vendredi 30 novembre 2012

Deauty Box de novembre: où je ne vais pas tarder à égorger un facteur à la petite cuillère émoussée


Mon facteur des colis a apparemment décidé que faire le boulot pour lequel on le paye constituait une insupportable atteinte à sa liberté. Moyennant quoi, depuis plusieurs semaines, non seulement il ne sonne plus chez moi, mais il ne daigne même plus laisser d'avis de passage. Pourquoi se casser le cul à arpenter les rues froides et pluvieuses de Bruxelles quand on peut jouer à la belote au café avec les copains? Du coup, c'est moi qui accumule les aller et retour au bureau de Poste, où l'employé m'engueule quand j'ose réclamer des paquets pour lesquels je n'ai ni avis de passage ni numéro de suivi (mais dont je suis certaine qu'ils m'attendent quelque part tels les héros d'une nouvelle d'Anna Gavalda). Et quand j'émets le souhait de me plaindre à un responsable, il hausse les épaules avant de lâcher: "Si vous croyez que ça servira à quelque chose...". 

On n'est pas aidé, c'est moi qui vous le dis. 

En ce qui concerne ma Deauty Box de novembre, donc: j'ai reçu un avis d'expédition par mail le lundi 19; les premiers compte-rendus sont apparus sur la blogo le surlendemain, et en début de semaine suivante, je n'avais toujours rien. J'ai contacté le service client de Deauty, qui m'a aussitôt fourni le numéro de suivi de mon colis: une occasion supplémentaire de me rendre de nouveau porte de Namur (parce que je n'ai rien d'autre à foutre de ma vie, c'est bien connu). 

Vous avez l'impression que je suis en colère? C'est normal. 




En fait, j'étais tellement furax que même le contenu de ma box n'a pas réussi à me dérider. Il était pourtant très généreux ce mois-ci, avec 7 produits au lieu des 5 sur lesquels Deauty s'est engagé:

- un soin correcteur pour les yeux Revitalift de Loréal
J'ai déjà pas mal de stock, et j'oublie de me mettre ce genre de produit à peu près deux soirs sur trois, mais je testerai quand même.

- une crème visage et un nettoyant visage Kiehl's
Le nettoyant visage format voyage servira toujours lors d'un déplacement; j'ai donné la crème à ma copine Isa vu que je ne supporte que celle de chez Avène.

- un shampoing et un lait de soin capillaire Cristallisté de Kérastase
J'adore tester des shampoings et des soins pour les cheveux, même si je n'ai pas de très bonnes expériences avec Kérastase dont les produits me semblent toujours un peu trop riches et difficiles à rincer.

- un mascara noir Clinique
Je pense que TOUTES les box beauté reçues depuis début 2012 contenaient un mascara. Je n'aurai jamais assez de cils pour les utiliser tous.

- un stylo correcteur de vernis Jean Marin
Je ne connais pas la marque, mais mon addiction au vernis et mes deux mains gauches font de moi une grande consommatrice de ce type de produit.

Avec tout ça, même si je trouve la Deauty très bien pour le moment, je pense annuler mon abonnement dans les jours qui viennent pour m'éviter une nouvelle crise de nerfs factoresque en décembre. C'est un peu triste, mais je n'ai pas envie de me prendre la tête tous les mois avec ça. 

Novembre 2012



jeudi 29 novembre 2012

Parenthèse parisienne entre amies





On a un peu galéré pour se rejoindre devant les Galaf' maison: moi coincée dans une cabine d'essayage au sous-sol d'Uniqlo avec un vendeur pas très pressé de prendre la retouche de mon nouveau jean, elle sortant du métro "devant H&M" sans calculer qu'à Paris, des H&M, il y en a tous les 50 mètres. 

On a admiré la déco Dior très chic du Printemps Haussman tout en déplorant que le magasin soit tellement orienté luxe désormais - et quelle idée d'avoir été foutre le rayon collants dans la partie "beauté-maison"!

On s'est dit que les ballerines Repetto en cuir légèrement irisé étaient trop belles mais, à 185€ la paire, vraiment beaucoup trop chères. 

On a craqué sur la même ceinture en cuir noir ornée d'un noeud sur le devant: elle, pour la porter par-dessus un cardigan rouge à pois, moi, pour marquer la taille de ma robe Kling un peu trop grande. 

On a profité du peu de monde qui traînait dans le coin en ce mercredi midi pour prendre en photo les jolis automates des vitrines de Noël malgré les reflets disgracieux sur le verre. 







On a trouvé une table dans la salle du fond bondée du Higuma, ma cantine japonaise à Paris, pour engloutir des gyozas en parlant de boulot et des évolutions inquiétantes du secteur de l'édition. 

On a convenu ensemble que le Georges-Arthur en verre de chez Leonardo qu'elle venait de m'offrir avait des rondeurs vraiment trop craquantes. 

On a été faire un tour à la station de RER Auber pour voir les décors du hobbit qui y étaient exposés pour 4 jours et photographier nos pieds sur la carte des Terres du Milieu. 





On a passé un long moment à fouiller chez Les Fleurs, d'où je n'arrive jamais à ressortir les mains vides (cette fois, ce sont un mini-coussin renard et un portefeuille en cuir vert menthe que j'ai mis dans mon panier). 

On aurait encore bien fait quelques boutiques de cadeaux (j'avais Bird on the Wire, la Minaudière et le Cabinet de Curiosités de Monsieur Honoré dans le collimateur), mais il était déjà l'heure de prendre le chemin de la gare pour rentrer chacune chez nous. 

On s'est tenu la main dans le métro en parlant du vide béant laissé par mon père et par sa mère, des regrets de ne pas les avoir vus une dernière fois avant leur départ, de la perte de repères que leur disparition avait provoquée. 

On s'est séparées dans les couloirs de Strasbourg-Saint-Denis en se disant que cette journée nous avait fait du bien, qu'elle était passée beaucoup trop vite et qu'il faudrait remettre ça dès que possible. 

Un village de hobbits à Auber


Depuis mardi matin et jusqu'à vendredi soir, quelques décors du film "Le hobbit", qui sort en salle le 12, ont élu domicile dans la salle d'échanges de la station de RER Auber, à Paris. Ne ratez pas cette occasion d'aller piétiner vous-même le Mordor ("Tiens, prends mes babies à coeucoeurs dans la gueule, Sauron!") ou constater que non, même avec votre 1m54, vous ne rentrez pas dans un trou de hobbit. Ce qui est bien dommage, parce qu'on a l'air de plutôt bien manger, dans la Comté...








