mercredi 31 juillet 2013

Mes 7 objectifs de juillet: bilan




1. Eliminer (au moins) un objet chaque jour 
2. ...et tenir une liste entrants/sortants 
En tout, ce sont 269 objets que j'ai éliminés (en les donnant ou en les jetant) au cours de ce mois. Ca a l'air énorme; pourtant mes placards me semblent toujours presque aussi pleins. Je compte donc poursuivre sur cette lancée en août.
Taux de réussite: 860%!

3. Faire ma compta pro du 1er semestre
Je sais que c'est mal, mais en principe, j'attaque ma compta pro de l'année N-1 en janvier ou en février N. Du coup, j'y passe souvent plusieurs dimanche d'affilée à une période déjà pas particulièrement enthousiasmante. Cette fois, j'ai décidé de prendre un peu d'avance - histoire, aussi, d'anticiper le montant de mes futurs impôts sur le revenu et de déterminer s'il est opportun ou pas de faire plus de dépenses pro. Mais comme le site internet d'Orange refuse de me laisser accéder à mes factures à partir du mois de mars, j'ai été bloquée dans la "recopie au propre" des 4 derniers mois. J'espère résoudre le problème dans les jours à venir et boucler ce premier semestre de compta d'ici fin août.
Taux de réussite: 66%

4. Sortir tous les jours où il fait soleil
Entre Monpatelin et Bruxelles, j'ai eu droit à 29 jours de beau temps en juillet, sur lesquels je suis sortie 24 fois. Parfois je me suis contentée d'apporter des vêtements à donner au container, ou de faire une course à l'épicerie bio. Mais ça m'a forcée à m'habiller, à prendre l'air et à me dégourdir un peu les jambes, ce qui était le but. Je pense que depuis presque 20 ans que je bosse à domicile, ça doit être un taux de sortie record pour moi!
Taux de réussite: 80%

5. Porter seulement des robes ou des jupes
Même si je les trouve plus pratiques, non seulement les pantalons ne m'avantagent pas, mais ils me donnent la sensation d'être serrée de partout. Je suis plus jolie et je me sens mieux en robe ou en jupe. Evidemment, ça m'oblige à être plus rigoureuse dans ma chasse aux poils de mollet. Mais comme, en retour, des gambettes nettes augmentent ma sexytude, j'y gagne un peu sur tous les plans. Au point que j'envisage sérieusement de poursuivre cette politique quand le mauvais temps reviendra: ça me fera d'autant plus d'occasions de porter les collants multicolores ou à motifs que j'affectionne.
Taux de réussite: 100%

6. Revenir au roux
Je suis bien allée chez le coiffeur, mais... j'avais des restes de colo ton sur ton sur les longueurs - ce que je n'ai pas pensé à lui dire. Résultat: le roux a pris très bien sur mes pointes décolorées, assez bien sur les 5 cm de racines qui étaient complètement naturels, et quasiment pas entre les deux. J'ai donc des cheveux "tranche napolitaine", avec trois teintes différentes dans le désordre, et une quatrième qui commence à s'ajouter au niveau de la repousse. Hum. Rendez-vous pris à mon retour de Toulouse pour rectifier ça.
Taux de réussite: 50%

7. Prévoir mon prochain passage à Paris
Les dates sont choisies (le week-end du 16-17 novembre), le logement réservé sur airbnb (un studio à deux pas du Bon Marché). Reste à prendre les billets de Thalys, qui ne sont pas encore disponibles pour le moment, et à finaliser la rencontre de lectrices en cours d'organisation.
Taux de réussite: 80%

Juillet 2013



mardi 30 juillet 2013

Tiny Thief



A la base, je ne suis pas une grande fan de jeux vidéo. Les jeux de combat et d'action ne m'intéressent pas du tout; je me lasse des jeux de plateforme ou d'aventure dès que je bloque sur un mouvement/une action, et pour couronner le tout, je ne peux pas fixer un écran de télé plus de quelques minutes sans me mettre à larmoyer et à développer une horrible migraine oculaire. Exit donc les consoles. Par contre, je m'amuse beaucoup avec les jeux dits "à combinaisons" sur Facebook (Candy Crush, Farm Heroes...) et je raffole des jeux de type "puzzle", genre le bon vieux Tétris, qui présentent en outre l'avantage - pour moi - d'avoir un graphisme relativement simple et en 2D. 


Récemment, Chouchou a téléchargé sur son iPad un jeu pour lequel j'ai eu le coup de foudre. Depuis quelques jours, nous passons de chouettes fins de soirée avec Tiny Thief de 5 Ants (les créateurs d'Angry Bird, auquel on trouve d'ailleurs un clin d'oeil dans ce nouveau jeu). Le principe? Un petit voleur doit remplir des missions dans différents univers: palais royal avec princesse à délivrer, antre de magicien maléfique, bateau rempli de pirates crétins, île peuplée de cannibales et de singes farceurs... 

Pour chaque tableau, on lui propose trois buts à remplir: récupérer un objet principal, délivrer la fouine qui lui sert d'animal familier, collecter trois ou quatre petits trésors. Il suffit d'avoir trouvé l'objet principal pour pouvoir passer au tableau suivant - mais bien entendu, c'est plus drôle de tenter de faire carton plein. La réalisation de chaque objectif suppose un enchaînement logique d'actions qui ressemble un peu à la résolution d'une énigme, et qui doit être accompli en évitant de se faire pincer par les PNJ personnages ennemis. Ca demande parfois un tout petit peu de coordination, mais surtout de la jugeotte. Donc, forcément, j'adore!


