lundi 30 septembre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #1: Dressez la liste de vos qualités





Commençons notre mois de lutte contre la morosité en établissant à quel point nous sommes formidables :-)

Dans votre petit carnet, notez 10 de vos qualités. Oui, 10. Si, à moins de vous appeler Nadine Morano, vous en avez forcément au moins 10. Non, ce n'est pas prétentieux: c'est thérapeutique.
Notez aussi le temps que ça vous prend. 

A quoi ça sert? 
La plupart des femmes que je connais ont un gros déficit d'estime de soi. Cet exercice vous forcera à prendre conscience de vos atouts. Par la suite, chaque fois que vous vous trouverez nulle, vous pourrez vous référer à cette liste pour retrouver une vision plus juste et plus positive de vous-même.
(S'il y a des messieurs parmi vous, ils peuvent quand même faire l'exercice; ce sera très intéressant de voir combien de temps ils mettent comparé à ces dames!)

Optionnel, mais fortement conseillé: Demandez à quelqu'un de votre entourage proche (conjoint, frère/soeur, meilleure amie...) d'énumérer 10 de vos qualités. 

A quoi ça sert?
S'il donne les mêmes que vous, ça renforcera votre conviction de posséder ces qualités-là. S'il en cite d'autres, ça vous révèlera des qualités que vous ne vous soupçonniez peut-être pas, ou dont vous sous-estimiez l'importance.

Histoire de donner l'exemple, je commence.
Je suis honnête
Je suis organisée
Je suis sincère
Je suis loyale
Je suis créative
J'ai bon coeur
J'ai le sens de la répartie
J'ai confiance en moi
Je tiens parole
J'essaie toujours de m'améliorer

Et il m'a fallu 4 ou 5 minutes pour établir cette liste. Je vous rassure, il ne m'en faut pas davantage pour citer 10 de mes défauts, mais ce n'est pas le sujet de l'exercice d'aujourd'hui!

Et vous, il y a quoi dans votre liste? Vous avez mis combien de temps à l'établir? 

dimanche 29 septembre 2013

Mes 7 objectifs de septembre: bilan





1. Faire un bilan sanguin
Je voulais vérifier que le nouveau mode d'alimentation adopté depuis début avril n'avait pas provoqué de carences. La réponse est non. On peut donc très bien vivre en supprimant à 90% la viande, le gluten et le lactose, et je suis ravie d'en détenir la preuve.
Taux de réussite: 100%

2. Fabriquer mon propre muesli bio et sans gluten
J'ai acheté des tas de délicieux ingrédients à mélanger, et... je me suis aperçue que je n'avais aucun récipient assez grand pour stocker le résultat. Ou même juste un récipient libre, de quelque taille qu'il soit. Donc, c'est partie remise jusqu'à ce que je m'en procure un.
Taux de réussite: 20%

3. Décider si je prends un smartphone, et si oui, lequel
Mon Lumix est trop encombrant et ne me permet pas de prendre des Instagram. Après mûre réflexion (tellement mûre qu'elle a failli pourrir avant d'arriver à son terme) et avec l'aide de Chouchou, j'ai décidé d'investir le mois prochain dans un iPhone 4S. Je trouve ça complètement absurde d'acheter un téléphone alors que la seule chose que je veux, c'est faire des photos, mais apparemment j'aurai un meilleur rapport qualité/encombrement ainsi. Et je suis sûre qu'à l'usage, j'apprécierai de pouvoir surfer un peu dans le train. 
Taux de réussite: 100%

4. Préparer une série d'annonces eBay pour revendre chaussures/vêtements d'automne
Suite au grand tri de mes deux penderies, j'ai passé une première série d'une dizaine d'annonces ce mois-ci et revendu plusieurs paires de chaussures, ainsi qu'une jupe et un pull. La deuxième salve est prête à être postée le mois prochain. Les articles n'ayant pas trouvé preneur iront dans le sac de la prochaine troc party (que j'aimerais organiser cet automne). 
Taux de réussite: 100%

5. Faire ma compta pro du 3ème trimestre
Comme d'habitude, il m'a manqué quelques papiers pour mener ma tâche complètement à bien, mais ils ne tarderont pas à arriver. Ca me gonfle vraiment de faire ça, mais je suis sûre que l'Armalite de février 2014 m'en remerciera. 
Taux de réussite: 80%

6. Trouver un système de rangement pour mes collants
C'est fait, comme vous pouvez le voir ici.
Taux de réussite: 100%

7. Envoyer une carte à PostSecret
C'est fait - mais bien sûr, je ne peux pas vous en dévoiler davantage, sinon ça ne serait plus un secret. Maintenant, je vais guetter pour voir si elle est publiée un dimanche...
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements:
Trop prise par le boulot, je n'ai pas eu le temps de faire grand-chose à part organiser un Challenge anti-morosité pour le mois prochain. J'ai passé à peu près une heure sur chaque billet tout compris, ce qui m'a bouffé la plupart de mes soirées. Et maintenant, bien sûr, je traque à mort en me disant que tout le monde va trouver ça nul!

samedi 28 septembre 2013

Gratin de blettes au quinoa


eFarmz vend de sublimes blettes bio multicolores avec lesquelles j'ai improvisé l'autre soir cette petite recette...