Attention: pour accéder au village hobbit, vous devrez avoir franchi les portillons du métro, et donc poinçonné un ticket.

mercredi 28 novembre 2012

La saga du bonnet n°3





Ma première tentative pour crocheter un bonnet, l'hiver dernier, s'était déroulée (presque) comme un rêve. La seconde - le même modèle avec un fil différent, pour offrir à Lady Pops - avait donné un résultat un poil trop grand. La troisième - un couvre-chef pour Chouchou, avec de la laine islandaise achetée à Reykjavik en juin dernier - a bien failli me rendre chèvre. Du coup, le reste de ma famille peut remercier en choeur la courbe de difficulté exponentielle qui évitera à quatre  personnes de recevoir un bonnet fait main à Noël. A la place, je vais crocheter des écharpes et puis voilà.

J'ai cherché un modèle de bonnet pour homme sur Ravelry et assez vite arrêté mon choix sur celui-là (en gris sur la photo). Lady Pops me l'a gentiment traduit de l'anglais (oui je sais, en principe c'est mon métier, mais je ne maîtrise pas encore bien les équivalences de termes techniques) (et puis Lady Pops est gentille et elle me cherche des tutos sur internet quand il y a des passages difficiles). Mais mes trois premières tentatives avec la fameuse laine islandaise, début octobre, ont donné une sorte de chapeau de champignon gris clair beaucoup trop large pour une tête de Chouchou. Et quand je les ai défaites pour récupérer le fil, celui-ci s'est rompu en une demi-douzaine d'endroits...

J'ai cherché dans mon panier à laine un autre fil assez épais pour être crocheté avec du 7 (au lieu du 5.5 préconisé, parce que je travaille vraiment serré), et opté pour un écheveau de Donegal Luxury Tweed Chunky rouge moyen de chez Debbie Bliss. J'ai passé une bonne heure à transformer ledit écheveau en pelote, en emmêlant tout au passage et en jurant comme le capitaine Haddock un jour de grande forme. 

J'ai commencé à crocheter. En partant sur un deuxième rang de 12 brides, je me retrouvais toujours avec un bonnet trop large et qui faisait des ondulations au lieu d'une cloche. J'ai tout redéfait et recommencé avec un deuxième rang de 11 brides. Mieux, mais toujours un peu grand. Enfin, avec un deuxième rang de 10 brides, je suis tombée pile poil sur le tour de tête de Chouchou (le même que le mien, ce qui est pratique pour procéder à des essayages en cours de travail). J'ai crocheté 14 rangs plutôt que 13 en utilisant le point principal, parce que je ne voulais pas des côtes trop épaisses. Et là, le drame: il ne me restait plus que de quoi faire un rang de côtes, alors qu'il en fallait trois pour bien couvrir les oreilles de Chouchou. 

Bien entendu, la laine que j'avais utilisée était introuvable à Bruxelles. J'ai passé commande sur un site anglais; comme ce fil était en promo et qu'il fallait amortir les frais de port forfaitaires, j'ai pris un écheveau de rouge (choisi sur nuancier, car je n'avais pas la référence) et un d'aubergine, en me disant que je pourrais en faire un autre bonnet. (Un autre bonnet moins les deux derniers rangs, donc, si vous avez suivi. Hum. Bref.) Quand la laine est arrivée, bien entendu, le rouge n'était pas le bon, plus foncé que celui que j'avais utilisé au début. Mais j'ai pensé que ça pouvait quand même donner pas trop mal si je défaisais le premier rang de côtes pour refaire les 3 de la même couleur.





Au final, je suis assez contente du résultat. Le fil très épais a été agréable à travailler, et malgré son épaisseur variable, il a bien résisté à mes nombreuses manipulations. Il devrait assurer la survie du crâne et des oreilles de Chouchou même par très grand froid. Mais à le voir, je suis sûre que personne ne se doutera du temps que j'ai passé dessus ni des crises de nerfs qu'il a failli me faire piquer! 

mardi 27 novembre 2012

"L'ami Odd Thomas"


C'est toujours difficile d'enchaîner après un premier tome génial. Dean Koontz ne fait pas exception à la règle avec cette suite des aventures d'un des héros les plus attachants dont j'aie jamais fait la connaissance dans les pages d'un livre. 

Quelques mois après les événements racontés dans "L'étrange Odd Thomas", le jeune cuisinier qui voit les morts peine à se remettre de la tragédie qu'il a vécue. "J'ai vingt-et-un ans, dit-il au début du chapitre 1, et je suis beaucoup plus vieux que quand j'en avais vingt." Un soir, son ami d'enfance Danny Jessup, atteint de la maladie des os de verre, est enlevé à son domicile de Pico Mundo. Odd Thomas utilise son don de magnétisme psychique pour le retrouver. Pendant les trois quarts du bouquin, il va jouer au chat et à la souris avec les ravisseurs de Danny, dans un casino abandonné grouillant de spectres. 

Franchement, c'est chiant. 

Pourtant, malgré une quasi absence d'intrigue policière et des méchants en carton-pâte, malgré l'absence de scènes choc comme la rencontre avec les parents du héros ou la révélation finale du premier tome, j'ai dévoré "L'ami Odd Thomas" (en VO). L'histoire ne m'intéressait pas du tout, mais j'étais plus que jamais sous le charme si particulier du narrateur: son dévouement et son fatalisme, sa mélancolie et sa foi, son humour et sa modestie. Avec Odd Thomas, Dean Koontz a réussi à créer un héros singulier dont la voix me happe en trois lignes. Le prochain tome de la série est déjà dans ma PAL.

"Le Nao de Brown"


Après la déception provoquée par "Omni-visibilis", "5000 kilomètres par seconde", "La vie avec Mr. Dangerous" et "Tonoharu", je m'étais juré de ne plus jamais acheter de bédé recommandée par Pénélope Bagieu dans ses chroniques vidéo. Pourtant, après avoir entendu la dernière, je n'ai pas pu m'empêcher de foncer chez Brüsel pour jeter un coup d'oeil à "Le Nao de Brown". En 3 pages feuilletées et autant de secondes, j'étais tellement convaincue par le graphisme que je me foutais presque de savoir si l'histoire serait à la hauteur. 

Nao est une jeune femme métisse anglo-japonaise. Ravissante et férue de mangas, elle travaille dans une boutique d'art toys pour compléter le maigre revenu fourni par ses illustrations. Et dans son temps libre, elle fréquente un centre bouddhiste pour essayer de trouver la paix intérieure. Car depuis toujours, Nao est la proie d'hallucinations ultra-violentes dans lesquelles elle se voit faire du mal aux gens qui l'entourent - et auxquelles elle attribue une note sur 10 selon le niveau de satisfaction qu'elles lui procurent...

