mardi 30 avril 2013

Avril 2013



Brighton: bonnes adresses miam



24 Silwood Street

Un des meilleurs pubs de la ville, selon notre guide. Nous n'en avons pas testé assez pour pouvoir être aussi catégoriques. Mais j'y ai mangé une shepherd's pie fabuleuse. La déco à base de velours rouge rehaussé de noir et doré fait assez chic; le service est rapide et souriant pour une addition correcte. Bonus: le défilé de jeunes et jolis garçons torsepoil qui encadraient un des multiples enterrements de vie de jeune fille croisés ce week-end. 






The Mad Hatter
38 Montpelier Road

C'est ma grosse faiblesse pour l'univers d'Alice au Pays des Merveilles qui, samedi en fin de matinée, nous a conduits dans ce café végétarien bobo-branché. Nous y avons fait un brunch délicieux, dans une salle lumineuse et peu bruyante. Mention spéciale aux saucisses sans viande, au muësli aux fruits frais et aux ciabatta à thème, ainsi qu'au bocal à pourboires orné d'une figurine de licorne et de la mention: "If you don't tip, the unicorn gets it!".




17 Kensington Gardens

Autre café végétarien choisi au hasard pour notre lunch de dimanche. J'ai été TRES inspirée sur ce coup-là, et chanceuse que la meilleure table - tout au fond, près de la fenêtre qui donne sur une palissade en bois couverte de végétation grimpante - se libère pile au moment où nous arrivions. Il était trop tard pour une des formules petit-déjeuner pourtant très alléchantes, mais nous n'avons pas perdu au change avec la formule lunch: un plat principal + deux accompagnements + deux toppings au choix pour environ £7. Nous avons pris une spanakopita (épinards et fêta dans une croûte de pâte filo) et de grosses boulettes de brisures de riz/petit pois/fromage de chèvre panées. Tout était à tomber par terre niveau goût et fraîcheur, avec de plus des serveuses souriantes et adorables qui appellent les clients "love". Du coup, je ne voulais plus quitter Brighton!




50 Gardner Street

Infinity Foods est une coopérative anglaise qui produit et commercialise de la nourriture bio équitable. J'ai aperçu deux ou trois de ses magasins dans Brighton, mais celui de North Laine était de loin le plus grand - clair, bien agencé et surtout incroyablement bien fourni. Nous y avons rempli un plein panier juste avant de prendre la route du retour. Les prix sont assez similaires à ceux des épiceries bio de Bruxelles, mais il y avait encore plus de choix qu'au Shanti (et c'était beaucoup mieux rangé et mieux éclairé!). Entre autres nouveautés pour moi, j'ai rapporté un sachet de feuilles de moutarde rouge, des haricots mungo, du quinoa rouge, une pâte à tartiner betterave-menthe et une soupe butternut-abricot, plus des tisanes au paquet trop joli et des scones frais histoire d'adoucir le retour. A quand un Infinity Foods à Bruxelles? 

lundi 29 avril 2013

Brighton: photos en vrac


A Brighton, on trouve un étrange palais indien, un parc d'attractions sur une jetée, une longue plage de galets, des maisons de toutes les couleurs, des façades et des armoires électriques décorées à grands renforts de street art, des parkings aux tarifs exorbitants, un quartier néobaba plein de commerces improbables, des ruelles piétonnes qui invitent à la flânerie, des renards dans la vitrine de toutes les boutiques de déco et de papeterie, un Waterstones immense, des tas de restaurants et de magasins végétariens, mais assez peu de géocaches finalement, des hordes de fossoyeuses de vie de jeune fille aux épaules et aux jambes nues par 8°, brandissant fièrement des pénis gonflables géants, un ciel où les nuages le disputent au soleil et où le vent se chamaille avec la pluie pour créer de magnifiques éclaircies. Ce week-end, on y trouvait aussi un couple franco-belge quelque peu stressé par des problèmes de parking mais ravi de la météo plus clémente que prévu, dont une moitié mitraillait tout ce qui ne bougeait pas et dont l'autre poussait des couinements de plaisir à chaque nouvelle découverte...
















