jeudi 31 mai 2012

Summer manifesto



La France et la Belgique venant de passer sans transition de novembre à juin, j'ai décidé d'oublier le Printemps Perdu de 2012 et de me concentrer directement sur mes projets pour l'été:

- Me faire un ombré hair rose (un chouïa moins radical que celui de la photo, disons avec seulement le tiers du bas de décoloré)

- Apprendre à travailler la laine cardée (parce que je suis über envieuse des bestioles que réalise Anne Montel)

- Attaquer la confection d'un granny, un carré à la fois

- Tester de nouvelles recettes de smoothies, notamment aux légumes (avec ce livre)

- Organiser un city trip début octobre (nous n'avons toujours pas décidé où: je voudrais aller à Rome ou à Venise mais Chouchou refuse à cause du climat politique actuel en Italie; il voudrait aller à Barcelone mais je n'aime pas l'Espagne ni les destinations grouillantes de touristes)

- Trouver une activité physique sympa à pratiquer à la maison (acheter un DVD de zumba ou de Pilates?)

- Faire changer les fenêtres de l'appart' de Monpatelin (quelqu'un est passé mardi prendre les cotes; je devrais recevoir un devis incessamment sous peu et j'espère programmer les travaux début août)

- Perdre 5 kilos ou virer toutes les fringues en 38/M de ma garde-robe (et organiser une troc party dans la foulée)

Et vous, vous comptez faire quoi cet été? 

Mai 2012



mercredi 30 mai 2012

Je suis du genre


(Un petit tag qui circule en ce moment sur le net. Si le coeur vous en dit...)

Je suis du genre à enlever les cornichons des burgers avant de les manger. 
Je suis du genre à classer mes épices par ordre alphabétique, et à me sentir perturbée quand un tableau est accroché de travers, même si ce n'est pas chez moi. 
Je suis du genre sarcastique dont l'humour passe mal auprès de la plupart des gens. 
Je suis du genre à énoncer des évidences, et même à les répéter trois fois en changeant à peine la formulation pour être sûre que je me suis bien fait comprendre. Les gens pensent que je les prends pour des idiots; j'ai juste peur qu'ils ne m'écoutent pas. 
Je suis du genre à me bouffer les cuticules quand je stresse. 
Je suis du genre à avoir les yeux qui piquent et une boule au ventre chaque fois que je croise un SDF en hiver. 
Je suis du genre qui ne repasse jamais, même sous la menace. 
Je suis du genre qui préfère le chocolat blanc tout en ayant parfaitement conscience que non, ça n'est pas du chocolat. 
Je suis du genre qui fait des danses de la victoire toute seule dans son salon. Ou même en public, parfois. (Mes amis font alors semblant de ne pas me connaître.)
Je suis du genre peu susceptible, qui lorsque les gens se montrent désagréables pense qu'ils passent juste une mauvaise journée et que ça n'a rien à voir avec elle. Ou que ça a à voir avec elle mais que tant pis, on ne peut pas plaire à tout le monde. 
Je suis du genre qui fait des listes tout le temps et pour tout. 
Je suis du genre stressée de l'heure, qui arrive à la gare une heure avant le départ du train et à l'aéroport la veille du décollage de son avion - ou presque. 
Je suis du genre qui mélange la crème fouettée et le chocolat avant de manger un viennois. 
Je suis du genre qui ramasse les araignées pour les mettre hors de chez elle et qui redépose dans l'herbe du bas-côté les escargots trouvés sur la route. Mais qui exécute impitoyablement les mouches, les moustiques et autres bestioles volantes impossibles à convaincre de vider les lieux par elles-mêmes. 
Je suis du genre qui sniffe les bouquins, les carnets neufs, les fruits et les légumes, mais qui ne supporte pas le parfum.
Je suis du genre qui commande un verre de rouge pour manger avec son plat, et qui dévore avec une application si féroce que son verre est toujours plein quand elle a fini de vider son assiette. 
Je suis du genre qui aime la paix domestique et qui même très énervée ne balance jamais d'horreurs à son conjoint, parce qu'elle sait que si la dispute passe les horreurs, elles, resteront gravées dans la tête de l'autre. 
Je suis du genre qui supporte très bien la solitude mais qui adore la bonne compagnie. 
Je suis du genre qui déteste pathologiquement l'eau. C'est bon qu'à faire du thé, ce truc. 
D'ailleurs, je suis du genre qui boit au moins quatre mugs de thé par jour. Et qui emporte son propre thé quand elle voyage, des fois que les hôtels où elle loge n'auraient que de l'infâme Lipton jaune à lui proposer. 
Je suis du genre qui sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas, et avec qui il est difficile de négocier autre chose. 
Je suis du genre qui bosse super vite mais qui a un mal de dingue à s'y coller. 
Je suis du genre über-monogame - je déteste mentir, je ne sais pas le faire; la seule pensée de mener une double vie me fatigue et je ne supporte pas de me sentir coupable. 
Je suis du genre qui ne regrette absolument pas son enfance. 
Je suis du genre pessimiste joyeuse. 

Photo empruntée ici.

mardi 29 mai 2012

De l'importance de l'attirance physique dans une relation


Pendant très longtemps, je me suis obstinée à avoir des relations avec des hommes qui parlaient à ma culotte* et qui ne me convenaient pas du tout par ailleurs. J'ai été malheureuse avec eux, et ça a toujours fini par mal se terminer au bout de plusieurs années. 

Du coup, entre ces couples de longue durée, j'ai tenté de sortir avec des types brillants, drôles et généreux, des mecs bien mais qui ne me plaisaient pas physiquement. Résultat: je me suis forcée au lit pendant quelques mois avant de fuir avec des excuses plus ou moins lamentables. Souvent plus que moins, d'ailleurs.

Dans l'idéal, l'important, c'est la beauté intérieure. Mais il ne faut pas se leurrer: quand on fait la connaissance de quelqu'un, la première chose qu'on voit, c'est son physique. Et sauf dans le cas de l'ami(e) de longue date qu'on se met soudain à regarder d'un autre oeil, la plupart du temps, on se découvre en même temps qu'on commence à construire son histoire de couple, période où on est gouverné par les phéromones - l'hormone du désir sexuel. 

Après, quand on connaît bien son partenaire et qu'on a appris à l'aimer pour ses qualités de coeur, qu'on a bâti une histoire commune, le physique prend un rôle secondaire. Si Chouchou était défiguré demain, je ne le quitterais pas pour ça, alors que je n'aurais sans doute jamais couché avec lui s'il avait déjà été défiguré quand je l'ai rencontré. 

Cela dit, il peut arriver aussi qu'on soit très attiré par quelqu'un avec qui ça ne collera pas du tout sur le plan horizontal, sachant en outre les gens les plus beaux et les plus courtisés sont ceux qui ont tendance à donner le moins en la matière (sans doute estiment-ils que leur seule présence dans votre lit est un cadeau suffisant!). Si Hugh Jackman veut me prouver le contraire, je suis joignable par mail à l'adresse mentionnée dans la colonne de droite. 

J'aurais donc tendance à dire que l'attirance physique est une condition préalable nécessaire mais pas suffisante. Pour que le couple fonctionne, il faut en plus une compatibilité à long terme, d'abord sexuelle, puis à tout un tas d'autres niveaux intellectuels et affectifs.

Une copine demandait l'autre jour sur Facebook ce qu'on penserait du cas d'une personne qui nous connaît depuis un moment et qui ne se décide à nous draguer qu'après qu'on ait perdu 30 kilos. Personnellement, à moins que cette personne m'apparaisse comme archi-superficielle de manière générale, ça ne me rebuterait pas. Et vous, qu'en pensez-vous? L'attirance physique vous semble-t-elle indispensable ou pas pour former un couple? 

Funambuline

lundi 28 mai 2012

Le ver dans le fruit


Marché du dimanche à Monpatelin. J'ai vaincu ma flemme congénitale pour sortir profiter un peu du beau soleil printanier. En robe légère et sandales compensées qui me permettent de m'extasier sur mes orteils vernis enfin rendus à la liberté, je me dirige vers le centre du village.

