lundi 31 décembre 2012

2012 dans le rétro


Illustration empruntée ici

- Voyages: pas de vacances à l'autre bout de la planète, mais un éblouissant séjour en Islande, la découverte de Barcelone, un sympathique mariage en Suisse, une belle semaine en Bretagne, un chouette week-end à Epinal, quelques sauts de puce à Paris et des journées à Gand ou Bruges. 
- Boulot: 8 romans traduits et un débat houleux sur les droits d'auteur des versions numériques. 
- Lecture: 91 romans (hors boulot)/recueils de nouvelles/récits biographiques/bouquins de développement personnel, et 101 bédés/mangas/beaux bouquins avec plus d'images que de texte. 
- Rencontres littéraires: Mary Janice Davidson et Mercedes Lackey aux Imaginales, Nancy Peña en dédicace chez Contrebandes. 
- Loisirs créatifs: pas mal d'ouvrages au crochet, dont un immense couvre-lit pas encore terminé, et un atelier de laine cardée sur lequel je n'ai pas embrayé. 
- Géocaching: petite année avec seulement 61 découvertes. Mais nous commençons à avoir fait le tour des caches disponibles à Bruxelles, et puis nous avons malheureusement eu d'autres préoccupations en fin d'année. 
- Séries télé: au rayon "chouettes découvertes", "Brothers & sisters", "Bunheads", les deux premières saisons de "Misfits", "Downton Abbey", "House of lies"; au rayon "énorme coup de coeur", le "Sherlock" de la BBC. 
- Jeux vidéo: après deux ans et demi d'addiction, j'ai enfin arrêté Farmville et reporté ma procrastination d'abord sur Bubble Witch, puis sur Candy Crush. 
- Santé: deux grosses frayeurs en fin d'année chez la gynéco et l'ophtalmo.
- Sous: j'ai pris l'habitude de mettre systématiquement de côté 10% de tout ce que je gagne, pour le fameux kazou, et je m'en félicite. Plus de tranquillité d'esprit, moins de fric claqué en conneries.
- Mode: j'ai gravement craqué pour les pantalons slims et les collants aux couleurs ou aux motifs délirants, ainsi que pour trois robes rétro et deux jolis pulls "chats à lunettes" de la marque britannique Louche. 13 nouvelles paires de chaussures sont venues rejoindre mon dressing. 
- Beaucoup de box surprise dans ma boîte aux lettres: 10 Little Box, 2 Jolie Box, 2 Deauty Box, 3 Thé Box. Le principe est sympa, mais je suis un peu trop difficile pour réellement profiter du contenu. 
- Différentes activités autour de la manifestation Brusselicious, dont une mémorable invitation à un apéritif dans le ciel au-dessus du parc Royal. 
- L'adhésion à une coopérative agricole et le début des courses spécifiques en épicerie bio pour une alimentation plus saine. 
- De nouvelles lunettes avec une monture Prada qui ne me satisfaisait pas au premier abord, mais que j'adore maintenant. 
- ...Et aussi de nouvelles fenêtres dans l'appartement de Monpatelin. 
- Un anniversaire de blog qui a donné naissance à un groupe de couture et plein de nouvelles amitiés. 
- Un troisième atelier avec Catherine Shainberg, sur le thème de la généalogie cette fois.
- Avec Chouchou, trois gros accrochages que nous avons réussi à ne pas faire dégénérer en dispute apocalyptique: vive nous. 
- Ratages splendides: mon anniversaire, ma tentative d'adoption d'un Kindle, l'impossibilité de voter par procuration pour les présidentielles. 
- Chagrins immenses: le 13 août, nous avons dû euthanasier Scarlett dont la santé déclinait à vue d'oeil, et le 17 octobre, mon père a cessé de respirer la main dans celle de ma mère.

Malgré quelques beaux moments, 2012 fut une année très difficile. J'ai hâte de tourner symboliquement la page ce soir. 

"Brooklyn"



Dans les années 50. Eilis Lacey habite une petite ville irlandaise avec sa mère et sa soeur aînée. Ses trois frères ont déjà dû se résoudre à partir travailler en Angleterre quand une opportunité se présente à la jeune fille: une place de vendeuse dans un grand magasin à... Brooklyn. Bien que ne voulant quitter ni sa famille ni le seul endroit qu'elle ait jamais connu, Eilis embarque courageusement à bord d'un transatlantique. 

L'adaptation à la vie new-yorkaise est très difficile pour la jeune fille. Mais peu à peu, celle-ci trouve ses marques, s'inscrit à des cours du soir pour passer un diplôme de comptabilité et rencontre Mario Tony, un adorable plombier italien animé par les intentions les plus honorables à son égard. Puis, alors qu'ils commencent à parler mariage, un drame survient en Irlande, contraignant Eilis à rentrer chez elle, et son ancienne vie la happe de nouveau comme si elle n'était jamais partie. Des deux existences qui s'offrent à elle, laquelle choisira la jeune fille? 

J'ai acheté ce roman après avoir lu une critique qui le qualifiait de chef-d'oeuvre. Je trouve cette appréciation fort exagérée. Certes, "Brooklyn" se laisse lire agréablement; c'est une peinture très juste du tiraillement familier à tous les expatriés, et une plongée intéressante dans la vie d'une immigrée économique au milieu du XXème siècle. Cependant, Eilis est une héroïne extrêmement fade, qu'on ne voit jamais manifester ni opinions ni goûts personnels. J'ai beaucoup compati à son dilemme, mais jusqu'à la fin, elle laisse les circonstances décider à sa place. Ce qui était sûrement la façon dont les choses se passaient pour la plupart des femmes à cette époque - mais j'attendais autre chose d'un personnage de roman. 

dimanche 30 décembre 2012

Des chauve-souris dans la cour de l'hôtel Assezat




Un petit billet vite fait pour vous présenter mes dernières acquisitions de l'année. 

- Le manteau bleu marine joliment cintré vient de chez New Look, et bien que peu épais il tient largement assez chaud pour le climat toulousain. Seul regret: le positionnement des poches, idéal d'un point de vue esthétique mais pas pour y glisser les mains. Mais je l'aime tellement que je prévois d'articuler autour de lui la majorité de mes tenues de cet hiver (et j'en montrerai peut-être quelques-unes ici). 

- Les collants chauve-souris font partie d'une commande passée sur la boutique Etsy de Tattoosocks. Ils sont arrivés d'Israël en un temps record. J'ai pris la taille L-XL pour que le motif reste bien opaque; ils ne plissent pas sur ma cheville et paraissent bien solides. J'ai prévu un shooting avec une autre paire reçue dans la même commande, mais je vais devoir me procurer quelques accessoires (oui, ceci est un teasing honteux). 

- Les compensées en tissu à carreaux appartiennent à la collection Jeune & Jolie d'André, dans laquelle je pioche souvent des modèles mignons, pas chers et tout à fait solides. J'aime particulièrement leur petite bride en cuir torsadé. Et pour avoir trotté avec plusieurs après-midi durant, je peux vous garantir qu'elles sont très confortables.

Besace beige: Sequoia (old)
Vernis: Bordeaux de Mavala

"Danseurs dans la ville"


Depuis le 5 novembre et jusqu'au 7 janvier, les passants qui longent les grilles du jardin Raymond VI, à Toulouse, peuvent admirer une série de splendide portraits réalisés par Daniel Herrero. Les danseurs du ballet du Capitole y posent dans des lieux emblématiques de Toulouse - près d'un Airbus, sur la pelouse ou dans les vestiaires du stade Ernest Wallon en compagnie de plusieurs rugbymen, au jardin des plantes, sur le toit du Capitole ou la balustrade du pont Neuf. Les clichés sont magnifiques, et  cette expo de plein air a fait un bien joli but de promenade pour conclure hier après-midi des vacances de Noël extrêmement difficiles. 