Mes 7 objectifs d'avril: bilan


Photo trouvée, et calendrier renard en vente, sur la boutique Etsy de Gingiber

1. Reculer mon réveil jusqu'à 7h
Pas facile avec le passage à l'heure d'été, car comme je me levais à 7h30 heure d'hiver, ça revenait à reculer mon réveil d'une heure et demie. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est me maintenir à 7h30 de la nouvelle heure (et encore, pas toujours!). A cause des ronflements de Chouchou, je dors plutôt mal depuis quelques mois: difficulté à trouver le sommeil alors que je suis fatiguée, réveils multiples dans la nuit... Je me dis qu'au pire, je profiterai du passage à l'heure d'hiver, fin octobre, pour reculer d'une heure d'un coup en restant en réalité sur le même rythme.
Taux de réussite: 0%

2. Faire réparer mon Macbook
Pour autant que j'adore la facilité d'emploi des produits Apple, je ne peux pas dire que je sois vraiment satisfaite de leur solidité. A peine plus d'un an après l'achat de mon Macbook, le chargeur me lâchait. Coût du remplacement: 75€, quand même. Et six mois plus tard, la plaque de caoutchouc du dessous commençait à sortir de ses rainures, puis à gondoler sous l'effet de la chaleur dégagée par le processeur. Impossible de la remettre à la main; mon portable était devenu bancal, et je craignais que des saletés finissent par s'introduire dedans. A ce moment-là, il était encore sous garantie, mais en cas d'envoi au service après-vente, la Fnac de Monpatelin m'annonçait un délai de 2 à 3 semaines. Je ne pouvais pas immobiliser mon outil de travail si longtemps. Jeudi dernier, je suis donc allée chez Cami Technique à Bruxelles, où on m'a annoncé un délai de 3 à 5 jours ouvrés et une prestation a priori gratuite malgré la fin de la garantie entre-temps car c'est un problème courant sur les Macbooks. En attendant, je bosse sur l'iMac de Chouchou.
Taux de réussite: 100%

3. Trouver une alternative aux pâtes blanches
Cet objectif collait parfaitement avec ma semaine de détox, durant laquelle je ne devais consommer de blé sous aucune forme. Chez Be Positive, j'ai trouvé des pâtes à base de maïs et de riz, et d'autres 100% épeautre. Les premières sont meilleures que les pâtes de blé complètes, mais je ne suis pas fan de leur texture légèrement "grumeleuse". Les secondes, en revanche, sont excellentes - meilleures, même, que les Barilla. Plus chères aussi, dans les 4,50€ le paquet de 500g, mais tellement plus digestes... Adoptées! Par ailleurs, Chouchou et moi avons commencé à cuisiner des soba, nouilles de sarrasin japonaises dont nous raffolons tous les deux et qui se mangent froides en salade. Parfaites pour l'été qui arrive. 
Taux de réussite: 100%

4. Scanner les vieilles photos de famille en noir et blanc
C'est fait, et j'en ai d'ailleurs publié quelques-unes ici.
Taux de réussite: 100%

5. Envoyer une contribution à The Burning House
C'est fait, et je l'ai d'ailleurs publiée ici. J'ai aimé cet exercice, qui m'a permis de me rendre compte qu'il y avait finalement peu de choses irremplaçables autour de moi.
Taux de réussite: 100%

6. Prendre rendez-vous chez la gynéco
Si l'IRM passée en décembre dernier a révélé que je n'avais rien de grave, les symptômes décelés durant ma visite de routine de novembre demeurent inexpliqués et potentiellement fort gênants. Je dois donc retourner voir ma gynéco pour tenter de résoudre le problème. Sauf que cette seule pensée me donne envie de prendre mes jambes à mon cou ou d'enfouir ma tête dans le sable; voilà pourquoi j'avais mis une chose aussi insignifiante sur ma liste d'objectifs: pour me forcer à le faire même s'il n'y avait apparemment pas d'urgence ou de nécessité absolue. Le rendez-vous est pris pour fin juin. 
Taux de réussite: 100%

