mercredi 30 janvier 2013

Mes 7 objectifs de janvier: bilan


Calendrier renard acheté (et photo empruntée) dans la boutique Etsy de Gingiber 

1. Etre plus indulgente envers les autres
Quand ma mère m'a appelée un matin pour me dire: "Je suis bien embêtée, la retraite de ton père a encore été versée intégralement ce mois-ci", j'ai résisté à ma première impulsion qui était de crier: "Et donc, tu veux que ce soit moi qui contacte la Caisse des Dépôts et Consignations alors que je suis à l'étranger et en train de bosser, tandis que tu es dans la même ville qu'eux et que tu ne glandes rien de tes journées?". Calmement, j'ai répondu: "Et bien tu les appelles, tu leur dis que ton époux est décédé en octobre, qu'on leur a immédiatement signalé la chose par courrier et que pourtant, ils ne semblent pas encore l'avoir pris en compte." Ma mère a marmonné qu'elle ne connaissait pas leur numéro, je lui ai répliqué gentiment que les pages jaunes étaient faciles à consulter sur internet. Et hop.
Pour Etre Exquis, j'ai décidé, s'il finissait par m'appeler, de lui laisser une chance de s'expliquer au lieu de lui raccrocher immédiatement au nez. Mais prendre l'initiative, je ne peux pas. Quant à celles de mes connaissances dont le comportement m'irrite, vu que je n'arrive décidément pas à rester zen face à elles, j'ai décidé de limiter nos interactions au maximum. En gros, plus une personne est proche de moi, plus je suis prête à faire des efforts vis-à-vis d'elle. Mais je ne vois pas pourquoi je continuerais à supporter des gens que j'estime toxiques si rien ne m'y oblige. Oui, ma définition de la toxicité est sans doute plus large que celle de beaucoup de monde. Cela dit, nul n'est obligé de continuer à me fréquenter si mon intransigeance le gonfle. Et j'estime que la vie est trop courte pour s'embêter à entretenir des relations avec des gens avec lesquels on n'a pas suffisamment d'affinités.
Vis-à-vis des "gens de service" auxquels j'ai eu affaire et qui avaient commis une erreur ou pas fait correctement leur boulot, j'ai réussi à rester zen et à réclamer gentiment qu'ils me trouvent une solution, au lieu de devenir tout de suite acerbe comme d'habitude. Non, je n'estime pas normal de devoir s'y reprendre à deux fois pour des choses simples. Mais personne n'est infaillible, moi la belle première, et à moins d'avoir affaire à un interlocuteur de mauvaise foi (ce que ne sont pas la majorité des gens), on a plus facilement gain de cause quand on se montre sympa. Ca paraît sûrement évident à la plupart d'entre vous, mais j'ai du mal à admettre que les choses ne tournent pas comme elles le devraient. Cela dit, vous voyez, je travaille à devenir moins psychorigide.
Taux de réussite: 66%

2. Méditer tous les matins où je suis seule 
Il paraît que nous nous porterions tous mieux si nous méditions un peu chaque matin. J'ai essayé. Je me suis ennuyée à crever. Je comptais les secondes des dix pauvres minutes que je m'étais fixées, attendant le moment où je pourrais me lever et faire quelque chose de productif. Je crois que j'ai compris la leçon: la méditation me fait beaucoup de bien quand je vais mal. Quand je vais bien, elle ne m'avance à rien. J'ai donc décidé de ranger mon coussin à portée de main (plutôt que sur l'étagère du haut de ma penderie, où je ne pouvais l'attraper qu'en montant sur une chaise), et de l'y laisser jusqu'au moment où j'aurai l'esprit assez troublé pour avoir besoin d'un bon recentrage. Pour mon hygiène physique et mentale, je vais plutôt tenter d'intégrer quelques postures de yoga à ma routine quotidienne.
Taux de réussite: 5%

3. Recommencer à dessiner
Au départ, j'envisageais de gribouiller un petit truc chaque jour sur mon agenda des choses faites. Problèmes: 1/ en ce moment, j'écris tellement qu'il ne me reste jamais assez de place sur la page 2/ le papier de mon Moleskine est trop fin. Mais j'ai quand même dessiné un peu, notamment sur mes chopes d'amoureux, et surtout, j'ai recommencé à trimballer dans mon sac un nécessaire à croquis - à savoir, un carnet du Typographe dont je trouve le format et le papier idéaux, ainsi qu'une petite trousse contenant crayon 2B, gomme, taille-crayon et feutre noir 0.3. Reste à reprendre l'habitude de le sortir à la première occasion...
Taux de réussite: 20%

4. Apprendre à écrire sur mes photos
Entre mes disponibilités et celles de Chouchou, il n'a pas vraiment été possible de dégager un moment où il aurait pu m'apprendre à utiliser mon iPad pour faire ça. Mais en février, je prends un mois sabbatique, et je vais consacrer une bonne partie de mon temps à refondre et améliorer ce blog. Le traitement de photos fera partie du package.
Taux de réussite: 0% (mais ce n'est que partie remise)

5. Eliminer 25% de ma PAL
J'ai commencé le mois avec 40 livres sur mon étagère et 5 en cours de lecture. Entre le 1er et le 31, j'en ai acheté 15 (9 romans + 5 bédés + 1 livre de photos) et récupéré 2 commandés en décembre mais arrivés seulement en janvier. Ce qui nous fait un total de 62 ouvrages. Arrivée en fin de mois, il m'en reste 30 sur mon étagère et 6 en cours de lecture. J'ai lu une bonne partie de la différence, et éliminé le reste après en avoir parcouru quelques pages pour confirmer que l'envie ayant motivé mon achat (souvent, il y a plusieurs années) s'était envolée pour ne plus revenir.
Taux de réussite: 100%

6. Tester de nouvelles recettes végétariennes
- Soupe gen mai, le gruau matinal des prêtres japonais (extraite de "Bien-être zen au quotidien"). Plus sain tu meurs. Très bien comme plat unique le soir, quand on a fait un gros repas le midi. 
- Risotto butternut-gorgonzola (déniché dans le tome 2 d'"A boire et à manger"). Trop doux à mon goût. A refaire en remplaçant le gorgonzola par un fromage bleu plus costaud, genre fourme d'Ambert.
- Velouté de chou Romanesco (impro personnelle). Première tentative pour moi de cuisiner ce légume. Une autre fois, je le préparerai en gratin.
- Risotto aux artichauts (trouvé dans un vieux fascicule des éditions Gründ consacré au risotto). Très sympa, mais est-il possible de cuisiner des artichauts sans que le résultat soit délicieux? Je ne pense pas.
- Jus vitaminé carottes/agrumes/gingembre: une merveille vitaminée.
Je me suis aperçue qu'au fond, j'avais très peu de recettes végétariennes dans mes livres de cuisine. Certes, il est possible d'en trouver une quasi-infinité sur internet, mais je ne recours à ce moyen que lorsque j'hérite, dans un panier bio, d'un légume que je ne sais pas comment préparer. Du coup, j'ai profité de mon dernier bon-cadeau Amazon pour commander ce joli livre de recettes végétariennes apparemment faciles à réaliser.
Taux de réussite: 100%

7. Faire changer mon tableau électrique
Cette fois, l'électricien ne m'a pas oubliée! Par contre, après son départ, je me suis rendu compte que mon frigo et ma bouilloire n'étaient plus alimentés en électricité. Plutôt embêtant, vu que je venais de recevoir une grosse commande Picard et que mon congélateur était bourré jusqu'à la gueule. Mais je ne me suis pas énervée; j'ai rappelé et signalé gentiment le problème; puis j'ai attendu calmement que l'électricien revienne pour y remédier. En temps normal, j'aurais râlé et trépigné tout ce que je savais. Le résultat aurait été identique. Là, tout s'est arrangé aimablement et sans que personne ne chope d'ulcère. Ca me paraît quand même mieux.
Taux de réussite: 100% (plus un peu de rabe sur l'objectif n°1!)