Station de métro la plus proche: St Cyprien République (ligne A)

samedi 29 décembre 2012

"La tendresse des crocodiles" et "L'ivresse du poulpe"


Nous sommes en 1921. Le professeur Modeste Picquigny a disparu en Afrique alors qu'il cherchait le Mokélé Mbêmbé, un monstre antédiluvien. Jeanne, son intrépide fille unique, s'efforce de le retrouver avec l'aide d'Eugène Love Peacock, ivrogne solitaire et néanmoins grand coureur de jupons... 

Réédités en un seul volume par Casterman, "La tendresse des crocodiles" et "L'ivresse du poulpe" racontent les deux premières grandes aventures de Jeanne Picquigny à travers le vaste monde. Autour d'une héroïne au caractère bien trempé gravitent des personnages secondaires savoureux, parfois un peu cinglés, qui ne se font guère d'illusions sur la nature humaine et ont renoncé depuis belle lurette à trouver un sens à la vie. Pourtant, chacun d'eux profite de l'existence à sa manière teintée d'ironie ou de mélancolie. 

Les dessins très noirs et comme gribouillés de Fred Bernard ne plairont pas à tout le monde. J'ai mis quelque temps à apprécier leur beauté peu évidente, et surtout la façon dont ils contribuent à créer une atmosphère intensément charnelle, voire teintée de mysticisme. Cela fait, je me suis laissée happer par la trajectoire hors du commun d'une héroïne profondément libre et vibrante, femme à l'esprit indomptable qui ne cesse de choisir sa vie et d'assumer ses erreurs. La suite de ses aventures est déjà dans ma PAL, et quand je l'aurai terminé, je relirai très volontiers le volume consacré à sa petite-fille Lily Love Peacock, qui m'avait charmée en 2006.





jeudi 27 décembre 2012

"Odd hours"


Un mois et demi après avoir quitté le monastère de St. Bartolomew et dit adieu au fantôme d'Elvis, Odd Thomas vit dans la petite station balnéaire de Magic Beach, où il travaille comme cuisinier et homme à tout faire d'un vieil acteur hollywoodien. Assailli par d'horribles cauchemars dans lesquels il voit le ciel virer au rouge et l'océan prendre feu, notre héros va se promener sur la jetée envahie par le brouillard. Il y rencontre d'abord une très jeune femme enceinte qui lui demande de devenir son protecteur, puis une bande d'affreux qui semblent directement liés à ses visions apocalyptiques...

(Attention, spoilers!) Dis, M. Koontz. Je sais que dans ma critique du tome 3 de ta série "Odd Thomas", j'ai écrit que j'aimais ton héros au point d'endurer n'importe quelle histoire débile pour continuer à le suivre. Mais... des terroristes qui s'apprêtent à récupérer quatre têtes nucléaires pour mettre les Zuess à feu et à sang afin de créer un ordre nouveau - sérieusement? J'ai trouvé ça tellement hors de propos que je me suis contentée de survoler des chapitres entiers de ton tome 4. D'autant qu'à bien y regarder, il ne se passe réellement que trois ou quatre trucs que tu étires chaque fois sur près d'une centaine de pages. 7 chapitres entiers pour raconter que ton héros saute à l'eau afin d'échapper aux méchants, c'est un poil abusé, tu ne trouves pas? Ca sent l'auteur qui avait à peine assez d'idées pour rédiger une novella et qui n'a pas trop voulu se casser la tête à développer davantage son scénario. 

Par ailleurs, mettre tes convictions outrageusement républicaines dans la bouche d'un personnage pacifiste, tolérant et dénué d'ambition, ça le fait moyen niveau crédibilité. Je n'ai pas aimé non plus que tu omettes d'expliquer le comportement étrange des coyotes et que tu laisses autant de choses en suspens quant à la mystérieuse Annamaria. Je reconnais toutefois qu'à ce stade de l'indigence scénaristique, tu n'avais pas beaucoup d'autres moyens de m'obliger à acheter ton tome 5. Parce que je suis bonne fille, je vais quand même concéder que j'aime toujours autant tes personnages secondaires (mais pas tes méchants atrocement stéréotypés), ainsi que la façon dont tu utilises des conditions météo extrêmes pour renforcer l'ambiance de chaque tome de ta série. Il faudrait néanmoins voir à redresser un peu la barre dans "Odd Apocalypse" qui sort d'ici quelques jours, sinon, je ne garantis plus rien. Merci, bisous. 

mercredi 26 décembre 2012

"Les mondes de Ralph"


Dans une salle d'arcade, Ralph la casse est le héros mal-aimé d'un jeu des années 80. Son rôle est simple: il casse tout! Pourtant, il ne rêve que d'une chose: être aimé de tous.
Vanellope van Schweetz, quant à elle, évolue dans un jeu de course fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut: être une erreur de programme, ce qui lui vat d'être interdite de course et rejetée par tous. 
Ces deux personnages n'auraient jamais dû se croiser. Pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d'arcade pour atteindre son but: prouver à tous qu'il peut devenir un héros. Ensemble, arriveront-ils à réaliser leurs rêves? 

J'avoue: "Les mondes de Ralph" n'est pas ce que j'imaginais après avoir vu la bande-annonce. Centrée autour d'une séance façon Alcooliques Anonymes réservée aux méchants de jeu vidéo, celle-ci m'avait fait supposer une sorte de rébellion générale - alors que pas du tout. L'histoire est principalement axée sur Ralph, sorte de Donkey Kong humain qui en a plus qu'assez de vivre seul dans un dépotoir, et sur l'adorable petite peste buguée qu'il va rencontrer dans sa quête d'une médaille. La quête en question va lui faire traverser des univers très différents,  depuis un monde post-apocalyptique menacé par des insectes cybernétiques jusqu'à un pays de friandises qui m'a visuellement rappelé l'univers du Lorax, en passant par la station centrale où se croisent les personnages de tous les jeux de la salle d'arcade. 

Visuellement, le mélange est explosif. L'action menée tambour battant ne laisse pas une seconde de répit au spectateur, et les références à de nombreux jeux vidéo dits "rétro" raviront les adultes d'aujourd'hui. Malgré la happy end obligatoire chez Disney, le scénario réserve de jolis moments d'émotion. Cerise sur le gâteau: j'ai apprécié que la gameuse de la salle d'arcade soit une fillette. Nous sommes allés voir "Les mondes de Ralph" en famille, et je crois pouvoir dire qu'il a enchanté les grands aussi bien que les petits (mes neveux de 6 et 11 ans - même si le plus âgé aurait préféré aller voir "Skyfall" ou "Le hobbit"). Je lis dans la presse que le public le boude au profit des "Cinq légendes", davantage dans l'esprit de Noël, et je trouve ça bien dommage. 

mardi 25 décembre 2012

Petit panier au point étoile




J'ai profité de mes vacances pour réaliser enfin un des ouvrages de ce livre, acheté à Paris fin novembre. Avant ça, il m'avait fallu une soirée entière pour apprendre à maîtriser le point étoile. En effet, la traduction du japonais est parfois approximative ("mailles de substitution" à la place de "mailles en l'air"); les photos sont bien moins claires qu'un bon dessin, et les textes explicatifs plus que sommaires. Mieux vaut s'abstenir si on n'est pas capable de décrypter un patron à base de symboles.