Franchement, les aquarelles de Glyn Dillon sont somptueuses. Jugez par vous-mêmes:





Pour le reste, j'ai été très touchée par l'histoire de cette jeune femme malade dans sa tête, en proie à une souffrance invisible pour les autres. Qui pourrait soupçonner qu'une violence pareille se cache derrière un si joli et si exotique minois? Qui pourrait se rendre compte de la torture que représentent pour Nao certaines situations des plus banales, comme prendre l'avion ou côtoyer une femme enceinte? Et malgré ça, "Le Nao de Brown" n'est pas une bédé plombante. La vie de l'héroïne ne se résume pas à ses troubles mentaux: on voit l'amitié qui la lie à sa colocataire et à son patron, la naissance de son histoire d'amour avec un réparateur de machines à laver poète, philosophe et ivrogne.... Dans la catégorie "tranche de vie", Glyn Dillon ne craint pas d'explorer la noirceur enfouie de ses personnages sans en faire tout un drame. Je regrette juste la fin, un peu rapide à mon goût et jouant sur une explication qui me hérisse. 

"Le Nao de Brown" fait partie de la sélection du prochain Festival d'Angoulême.

lundi 26 novembre 2012

Simulateur d'aube: ça marche, ou pas?




Dans ma lutte perpétuelle pour réussir à m'arracher du lit à une heure décente le matin, j'avais décidé de tester un simulateur d'aube. Le principe: 30 minutes avant l'heure à laquelle vous souhaitez vous lever, une lumière s'allume progressivement à votre chevet pour vous réveiller en douceur. Puis, à l'heure programmée, une sonnerie (qui peut être un bruit naturel type cascade ou chant d'oiseaux, ou même une station de radio) se met en marche, elle aussi de manière progressive. 

Avant d'acheter mon appareil, j'ai eu l'occasion de voir celui qu'utilise Lady Pops: un Philips Eveil Lumière milieu de gamme. Il avait l'air sympa, mais je le trouvais un peu massif. Sur la page Facebook du blog, j'ai demandé si des lecteurs avaient un simulateur d'aube et s'ils en étaient contents. Plusieurs personnes m'ont parlé du Lumie commercialisé chez Nature & Découvertes. Je suis allée le voir: en effet, il était plus joli avec sa forme ronde, mais aussi beaucoup plus cher à fonctions égales me semblait-il (jusqu'à 300€ pour le modèle avec lecteur de carte permettant d'utiliser sa propre musique en guise de sonnerie). On m'assurait que ça valait l'investissement. J'ai tergiversé un moment, hésitant à investir très cher dans un appareil dont je n'étais pas sûre qu'il me conviendrait. Et finalement, j'ai fait tout l'inverse: j'ai pris le modèle le plus basique de chez Philips, celui qui coûte seulement 60€ mais n'a ni radio ni chants d'oiseaux et juste une seule sonnerie. 

La mise en service n'a pas été évidente. Même Chouchou a trouvé ça un peu compliqué à régler malgré le petit nombre de boutons - ou justement à cause de ça. Le premier matin, l'Eveil Lumière a bien fonctionné, mais pas le second. C'est là que j'ai découvert qu'après avoir éteint le réveil, il fallait le remettre en service pour le lendemain (avant ça, j'avais toujours eu des réveils qui fonctionnaient par défaut). Le troisième matin, j'ai eu le son mais pas la lumière: avant de me coucher la veille, j'avais éteint la fonction lampe, utilisée pour ma lecture du soir, en baissant son intensité au lieu de la couper d'un coup. Elle était restée sur intensité zéro. 

Une fois que j'ai compris comment fonctionnait la bête, je n'ai plus eu de problèmes. Comme on venait de passer à l'heure d'hiver et qu'il faisait de nouveau jour à 7h30, elle ne m'a pas servi à grand-chose dans les premiers temps (nous n'avons ni volets ni rideaux dans notre chambre; je ne supporte pas de dormir dans le noir). Mais la saison avançant, j'ai fini par l'apprécier de plus en plus. En général, la lumière - ajoutée au bruit de Chouchou se préparant pour aller bosser - me réveille avant que la sonnerie se déclenche. Le soir, elle fait une lampe de lecture plus agréable que celle que j'avais avant. Et même si je la trouve assez moche, j'ai gagné de la place sur ma table de chevet en remplaçant deux appareils (lampe et réveil) par un seul. Je lui ai d'abord reproché un affichage de l'heure minuscule, qui m'oblige à me tordre le cou quand je suis assise dans mon lit et que je veux le consulter. Puis je me suis aperçue que ne pas avoir l'heure en gros chiffres phosphorescents sous les yeux m'aidait à m'endormir plus rapidement le soir. 

Alors, le simulateur d'aube, un appareil miraculeux? Oui et non. C'est vraiment bien pour se réveiller en douceur. Mais ça ne résout pas l'éventuel problème du manque de motivation pour se verticaliser. Surtout chez quelqu'un comme moi qui n'est pas tenu par des horaires de boulot fixe. Me lever le matin réclame quand même une bonne dose de volonté que je n'arrive pas à trouver certains jours. Néanmoins, l'Eveil Lumière a beaucoup facilité mes débuts de journée, et je ne regrette absolument pas de mon achat. Je ne regrette pas non plus de n'avoir pas investi davantage dès le départ, car je ne crois pas qu'une plus grande quantité d'options sonores m'aurait servi à grand-chose. Dans mon cas, c'est la lumière qui fait toute la différence en cette saison. Et l'été prochain? On verra...

dimanche 25 novembre 2012

Cette semaine, j'ai...




...Bossé comme jamais depuis dix ans sur une période prolongée - seul moyen de tenir mes délais malgré le retard considérable pris depuis mi-octobre. Heureusement que je travaille en ce moment sur une série que j'aime!

...Décliné plusieurs invitations. Envie de voir personne. 

...Commencé le tome 2 de "Odd Thomas" et trouvé le 3, dans la même collection, à 2,50€ chez Pêle-Mêle, hourra!

...Superbement ignoré l'iPad 4 mis en service par Chouchou. Pourquoi j'ai acheté ce truc-là, déjà? Ah oui, pour quand je voyage. Je m'y intéresserai sans doute à l'occasion de mon prochain long trajet en train (et comme je ne m'en serai pas préoccupée avant, je râlerai que je n'ai pas les bonnes applis).

...Lu sur un blog que je suis le récit d'une biopsie du col de l'utérus (le truc atrocement douloureux de base, et qui le serait encore dix fois plus dans mon cas), commencé à flipper pour mon dernier frottis, téléphone douze fois au secrétariat de ma gynéco avant d'avoir le résultat: il est, je cite, "parfait". Un souci de plus en moins. 

...Testé la série "Modern family" dont j'avais lu beaucoup de bien, pas du tout accroché et arrêté au bout d'un quart d'heure. Ce soir, nous tentons "House of lies" sur une suggestion de Chouchou. 

...Récupéré à la Poste un excellent morceau de fromage suisse qui végétait là depuis dix jours, du fait que mon facteur n'avait pas daigné me laisser un avis de passage. Coup de bol, il avait tenu le coup et nous l'avons englouti en un clin d'oeil. (Le fromage, pas le facteur.) (Lui, on va pas le manger, on va le pendre devant l'entrée de l'immeuble pour faire un exemple.)

