l'Inde, l'esprit qui sous-tend les deux ouvrages est identique. Dans les deux cas, il s'agit d'une série de récits courts tournant autour du thème de la cuisine et de la place qu'elle occupe dans la vie des gens. Dans les deux cas, c'est une réussite qui met l'eau à la bouche du lecteur tout en le faisant passer par une grande variété d'émotions. Bien que les moments drôles et chaleureux ne soient pas exclus, je dirais que le manhwa de Jo Joo Hee se distingue quand même par une atmosphère plus grave et plus mélancolique. J'ai beaucoup aimé son dessin fin et expressif, ainsi que les anecdotes personnelles qui suivent chaque chapitre. Les tomes 2 et 3 devraient suivre rapidement; j'ai déjà hâte de les déguster.

Mini-cakes à la fraise et au fromage blanc


Pour lutter contre la déprime hivernale, j'aime bien préparer des petits gâteaux le soir ou le week-end. Mon avant-dernière tentative d'impro, des madeleines au coulis de caramel, s'est soldée par un échec retentissant. La première fournée était toute brûlée sur le dessous; la seconde a débordé des empreintes et j'ai dû arrêter la cuisson alors qu'elle était encore à moitié crue; et même ces pitoyables tentatives m'ont permis de me rendre compte que mon mélange produisait une pâte trop compacte dont le goût de caramel ne ressortait pas vraiment. Fail.

Hier, sans me laisser décourager, j'ai sorti du placard le sachet de fraises séchées acheté au Paradis Gourmand pendant les vacances de Noël, et je me suis demandé ce que je pourrais bien en faire. Des mini-cakes aux fruits, pourquoi pas? J'aurais bien rajouté une cuillère à café d'extrait de fraise pour donner plus de goût, mais je n'avais que du citron ou de l'abricot. Des fruits secs, alors? Avec des poires, j'aurais mis des noix; avec des abricots, des amandes; avec des pépites de chocolat, des noisettes. Mais avec de la fraise, euh... A défaut, je me suis dit que j'allais faire une pâte aussi moelleuse que possible. Je n'avais pas de yaourt nature au frigo. Du coup, j'ai opté pour du fromage blanc demi-écrémé (genre Câlin). Et ce fut une franche réussite, avec une pâte d'une consistance et d'un goût parfait, à laquelle les fraises prêtent une note acidulée idéale. Si le coeur vous en dit d'essayer, voici comment j'ai fait.

Pour 8 mini-cakes:
- 2 oeufs
- 70g de sucre roux
- 120g de farine
- 100g de beurre salé fondu au micro-ondes (1 mn)
- 3 cuillères à soupe bombées de fromage blanc
- 2 cuillères à café rases de levure
- 1 grosse poignée de fraises séchées, grossièrement hachées
Dans un saladier, fouetter les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter les autres ingrédients dans l'ordre de la liste. Répartir la pâte dans les moules (sans les remplir plus qu'aux 3/4) et faire cuire 25 mn environ dans un four préchauffée à 180°.

lundi 23 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (3)


- Le paquet d'Aratta pour Nuryko est visible ici.

- ...Et celui de Clochette pour Isa R., .

A la découverte de Gand (2/2)


(Suite de ce post)

Après notre passage au musée du design, place au geocaching. En l'absence de caches traditionnelles dans le centre proprement dit, nous nous dirigeons vers la périphérie de Gand. Nous faisons coup sur coup la Park#2 et la Oud Justitiepaleis, qui se trouvent presque face à face de part et d'autre du canal. La première est une taille 2 planquée sous une grosse pierre et plus trop étanche; le logbook est trempé. Elle ne contient pas grand-chose, mais je procède quand même à un petit échange. La seconde utilise un conteneur plat et noir, si discret que nous mettons un long moment à le trouver dans les montants d'une série de sièges métalliques peints en bleu. Cette fois, c'est Philou qui finit par s'écrier: "J'ai!". A trois, évidemment, on a plus de chances de réussir!

Dans ce quartier se trouve une librarie de bédé grande et bien achalandée appelée De Poort, dont la devanture précise qu'elle vend aussi des ouvrages en français. Ravie, je me précipite à l'intérieur pour acheter "Sept naufragés" dont le scénario est signé par ma copine Andoryss, ainsi que le tome 9 d'"Ikigami" et le 3 d'"Afterschool Charisma". Je repère au passage un manga culinaire coréen qui me semble très sympa: allez, embarqué! Ca me fera de la lecture pour dimanche. Par contre, les prix sont évidemment plus élevés qu'en France, et on ne peut pas payer en carte Visa.