Les graphismes en 2D un peu naïfs me plaisent énormément, et si on y regarde de près, le jeu n'est pas dénué d'un certain humour. Les énigmes sont juste assez compliquées pour qu'on se creuse la tête dessus un moment, mais qu'on finisse par trouver quand même. Et dans le cas contraire, une fonction "indice" permet de consulter la soluce en images d'un tableau toutes les 4 heures. Chouchou et moi sommes presque arrivés au bout des niveaux existants, et nous espérons très fort que, comme dans le cas d'Angry Birds, 5 Ants nous en proposera bientôt d'autres!


Tiny Thief est disponible pour iPhone, iPad et Android. Il coûte $2.99.

"Le magicien de Brooklyn"


Enfants d'immigrés russes, Vaclav et Lena se rencontrent à Brooklyn alors qu'ils n'ont que cinq ans et deviennent très vite inséparable. La fillette, dont les parents ont disparu, vit avec une tante prostituée qui la néglige gravement. Chez Vaclav, elle trouve un refuge, de quoi manger à sa faim et un peu de la chaleur maternelle qui lui manque tant. Le petit garçon rêve de devenir le plus grand magicien du monde, et il lui semble évident que Lena sera sa ravissante assistante. Ensemble, ils passent leur temps à échafauder des plans, dresser des listes et répéter leur futur numéro. Puis, l'année de leurs dix ans, Lena est emmenée par les services sociaux. Pendant sept longues années, Vaclav, qui ignore ce qu'elle est devenue, continue à lui souhaiter bonne nuit chaque soir pour la protéger où qu'elle se trouve. Jusqu'à ce que son téléphone sonne, le jour des 17 ans de Lena...

"Le magicien de Brooklyn" conte une histoire d'amour qui, pour le bien ou pour le mal, semble marquée du sceau de la destinée - une histoire d'amour qui s'impose à ses protagonistes comme une irréfutable évidence, mais dans les roues de laquelle une réalité parfois sordide va venir mettre des bâtons. J'ai particulièrement aimé le style de l'auteur. Son choix d'une narration au présent colle très bien avec le ressenti et les horizons des deux jeunes héros. Couplée à sa naïveté, la foi inébranlable de Vaclav en fait un personnage très touchant, tandis que face à lui, Lena aux yeux noirs insondables demeure un mystère pour tous, y compris pour elle-même. Et la fin a un charme fou. Pour les âmes romantiques qu'un peu de noirceur ne rebute pas.

J'ai lu ce roman en anglais et ne peux donc garantir la qualité de sa traduction.

lundi 29 juillet 2013

DIY: Mandala-fleur




Quand je suis tombée sur ce patron de mandala dans le n°7 du magazine anglais Simply Crochet (dont j'achète la version numérique), j'ai aussitôt su que je tenais une idée cadeau idéale pour quelqu'un de mon entourage à qui j'avais envie d'offrir un petit témoignage d'affection.

J'ai utilisé un fil différent de celui indiqué: mes fameux restes de Rowan Handknit Cotton. Sauf que comme j'ai dû racheter une pelote d'écru, au final, je crains que le volume total de mon panier à laine n'ait pas baissé du tout! J'ai également un peu changé les couleurs du modèle, car je n'aimais pas l'association jaune-vert-rose.

Le résultat final, crocheté avec un n°5, mesure 23 cm de diamètre et m'a pris 3 ou 4 heures de travail erreurs comprises. Il pourrait servir de napperon, mais j'envisage plutôt de le présenter de façon à ce qu'il puisse être accroché à un mur. Je cherche une idée plus sympa que simplement l'épingler dans un cadre - si vous avez des suggestions, n'hésitez pas!

Ce patron est une création de la blogueuse Wink

dimanche 28 juillet 2013

Umamido, le bar à nouilles de la place Flagey




Chouchou avait repéré depuis un petit moment ce concurrent potentiel du Yamato situé en bas de la chaussée de Vleurgat. J'ai fait un tour sur Yelp et CityPlug: les critiques semblaient excellentes. J'ai appelé pour savoir s'ils étaient ouverts samedi soir: "Oui, mais à partir de demain on ferme pour 3 semaines". C'était donc une occasion parfaite, d'autant que j'avais repéré une nouvelle géocache à proximité.




Nous sommes arrivés à 19h. Les quatre petites tables sur le trottoir (pompeusement qualifié de "terrasse") étaient déjà prises; nous nous sommes donc assis à l'intérieur près de la vitrine. La déco de l'Umamido n'a rien de japonais, c'est du plus pur style "cantine occidentale". La carte propose, en plat principal, une demi-douzaine de déclinaisons de ramen au porc, plus une version végétarienne. A 13€ le bol, je trouve ça un poil cher pour des nouilles. Les entrées autour de 4 ou 5€ permettent de compléter et de varier un peu le repas: kimchi, gyozas, brioche au porc, légumes au vinaigre...




Nous avons été servis rapidement. Chouchou avait pris la version tonkatsu (avec supplément de gars de porc!) et moi la version shoyu (à la sauce soja). Niveau quantité, rien à redire: c'était tout à fait copieux. En plus des ramen et du porc, des épinards frais, des oignons nouveaux émincés, des pousses de soja et une moitié d'oeuf plus dur que mollet (hérésie!) nageaient dans le bouillon. Personnellement, j'ai été déçue par le peu d'assaisonnement de ce dernier, qui rendait l'ensemble assez fade. J'aime que mes ramen soient bien salés et/ou bien aillés, comme je les mange au Japon (ou au Yamato). Là... pour moi, ça n'avait pas de goût. Cela dit, je conçois très bien que d'autres gens trouvent ça délicieux.