...Mangé au Cercle des Voyageurs un plat végétarien infâmement salé. Rouspété auprès du serveur, qui a rapporté mes doléances en cuisine et est revenu me présenter ses plus plates excuses: "En effet, la farce est complètement loupée. Pour compenser, on vous offre une bouteille d'eau et un dessert." J'ai apprécié, et j'y retournerai peut-être pour tester leur formule brunch car j'aime beaucoup leur salle. 

...Passé notre soirée d'anniversaire-de-couple-reporté à chialer que je voulais qu'on me rende mon chat et mon père. (Comme "on" est un con, il a bien entendu fait la sourde oreille.) Qu'elle est difficile cette fin d'année...

...Tenté les collants de couleur et été tellement ravie par le résultat que j'ai passé deux bonnes heures à chercher des modèles encore plus originaux sur Etsy. 

...Enfin commandé le canapé Maisons du Monde que je guigne depuis le début de l'été, et qui nous sera livré tout début janvier. A moi les soirées lecture confortablement installée dans la même pièce que Chouchou plutôt qu'en exil dans notre chambre!

...Pris la résolution de braver le froid pour faire plus de photos de looks dans les mois à venir.  Aucun risque que je devienne une blogueuse mode: je suis bien trop éparpillée pour ça. Mais ça me fera une occasion de porter toutes ces jolies chaussures qui dorment dans mon placard sans pouvoir accomplir leur destinée (= être vues et admirées par le plus grand nombre). 

...Assisté à l'anniversaire de la maman et du beau-père de Chouchou, samedi soir au relais St-Job. On était un peu serrés à table, mais on a vachement bien mangé, et il y avait de très belles moustaches - ainsi qu'un jeune fan de "Game of Thrones" à qui j'ai pu faire la conversation pendant une bonne partie du repas. 

...Mis au point un motif satisfaisant pour les ouvrages que je crochète en guise de cadeaux de Noël. Maintenant, il faut que je trouve le temps d'aller chez Veritas acheter la laine qui va me manquer pour les finir!

Hôtel Bloom


J'adore aller à l'hôtel, probablement parce que c'est pour moi synonyme de vacances. Et aussi parce que dormir jour après jour dans le même cadre m'ennuie. Aussi, de temps en temps,  sans même quitter Bruxelles, Chouchou et moi nous offrons une nuit dans un hôtel design. 

Pour nos 6 ans, j'avais profité d'un tarif "early bird" super avantageux et réservé bien à l'avance une chambre au Bloom, situé en plein centre ville. Evidemment, à ce prix-là, c'était débité tout de suite, non-remboursable et non-échangeable. Alors, quand mon père est décédé deux jours avant la date de ma réservation et que j'ai dû descendre précipitamment à Toulouse, je me suis dit que c'était foutu. Mais j'ai quand même écrit un mail au service client, juste au cas où, en leur expliquant pourquoi je ne pourrais pas venir le surlendemain et en leur demandant s'il ne serait pas possible de reporter la réservation en novembre. Et à ma grande surprise, ils m'ont presque immédiatement répondu que oui, bien sûr, pas de problème. Un (très gros) bon point pour eux. 




Vendredi soir, après avoir dîné au Cercle des Voyageurs, nous avons donc pris possession de notre chambre, la 438. Bien qu'appartenant à la catégorie "chambre double de base", elle était immense, aussi grande que notre salon/salle à manger/cuisine même sans compter la surface du vestibule et de la salle de bain. Une fresque d'artiste (il en existe différents modèles selon le type de chambres) recouvrait l'un des murs. Plusieurs miroirs agrandissaient encore visuellement l'espace. Un lampadaire fournissait une lumière douce. Il y avait un fauteuil avec son petit tabouret assorti, idéal pour bouquiner, et un très grand lit confortable (même si je préfère les matelas un poil plus durs). Et puis un bureau et un écran plat dont nous ne nous sommes pas servis, ainsi qu'une penderie équipée de cintres en bois à l'entrée. Dans la salle de bain, des miniatures de shampoing et de gel douche à la verveine, ainsi qu'un bonnet de bain jetable et un bon sèche-cheveux. 

Le wifi est gratuit jusqu'à 60 méga de téléchargement, et il fonctionne bien, ce qui est loin d'être toujours le cas dans les autres hôtels. En outre, le Bloom met une salle de gym à la disposition des plus courageux de ses clients. Pour 65€ la nuit dans le centre de Bruxelles, il me semble très difficile de faire mieux! (Les tarifs normaux, en revanche, sont beaucoup, beaucoup plus élevés...)





Passons maintenant à la seconde raison pour laquelle j'adore aller à l'hôtel: le buffet petit déjeuner! Celui de l'hôtel Bloom est classique mais hyper-complet, servi dans une immense salle à la déco très moderne. Jus de fruits pressés, café et plusieurs variétés de thé, mini-viennoiseries, pancakes, gaufres, céréales, yaourt, salade de fruits frais, oeufs brouillés ou à la coque, mini saucisses, bacon, tomates grillées, charcuterie, fromages, plus un gros assortiment de pains, de confitures et autres trucs à tartiner: il y a de quoi satisfaire le plus énorme des appétits. Pour les clients qui souhaitent se dérouiller les neurones de bon matin, il y a même une grille de sudoku sur la pochette contenant les couverts.





L'hôtel Bloom n'est pas ce que j'appellerais un hôtel de charme: il joue clairement dans la catégorie "moderne et immense". Mais j'ai beaucoup aimé y séjourner, notamment grâce à l'amabilité du personnel et à la qualité irréprochable du service. Si vous avez l'occasion d'y réserver assez longtemps à l'avance pour profiter d'un tarif intéressant, n'hésitez pas. 



Rue Royale 250
1210 BRUXELLES

samedi 24 novembre 2012

Où je décomplexe du mollet


Ca fait des années que je crève de jalousie à la vue des filles aux gambettes moulées de rouge, de bleu, de vert ou de violet. J'ai toujours pensé que mes horribles mollets et mon absence de chevilles m'interdisaient autre chose que le port de jeans neutres et de collants noirs aussi opaques que possible. Mais cet été, inspirée par mon amie Isa, j'ai tenté le slim coloré, et j'ai adoré. Du coup, cet hiver, je m'étais jurée de sortir aussi de ma zone de confort pour les collants. 

Mettant à profit la mauvaise volonté de mon facteur (qui n'avait pas daigné laisser d'avis de passage pour un petit paquet arrivé de Suisse dix jours auparavant...), je me suis arrêtée hier chez Veritas sur le chemin du bureau de poste de la porte de Namur. Je cherchais une pelote de grosse laine pour terminer un cadeau de Noël: je suis ressortie avec une paire de chaussettes à pois et deux collants de couleur, un rouge et un bleu canard. Pris en taille L, pour être sûre qu'ils soient bien opaques. 