Autres accomplissements:
- Bon lancement du projet "52 DIY", avec effectivement une publication tous les lundi et encore une longue liste d'idées en attente. Je m'aperçois que plus je réalise de choses, plus je suis motivée pour en tenter d'autres. La créativité, c'est comme l'appétit, ça vient en mangeant (je me comprends).
- La version simplifiée de ma compta personnelle est juste parfaite, et j'ai déjà attaqué ma compta pro de l'année dernière. D'habitude, comme je dois remettre le dossier à mon association de gestion agréée le 31 mars, je commence à m'en soucier courant février. Vu que je déteste ça, cette fois, j'ai décidé de m'en débarrasser le plus vite possible.
- J'ai organisé, presque sur un coup de tête, un nouveau swap axé sur la gourmandise, en limitant les inscriptions aux personnes connues pour éviter d'autres mauvaises surprises comme celles de l'été dernier. Tout le monde semble motivé et j'ai hâte de voir le résultat. Si tout se passe bien, il y aura probablement au moins un swap postal et un swap beauté courant 2013.

Et mon petit mot de 2013?
"Perspective" m'a aidée à ne pas (trop) angoisser pendant que j'attendais de passer un examen pour déterminer si j'avais un double glaucome ou pas. Pour prendre la distance nécessaire, j'ai imaginé ce que je dirais à ma meilleure amie afin de la rassurer si elle se trouvait dans cette situation. "D'abord, c'est peut-être une mesure faussée par l'épaisseur de tes cornées. Sinon, la plupart des cas d'hypertension oculaire peuvent être contrôlés avec un simple collyre utilisé quotidiennement. Tu le sais, parce que ton père en a utilisé les 15 dernières années de sa vie sans que le problème s'aggrave jamais. Et si le collyre ne suffit pas, il existe deux types de procédure chirurgicale permettant de soulager cette hypertension pour éviter la destruction des fibres optiques. Plus une procédure non-chirurgicale actuellement en cours de validation, et pratiquée à l'essai dans un hôpital de Lille. Alors, avant de devenir aveugle, tu as de la marge."
...Sur ce, mon rendez-vous chez l'ophtalmo a été annulé pour la deuxième fois d'affilée et reporté à début mars. J'essaie de passer cet examen depuis octobre. Heureusement que je ne suis pas en mode méga-flip!

Conclusion: L'un dans l'autre, je suis très contente de mon mois. Tous mes objectifs n'ont pas été atteints, mais je ne m'attendais absolument pas à un taux de réussite de 100%. Se rendre compte que certains projets sont irréalistes ou pas adaptés et y renoncer une bonne fois pour toutes, c'est une autre façon d'avancer. Février, je t'attends de pied ferme!

mardi 29 janvier 2013

"La patience du tigre"


Je vous avais déjà présenté "La tendresse des crocodiles" et "L'ivresse du poulpe", les deux premières aventures de Jeanne Picquigny publiées pour la première fois en 2003-2004. L'an dernier, la plus intrépide, la plus féministe et la plus délicieusement inconvenante des Bourguignonnes a fait son retour en librairie dans un énorme roman graphique de 500 pages. Cette fois, c'est aux Indes qu'elle et son amant Eugène Love Peacock partent chercher un trésor fabuleux...

On retrouve dans "La patience du tigre" tous les ingrédients qui faisaient le sel des tomes précédents: la sensualité décomplexée, le parfum d'exotisme, les considérations philosophiques et sociales, la leçon illustrée d'histoire-géographie, l'humour mordant, les personnages secondaires ultra-romanesques et les caméos de célébrités (ici, Gandhi et Alexandra David-Néel). Fred Bernard nous entraîne dans un magnifique voyage qui commence à Whitby, le village anglais où résida jadis Bram Stoker, pour se terminer dans les neiges éternelles de l'Himalaya. Entre les deux, nos héros auront vécu une épopée à côté de laquelle les aventures d'Indiana Jones ressemblent à une tranquille promenade dans le parc. 

Jeanne Picquigny est une héroïne extraordinaire qui boit et fume comme un pompier, vit une passion tumultueuse avec Eugène Love Peacock sans être pour autant insensible aux charmes de ses compagnes, n'hésite pas à laisser ses deux fils chéris sous la garde d'une nounou pour partir en expédition sur le toit du monde et riposte à coups de fusil quand de vilains Nazis s'en prennent à elle. Cette fois, elle est accompagnée de Pamela Baladine Riverside, une amie d'enfance d'Eugène devenue moitié mystique moitié ninja, ainsi que de Timothy Python, médecin-cuisinier-poète qui a perdu une main et une jambe à la guerre et qui loge un serpent dans son pantalon. 

Ce casting délirant  justifierait à lui seul l'achat de "La patience du tigre", mais les aventures que lui fait vivre Fred Bernard sont rocambolesques à souhait, distrayantes et instructives à la fois. Jamais encore je n'avais lu une bédé aussi longue dont l'intérêt ne faiblit à aucun moment. Sans éprouver d'attirance particulière pour les Indes, j'ai été totalement happée par l'ambiance que l'auteur réussit à créer avec son style graphique aussi foisonnant en matière de décors qu'il est épuré en matière de personnages. Une superbe réussite.



 

lundi 28 janvier 2013

DIY 4/52: 4 idées pour exposer temporairement photos et cartes


1. Utiliser du masking tape

Je suis dingo de ce scotch japonais à motifs colorés, qui se découpe à la main et se repositionne aussi facilement qu'un Post-It. Du coup, j'en ai accumulé une belle collection depuis quelques années. Des copines me disent régulièrement: "C'est sympa, mais tu en fais quoi au juste?" Et bien, ça, par exemple: je m'en sers pour accrocher au mur de ma chambre les jolies cartes de voeux reçues en ce début d'année 2013. Au printemps, je les enlèverai en un tour de main et sans laisser la moindre trace sur la peinture. Pratique, non?


Le masking tape (également appelé washi tape, et à ne pas confondre avec le deco tape qui, lui, n'est pas repositionnable!) est vendu en papeterie, magasins de loisirs créatifs et dans certaines boutiques de brols comme Bird on the Wire ou Les Fleurs, à Paris (mais ce n'est pas là que vous trouverez le plus de choix). Un rouleau coûte environ 3,50€. Sur internet, beaucoup de motifs et des tarifs intéressants chez Freckled Fawn aux Zuess ou, plus près de nous,  chez Lovely Tape.


2. Mettre à profit une porte blindée

Un autre truc que j'ai tendance à accumuler, ce sont les magnets, qu'ils soient touristiques ou juste petits et rigolos. Ils m'ont permis de transformer la porte blindée de notre appartement bruxellois en pêle-mêle géant.




3. Tricher avec de la peinture magnétique

Vous me direz que tout le monde n'a pas une porte blindée; je vous répondrai qu'en revanche, tout le monde peut aller se procurer un pot de peinture magnétique au Casto du coin. Certes, ce n'est pas donné: le pot de 0,5l coûte plus de 30€, et comme il faut passer quatre ou cinq couches pour que ça tienne bien, on ne peut guère traiter qu'une surface de 50x50 cm avec. Pour les gens qui n'aimeraient pas le gris, il est possible de recouvrir la peinture magnétique avec une autre couleur de peinture "normale", mais ça diminue son efficacité. Prévoir du scotch spécial pour délimiter la zone à peindre, un pinceau large et un temps de séchage de 24h.




4. Investir dans un tourniquet à cartes postales

Si vous aimez faire les brocantes, peut-être aurez-vous la chance d'en dénicher un ainsi. Le mien vient tout bêtement de chez AM-PM; c'est le modèle Alexia qui existe en deux tailles (49€ le petit, 89€ le grand en temps normal, mais il y a -20% dessus en ce moment). Je l'utilise pour exposer les cartes postales reçues de mes proches, celles que je m'auto-envoie à chacun de mes voyages, et les plus jolies de celles qui m'ont été expédiées dans le cadre du Postcrossing. Mais il est tout à fait possible d'y mettre plutôt des photos.


dimanche 27 janvier 2013

"La théorie du chien perché"



A la base, je cherchais juste un livre court pour accompagner ma traditionnelle pause-thé du samedi après-midi à Monpatelin. La couverture de celui-ci m'a fait de l'oeil sur les tables de la Fnac. Je me suis dit qu'avec un Babel, je ne prenais pas beaucoup de risques. 

Et à la place, j'ai pris une grosse claque. 