7. Créer une page "bonnes adresses" sur le blog
C'est fait depuis le début du mois; vous trouverez le lien dans la colonne de droite. 
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements
- Je n'étais guère motivée; pourtant j'ai fait une semaine de détox printanière, et j'ai trouvé ça très intéressant. Depuis, je m'efforce de réduire la quantité de gluten blé et de lactose que je consomme, car j'ai constaté que ça faisait une différence vraiment spectaculaire sur ma digestion et mon niveau d'énergie. J'ai même tenté de fabriquer mon propre pain!
- J'ai participé à un atelier d'introduction à l'herboristerie. Apprendre à utiliser les plantes de manière préventive fait partie de mes objectifs à moyen terme, même si je n'ai pas trop eu le temps de me pencher dessus pour le moment.
- J'ai investi dans un germoir et quelques sachets de graines, et planté les herbes aromatiques dans la mini-jardinière offerte par Miss Sunalee. Maintenant qu'il n'y a plus de chats à la maison, je peux me permettre de cultiver deux ou trois plantes. Prochaines sur ma liste: des succulentes pour orner les deux buffets rouges qui nous servent de meuble télé.
- J'ai dépensé peu de sous hors frais incompressibles. Ma facture Visa d'avril (qui s'est clôturée au 25, juste avant mon départ à Brighton!) est moitié moins élevée que d'habitude; elle n'avait jamais été aussi basse depuis 10 ou 12 ans. Dessus, à part des courses alimentaires et des billets de train, on trouve seulement un nombre raisonnable de bouquins, ainsi que ma participation au Kickstarter Veronica Mars et au GoFundMe pour Ben Wolverton. De l'argent bien placé, donc.

Et les objectifs du mois précédent?
- Oubliées mes tentatives de manger un quart de nourriture en moins. Viser une qualité optimale demande déjà du temps, de l'organisation, de la réflexion et une certaine volonté. Je ne peux pas me battre sur tous les fronts à la fois.
- Ma routine matinale en a aussi pris un sérieux coup dans l'aile; hors la semaine de détox, j'ai complètement zappé mes mini-séances de yoga. Mais ça devrait revenir spontanément en mai à cause de mon objectif principal... (Oui, ceci est un teaser!)

Et mon petit mot de 2013?
Quand j'ai appris une nouvelle potentiellement dommageable pour ma santé, je ne me suis pas mise à angoisser comme une folle. Je me suis dit que je ferais les examens nécessaires une fois par an pour surveiller l'apparition éventuelle d'un problème, mais que tant que ces examens seraient négatifs, je ne me pourrirait pas la vie avec un risque qui ne se réaliserait peut-être jamais. Vu que le risque en question concerne un type de cancer pour lequel j'ai déjà des prédispositions plus élevées que la moyenne, je suis assez contente de moi sur ce coup-là. 

Conclusion:
Un mois où je me suis concentrée de manière presque exclusive sur la qualité de mon alimentation. D'autres domaines de mon hygiène de vie laissent encore à désirer, mais Rome ne s'est pas bâtie en un jour, et l'essentiel, c'est de progresser dans la bonne direction!

samedi 27 avril 2013

"Mes petits plats faciles by Hana"


Un nouveau manga culinaire du scénariste qui avait signé "Le gourmet solitaire": je ne pouvais décemment pas passer à côté de cette série alléchante! Pourtant, j'ai d'abord eu beaucoup de mal à accrocher aux aventures pseudo-gastronomiques d'Hana. Cette trentenaire, qui travaille dans un kiosque à journaux et vit seule depuis que son mari a été muté dans une autre ville, est presque aussi souillon qu'une Switch girl et d'une gourmandise qui confine à la goinfrerie. Quant aux "recettes" qui font chacune l'objet d'un chapitre, ce sont généralement des impros à base de fonds de placard. Pour être honnête, j'ai failli abandonner ma lecture en cours de route. 