Et aujourd'hui, comme le temps était bien froid et bien maussade, je me suis lancée...




Manteau: Naf-Naf (A/W 2010)
Echarpe: Avoca 
Collants: Emilio Cavallini
Chaussures: Chie Mihara (old)

Verdict: je suis ravie! Franchement, mes mollets ne sont pas plus atroces que d'habitude - même si je n'irais sans doute pas jusqu'à leur mettre du blanc ou du jaune. Et quel coup de peps sur une petite robe noire ou anthracite, comme celle que je porte sous mon manteau! Moi qui déplore toujours que les fringues d'hiver soient aussi tristes (sauf à aller se faire saigner les yeux chez Desigual...), je crois que j'ai trouvé LE truc qui évitera à ma garde-robe de déprimer jusqu'au printemps prochain. 

jeudi 22 novembre 2012

Supermarket Sarah et ses "Wonder Walls"




Les idées les plus simples sont souvent les meilleures. En 2009, Sarah Bagner cherche un moyen de se distinguer des autres sites internet pour vendre ses trouvailles mode vintage et ses objets customisés. Elle décide de les exposer sur un pan de mur dédié. Le succès de Supermarket Sarah est tel que très vite, de grandes marques font appel à elle pour créer des displays temporaires en magasin. Sarah voyage à travers le monde pour son boulot et rencontre toutes sortes de designers qui partagent sa passion pour la décoration. Cet été, elle a sorti un ouvrage compilant les shootings réalisés chez certains d'entre eux, de Londres à Tokyo en passant par la Suède. 







Si comme moi vous avez tendance à amasser des séries d'objets d'un même type ou sur un même thème, et si comme moi vous aimez les intérieurs colorés, bien rangés mais plutôt foisonnants et pleins de personnalité, vous avez encore le temps de vous faire offrir "Supermarket Sarah Wonder Walls: A Guide to Displaying Your Stuff!" pour Noël!

mercredi 21 novembre 2012

"Le passeur du temps"


J'avoue: j'aurais dû me méfier de la mention "Vendu à plus de 5 millions d'exemplaires dans le monde" - ou de son équivalent anglais, puisque j'ai acheté et lu ce roman en VO. Mais de temps en temps, je suis prise d'un étrange accès d'humilité. J'essaie alors de mettre mon snobisme littéraire en veilleuse, de ne pas me dire qu'un ouvrage populaire est forcément une daube infâme. Surtout si sa construction me rappelle fortement le génial "La voleuse de livres": chapitres courts avec saut de ligne après presque toutes les phrases, têtes de paragraphes en gras, incarnation d'un concept (la Mort dans un cas, le Temps dans l'autre). 

Vous voulez que je vous fasse une confidence? L'humilité, c'est vachement surfait. C'est le genre de truc à cause duquel vous vous retrouvez assise dans un train pour un voyage de près de 7h, sans aucune autre distraction que la prose surfaite d'un sous-Paulo Coelho qui repompe éhontément les trouvailles narratives de Dickens pour tenter de donner de la substance à sa barbe à papa littéraire.

(Excusez-moi, je marque une petite pause pour reprendre mon souffle.)

Donc à la base (et là je vais vous spoiler, mais c'est pour vous faire économiser 18€), on a l'historiette simpliste du gars qui jadis inventa la mesure du temps. Condamné à l'immortalité pour avoir voulu sauver sa femme d'une épidémie, il ne pourra trouver le repos qu'après avoir enseigné la valeur du temps à une ado en pleine tentative de suicide suite à un râteau monumental, et à un vieillard richissime atteint d'un cancer en phase terminale qui tente de se faire cryogéniser. En leur montrant ce que sera l'avenir s'ils réussissent, il les dissuade d'altérer le cours naturel de leur vie. C'est censé, j'imagine, avoir valeur de fable à la morale universelle et profonde comme mon ennui pendant près de 7h; mais ça ne réussit qu'à être mièvre et désespérément creux. A mon humble avis.

Ah non, on avait dit que j'arrêtais l'humilité. Donc voilà, ce bouquin est naze, ne l'achetez pas.

De rien. 

Sous l'emprise de la peur




La peur ne m'a pas empêchée de quitter le domicile familial à 17 ans. 

Ni de démissionner d'un boulot qui me donnait envie de me suicider tous les matins en me levant, même si je n'avais pas la moindre idée de ce que je ferais ensuite. Et, alors que tout le monde me prédisait une catastrophe, de tourner complètement le dos à mes études afin de me lancer dans une profession pour laquelle je n'avais aucun diplôme, avec un statut réputé hyper précaire à l'époque. 

Ni de divorcer d'un homme avec qui j'étais malheureuse, et de partir sur un coup de tête refaire ma vie aux Zuess (ce qui a été un gros échec, mais on ne peut pas gagner à tous les coups). 

Ni de sauter en parachute ou de passer mon brevet élémentaire de plongée sous-marine alors que je déteste l'eau et que je pleurais de trouille quand l'instructeur a annoncé qu'un des exercices consistait à enlever le masque sous l'eau, à le remettre et à le vider sans remonter à la surface: j'étais persuadée que j'allais me noyer. Mais je l'ai fait. 

De manière générale, je suis une grande angoissée, mais je ne laisse pas la peur me contrôler et m'empêcher de faire ce que je veux de ma vie. Si j'ai très envie de quelque chose, je fonce. Les tripes nouées, souvent, mais je fonce. J'ai pris quelques gamelles spectaculaires en procédant ainsi. Il m'est aussi arrivé de décrocher la lune, juste parce que j'avais bien voulu croire que j'en étais capable. 

Mais cette peur qui me ronge depuis la mort de mon amie Brigitte, il y aura cinq ans au mois de mars prochain, je n'arrive pas à en venir à bout. La peur que tout va s'écrouler bien trop tôt et sans crier gare. La peur que moi ou mes proches allons être trahis par notre propre corps et arrachés les uns aux autres. La peur, non pas de la mort que j'assimile à un néant bienfaisant, mais de la souffrance physique et morale, de l'hôpital, de l'impuissance et du désespoir. La peur de voir dans les yeux des gens que j'aime qu'il vaudrait mieux que je parte maintenant; la peur d'éprouver cela moi-même vis-à-vis de quelqu'un d'autre. 

Et cette peur est plus que légitime, avec la maladie et le récent décès de mon père. Elle n'a pas que de mauvais côtés, puisqu'elle me pousse à observer scrupuleusement toutes les mesures de prévention connues et à adopter une hygiène de vie aussi saine que possible. Elle m'incite également à ne pas remettre à demain les petits plaisirs que je peux m'offrir aujourd'hui, à être reconnaissante pour ce que j'ai et à en profiter un maximum. 