J'ai passé une soirée de plus à faire des tentatives avec de la laine prélevée dans mon stock, sans réussir à en trouver qui convienne. Au final, j'ai acheté chez Veritas une pelote de laine de leur marque maison, la qualité Laura en Desert Taupe (80% acrylique, 20% laine), et je l'ai travaillée avec un crochet n°7, si bien que mon ouvrage est plus petit, et probablement plus souple, que le modèle montré en photo. 




Il m'a fallu la plus grande partie d'un après-midi pour obtenir ce joli panier. Je suis très fan du résultat; j'en produirai sans doute d'autres exemplaires avec des fils un peu plus épais et/ou de couleur différente. Garni avec des biscuits ou des muffins maison, ça ferait sans doute une bonne idée de cadeau. 

lundi 24 décembre 2012

La belle histoire de mémé Misao et de son matou Fukumaru



Il y a 12 ans, la photographe japonaise Miyoko Ihara, désireuse de conserver une trace de la vie de sa grand-mère, a commencé à la prendre en photo dans sa petite maison à la campagne ou au travail dans les champs alentour. Et puis un jour, mémé Misao a trouvé dans sa cabane à outils un chaton aux yeux étranges - l'un jaune et l'autre bleu. Elle l'a appelé Fukumaru, dans l'espoir que le dieu de la chance (fuku) viendrait à travers lui aplanir toutes les difficultés pour rendre sa route fluide comme le tracé d'un cercle (maru). 


Très vite, une grande complicité est née entre la vieille dame et son petit protégé, qui ont pris l'habitude de tout faire ensemble: manger, dormir, cueillir fruits et légumes... Misao, aujourd'hui âgée de 88 ans, est devenue sourde avec l'âge, tandis que Fukumaru a toujours eu des problèmes d'audition. C'est avec des regards et des caresses que ces deux-là se parlent. 


Miyoko Ihara a immortalisé leur quotidien dans un livre touchant, à la fois documentaire en images sur la vie dans le Japon rural, ode à la beauté du quotidien et magnifique témoignage de l'amitié entre un humain et un animal. Oubliez Amazon, où cet ouvrage n'est plus disponible que chez des vendeurs tiers à un prix ahurissant, et rendez-vous plutôt sur la page de l'auteur



Misao et Fukumaru vous souhaitent un Joyeux Noël! 


samedi 22 décembre 2012

Des fins du monde comme ça, j'en veux bien tous les jours



Hier après-midi, une jolie rencontre chez Bapz. Apple pie et chocolat chaud à la fleur d'oranger pour moi, carrot cake et tisane rose à l'hibiscus pour elle. Sourires ravis de se voir en vrai depuis le temps qu'on se connaît virtuellement. Papote à bâtons rompus comme quand le courant passe bien entre deux bavardes. Dans la rue, petite pluie et vent fort. Elle ne sacrifiera pas son joli parapluie crème à noeuds et à volants; je ne sacrifierai pas le parapluie écossais qui appartenait à mon père. Nous nous mouillerons un peu, tant pis. 


Quelques fouilles vaines dans deux greniers à trésors très différents mais presque voisins. Une descente chez New Look où elle me pousse à essayer le ravissant manteau bleu marine qu'elle a déjà sur le dos. Une fois que je l'ai vu sur moi, impossible de résister. Je plaide non-coupable madame le juge: j'étais une cliente sous influence. Et puis faire l'andouille devant le miroir avec des chaussons-monstres écailleux qui me mangent les pieds. 


Finir au Café Den pour papoter encore en louchant sur le rainbow cake multicolore, à mi-chemin entre fascination et écoeurement. Découvrir une nouvelle marque de thé sympa: Comptoirs Richard, à investiguer. Rebrousser chemin à pied vers le métro. En arrivant près de la place du Capitole, s'extasier devant le sapin géant illuminé. Se quitter sur le quai du métro. "Je peux dire qu'on est copines maintenant?" "Oui, je crois que tu peux." C'était un après-midi de décembre gai comme un pinson. 

vendredi 21 décembre 2012

Les blogs qui m'inspirent


Sur la suggestion d'une lectrice, je vous livre ici une petite liste des blogs qui m'inspirent le plus au quotidien. N'hésitez pas à partager les vôtres dans les commentaires! 

BIEN-ETRE

Marc and Angel Hack Life: Practical Tips for Productive Living: Des listes de conseils toujours pertinents pour devenir plus épanoui et productif. Par exemple: "15 façons de vivre pour de vrai, et pas juste d'exister". Certains choses me semblent évidentes, d'autres font tilt et m'amènent à repenser ma façon d'être.

Son petit frère: Makes Me Think: Today's Thought-Provoking Life Stories, qui publie chaque jour deux ou trois histoires vraies particulièrement "inspirantes". Attention, les âmes sensibles risquent d'avoir souvent les yeux qui piquent en le lisant.

CREATIVITE/DIY

Enjoy it, le blog personnel d'Elise Blaha Cripe dont je parlais dans mon post de samedi dernier. Typiquement la fille dont on a envie de se faire une amie, et qui arrive à rendre le DIY super accessible. 

A beautiful mess, le blog de DIY des frangines Elsie Larson et Emma Chapman. Je suis Elsie depuis le début de mes années scrapbooking, il y a presque 10 ans, et je suis toujours épatée par sa créativité tous azimuts. Peinture,  mode, photo, déco, cuisine: il n'est pratiquement pas un seul domaine auquel elle ne se soit essayée avec succès. 

MODE/PHOTO

Colour me!, le blog d'une adorable Finlandaise de 23 ans dont j'adore l'univers féminin et coloré, ainsi que les looks bricolés avec des fringues pas chères (beaucoup de H&M, ainsi qu'une de leurs sous-marques appelée Monki qui débarquera à Paris au printemps prochain).

Le blog de la méchante, a.k.a Eléonore Bridge. Autre univers girly, un peu plus pastel cette fois, et un des blogs de fille les plus lus en France. Son auteur sait très bien se mettre en scène dans Paris, et puis elle est souvent invitée à faire de magnifiques voyages dont elle rapporte des photos qui me font crever de jalousie. C'est notamment à cause d'elle que je veux aller en Australie un jour.

ARGENT

Le blog de la liberté: Gilles F. nous fait partager ses réflexions accessibles autant qu'intéressantes sur la meilleure manière de gérer son argent pour en profiter au maximum. Récemment, j'ai adoré son post "Un euro économisé, c'est deux euros de gagnés", qui m'a encouragée dans mon idée de chercher à dépenser moins plutôt qu'à gagner plus. 

jeudi 20 décembre 2012

Où 2012 tente de se racheter in extremis


Hier, j'avais rendez-vous à 10h pour une IRM. Je suis passée à l'heure, et j'ai été reçue par deux jeunes femmes souriantes. Je n'ai pas tourné de l'oeil quand l'une d'elles m'a posé un cathé (ma trouille des piqûres n'a pas résisté au piercing à l'aiguille de mon labret, il y a quelques années de ça). Je n'ai rien senti quand l'autre m'a injecté le produit de contraste, et je n'ai eu aucun des effets secondaires donnés comme fréquents sur la notice: sensation de froid puis de chaud, maux de tête et de ventre, voire choc anaphylactique pour les sujets les plus chanceux. Je n'ai pas paniqué quand je me suis retrouvée dans l'appareil; contrairement à ce que j'imaginais, le tube est ouvert aux deux bouts, de sorte que je voyais le plafond de la pièce au-dessus de moi et un peu en arrière. Je n'ai pas bougé même si c'est dur de rester immobile un quart d'heure entier, et j'ai tenu sans problème les 4 x 20 secondes d'apnée requises. Et cerise sur le gâteau: je n'étais pas encore complètement rhabillée que le médecin de service est venu m'annonçait que je n'avais rien. En tout cas, pas ce qu'on cherchait ce jour-là, qui était la seconde hypothèse la plus grave (la première ayant déjà été écartée par un examen différent). J'imagine que les explications restantes sont de l'ordre du bénin. J'en recauserai plus tard avec ma gynéco, mais en attendant, la fin de l'année venait d'opérer un redressement de dernière minute assez spectaculaire.