Mais une fois ma déconvenue initiale surmontée, j'ai commencé à m'attacher à cette héroïne sans complexes qui passe son temps à parler toute seule, apostrophe les objets de son quotidien et invente pour s'encourager des mantras assortis d'une petite danse ridicule. Peut-être parce qu'elle me ress parce qu'elle me rappelle beaucoup quelqu'un. Sa joie de vivre et de manger est contagieuse; son quotidien pourtant ultra-banal est décrit d'une telle façon que l'on a envie de s'y couler, et grâce à une excellente traduction de Yukari Maeda et Patrick Honnoré, ses monologues hilarants semblent avoir été rédigés directement en français. En refermant le tome 1 de "Mes petits plats faciles by Hana", je n'avais qu'une envie: foncer au Tagawa pour acheter une multitude d'ingrédients japonais que je mélangerais au hasard en leur faisant la conversation.

vendredi 26 avril 2013

9 choses à faire à Brighton ce week-end



1. Explorer la fête foraine sur la jetée
2. Dessiner dans mon carnet de voyage (beaucoup) 
3. Goûter dans un salon de thé à l'ancienne
4. Trouver le plus possible des 12 géocaches de ma liste
5. Ramasser des galets sur la plage pour 2 projets de DIY
6. Déjeuner dans des pubs (et au diable le régime sain pour 3 jours!)
7. Chercher une jolie bricole à mettre dans mon colis de swap créatif
8. Prendre plein de belles photos (dont un look si la météo le permet)
9. Dévaliser un supermarché bio (pour compenser les excès au retour)

Bon week-end tout le monde!

jeudi 25 avril 2013

Si votre maison brûlait, que sauveriez-vous?




Telle est la question que Foster Huntington pose aux lecteurs de son blog depuis maintenant 2 ans. En retour, certains lui envoient une photo de leurs biens le plus précieux, assortie d'un bref CV et d'une liste des objets représentés. Voici ma contribution pour l'appartement de Bruxelles: 

- Lunettes de vue
- Portefeuille contenant, entre autres choses, ma carte d'identité et mes cartes de paiement
- Chemise contenant des papiers importants
- Disque dur externe contenant toutes mes photos numériques et pas mal de fichiers personnels
- Amigurumi Georges-Arthur fabriqué par mon amie Lady Pops
- Tableaux jumeaux fabriqués avec Chouchou et nous représentant sous forme de personnages de bédé
- Chevalière ayant appartenu à mon père
- Couverture à vagues que j'ai mis 7 mois à crocheter
- Moleskine 2013, que j'ai oublié de photographier!

Peu de choses finalement (vive l'ère du tout numérique...), bien réparties entre le pratique et le sentimental. Par contre, si je recommence l'exercice à Monpatelin, la photo risque d'être nettement plus chargée!

Et vous? Si votre maison brûlait, que sauveriez-vous?

Des contributions de ses lecteurs, Foster Hiuntington a tiré un livre intitulé "The Burning House".

mercredi 24 avril 2013

Premiers rayons de soleil printanier sur la place Flagey



Si mes bottines à talons de 9 cm n'étaient pas très adaptées à la marche digestive que nous avons faite dans les bois dimanche en début d'après-midi, en revanche, elles se prêtaient parfaitement à une déambulation sur la place Flagey. Le collant à petits coeurs n'était pas encore de trop, mais le perfecto commençait à le devenir. 


La statue de Fernando Pessoa était réapparue aussi mystérieusement qu'elle s'était volatilisée voici quelques mois, et à vrai dire la lumière était un peu trop crue pour faire des photos potables. Mais j'avais envie d'immortaliser cette robe en tweed qui me ressemble si peu et que j'adore pourtant, et Chouchou a  gentiment accepté de se prêter au jeu. 


Robe: Anthropologie (old)
T-shirt à manches longues: Heattech d'Uniqlo
Blouson: Mango
Collants: achetés chez Veritas
Bottines: Miz Mooz

mardi 23 avril 2013

DIY 15/52: Babies vernies pour de vrai


Inspiration: un article dans le magazine Avantages du mois d'avril 2013
Fournitures: une paire de chaussures, un vernis à ongles blanc, un vernis à ongle de couleur (j'ai utilisé le Golden Coin de Revlon), un top coat pailleté (ici, le 67 Make it golden de chez Essence)
Temps de réalisation: environ 2h


A la base, il y avait ces babies en cuir que je trouvais un peu tristounettes - des André, de la collection Jeune & Jolie d'il y a 2 ou 3 ans. J'ai d'abord envisagé de les donner lors d'une prochaine troc party. Puis je suis tombée sur un tutorial qui a fait tilt dans un des magazines de ma mère... 