"J'aime pas quand j'ai les mains sales. J'aime pas surtout quand c'est du sale qu'on voit pas. Du sale de microbe, tout petit, qui peut se coller sur mes doigts me rentrer sous la peau me faire mourir je sais pas.
Je peux pas rien toucher. Je peux pas. Y faut bien que je touche des choses.
Je lave ces mains au savon je frotte tous ces doigts et encore et encore. (...)
Après quand ces mains sont propres je ferme ce robinet. 
Oui mais si ce robinet est sale? 
Après, je sèche ces mains. 
Oui mais cette serviette pour essuyer les mains si elle est sale? Si elle est pleine de sale qu'on voit pas? Du sale couleur propre? 
Je sais pas comment y faut faire. Je lave je lave et après je fais quoi? (...)
Des fois j'entends que ça, cette voix dans ma tête. Cette voix pour aller se laver les mains, pour vérifier l'étricité, pour avoir peur du sale de serviette et de robinet, cette voix qui me trouille, cette voix pour se sentir mal."

"Je suis plein d'autres, aussi", première des deux nouvelles qui composent cet ouvrage, est narré par Juliette, une fillette que l'on devine autiste. Bourrée de troubles obsessionnels compulsifs, elle passe le plus clair de son temps dans un foyer d'accueil et ne parle jamais. Parfois, juste, elle criiiiiiiiie. Les gens la croient débile; Juliette obéit seulement à une autre logique que la plupart d'entre eux. Elle vit dans un monde où elle peut marcher sur les petits carreaux mais où les gros sont des attrapes, où les rayures sont permises mais seulement sur les verres, où aller à gauche est dangereux, où il faut compter les choses et se taper la tête contre les murs pour empêcher qu'un événement horrible se produise. Par contre, les lapins, elle a le droit. 

Juliette porte un regard lucide et parfois acerbe sur ce qui l'entoure; elle éprouve de vives émotions mais ne sait pas les exprimer de manière conventionnelle. "C'est des bisous tout coincés sur ma bouche comme les mots qui sortent pas. Des bisous trop gros pour sortir, alors ça va dans mes pieds dans mes mains. Et je tape je griffe." Un mur se dresse entre elle et le reste du monde; pourtant, sa force de caractère n'invite pas à l'apitoiement, mais plutôt à l'émerveillement. Juliette se demande comment on dessine le doux et pourquoi tout est toujours si difficile. Juliette considère que si elle a réussi à prendre le bracelet accroché au bras d'un mannequin il est à elle, parce que "je m'ai donné du mal quand même. Je l'ai gagné. (...) Non je le lâche pas." 

Juliette épuise les adultes chargés de s'occuper d'elle. Et si on arrivait à se mettre à leur place, on comprendrait sûrement leur désarroi. Mais c'est impossible, parce que le temps de la lecture, la voix intérieure de Juliette s'impose comme la seule réalité. Son imaginaire est la cage dont elle ne peut s'échapper, l'univers-bulle hermétique qu'elle a créé et où elle nous enferme avec elle. Le pire, c'est qu'on n'a pas du tout envie d'en sortir, pas du tout envie de quitter cette enfant singulière à la fin des 70 pages que dure "Je suis plein d'autres, aussi". 

La seconde nouvelle, qui donne son titre à "La théorie du chien perché", est narrée par Etienne, un simple d'esprit livré à lui-même après la mort de sa mère et la disparition de son frère. Trouvant la vie d'humain trop difficile, il décide de devenir chien. Mais le toit de sa niche l'empêche de réfléchir, sans doute en arrêtant les pensées que Dieu lui envoie... Ici aussi, on rentre dans la tête de quelqu'un de "différent", et ici aussi, on est rarement tenté de s'apitoyer sur son sort. L'auteur fait preuve d'un énorme talent pour présenter le quotidien de ses deux personnages sous un angle décalé, mais sans aucun misérabilisme, voire avec une certaine poésie réaliste. Une lecture dont on ressort humainement plus riche. 

L'illustratrice Kelly Haigh a un site internet où on peut admirer, entre autres choses, une galerie consacrée à ses peintures de renards et une autre montrant ses travaux de taxidermie. Son style me fait un peu penser à celui de Mark Ryden...

Un voeu pour elle




Aujourd'hui, mon amie O&L doit subir un double pontage. 
C'est une fille extraordinairement courageuse dans toutes les épreuves 
qui la frappent depuis un peu plus d'un an. 
Elle mérite de se rétablir très vite et de pouvoir reprendre le cours de cette vie 
qu'elle rebâtit avec tant de volonté. 
Si vous avez quelques ondes positives qui traînent dans un coin,
merci de penser à elle. 


Edit 20h15:
L'opération a eu lieu ce matin, et tout s'est bien passé.
O&L est encore groggy, et sous morphine de surcroît.
Elle ne souhaite pas de visites pour le moment,
mais je suis sûre qu'à sa sortie de l'hôpital
(d'ici une grosse dizaine de jours a priori),
elle appréciera les pensées que vous aurez eues pour elle.

samedi 26 janvier 2013

Coup de coeur mode: Sugarhill Boutique




Au départ, il y avait cette robe à imprimé renards Sugarhill, marque inconnue de moi jusque là. Je suis tombée dessus chez Kusje mi-janvier. Elle était soldée à - 30%. Il restait un M en bordeaux foncé tirant fortement sur le marron, le genre de couleur qui ne me va pas du tout, ou un XS en noir. Comme je ne voyais aucun moyen de perdre 25 kilos avant la fin des soldes, je suis rentrée chez moi en chouinant. 

A tout hasard, j'ai quand même tapé "Sugarhill" dans Google pour voir si je ne la trouvais pas sur internet. J'ai trouvé. Il restait du M en noir, mais plus de L. Le M correspondait selon leur grille à un 12 anglais, soit un 40 français; je me suis dit que ça se tentait. Même si, là, elle n'était pas soldée du tout. Et puis pour amortir les frais de port depuis le Royaume-Uni, j'ai regardé si je ne trouvais pas une petite bricole mignonne à rajouter au colis. J'ai craqué pour un pull bleu-vert avec des animaux des bois, dont un renard. Plus ma taille, hélas. Mmmh. La robe bleu canard avec un col et des poignets pailletés, alors? Au prix où elle était, ça valait le coup. 


J'ai récupéré le colis (livré par DHL, siouplé!) en arrivant à Monpatelin. La robe bleu canard me va comme si elle avait été coupée pour moi. La robe avec les renards est un rien serrée à la poitrine. Le L m'aurait probablement mieux convenu, mais tel quel, ça passe. Il faudra juste que je la ceinture pour mieux marquer la taille. 


Entre temps, la publicité Google (qui est une petite maligne) m'avait appâtée en me montrant que le pull avec les animaux des bois était disponible chez MonShowRoom en M, et soldé à - 50% de surcroît. Juste à côté, toujours signé Sugarhill, un autre pull rayé rouge et blanc un peu court, comme celui que je cherchais depuis des mois pour aller avec mon jean taille New Look très haute. Il restait du M et du L, et à cause de sa longueur, j'ai préféré prendre du L. Puis je suis tombée sur un troisième pull de la nouvelle collection, donc plein tarif, avec un joli cheval de carrousel. J'ai hésité un moment, mais je me suis dit que ça ne serait pas raisonnable, et que je le retrouverais sans doute plus tard si j'avais des regrets. (J'ai des accès d'héroïsme parfois.)


L'expédition et la livraison ont pris à peine 48h. Malgré la différence de taille, les deux pulls commandés me vont très bien tous les deux. Ils sont en coton, donc un poil trop légers pour les températures actuelles, mais ils conviendront parfaitement au redoux printanier. Quant aux robes, je sais déjà comment je vais les accessoiriser, et j'ai hâte de traîner Chouchou dehors pour me prendre en photo avec. L'an dernier, c'est pour Louche que j'avais craqué. Sugarhill est une autre "petite" marque anglaise dans le même esprit. Les tissus synthétiques de ses robes ne conviendront pas à celles qui ne supportent que les matières nobles, mais j'adore leurs coupes et leurs imprimés, ainsi que leurs prix plutôt doux. 

vendredi 25 janvier 2013

Où je fais la paix avec l'hiver


Illustration empruntée ici

Mon impression se confirme: je commence à aimer l'hiver. 