Je n'ai pas besoin de grand-chose, mais j'aime cette ambiance, les vendeurs qui bavardent avec leur clientèle en forçant un peu l'accent du coin, les couleurs éclatantes des étals de fruits et légumes, la bonne odeur des poulets rôtis qui tournent lentement sur leurs rangées de broches, les fromages que j'ai envie de goûter tous, la charcuterie corse dont je me tiens soigneusement à l'écart, les microrobes à trois francs six sous et les tops moulants archi-décolletés qu'affectionnent les cagoles, même les bijoux en toc doré que je ne porterai jamais. Les enfants aux jambes nues et déjà brunes zigzaguent entre les stands. Plantés au milieu de la rue, les adultes discutent tranquillement sans se soucier le moins du monde de gêner le passage. 

Je constate avec plaisir que quelqu'un a repris la presse fermée depuis trois ou quatre mois. C'est triste, un village provençal où on ne peut pas acheter le journal et des cartes postales kitsch avec deux palmiers sur fond de coucher de soleil. A la bonne boulangerie de la place de l'église, je fais héroïquement la sourde oreille aux cris des brioches dodues qui me supplient de les emmener et prends juste une baguette aux céréales. Au 8 à Huit, deux boîtes de thon à l'huile d'olive. A la marchande d'olives, une barquette de tapenade verte dont je raffole - mais pas de caviar d'artichaut, soyons un peu raisonnable. Chez mon primeur, une barquette de fraises, des abricots dont le jus ressemble à du miel et des tomates grappe incroyablement parfumées dont je sniffe discrètement la tige comme une junkie. Puis je rebrousse chemin sans me presser. 

Et en passant près d'un petit groupe de trois personnes, j'entends soudain: "Non mais quand même, j'ai beau ne pas être... Il faut reconnaître qu'elle dit des choses très justes". Une intuition; je ralentis et dévisage le trio. Gens d'âge mûr, chapeau de paille et robes à fleurs pastels pour les dames, lunettes bifocales et pantalon en lin beige un peu froissé pour le monsieur. Bien sous tous rapports. "Oui, et puis bon, le père était un peu... mais elle, elle passe mieux. Elle fait plus politiquement correct, quoi." Bingo. Ils hochent tous les trois la tête d'un air entendu, ces gens qui n'osent même pas aller au bout de leurs idées et prononcer les mots qui fâchent. Et le petit goût de paradis de ce dimanche matin vire à l'aigre dans ma bouche. 

dimanche 27 mai 2012

Concours "7 ans de blog": les résultats!


J'ai eu beaucoup de mal à choisir parmi les photos que vous m'aviez envoyées. Tellement de mal, en fait, que j'ai finalement décidé d'en récompenser non pas une, mais trois. 

La grande gagnante, qui remporte le paquet girly/japonais, est L@ure. Elle publie des clichés vraiment magnifiques sur son blog, pleins de douceur et de poésie, et envisage de faire de la photographie son activité secondaire. 




En seconde position, la photo de Mélusine, un peu dans la même tonalité avec son goûter de peluches: 




En troisième position, la photo de Ms Brown et de sa moustache en crème fouettée rose, parce que ça m'a bien fait marrer d'imaginer la galère que ça avait dû être de se "maquiller" ainsi:




Mélusine et Ms Brown recevront chacune une petite surprise de ma part, à condition comme L@ure de m'envoyer leur adresse postale. 

Merci à toutes pour votre participation!

"Cuisine tatare et descendance"


Quand Sulfia, sa fille unique si laide et si terne, lui annonce qu'elle est enceinte par l'opération du Saint-Esprit, Rosalinda ne pense d'abord qu'à éliminer l'enfant à naître. Malgré tous ses efforts, Aminat paraît, et Rosalinda conçoit immédiatement pour elle un amour violent et exclusif, au point de tenter d'évincer Sulfia. Son mari la quitte? Elle s'en moque: c'était un bon à rien qui ne lui manquera pas. Alors que la pénurie fait rage dans l'URSS des années 80, Rosalinda se démène pour qu'Aminat soit bien élevée et ne manque de rien. Un jour, elle se rend compte que dans l'intérêt de l'enfant, elle doit trouver un moyen de leur faire quitter le pays... coûte que coûte. 

Quel personnage que Rosalinda! La narratrice de "Cuisine tatare et descendance" est un véritable tyran domestique. Elle a toujours raison, les autres ne sont que des cancrelats à côté d'une femme aussi belle et intelligente qu'elle. La façon dont elle vante sans cesse ses propres mérites tout en rabaissant son entourage fait hésiter le lecteur entre la stupéfaction, le rire et le doute - et si, dans le fond, Rosalinda n'était pas un monstre d'égoïsme mais une femme pragmatique convaincue que la fin justifie les moyens, et qui fait de son mieux pour s'en sortir dans des circonstances difficiles?  Même si l'on est horrifié par la manière dont elle manipule ses proches, on ne peut s'empêcher d'admirer sa volonté de fer... et de dévorer son histoire d'une traite pour savoir comme elle finira. Bien écrit et bien traduit de l'allemand, "Cuisine tatare et descendance" donne à l'immigration le visage d'une femme hors du commun. 

samedi 26 mai 2012

Où Etre Exquis révèle un potentiel de geekitude insoupçonné


Nous sommes assis à la terrasse de l'Opéra Café. Après une brève séance de shopping utilitaire, nous avons fait un déjeuner tardif mais très sympa dans un resto choisi au hasard, sur une jolie petite place de la vieille ville. Puis j'ai cherché chez le bouquiniste la suite des "Gouttes de Dieu", dont il n'avait pas un seul volume, et Etre Exquis a cherché des mocassins Church en daim bleu marine que le magasin n'avait plus en 46. Il ne nous restait plus rien à faire en ville, mais il faisait trop beau pour que j'aie envie de rentrer chez moi. 

Donc, nous buvons un verre à la terrasse de l'Opéra Café en face du bâtiment éponyme. C'est un endroit où j'ai beaucoup de souvenirs: pendant un an, j'y ai suivi des cours de danse classique sous les combles et fait de la figuration dans différents spectacles - esclave maure enduite de cirage noir dans "Aïda", petit frère à perruque poudré qui chantait "Jésus vient de naître" dans "Werther". Et pendant une vingtaine d'années, tous les mois de juin ou presque, j'ai participé à l'un ou l'autre gala durant lequel mon père s'endormait immanquablement dès le troisième morceau de piano. 

En fermant les yeux, je revois l'étroit escalier en colimaçon qui montait vers la salle de cours, le carrelage dans le couloir des loges, les miroirs hollywoodiens entourés de spots, les costumes bariolés qui s'entassaient en désordre sur les portants. Je sens l'odeur de la poussière, de l'encaustique, du tissu défraîchi et de la résine qu'on écrasait sous nos pointes pour ne pas glisser. J'entends le bruit de la canne avec laquelle ma prof scandait les pas, celui du lourd rideau en velours bordeaux qui s'ouvre sur une salle dont les projecteurs empêchent de voir les dorures magnifiques et les fauteuils tous occupés, le brouhaha des voix dans le foyer pendant l'entracte. Ce bâtiment abrite un univers en soi, un monde très spécial auquel j'ai appartenu quelque temps, même si je n'y ai toujours été que de passage. Dans mon souvenir, c'est un labyrinthe grouillant de recoins obscurs, de décors en carton-pâte et de femmes maigres outrageusement maquillées. Du coup, je m'étonne toujours que, vu de l'extérieur, il semble si petit, et j'en fais la remarque à voix haute. 

- Normal, réplique Etre Exquis, imperturbable. C'est parce qu'en fait, c'est un Tardis. 

Jolies trouvailles au fil du net


Les grandes chaînes m'ennuient de plus en plus. Oh, bien sûr, je continue à acheter des accessoires à trois francs six sous chez Claire's et à faire mes stocks de débardeurs basiques chez Pimkie. Mais dans la mesure du possible, pour des raisons d'originalité autant que pour encourager les initiatives individuelles, j'essaie de me servir plutôt chez des petites marques, des artisans ou des créateurs indépendants. Aucun de mes craquages récents ne vient du genre de magasin qu'on pourrait trouver dans la rue Neuve à Bruxelles. Je vous montre?




- Deux sublimes vernis pailletés de marques très difficiles à trouver en France (un Ozotic et un Mask-a-rade) achetés dans la boutique de Pshiiit, mon nouvel antre de la tentation. Mais Camille est adorable; elle fait de très jolis paquets, des photos magnifiques, et elle mérite de vivre de sa passion.