Nederkouter 137
9000 GENT

Deuxième duo de caches dans un tout autre coin de la ville. La De Lieveling est une micro planquée derrière une boîte à lettres; la Kreeser utilise le même conteneur et la même cachette que la Oud Justitiepaleis, aux abords de la statue rigolarde d'un bonze nu planté au milieu d'une pelouse. On fait parfois de ces découvertes...

Nous avons beaucoup marché et l'heure du goûter approche. Chouchou a déniché sur internet l'adresse du salon de thé Julie's, dont les gâteaux et la déco ont l'air très sympa. Hélas, là aussi, nous trouvons porte close. Petit arrêt chez Simon Lévelt, marchand de café et de thé dont j'avais déjà visité la boutique amstellodamoise; je me laisse tenter par un Buddha Amacha (thé vert japonais) et un Misty Green (thé vert indien biologique). Après avoir essuyé une averse brève mais intense, nous nous posons finalement au café 3.14, un poil trop moderne à mon goût, mais l'absence de friandises sur la carte m'épargnera toute culpabilité après coup. Chocolat chaud quelconque; je n'ai pas osé prendre de thé craignant que ce soit des sachets de Lipton, mais Chouchou qui s'est montré plus audacieux est récompensé par une théière de jasmin en vrac au parfum fort agréable.

Il reste deux caches sur ma liste, mais la plus proche se trouve à 800 mètres et nous avons tous un bon coup de barre. De plus, la nuit ne va pas tarder à tomber et la pluie menace de nouveau. Nous décidons que la journée a déjà été bien remplie. Pour la clôturer, nous faisons un détour par Zoot, une boutique de chaussures que m'avait recommandée Miss Sunalee. Pas mal de jolies paires Seychelles, Annabel Winship, Miss L. Fire ou Shelly's soldées très correctement, mais je n'ai décidément plus envie de chaussures. 18h, les magasins ferment (ceux du moins qui avaient daigné ouvrir pour la journée) et nous reprenons le chemin du parking où nous avons laissé la Chouchoumobile. Malgré des commerçants apparemment peu soucieux de faire des affaires, je suis séduite par la jolie ville de Gand, et nous y reviendrons sûrement bientôt chercher les deux caches que nous avons eu la flemme de faire aujourd'hui.

dimanche 22 janvier 2012

Les choses que je pourrai faire quand Scarlett ne sera plus là


- Dormir sans être réveillée trois ou quatre fois dans la nuit par des miaulements déchirants.
- Changer mon canapé pour prendre un convertible digne de ce nom, et pouvoir inviter des gens à coucher à la maison si nécessaire.
- Arrêter d'utiliser une alèze en guise de couvre-lit, et investir dans de jolies parures de draps.
- Porter de nouveau des vêtements noirs.
- Ouvrir grand les fenêtres pour aérer l'appartement.
- Partir en vacances sans me soucier de savoir si sa gardienne sera disponible à cette période; du coup, ne pas hésiter à partir plus souvent ou à l'improviste.
- Investir ailleurs les sommes extravagantes que je laisse au véto contre des consultations en urgence ou des boîtes de nourriture anti-urée.
- Installer une petite bibliothèque supplémentaire dans le coin actuellement occupé par la litière.
- Me promener pieds nus dans l'appartement sans redouter de marcher dans une flaque de vomi.
- Inviter à dîner les amis allergiques aux poils de chat.

Allez, Bastet, un bon mouvement... J'en peux plus, là.

A la découverte de Gand (1/2)



Après Anvers, Bruges, Ostende et Gand, nous avons poursuivi hier notre exploration des villes flamandes, options "geocaching" et "avec Philou". Le ciel était bien plombé, et il y avait du vent, mais il faisait 10° et nous n'avons eu droit qu'à une seule grosse averse de quelques minutes dans la journée. L'un d'autre l'autre, des conditions très satisfaisantes pour un mois de janvier belge.

Samedi, 10h30. Départ de la maison. Catherine-notre-GPS fait encore la grasse matinée. Elle met plus d'une demi-heure à acquérir un satellite qui ne doit pas être le bon, puisqu'elle nous signale comme roulant au milieu d'une zone résidentielle alors que nous sommes sur l'autoroute. Ou Catherine éprouve du mal à se réveiller le week-end, ou elle a décidé de nous perdre comme les parents du Petit Poucet; je ne vois pas d'autre explication. Mais après que nous lui ayons copieusement ri au nez, elle comprend qu'elle n'arrivera pas à nous impressioner et se décide à nous placer sur la E40. Il faut être ferme avec les GPS, sinon, ils perdent tout sens des limites et ça devient la chienlit.