D'accord, le fait que rien ne m'oblige à pointer le museau hors de chez moi en cas de météo sibérienne y est sûrement pour beaucoup. Mais jusqu'ici, ça ne m'empêchait pas de râler contre le manque de lumière déprimant, la nécessité de superposer les pulls pour ne pas exploser la facture de chauffage, la tentation de manger des tonnes de raclette et autres plats hautement générateurs de bourrelets, l'énergie considérable à déployer pour me rendre au cinéma ou retrouver des amis au restaurant. 

Cette année, j'ai l'impression d'être passée sur l'autre versant de la montagne. Du côté des gens qui trouvent que toutes ces occasions de cocooner, c'est merveilleux, qu'on goûte davantage les sorties quand elles se font plus rares, et qu'un joli manteau avec une toque, ça vous donne tout de suite des allures de princesse russe. 

Clairement, avoir un chez-soi douillet où l'on apprécie de passer du temps aide pas mal. Aimer les activités d'intérieur, aussi. Et puis y mettre un peu de bonne volonté. Je me bricole des associations gagnantes. Plaid en polaire + roman passionnant. Pizza Mamma Roma + "The Big Bang Theory" (ou pad thaï du Tom Yam + "House of lies"). Vieil album d'Emiliana Torrini + ouvrage au crochet. Chocolat chaud + toasts au beurre demi-sel et à la confiture d'abricot maison. Chaussettes en laine de mouton islandais + tasse de thé vert fumant. Papotages à bâton rompus + cuisine à deux. Lumière pâle idéale + shooting mode. 

Je me rends compte qu'il est possible de remédier à presque tous les aspects désagréables de l'hiver, et que je commence à être bien équipée en la matière. Le simulateur d'aube pour me réussir à me lever alors qu'il fait encore nuit. La collection de cachemires, d'écharpes et de bonnets; la paire de bottes fourrées Ugg et celle de gants Isotoner doublés pour m'aventurer dehors sans me changer en statue de glace. Les ampoules de vitamine D prescrites par mon généraliste pour pallier certains effets de l'absence de soleil. Le nouveau canapé où il fait si bon se blottir seule ou à deux quand la bise souffle ou la neige tombe dehors. 

Et puis, quelque chose de plus subtil. J'ai cessé de croire que la vie pouvait être un long printemps, un éternel été. J'ai compris que les phases de froid et d'obscurité étaient, au propre comme au figuré, nécessaires pour renouveler l'élan qui m'anime. Que geindre et faire le gros dos face à elles ne servait à rien, sinon à me priver des bienfaits qu'elles pouvaient m'apporter: une occasion de réfléchir au calme, de rassembler mes forces, de me préparer pour la suite. Alors, je ne lutte plus. J'accepte le fait que cette saison doit être traversée, et je tâche de m'y employer, non pas avec résignation, mais dans l'idée d'en profiter autant que des trois autres. 

Vous savez quoi? Ca marche plutôt bien. 

jeudi 24 janvier 2013

"Les oreilles de Buster"


"J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix sept-ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution." 

Drôle de manière de commencer un journal intime. Surtout si vous êtes une dame respectable qui vient juste de fêter ses 56 ans entourée par sa famille et ses amis, une dame respectable que des problèmes de dos ont forcée à abandonner prématurément sa carrière dans le tourisme, une dame respectable qui passe l'essentiel de son temps à choyer ses magnifiques rosiers et à s'occuper d'une vieille femme acariâtre avec beaucoup d'abnégation. 

Pourtant, Eva porte en elle depuis toujours le secret d'une enfance démolie par une mère belle et brillante que tout le monde lui enviait, mais qui ne cessait de la rabaisser voire de l'humilier - quand elle ne la terrorisait pas avec ses crises d'hystérie ou ses menaces d'abandon. Face à ce monstre insoupçonnable, Eva a dû se construire une carapace et apprendre à dominer ses peurs. En cachette, elle s'est préparée à punir sa génitrice le moment venu. Elle a commencé par s'entraîner sur l'autre source de grande terreur dans sa vie: Buster, le boxer mal dressé et agressif des voisins... 

Au fil d'un été et des pages du carnet vierge offert par sa petite-fille, l'héroïne de ce roman fait voler les apparences en éclats pour dévoiler peu à peu des souvenirs choquants qui, telles les pièces d'un puzzle, s'assemblent afin de dresser un portrait fascinant. Eva est une victime qui ne s'apitoie que très peu sur son sort. Lucide et déterminée, elle agit en obéissant à un compas moral très personnel. La relation amour/haine qu'elle entretient avec son bourreau sonne juste comme une démonstration d'algèbre visant à prouver pourquoi Eva est devenue cette femme froide et pragmatique, ce qui l'a poussée à bâtir un couple aussi singulier, et comment elle a réussi à exister en dépit de tout. "Les oreilles de Buster" est certainement une leçon de survie. Mais peut-être pas un exemple...

Thé Box Rock'n'Roll: va-t-elle donner Satisfaction?


(Oui, j'ai dument honte de mon titre.)



C'est toujours un plaisir de déballer une Thé Box et de découvrir son contenu. Celle de janvier est jaune et a pour thème le Rock'n'Roll. Pour autant, elle ne contient pas de thé à la cocaïne mais plutôt...









Outre le carnet de saveurs expliquant l'histoire de chaque thé, on y trouve donc:
- 4 sachets de la marque organique Solaris (2 Pu-Erh, 1 Chaï vert, 1 tisane Lemon Detox), avec une petite citation différente sur chacun d'eux
- 4 sachets de la marque Adagio (1 vert au citron/citron vert, 1 wuyi oolong, 1 oolong à la pêche, 1 yunnan doré)
- 4 sachets de la marque ayurvédique Pukka (1 vert à la menthe, 1 tisane aux trois menthes, 1 tisane détox anis/fenouil/cardamome, 1 tisane fleur d'avoine/réglisse/camomille)
- 2 sachets de la marque Tea Tower (1 vert Crème Caramel, 1 rooibos Tiramisu Chocolat)
- 2 paquets sous vide d'infusion de la marque Caspienne (l'Envoûtante, aux 10 plantes, et le Glorieux, aux fleurs et aux fruits)
- 4 sachets de tisane de la marque Salus (2 chocolat-piment, 2 anis-fenouil-cumin)

 


Et en bonus: 
- les traditionnelles cartes postales
- 3 sous-tasse façon sous-bock, avec des illustrations de vinyles détournés ("Les thés indiens" de Joe Dassin, "I muge the line" de Johnny Clash...)
- 2 guimauves naturelles
- 4 cookies chocolat fleur de sel Aux Délices d'Irène qui ont déjà disparu dans mon estomac et qui étaient monstre bons. 

Comme toujours, la Thé Box est variée, bien pensée et pleine de découvertes. Contrairement à toutes les box beauté que je connais, son niveau n'a jamais flanché depuis le début, et je la recommande chaudement à tous les amateurs de thé. Néanmoins, la Rock'n'Roll sera ma dernière: des 20 sachets qu'elle contient, seuls 3 correspondent à mes goûts très difficiles pointus. Je n'aime ni le thé noir, ni le rooibos, ni les tisanes, ni les épices... Dans ces conditions, je suis vouée à gaspiller systématiquement une grande partie du contenu de cette box. Tant pis pour moi, et tant mieux pour les abonnées aux papilles plus tolérantes!


mercredi 23 janvier 2013

Triple concours-flash


Je viens de recevoir un énorme carton de SP. 
Si vous voulez gagner:
- une intégrale n°1 de "Pretty Little Liars", rassemblant les 4 premiers romans (qui doivent correspondre aux 2 premières saisons de la série télé, bien que l'histoire ne soit pas la même);
- un exemplaire du tome 1 de "The lying game", la série suivante écrite par Sara Shepard, réédité dans le cadre d'une opération découverte à 9,90€;
- un exemplaire du tome 3 de la même série, qui vient juste de paraître;
rendez-vous ce soir sur la page Facebook du blog.
Il y aura trois annonces séparées entre 20h et 23h. 
Pour chacune d'entre elles, la première réponse remportera le livre correspondant. 
Concours réservé aux résidents d'un pays européen. 
Bonne chance à tous!