- Trois tampons de scrapbooking (ou d'art journaling...) provenant de chez Elise Blaha, une de ces Américaines dont l'attitude positive m'inspire énormément. J'adore son blog qui déborde de projets faciles à réaliser, et surtout ses billets persos d'une grande sincérité. Elise a un mari médecin militaire qui a récemment passé 7 mois en Afghanistan; c'était très touchant de voir les efforts qu'elle déployait au quotidien pour ne pas céder à la peur et au découragement.

- Un tampon personnalisé (oui, avec ma bobine dessus!) signé Lili Mandrill, dont je compte me servir pour enjoliver ma correspondance papier. Délai de réalisation annoncé: deux mois; en réalité: trois mois. N'empêche que je suis tentée de recommencer avec une photo de Chouchou et moi, cette fois. Une chouette idée de cadeau, à condition de s'y prendre très à l'avance. 

- Une broche-renard en laine cardée nommée "Gruyère" et réalisée par Anne Montel, la talentueuse dessinatrice de "Shä & Salomé". Récemment, j'ai craqué et lui acheté une planche originale devant laquelle je bavais depuis des mois. Je sais que c'est un trésor que je chérirai longtemps. 



A défaut d'acheter moins de trucs, j'ai au moins la satisfaction d'acheter mieux, de mon point de vue!

vendredi 25 mai 2012

Etre free lance: j'aime, j'aime pas



Si je bosse dans cette position, je me nique le dos tout de suite, c'est clair!

J'aime:
- Gérer mon temps de travail toute seule; me lever à l'heure que je veux, caser un long déjeuner entre copines à midi sans que personne me le reproche, prendre mes vacances au moment de mon choix plutôt qu'en fonction de celles de mes collègues, décider qu'aujourd'hui je ne vais rien foutre parce qu'il fait trop beau dehors et que je préfère aller me caler à une terrasse de café avec un bouquin. 
- Bosser décoiffée et en pyjama si ça me chante (et ça me chante tout le temps).
- Ne pas avoir à subir des collègues que je n'ai pas choisis, des supérieurs pénibles, des subordonnés qu'il faut surveiller comme le lait sur le feu; ne pas être prise dans des conflits de personnes qui sapent l'énergie et bouffent du temps pour rien.
- Pouvoir moduler ma quantité de travail en fonction de mes besoins: accepter plus de boulot si j'ai un projet à financer, moins si j'ai envie de souffler un peu et les moyens de me le permettre. 
- Pouvoir travailler depuis n'importe quel endroit muni d'une prise de courant et, si possible, d'une connexion internet, ce qui me permet de partager ma vie entre trois endroits
- Avoir un temps de transport matinal d'exactement quatre secondes et demi entre mon lit et mon bureau. Le métro bondé, les grèves de bus, les embouteillages sur le périphérique: connais pas. 

J'aime pas:
- Avoir des rentrées d'argent irrégulières et devoir, parfois, insister lourdement pour obtenir d'être payée dans un délai raisonnable. 
- La protection sociale minable (encore que les traducteurs littéraires ne soient pas trop défavorisés sur ce plan par rapport à d'autres catégories d'indépendants, je trouve): pas d'assurance chômage, très peu de retraite, pas de congés payés, pas de congés maladie. Il vaut mieux avoir une santé pas trop fragile et si possible un conjoint avec des revenus stables. 
- La paperasse à remplir, source toujours renouvelée d'arrachage de cheveux et de prises de tête ubuesques avec l'administration.

Quand je me suis lancée en free lance il y a 18 ans, mes parents étaient effarés que je renonce à la stabilité d'un emploi salarié. Mais aujourd'hui, à part les fonctionnaires, peu de salariés peuvent se vanter de ne pas être sur un siège éjectable. Autre inconvénient du statut d'indépendant: on se sent parfois bien seul chez soi, derrière son ordinateur... Heureusement, depuis quelques années, il y a Facebook pour rester en contact permanent avec les collègues, et même solliciter leur avis quand on bute sur une difficulté. Dans l'ensemble, je trouve que nos conditions de travail relatives se sont plutôt améliorées au fil du temps. Pour ma part, malgré les difficultés, je n'ai jamais regretté d'avoir fait ce choix qui correspond parfaitement à ma nature indépendante et organisée. 

jeudi 24 mai 2012

Jolie Box de mai vs. My Little Red Carpet Box


Le mois dernier, je vous faisais part de ma déception par rapport à ma première Jolie Box, et de ma décision de lui laisser quand même une seconde chance. Au vu de la liste des produits susceptibles de la composer ce mois-ci, je n'étais pas très optimiste: encore des kits Clinique! Et cette fameuse BB crème Erborian que tout le monde adore mais qui ne me convient pas du tout! Une seule chose me faisait vraiment envie: le masque tenseur remodelant Eisenberg. Evidemment, je ne l'ai pas reçu...


Cela dit, sur 4 produits, il y avait quand même 2 full size et 2 taille voyage - et un petit plus sympa: trois cartes recettes délicieusement régressives. Je testerai sûrement les tartelettes framboise-caramel beurre salé, vu les stocks que j'ai rapportés de Bretagne!


- Gommage sensoriel aux fleurs blanches Liérac: je n'utilise pas de gommage corps, essentiellement par flemme. Je tenterai de poser le tube sur le bord de la baignoire, pour voir s'il finit par m'inspirer. 
- Serum Good-Bye Cellulite de Nivéa: après avoir comme toutes les filles cru en l'efficacité de ce genre de produit, j'ai cessé d'en acheter depuis belle lurette. Mais bon, je testerai quand même celui-là, sans en attendre autre chose qu'une légère amélioration de la peau de mes cuisses. 
- Intensive Ice Plant Cream du Dr. Hauschka: j'ai beaucoup entendu parler de la marque, mais je ne l'avais jamais testée. Et je viens de terminer un pot de la crème au citron Lush dont je me sers habituellement pour hydrater la peau sèche de mes coudes et mes pieds, donc ce produit tombe à pic!
- My Payot Jour, soin aux extraits de superfruits: je suis intriguée. Les superfruits sont-ils les bananes à pouvoir accélérant, ralentisseur ou démultiplicateur de Fruit Ninja? Si oui, je crains fort qu'ils ne réussissent à démultiplier que les boutons dont mes joues et mon front se couvrent dès que je modifie d'un iota ma routine visage. Comme je suis curieuse (et dermatologiquement suicidaire), il y a de fortes chances que je l'essaie quand même. 


Passons maintenant à la Little Box dont le thème, pour la première fois, n'avait pas été dévoilé à l'avance. Festival de Cannes oblige, c'est donc "Tapis rouge" ce mois-ci. Du glamour en perspective!


Pour la première fois depuis que je suis abonnée, les goodies me déçoivent. Il n'y a là-dedans rien que j'utiliserai. La coque d'iPhone me paraît bien intentionnée mais mal ciblée: je doute que la majeure partie des abonnées possède cet appareil. Et heureusement pour My Little Box que ce n'est pas moi qui avais le ticket d'or - étant donné que j'ai ouvert ma boîte hier, ils se seraient retrouvés sans gagnante à qui faire monter les marches du festival il y a quelques jours!


Le pochon désormais toujours customisé par rapport au thème du mois contient pas moins de trois produits Loréal! Je sais bien que la marque est le partenaire officiel du festival, mais je trouve ça décevant. Je suis abonnée à des box beauté pour découvrir des marques que je ne connais pas, tester des produits pas encore sortis dans le commerce ou des marques de luxe que je n'achèterais pas forcément les yeux fermés. Or, là, on a droit à des produits trouvables dans tous les supermarchés et sortis depuis, euh, plusieurs décennies pour l'un d'eux. 
- Laque Elnett fixation normale (full size): la dernière fois que j'ai utilisé de la laque, c'était pour un spectacle de danse il y a plus de dix ans. J'en ai encore une bombe toute neuve dans mon placard, et je me disais récemment que je ferais bien de m'en débarrasser... 
- Code jeunesse lumière (full size): une crème de jour anti-vieillissement. A priori, le genre de produit dont je commence à avoir besoin. Mais ma peau ultra-sensible frémit à l'idée de se coller du Loréal sur la figure. 
- Mascara Volume millions de cils: bon, ça, j'avoue, je voulais l'essayer. Et j'avais justement besoin d'un nouveau mascara noir. 
Pour compléter, j'ai eu:
- Duo soleil de Clarins: je n'utilise pas du tout ce genre de produit. J'ai un teint de bidet et j'en suis fière!
- Deux échantillons eau de parfum/eau de toilette Elie Saab: je ne porte toujours pas d'autres parfums que de légères odeurs d'agrumes. 