1. S'il y a lieu, nettoyer à l'alcool à 90° les parties à teinter, et les délimiter avec du scotch. 
Pour ma part, j'ai pu sauter cette étape.






















2. Passer sur les parties à teinter une première couche de vernis blanc qui tiendra lieu d'apprêt en neutralisant la couleur initiale. Laisser sécher. 
J'avais choisi un vernis 2B 1 minute chrono en pensant que ce serait pratique: grosse erreur, je n'ai pas du tout eu le temps de le travailler avant qu'il se fige. Du coup, ma première couche est inégale et super-moche, et j'ai eu très peur qu'elle fasse tout foirer. Ca n'a pas été le cas, mais je pense que le résultat aurait été beaucoup mieux avec un vernis blanc normal.



3. Passer sur les parties à teinter une couche de vernis de couleur. Laisser sécher. 
Au départ, j'avais dans l'idée d'utiliser une couleur différente sur la pointe et le talon, et de les inverser sur les deux chaussures. Mais comme elles étaient déjà grises et marron à la base, j'ai eu peur que le résultat fasse un peu perroquet. Ensuite, j'ai pensé à utiliser du corail partout, et en fouillant dans mon vanity, je suis tombée sur ce beau doré Revlon très couvrant dont j'ai aussitôt pensé qu'il ferait à la fois pus chic et plus passe-partout que le corail. 



4. Passer sur les parties teintées une couche de top coat à paillettes. Laisser sécher. 
A la fin, j'ai voulu récupérer les légers débordements sur la semelle avec un feutre correcteur de vernis, et je n'ai réussi qu'à bousiller la pointe. Tant pis, les débordements ne se voient pas quand j'ai les babies aux pieds de toute façon. Et hop, un petit coup de peps sur une paire de chaussures délaissées jusque là!



lundi 22 avril 2013

C'est en boulangeant qu'on devient boulanger



Vendredi dernier, en passant chez Dille & Kamille pour tout autre chose, j'ai aperçu ce "mix bio pour pain d'épeautre" accompagné de sa petite recette. Le pain à la farine de blé, blanche ou complète, faisant partie des rares aliments auxquels je n'ai pas encore trouvé de substitut satisfaisant, j'ai eu envie d'essayer même si le processus semblait un peu long sans machine à pain. Mais c'est à ça que servent les week-ends, pas vrai? Faire ce qu'on n'a pas le temps de faire en semaine...


Samedi matin, j'ai donc entrepris de mélanger ma farine à 300 ml d'eau, 7 g de levure et "quelques" cuillères d'huile. Je ne savais pas quel type, je ne savais pas combien: au pif, j'ai opté pour "olive" et "3". Et parce que j'aime me compliquer la vie, je n'ai pas fait ça dans un grand saladier mais sur une planche à découper bien trop petite. Depuis que je n'ai plus de chats blancs à poils longs, mes fringues noires étaient toujours nickel, ça devenait lassant. Les recouvrir de farine m'a paru festif sur le moment. 


Au bout d'un quart d'heure de pétrissage, j'ai mis ma pâte dans un saladier huilé; je l'ai recouverte d'un torchon humide et posée dans un endroit chaud: en l'occurrence, sur un de mes radiateurs qui fonctionnent encore en cette fin avril. Pour une fois que je peux me réjouir des températures bruxelloises!


Une heure plus tard, la pâte dont je pensais qu'elle aurait gonflé entre-temps n'avait pas bougé d'un iota. Je l'ai pétrie de nouveau, déposée dans un moule rond en Téfal, recouverte du même torchon et reposée sur mon zélé radiateur. Trois quarts d'heure plus tard, je l'ai fourrée dans mon four préchauffé à 200° pour 40 mn de cuisson. 