Mais j'en ai assez de vivre avec cette angoisse permanente. Chaque matin, quand Chouchou part au travail, j'ai des visions d'accidents de la route sanglant, et je me dis que c'est peut-être la dernière fois que je l'embrasse. Chaque soir dans mon lit en attendant le sommeil, je fais l'inventaire des sensations de mon corps qui pourraient être le symptôme d'une maladie fatale ou au minimum tellement invalidante que tout le monde m'abandonnerait. Entre les deux, je serre les dents, j'essaie de penser à autre chose, et dix fois par jour je ravale une bile au goût métallique. 

J'ai déjà essayé beaucoup de choses pour venir à bout de cette peur certes légitime, mais improductive et nuisible à ma qualité de vie. L'EMDR n'a rien donné; les anti-dépresseurs ont été un remède salutaire sur le coup mais, à terme, presque pires que le mal. J'ai eu plus de succès avec le yoga et la méditation. Je ne fais plus de crises de panique depuis 2 ans, même si parfois ça passe encore très près. Mais le problème est loin d'être résolu. 

Mon cerveau rationnel sait qu'appréhender une chose ne l'empêche pas de survenir: ça empêche juste d'être heureux avant la catastrophe. Mon cerveau reptilien voit désormais le monde comme un endroit hostile, infesté de pièges, de chausse-trapes, de centrales nucléaires prêtes à exploser et d'armées de crabes en embuscade. Mon cerveau rationnel tente de le convaincre qu'un drame n'est pas obligatoire, mais mon cerveau reptilien n'a pas d'oreilles, et il refuse de se laisser amadouer. 

lundi 19 novembre 2012

"Une place à prendre"


A Pagford, paisible bourgade du sud-ouest de l'Angleterre, Barry Fairbrother vient de décéder brutalement. Le siège de conseiller paroissial qu'il laisse vacant va susciter toutes les convoitises, et l'élection de son remplaçant mettre toute la petite communauté en émoi... jusqu'au drame. 

"Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir": tel pourrait être le sous-titre du nouveau roman de J.K. Rowling. L'auteur de la série "Harry Potter" avait bien prévenu qu'elle écrivait cette fois une oeuvre pour adultes, mais j'avoue que je ne m'attendais pas à une peinture aussi noire de la nature humaine. Loin de toute magie, la vingtaine de héros de ce roman choral rivalise de petitesse et de veulerie. Tous les adultes, apparemment membres respectables de la société, sont animés par les pulsions les plus méprisables qui soient. Face à eux, une poignée d'adolescents se débat pour exister tant bien que mal, et plutôt mal que bien en règle générale. 

Par bien des aspects, "Une place à prendre" est extrêmement plombant; j'imagine que c'est la raison pour laquelle il a reçu des critiques aussi mitigées. C'est un peu son paradoxe: on le lit parce que c'est le dernier J.K. Rowling, mais on ne peut véritablement l'apprécier qu'en oubliant que c'est le dernier J.K. Rowling. Car au-delà de sa cruauté, il s'agit d'une brillante satire sociale avec des personnages très bien croqués, des histoires individuelles qui s'entremêlent toutes les unes aux autres (et on reconnaît là le souci du détail dont J.K. Rowling a toujours fait preuve dans "Harry Potter"), un style fluide et élégant très bien rendu par la traduction de Pierre Demarty. Malgré son épaisseur et un emploi du temps plutôt chargé, je l'ai dévoré en quelques jours. 

Roman reçu pour critique dans le cadre de l'opération "Les matchs de la rentrée littéraire" organisée par Price Minister.

dimanche 18 novembre 2012

Cette semaine, j'ai...




Rencontré dans le TGV une jeune femme négociante en vins qui venait juste d'apprendre qu'elle était enceinte et qui n'a pu s'empêcher de me faire partager sa joie. "Vous comprenez, il faut que je mange pour deux", m'a-t-elle expliqué joyeusement en revenant de la voiture-bar avec deux énormes muffins qu'elle a dévorés jusqu'à la dernière miette.

Voulu crocheter un cadeau de Noël, et constaté qu'il me faudrait deux pelotes au lieu d'une; j'espère retrouver la même chez Veritas car je l'avais achetée il y a un petit moment déjà. 

Confectionné les paquets les plus moches du monde pour les trois gagnantes des derniers concours flash.

Fait tester mon champ visuel: pour l'instant, il est normal. Examen du fond d'oeil repoussé en janvier pour cause de coupure EDF le jour de décembre où j'avais pris rendez-vous.

Acheté son dernier bouquet rose à ma fleuriste, qui me l'a laissé à 10€ en me faisant un clin d'oeil: "Je sais que vous, vous reviendrez."

Découvert que le Huit à 8 était devenu un Carrefour Market et qu'il ne vendait plus la moitié des produits que j'y achetais jusqu'ici. Adieu, Créaline à la courgette, blancs de poulet déjà cuits et flan Alsa au chocolat. Vous me manquerez.

Convaincu ma copine Isa (l'une des seules personnes avec qui j'ai vraiment envie de parler en ce moment) de venir passer une journée avec moi à Paris d'ici fin novembre. Maintenant, il faut choisir un salon de thé où se poser entre deux dévalisages de boutiques. 

Attendu en vain l'électricien qui devait venir mercredi à 9h. Quand je l'ai rappelé pour lui demander s'il m'avait oubliée, il m'a répondu: "En fait, je vous avais notée pour la semaine dernière". "Ah, donc vous êtes venu pour rien?" "Non, parce que j'ai eu un empêchement." Hum. Tu as entendu causer du téléphone, monsieur? C'est pas mal comme invention.

Craqué pour un manteau Naf-Naf fuchsia soldé à - 50%, ainsi que pour un jean taille "super-haute" (autrement dit, qui arrive au même niveau que mes jeans d'ado...) et coupe un peu rétro chez New Look. 

Il se peut également que j'aie acheté un iPad 4 sur un coup de tête.

Entamé le dernier J.K. Rowling; malgré des critiques assez négatives et une atmosphère pas franchement riante, il me plaît bien pour le moment. J'en ferai une critique détaillée après l'avoir fini.

Regardé de vieilles photos de mon père et pleuré. 

Téléphoné à ma mère pour l'écouter pleurer. 

Opté pour le chocolat chaud avec tartines de beurre salé et de confiture d'abricot maison en guise de dîner, un soir de déprime.

Testé le vernis "Red hot" Sally Hansen reçu dans la Little Color Box: texture très fluide, application facile, belle couleur brillante, juste un peu long à sécher.

Failli finir le bonnet de Chouchou, pour lequel j'ai enfin trouvé les bonnes proportions, mais... plus assez de laine dans l'écheveau pour crocheter les côtes. Damn.