Donc, même si My Little Red Carpet Box respecte son thème et ne se montre pas particulièrement radine, ce mois-ci, j'ai préféré la Jolie Box. Néanmoins, j'avais décidé de ne conserver qu'un seul abonnement à partir de juin, et sur la performance globale au fil des mois, My Little Box m'a beaucoup plus emballée que sa concurrente. C'est donc avec elle que je vais continuer. 

Question d'attitude


Au début de l'année, j'avais choisi le mot "modération" comme thème de mes efforts. Et au final, je me rends compte que le mot qui s'impose à moi, c'est plutôt "attitude". J'ai toujours du mal à me restreindre sur le shopping en dépit de mes bonnes résolutions (je craque moins souvent, mais encore trop à mon goût) et mes efforts alimentaires n'ont pas été assez prononcés pour donner des résultats significatifs. Par contre, je trouve que je fais vraiment des progrès dans mon rapport aux autres et au monde. 

Je m'énerve beaucoup moins vite lorsque je suis prise à contre-pied; je réfléchis avant d'envoyer des mails incendiaires qui ne feront qu'envenimer les choses; j'évite de dire le fond de ma pensée à mes proches quand mon avis n'est pas sollicité et sera probablement mal reçu; je pèse davantage le pour et le contre, avec le souci de préserver mes intérêts mais aussi de ménager mes interlocuteurs. J'essaie de me mettre plus souvent à la place des autres. L'autre jour, j'avais préparé un billet virulent qui risquait de blesser certaines lectrices: j'ai longuement réfléchi avant de renoncer à le publier. Si j'arrive à formuler mon propos de façon plus subtile, j'aborderai le sujet une autre fois. Sinon, tant pis. Je ne suis pas obligée d'assener toutes mes opinions comme des coups de massue, même s'il est évident que j'ai raison quand je suis convaincue d'avoir absolument raison. 

Et puis, je profite davantage des jolies choses dans ma vie. Je me donne du mal pour en créer autant que possible, pour être consciente de ma chance et pour la savourer au maximum. J'essaie de ne pas laisser la tristesse et l'angoisse gouverner mon quotidien. Certains jours ça vient assez facilement; d'autres fois, c'est une lutte de chaque instant. Mais je trouve que ça en vaut la peine. Je ne peux pas faire en sorte que les accidents de la vie nous épargnent, moi et mes proches, mais je suis maîtresse de la façon dont je réagis à ces coups du sort. Je peux me lamenter que c'est vraiment trop injuste jusqu'à ce que mes pleurnicheries aient fait le vide autour de moi, ou bien je peux - si difficile que ce soit - essayer de tirer quelque chose de positif du malheur. Un partage. Une leçon. C'est du boulot, c'est vrai, mais un boulot qui porte sa récompense en soi. Je vis beaucoup mieux depuis que je le fais. 

mercredi 23 mai 2012

La coloc' de la quatrième dimension


Etre Exquis avait besoin d'un endroit où abriter ses amours illégitimes avec Andromaque, qui faisaient jusque là le bonheur (et la fortune) du Novotel local. Moi, j'avais un appartement que je n'occupais pas une bonne partie du temps, pour lequel je m'inquiétais toujours pendant mes absences et où les petits travaux en souffrance s'accumulaient depuis des années. La solution était toute trouvée: je laisserais un double de mes clés à Etre Exquis et, lorsque je ne serais pas à Monpatelin, il utiliserait mon appartement comme baisodrome garçonnière. En échange de quoi, vu qu'il est dans le bâtiment, il referait les joints abîmés de ma cuisine et la face intérieure toute décrépite de l'auvent de mon balcon, remplacerait les ampoules nues qui sortaient des murs par des appliques, etc etc. J'ai trouvé ça tellement parfait comme idée que j'ai dit oui tout de suite. 

Après, j'ai commencé à gamberger. J'ai anticipé mes cheveux qui se dresseraient sur ma tête la prochaine fois que je recevrais mes factures d'eau et d'électricité. J'ai imaginé mon congélateur débordant de Magnum Double Chocolat et incapable d'accueillir ma commande Picard, ma salle de bain pleine de serviettes mouillées abandonnées par terre. J'ai eu des visions d'Andromaque fouillant dans mes albums photos interdits aux moins de 18 ans et s'amusant à les scanner afin de les mettre sur internet, jusqu'au jour où une connaissance masculine avec qui je n'ai pas couché me féliciterait sur un ton goguenard pour ma grande souplesse et mon épilation brésilienne nickel. Ou pire: sortant mes livres de la bibliothèque et les remettant A LA MAUVAISE PLACE, sans aucun souci d'ordre alphabétique ou d'alignement. Sans aller jusque là, j'ai tout simplement eu peur de ne plus me sentir chez moi dans ce lieu dont j'ai soigneusement choisi jusqu'au moindre bibelot, ce lieu où s'entassent mes souvenirs les plus précieux et où chaque objet a une histoire, ce lieu qui est un peu une extension de moi et où j'ai toujours invité les gens avec parcimonie par crainte du désordre qu'ils y sèmeraient. 

Je me suis raisonnée. "Etre Exquis est ton ami. Tu as confiance en lui. C'est un garçon respectueux. Si Andromaque et lui abîment quoi que ce soit sans le faire exprès, il le réparera ou le remplacera. Quant au reste, ils seront bien trop occupés pour se mettre à éplucher tes archives fiscales ou à mélanger tes vieux numéros des X-Men. Reste cool; arrête de te prendre la tête. Non, ils ne vont pas finir par s'installer dans tes meubles et par décider qu'ils sont bien ici, que finalement ils vont garder l'appart' et que tu n'as qu'à aller habiter ailleurs." 

Hier matin, j'ai eu Etre Exquis au téléphone pour lui rappeler que je descendais aujourd'hui. "Au fait, m'a-t-il demandé, ça ne te dérange pas que j'aie mis une télé chez toi?" Euh, après qu'en septembre dernier j'aie hurlé sur tous les tons à la nana du contrôle de la redevance que je n'avais plus de poste depuis des années et que je serais ravie qu'elle vienne s'en assurer, mais que je ne pouvais pas passer ma vie cloîtrée chez moi à attendre sa visite surprise et qu'il était hors de question qu'elle m'impose automatiquement par défaut? Si, ça me dérange. "Pas de souci, a rigolé Etre Exquis. Et la cafetière, ça te dérange pas, la cafetière? Je l'ai prise jaune pour qu'elle aille avec le reste de tes appareils électroménagers." Non, la cafetière, ça ne me dérangeait pas en soi. Mais ma peur de ne plus me sentir chez moi est revenue à la charge de plus belle. 

Et puis finalement, quand je suis arrivée chez moi, il n'y avait pas grand-chose de changé. La télé avait été remballée. Une cafetière jaune, donc, tenait compagnie à ma bouilloire électrique et à l'appareil à croque-monsieur de la même couleur. De jolis gobelets multicolores que je n'avais pas achetés, mais dont j'ai le petit frère à Bruxelles, séchaient dans l'égouttoir de la cuisine. Une bouteille de vin blanc entamée, une de San Pellegrino, une canette de Coca Light et deux paquets de Pépito prenaient le frais dans le frigo, tandis qu'en guise de Magnum Double Chocolat, seul un litre de glace à la vanille occupait le congélateur. Deux gels douche supplémentaires avaient fait leur apparition sur le bord de ma baignoire, et mon bain moussant Harry Potter semblait donner un coup de baguette magique sur la tête du bain moussant Hello Kitty qui, d'habitude, trône dans le coin opposé. Ca m'a fait marrer. Pour le reste, mes draps avaient été lavés et mon lit refait; le carrelage blanc était nickel sans la moindre trace de chaussures. 

J'ai souri à Etre Exquis qui était venu me chercher à la gare de Monpatelin pour me conduire jusque chez moi. "En fait, c'est comme si on était colocataires de la 4ème dimension. On occupe le même espace mais jamais en même temps." Et en fin de compte, j'ai trouvé ça super cool et rassurant. 