Comme il faisait super beau à Monpatelin (15°, ciel bleu, grand soleil), j'ai décidé que ce serait quand même dommage de rentrer m'enfermer chez moi. D'un autre côté, je n'avais pas spécialement envie de faire de shopping. Un effet secondaire non répertorié du gadolinium, peut-être? Bref, après être passée à la Sécu pour régulariser ma situation, j'ai fait une descente chez Contrebandes, d'où je pense avoir réussi à ressortir les mains vides une seule fois dans ma vie. Non, les livres, c'est pas du shopping. Surtout qu'il m'en fallait au moins un pour mettre à exécution la suite de mon plan: tester en solo un resto recommandé par un lecteur il y a presque un an.





Situé dans une ruelle perpendiculaire à la place de l'Opéra, le Resto des Artistes se compose de deux petites salles über-cosy. La formule du midi est à 18,50€, pas donnée, mais beaucoup de choix tous plus alléchants les uns que les autres. Mon crumble de légumes à la feta était délicieux, tout comme le quasi de veau et sa farandole de garnitures (gratin de pollenta, gratin de courge muscade, gratin dauphinois, purée de céleri, carottes mijotées) qui a suivi. En dessert, une tarte Tatin maison, peu originale mais tout à fait honnête. En lecture, donc, "Une princesse au palais", enchantement graphique et poétique. Je recommande chaudement - le resto ET le livre.

Malgré tout, le service était un peu lent, ce qui aurait pu faire dérailler la suite de ma journée car... j'avais raté le début du film que je voulais aller voir au cinéma. Qu'à cela ne tienne: après être passée chez New Look pour racheter un de leurs fantastiques jeans taille haute, en bordeaux cette fois, je suis sagement allée prendre un Trois Empires dans mon salon de thé préféré - en lisant, cette fois, "La patience du tigre". Ou du moins, ses 70 premières pages, car ce gros roman graphique va m'occuper pendant quelques heures encore.

Après ça, j'ai donc vu "Main dans la main", le dernier film de Valérie Donzelli, une sorte de fable sur les attachements qui emprisonnent et empêchent d'avancer. Je l'ai trouvé... un peu bancal mais très touchant, avec de belles trouvailles de mise en scène, quelques passages forts, une chouette BO et ce mélange particulier d'énergie et de poésie qui semble être la "patte" de la réalisatrice. Valérie Lemercier est insensément belle et élégante; dommage qu'elle peine à véhiculer la moindre émotion. Jérémie Elkaim est graou, surtout quand il arpente la campagne en skate ou récite des chansons d'amour en langage des signes. J'ai eu plaisir à les voir évoluer à l'intérieur de l'Opéra Garnier, lieu mythique de ma jeunesse. Et j'ai chialé ma race (attention, spoiler!) quand un des personnages meurt sous respirateur, puis qu'on assiste à son incinération. Mais quand même, malgré tous ses défauts et son absence totale d'effets spéciaux, j'ai préféré dépenser mon petit billet de 10€ pour voir "Main dans la main" plutôt que le dernier Twilight ou le premier Hobbit. 

Je pensais conclure ma journée par un achat de makis à emporter, mais le Sushi Shop n'ouvrait qu'à 18h, et le bus pour rentrer à Monpatelin passait à 17h50. Comme il n'y en a qu'un par heure, le choix a été vite fait. En arrivant chez moi, j'ai eu le plaisir de découvrir dans ma boîte les deux lots gagnés à des concours la semaine dernière. En plus du vernis violet Geisha Gown Iris, Kim de chez Priti NYC m'a envoyé un flacon de Floral Dance qui semble avoir la couleur exacte de la cerise bigarreau mûre (tout à fait mon genre de teinte), ainsi que deux lingettes biodégradables de dissolvant: une super idée, je trouve. De son côté, Jérémias de chez Nominoë a ajouté trois beaux échantillons à mon pot d'exfoliant corps. Je vais pouvoir me chouchouter pendant ces vacances! Enfin, last but not least, ma boîte mail contenait un très gentil et très long mail de Francis Dannemark qui me remerciait pour ma critique de son dernier roman. 

2012, je vois ce que tu es en train d'essayer de faire. Tu te dis qu'après le deuxième semestre pourri que tu m'as infligé, tu vas tenter de redresser un peu la barre dans les dix derniers jours de l'année. Ma chérie, ta dette karmique envers moi est plus abyssale que celle de Gérard Depardieu envers la France. Mais je ne suis pas rancunière: si tu te débrouilles pour que toutes mes trads d'il y a 2 ans se vendent à 50 000 exemplaires chacune à l'occasion des fêtes, et que je puisse donc financer bientôt un mois de vacances pour deux en Australie et en Nouvelle-Zélande, j'oublie tout. Ou pas. Mais je trouverais ça classe de ta part de finir sur un beau geste. C'est toi qui vois. 

mercredi 19 décembre 2012

4 méthodes (et 1 astuce) pour dégraisser votre garde-robe


C'est fou comme les vêtements ont tendance à se multiplier dans ma penderie. Parfois, j'ai l'impression qu'ils se reproduisent entre eux la nuit pendant que je dors. Puis je regarde mon dernier relevé de compte, et je dois me rendre à l'évidence: c'est moi qui les ai achetés. C'est terrible comme des crises de possession sporadiques par le démon de la sape peuvent grever un budget. Personnellement, je n'ai pas encore trouvé le moyen de réaliser un exorcisme efficace - mais j'y travaille. Par contre, j'ai recensé plusieurs méthodes pour ne pas faire exploser mes placards. 

- "1 in, 1 out": Chaque fois qu'une fringue rejoint ma penderie, une autre doit la quitter. Ainsi, le nombre de pièces global, bien qu'élevé, n'augmente plus. Et à terme, j'ai bon espoir d'avoir écrémé le très superflu pour ne conserver que ce qui peut réellement habiller une demi-douzaine de filles possédant mes mensurations. J'applique aussi cette méthode à ma bibliothèque, pour ne pas me laisser déborder par mes bouquins. Ca fonctionne très très bien. J'essaie de l'appliquer à ma collection grandissante de chaussures, et j'ai envie de me mettre à sangloter en hurlant: "Mes bébés, mes bébés, ne touchez pas à mes bébés!". Tout système a ses failles. 

- "+/- 3 kilos": Pour les filles qui, comme moi, ont accumulé un joli petit capital bourrelets au fil des ans, mais qui s'obstinent à conserver le jean-étalon de leurs 20 ans en prévision du jour où elles décideront de ne plus avaler qu'une demi-feuille de laitue par jour parce qu'elles seront trop occupées à courir un semi-marathon pendant la pause de midi. Mes soeurs, je dois vous assener une vérité cruelle: le poids de vos 20 ans, il est peu probable que vous le retrouviez un jour. Et franchement, si ça arrivait, vous ne préfèreriez pas vous acheter des fringues en 36/38 fabriquées après le changement de millénaire? Si, hein. Donc, virez-moi de votre penderie tout ce dans quoi vous ne rentrez plus à trois kilos près. (Sauf, évidemment, si vous êtes enceinte!)