Bien que pas vilain à regarder et très mangeable, le résultat est archi-compact, s'effrite quand on tente de le découper et manque cruellement de sel. Renseignements pris auprès du Consort de la Princesse, qui fabrique souvent son propre pain et sa pâte à pizza, il n'est pas mauvais de diluer la levure dans de l'eau et de la laisser "travailler" pendant un quart d'heure avant de l'incorporer à la farine. Une prochaine fois, je pense aussi qu'il faudrait mettre un peu plus d'huile et surtout ajouter du sel. Cela dit, je testerai peut-être avec une farine moins bourrative que celle d'épeautre. Faire mon propre pain m'a amusée, et je n'ai pas l'intention d'en rester là!


dimanche 21 avril 2013

Pain, paillettes et pissenlits




Le soleil brillait et j'ai bondi hors du lit avant 8h; j'ai photographié les graines de radis mises à germer la veille au soir; j'ai voulu planter mes herbes aromatiques et me suis aperçue qu'il me fallait du gravier; Chouchou m'a dit "Allons en acheter dans une jardinerie", mais je refuse de payer un truc que je n'aurai qu'à me baisser pour ramasser le week-end prochain sur la plage de Brighton; à la place, j'ai décidé de faire mon premier pain avec de la farine d'épeautre, et je l'ai semi-raté semi-réussi; pour sortir, j'ai enfilé un T-shirt noir strassé du HRC Tokyo, ma jupe en jean, des collants rose vif et mes ballerines à paillettes Anniel; j'ai apporté chez Pêle-Mêle une tonne de bouquins dont je voulais me débarrasser, et trouvé les cinq premiers tomes d'Utena à 1€ pièce; tout le reste de la journée, j'ai entendu le générique de l'anime dans ma tête: "Zetta unmei mokushiroku..." et vu des escaliers se superposer aux rues de Bruxelles; on a bien rigolé, un peu transpiré et visualisé au cours de yoga; pendant l'atelier d'introduction à l'herboristerie qui a suivi, je me suis rendu compte que je déteste les écorces, et j'ai compris pourquoi les Schtroumpfs raffolaient de la salsepareille; la Princesse et moi portions le même petit perfecto de chez Mango; j'ai dévalisé Shanti où les pommes séchées - ma nouvelle coqueluche - sont beaucoup moins chères que chez Be Positive, et réussi in extremis à raffler deux sachets d'orties et de pissenlits qui venaient juste d'être livrés; à l'apéritif chez la soeur de Chouchou, j'ai commis l'erreur de grignoter un taco au fromage, puis 200 (ces trucs sont saupoudrés de crack, je pense); le repas fromage, survenant après des semaines d'alimentation ultra-saine, m'est méchamment resté sur l'estomac, mais je n'avais pas mangé de Shropshire depuis si longtemps que ça en valait presque la peine.



vendredi 19 avril 2013

Baba ganoush et houmous maison





BABA GANOUSH
Coupez 3 aubergines en deux dans le sens de la longueur. Badigeonnez d'huile d'olive, et laissez cuire entre 3/4h et 1h dans un four préchauffé à 180°. Lorsqu'elles ont refroidi, prélevez la chair avec une grosse cuillère et mettez-la dans un blender. 
Ajoutez 1 gousse d'ail écrasée, 2 cuillères à soupe de tahin (pâte de sésame), 3 cuillères à soupe de yaourt nature, 1 cuillère à café de sel et le jus d'un citron. Mixez quelques secondes: le mélange ne doit pas devenir complètement lisse. 

HOUMOUS
Egouttez le contenu d'une boîte de pois chiche et gardez l'eau à part. Mettez les pois chiche dans un blender avec 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, 2 cuillères à soupe de tahin (pâte de sésame), 1 cuillère à café de cumin (moulu ou en grains), 1 cuillère à café de sel et le jus d'un demi-citron. Mixez quelques secondes. Rajoutez entre un quart et une moitié de l'eau des pois chiche jusqu'à obtenir la consistance voulue. 