Leçon à retenir: tout s'est passé comme la logique le voulait et non comme la parano en moi le craignait. Je suis bien contente de ne pas avoir laissé mes angoisses stupides m'empêcher de rendre service à quelqu'un sur qui j'ai toujours pu compter depuis 15 ans qu'on se connaît. Et j'espère que mes craintes s'en trouveront atténuées la prochaine fois que se présentera une situation anxiogène. A force de faire les choses malgré mon appréhension et de me rendre compte que ça n'entraîne aucune catastrophe, un jour, si ça se trouve, je n'aurai plus d'appréhension du tout - ou si peu. Je serai devenue optimiste. 

J'ai hâte. 

"Mauvais genre"


Ils sont six étudiants d'Oxford qui vivent ensemble dans une immense maison décrépite. Mark, le propriétaire des lieux, est riche à ne plus savoir quoi faire de son argent, passionné de théologie, gay et dépressif. James, le narrateur issu d'une famille modeste, a toujours été un élève brillant, mais une blessure au genou le fait décrocher sur le plan scolaire et réduit à néant ses espoirs sportifs. Emmanuella la belle Espagnole est l'objet initial de ses fantasmes, mais c'est avec Jess la violoniste qu'il connaîtra sa première relation sérieuse. Enfin, Franny, grande bosseuse qui n'a pas la langue dans sa poche, sort avec Simon dont la petite soeur Nicola va bouleverser l'existence de Mark... 

"Exceptionnellement décadent et comique", affirme Frédéric Beigbeder sur la couverture de "Mauvais genre". Sans doute était-il sous l'emprise de quelque substance illicite quand il a rédigé cet avis. J'ai cherché vainement une trace d'humour dans la prose de Naomi Alderman. Quant à la décadence annoncée, il semble qu'elle se résume à la bisexualité de certains personnages et à leur tendance à ne se coucher qu'une fois le jour levé. On a vu plus subversif - par exemple, dans "Le Maître des illusions" de Donna Tartt qui, à partir de la même situation de départ, développait une histoire autrement sulfureuse, malsaine et cruelle. Ici, le drame annoncé dès l'introduction m'a laissée totalement froide, et pas un instant je n'ai réussi à m'intéresser au sort des personnages. Je ne dirais pas que "Mauvais genre" est un bouquin à jeter, mais de mon point de vue, il souffre beaucoup de la comparaison avec ce qui reste l'un de mes romans préférés de tous les temps. 

mardi 22 mai 2012

Qui a deux trois maisons perd la raison?


Depuis quelques années déjà, je ne sais plus dire où je vis ni d'où je suis. J'ai grandi à Monpatelin et, clairement, une partie de mon coeur reste là-bas même si la plupart des gens que j'y connaissais sont partis s'installer ailleurs. Des fantômes de moi guettent les grattements nocturnes des souris dans un studio miteux de la rue Gramat à Toulouse, dansent un peu ivres dans les caves d'Aix-en-Provence ou écument les boutiques de bédé à Nantes. Vautrés dans un canapé du Borders de Lancaster, Pennsylvanie, ils dévorent des bouquins de développement personnel en espérant y trouver une clé. Assis à l'arrêt Trois Communes de Vitry-sur-Seine, ils attendent le 183 avec leur sac de voyage. 

Aujourd'hui, j'ai une brosse à dents à Monpatelin, une autre à Bruxelles et encore une autre dans un petit bled près de Toulouse. Trois paires de pantoufles toutes achetées chez Etam Lingerie et trois tubes de crème pour peaux intolérantes Avène, histoire de ne pas passer ma vie à les trimballer. Je réserve mes billets de train à minuit une trois mois jour pour jour avant la date de mes voyages. Je connais le bon plan pour caser mes bagages dans les nouveaux TGV avec les sièges oranges et violets, et je sais quelle enseigne de boulangerie fait les meilleurs sandwichs. Je passe mes commandes internet et mes annonces eBay une semaine avant de rentrer à Monpatelin parce que les frais de poste et de douane sont moins élevés en France. De Bruxelles, je descends des speculoos Dandoy et des pièces d'euro belges ou néerlandaises à mon père. De Toulouse, je ramène des lentilles corail, des fraises séchées et des amandes roses achetées au Paradis Gourmet. A Monpatelin, je stocke mes bouquins et case tous mes rendez-vous médicaux. Mon porte-cartes bourré massacre contient d'un côté les cartes de fidélité des magasins français et de l'autre, celles des magasins belges. Je dis "escagasser" et "non, peut-être". Je jongle avec deux trousseaux de clés et deux téléphones portables (généralement déchargés l'un comme l'autre, histoire de ne pas faire de jaloux). 

Par moments, ce mode de vie me pèse. Il réclame une sacrée organisation et génère pas mal de petits tracas matériels. J'aimerais avoir toutes mes affaires sous un même toit, ne pas vouloir systématiquement porter le T-shirt qui est resté à mille kilomètres de là. Passer moins de journées entières dans des trains en retard neuf fois sur dix, me casser moins le dos avec le monstre turquoise. Surtout, j'aimerais ne pas être perpétuellement en manque de quelqu'un. Mais je me dis que par les temps qui courent, avoir trois maisons et trois fois des gens qui m'aiment, c'est une sacrée chance que je devrais m'efforcer de savourer davantage. 

lundi 21 mai 2012

Swap littéraire "Bédé, comics, manga": les paquets reçus (16)


Voici le paquet de Siobann pour Marie-Sandrine:




Un parfum de mystère s'échappe du paquet déposé sur ma table de bois usé... des fumets de papier collé, de vanille de thé et de gourmandises viennent s'y superposer en couches multiformes. 
Un rectangle aux coins aigus me regarde derrière des verres fumés: une pleine lune, deux ailes reptiliennes découpées masquent un regard.... Une bouche au magenta pulpeux, des cheveux assortis: une invitation. Zombillénium a investit démoniaquement l'étagère VIP de ma bdbliothèque. Une visite privilégiée backstage dans les méandres du quotidien de Zombiland, mieux que Disneyland avec des vrais morceaux de zombies dedans! Un concentré de sang coagulé ou frais, de momies, de loup garous, d'aventure et d'humour. Une patte griffue aux dessins sobres, aux aplats nuancés, aux textes emballés d'un cynisme d'outre tombe... Un délicieux cocktail mélange surprenant de croquant et de faisandé: une vraie découverte et une belle gourmandise! 
Pour masquer les odeurs de décomposition un paquet d'encens vanillé de Madagascar, pour un goût en 3D des vraies langues de dragon (si,si!) mais encore meilleures que celle du marché de Salem et pour faire glisser le tout du chaleureux thé d'Himalaya... 
Merci pour ce surprenant et convaincant voyage dans un nord "de la mort qui tue"! Je salive de dévorer la suite..Je sens que mes canines commencent déjà à pousser, faut que je file vite au ravitaillement. MERCI pour cette piquante et multisensorielle découverte!


Marie-Sandrine

"Desperate Housewives" saison 8: une belle fin


(Attention: spoilers!)

Au départ, je n'avais pas l'intention de regarder "Desperate Housewives". Je me suis enfilé toute la saison 1 en catastrophe lorsque, à l'époque, un éditeur m'a proposé de traduire le guide de la série. Et puis comme j'étais séduite, j'ai continué à la suivre au fil des ans tandis qu'elle enchaînait les hauts et les bas. 

A l'automne 2010, quand les scénaristes ont fait revenir Paul Young, je me suis dit qu'ils étaient arrivés au bout de leurs idées mais que ça pouvait constituer un bon moyen de terminer la série en bouclant la boucle. Et quand la saison 8 a été annoncée, j'ai pensé que ça allait être la saison de trop, celle qui me laisserait sur un sentiment de "bon débarras" plutôt que sur la tristesse de quitter des personnages aimés. 

Résultat, nous avons eu droit à la meilleure saison de "Desperate Housewives" depuis longtemps. Cette fois, les coupables n'étaient autres que nos héroïnes qui, dans le final de la saison précédente, avaient enterré le cadavre du beau-père de Gaby tué plus ou moins accidentellement par Carlos. Au lieu de nous demander ce qui se tramait, nous nous somme demandé comment Susan, Bree, Lynette et Gaby allaient s'en tirer. Nous avons vu le remords les ronger et mettre à mal leur amitié indéfectible jusque là. Et puis, nous avons vécu avec elles deux drames poignants: la mort de Mike, abattu par un mafieux auquel il avait tenu tête, et celle de Karen McCluskey rattrapée par son cancer. J'ai toujours été fan de ce personnage secondaire, cette petite vieille sarcastique et bourrue qui avait certaines des meilleures répliques, et même si elle m'a fait pleurer comme un veau, je suis ravie de la sortie magnifique que les scénaristes lui ont concoctée. 