Entendu ma gynéco confirmer mes soupçons. IRM en décembre pour mesurer l'étendue actuelle des dégâts. Perspectives d'évolution: pas gaies, sauf si j'arrive à trouver un chirurgien qui pratique une procédure encore très peu répandue en France.

Appris qu'Aurélie Neyret ne serait pas au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil le jour où j'y allais, et que Gabrielle Piquet, malade, avait dû décommander sa venue à la Fête du Livre de Monpatelin. Je suis maudite de la dédicace.

Reçu de la part d'Amazon le dernier Coldplay et une facture tout en allemand, destinés à un monsieur qui réside à Budenheim. La prochaine fois, je préfèrerais le dernier Muse, merci.

Sauté le déjeuner ET le dîner de vendredi, ce qui ne m'arrive JAMAIS.

Bossé d'arrache-pied sans réussir à rattraper complètement le retard pris depuis le décès de mon père (un mois hier, déjà...), mais ça va venir. Au final, plus que n'importe quoi d'autre ou presque, c'est le boulot qui me maintient la tête hors de l'eau. J'arrive à m'absorber dedans au point de ne penser à rien d'autre, et ça me fait du bien.

vendredi 16 novembre 2012

Pencher du bon côté


J'ai reçu ce matin une mauvaise nouvelle concernant ma santé, qui pourrait éventuellement se transformer en très mauvaise nouvelle. Une IRM tranchera juste avant les vacances de Noël.

Je suis un peu fatiguée, là. Je voudrais arrêter de pleurer, d'avoir mal et d'avoir peur. J'essaie de rester zen, de me dire que les choses ne seront peut-être pas aussi terribles que je l'imagine. Mais les événements de ces derniers mois ont comme qui dirait un peu terni les verres de mes lunettes à voir la vie en rose. Difficile de ne pas croire que la catastrophe que je pressens depuis un moment déjà est en train de me tomber dessus. Difficile de me convaincre que je pourrai vivre avec, et pas juste survivre dans une souffrance permanente.

Pourtant, je suis quelqu'un de combattif. Je sais que je ne vais pas me morfondre longtemps. Je me répète que la peur et la douleur sont deux choses distinctes, que ni l'une ni l'autre n'est inévitable, et que j'ai des armes pour les affronter. Contre la peur: la méditation, des lectures choisies (surtout pas Doctissimo, mais plutôt un bouquin qui dédramatise le mécanisme de l'angoisse comme celui-là), tout ce qui peut me changer les idées et m'aider à prendre un sain recul. Contre la douleur: le yoga, les médecines alternatives, une meilleure hygiène de vie peut-être.

J'ai l'impression de marcher sur une corde raide en équilibre entre: "Comme prévu, ta vie est en train de s'écrouler" et: "Ca ne sera peut-être pas si terrible; d'une façon ou d'une autre, tu trouveras un moyen de vivre avec". J'essaie de pencher du bon côté. 


jeudi 15 novembre 2012

Gremlin à lunettes




Un dimanche midi de fin mars 1989. Nous fêtions mes 18 ans en famille autour d'un fraisier, sacré gâteau incontournable de mes anniversaires aussi bien que de ceux de Soeur Cadette. Mes parents en avaient un peu ras-le-bol à force, mais ils continuaient à en acheter pour nous faire plaisir. Soeur Cadette m'avait offert la Converse vert amande en céramique qui servait de pot à crayon et que j'ai gardée très longtemps. Je ne sais plus qui a suggéré que mon père (43 ans à l'époque, soit pas loin de mon âge actuel...) nous fasse sa célèbre imitation d'un gremlin. Peut-être en a-t-il eu l'idée lui-même; il ne dédaignait pas de faire le pitre à l'occasion. 

Elle n'est pas d'une qualité extraordinaire, cette photo. Ni particulièrement bien cadrée. Aucun professionnel ne la trouverait belle, mais c'est l'un des souvenirs les plus précieux que je conserve de mon père - l'image d'une complicité qui n'existait pas vraiment dans la réalité. On avait beaucoup de points communs au niveau du caractère, mais il était plutôt du genre taiseux et je pense qu'il ne me comprenait pas, ou du moins, qu'il ne comprenait pas mes choix de vie. Ca n'empêchait pas l'amour. Comme ça n'empêche pas qu'il me manque un peu plus à chaque jour qui passe. 

mercredi 14 novembre 2012

"L'Amour sans le faire"


Après des années de silence, Franck décide de retourner dans sa campagne natale. Il approche de la cinquantaine, n'a ni femme ni enfant et se relève tout juste d'un gros problème de santé. C'est un homme sans attaches, un peu à la dérive. Quand il appelle ses parents pour les prévenir de son arrivée, c'est un petit garçon qui décroche - un petit garçon prénommé Alexandre, comme le frère cadet disparu de Franck... 

De son côté, Louise ne s'est jamais vraiment faite à la ville. Mais après la mort de son compagnon, elle s'est sentie incapable de rester à la ferme familiale. Depuis, elle mène la vie d'un fantôme, passant de petit boulot en petit boulot et refusant de s'attacher à quiconque. A la faveur de quelques jours de vacances, elle décide de rendre visite à son fils dans le Lot... 

"L'Amour sans le faire", c'est l'histoire d'un retour aux sources que les personnages n'ont pourtant eu de cesse de fuir, une rencontre entre deux êtres cabossés auxquels les circonstances interdisent de s'aimer. Avec une plume sensible et délicate, Serge Joncour raconte la distance entre un fils et ses parents qui sont des étrangers pour lui, le poids de l'incompréhension et des non-dits, de cette transmission qui n'a pas su se faire. Il faudra l'apparition de Louise pour réconcilier Franck non seulement avec son passé, mais avec la perspective d'un avenir - cet avenir qu'ils ne pourront envisager ensemble, ou du moins, pas au sens traditionnel du terme. 

D'habitude, j'ai beaucoup de mal à rentrer dans un livre si je n'ai aucun point commun avec les personnages, si aucun des thèmes abordés ne fait partie de mes préoccupations du moment. Cette fois pourtant, je me suis laissée happer par l'humanité du récit, le style sans fioritures mais d'une grande justesse de ton et de sentiments. J'ai lu "L'Amour sans le faire" d'une traite, et il m'a presque donné envie de retourner en pèlerinage dans le petit village de Haute-Loire où je passais mes vacances, enfant. C'est dire si je l'ai trouvé réussi. 

Roman reçu pour critique dans le cadre de l'opération "Les matchs de la rentrée littéraire" organisée par Price Minister

Le jour décroît, la nuit augmente


(Oui, je sais, mais c'est pas évident de trouver une belle photo de clepsydre.)