- "Les cintres à l'envers": Dans votre garde-robe, tout vous va et tout vous plaît. Félicitations. Mais vous avez quand même trop de fringues pour arriver à les porter toutes sans vous changer trois fois par jour. Ca va vous prendre un peu de temps, mais je vous conseille l'expérience suivante: retournez les cintres de toutes vos fringues de la saison qui commence. Non, pas le crochet vers le bas - le but n'est pas de créer une montagne de vêtements froissés dans le bas de votre penderie - mais le crochet dans le mauvais sens, c'est-à-dire orienté vers l'avant de votre penderie. Ca va être un peu chiant la première fois que vous voudrez prendre la fringue concernée. Mais après l'avoir portée et lavée, rangez-la avec le cintre dans le bon sens. A la fin de la saison, les fringues sur les cintres qui sont toujours dans le mauvais sens sont celles que vous n'avez pas portées depuis 6 mois (et que vous ne porterez donc pas avant 6 autres mois dans le meilleur des cas). Hop, on élimine!

- "La garde-robe capsule": Méthode un peu radicale, à réserver aux filles qui ont une vraie envie de se simplifier la vie. Sortez toutes vos fringues de vos armoires. Dans le tas, sélectionnez les 5 articles de chaque catégorie qui vous semblent les plus versatiles: 5 vestes/manteaux, 5 jeans/pantalons, 5 robes, 5 jupes, 5 pulls, 5 tops légers à manches longues, 5 T-shirts, 5 paires de chaussures. Visez une moitié de bons basiques qui s'accorderont avec presque tout le reste, et une moitié de pièces fortes qui suffiront à créer un look à elles toutes seules. Puis ne rachetez de fringues que quand vous êtes prête à vous séparer d'une de celles que vous avez déjà. Si 5 par catégorie, ça vous paraît vraiment trop peu, vous pouvez fixer votre propre nombre. Non, 28, c'est plus un nombre, c'est du foutage de gueule.

Le problème quand on se livre à ce genre de purge, c'est qu'on a toujours peur de jeter quelque chose dont, comme par hasard, on aura besoin la semaine suivante. La solution? Le jour où vous triez votre penderie, fourrez dans un carton tout ce dont vous envisagez de vous débarrasser. Fermez le carton, écrivez la date sur le dessus et rangez-le dans le coin le plus obscur de votre chez-vous. Vous n'aurez très probablement jamais besoin d'aller mettre le nez dedans pour récupérer quoi que ce soit. Lorsqu'arrive l'anniversaire de votre opération "purge", débarrassez-vous du carton SANS LE ROUVRIR. Vous aurez complètement oublié ce qu'il contient, et vous ne vous sentirez pas du tout coupable de l'apporter à la Croix-Rouge.

L'une de ces méthodes vous inspire-t-elle? 

Illustration empruntée ici

mardi 18 décembre 2012

"La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis"




Il y a des livres qu'on découvre au mauvais moment, à une période où on n'est pas capable d'apprécier leurs qualités pourtant réelles. A regret, on les classe dans la catégorie des rendez-vous manqués. Et puis il y a ces moments de grâce où un livre tombe à pic dans une vie, où il est pile ce qu'il fallait pour nous changer les idées, répondre à nos interrogations ou nous apporter le réconfort dont nous avions tant besoin. C'est ce type de rencontre miraculeuse que je viens de faire avec le dernier roman de Francis Dannemark.

Max est psychologue. Veuf avec deux grands enfants, il habite seul une belle maison bruxelloise dont il n'a plus les moyens d'assurer l'entretien, et qui tombe doucement en ruines autour de lui. Pourtant, il ne peut se résoudre à quitter ce lieu doté d'une âme. Tous les mercredi soir, Max accueille une bande de cinéphiles âgés de 38 à 74 ans qui viennent visionner des chef-d'oeuvre du 7ème art, mais aussi et surtout se réchauffer au feu de leur amitié mutuelle. Et tandis que l'hiver cède la place au printemps, puis à l'été, les problèmes de chacun vont trouver leur réponse grâce à la bienveillance du reste du groupe... 

Au sujet de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", j'écrivais récemment: "Scénario virtuose, mais ne suscite aucune émotion chez le lecteur". De "La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis", je dirais exactement le contraire: il n'y a pas d'histoire à proprement parler, juste une sorte de chronique du temps qui passe, mais de la chaleur humaine, ça par contre, il y en a à revendre. Avec un style sans fioritures, des chapitres courts aux titres plutôt cocasses et beaucoup de tendresse pour ses personnages, Francis Dannemark* évoque le changement des saisons, la magie du cinéma et l'amitié qui n'est jamais qu'une forme particulière de l'amour. Il livre un roman  sans prétention, mais plein de charme et de sagesse tranquille, qui m'a réchauffé le coeur en une période difficile. Qu'il en soit infiniment remercié. 

*qui, comme son nom ne l'indique pas, est un écrivain belge de la même façon que François Hollande est un président français (tout est dans le doublement discret de la consonne) 

lundi 17 décembre 2012

3 méthodes pour vous débarrasser du bordel qui encombre vos placards


Si j'ai tendance à acheter beaucoup trop de choses, j'arrive en revanche très bien à gérer l'espace dans mon petit appartement. Le rangement est ma grande passion. J'aime trouver pour les objets des classements logiques et agréables à l'oeil. Et comme je déteste me laisser déborder, je fais du vide régulièrement, soit pour jeter, soit pour donner, soit pour revendre. Avant de reporter mon attention sur le sujet du bonheur, j'ai passé des années à étudier celui de l'organisation sous toutes ses formes. J'en ai conservé un certain nombre de trucs et astuces qui me semblent intéressants à partager. 

Un proverbe indien dit: "Pour manger un éléphant, il faut procéder une bouchée après l'autre". En clair, pour arriver à bout de toute tâche de grande ampleur, il faut la découper en petites étapes moins impressionnantes, et gérables en un laps de temps assez court pour ne pas susciter de découragement. Appliqué à la maison, ça donne: ne vous mettez pas en tête de trier tout votre bordel d'un coup. Ca vous apparaîtra comme une corvée absolument insurmontable, et au final, vous vous contenterez de pousser sur la porte du placard pour arriver à le refermer honteusement sur votre montagne de brols inutiles. A la place, envisagez plutôt de vous fixer:

1. Un seul endroit à "nettoyer": Aujourd'hui, le placard de la cuisine d'où vous évacuerez la nourriture périmée ou que plus personne chez vous ne consomme. Une prochaine fois, votre commode pour en éliminer impitoyablement les culottes orphelines d'élastique, les soutien-gorge qui ont viré au gris, les collants troués et les chaussettes esseulées dont le lave-linge a mangé la jumelle. Et ainsi de suite jusqu'à ce que vous ayez passé toute la maison au crible. 

2. Un laps de temps pendant lequel vous consacrer au tri et au rangement: Réglez votre minuteur sur un quart d'heure (ou dix minutes, ou une demi-heure selon le temps dont vous disposez et votre tolérance aux tâches rébarbatives). Faites ce que vous pouvez jusqu'à ce que la sonnerie retentisse, puis passez à autre chose de plus fun sans remords. Remettez ça régulièrement. 