Pour le reste, la boucle a bel et bien été bouclée par d'astucieux rappels du tout premier épisode de la série. J'ai adoré qu'après une séparation déchirante, Tom et Lynette se remettent ensemble, adoré que le groupe éclate pour que chacune des quatre femmes suive son chemin - même si, au fond, on ne sait pas ce qu'il adviendra de Susan -, adoré que l'on revoie dans la dernière scène une bonne partie des fantômes de Wisteria Lane alignés sur le trottoir comme pour saluer celle qui est la première à quitter la rue. C'était une bonne saison et un finale extrêmement réussi pour une série à laquelle je me suis bien plus attachée que je ne l'aurais cru. 

"Un jardin extraordinaire"


En voyage au bout du monde ou au volant de sa voiture, Maud Ritter sème le désordre partout où elle passe. Rien ne résiste à la tyrannie de son énergie. Mais il suffit d'une rencontre dans un train avec Fox, grand maigre aux allures d'évêque, pour réveiller chez elle les feux éteints de la séduction. 

Ni le titre de ce roman de Sophie Bassignac, ni l'illustration du bandeau, ni même la quatrième de couverture ci-dessus ne m'auraient convaincue d'acheter  "Un jardin extraordinaire". Mais il se trouve que j'en avais lu une critique très alléchante dans un magazine féminin quelques jours avant ma visite à la Fnac. Alors, je me suis autorisé ce craquage, et je ne l'ai pas regretté. 

"Un jardin extraordinaire" est de ces romans que l'on hésite à dévorer d'une traite ou à économiser pour le faire durer le plus longtemps possible. Sophie Bassignac a une écriture lumineuse et pleine de vie - presque autant que son héroïne, femme sublimement libre et solaire dont l'ennui est le pire ennemi. Son jardin éphémère, renouvelé à chaque saison, reflète le chaos magnifique qui bouillonne en son âme. Chacun de ses gestes un peu trop amples, chacun de ses mots prononcés avec un peu trop d'enthousiasme vibre d'une intensité presque douloureuse pour son entourage. Le moindre détail du quotidien peut susciter  en elle une émotion bouleversante. 

"(Maud) avala une grande rasade de grenadine à l'eau qui lui fit l'effet d'une bombe à fragmentation. Un saut vertigineux dans le vide la ramena directement en enfance, comme si rien ne s'était passé entre-temps. Aucune image précise, remarqua-t-elle, mais un état perdu et retrouvé qui lui fit habiter son corps de la tête aux pieds et sans douleur. A la terrasse du café, elle avait soudain dix ans, et personne ne le voyait." 

Si Maud existait pour de vrai, je la trouverais sûrement épuisante. En tant qu'héroïne de roman, elle est habitée par une grâce tout simplement inoubliable. 



Vernis 533-April de Chanel
Marque-page trouvé chez Bird on the wire

dimanche 20 mai 2012

Bilan du week-end: j'ai...


- Profité d'un virement reçu avec 15 jours d'avance (ça change un peu!) pour acheter deux aller-retour Bruxelles-Genève en date du 3ème week-end de septembre. Hâte de revoir mes Gruyéroises préférées.

- Profité du même virement pour commander un nouveau grand sac à main, toujours chez Nat&Nin à qui je reste fidèle pour la troisième saison. J'hésitais entre le Orage (gris clair) et le Corail; finalement j'ai estimé qu'il y avait déjà bien assez de gris à Bruxelles et que la teinte la plus gaie serait la mieux venue. J'ai dû avoir le dernier, car depuis, la couleur a disparu du site.

- Lu le premier tome de trois nouvelles séries de bédé: "Rhapsody" (mwi bon bof), "Dix-huit et vingt ans" (mignon), "Une nuit à Rome" (génial). En romans, terminé "Un jardin extraordinaire" et attaqué "Mauvais genre", dont je vous reparle très vite.

- Fait le tri de mes carnets, viré certains projets inachevés et résolu d'en terminer trois autres qui étaient presque finis. Par contre, pas pris le temps de m'attaquer à mes placards de salle de bain.

- Commandé des cartes de visite pour le blog, et aussi des autocollants à apposer sur l'enveloppe quand j'envoie des lots de concours ou des paquets de swap. Des années que j'en parle; mais là, je suis invitée à un événement presse le 4 juin et ça m'a décidée à me bouger enfin. Résultat: j'aurais dû me décider avant, parce que c'est vraiment un jeu d'enfant sur Moo. Et parce que maintenant, je ne vais être livrée que le 6 juin.

- Dans la foulée, changé mon avatar HelloCoton. Enlevé l'auto-portrait saturé que j'avais fait dans la voiture d'Etre Exquis pendant l'été 2006, et mis à la place une photo de chaussures dans de l'herbe piquetée de pâquerettes, prise au début du mois.

- Ouvert un dossier pour les inscriptions du swap beauté. Déjà une dizaine de participantes, ça va être chouette! Egalement reçu et classé de nouvelles photos sympas pour le concours anniversaire.

- Enfin réussi à passer le niveau 55 de Bubble Witch Saga (le jeu dont je me sers pour procrastiner depuis que j'ai désinstallé Farmville, et qui présente l'avantage de fonctionner selon un système de "vies" renouvelables au rythme d'une par demi-here seulement).

- Testé le vernis Bikini de Dior, et pas aimé du tout. Oh, la couleur est un très joli corail; rien à dire de ce côté-là. Mais le pinceau, misère! Même sur des vernis à moins de 3€, il est mieux que ça. Trop large, trop droit, avec une tige mal foutue qui retient trop de vernis et qui le rend impossible à doser correctement - au secours! Sur un produit à 20€, c'est carrément du foutage de gueule.

- Envoyé 5 cartes Postcrossing, dont une à une Américaine avec un profil tellement cool que je voulais la supplier de devenir ma nouvelle meilleure amie.

- Fini la 8ème et dernière saison de "Desperate Housewives" au milieu d'un torrent de larmes. Billet à ce sujet demain. 

J'espère que votre week-end a été aussi bien rempli que le mien!


Illustration empruntée ici.

No future?


Hier, en faisant du vide dans mon étagère à carnets qui débordait de partout, j'ai été stupéfaite de voir le nombre de projets datés de 2008 et laissés en suspens. 2008, c'est l'année où j'ai arrêté le scrap. Après ça, il y a eu quelques maigres tentatives pour me recentrer sur le dessin. Et puis à partir de l'été 2010 (l'époque où la maladie de mon père s'est déclarée), plus rien. Enfin, si: j'ai redoublé d'activité sur ce blog. J'ai écrit davantage, mais je n'ai plus rien fait d'autre. Le crochet ne compte pas vraiment à mes yeux, parce que ce n'est pas une activité créative de la manière dont je le pratique, en me contentant de suivre des patrons imaginés par d'autres.

En réfléchissant bien, je me suis rendu compte que ce ne sont pas seulement mes activités pseudo-artistiques qui sont à l'arrêt depuis presque deux ans. Je n'ai plus aucun projet au-delà d'une période de six mois, et encore, c'est parce que les voyages doivent être organisés un certain temps à l'avance pour ne pas revenir trop cher. Et quand le plus "gros" d'entre eux - le road-trip californien qu'on devait faire avec Chouchou ce printemps-ci - est tombé à l'eau à cause de son boulot, j'ai fait la fille contrariée, mais en fait, une partie de moi était soulagée. Trop peur que quelque chose foire avant le départ; je préférais ne rien prévoir. Ou quelque chose de plus modeste, comme une semaine en Bretagne, facile et peu coûteuse à annuler en cas de pépin.

Je n'arrive plus à me projeter dans l'avenir à long terme - ni même à moyen terme, en fait. Je pourrais m'abriter derrière la maladie de mon père et dire que je veux rester disponible au cas où ma famille aurait besoin de moi. Il y a un peu de ça, c'est vrai, mais pas seulement. Je suis comme à l'arrêt, tellement persuadée que l'épée de Damoclès va me tomber sur la tête d'un jour à l'autre que faire des plans pour 2013 ou 2014, voire préparer un changement important pour dans cinq ou dix ans me semblerait relever de la pure provocation. Comme si je craignais d'attirer sur moi l'attention du mauvais sort en ayant l'outrecuidance de penser que je vais vivre aussi longtemps, ou juste avoir encore les moyens de réaliser mes rêves alors qu'une crise terrible fait rage autour de nous.