Umamido
Chaussée de Vleurgat 1
1050 Bruxelles
Tel: 02 640 40 57
Pas de possibilité de réservation

samedi 27 juillet 2013

Il a bouché la source et il en est fier




Mon beau-frère, qui fait partie de la famille depuis plus de 20 ans, était très proche de mon père. Et il faut croire que le sens de l'humour de ce dernier a fini par lui déteindre dessus. J'en veux pour preuve cet échange de mails datés d'aujourd'hui.

From: Armalite
To: Maman, David et Soeur Cadette

Coucou les gens, 

J'ai vu qu'il y avait eu de très gros orages hier soir dans le sud-ouest de la France, 
avec inondations, coupures d'électricité etc.
Tout va bien chez vous? 

Bisous,

Armalite

From: David
To: Armalite

Coucou,

Ici, pas une goutte d'eau. 

Bisous, 

Ugolin

vendredi 26 juillet 2013

La fille la plus chanceuse du monde (ou presque)




Hier en fin d'après-midi, je remontais de chez Schleiper avec, dans mon sac, la pelote de laine écrue dont j'avais besoin pour mon prochain ouvrage et, à la main, un petit pot contenant une boule de la sublime glace à la pêche de chez Capoue. La chaleur était légèrement retombée après l'averse de la veille; un souffle d'air caressait mes mollets et gonflait ma jupe de coton blanc brodé. 

Et je me suis dit
que j'avais bien de la chance
de vivre dans un pays en paix où les bombes ne pleuvent pas sur ma tête et où on ne se fusille pas à tous les coins de rue
un pays où je peux me promener seule avec les jambes et les bras nus sans qu'on me jette des pierres
un pays où personne n'a le pouvoir de me dicter ma conduite (et où je peux envoyer promener ceux qui essaient)

Bien de la chance d'être née à une époque où j'ai pu choisir d'être autre chose qu'une épouse et une mère

Bien de la chance, en ces temps difficiles, 
d'avoir un métier que j'aime, 
qui me permet de gagner ma vie correctement, 
de rencontrer plein de gens intéressants 
et de garder assez de temps libre pour faire autre chose

Bien de la chance d'être en relativement bonne santé et de pouvoir me faire soigner si cela venait à changer

Bien de la chance d'avoir une famille certes amputée mais sur laquelle je peux compter

Bien de la chance d'avoir trouvé ma moitié d'orange même si j'ai toujours peur qu'elle m'explose à la figure

Bien de la chance d'avoir non pas un mais deux toits sur la tête, et sous ces toits, tant de jolies choses et de beaux souvenirs

Bien de la chance de pouvoir assouvir mes envies d'ailleurs deux ou trois fois par an

Bien de la chance d'être là, en train de flâner dans cette avenue un peu moche avec mes mains poisseuses de glace à la pêche et, pour le moment, pas de souci plus grave que chercher quoi faire de ces deux choux-fleurs dans mon frigo, ou ce que je pourrais regarder comme nouvelle série en mangeant ce soir.

Et j'espère ne jamais devenir blasée au point de ne plus m'en rendre compte. 

Illustration Tim Jarosz

jeudi 25 juillet 2013

"Le sablier"


"Un jour, quelle que soit la blessure, elle fera partie du passé."

Suite au divorce de ses parents, An Uekusa quitte Tokyo pour aller vivre à la campagne chez ses grands-parents. Elle commence tout juste à se faire des amis et à s'habituer à sa nouvelle existence quand sa mère se suicide. Brisée par le chagrin, An ne trouve de réconfort qu'auprès de son jeune voisin Daigo, qui lui fait la promesse d'être toujours là pour elle...

"Le sablier", manga en 10 volumes, nous fait suivre son héroïne depuis l'âge de 12 ans jusqu'à l'approche de la trentaine. A travers le parcours d'An, l'auteur aborde des sujets graves tels que le deuil, la dépendance amoureuse et la difficulté à vivre. Elle évoque tous les émois du premier amour, y compris le vide béant laissé par la rupture, avec une justesse sidérante - la fin du tome 5 m'a poignardée en plein coeur, et je me considère comme quelqu'un de très peu sentimental.

An, infiniment fragile sous son dynamisme apparent, doit grandir et apprendre à tenir debout seule. Et alors que je ne partage pas son histoire, je me suis reconnue dans nombre de ses émotions qui, elles, sont universelles. Hinako Ashihara dessine avec autant de délicatesse qu'elle parle du passage du temps à travers le symbole du sablier, titre et fil rouge de la série. (Attention: spoiler!) Je regrette seulement la fin précipitée qui, en quelques pages, semble contredire toute l'évolution des personnages pour proposer le happy end qu'attendaient sans doute les lectrices japonaises. Un bémol qui ne parvient pas à ternir le plaisir énorme que j'ai pris à dévorer ce manga, ni l'enthousiasme avec lequel j'en recommande la lecture aux amateurs de shojo intelligent.