Découverte: Ma Boîte à Beauté


Avant d'arrêter complètement les abonnements aux box beauté, j'ai eu envie de tester l'une de celles qui proposent des assortiments de produits bio. Mon choix s'est porté sur Ma Boîte à Beauté, qui coûte 16€ par mois (dont 3€ de frais de port en tarif éco, c'est-à-dire sans numéro de suivi et avec un délai de livraison pouvant aller jusqu'à 2 semaines ouvrées). Il n'y a pas de système d'abonnement: la commande doit être passée chaque mois - ou pas. D'un côté, c'est plus contraignant; de l'autre, c'est plus rassurant. A part Pulpe de Vie (que j'adore) et Delarom (dont j'avais seulement entendu parler), la plupart des marques partenaires me sont inconnues, mais ça me semble normal puisque je ne me suis pas encore beaucoup penchée sur la questions des cosmétiques "verts". Et au moins, j'ai pensé que ça m'éviterait de me retrouver encore avec du L'Oréal ou du Nivéa. Voici donc l'autopsie de ma première Boîte à Beauté.




L'emballage est sobre: juste un pochon en tissu protégé par du papier de soie et glissé à même le carton. Je ne vais pas m'en plaindre; ça m'évitera d'être envahie par une boîte de plus, dont je n'ai pas vraiment l'usage mais que je ne me résous pas à jeter parce qu'elle est trop jolie. Et c'est effectivement plus écolo. A l'intérieur, pas de goodies mais six produits:

- Une crème hydratante 24h Aquareva de la marque Noreva, texture riche, sans paraben. 40 ml.
En principe, je n'utilise que la crème pour peaux intolérantes Avène car toutes les autres me filent des boutons. Mais je suis curieuse de tester celle-ci, pour voir si l'absence de paraben fait une différence. 
- Un beurre velouté à la rose et au lychee, de la marque Baïja. 50ml. 
Jolie boîte, mais je déteste l'odeur de la rose. Je ferai plaisir à une copine qui, elle, aime ça.
- Un "fluide miracle pour une nuit trop courte" Crazy Me de la marque Funny Bee, au ginkgo et aux oméga 3 végétaux.
Je ne peux pas dire que je manque de sommeil, mais je l'essaierai quand même. 
- Un savon à l'huile d'amande douce bio Secrets de Provence. 100g.
J'ai déjà des tonnes de savon en stock, mais enfin je les utilise et ça se conserve très bien, donc je le testerai un jour ou l'autre. 
- Un masque éclat gommant de la marque Oliv. 7 ml. 
Le genre de produit dont je suis friande, et la contenance voyage est toujours pratique. 
- Un roll-on Head'Ake de la marque Solyvia. 5ml. 
En théorie, les huiles essentielles qui détendent en voyage, c'est une bonne idée. En pratique, j'en ai déjà testé notamment pour aider à l'endormissement, et c'est d'une inefficacité remarquable sur moi, un peu comme l'homéopathie.




Le rapport qualité-prix me semble généreux. Les produits visent relativement large et ont des chances d'être utilisables par le plus grand nombre, tout en restant assez variés. Et les marques sont de celles qu'on ne trouve pas encore très facilement en grande distribution, donc le contrat "découverte" est parfaitement rempli. Bref, si je dois de nouveau commander une box beauté, ce sera sûrement celle-là. Pour l'heure, je vais d'abord m'efforcer de faire descendre mes stocks...

mardi 22 janvier 2013

Y'a pas grand-chose qui m'impressionne, à part peut-être un bô chapeau




Question: à quel point ça peut bien être difficile de trouver une jupe noire qui me plaise pendant les soldes d'hiver?
Réponse: apparemment, très. 
Pourtant, j'y mets de la bonne volonté. J'ai déjà fait tous les magasins de la chaussée d'Ixelles, ceux de la rue de la Paix (que j'adore) et ceux de la rue Neuve (que je déteste cordialement). Hier après-midi, j'ai même poussé à pied jusqu'à la rue du Bailli avant d'explorer un bout d'avenue Louise, et aucune jupe noire au-dessus du genou, pas moulante, en tissu un peu épais et de préférence doublée, n'a rejoint ma penderie. Le bon point, c'est que je me suis abstenue de tout autre achat vestimentaire ou accessoiresque ne figurant pas sur cette liste à une seule ligne. Même chez les Anonymes, je n'ai craqué pour aucune paire de Chie Mihara à moitié prix. Je n'ai pas de mérite: rien ne me plaisait. 

Ma sortie n'a néanmoins pas été vaine. J'ai découvert l'existence d'un magasin nommé Hopono qui vend des tas de brols design/utiles, notamment des boîtes Orla Kiely, des parapluies-cage Lulu Guinness, des mélangeurs à vinaigrette (ne riez pas, j'en cherche un depuis des années) ou des boîtes à bento pas trop chères. Il est situé dans un endroit où je passe très souvent, il a une devanture bleu vif et il fête actuellement son premier anniversaire: appelez-moi Oeil-de-Lynx. Chez Rose, j'ai déniché deux adorables cartes de voeux avec des renards dessinés; je sens venir le début d'une collection. Et chez Unami (ex-Cha Yuan), je me suis posée une petite heure pour siroter un Tamaryokucha Supérieur en dévorant, outre un muffin chocolat blanc-matcha, un court bouquin de Francis Dannemark que je conservais précisément pour ce genre d'occasion. Temps suspendu, félicité.

A la sortie, j'ai remonté la chaussée de Charleroi en songeant que même si la gadoue glissante qui couvrait les trottoirs freinait ma gracieuse démarche de stormtrooper, il n'était pas désagréable, ce froid bien sec qui pinçait les joues juste ce qu'il faut. Je me suis dit que dans les bonnes conditions, j'étais même capable d'apprécier l'hiver, et ça m'a fait plaisir. Une minute après, j'ai croisé un grand type qui marchait en short dans la neige, coiffé d'un chapeau-tête d'élan en peluche. Parfois, la vie est merveilleuse. 

lundi 21 janvier 2013

DIY 3/52: Fard à paupières recyclé en vernis à ongles




Inspiration: Une recette de Charlène publiée dans le numéro noir de Paulette
Matériel: un vieux fard à paupières, un flacon de vernis transparent (celui-ci, de la marque Essence, a coûté royalement 1,69€), un mortier, un cure-dents, un bout de papier, un coton démaquillant, un peu de dissolvant
Temps de réalisation: 10 minutes

Ca doit bien faire 3 ans que je n'ai pas porté d'ombre à paupières, alors que j'en avais auparavant accumulé une collection insensée. Alors, quand j'ai vu cette idée de Frankenpolish ultra-simple et rapide, je me suis dit que je DEVAIS essayer. 

J'ai choisi un fard MAC Mineralize appelé Blue Flame, un très beau bleu irisé que je n'aimais pas porter sur les yeux à l'époque car je trouvais qu'il faisait trop de chutes. A l'aide du cure-dents, j'en ai gratté environ la moitié dans mon mortier, et je l'ai réduit en poudre aussi fine que possible. 

J'ai pris mon flacon de vernis transparent, et j'en ai vidé une petite partie pour faire de la place au fard. J'ai essuyé le goulot avec un coton imbibé de dissolvant afin d'éviter que le bouchon se retrouve collé au flacon.

J'ai confectionné un entonnoir en roulant le bout de papier, et je l'ai introduit dans le goulot ouvert du flacon de vernis. J'ai versé le fard à paupières dedans (et j'ai bien dû en gaspiller la moitié entre ce que j'ai foutu à côté et ce qui est resté collé au fond du mortier). 

J'ai pris le cure-dents et touillé soigneusement le contenu du flacon pour mélanger vernis et fard. De nouveau, j'ai nettoyé le goulot avec du dissolvant, puis j'ai fermé le flacon et secoué vigoureusement. 

Enfin, j'ai appliqué. La première couche était inégale et pas opaque du tout, mais dès la seconde, j'ai obtenu une bonne couvrance et une couleur absolument magnifique (à laquelle ma photo ne rend évidemment pas justice). Le temps de séchage m'a paru être celui d'un vernis normal, ou peut-être un poil plus long. 