Arrivés à Gand vers 11h30, nous rejoignons Philou et zonons un peu à la recherche d'un restaurant potable. Je rejette le premier au prétexte qu'il ne m'inspire pas. Les suivants sont fermés (un samedi midi, sérieusement?) ou méga-chers. Je sens poindre la faim chez Chouchou et un début d'irritation chez Philou; aussi rebroussons-nous chemin jusqu'au premier restaurant: De Witte Leeuw. A peine la porte poussée, je comprends que c'était un bon choix: la déco de la salle est vraiment chouette, bien que les murs sombres et la disposition des tables compliquent grandement le travail des photographes amateurs. Pour 17€, je mange une grande entrecôte presque saignante, accompagnée d'une très bonne sauce au poivre vert et de frites quelconques. Le Merlot vendu à la carafe n'est pas mauvais du tout. De la cuisine de brasserie assez simple, mais avec un grand choix à la carte, des prix corrects, un service rapide, agréable et en français: c'est plus que je n'en espérais pour ce déjeuner.

De Witte Leeuw
Graslei 6
9000 GENT

En sortant, nous nous dirigeons vers le Design Museum voisin qui propose jusqu'au 26 février une exposition "Coca-Cola: 125 years of design". 5€ l'entrée, et la visite prend à peine un quart d'heure. Mais la scénographie est magnifique: inventive et ludique, avec un éclairage juste parfait. Sur des écrans tactiles, on peut s'amuser à reconstituer le logo Coca-Cola façon puzzle, dessiner la moitié droite de la bouteille en aveugle, écouter les jingles publicitaires les plus marquants ou tenter d'écrabouiller 111 bouteilles qui jaillissent du sol pour récolter de quoi produire une chaise en plastique recyclé (gros échec: j'ai fait 65, Chouchou 33 et Philou 80). A la fin, on peut même se prendre en photo N&B dans un cadre Coca-Cola et envoyer le cliché directement sur Facebook. Dommage que tous les distributeurs exposés soient des modèles historiques plus en fonction depuis belle lurette: tout ce fun, ça donne soif!

Design Museum Gent
Jan Breydelstraat 5
9000 GENT

(A suivre...)

samedi 21 janvier 2012

"Misfits" saison 2


La saison 2 de "Misfits" explore un mystère introduit dans le dernier épisode de la 1: qui est le mystérieux héros masqué qui ne cesse de venir au secours de notre bande de losers? Je trouverais dommage de vous révéler son identité, parce que c'est un très bel arc scénaristique qui donne lieu à des scènes vraiment émouvantes, voire poignantes. La série passe à la vitesse supérieure en matière d'enjeux et confirme ce qui est selon moi un de ses points forts depuis le début: sa capacité étonnante à marcher sur le fil du rasoir entre le comique (à la limite du grotesque, parfois) et le tragique, basculant de l'un à l'autre en un clin d'oeil. Dommage: l'intrigue du final repose sur des ficelles tellement grosses qu'on devine très vite ce qui va se passer. Par chance, après ça, on a encore droit à un épisode de Noël - un épisode bonus qui bouleverse complètement la donne initiale en vue de la saison 3. Vous l'aurez compris: je suis de plus en plus fan de cette série qui a l'humour et l'énergie du désespoir.

(Je suis prête à spoiler un maximum dans les commentaires, si ça tente quelqu'un de discuter de cette saison; donc si vous avez l'intention de la regarder et que vous voulez garder l'effet de surprise, beware!)

vendredi 20 janvier 2012

Comment j'ai failli passer chez Free parce que j'avais rien compris


Jusqu'à l'affaire de la fermeture de MegaUpload, hier soir, le sujet dont on causait le plus sur les réseaux sociaux depuis 2 semaines environ, c'était l'abonnement FreeMobile: un All Inclusive pour 19,99€ par mois (voire moins pour les gens déjà clients chez l'opérateur). All Inclusive? J'ai fait un rapide calcul. 16€ pour ma ligne fixe, 30€ pour mon internet, et environ 10€ de conso SFR. En passant chez Free, j'économisais donc plus de 35€ par mois, ce qui tombait très bien rapport à la hausse abusive des tarifs SNCF dont je causais il n'y a pas longtemps.

Mais quand même, comme je suis feignasse méfiante, j'ai attendu que certains de mes amis essuient les plâtres pour leur demander si tout s'était bien passé. Je craignais particulièrement l'étape "résiliation chez les autres opérateurs": il y a dix ou douze ans, j'ai failli me suicider de rage et de frustration après avoir passé quelque chose comme quatre fois une demi-heure en attente sur la hotline AOL (communication facturée, genre, une paire de Chie Mihara la minute) et m'être fait soit insulter, soit raccrocher au nez quand je disais que je voulais résilier.