3. Un nombre d'objets à éliminer: Emparez-vous d'un carton ou d'un sac poubelle, et faites le tour de la maison en cherchant, disons, 12 objets qui n'ont plus de raison de squatter votre espace vital, toutes catégories confondues. Répétez l'exercice à la fréquence de votre choix, jusqu'à ce qu'il vous semble impossible de trouver 12 objets dont vous ne voulez plus chez vous. 

Je pratique la première méthode; Chouchou est adepte de la deuxième, et je recommanderais probablement la troisième aux personnes les plus réfractaires au rangement, parce que c'est la plus ludique. 

Une prochaine fois, je vous parlerai des astuces qui permettent de maintenir une garde-robe à un volume acceptable, et que j'envisage d'appliquer massivement dans les semaines à venir (je compte même vous infliger des photos avant/après de mes penderies). J'envisage aussi de dresser une liste la plus complète possible des moyens de se débarrasser utilement des objets en bon état dont on n'a plus l'usage. Dites-moi si ça vous intéresse ou si vous trouvez juste ça chiant!

dimanche 16 décembre 2012

Cette semaine, j'ai aussi...




...Gagné un vernis Priti NYC sur le blog de L@ure. Puis reçu un avis d'expédition sur lequel il manquait la moitié de mon adresse, dont le code postal (!). Par chance, leur service client est super réactif, et j'ai bon espoir de recevoir mon lot quand même.

...Préparé un flan Ancel au chocolat dans le moule Georges-Arthur offert par Solaena. Petit plaisir régressif d'un dimanche après-midi. 

...Galéré presque toute une soirée pour comprendre les explications pas très claires (ou mal traduites depuis le japonais) du point étoile. Mais j'ai fini par y arriver, et je suis hyper fan du rendu!

...Reçu le 10 décembre un avis de passage daté du 3, pour un bouquin que j'avais déjà été chercher à la Poste, et que j'avais même eu le temps de lire ET de chroniquer. Le lendemain, une publicité m'invitant à aimer le site de la poste belge est apparue sur mon mur Facebook. J'attends  maintenant que la SNCF me demande de vanter ses prix bas et la ponctualité infaillible de ses trains.

...Commencé à regarder "New Girl" avec Chouchou, principalement pour Zooey Deschanel. Rien de révolutionnaire, mais de bons moments de rigolade.

...Appris que mon amie Sophie, enceinte de 4 ou 5 mois, attendait un Groseillon en parfaite santé.   Je suis très émue pour elle, et certaine qu'elle fera une maman merveilleusement dingue.

...Gagné un exfoliant corps Nominoë sur le blog de Sonia. Décidément, c'était ma semaine de chance!

...Commencé à crocheter un panier au point étoile, réalisé que je n'aurais pas assez d'une pelote de  rouge Bravo Big, découvert que c'était une couleur de la saison dernière et qu'il n'en restait pas un seul brin en vente dans tout Bruxelles, acheté une énorme pelote d'un autre fil (taupe cette fois) pour reprendre à zéro.

...Investi dans un grand panier en feutrine grise de chez Hema pour ranger ma collection grandissante de laine.

...Fermement résolu de NE PAS aller voir "Le Hobbit" au cinéma. Non, c'est pas négociable.

...Regardé le début de la dernière saison de "Gossip girl" dans le train. Je pense que les scénaristes font un concours de WTF avec ceux de "True Blood". Il était temps que ça s'arrête.

...Eté accueillie à Monpatelin par un déluge, alors que j'avais le moral déjà sérieusement en berne et que je comptais un peu sur le soleil de chez moi pour y remédier. Quand ça veut pas, ça veut pas.

...Découvert que la sécu avait suspendu mes droits à l'assurance maladie, sans me prévenir, au prétexte que je ne lui avais pas fourni un justificatif que je n'ai pas à lui fournir et qu'elle ne m'a d'ailleurs jamais réclamé. Résultat: toujours pas de Carte Européenne d'Assurance Maladie, et je vais devoir avancer la totalité du coût de mon IRM. La sécu tenterait-elle une percée dans le Top 3 très fermé des administrations que je hais (à ce jour: la poste, la SNCF, ma banque)? 

samedi 15 décembre 2012

En 2013, il va y avoir de l'action




Pour 2013, j'ai une énorme envie de changement. Je suis très heureuse avec mon amoureux et j'adore mon boulot - ce qui est déjà beaucoup, j'en conviens volontiers. Mais d'autres choses me préoccupent depuis des années maintenant sans que j'arrive à agir de manière significative dans ces domaines: ma santé (physique aussi bien que mentale) et mon rapport aux choses matérielles, pour ne citer que les deux plus importantes. La mort de mon père mi-octobre a été un sacré choc, une cassure très nette dans ma vie. Et si je ne peux pas grand-chose contre le chagrin qu'elle a engendré, j'ai envie d'en tirer du positif malgré tout: l'impulsion qui m'a manqué jusque là pour concrétiser mes bonnes intentions. 

Par ailleurs, je suis à peu près certaine que si je rumine autant mes idées noires, c'est parce que j'ai trop de temps libre. En tant que personne dénuée d'ambition et plutôt paresseuse, voire velléitaire, j'ai tendance à ne pas concrétiser plus de 10% des bonnes idées qui me viennent en tête. Je vois pourtant bien qu'être occupée, surtout par des activités qui génèrent un sentiment d'accomplissement, est la chose la plus simple et la plus efficace que je puisse faire pour rehausser mon moral. Au lieu de continuer à me laisser vivre sur ma lancée, en estimant que je suis là où j'ai toujours eu envie d'être et que ça devrait suffire à mon bonheur, j'ai donc décidé de passer à l'action. Autrement dit: me fixer une liste de choses à faire qui m'aideront à devenir moins matérialiste, plus active et plus joyeuse. 

J'ai envisagé plusieurs manières de procéder. J'ai d'abord pensé à créer un tableau d'intentions pour cette nouvelle année. Au milieu, j'aurais écrit le mot "PERSPECTIVE" en grand; autour, j'aurais dessiné une fille en train en position du lotus sur un coussin pour symboliser le fait que je veux méditer davantage, un paquet de riz brun et un avocat (parce que je veux manger encore plus sainement), un crayon et un carnet (parce que je veux me remettre à dessiner régulièrement), etc. Le problème, c'est que tout ça me semblait beaucoup trop vague. Je savais que pour obtenir de vrais résultats, j'avais besoin de projets concrets et bien définis.

Alors, comme j'étais en train de lire le second mémoire de Gretchen Rubin, j'ai envisagé de bricoler mon propre happiness project. Chaque mois de l'année 2013, je me serais focalisée sur un domaine à améliorer, et je me serais fixé cinq ou six tâches en rapport. Par exemple, pour l'alimentation, ça aurait pu être: tester 2 nouvelles recettes végétariennes chaque semaine, apprendre à cuisiner l'amaranthe, acheter une machine à pain, remplacer les goûters sucrés par une pomme, commander nos produits frais sur eFarmz, planter des herbes aromatiques dans une jardinière. Pour le blog: remodeler mon layout, apprendre à faire des Instagram moi-même, apprendre à écrire directement sur les photos, chercher un moyen de rendre le blog plus "visible", solliciter des partenariats avec des éditeurs.

Mais comme j'ai tendance à m'ennuyer assez vite, je doutais de parvenir à rester motivée en concentrant mes efforts sur un seul thème, fût-ce pendant 4 ou 5 semaines. L'idée de découper l'année en "petits" projets mensuels au lieu de prendre de "grandes" résolutions à tenir sur tout 2013 me plaisait quand même beaucoup. Je trouvais ça beaucoup plus satisfaisant de pouvoir cocher une to do list et m'auto-congratuler régulièrement; il me semblait que ça m'encouragerait davantage à poursuivre, voire à diversifier et augmenter mes efforts. 