"Même quand on s'aime depuis des années, il y a toujours chez l'autre une partie inaccessible. Finalement, on ne peut sauver que soi-même."

mercredi 24 juillet 2013

Les brunchs du dimanche (24): Le Clan des Belges



Depuis la fin des travaux qui l'avaient rendu quasi infréquentable pendant un an, le parvis Saint-Boniface est redevenu un de mes endroits préférés à Bruxelles, tout particulièrement aux beaux jours quand on peut profiter de la terrasse de ses restaurants. Dimanche, c'est donc au Clan des Belges (situé à l'ancien emplacement du Belgo-Belge) que nous avons choisi de bruncher avec l'amie qui nous rendait visite. 


Arrivés à midi pile, juste avant le rush, nous avons tous les trois opté pour une formule salée à 20€ comprenant orange pressée ou smoothie, boisson chaude (possibilité de thé à la menthe fraîche ou de vrai chocolat chaud avec des pastilles à faire fondre dans du lait mousseux), 3 mini viennoiseries, 1 tartine de pain brun avec au choix Nutella, beurre, miel ou confiture, le tout suivi d'un plat chaud au nom de gangster et d'un dessert. 


Hélie a pris l'Al Capone, classique cheeseburger accompagné de frites et de coleslaw. Chouchou a testé le Lucky Luciano (qui m'aurait fait envie si j'aimais le saumon fumé). Je lui ai piqué un demi onion ring pour goûter: ils étaient parfaits. 


Pour ma part, j'ai préféré le Clyde Barrow. Je craignais que ma salade soit inondée d'une sauce bleue épaisse et bourrée d'additifs; en réalité, il n'y en avait pas trop et sa consistance était idéale. 


En dessert, le tartare de fruits de Chouchou était présenté dans un petit bocal. La moelleux au Kinder pour lequel j'avais craqué s'est révélé plutôt quelconque. 


Mais globalement, nous avons beaucoup apprécié ce brunch servi rapidement, dans un cadre agréable, et qui nous a permis de nous lever de table calés juste comme il fallait. La salle aperçue rapidement a l'air très cosy pour la mauvaise saison; le Clan des Belges a donc de fortes chances de nous revoir!


Le Clan des Belges
Rue de la Paix 20
1050 Bruxelles
Tel: 02 511 11 21

mardi 23 juillet 2013

DIY: Coussin arlequin



Je cherchais ce que je pourrais bien faire de tous les restes de Rowan Handknit Cotton qui traînaient dans mon panier à laine depuis la fin de ma couverture à vagues. Et puis un jour, au hasard de mes pérégrinations internettesques, je suis tombée sur cette photo. Coup de foudre immédiat. En trois ou quatre jours, j'avais bricolé à l'aide de mon fidèle crochet n°5 assez de triangles et de losanges en maille serrée pour faire l'avant d'une housse de coussin. L'assemblage m'a donné un peu de fil à retordre, mais rien de dramatique. 


Par contre, l'arrière, que j'avais décidé de faire tout en noir, m'a tellement gonflée que je suis restée un mois entier sans y toucher. D'autant que j'avais réalisé que ma housse ne correspondait pas du tout aux dimensions des garnitures existant dans le commerce et que je me demandais avec quoi j'allais la remplir! Au final, je me suis remotivée début juillet pour reprendre mon ouvrage, et j'ai dégoté sur le site des 3 Suisses un coussin en 45x60 dont je me suis dit qu'il suffirait de le tasser un peu pour le rentrer dans mon 30x60. Et effectivement, le résultat final est très agréablement rebondi.



lundi 22 juillet 2013

Snapshots of the week-end



La grande roue de la Foire du Midi, prise au vol vendredi soir en allant chercher Hélie à la gare. Le beau temps a persisté tout le week-end, avec une pointe à 32° dimanche après-midi. Pour un peu, je me serais crue à Monpatelin!


Dîner en terrasse au Ricotta & Parmesan du parvis Saint-Boniface. Grand choix de plats italiens, dont des assiettes de pâtes à composer soi-même avec option complètes ou sans gluten. En dessert, l'assiette de fromages ne se moque pas du client. Dommage qu'un hurluberlu bourré ait cru bon d'escalader la statue au centre de la place et de faire des acrobaties à plusieurs mètres de hauteur: nous avons passé une bonne partie du repas à craindre l'accident. 


Samedi, j'ai étrenné la robe Kling dégotée en soldes à 20€ avec une grosse ceinture vernie de chez Veritas. Flatteuse et confortable, elle sera sûrement un de mes basiques de l'été 2013.


Après avoir fait quelques courses dans le centre et montré à notre invitée la Grand-Place et les Galeries Royales, nous avons goûté dans la très agréable cour intérieure du Pain Quotidien du Sablon. 


Mini-séance de geocaching dans le coin, avec une taille 2 trouvée au Petit Sablon et un échec dans le Parc d'Egmont, où de nombreuses citations et extraits de poèmes sont gravés sur le sol ou les murets. 


Le soir, barbecue chez La Princesse. Rillettes maison en entrée et mini-chorizos  grillés: bon, ben on va oublier les bonnes résolutions alimentaires pendant une heure ou deux, hein? Surtout que le vin d'Afrique du Sud était bien bon. Et qu'entre la salade de tomates-cerise et le baba ganoush klaffi d'ail, on a eu au moins trois de nos cinq légumes quotidiens. (Comment ça, non?)