Swap beauté: ouverture des inscriptions


En juin, j'ai décidé de tester un nouveau type de swap axé sur la cosmétique. Le principe sera le suivant: 

1. Vous vous inscrivez en m'envoyant un mail à leroseetlenoir@hotmail.com au plus tard le 27 mai à 23h59. Dans ce mail, vous m'indiquez:
- votre ville et votre pays de résidence
- vos éventuelles limitations: si vous préférez ne pas envoyer de colis à l'étranger pour des raisons de budget, par exemple, ou si vous connaissez déjà une autre des filles susceptibles de participer et souhaitez ne pas être appariée avec elle
- pour les "nouvelles" (les filles que je ne connais pas): vous me dressez un portrait rapide de vous
- dans tous les cas, vous me dites quelle sorte de produits vous intéresse plus particulièrement: visage, corps, cheveux, maquillage...
MERCI DE BIEN INCLURE TOUS LES RENSEIGNEMENTS DEMANDES DANS CE PREMIER MAIL.

2. Une fois les inscriptions clôturées, je forme des paires - pas une boucle, cette fois - et le 31 mai au plus tard, je communique à chaque participante l'adresse mail de la fille qui sera à la fois sa swapée et sa swapeuse. Ainsi, vous pourrez discuter de vos goûts entre vous et vous communiquer mutuellement votre adresse postale le moment venu. Je ne m'occupe de rien ou presque, et il n'y a aucun risque d'erreur. 

3. Chaque colis devra contenir 3 produits de beauté choisis en fonction des goûts de votre binôme, plus une surprise (une gourmandise, un livre, un bijou fantaisie, une création perso... ce que vous voulez). Je ne souhaite pas indiquer de valeur globale. Je préfère que chacune fasse en fonction de son budget, de son inspiration, des produits qu'elle trouve localement ou de ses éventuels talents de créatrice.

4. La date limite d'envoi sera le 25 juin 2012.

5. Une fois son colis reçu, chaque participante s'engage à m'envoyer dans un délai raisonnable un compte-rendu agrémenté d'une photo (si possible réduite à moins de 100Ko). Si elle choisit de publier le compte-rendu en question sur son propre blog, un lien me suffira. 

Ca vous dit? Alors, envoyez-moi un mail. Les places ne sont pas limitées, mais je devrai clôturer à un nombre pair, donc attention à ne pas être la dernière d'un nombre impair!

Illustration empruntée ici

samedi 19 mai 2012

"Une nuit à Rome" T1


A l'aube de la quarantaine, Raphaël vient enfin de se caser avec Sophia. Renonçant à ses aspirations artistiques, il a accepté un boulot dans l'agence immobilière du père de la jeune femme, et il vient d'adopter un chaton avec elle - pas encore de faire un bébé, mais ça pourrait venir. Bref, la vie de Raphaël semble enfin lancée sur des rails... jusqu'au moment où il reçoit une vieille cassette VHS. Vingt ans plus tôt, il s'est filmé avec son amour de l'époque, Marie. Tous deux nés un 15 août, ils se sont promis, quoi qu'il advienne, de passer ensemble la nuit de leurs 40 ans - à Rome. 

Comment ces retrouvailles vont-elles aboutir au drame annoncé dès l'introduction? On ne le saura que dans le deuxième et dernier tome de cette histoire étonnamment prenante. Avec un trait d'un classicisme très expressif, le scénariste et dessinateur Jim évoque les premières amours qui laissent dans le coeur un regret pareil à un poison, les rêves de jeunesse enfuis et les inévitables compromis(sions) de l'âge adulte. Il pose la question de la fidélité et du désir sans porter de jugement ni chercher à fournir de réponse. J'ai adoré cette bédé à la sensibilité frémissante et au goût de vérité difficile à regarder en face. Pour prendre mon mal en patience en attendant la parution du tome 2, je m'en vais suivre le travail de l'auteur sur son blog

Swap littéraire "Bédé, comics, manga": les paquets reçus (15)


Voici le paquet de Sparke pour Mimou:




Après une longue attente, j’ai reçu le colis du swap qui m’était destiné. Quand je suis entrée chez moi après avoir récupéré ce gros colissimo, je me suis d’abord souhaité un joyeux non-anniversaire avant de me jeter littéralement dessus !

Il contenait plusieurs petits paquets, tous annotés (cinq pour être exacte, mon swapé ayant voulu se faire pardonner pour ce retard qui n’était pas de sa faute), et une lettre. J’ai suivi les indications de la lettre, en ouvrant tout d’abord « Les deux petits plus » : un thé Oolong, et une boule à thé avec son support. Ça tombait bien, je n’avais plus de thé en vrac à la maison, et je ne connaissais pas cette variété ! Il fait maintenant mon bonheur au petit-déjeuner, ainsi que la boule à thé (surtout son support en forme de petite tasse !).

J’ai ensuite ouvert le paquet contenant la BD. Il s’agit du premier tome de la série Urban, « Les Règles du jeu ». Je n’ai pas encore commencé à le lire, seulement feuilleté rapidement. J’aime beaucoup les graphismes que j’ai pu y voir, et l’histoire devrait me plaire. En voici d’ailleurs le résumé, pour celles qui seraient intéressées : « Zacchary Buzz quitte sa famille de fermiers pour se rendre à Monplaisir, une immense cité dédiée aux loisirs, aux jeux, aux plaisirs... Avec pour modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, il rêve d'intégrer la meilleure police du monde : les Urban Interceptor. Monplaisir est une société hyper contrôlée, dirigée par l'omniprésent Springy Fool. A grands renforts de caméras et d'écrans géants, toute la ville peut suivre en direct les moindres faits et gestes de ses habitants. Monplaisir est également sous le contrôle d A.L.I.C.E., un système automatisé composé de robots nettoyeurs qui font la chasse aux voleurs, avec des méthodes plutôt musclées... Ce système permet aux policiers de s'occuper des vrais crimes, car derrière la fête et l'amusement, on retrouve les corps mutilés de plusieurs jeunes filles. Devenant trop gênant, l'enquêteur principal est lui même assassiné par Antiochus Ebrahimi. On met alors sur le coup le meilleur Urban Interceptor : Isham El Ghellab. Cette traque est mise en scène en direct sous forme de jeu télévisé, où les spectateurs peuvent parier sur la mise à mort d'un des deux protagonistes. Zach, qui rêvait de justice, découvre que tout n'est que violence et cynisme et que le monde magique de Monplaisir est bien cruel…».

J’ai ensuite ouvert les deux derniers petits paquets, qui contenaient chacun un petit lapin, un joli lapin doudou rose, avec de grandes oreilles, qui trône depuis sur mon chevet, et un lapin crétin clef USB (j’avais dit que j’adorais les lapins crétins??), que je vais remplir de musiques diverses et variées et qui deviendra incessamment sous peu le meilleur compagnon de mes trajets en voiture.

Merci beaucoup Sparke pour ce colis qui m’a beaucoup plu ! Le petit lapin doudou m’a bien consolée, et le thé est excellent ! Il ne me reste que la lecture de la BD… Merci encore à Armalite pour ce premier swap, qui m’a réconciliée avec ma boîte aux lettres…
BWAAAAAA à toutes et à tous!   

Mimou

"The Big Bang theory" saison 5


(Attention: spoilers!)

La saison 5, qui vient de s'achever, n'est certes pas la meilleure de la série. Après une injection de nouveauté bienvenue dans la saison 4 en la personne de l'hilarante Amy Farrah Fowler, les relations entre les personnages tournent un peu en rond. D'accord, Howard et Bernadette se marient; d'accord, Sheldon est - leeeeeeeentement - en train de se faire à l'idée d'avoir une petite amie. Mais le pauvre Raj est toujours honteusement sous-exploité, réduit à une caricature d'Indien, et surtout, il devient très difficile de s'intéresser à la énième resucée de la relation Leonard/Penny. 