Hier soir, enfin, après avoir appris que Free se chargeait de toute la paperasse avec les autres opérateurs, j'ai pris mon courage à deux mains pour me connecter sur le site de FreeMobile et effectuer une simulation d'abonnement. Et là, le peu d'informations demandées m'a fait tiquer. Pourquoi ils ne me demandaient même pas mon numéro de ligne fixe? J'ai revérifié la liste des services fournis dans le pack All Inclusive: bizarre, il y avait bien le Wifi illimité...

Oh.

Le Wifi, comme en utilisent tous les portables de frimeurs smartphones.

En fait, FreeMobile ne concerne que... les abonnements de mobiles, et pas toute la téléphonie d'une même personne.

Dingue.

(Comment ça, le nom aurait dû me mettre la puce à l'oreille? Krrrrgrtzzzzz, j'entends rien, je passe dans un tunnel.)

Bon, ben à 19,99€ par mois contre une dizaine d'euros actuellement, je vais donc rester chez SFR. Ca tombe bien: comme je serai leur seule cliente, ils vont pouvoir me bichonner un maximum!

Swap postal "Cartes insolites": inscrivez-vous!


En bonne adepte de Postcrossing, et amatrice de "vrai" courrier autre que factures et publicités, j'ai eu envie d'organiser un nouveau genre de swap qui, je l'espère, suscitera autant d'enthousiasme que les swaps littéraires.

Le principe est simple: 10 personnes par ronde, avec possibilité de créer plusieurs rondes parallèles si le nombre d'inscrits le justifie. Chacun des participants reçoit l'adresse des 9 autres et s'engage à leur envoyer, le 29 février au plus tard, une carte postale insolite de son choix (le thème me paraît assez ouvert pour que ça ne soit pas trop compliqué à trouver). La carte peut être la même pour les 9 personnes, ou différente pour chacune. Il n'y aura pas de questions-réponses préalables, et un seul compte-rendu: le mien, une fois que j'aurai reçu l'ensemble de mes cartes.

Si vous êtes intéressé, envoyez-moi un mail à: leroseetlenoir@hotmail.com, en incluant votre adresse complète. Vous pouvez participer depuis n'importe où dans le monde. Je clôturerai les inscriptions le 30 et enverrai les adresses le 31. A très vite, j'espère!

Le crocodile en tricot qui illustre ce post est une des créations de Patricia Waller, que j'aime beaucoup envoyer aux Postcrossers en quête de cartes "inhabituelles".

jeudi 19 janvier 2012

"La page blanche": quand Boulet et Pénélope font un bébé ensemble


Hier paraissait "La Page blanche", roman graphique signé Boulet pour le scénario et Pénélope Bagieu pour les dessins. Deux artistes que je suis pratiquement depuis le début de leurs blogs respectifs, et dont j'ai toujours admiré le talent. J'attendais donc beaucoup de ce mariage professionnel, au point que j'ai foncé chez Filigranes dans l'après-midi pour me procurer leur bébé, et que je ne l'ai même pas feuilleté avant de passer à la caisse.

Erreur.

Par où commencer la liste de tout ce qui m'a déçue ou déplu dans ce roman graphique? Les dessins, d'abord. Pénélope est très douée pour les expressions faciales, et elle fait de beaux extérieurs parisiens, surtout quand ils sont monochromes. Pour le reste... Je trouve que son style ne passe pas en format long: manque de détails et couleurs informatisées atroces donnent des images plates et inintéressantes, une impression de bâclage au milieu de laquelle seules surnagent quelques planches isolées. Oui, Pénélope a un très bon sens du découpage. Mais ses cases ne sont pas assez pleines ni assez travaillées à mon goût.

Quant au scénario... Cette histoire de fille amnésique qui tente de retrouver la mémoire donne lieu à quelques jolis délires tandis que l'héroïne échafaude des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres. On a l'impression que les auteurs se sont fait plaisir: "Tiens, là, on va caser une scène d'action comme dans un film hollywoodien!" Pourquoi pas? Le problème, c'est que le reste du temps, il ne se passe rien et qu'on s'ennuie ferme. Petit à petit, Eloïse Pinson reconstitue les détails de sa vie "d'avant". Elle était une parfaite Mlle Tout-Le-Monde, avec des goûts et une existence d'une banalité affligeante. Mais on continue à la suivre parce que, quand même, on attend une révélation finale qui justifiera les 200 pages précédentes. Et on a tort: le bouquin s'achève juste en queue de poisson frustrante au possible. Désolée pour le spoiler, mais comment peut-on spoiler un grand rien?

Ma déception est à la hauteur de mon attente: immense.