Concernant la tenue, je ne l'ai gardé qu'un peu moins de 2 jours, mais il n'a pas bougé dans ce laps de temps. Le moment venu de l'enlever, il est quasiment parti en pellicule entière, comme un peel-off, et j'ai ôté le reste au bain dissolvant Sephora sans aucun problème. Par contre, au fil des jours, le fard tend à se séparer du vernis transparent; il faut donc agiter le flacon avant chaque nouvel usage.

Je trouve cette idée formidable pour recycler de vieux fards, se créer une couleur perso en mélangeant deux voire trois d'entre eux, ou assortir la couleur de ses ongles à celle de ses yeux. Et je me dis que si, au lieu d'un simple vernis, on utilise un soin transparent comme base (un durcisseur, par exemple), on doit obtenir un chouette 2-en-1...


dimanche 20 janvier 2013

Snowed in




Nous comptions tester un nouveau brunch ce midi, mais la tempête de neige qui s'est déclenchée vers 10h nous a dissuadés de sortir. Tant pis pour le shooting mode du dimanche! Mes collants revolver attendront une météo plus clémente. Coincés à la maison, nous en avons profité pour nous livrer à des activités aussi fun que:
Moi: terminer le brouillon de ma compta pro 2012, mettre de l'ordre dans mon livre de recettes perso (et me demander si je ne le publierais pas comme DIY un lundi), réaliser la 77ème rayure de ma couverture à vagues, trouver un hôtel pour le week-end de Trolls & Légendes;
Chouchou: terminer et publier sa dernière oeuvre, poursuivre l'export des posts de son ancien blog, ranger ses papiers administratifs pendant une demi-heure, finaliser la réservation de notre hébergement au pays des Moomins;
Nous deux: faire le ménage de fond en comble, faire une lessive, tester victorieusement la centrifugeuse.

Mais parce qu'il faut bien aussi se ménager quelques récompenses, nous avons regardé deux épisodes de New Girl. J'ai passé trois quarts d'heure sur Skype avec ma soeur et mon beau-frère, puis trois autres quarts d'heure avec mon amie O&L qui se fait de nouveau opérer mardi. Enfin, j'ai bricolé des muffins à la framboise pour le goûter, et je n'en suis pas mécontente: 
Dans un saladier, fouetter 2 oeufs et 70g de sucre roux jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux. 
Ajouter 120g de farine, puis 100g de beurre demi-sel préalablement fondu au micro-ondes, 2 cuillères à soupe de fromage blanc, 1 cuillère à café d'extrait naturel de framboise, 2 cuillères à café de levure, 2 grosses poignées de framboises surgelées. 
Répartir dans des moules à muffins en ne les remplissant qu'aux trois quarts. Faire cuire 25 à 30 mn dans un four préchauffé à 180°. Attendre un quart d'heure pour démouler.

Quant au premier jus réalisé avec notre centrifugeuse, en voici la composition (pour 500 ml):
- 350g de carottes
- 4 mandarines
- le jus d'un citron jaune
- le jus d'un citron vert
- 1/2 tige de citronnelle
- 10g de gingembre
C'est plein de vitamines et vraiment délicieux, même pour moi qui ne suis fan ni de carottes ni de gingembre à la base. De quoi attaquer la semaine à venir avec plein d'énergie malgré le froid et la neige!

samedi 19 janvier 2013

More than a teacher


Courant décembre, j'ai attendu en vain la "soirée magique" pendant laquelle le Serendip Spa offrait traditionnellement mini-massages et champagne à ses clientes fidèles. J'ai pensé que c'était la crise pour tout le monde et que l'établissement avait dû faire quelques coupes dans son budget promo. Tant pis!
Début janvier, en surfant sur le site des conférences TEDx, j'ai aperçu la biographie d'une dame que je ne connaissais pas, et qui était listée comme propriétaire du Serendip Spa. Je me suis dit que, peut-être, c'était une "partenaire silencieuse" de Claudia, quelqu'un qui avait mis de l'argent dans l'affaire mais qui ne s'occupait pas de sa gestion au quotidien.
La semaine dernière, j'ai voulu retourner au yoga avec Chouchou. Je suis allée sur le site internet du Serendip Spa: les cours collectifs avaient disparu, "mais nous réfléchissons à une nouvelle formule", était-il indiqué. 
Et puis mardi après-midi j'ai reçu un mail d'information du Serendip Spa. Il contenait une présentation du nouveau massage Tui Na et... un mail de Claudia, disant qu'après 7 ans à la tête du Serendip Spa, elle avait estimé que le moment était venu de passer le relais à quelqu'un d'autre, et qu'elle laissait ses habitués entre les mains de "deux femmes formidables qui poursuivraient son oeuvre avec talent", ou quelque chose du genre. 
J'ai été affreusement triste d'apprendre la chose de cette façon, affreusement triste de n'avoir pas eu la possibilité de dire au revoir à cette femme qui a eu une influence capitale sur ma vie et qui était une telle source d'inspiration pour moi. Je lui ai envoyé un mail et un mot sur Facebook pour la remercier, lui dire combien elle m'avait aidée à avancer et lui souhaiter une bonne continuation quels que soient ses projets pour l'avenir. En le rédigeant, j'avais les larmes aux yeux. 
On pensera peut-être que c'est une réaction bien vive au changement de direction d'un établissement commercial. Mais pour moi, le Serendip Spa est - ou était - bien plus que cela. C'était mon havre de paix dans Bruxelles, l'endroit où je savais que je trouverais toujours une atmosphère sereine, une tasse de tisane fumante, les mains magiques de monsieur Oh pour me masser et la douce voix de Claudia pour me guider. C'est là que j'ai renoué avec le yoga et découvert la visualisation, une technique qui m'a été d'un grand secours dans la lutte contre mes angoisses; là que j'ai tenté avec plus ou moins de bonheur de laisser s'épanouir ma spiritualité atrophiée. C'était, pour la bobo athée et légèrement snobinarde que je suis, ce qui se rapprochait le plus d'un temple. 
Et ça l'était grâce à la vision et à la personnalité de Claudia, petit bout de femme d'une grâce incroyable dont les conseils avisés et l'empathie souriante éclairaient mon chemin longtemps après chacun de nos échanges. Pendant des années, je l'ai crue naturellement sereine; puis, à la faveur des stages de Catherine Shainberg auxquels nous participions ensemble, j'ai découvert que sa zénitude apparente était le fruit d'un travail ardu sur elle-même, et qu'elle continuait à batailler avec ses propres démons. Je ne l'en ai admirée que davantage. 
Elle me manquera. 

vendredi 18 janvier 2013

Je ne déteste pas cet hiver


Illustration empruntée ici

Je me félicite de l'achat du nouveau canapé et de la réorganisation de notre salon; c'est fou comme déplacer deux meubles peut vous changer la vie. 
J'arrive enfin au bout de mon couvre-lit à vagues au crochet: plus que 5 rayures sur 80!
Je continue à travailler sur mon calme intérieur. C'est un combat de tous les jours. Mais petit à petit, j'arrive à dompter le tigre à dents de sabre de l'angoisse. 
Je m'enthousiasme pour la naissance à venir du Groseillon: Vie 1 - Crabe 0.
J'utilise l'épatant shampoing sec à l'ortie de Klorane pour espacer les shampoings mouillés bouffeurs de coloration. 
Je glisse mes pieds avec délectation dans les chaussettes en laine de mouton islandais rapportées de Reykjavik cet été. 
Quand j'ai fini de travailler, parfois, je me prépare un chocolat chaud et des toasts à la confiture d'abricot pour me récompenser. 
Jusqu'ici, je résiste admirablement bien à l'appel des soldes. 
J'essaie de ne pas me précipiter pour la confection de mon paquet du swap gourmand, de bien prendre le temps d'interroger mon binôme pour être sûre de faire mouche. 
Je fourmille d'idées de DIY - reste à savoir si la réalisation sera à la hauteur. 
J'ai déjà commencé ma compta pro de 2012, même si je ne dois pas la rendre avant fin mars, histoire d'en être débarrassée le plus vite possible. 
Je cherche un moyen d'incorporer dix ou quinze minutes de yoga à ma routine quotidienne. 
Je me demande si je suis prête à payer 130€ pour assister à la journée de conférences TEDx qui aura lieu à Bruxelles fin octobre.
J'organise avec délectation mon voyage au pays des Moomins: billets d'avions, check; réservation Air BnB: en cours; achat et épluchage d'un guide: check. 
Je me force à sortir prendre l'air plusieurs fois par semaine malgré le froid, ne serait-ce que pour descendre chercher du pain à la bonne boulangerie.
En rentrant d'une balade en ville, je m'émerveille de voir le soleil se coucher derrière le skate park et repeindre le ciel en rose orangé.
Je mets quelques gouttes d'Huile de Bois d'Orange le soir, pour m'endormir dans cette odeur sublime. 
Et puis je vais me rouler en boule dans le lit face à Chouchou et, collée à lui comme si nous étions des siamois, je mêle mon souffle au sien. 
Parfois, je rêve de Scarlett et de mon père. 
Je vois mon mois sabbatique se profiler à l'horizon, et je suis impatiente de le mettre à profit.
Je réfléchis déjà à mes 7 objectifs de février. 
Je ne déteste pas cet hiver. 
Je regarde la neige tomber par la fenêtre, et je me sens presque en paix. 