Une fois repus, on s'est écroulés devant la télé pour regarder les vidéos YouTube les plus nazes qu'on a pu trouver, et fini par mater à la suggestion d'Hélie les 3 premiers épisodes des Chevaliers du Zodiaque Abrégés. Fou-rire garanti si, comme moi, vous avez passé quelques années de votre jeunesse à traiter mentalement Seiya de gros boulet et Athéna de gourdasse de compète.


Dimanche matin, brunch au Clan des Belges (more about that later). Puis promenade et chasse au trésor infructueuse dans le parc de Woluwé avant de reprendre le chemin de la gare. Je sais que mon week-end a été bon quand je le termine plus fatiguée que je ne l'étais à la fin de ma semaine de travail! Du coup, cette année encore et malgré mes bonnes résolutions, nous avons séché le feu d'artifice qui terminait cette journée de festivités nationales. 

dimanche 21 juillet 2013

"Where'd you go, Bernadette"


Architecte de génie et pionnière du mouvement écolo, Bernadette Fox s'est retirée du monde.  Elle vit désormais à Seattle, dans une ancienne école dont le toit fuit de partout et où des ronces jaillissent du plancher. Bien que pourvue d'un mari travaillant chez Microsoft et d'une fille de quinze ans qui est une élève modèle, Bernadette déploie une énergie folle pour fuir les contacts sociaux. Elle a même engagé une assistante indienne qui gère sa vie par internet depuis l'autre bout du monde. Mais à quelques jours de partir en croisière dans l'Antarctique avec sa famille, Bernadette disparaît sans explication. Sa fille Bee (diminutif de Balakrishna) tente de reconstituer les événements qui l'ont poussée à fuir pour, peut-être, la retrouver... 

Roman essentiellement épistolaire, composé d'emails échangés par les différents protagonistes mais aussi des souvenirs et des réflexions de Bee, "Where'd yo go Bernadette" a été la bonne surprise de ce début d'été - drôle et inattendu à la fois. J'ai adoré son héroïne, génie névrosée, misanthrope et farfelue, incomprise par son mari comme par les autres parents d'élèves qu'elle surnomme "les blattes". Ses stratégies d'évitement sont tout à fait hilarantes. La voix de Bee, qui raconte l'histoire, offre un contrepoint agréablement stable et mature aux excentricités de sa mère adorée. "Where'd You Go, Bernadette?" n'est pas encore disponible en français - mais si un éditeur passe par là et envisage d'en acheter les droits, je serai ravie de le traduire pour lui!

vendredi 19 juillet 2013

Limbo




Ca doit être la première fois en neuf ans de blogging que je n'ai pas envie d'écrire. Non que je n'aie rien à dire; c'est juste que je me suis juré de ne jamais régler mes comptes ici. Donc je préfère me taire. Il y a d'autres choses dont je pourrais vous parler: ma récente consultation avec un docteur ayurvédique venu d'Inde, mes négociations avec un éditeur qui me propose un boulot super mais outrageusement sous-payé, le parfait bouquin d'été que je viens de dévorer en deux jours, les belles trouvailles de ces soldes pendant lesquelles je pensais ne rien acheter. Mais la motivation manque. Cette semaine, je suis juste bonne à résister à ma tendance naturelle à m'amputer des choses qui me font mal. Et à profiter du beau temps. 

mercredi 17 juillet 2013

Supprimer le gluten et le lactose de son alimentation quotidienne



Récemment, j'ai consulté mon généraliste, un type adorable et plutôt ouvert d'esprit. Comme je lui expliquais que je ne mangeais plus que très peu de viande et que j'avais quasiment supprimé le gluten et le lactose de mon alimentation quotidienne, il s'est écrié: "Mais qu'est-ce qu'il vous reste, alors?" Un simple coup d'oeil à ma silhouette dodue aurait pourtant dû le rassurer sur le fait que je ne me laissais pas mourir de faim!

Il est vrai que le gluten et le lactose sont présents dans la plupart des aliments basiques de notre alimentation européenne, puisque nous consommons essentiellement des produits à base de blé raffiné  - pain, pâtes - et de lait de vache - yaourts, fromage, crème... Mais en réalité, la plupart des gens y sont intolérants à des degrés variables, et ça risque de ne pas s'arranger dans les années à venir. N'étant ni médecin ni statisticienne, je me contenterai d'évoquer mon propre cas. 

J'ai complètement arrêté le gluten et le lactose pendant une semaine, début avril, dans le cadre d'une détox printanière. Les résultats ont été immédiats et spectaculaires: finis les ballonnements après les repas, envolés mes maux de ventre et mes soucis de transit intestinal chroniques! J'avais également moins de migraines et bien davantage d'énergie tout au long de la journée. Et dès que je me suis remise à manger normalement, tous ces problèmes sont réapparus dès le lendemain. Il y avait de quoi réfléchir à des alternatives plus saines pour moi. 

Je ne vais pas vous mentir: remplacer les produits qui contiennent du gluten et du lactose, ça prend du temps, de l'énergie, et ça coûte plus cher que de se nourrir comme on en avait l'habitude jusque là. Même si on commence à trouver des substituts potables en magasins bios et dans certains hypermarchés, l'offre reste encore assez réduite, surtout hors des grandes villes. Mais elle est en bonne voie de développement. 