Leo, Vaness, je compte sur vous pour sauver culturellement la fin de mon mois de janvier.

mercredi 18 janvier 2012

De jolies surprises dans ma boîte aux lettres


Ce matin, j'ai eu la surprise de recevoir un colis de l'Association Internationale d'Aide aux Collections Orphelines.



Outre un petit mot marrant, la boîte contenait plusieurs Georges-Arthur envoyés par le facétieux papa de Poupoune: une carte, une trousse en peluche, un jouet McDo qui dit "Toutes folles de moi" quand on lui appuie dans le dos, et un jouet de bain (je crois) de la marque Tomy. J'étais ravie et hyper touchée par cette gentille attention d'un monsieur que je ne connais même pas. Bien sûr, je lui ai illico composé une carte de remerciement puisqu'il avait mentionné son adresse.

La semaine dernière, déjà, j'avais reçu une enveloppe à bulles expédiée de Gruyérie par Lady Pops. A l'intérieur, des aiguilles à tapisserie et des marque-rangs pour mes ouvrages au crochet, deux produits pour les ongles Essence et quelques pièces en chocolat histoire de ne pas gâcher la place restante. C'est toujours un énorme bonheur de recevoir par la Poste ces petits cadeaux que je n'attends pas et qui prouvent que, quelque part loin de là où j'habite, des gens pensent à moi et ont eu envie de me faire plaisir.

A bout de soufre


Ce bar à vin-restaurant est à Bruxelles le lieu préféré de Funambuline, qui m'y avait donné rendez-vous pour déjeuner lundi dernier.



Bravo:
- Les vins nature (sans adjonction de soufre, donc): un peu surprenants au début, mais intéressants à découvrir pour qui se soucie de ne pas consommer trop d'additifs.
- Les rillettes maison préparées devant le client et servie avec de fines tranches d'un très bon pain. Miam.
- Le plat du jour à 10€ (que je n'ai pas pris parce que ça faisait déjà deux jours que je mangeais du poulet à tous les repas).
- La qualité du Charolais que j'ai commandé: la viande fondait littéralement dans la bouche, et elle était bel et bien saignante comme je l'avais réclamée. *insérer ici le titre d'une chanson très connue de Leonard Cohen*



Dommage:
- L'adresse, dans une rue perpendiculaire à la chaussée de Charleroi non loin de Schleiper. Autrement dit, un coin pas sexy.
- Un seul dessert ce jour-là, un fondant au chocolat qui ne me tentait pas.
- Les prix un peu élevés pour une cuisine qui, bien qu'utilisant des produits d'excellente qualité, reste quand même assez simple. 23€ pour une pièce de boeuf et une poêlée de légumes, si délicieuses soient-elles, je trouve ça cher.

11 rue Tasson Snel
1060 Bruxelles

mardi 17 janvier 2012

Swap littéraire "Mondes imaginaires": paquets reçus et envoyés (2)


Le deuxième paquet reçu pour ce swap est celui que j'ai envoyé à Anne-Lise:




Au début, en fait, j'avais quatre thèmes de recherche pour mes objets: New York, les miroirs, les chats noirs et les années 30. J'avais d'abord pensé à prendre un des jolis carnets illustrés "villes" de TeNeues, plus un miroir de poche La Marelle avec une illustration style années 30 et un marque-page avec un chat noir.

Puis, lors d'une visite chez Rose, j'ai craqué pour les magnets et la broche (j'ai passé presqu'un quart d'heure à la caisse à hésiter entre la version noire et la version miroir, heureusement que la propriétaire est adorable et patiente!). Pour le marque-page, ne trouvant rien qui correspondait, j'ai fini par ressortir mes affaires de scrap et le confectionner moi-même.

"The Guardian of Time" est un bouquin que j'ai adoré et dont je ne comprends pas qu'un éditeur jeunesse français ne l'ait pas encore traduit. J'espère qu'il plaira à Anne-Lise!

Sinon, j'ai cru comprendre que pas mal d'autres paquets partiraient aujourd'hui ou demain, ce qui nous promet un début de semaine prochaine riche en découvertes!