jeudi 17 janvier 2013

"Le jeu de l'ange"


Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l'offre inespérée d'un mystérieux éditeur: écrire un livre comme il n'en a jamais existé, "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer ou d'être tués", en échange d'une fortune et, peut-être, de beaucoup plus. Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu'il aime le plus au monde. En monnayant son talent d'écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable?

Quand on a adoré le premier livre d'un auteur, on est forcément très exigeant envers le suivant. On voudrait qu'il contienne toutes les choses qui nous ont plu dans le premier, mais sans raconter pour autant la même histoire. Dans ces conditions, difficile pour l'écrivain de ne pas décevoir. Pourtant, en ce qui me concerne, Carlos Ruiz Zafòn y réussit brillamment dans "Le jeu de l'ange". Cette fausse suite de "L'ombre du vent" se déroule également dans une Barcelone gothique et inquiétante à souhait - bien qu'une génération plus tôt. On y retrouve des éléments-clés tels que les destins-miroirs de deux personnages, l'un présent et l'autre passé; un livre "maudit" contenant une partie de l'âme de son auteur; une histoire d'amour contrariée et tragique; et même certains lieux emblématiques, comme le Cimetière des livres oubliés ou la librairie Sempere. 

Et malgré cela, "Le jeu de l'ange" n'est nullement une pâle redite de "L'ombre du vent". Il possède sa propre atmosphère, qui penche bien davantage vers le fantastique, et sa propre noirceur ici moins incarnée par des forces extérieures que par la nature même du héros. David Martìn est un être égocentrique et tourmenté qui inspire l'agacement au moins autant que la compassion. L'auteur a eu l'excellente idée de lui offrir un contrepoids en la personne de sa secrétaire Isabella, jeune femme volontaire à la langue bien pendue. Leurs échanges verbaux, souvent hilarants de sarcasme, viennent mettre un peu de lumière dans un roman par ailleurs extrêmement sombre. Quant à l'histoire... même si je l'ai parfois trouvée confuse, surtout vers la fin, elle a réussi à me tenir en haleine pendant plus de 660 pages. Et la traduction de François Maspero est franchement excellente (meilleure que la version originale, me suis-je même laissé dire). 

mercredi 16 janvier 2013

Swap gourmand: c'est parti!




Nous serons donc 30 à nous échanger recettes et douceurs, réparties sur 4 pays: la France, la Belgique, la Suisse et l'Allemagne. Merci à toutes pour votre confiance. 

Au cas où ça vous intéresserait de savoir comment j'ai procédé pour créer les binômes:
- j'ai commencé par en créer 4 qui me semblaient absolument évidents pour des raisons d'affinités;
- puis j'ai apparié entre elles les filles vivant dans le même pays et ne souhaitant pas envoyer de paquets à l'étranger;
- enfin, j'ai fait au mieux avec celles qui restaient. 

En principe, chacune de vous a dû recevoir hier soir au plus tard un mail avec le nom de sa partenaire. Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à réclamer! Vous avez maintenant carte blanche pour discuter de vos goûts et dégoûts respectifs - et, le moment venu, pour échanger vos adresses postales. 

Je vous rappelle que vous avez jusqu'au 28 février pour envoyer un paquet contenant:
- un ouvrage gourmand (livre de recettes, roman ou bédé culinaire)
- deux choses qui se mangent ou qui se boivent
- un gadget de cuisine
- une de vos recettes préférées
- une carte avec un thème culinaire

Amusez-vous bien!

Paquet Remonte-Moral: mode d'emploi


L'an passé, alors que mon amie O&L traversait une mauvaise passe à des centaines de kilomètres de moi, j'ai eu l'idée de lui envoyer ce que j'ai baptisé un Paquet Remonte-Moral, contenant plein de petites choses susceptibles de lui plaire et de lui mettre un peu de baume au coeur. Apparemment, elle a été sensible à cette attention. 

Du coup, par la suite, j'ai réitéré l'expérience avec d'autres personnes de mon entourage à qui il me semblait que ça pourrait faire du bien. J'ignore si tous les objets étaient bien choisis; probablement pas. Mais c'est l'intention qui compte, comme on dit, et les destinataires se sont toujours montrées enthousiastes. 

Récemment, j'ai moi-même été confrontée à une de ces périodes où l'on voit tout en noir, et j'ai eu la bonne surprise que, sans se concerter, plusieurs de mes copines me confectionnent à leur tour un PRM. Derniers en date, ceux de la Princesse (sachet de thé Long Jing, carte hilarante, jolie petite broche en bois et deux mini-carnets fabriqués par ses soins) et de Sara:

(Carnet, carte Georges-Arthur, infusion de bain, Georges-Arthur rapporté de Corfou, porte-monnaie chat, lime et ciseaux à ongles, Kimi Doll "courage", baume rafraîchissant pour les pieds Rituals, thé blanc Les jardins de Gaïa)

Si vous aussi, vous avez une amie dans la peine et que vous ne pouvez pas être là physiquement pour elle; si de plus, vous adorez faire du shopping pour les autres, le PRM est pour vous! L'idée consiste à rassembler plusieurs petites choses bien ciblées mais d'une valeur pécuniaire modeste. La destinataire doit être touchée par vos attentions qui prouvent que vous la connaissez bien et que vous pensez à elle, pas embarrassée à l'idée de tous les sous que ça a dû vous coûter.

Quelques idées de contenu:
- un roman qui fait chaud au coeur (en édition de poche)
- le DVD d'un feel-good movie ou d'un spectacle comique (que vous pouvez avoir gravé vous-même)
- des gourmandises pas trop périssables (thé, chocolat, bonbons, épices...)
- des cosmétiques en taille voyage (on en trouve notamment chez Body Shop ou Lush)
- des boules de bain
- un savon parfumé
- du vernis à ongles (Sinful Colors, Essence, Catrice ou Mavala ont des gammes de couleurs très étendues et de tout petits prix)
- un porte-bonheur
- un gadget pour la maison (Alessi et Pylônes font plein de petites choses rigolotes et colorées)
- un bijou fantaisie
- un joli carnet
- un foulard avec un motif gai
- des chaussettes mignonnes
- un objet confectionné par vous-même (un bonnet si vous tricotez, une pochette si vous cousez, des biscuits maison si vous êtes la reine des bredele et des emballages solides...)
- un souvenir rapporté de l'étranger
- un kit de loisirs créatifs (acheté tout fait ou assemblé par vos blanches mains)
- un beau mug (entouré de papier bulle!)
- une bougie parfumée
- une chose que la destinataire collectionne

Si vous avez d'autres idées de petits cadeaux qui pourraient être inclus dans un PRM, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

mardi 15 janvier 2013

Les brunchs du dimanche (21): Ici




Ouvert depuis septembre dernier dans le quartier bobo du Châtelain, Ici se définit comme une épicerie fine doublée d'une néo-cantine. On peut y acheter - entre autres choses - du thé Lov Organic, du chocolat Bonnat ou des glaces Berthillon, mais aussi y déjeuner en semaine et y bruncher le dimanche. 
  