Alors, par quoi peut-on remplacer la farine de blé, ou d'autres céréales contenant du gluten? Par de la farine de riz, de maïs, de quinoa, de sarrasin ou d'amarante - la première étant la plus neutre au niveau du goût. Pour les pâtes, on obtient des produits que je trouve très satisfaisants. Pour le pain, par contre, j'avoue que ce n'est pas trop ça. Pour le lactose: le lait de riz se substitue très bien au lait de vache dans la plupart des circonstances (en pâtisserie ou dans les céréales, par exemple), et la crème de soja, d'avoine ou de riz s'utilise comme la crème fraîche (bien qu'en introduisant une différence de goût assez sensible). Les yaourts nature au lait de vache contiennent de bons probiotiques; aussi je continue à en consommer. Pour le fromage, les rares fois où j'en mange encore, je prends du fromage de chèvre qui est beaucoup plus digeste. 

Une fois ces équivalences établies, il devient assez facile de cuisiner "comme avant". Par exemple, quand j'ai voulu tester la recette de clafoutis vantée par Caro, je me suis contentée de remplacer la farine de blé par de la farine de riz, le lait de vache par du lait de riz, la crème liquide par de la crème de riz et, parce que j'essaie aussi de ne pas consommer de produits "blancs" (= raffinés), le sucre normal par du sucre roux. Mes versions cerise et abricot n'avaient sans doute pas tout à fait le goût de l'original, mais je peux vous assurer qu'elles ont été dévorées très rapidement et avec plaisir!



dimanche 14 juillet 2013

"Frances Ha"



Frances, jeune New-Yorkaise de 27 ans, partage un appartement et une relation fusionnelle avec sa meilleure amie Sophie. Pour le reste, elle rêve de devenir chorégraphe mais végète encore en tant qu'apprentie danseuse dans une compagnie de second plan...

Après avoir vu la bande-annonce de "Frances Ha", j'ai trépigné d'impatience en attendant sa sortie sur les écrans, puis fait tout un patakès pour foncer le voir au cinéma. Je m'attendais à un film plein de charme, de fantaisie et de spontanéité, avec une héroïne foutraque mais attachante. J'ai vu un film que malgré quelques bonnes scènes, j'ai trouvé globalement creux et surfait, avec une actrice qui se met en scène pour qu'on la trouve adorable (et qui y réussit beaucoup moins bien que Zoé Kazan dans "Elle s'appelle Ruby") et dont le personnage m'a gonflée par sa mollesse et son immaturité. Le noir et blanc n'apporte rien à mon sens sinon un vernis de prétention artistique. Les images sont souvent jolies mais pas d'une folle originalité. Heureusement qu'il reste la musique de David Bowie pour rattraper un peu tout ce vide existentiel. Un film pas foncièrement désagréable à regarder mais qui s'oubliera très très vite. Frances qui, déjà?

samedi 13 juillet 2013

Rencontre de lectrices à Paris




Je serai à Paris le week-end du 16-17 novembre. Si vous êtes intéressée par une rencontre de lectrices, merci d'indiquer vos disponibilités sur ce Doodle

J'aurai également besoin que, quand le moment approchera, une autochtone se dévoue pour trouver un lieu où nous réunir (genre salon de thé, mais je suis ouverte à toute proposition) et réserver si nécessaire. 

A bientôt j'espère!

Illustration empruntée ici

vendredi 12 juillet 2013

My Vitibox - parce que c'est bien beau le shampoing et le thé, mais quand est-ce qu'on picole?


La folie des box surprise sévit depuis deux ans déjà - et comme vous avez pu le voir, j'y ai cédé sans me faire prier. Je me suis contentée de tester des box beauté et des box thé, mais il en existe des tas d'autres: box loisirs créatifs, box bébé, box animaux domestiques... et le mois dernier, on m'a proposé de recevoir une box vin pour dire ce que j'en pensais. Forcément, j'ai sauté sur l'occasion!




Pour la petite histoire, j'ai appris à aimer le vin sur le tard, vers la trentaine, et uniquement parce que je vivais à l'époque avec un Bordelais qui me l'a fait découvrir. Un moment, je me suis contentée de boire du blanc. Puis, à l'occasion d'un mariage dans la famille de mon compagnon, j'ai goûté un Château Haut-Brion 1964, et je ne m'en suis jamais remise. A partir de là, j'ai fait résolument partie de la team vin rouge, avec une préférence pour les Bordeaux très tanninés - pour le plus grand plaisir de mon mentor qui désespérait de m'emmener dans de super restaurants où je ne buvais toujours que de l'eau.

Mais revenons à nos moutons. La Vitibox, donc, est disponible dans plusieurs pays: la France, la Belgique et le Luxembourg, mais aussi l'Allemagne et l'Angleterre. Au lieu d'un abonnement unique, elle propose différentes formules très souples aussi bien sur la durée (sans engagement, 6 mois, un an) que sur la quantité de bouteilles (1 ou 2) et la composition (vin rouge uniquement, vins du monde entier, vins de garde, vins de prestige...), avec la possibilité de racheter ensuite les crus goûtés à un tarif préférentiel.

La box que j'ai reçue était la "mariages du palais". Dans un carton extrêmement solide (bien que peu glamour - une option "emballage cadeau" payante serait la bienvenue), j'ai trouvé une bouteille de Graves blanc et une autre de Médoc rouge, ainsi qu'un livret très bien conçu et très instructif qui, en plus de présenter ces deux crus, expliquait la dynamique mets-vins et proposait des idées de mariages avec différents plats.