"Rien n'est trop beau"


"Rien n'est trop beau" (en VO: "The Best of Everything") suit l'évolution sur plusieurs années de cinq secrétaires qui travaillent pour le même groupe de presse, dans le New York des années 50. Avec un style soigné mais très digeste, Rona Jaffe dresse de beaux portraits de jeunes femmes à une époque et en un lieu où le monde s'offre soudain à elles. Aucun aspect de leur vie n'est négligé: rapports avec des parents plus conservateurs qui aspirent juste à les voir bien mariées; ambition professionnelle naissante, pas toujours comprise ou bien accueillie; déboires amoureux avec des hommes émotionnellement indisponibles; premiers rapports sexuels hors mariage et soucis de contraception; galères financières et nécessité de se montrer inventives pour rester chic... Du divorce à l'avortement en passant par le fameux plafond de verre, toutes les problématiques féminines actuelles sont évoquées avec beaucoup de modernité (alors que le roman a été écrit en 1958). Les trajectoires des héroïnes sont réalistes et passionnantes chacune à sa façon. On a l'impression de se trouver dans les rues de la Grosse Pomme avec elles; on se sent poussé par le même élan vital qui les anime; on désespère face aux mêmes obstacles, et les 500 pages défilent à toute allure. Pour les fans de "Mad men" ou de "Sex & the city", "Rien n'est trop beau" est un roman juste indispensable.

lundi 16 janvier 2012

Où je me rends compte qu'il n'est pas si simple de suivre un diagramme


Or donc, jeudi midi, je reçois la laine commandée chez Dolce Lana. L'après-midi même, abandonnant mes orcs en pleine bataille contre un méchant sorcier gobelin et ses cohortes, je tente de commencer ma fameuse écharpe au point de petites noisettes. Je n'ai encore jamais travaillé d'après diagramme, mais franchement, ça n'a pas l'air très difficile.



Trois mailles en l'air, cinq brides, et hop! une petite noisette. Sauf que du coup, au rang d'après, je me retrouve avec beaucoup plus de mailles que les 50 de ma chaînette initiale, donc pour compenser, je "saute" tous les dessus de brides pour continuer mes mailles serrées après. Résultat: des espèces de pompons qui font penser au point de noisettes tout court, mais pas du tout aux jolies ondulations très peu en relief de la photo dans mon livre. Damned.



Du coup, je me penche d'un peu plus près sur les symboles. Le petit trait à la fin des cinq brides, ça voudrait pas dire un truc, des fois? Si: que les brides doivent être reliées ensemble, ce qui permet de n'avoir qu'une seule maille à reprendre au rang d'après. On progresse. Je défais et je recommence. Cette fois, je me retrouve quand même avec 58 mailles au lieu de 50 après le premier rang de petites noisettes... qui sont justement au nombre de 8. Mmmh. Et si j'essayais de supprimer une maille en l'air à chaque fois? Je re-défais et je re-recommence.



Victoire, je tiens le point! Saud que le bébé mérinos n'est pas du tout adapté pour ce modèle. Trop épais et trop raide une fois travaillé de la sorte, il ne donne absolument pas envie de s'enrouler dedans avec volupté (je fais l'amour à mes écharpes si je veux). Me voilà repartie chez Schleiper, le magasin de laine le plus proche de chez moi auquel je n'avais même pas pris la peine de passer, pensant qu'ils n'auraient pas ce dont j'avais besoin parce que c'était une grande surface non-spécialisée.

Erreur: pour 7,95€ la pelote, je trouve du Rowan "Fine Lace" vieux rose, 80% bébé alpaga et 20% mérinos. 400m de fil par pelote, donc 4 suffiront, ouf! Je retiens quand même un peu retenu mon souffle en passant à la caisse, parce que j'en suis à pas loin de 70€ de laine en tout pour une écharpe encore non-existante, et que mon budget ne résisterait pas à une seconde erreur. Mais au final, l'essai semble satisfaisant, bien que 1/le Fine Lace soit très fin et très mou, donc pas évident à travailler 2/ le rendu ne soit toujours pas vraiment celui de la photo.



Les vaguelettes ne sont pas assez prononcées, et je trouve que le modèle de la photo n'a pas du tout l'air essentiellement composé de mailles serrées. Mais bon, tant pis, je vais continuer comme ça. 7 pauvres centimètres de hauteur en une soirée; je dois en faire 135 au total. A cette allure, je pense que mon écharpe sera prête juste au début de l'été prochain. L'avantage, c'est que s'il est aussi pourri que l'été dernier, je serai parée pour l'affronter.

Brèves du week-end


Deuxième fois que je sors de mon cours de yoga avec la hanche droite à moitié bloquée (alors que je ne force pas du tout dans les postures) et l'impression d'avoir 92 ans. Il faut vraiment que je me décide à prendre rendez-vous chez l'ostéopathe de Chouchou, mais j'ai tellement de boulot ce mois-ci...

J'ai dit que je n'achetais rien pendant les soldes cette année. Je ne me suis jamais engagée à ne pas pousser les autres au crime. En même temps, ça fait des mois que Chouchou veut une nouvelle tenue de sport mais qu'il trouve trop chères les seules qui lui plaisent, chez Rituals. Alors, à -50%, ça aurait été bête qu'il passe à côté, non? Surtout que ce bleu lui va très bien et que le bas lui moule l'entrejambe d'une façon, euh, intéressante.

