mercredi 6 mars 2013

Un mois sabbatique: bilan


Illustration empruntée ici

Aujourd'hui se conclut le mois sabbatique que je m'étais accordé pour repenser ma vie. A mi-parcours, j'avais déjà décidé d'employer mon temps de manière plus délibérée, c'est-à-dire, de ne plus me laisser simplement entraîner par la routine mais de me fixer plein de petits objectifs et d'accomplir un maximum de choses qui me font du bien. Avoir des activités manuelles et créatives; prendre soin de ma santé en cuisinant bio/végétarien, en intégrant une courte séance de yoga à ma routine matinale ou en remplaçant mes cosmétiques de marque par des produits naturels. J'ai, pendant ces quatre semaines, pris des habitudes que j'espère bien conserver et amplifier par la suite. 

Par ailleurs, j'ai profité du fait que je ne travaillais pas et n'avais aucune obligation envers des tiers pour m'intéresser un peu à mes biorythmes. Je ne suis pas du matin, et je ne l'ai jamais été. Me tirer du lit est toujours un supplice. Pourtant, j'ai constaté que plus je me lève tard, plus j'ai de risque d'avoir une migraine, et plus je suis, de toute façon, vaseuse pendant le reste de la journée. Mes heures les plus productives, intellectuellement, se situent entre 8h et midi. Si je ne consens à me verticaliser qu'à 9h30, le temps de me mettre en route, j'en ai déjà perdu plus de la moitié. Donc, il serait bon que je me force à me lever plus tôt. 6h30 (au lieu de 7h30, actuellement, la plupart des jours où je bosse) me semblerait idéal. Ca m'obligera à me coucher un peu plus tôt, mais tant pis: mes fins de soirée sont généralement perdues à glandouiller sur internet. Et puis, ça me permettra d'avoir fini de travailler en début d'après-midi, la période où je suis la plus productive manuellement, le moment idéal pour sortir faire une course en cas de besoin ou me balader en cas de météo favorable. Il faut juste que j'apprenne à passer outre ces cinq secondes où le réveil vient de sonner et où je suis tellement bien au chaud sous la couette que la repousser pour affronter le froid et le noir me paraît d'une violence insupportable. En général, une fois que je suis sortie du lit, ça va. Il n'y a vraiment que ces cinq secondes qui me coûtent - mais sachant qu'elles conditionnent toute ma journée, je dois arriver à lutter contre mes tendances marmottiennes (marmottesques?). Ca tombe bien, parce que Chouchou a lui aussi décidé de se lever plus tôt pour faire du sport avant de partir au boulot. On se soutiendra mutuellement! 

Que dire d'autre sur ce mois sabbatique? J'ai assez bien géré ma liberté. J'en ai profité pour accomplir certaines corvées qui ne m'ont pas trop pesé puisqu'elles ne venaient pas s'ajouter à ma charge de travail habituelle. Je suis pas mal sortie à Bruxelles malgré le froid, et pas mal restée dedans à Monpatelin malgré le soleil parce que je voulais entamer une grande opération de tri dans l'appart. Je n'ai pas dépensé plus de sous que d'habitude même si les occasions de shopping ont été plus nombreuses. A ma grande surprise, je n'ai pas non plus lu davantage. Le différentiel de temps est surtout passé en projets de DIY. Je n'ai pas vu plus de monde que le reste de l'année, preuve que je suis de toute façon à mon niveau de sociabilisation optimal. Bref, durant ce mois sabbatique, je n'ai pas eu de révélations fracassantes, mais des idées pour améliorer mon quotidien et profiter au maximum de chaque jour. Ce qui me semble déjà très bien. 

5 commentaires:

Tasha a dit…

Pas de possibilité de sabbatique pour moi mais ton billet m'inspire tout de même, car j'aimerais assez corriger certaines de mes mauvaises habitudes... J'ai comme toi un mal fou à me lever le matin de bonne heure (me lever tout court, problème de motivation), sortir de la chaleur de la couette est une torture, mais tout comme toi, une fois sortie, ça va. Et comme toi, je suis au maximum de ma concentration le matin, donc je ferais bien de m'inspirer de ton exemple pour me lever plus tôt. Lorsque ça m'arrive, non seulement je ne cours pas partout par peur d'être en retard, mais j'ai la sensation d'avoir la vie devant moi... Et puis se coucher plus tôt n'est pas si difficile, je suis une grosse dormeuse, je suis toujours plus reposée quand je m'endors avant minuit, il paraît que le sommeil est plus réparateur. Le défi pour moi est de couper les écrans (TV mais surtout internet, je surfe bêtement), je m'endors mieux et plus vite quand je lis. En revanche c'est frustrant de s'endormir sur un livre qu'on a très envie de lire!
Merci pour ce billet, je vais le garder en tête pour prendre des bonnes habitudes!

Lucy a dit…

Très grosse migraineuse, je me force depuis quelques mois à me lever tôt, tous les jours y compris le week-end, parce que j'avais fait le même constat que toi, grasse mat'= migraine. C'est vrai que c'est difficile, surtout en hiver, mais on a ainsi plus de temps, et maintenant, une administration ou un magasin qui ouvre à 9h, ça me parait scandaleusement tard.
Je t'envie d'être douée de tes mains, j'aimerais me mettre au crochet ou au tricot, mais même en suivant des tutoriels sur youtube, je n'y arrive pas.

ARMALITE a dit…

Je ne suis pas certaine que les tutoriels soient la meilleure méthode pour apprendre; rien ne vaut un(e) prof qui corrigera la position de tes mains, te dira pourquoi ça ne donne pas comme il faut, etc. J'ai pris trois cours avant de me lancer seule, et aujourd'hui encore, mon amie Lady Pops m'aide à décrypter certains patrons...

Lucy a dit…

Merci, du conseil, d'autant plus que je suis gauchère et ça me pose un problème pour le tout bête endroit-envers en tricot. Je vais me renseigner autour de moi. ;)

Lolibris a dit…

C'est toujours très agréable et inspirant de lire tes réflexions personnelles.
La question du rythme me parle beaucoup également. En Espagne tout est décalé de 2 heures vers le soir environ, vu qu'on déjeune vers 14h et qu'on dîne après 21h. Du coup j'ai du mal à me lever avant 8h30, d'autant que mon horaire de travail est concentré sur le midi et les soirées.
J'aimerais profiter davantage de mes matinées, mais j'ai beaucoup de mal à me sortir du lit (et dans mon cas, je ne peux pas accuser le climat!).
Bref j'ai beaucoup aimé les réflexions qui ont émaillé ton mois sabbatique, elles m'ont amené à réfléchir par procuration :)
Bonne journée!