Deux formules sont proposées. La première, à 15€, est un assortiment ultra-classique: boisson chaude et jus d'orange frais pressé, corbeille de mini-viennoiseries, pain et brioche (à volonté), beurre, confiture, pâte à tartiner maison pour le sucré, et des oeufs brouillés accompagnés d'une assiette de jambon et de fromages pour le salé. La seconde, un plateau à 23€ dont la composition varie chaque semaine, comprenait ce dimanche-là un smoothie lait de coco-fruits rouges, du fromage blanc aux pruneaux, un pancake à la confiture et à la crème fouettée, du saumon fumé sur pain scandinave, un taboulé revisité et une salade verte. 

Comme il y avait trop d'ingrédients que je n'aimais pas dans cette formule, je me suis rabattue sur l'autre. Et je dois dire que si tous les produits étaient délicieux, j'ai quand même été déçue par  son absence de fantaisie. Certes, si j'avais été moins difficile, j'aurais pu commander le plateau, mais... 23€, ça me semblait un peu cher pour ce qu'il y avait à manger dessus, surtout quand on a l'habitude du pléthorique buffet chaud et froid que le Cook & Book propose pour 19€ seulement. A part ça, le service était rapide et sympathique, même si j'ai regretté que les boissons chaudes arrivent longtemps après le reste alors que j'aime commencer mon brunch en trempant un croissant dans mon chocolat. 

Ici
35, rue Darwin
1050 Bruxelles
Tel: 02 343 88 57
Mardi-vendredi 9h30-19h
Dimanche 10h30-17h30

Ces objets dont il est si difficile de se débarrasser


Hier, je me suis attelée à l'objectif n°5 de janvier: réduire ma PAL de 25%. J'avais commencé l'année avec 40 livres sur mon étagère plus 4 en cours de lecture; je devais donc en éliminer au moins 11 avant le 31, sachant très bien que je n'en lirais pas autant dans le mois. Certains de ces livres attendaient là depuis deux, trois, voire quatre ans. Si je n'avais pas eu envie de les commencer dans ce laps de temps, il semblait peu probable que ça me prenne tout à coup. La logique me commandait donc d'éliminer ceux dont le sujet ne m'intéressait plus ou que j'estimais trop anxiogènes (le récit vécu sur la catastrophe de Fukushima, les deux romans dont l'héroïne a un cancer du sein...), ainsi que ceux que j'avais achetés en salons ou en conventions parce que l'auteur était là et que je trouvais ça sympa de les faire dédicacer. 

Pourtant, si je ne m'étais pas fixé cet objectif, j'aurais eu vraiment du mal à m'y résoudre. Tout comme j'ai beaucoup de mal à me résoudre à éliminer certaines vêtements dans lesquels je n'ai plus aucun espoir de rentrer un jour (bonjour, la demi-douzaine de Levis achetés du temps où je faisais un 38 et portés une fois dans le meilleur des cas). Pourquoi? Parce que les livres comme les fringues m'ont coûté de l'argent, et que m'en débarrasser en les donnant ou en les revendant trois kopeks chez un bouquiniste/sur eBay m'apparaît comme un gaspillage - même si je sais qu'au final, ils ont plus de chances ainsi de servir à quelqu'un. A bien y réfléchir, c'est un processus identique à celui qui pousse à finir son assiette au resto, y compris quand on n'a plus faim: on a payé, bordel; alors, on va manger. 

Sauf que... au moment où les livres dorment sur une étagère ne serait-ce que depuis un mois; au moment où on n'a plus espoir de maigrir suffisamment pour porter de nouveau telle ou telle fringue; au moment où on sent qu'on a l'estomac plein, l'argent est déjà dépensé. Il n'y a plus moyen de revenir là-dessus. On peut, tout au plus, retenir la leçon pour montrer davantage de discernement une prochaine fois, en évitant d'acheter trop de choses ou de commander une formule entrée-plat-dessert. Mais pour cette fois-ci, le mal est fait. En conservant ces objets dont on n'a pas et n'aura probablement jamais l'usage, on ne fait qu'ajouter au gaspillage d'argent un gaspillage de place et d'énergie. On les autorise à envahir notre espace vital et à nous culpabiliser par leur simple présence. En finissant ce plat alors qu'on n'a plus faim, on ne fait qu'ajouter au gaspillage d'argent un surplus de calories inutiles et des troubles digestifs (et les petits Ethiopiens ne sont pas mieux nourris pour autant). 

Ce n'est pas une leçon évidente à intégrer, mais je la trouve salutaire. Hier, ma PAL est descendue sans gros problème à 28 ouvrages + 3 lectures en cours, et je pense la dégraisser de nouveau avant la fin du mois. Puis je m'attaquerai une bonne fois pour toutes à ma garde-robe. Et vous, y a-t-il d'autres freins qui vous empêchent de vous débarrasser de ce qui vous encombre?

lundi 14 janvier 2013

DIY 2/52: Habillage de vase




Inspiration: un article du numéro de décembre de PRIMA feuilleté chez ma mère
Matériel: un vase cylindrique (celui-ci a coûté 4,99€ chez Casa); environ une demi-pelote de fil Zpagetti (entre 10 et 12€ selon les magasins, vendue en France chez Cultura et en Belgique chez Veritas); un crochet n°10; ruban ou autres décorations
Temps de réalisation: une heure environ si vous savez déjà crocheter, sans doute davantage dans le cas contraire...




Rang 1: monter une chaînette assez large pour faire le tour de votre vase en tirant légèrement sur les mailles (la chaînette est toujours un peu peu serrée que la suite de l'ouvrage, et si vous faites lâche à ce stade, le reste de votre manchon n'épousera pas le vase correctement); fermer par une maille coulée
Rang 2: faire une maille en l'air pour tourner; puis autant de mailles serrées qu'il y avait de mailles chaînettes au rang précédent (en comptant, pour ne pas faire d'augmentation ou de diminution accidentelle); fermer par une maille coulée
Rang 3 et suivants: répéter le rang 2 jusqu'à ce que vous atteigniez pile la hauteur du vase; arrêter l'ouvrage et rentrer les fils de début et de fin sur la face interne. 

Facultatif: décorer le manchon (ici, avec un ruban enfilé entre les mailles et une jolie broche hirondelle offerte par Mélusine). 




Cet ouvrage très simple et très rapide est parfait pour aborder soit le crochet en général, soit le travail du fil Zpagetti. Vous trouverez ici un tuto très clair sur le montage de chaînette, et ici un autre sur la réalisation de la maille serrée. Gardez juste à l'esprit que pour crocheter en rond, il n'est pas besoin de retourner l'ouvrage à la fin de chaque rang: on "monte" juste avec la maille en l'air, et en continue dans le même sens. 

dimanche 13 janvier 2013

Stars & stripes




Il m'a fallu beaucoup de courage ce matin pour enfiler autre chose qu'une combinaison de ski et des moon boots avant de sortir bruncher. Surtout que ce petit pull Desigual n'est pas bien épais. Je ne vous parle même pas de l'héroïsme dont j'ai dû faire preuve pour enlever mon manteau en pleine rue. Le shooting a été vite expédié! J'implore votre indulgence, mais je tenais vraiment à avoir des photos potables de mes NOUVEAUX CHEVEUX ROSES, HIIIIIII! (Cinq jours après mon passage chez le coiffeur, je suis de plus en plus ravie.)






Le titre de ce post m'a été inspirée par mes nouveaux collants. Figurez-vous que dans l'emballage, ils étaient pliés de sorte qu'on ne voyait que les étoiles. J'ai donc été surprise et un peu inquiète en voyant que l'autre jambe s'ornait de grosses rayures qui, bien que verticales, ne présageaient rien de bon pour l'aspect de mes mollets. Cela dit entre les collants asymétriques et la couleur de mes cheveux, je me sens  über-cool et un peu punk à la fois, c'est vraiment merveilleux. 




Manteau: Naf-Naf (old)
Top: Desigual
Jupe: H&M (old)
Collants: Happy Socks
Chaussures: Chie Mihara (old)
Echarpe: Accessorize (old)
Sac: Brontibay