Impossible de trouver, chez Art Shop, des cadres pour les 3 dessins que je voudrais accrocher au mur de notre pièce à vivre: une sérigraphie représentant des poulpes steampunk amoureux, le bonhomme de neige Georges-Arthur offert par Chouchou et un minuscule original d'Anne Montel. Je n'ai aucune envie de devoir les faire fabriquer sur mesure. Ce sera donc ma nouvelle quête de l'hiver.




Le P.H.A.T. ayant définitivement été validé comme un bon endroit où bruncher à Bruxelles, notre mission consistera à tester dans les mois à venir les restos suivants: Houtsiplou, Delecta, Le Salon, Les Fils à Maman, ainsi que L'Amour Fou et Portrait de Famille où il nous arrive parfois de dîner, mais où nous ne sommes jamais allés un dimanche matin.

Hier, nous avons cherché et découvert notre première géocache de l'année: taille 2, difficulté 3, terrain 2. Située au fond d'un trou peu engageant dans le Bois de la Cambre, elle nous aura donné un peu de fil à retordre car le sol boueux et couvert de feuilles mortes était assez glissant pour faire craindre une mauvaise chute. Mais nous avons été récompensés par une boîte contenant quelques menus trésors, ce qui est toujours plus agréable que les micros où il y a juste assez de place pour un logbook. Prochain arrêt géocaching: Gand samedi avec Philou!

Nos vacances islandaises sont réservées. Nous partons la deuxième semaine de juin, avec des vols directs Bruxelles-Reykjavik sur Scandinavian Airlines pour un peu moins de 250€ par personne l'aller-retour. Les hôtels design étant super chers, nous avons réservé au Kex Hostel, une sorte d'auberge de jeunesse améliorée et pleine de caractère (mais nous avons pris une chambre; pas question pour moi de loger en dortoir!). Pour le guide, j'ai mis ça dans mon panier Amazon. Coïncidence amusante: nous serons là-bas en même temps que la Princesse et son Consort. Nous avons déjà rendez-vous dans un burger joint local pour dîner un soir. Pourquoi se voir à Bruxelles alors que Reykjavik est tellement plus exotique?

Moins fun, un débit frauduleux (sur le site Lovefilm.com dont je n'avais même jamais entendu parler jusqu'ici) est apparu sur mes en-cours de carte Visa du mois. J'avais eu un souci avec un paiement sécurisé sur le site de la Fnac en décembre, mais je ne m'attendais pas à ce que ça ressorte aussi longtemps après. Bref, je ne suis pas inquiète sur le fait que je récupèrerai mes sous: j'ai déjà testé mon assurance il y a une dizaine d'années suite à une agression devant un DAB, et elle fonctionne bien. Par contre, faire annuler ma carte actuelle alors que j'ai des achats en cours dessus, et attendre la nouvelle pendant peut-être plusieurs semaines, ça m'emmerde pas mal. Je vais voir si je peux, au moins, attendre que les billets d'avion aient été encaissés, et me faire livrer dans une agence lilloise accessible en une heure de voiture. La bonne nouvelle dans tout ça (technique du verre à moitié plein), c'est que je stresse très très peu alors que l'an dernier à la même époque, cette histoire m'aurait mise dans tous mes états. Yay me!

dimanche 15 janvier 2012

Les brunchs du dimanche (11 bis): P.H.A.T., le retour de la vengeance


Je vous avais déjà parlé du P.H.A.T., testé le mois dernier avec Funambuline et Shalf. Chouchou avait très envie d'y retourner pour goûter leur English Breakfast; quant à moi, j'étais curieuse de voir si les nouveaux buns importés spécialement des Zuess tenaient toutes leurs promesses.






Nous sommes arrivés à l'ouverture, alors que le resto était encore vide, ce qui m'a permis de faire des photos tranquillement. Nous avions réservé, et heureusement: après un mois de décembre "assez calme", selon la propriétaire, le P.H.A.T. était complet ce midi. Cette fois, j'ai hésité entre un burger teriyaki (j'avais envie de viande) et un Portobello végétarien (dont le mélange de saveurs me tentait particulièrement).






Bilan: service une fois encore très agréable, même si nous avons reçu nos plats dix bonnes minutes après un couple pourtant arrivé plus tard que nous. Frites et mayo toujours divines; cole slaw toujours agréablement plus léger que la moyenne. J'ai adoré le nouveau bun, bien qu'il soit peu "compressible" et complique la tâche aux mal élevés dans mon genre qui préfèrent manger avec les mains. L'association champignon-fromage de chèvre-pignons-roquette (identique à celle d'un des burgers de l'Amour Fou...) a mis de la joie dans mon estomac, notamment grâce à un fromage assez sublime. Je suis sortie de là calée mais pas au bord de l'overdose calorique - juste bien pour aller me geler les fesses en géocachant avec Chouchou près du trou du diable, au bois de la Cambre.