Oui: non seulement, cette saison 5 n'est pas la meilleure de la série, mais c'est même la moins bonne. Et elle reste néanmoins mieux ficelée et dix fois plus drôle que tout ce que j'ai pu voir par ailleurs ces derniers temps. Elle se maintient, par exemple, beaucoup mieux que "How I met your mother" dont le concept de base est pourtant moins étriqué. J'aime la façon dont évolue Howard que je trouvais si horripilant au début; j'aime les horreurs outrancières que Sheldon débite au rythme d'une demi-douzaine par minute; j'aime les pulsions sexuelles mal contenues d'Amy, surtout quand elles débordent sur Penny, et Leonard reste le genre de geek pour lequel j'ai toujours eu un faible inavoué. Après un final drôle et émouvant à la fois, c'est donc avec un enthousiasme très peu diminué que je me lancerai dans le visionnage de la saison 6 à la rentrée. 

vendredi 18 mai 2012

Message de service: un petit point sur les swaps et concours


- Swap bédé d'avril: il me manque le compte-rendu de Marie-Sandrine (qui ne devrait pas tarder à arriver), celui de Theobaldus (qui a reçu un paquet incomplet, quelqu'un ayant dérobé les deux objets dedans, et qui est en train de s'arranger avec sa swapeuse pour leur remplacement), celui de Noémie B (dont le paquet n'est apparemment pas encore arrivé, et dont la swapeuse est actuellement en vacances à Cuba hors d'atteinte internet!) et celui de Mimou (qui pour des raisons techniques indépendantes de la volonté de son swapeur est parti avec pas mal de retard). 

- Swap de cartes postales humoristiques de mai: en cours; les participantes ont jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour faire leur envoi. 

- Swap cosmétiques de juin: j'ai l'intention d'ouvrir les inscriptions dimanche, mais pas de panique, les places ne seront pas limitées (j'aurai juste besoin d'un nombre pair de participantes, donc je peux être amenée à refuser la toute dernière personne qui demandera à s'inscrire).

- Concours "7 ans de rose et de noir": je vous rappelle que vous avez jusqu'à vendredi 25 inclus pour me faire parvenir vos clichés sur le thème "anniversaire" et gagner peut-être un paquet-surprise girly/japonais. 

"How I met your mother" saison 7: il est temps que ça se termine...


(Attention: spoilers!)

Je ne me souviens plus à quel moment exact j'ai commencé à penser que les scénaristes de HYMIM faisaient traîner en longueur et que ça serait bien de boucler la série maintenant, mais ça dure déjà depuis plusieurs saisons. Celle qui vient de s'achever n'aura réussi qu'à me conforter dans mon opinion. Malgré deux ou trois épisodes vraiment drôles ou émouvants (comme celui où Robin apprend qu'elle ne pourra pas avoir d'enfants), dans l'ensemble, ça a été du grand n'importe quoi: Ted TOUJOURS amoureux de Robin au bout de sept ans et deux ou trois tentatives ratées pour former un couple avec elle, sérieusement? 

Mais le pire de tout, c'était ce double épisode final qui empestait le remplissage ("Racontez-moi encore une histoire") et qui, juste après l'annonce des fiançailles de Barney et sa petite amie strip-teaseuse, se terminait par la révélation que la femme qu'il épousait quelques années plus tard était... Robin. Laquelle avait refusé de se remettre avec lui une demi-douzaine d'épisodes auparavant. Les gars, faut arrêter, là. Je vous jure qu'il y a d'autres femmes au monde que Robin Scherbatsky. Par exemple, la future mère des enfants de Ted qui est désormais la seule raison pour laquelle beaucoup d'entre nous continuent à suivre la série. La bonne nouvelle, c'est que si on en croit l'épisode "Trilogy time", d'ici trois ans, la fille de Ted sera née. La mauvaise nouvelle, c'est que du coup, on risque d'attendre encore deux ans la rencontre avec sa mère. 

"Indian palace"


Une veuve ruinée qui ne veut pas finir sa vie chez ses enfants; un couple de retraités qui ont investi tout leur argent dans la start-up de leur fille; un juge hanté par sa jeunesse en Inde et désireux de retrouver la personne dont il pense avoir détruit la vie autrefois; une vieille dame raciste qui a besoin de se faire opérer de la hanche rapidement et à moindres frais; un homme et une femme âgés respectivement en quête d'une partenaire sexuelle et d'un riche époux. Tous vont atterrir au Best Exotic Marigold Hotel de Jaipur et découvrir bien davantage que ce qu'ils étaient venus chercher...

Je ne suis pas certaine que ce film mérite les critiques stellaires que j'ai lues ça et là. De mon point de vue, c'est un honnête divertissement plein de bonnes intentions, dans lequel d'excellents acteurs cabotinent un peu, et dont émanent parfois de légers effluves de colonialisme. Mais l'Inde grouille de vie et de couleurs devant la caméra de John Madden, tandis que l'hôtel exsude une parfaite décrépitude romantique. Et puis qui ne serait pas sensible au message final: à tout âge, un échec n'est jamais que l'opportunité d'un nouveau départ? Moi, en tout cas, j'ai marché à fond et passé deux heures très agréables. 

jeudi 17 mai 2012

Le manoir de la Baronnie


Pour nous loger les deux nuits que nous avons passées à Saint-Malo, nous avions choisi le manoir de la Baronnie, qui propose 5 chambres d'hôtes et 2 roulottes avec des tarifs variables selon la saison (entre 50 et 120€ la nuit, petit déjeuner inclus). On y trouve également un espace spa/relaxation dont nous n'avons pas profité, préférant squatter la connexion internet des propriétaires à nos moments libres!



L'entrée située au fond de la propriété.
Attention, les propriétaires sont généralement absents l'après-midi jusqu'à 16h30.



Beaucoup de bébêtes empaillées aux murs,
ambiance pavillon de chasse. 






La chambre des Anges, dans laquelle nous avons dormi. 
La salle de bains est équipée d'une douche moderne et puissante, ainsi que d'un sèche-cheveux.
Côté produits, par contre, seulement deux minuscules fioles de gel douche:
pensez à emporter votre shampoing!





La salle à manger où on prend le petit déjeuner le matin:
kouign amann, far aux pruneaux, galettes au beurre, quatre-quarts, croissants...
Que du léger! 



Le salon, seule pièce où les invités peuvent capter le wifi. 
La moyenne d'âge de la clientèle étant d'environ 60 ans, nous n'y avons pas été beaucoup dérangés!

Nous avons apprécié notre séjour dans cet endroit pourtant bien plus traditionnel que les hôtels design où nous descendons d'habitude. Il devrait particulièrement plaire aux amateurs de brocante. 

Le manoir de la Baronnie
Avenue du général Patton
35400 SAINT-MALO
Tel: 02 99 81 95 40


Retour de vacances


Nous avons quitté la Bretagne sous un ciel moutonnant, en mangeant des chips violettes au léger goût de brûlé et des salades garnies de tomates cerise dans lesquelles la fourchette en plastique refusait de piquer. Dans le coffre de notre voiture, nous emportions des tonnes de bouquins et de petits cadeaux, des montagnes de palets et de galettes au beurre, une rivière de caramel au beurre salé, une bouteille de merveilleux cidre Val de Rance, une nuée de jolies cartes postales, une demi-douzaine des magnets les plus touristiques que nous avions pu trouver et un nouveau record de geocaching.

Nous nous sommes relayés au volant, et c'est ENCORE moi qui me suis tapé le contournement merdique de Rouen. Pendant que Chouchou conduisait, j'ai lu un roman pas terrible acheté sur un coup de tête à la Fnac de Nantes. Nous n'avons pas écouté le dernier double album d'Etienne Daho que j'avais encore oublié de télécharger sur Amazon. Au lieu de ça, nous avons passé notre temps à contredire Catherine-notre-GPS, cette folle qui voulait nous faire passer par Paris, et à la singer en ânonnant "Recalcul" chaque fois que nous ignorions ses instructions. Tout le long du trajet, nous avons prié pour que la météo se maintienne jusqu'à Bruxelles, et nous avons été exaucés. 

J'aime les retours de vacances presque autant que les départs. Répéter en boucle: "C'était drôlement bien, hein?". Evoquer les meilleurs moments des derniers jours. Commencer mentalement à défaire les valises et chercher une place pour chaque nouveau trésor. Se dire qu'il faudra faire une lessive le lendemain, et puis des courses pour remplir le frigo. Essayer de ne pas penser qu'il faudra aussi faire les comptes et que ça risque d'être douloureux vu que - ô surprise - on a une nouvelle fois explosé le budget prévisionnel. Ne pas détester l'idée de reprendre la routine des semaines de boulot... et de commencer à préparer les prochaines vacances.