J'ai goûté les deux vins. Le Drapeaux de Floridène 2009 est un blanc sec, acide et fruité à la fois, qui a très bien accompagné un risotto aux asperges. Le Château Villa Carmin 2010 est un rouge bien charpenté quoi qu'un peu court en bouche. Je ne connaissais ni l'un ni l'autre auparavant. Si vous cherchez une idée de cadeau pour un amateur de vins et/ou de découvertes, la Vitibox me paraît toute indiquée!

Box reçue pour review

mercredi 10 juillet 2013

"Le mystérieux cercle Benedict"


Orphelin surdoué, Reynie Muldoon répond à une annonce: on recrute des enfants pour un mystérieux projet. Après avoir passé des examens fort incongrus, le jeune garçon est sélectionné en compagnie de Sticky Washington, qui possède une mémoire phénoménale, de Kate Wetherall, qui a grandi dans un cirque, et de Constance Contraire dont le seul don apparent est d'agacer son entourage. Leur "employeur", Mr Benedict, leur demande d'infiltrer le pensionnat tenu par Ledroptha Curtain, un savant mégalo qu'il soupçonne de mettre au point un système de contrôle des esprits...

De l'aventure dans un cadre plutôt flippant, de l'amitié entre quatre gamins aux personnalités très différentes, des rebondissements souvent inattendus, de jolies considérations sur la famille et une réflexion intéressante sur la tyrannie: si j'avais des enfants d'une dizaine d'années, c'est sûr, je leur mettrais "Le mystérieux cercle Benedict" entre les mains. Comme je n'en ai pas, je me contente de le recommander ici aux lecteurs petits et grands capables d'apprécier la bonne littérature jeunesse. C'est le premier tome d'une série qui en compte pour l'instant 3 plus un prequel - mais la suite n'est pas encore disponible en français. 

mardi 9 juillet 2013

Spirale




Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un moral et une énergie en dents de scie. Je me définissais en disant: "Je suis cyclothymique". Le pire, ce n'était même pas les hauts et les bas extrêmes de mon humeur, mais l'insignifiance du stimulus qui suffisait à me faire passer de l'excitation la plus électrique à la déprime la plus profonde, et inversement. Je ne peux pas dire que je le vivais bien, mais ça faisait partie de moi depuis toujours, et je n'imaginais pas qu'il puisse en être autrement. Et puis, lors de notre thérapie de couple il y a trois ans, Chouchou a mentionné à quel point il trouvait ça usant. J'ai dû reconnaître que l'Homme m'avait déjà reproché la même chose - et conclure que, peut-être, il était temps de travailler là-dessus. 

Je visualise ma cyclothymie comme une spirale: une fois que j'y suis engagée, que ce soit dans le sens ascendant ou descendant, mon élan m'entraîne de lui-même et de plus en plus vite vers son apex ou son nadir. C'est une version dynamique du cercle vicieux ou vertueux. S'il fait beau quand je me lève, je vais être tout de suite de bonne humeur, et j'aurai tendance à ne retenir de la journée que les choses positives qui me conforteront dans mon bien-être. A l'inverse, s'il fait mauvais, je vais tout voir en noir et rien ou presque ne pourra me sortir de mon marasme. L'exemple météo est un grand classique, mais le principe s'applique à tous les aspects de ma vie. Si je pars faire du shopping et que je trouve un truc sympa dans le premier magasin visité, je vais probablement faire un carnage, parce que mon acquisition initiale m'aura mise d'humeur à apprécier et à avoir envie de m'approprier ce que je vois. Si en revanche je suis partie dans l'idée d'acheter une paire de sandales noires et un T-shirt rouge et qu'aucune paire de sandales noires ne correspond à mes critères, il y a de grandes chances pour qu'aucun T-shirt rouge ne me convienne non plus. 

Mais même quand je suis bien lancée dans un sens ou dans l'autre, il suffit parfois d'un détail pour inverser la vapeur. Et j'avoue que ces brusques revirements sont épuisants, pour moi autant que pour mon entourage. Prenons samedi dernier. Le soleil brillait sur Bruxelles; je m'étais levée tôt; j'avais préparé un super clafoutis sans lactose et réservé deux billets d'avion pour Venise fin septembre. Le week-end s'annonçait radieux. Et puis l'après-midi, j'ai commis une erreur de débutante: je suis sortie me promener en ville avec des sandales à talon moyen que je n'avais pas portées depuis l'été dernier, et en oubliant de mettre de la crème Nok. 

Notre programme prévoyait de chercher trois geocaches dans le centre, de photographier ma nouvelle robe bleue, de faire quelques petites courses - un timbre pour les USA, une carte Mobib anonyme, peut-être un bouquet de tournesols - et de glandouiller à la terrasse d'un café. Mais les geocaches étaient plus éloignées que prévu les unes des autres, et se trouvaient toutes dans des zones fortement pavées dites "tueuses de chevilles". Très vite, j'ai eu affreusement mal aux pieds, et mon moral a opéré un plongeon spectaculaire. Nous n'avons trouvé aucune des trois caches, et le temps de jeter l'éponge place des Martyrs, une seule option restait envisageable pour la suite: rentrer à la maison. Alors qu'il était à peine 16h. 