Où Catherine tente de saboter notre soirée


Hier soir, nous devions aller dîner à Braine-L'Alleud chez notre amie Sophie Farfeluix et faire la connaissance de son copain.
18h30: Chouchou: "C'est quoi l'adresse, que je la rentre dans le GPS?" Moi: "47 rue Machin." Chouchou: "De mémoire, comme ça? Tu es sûre?" Moi: "Oui, j'envoie souvent des trucs à Sophie et elle a participé à plein de swaps. Je suis sûre."
18h35: Moi: "On a rendez-vous pour dîner à 19h30, on part vers 19h?" Chouchou: "Oh, un peu avant, même."
19h00: Chouchou: "Euh, je ne me souviens plus où j'ai garé la voiture. Je vais la chercher et je passe te prendre en bas de l'immeuble."
19h10: Pendant que je boucle ma ceinture de sécurité, Chouchou s'énerve sur son smartphone. "L'application GPS refuse de parler; je remonte chercher le Garmin."
19h15: Nous nous mettons en route et sortons de Bruxelles sans encombre.
19h36: Guidés par Catherine-notre-GPS, nous nous garons rue Machin et, dans la nuit glaciale, cherchons le 47. Je me tords les chevilles sur les graviers dans mes talons de 12, mais quand on aime, qu'est-ce qu'une petite entorse?
19h38: Le 47 rue Machin est une immense maison 4 façades située un peu en hauteur, et à laquelle on accède par un escalier courbe.
19h39: Moi, impressionnée: "La vache, ça gagne bien sa vie un pompier. Mais je ne comprends pas, Sophie m'avait dit qu'il y avait une cour à traverser et je n'en vois aucune."
19h40: Chouchou: "Sur la boîte à lettres, y'a marqué Papadopoulos-Zubrowska."
19h41: Moi: "Essayons d'appeler Sophie pour vérifier." Je sors mon GSM, compose le numéro. Une voix de femme m'informe en flamoutchi qu'il n'est plus attribué, merci-bisous.
19h42: Chouchou sort son GSM. Il a un autre numéro pour Sophie. Il le compose. Une voix de femme l'informe en français (pourquoi cette ségrégation?) qu'il n'est plus attribué, merci-bisous.
19h43: Bien embêtés et transis, nous nous replions dans la voiture.
19h44: Moi: "Ecoute, si tu arrives à te connecter sur ma boîte Hotmail, Sophie m'a rappelé son adresse récemment, il suffit d'aller voir dans mon dossier Messages Effacés."
19h47: La 3G rame à mort, nous devons nous y reprendre à 4 fois pour accéder à mon dossier Message Effacés. Dans lequel il n'y a pas trace de l'adresse de Sophie. Et je viens juste d'entamer un nouveau carnet; la page sur laquelle elle m'avait noté son adresse à la main l'an dernier était dans l'ancien.
19h48: En désespoir de cause, nous allons sonner à la porte du 47 rue Machin.
19h49: Un chien aboie à l'intérieur. Sophie n'a qu'un chat, et je doute qu'il soit imitateur animalier.
19h50: A travers la porte de sa forteresse, une voix d'homme âgé lance sur un ton soupçonneux: "Qu'est-ce que c'est?"
19h51: Je prends ma voix la plus suave pour expliquer que nous cherchons Sophie Farfeluix. La porte s'entrouvre. Le monsieur me confirme qu'il n'y a personne ici répondant à ce nom. Moi: "Je ne comprends pas, elle habite pourtant au 47 rue Machin." Le monsieur: "A Waterloo?" Moi: "Ben non, à Braine-L'Alleud." Le monsieur: "Ici, vous êtes à Waterloo."
19h52: Tout s'explique.
19h53: Dûment rabrouée, Catherine se vexe et refuse de nous indiquer où se trouve le 47 rue Machin à Braine-L'Alleud.
19h54: Chouchou ruse et lui demande le 69 de la même rue. Cette fois, ça passe.
20h: Nous nous garons dans la cour de Sophie Farfeluix avec une bonne demi-heure de retard et nous répandons en excuses. Tout ça, c'est la faute de Catherine. Mais on a apporté du champagne et des gâteaux, on peut entrer quand même?
20h01: On peut, ouf.
20h02: Leçon du jour: ne jamais se reposer entièrement sur Catherine, cette machine fourbe.