Finalement, j'ai décidé d'adopter le projet "I Choose" d'Elise Blaha Cripe, une blogueuse DIY que je suis depuis très longtemps. Bien qu'elle n'ait pas encore 27 ans, je la trouve très "inspirante" dans sa façon d'approcher les choses. Elle ne nie pas les difficultés qu'elle rencontre dans sa vie de tous les jours (notamment quand son mari, médecin militaire, est parti 7 mois en Afghanistan); elle en parle même d'une façon très honnête, mais elle ne s'apitoie jamais sur son sort et parvient toujours à rester positive. Elle ne recherche pas la perfection: elle essaie juste d'avancer en tout. Et puis chaque fois que je la vois dans une vidéo, je ne peux pas m'empêcher de sourire avec elle tellement sa bonne humeur est contagieuse. J'admire à la fois son attitude et sa créativité. 

Chaque début de mois, Elise se fixe une liste de 7 choses à faire, en les répartissant sur les différents domaines qui lui importent à titre personnel. Comme ça, elle ne se lasse pas, et elle peut se concentrer sur les projets qui lui font envie à un moment précis. Et chaque fin de mois, elle efface l'ardoise pour recommencer à zéro. Tout ça est très bien résumé dans son "cours" en ligne, que je viens de dévorer même si j'en connaissais déjà les principaux points. Résultat: l'essayer, c'est l'adopter! Bien entendu, j'ai l'intention de documenter mes efforts ici. Je suis déjà en train d'établir mes priorités pour janvier, et de réfléchir à un moyen de les présenter sans reprendre l'auto-portrait annoté d'Elise...

vendredi 14 décembre 2012

La Thé Box "Contes de Noël"



Comme on pouvait s'y attendre, cette Thé Box de Noël est rouge.
Comme on pouvait s'y attendre, une forte odeur de cannelle s'en dégage quand on l'ouvre. 


Pour les goodies non-comestibles, nous avons droit:
- Au désormais traditionnel, mais toujours sympathique, trio de cartes postales.
- A un... euh, un... ben zut, comme ça s'appelle ce truc? Le machin pour poser le sachet de thé essoré après infusion. Curieusement, je n'en avais pas: il va donc me servir pour de vrai, hourra!
- A une petite bourse en organza comme celle que j'utilise pour transporter mes colliers quand je voyage (son recyclage est donc tout trouvé), contenant trois filtres jetables signés Griottes. 

Du côté des goodies comestibles, on trouve:
- Un sachet de cinq biscuits à la cannelle en forme d'étoile, très mignons mais qui vont probablement finir chez ma voisine.
- Deux petits morceaux de nougat blanc Coffea qui suivront le même chemin, parce que vraiment je ne suis pas amatrice de trucs sucrés. 


Voici maintenant les thés:
- 4 sachets de la marque Dilmah: "Ceylon Green Tea", "Gentle Minty Green Tea", "Elegant Earl Grey" et "Berry Sensation" (noir aux fruits rouges)
- 1 gros sachet de "Noël à Strasbourg" (noir aux agrumes et aux épices) de chez L'Autre Thé, en vrac
- 1 gros sachet de "Sous la couette" (rooibos aux épices) de La Grange Direct
- 1 gros sachet de "T. Magic Bio" (détox à base de thé vert, maté et pu'erh, parfumé à la citronnelle) de chez Neo T
- 4 petites boîtes de la marque English Tea Shop: "Green Tea Pomegranate", "Earl Grey", "English Breakfast", "Super Berries" (rooibos aux fruits rouges)
- 4 sachets de la marque Coffea: "Esprit de fête" (vert aromatisé), "Amande" (noir), "Thé de Noël" (noir aromatisé)
- 2 fleurs de thé sous vide

Bien que ne buvant presque que du thé vert, je reste pour l'instant fan de cette box au contenu varié et pensé avec soin. Et je sais à qui faire suivre les thés noirs que je ne consomme pas, de sorte qu'il n'y a pas de gaspillage. C'est donc avec plaisir que je poursuivrai mon abonnement début 2013.

jeudi 13 décembre 2012

My Little Santa Box



(Désolée pour la piètre qualité des photos: il faisait déjà nuit quand j'ai ouvert ma box.)

Je vais vous la faire courte: je suis super déçue par cette box de Noël. 
A côté des toujours aussi mignons et toujours aussi inutiles goodies papier, nous avons droit ce mois-ci: 
- A une paire de mitaines en tricot plutôt jolies, mais que je ne porterai jamais parce que je n'ai pas de smartphone et que j'aime bien avoir aussi le bout des doigts au chaud
- A un headband pas moche mais pas spécialement beau non plus
- A un mascara noir, MAIS QUELLE SURPRISE! Ca ne fait que le 15ème en autant de box. Et Nivea en plus, une marque tellement pointue!
- A deux petits tubes de lait scintillant pour le corps Topicrem, spécial "look de pétasse". 
- A un masque bioconcentré nettoyant Absolution que je testerai peut-être.
En gros, je vais me débarrasser de plus des trois quarts de cette box, que je trouve en outre relativement à côté de la plaque côté thème. 
J'ai donc résilié mon abonnement à MLB. Ca a été le grand amour au début, mais l'intérêt et la variété des produits a très vite décliné, et le changement d'orientation de septembre ne m'a pas convaincue. J'en ai assez de ce gaspillage (et je ne sais plus où mettre toutes ces boîtes trop mignonnes pour que je les jette). 
Par ailleurs, bien qu'elle soit beaucoup plus intéressante pour le moment, j'ai également résilié mon abonnement à la Deauty Box à cause des problèmes avec la poste belge. 
Mais comme j'aime les surprises et que je m'intéresse de plus en plus aux produits bio, à la place, je viens de m'abonner à Ma Boîte Beauté. Je vous donne mon avis dès réception de la première, en janvier. 

Nouveaut(h)é: Temple Céleste de l'Univers du Thé




"Un merveilleux mélange de thé vert Sencha de Chine à la richesse de senteurs subtiles créée par les morceaux de fruits de la passion, la pêche de vigne et la fraise des bois. Parsemé de fleurs de bleuet multicolores, un vrai régal pour le palais!"

Le Temple Céleste, c'est le thé que je bois quand je vais glander une heure ou deux chez Filigranes. Et comme ils en vendent au magasin, un jour, j'ai fini par en acheter un sachet. 13,90€ les 100g, ça me paraissait un peu cher. "C'est le prix indiqué dessus", m'a répondu la serveuse quand je lui en ait fait la remarque. Il me semblait avoir vu moins, mais bon. Arrivée chez moi, je vérifie: il y a deux prix différents imprimés sur le paquet. Sur l'étiquette de la face avant, c'est 9,70€, et sur l'étiquette de la face arrière, 13,90€. Ca m'apprendra à mieux regarder. 

Cette petite mésaventure mise à part, le Temple Céleste est un thé que je trouve parfait pour le milieu de l'après-midi (le matin, je bois plutôt des thés verts nature assez costauds, histoire de ne pas me rendormir sur mon clavier!). 





Par contre, la jolie boule à thé T. Rex commandée chez Bird on the Wire est une déception totale. L'ouverture du cou est trop petite pour qu'on puisse correctement la remplir, puis la vider; à l'inverse, les trous situés sur la tête et le ventre sont trop gros et laissent échapper des brins de thé pendant l'infusion (j'ai fait des photos "à vide", sinon c'était vraiment moche). En matière de thé, décidément, la fantaisie ne me réussit pas. Vive le bon vieux filtre métal à grille très fine, peu sexy mais qui remplit parfaitement sa fonction!