De mes 20 ans, je ne regrette pas trop la capacité à enchaîner deux nuits blanches et à aller quand même bosser le lendemain. Je ne regrette pas mon grand écart sans échauffement. Je ne regrette pas le contour absolument lisse de mes yeux et l'absence de ces deux barres qui encadrent désormais ma bouche. Je ne regrette pas les 57 kilos qui me permettaient d'entrer dans un (grand) 36. Je ne regrette même pas la certitude ô combien erronée que l'amour suffit ou qu'avec un diplôme d'une grande école, on n'aura jamais à craindre le chômage. Je ne regrette pas la jeunesse du corps car elle s'accompagnait d'une grande vacuité de l'esprit; je ne regrette pas mes illusions car les perdre m'a permis de devenir quelqu'un de meilleur. 

Mais je regrette cette conviction secrète que mes proches et moi étions immortels. Que la maladie ne nous toucherait pas, que nous vivrions sans problème de santé majeur jusqu'à 80 ou 85 ans puis que notre coeur lâcherait paisiblement pendant notre sommeil. Que les drames, ça n'arrive qu'aux autres. Je regrette ce sentiment d'avoir la vie devant moi. Aujourd'hui, alors que je devrais me dire qu'il m'en reste encore la moitié, j'ai l'impression très nette d'être en train de vivre mes dernières "bonnes" années. L'ombre d'un drame à venir plane en permanence sur ma tête. Bien malgré moi, hypocondrie et catastrophisme sont devenues mes plus fidèles compagnes. Mais vous savez ce qu'on dit: ce n'est pas parce que vous êtes paranoïaque que personne ne vous en veut réellement. 

mardi 13 novembre 2012

Barcelone: Hostal Gat Xino




Pour notre séjour à Barcelone, nous avions d'abord repéré un logement chez l'habitant, pas cher, très bien situé et archi bien noté, mais j'avoue que l'idée de dormir chez des gens et de devoir éventuellement leur faire la conversation ne m'enchantait pas plus que ça (j'adore le principe du couchsurfing, mais il faudrait que je sois vraiment dans la misère pour tester personnellement). Au final, j'ai opté pour l'Hostal Gat Xino qui n'était pas ruineux non plus: 75€ par nuit pour une chambre double avec petit déjeuner, et qui semblait à la fois assez photogénique et bien situé, dans l'une des avenues perpendiculaires à La Rambla. 




Environ une heure avant d'aller prendre l'avion, je reçois un mail d'une lectrice qui vit à Barcelone depuis quelques années et qui me prévient: "Attention à ne pas traîner dans le Raval après 23h, c'est le quartier des dealers et des putes". Rapide coup d'oeil au plan. C'est bien ce qu'il me semblait: le Gat Xino se trouve en plein milieu du Raval. J'ai décidément un flair très sûr. Cela dit, si l'avenue s'est révélée un peu pénible à longer quatre fois par jour (car bien entendu, le 155 est tout au bout de la Carrer del Hospital, plus près du métro Sant Antoni que de Liceu), nous n'avons jamais été embêtés par les autochtones. 




Question service et ameublement, le Gat Xino est assez minimaliste. L'ascenseur ne peut transporter que des bagages; les clients n'ont pas le droit d'y monter. Il n'y pas de resto ni même de bar: si vous avez soif, étant donné que l'eau du robinet est la plus immonde que j'aie jamais bue, il faudra vous rabattre sur le contenu des distributeurs. En l'absence de bouilloire dans la chambre, mon thé du soir m'a beaucoup manqué . Et les amateurs de bain en seront pour leurs frais: les salles de bain sont uniquement équipées de douches - mais assez grandes pour accueillir trois ou quatre personnes à la fois, si vous aimez vous laver en groupe. Quant au petit déjeuner, les places dans la minuscule salle à manger sont chères à partir de 9h du matin, et le buffet manque de yaourts, de fruits frais, d'oeufs durs ou de gâteaux/biscuits. 




Par contre: tout est d'une propreté nickel et étrangement calme. A aucun moment nous n'avons eu à déplorer de bruit venu de l'extérieur ou des chambres voisines. Des miniatures de shampoing et de gel douche sont fournies et renouvelées tous les jours. La petite terrasse doit être bien agréable aux beaux jours. Et le confort de notre lit était irréprochable (je ne compte plus les hôtels "design" et chers où je me suis fracassé sur le dos sur un mauvais matelas). En résumé: pas inoubliable mais correct, surtout pour le prix.




Carrer del Hospital 155
08001 BARCELONA

La Thé Box Bohème


Après le noir et blanc du mois dernier, c'est de violet que se pare la Thé Box de novembre. J'ai totalement craqué pour l'illustration intérieure, très semblable à ce que j'aimerais savoir dessiner dans un carnet de voyages. 




Quant au contenu, il ne démérite absolument pas. Commençons par les goodies papier, peu nombreux mais sympathiques: 
- deux cartes postales 
- une feuille à origami, avec le mode d'emploi pas à pas pour réaliser une grue - quelle merveilleuse idée!
- un carnet de citations sur le thé
- un cahier des saveurs qui récapitule les variétés présentes dans la box, indique leur origine et leur mode de préparation optimal.




Les thés, maintenant:
- Dans une boîte qui ressemble à un étui à cigarettes, 5 sachets de Damman Frères: Jardin Bleu (thé noir), L'Oriental (thé vert), Christmas Tea (noir parfumé), Rooibos Citrus, Tisane du Berger 
- 4 sachets de Salus: 2 de Green Massala, 2 de Bouquet Floral (thé blanc)
- 4 sachets de Thé des Ecrivains: Français, Anglais, Italien, Claude Monet - certaines personnes ont eu du Russe, du Japonais ou de l'Américain
- 4 sachets de Dilmah Exceptional: Rose with french vanilla (noir parfumé), Berry sensation (noir parfumé), Maharajah Reserve Assam (thé noir), Fragrant jasmine green tea
- 4 sachets de la Compagnie Coloniale: 2 de Thé de Noël (noir parfumé), 2 de Chine Extra (noir fumé)
- 1 sachet contenant de quoi préparer 3 tasses de tisane Bonne Humeur de L'infuseur.




Enfin, au chapitre "autre gourmandises": 
- 6 petites cuillères Poilâne (biscuits délicieux qui ne vont pas faire long feu...)
- 1 mini-pot de marmelade de citron à l'Earl Grey, bio, de la marque Tea Together

Certes, cette box contient pas mal de thés noirs que je ne boirai pas (ma copine Isa sera ravie de les trouver dans sa boîte à lettres en fin de semaine), mais je trouve l'assortiment plus varié que le mois dernier, et je vais aimer découvrir toutes ces marques que je ne connais pas pour la plupart. Je croise les doigts pour que la Thé Box parvienne à maintenir son niveau de qualité au fil des mois, car pour l'instant, je suis plus que conquise!