Le baba ganoush et l'houmous sont parfaits pour tartiner ou accompagner des bâtonnets de légumes (carotte, concombre...), à l'apéro ou en snack pendant la journée. Les deux recettes fonctionnent sur le même principe et avec plus ou moins les mêmes ingrédients, ce qui me donne envie de les tester avec un autre légume en guise de base!

jeudi 18 avril 2013

Ma grand-mère, cette blogueuse mode avant l'heure








J'imagine que c'est mon grand-père paternel qui a pris ces photos récupérées juste après le décès de ma grand-mère, en septembre 2010. Il est mort quand j'avais cinq ou six ans, et je ne l'ai presque pas connu. Ma grand-mère, en revanche, a contribué pour bonne partie à ma garde et à celle de ma soeur quand nous étions enfants. Son statut de veuve ne semblait pas lui peser. J'ai cru comprendre que la vie d'épouse et de mère ne l'avait guère épanouie. Les rares fois où elle parlait de mon grand-père, c'était pour dire qu'elle gagnait plus que lui quand ils s'étaient connus à l'arsenal où ils travaillaient tous les deux, elle comme secrétaire bilingue français-italien et lui comme ouvrier - et qu'elle regrettait beaucoup d'avoir dû s'arrêter quand elle avait eu des enfants, à un âge plutôt tardif pour l'époque. C'est la seule personne de ma famille qui m'a toujours soutenue et encouragée dans mon choix de ne pas en faire. Je crois que si la pilule avait existé à son époque, je ne serais pas là. 

Petite fille, ma grand-mère avait eu la polio, et elle mettait sa guérison complète sur le compte des bains de mer quotidiens recommandés par le docteur. Jusque vers 80 ans, elle a continué à aller à la plage tous les matins avec ses copines. Chaque 1er janvier, elle était parmi les courageux qui faisaient trempette dans une eau à dix degrés devant les journalistes du canard local. Elle ne mangeait presque rien à part du chocolat et des bonbons, mais elle cuisinait très bien. Je lui dois mes premiers souvenirs gustatifs: sa tarte aux pommes, ses carottes à la béchamel, sa galette de pommes de terre, sa pollenta à la tomate et aux champignons, ses gnocchi maison... Elle nous servait aussi du bifteak de cheval et de la cervelle d'agneau, auxquels j'ai refusé de toucher dès lors que j'ai compris de quoi il s'agissait. Le mercredi, quand elle s'occupait de nous et qu'on allait faire les courses ensemble au Sodim du quartier, je parvenais parfois à lui extorquer un Fantômette. Son père les avait abandonnées, sa mère, sa soeur et elle quand elle était encore très jeune, et même si mon arrière-grand-mère cousait seize heures par jour pour que ses filles ne manquent de rien, ma grand-mère connaissait la valeur d'un sou mieux que la plupart des gens. 

Ma mère a toujours dit que pendant les vingt ou vingt-cinq premières années de son mariage, ma grand-mère avait été une belle-mère de rêve. Je me rappelle encore des samedis après-midi qu'elles passaient à se livrer des duels de Scrabble acharnés toutes les deux. Puis la vieillesse a fait son sale oeuvre. Ma grand-mère a commencé à perdre la vue et la tête; elle est devenue extrêmement agressive et mauvaise vis-à-vis de mon père qui allait pourtant la voir chaque jour et s'occupait de tout pour elle. Il a supporté autant d'insultes et d'injures qu'il a pu avant de se résoudre à la placer dans une maison de retraite, et quand elle est morte, il a sangloté qu'il était un monstre. C'est bien une des seules fois où je l'ai vu pleurer. A ce moment-là, il souffrait déjà depuis des mois. Moins d'une semaine plus tard, le diagnostic est tombé: cancer colorectal métastasé dans le poumon gauche. Il n'aura survécu que deux ans à la mère avec qui il avait toujours eu une relation si conflictuelle. 

Mais quand je regarde les photos ci-dessus, ce n'est pas à ça que je pense. Pas à la tristesse, à la souffrance et au deuil. Je me dis juste que ma grand-mère, malgré son 1,58m et ses vêtements cousus à la main, avait quand même bien du goût et de l'allure. Si elle avait vécu aujourd'hui, sûr qu'elle aurait été une blogueuse mode. Cette pensée me fait sourire et, l'espace d'un instant, abolit les quelques soixante années qui me séparent  de la trentenaire brune et souriante sur les clichés...