Pourtant, je refusais que ce week-end bien commencé vire au ratage total. Alors, arrivée chez nous, j'ai trempé mes pieds dans de l'eau froide pour les soulager; je les ai massés et laissé reposer un petit moment, puis j'ai dit à Chouchou: "On n'irait pas dîner dehors, histoire de compenser?" Nous avons envisagé plusieurs hypothèses, jusqu'à ce que Chouchou suggère le Cook & Book qui avait l'avantage, en plus de la partie restaurant, de permettre une virée en librairie et... une recherche de geocache à proximité. C'était au moulin de Lindekemale, un endroit ravissant où nous avons finalement déniché notre première cache de la journée et un cadre idéal pour une séance photo. Sourire retrouvé, je me suis autorisé un achat de livre chez Cook & Book; puis nous avons fait un repas agréable en terrasse et, sur le chemin du retour, ajouté une seconde cache à notre palmarès. J'ai maintenu le cap dimanche, et nous avons passé une journée absolument délicieuse.

C'était un sauvetage très réussi. Pour le mettre en oeuvre, il aura fallu que je m'arrache à l'espèce d'entêtement morbide qui, lorsque je commence à déprimer, me pousse à tout envoyer promener en partant du principe que c'est fichu, fichu, fichu. C'est si facile de se vautrer dans le ratage - si confortable, quelque part. Au lieu de me laisser entraîner dans la spirale descendante, je dois chercher le moyen d'inverser de nouveau la vapeur, mais dans le bon sens. Franchement, ça demande un certain effort de volonté. La bonne nouvelle, c'est que comme la plupart des changements d'attitude que j'essaie de développer, ça devient un peu plus facile chaque fois. 

lundi 8 juillet 2013

Les brunchs du dimanche (23): Chez Nous



Non, nous n'avons pas subitement décidé que nous en avions marre de tous ces brunchs prétentieux et hors de prix, et que désormais nous les confectionnerions nous-mêmes à la maison. Simplement, nous avons testé hier une table d'hôte tenue par deux Françaises et dont j'entendais dire beaucoup de bien sur internet depuis quelques mois - et il se trouve que, pour illustrer l'esprit bon enfant du lieu, elles ont choisi de l'appeler Chez Nous. 



Même si nous avons réservé, la jolie petite terrasse ombragée est déjà pleine quand nous arrivons à midi et demie. Mais on nous attribue une table juste entre le buffet et le meuble à casiers plein de brols chinés en brocante - nous ne perdons donc pas au change. Ici, la formule brunch comprend: une boisson chaude, un jus d'orange ou de pomme (en bouteille, pas frais pressé), un oeuf poché à l'huile d'olive et bien sûr l'accès au buffet sucré-salé. Au premier abord, celui-ci peut paraître sommaire. En entrées froides: roquette, carottes râpées, salades pois chiche/poivrons. En plat chaud: saucisse grillée, pomme de terre grenaille et carottes sautées. En dessert: fromage blanc avec coulis de fruits rouges, crumble pomme/mûre, cubes de pastèque et d'ananas. Mais tout est frais, de bonne qualité et délicieux. Surtout, un choix plus restreint évite la tentation du goinfrage et permet de proposer un prix raisonnable: 17€.



Faute de climatisation, j'avoue que nous avons eu un peu chaud sous la verrière. Et nos oeufs pochés, réclamés deux fois, sont arrivés après que nous ayons fini notre dessert. Le personnel est clairement débordé; victime de son succès, il court partout et doit refuser les clients sans réservation qui ne cessent d'affluer. Mais tout le monde reste aimable et souriant. Et puis nous avons très bien mangé, dans un endroit chaleureux et pas trop bruyant, le tout sans nous ruiner - alors, on ne va pas chipoter. J'ajoute que ce jour-là, un vieux monsieur anglophone au nez chaussé de culs-de-bouteille passait entre les tables en jouant de la guitare et de l'harmonia; il réinterprétait des classiques US à sa façon et avec tant de bonne humeur que pour une fois, je n'ai pas rouspété contre le "vacarme" qui m'empêchait de manger tranquillement. Bref, nous reviendrons sûrement.

Chez Nous
Place du jeu de balle 16
1000 Bruxelles
Tel: 02 514 41 21

dimanche 7 juillet 2013

Au moulin de Woluwé



Une fois de plus, c'est au geocaching que nous devons la découverte de ce lieu ravissant, pourtant situé à quelques pas seulement du Cook & Book dont nous sommes de fidèles clients. Le moulin de Lindekemale date du XVème siècle et n'a rien perdu de son charme rustique, même s'il abrite désormais un restaurant assez chic et assez cher pour que nous nous promettions d'y venir la prochaine fois que nous aurons quelque chose à fêter. Par un début de soirée chaud et ensoleillé, la terrasse semble fort tentante, et en hiver, la salle dont on voir quelques photos sur le site internet doit être cosy à souhait... 


Du coup, après avoir trouvé la cache (une taille 2 dans laquelle j'aurais facilement pu caser les Travel Bugs découverts à Helsinki, si je ne les avais pas oubliés à la maison!) à l'endroit désigné par cet indice: "le plus grand succès des Red Hot Chili Peppers", nous en avons profité pour faire quelques photos. J'étrennais la robe en maille achetée au Comptoir des Cotonniers le premier jour des soldes. Moi qui ne suis globalement pas fan de bleu, j'avoue une faiblesse pour cette teinte particulière... 


Je sais, mes cheveux sont tout moches, mais c'est parce que je vais chez le coiffeur la semaine prochaine et que j'essaie de faire partir la couleur un maximum avant. Quant au soutif blanc, un chair se serait moins vu, mais je n'avais pas ça en stock!




Robe: Comptoir des Cotonniers (soldée à -50% en ce moment)
Chapeau: Uniqlo (old)
Chaussures: Shelly's (old)
Collier: La Marelle
Sac: Abaco