L'Univers du Thé, rue Bodenbroek 14, 1050 Bruxelles

mercredi 12 décembre 2012

Tu sais Papa




Deux mois déjà ont passé, mais les yeux me piquent toujours chaque fois que j'aperçois une de tes photos. Pourtant je ne me résous pas à les enlever, pas même celle des 5 ans de Cahouète qui me sert de fond d'écran et que j'ai sous les yeux douze fois par jour. Ce serait comme si je cherchais à t'effacer. 

J'ai encore le réflexe de retourner toutes les pièces de 2€ que me rendent les commerçants, pour vérifier si ce ne sont pas des éditions commémoratives limitées. L'autre jour je suis tombée sur celle des JO de Torino. Mais je n'avais plus personne pour qui la mettre de côté, alors je m'en suis vite débarrassée.

Je pense à toi lorsque je vois ton écriture sur le couvercle d'un pot de confiture maison préparée cet été, et je me dis que celle de l'année prochaine n'aura pas tout à fait le même goût. Surtout qu'avec les pattes de mouche de Maman, c'est pas dit qu'on arrive à savoir à quoi elle est avant de mordre dans la tartine.

Mon coeur se serre quand je reçois un mail avec ton nom dans la case expéditeur. Alors que je sais très bien que plus jamais tu ne m'écriras pour me dire tout le mal que tu penses de mes nouvelles chaussures ou de la robe commandée au Royaume-Uni en croisant les doigts pour que ce soit la bonne taille.

Depuis le 17 octobre, je fuis les gens. C'est au-dessus de mes forces de les écouter me raconter leurs petits soucis. Sauf rares exceptions, je n'arrive pas à m'intéresser à eux. Je vis repliée sur mon chagrin, qui est encore un peu de toi. 

Je me dis que ce serait vraiment bien de croire en une vie après la mort, là. De penser qu'on se retrouvera tous un jour dans un ailleurs où les crabes n'existent pas et où les gens qui s'aiment ne sont jamais séparés. Mais la foi, c'est un peu comme l'instinct maternel: à l'usine, ils m'ont pas mis l'option.

Parfois je t'en veux. Depuis quelques années, je vais à tous mes rendez-vous médicaux la trouille au ventre et les jambes en coton, mais j'y vais quand même. Si tu n'avais pas attendu pour consulter que la douleur devienne insupportable et que ta tumeur au colon ait métastasé dans tes poumons, peut-être serais-tu encore là aujourd'hui.

La semaine prochaine, je passe une IRM, cet examen que tu détestais tant. J'appréhende le résultat. Je te demanderais bien de veiller sur moi, mais je sais qu'il n'y a plus d'abonné à ce numéro. Que j'écris dans le vide pour te garder artificiellement dans mon présent, alors que chaque jour qui s'écoule t'éloigne un peu plus de moi.

Ca fait si mal de parler de toi au passé.



mardi 11 décembre 2012

"La vérité sur l'affaire Harry Quebert"


Ce roman multi-primé fait beaucoup parler de lui depuis la rentrée littéraire. La plupart de ses lecteurs l'encensent, tandis qu'une poignée le descend en flammes et déclare ne pas comprendre les raisons de son succès. 

"A New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. 

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d'université, Harry Covert Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille avec qui il aurait eu une liaison. 

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l'enquête s'enfonce, et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès? "

Malgré un emploi du temps chargé, il ne m'a fallu que trois jours pour dévorer ce pavé de 670 pages. Bien que je ne sois pas particulièrement amatrice de romans policiers, et n'aie donc guère de points de comparaison, j'ai trouvé l'intrigue de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" extrêmement bien ficelée. Après un démarrage un peu lent, les révélations distillées au compte-gouttes commencent à peindre un tableau très différent de celui présenté par la justice. Et quand le lecteur croit tenir le fin mot de l'histoire, un retournement de situation bouleverse complètement la donne, le laissant hébété sur le carreau, avant qu'une ultime révélation ne vienne l'achever. 

Réellement, l'histoire est menée de main de maître, avec de nombreux allers-retours dans le passé qui ne lui font jamais perdre sa cohérence mais, au contraire, permettent d'en dévoiler peu à peu les éléments d'une manière percutante. "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" est un roman à la construction d'une virtuosité remarquable, et dans lequel je n'ai repéré aucune incohérence. 

Pour autant, il n'est pas exempt de défauts. L'histoire entre l'écrivain de 34 ans et la jeune fille de 15 m'a semblé d'une mièvrerie absolue. Jamais il n'est question de chair entre eux, juste d'un amour si pur et si absolu qu'il en devient atrocement gnan-gnan, et de surcroît peu crédible. De la même façon, les extraits du soi-disant chef-d'oeuvre écrit par Harry Quebert pour sa dulcinée sont assez affligeants, et les conseils sur l'écriture dispensés au début de chaque chapitre, d'une platitude risible. 

Mais le plus dommage, c'est l'aspect caricatural de certains personnages: la mère juive de Marcus, toujours en train de le houspiller au téléphone pour savoir pourquoi il n'est pas encore marié; le flic local bourru et désagréable mais qui révèle très vite un coeur d'or; l'avocat aux dents longues et l'éditeur qui se fout de publier de la merde pourvu que ça se vende... A côté de ça, la plupart des membres du casting ont à peu près autant de substance que des fantômes. Jamais je ne les ai réellement vus s'animer sur le papier, à l'exception de Nola Kellergan, morte depuis trente-trois ans et plus vivante que tous les autres réunis. 

En conclusion, "La vérité sur l'Affaire Harry Quebert" est ce genre de bouquin que l'on a plaisir à lire et que l'on ne prendra pas trop de risques à offrir pour Noël. Mais malgré une histoire sacrément bien foutue, il lui manque ce petit supplément d'âme qui fait qu'un roman laisse une trace durable dans le coeur du lecteur. 

lundi 10 décembre 2012

Féerie de glace à Bruges




13€ l'entrée et trois quarts d'heure à se geler dans la file d'attente extérieure: pas de doute, il faut être motivé pour aller voir l'exposition de statues de glace Ice Magic qui se tient devant la gare ferroviaire de Bruges jusqu'au 6 janvier prochain. Et une fois dans le hangar, malheur à ceux qui auront oublié leur bonnet, leurs gants, leur écharpe et leurs bottes fourrées, puisque la température ne dépasse pas -6° à l'intérieur. 







Pourtant, au risque de choper des engelures, impossible de ne pas traîner dans la vallée des nains, la forêt enchantée, le palais des glaces ou le monde des ténèbres. Largement inspirés de l'univers de Tolkien, les personnages épatent par la finesse de leur réalisation et la richesse des décors dans lesquels ils sont présentés. Tout est mis en scène de façon à ce que le public nombreux ne se bouscule pas, et qu'il soit possible de faire des photos sans se retrouver avec une foule d'autres touristes dessus. Quant à l'éclairage dans les ton bleus, roses, violets et verts, il met parfaitement les statues en valeur tout en accentuant le côté magique de l'exposition. 










Petits et grands adoreront monter tout en haut du donjon et redescendre par le toboggan en glace de 17 mètres de long. A la sortie, ils pourront boire un chocolat chaud ou dévorer un hot-dog autour des tables en bois du bar (chauffé). Si vous ne connaissez pas encore la ravissante petite ville flamande de Bruges, c'est vraiment l'occasion ou jamais d'aller y faire un tour!