Pour 6 personnes:
- 500g de blettes
- une grande tasse de quinoa
- 2 oeufs
- 20 cl de crème légère
- 100g de fromage râpé
- noix de muscade
- sel, poivre

Hacher les blettes. Les faire cuire à l'eau bouillante ou dans une sauteuse avec un peu de matière grasse, jusqu'à ce que les morceaux de tige soient bien tendres. Les égoutter.
Pendant ce temps, faire cuire le quinoa séparément dans deux fois son volume d'eau bouillante salée.
Dans un plat à four, battez les oeufs avec la crème et la moitié du fromage râpé. Ajoutez le quinoa et les blettes, puis un peu de noix de muscade, du sel et du poivre. Mélangez le tout. Recouvrez avec le reste du fromage râpé.
Enfournez à 200° pendant 10 minutes, puis laissez encore 5 minutes sous le grill pour gratiner. 
Bon appétit!

vendredi 27 septembre 2013

Annonce d'absence


Photo empruntée ici en attendant de prendre les miennes!

Cet après-midi, je m'envole pour Venise. Je n'ai presque pas eu le temps de préparer ce voyage; la météo annonce pluie et orage pendant toute la durée de notre séjour et je suis rendu compte avant-hier que ce dont j'avais vraiment envie, c'était de retourner à Copenhague.

Parfois, avec quelques mois de recul, je reste perplexe devant mes propres décisions. J'ai l'âme la moins romantique du monde. Je déteste les vieilles pierres en général et les églises en particulier, or à Venise, il n'y a que ça. Et j'ai gardé un assez mauvais souvenir de mon premier séjour là-bas à l'âge de onze ans. Alors, pourquoi avoir fait le forcing pour y revenir, quand pour le même budget j'aurais pu aller dans un endroit qui me correspond dix fois mieux?

Je blâme entièrement le "Seule Venise" de Claudie Gallay, les Salauds Gentilshommes de Scott Lynch et aussi les jolies photos de ma copine Mélanie. C'est ça, ou admettre qu'il m'arrive d'être remplacée de façon aléatoire et temporaire par un extra-terrestre de la planète Zorglub qui prend un malin plaisir à jeter des chausse-trapes sur mon chemin.

Cela dit, je ne vais pas faire l'enfant gâtée. Des vacances, c'est toujours bon à prendre. La ville sera sans doute photogénique même sous un ciel gris. Au pire, on traînera nos guêtres à la Biennale avant de réfugier dans un café pour boire des chocolats chauds, dessiner et se faire des bisous. Ce sera une aventure d'un autre genre, et puis voilà. 

Nous n'aurons pas de connexion internet dans notre location airbnb. Pour autant, le blog ne restera pas en sommeil pendant mon absence. J'ai programmé des billets qui paraîtront tous les jours (notamment le début du challenge anti-morosité). Simplement, je risque de ne pas être très présente dans les commentaires. Je compte sur vous pour rester raisonnablement sages :-) A bientôt avec, je l'espère, beaucoup de choses à vous montrer et vous raconter!

jeudi 26 septembre 2013

La boîte d'Hortense: la Belgique a enfin sa box thé!




Mardi dans la journée, je reçois un mail de Marine, une lectrice qui, en collaboration avec son amie Bérénice, vient de lancer une box belge en deux versions: thé et bien-être. Me sachant grande amatrice de thé, elle me propose gentiment de tester la première. Je vais faire un tour sur le site de La boîte d'Hortense, que je trouve gai et bien foutu, déjà très pro. Je réponds que oui, bien sûr, je serai ravie, et je lui donne mon adresse. Mercredi dans l'après-midi, Marine passe en personne me déposer la boîte. Elle ne trouve malheureusement que Chouchou, car je suis partie chez le coiffeur. En rentrant, j'ai donc le plaisir de déballer ma première box thé belge! 





La boîte elle-même, ronde et féminine, tranche résolument sur les boîtes carrées et un peu plus unisexes de l'Envoûthé ou de la Thé Box. J'aime autant sa forme que ses dimensions, et je suis sûre de trouver rapidement un moyen de la recycler. 

Côté thés, nous avons:
- 3 sachets individuels de Tea Pigs, petite marque anglaise aux visuels ludiques et aux produits de qualité que j'ai déjà eu l'occasion de découvrir mais que je ne suis pas fâchée de retrouver. Les variétés proposées sont le Mao Feng (un thé vert plein de caractère), le Chai (un Assam aux épices) et l'Everyday Brew qui a remporté un prix "Great Taste Gold" en 2011.
- Un sachet de 50g de thé à la menthe bio de Tea Tower. Encore une marque que je connais, mais je suis fan de thé à la menthe surtout s'il est bio et c'est bien volontiers que je boirai celui-là. 
- Un sachet de 50g de thé d'Hélène, que je suppose être un mélange maison à base de maté vert, de rooibos vert, de oolong, de canneberge, de groseille et de ginseng. 
- Un sachet de 20g d'une tisane grecque bio appelée "Thé de la montagne". La malotira, plante dont j'ignorais l'existence la veille encore, prévient les maladies cardiovasculaires, les troubles urinaires et les problèmes capillaires. Poussée par la curiosité, je l'ai goûtée le soir même et j'ai eu un gros coup de coeur pour cette infusion délicatement parfumée au goût très rond en bouche. J'en rachèterai, c'est certain!





Un coup de coeur, ça aurait déjà été très bien, mais la boîte d'Hortense m'en réservait un second: les gourmandises de chez Tidane, une biscuiterie fine bruxelloise. En effet, Marine et Bérénice souhaitent mettre en avant au moins un artisan/producteur local par mois, ce qui me semble une excellente idée pour se démarquer des box françaises et se créer une identité. J'ai goûté les tendresses matcha/framboise avec ma tisane, et j'en aurais pleuré de bonheur tellement elles étaient bonnes, subtiles et sucrées juste ce qu'il faut. Un coup d'oeil au livret d'accompagnement m'a appris que Tidane fabrique également des croustis salés, toute une gamme de macarons et même des douceurs sans gluten nommées amourette de Tidane, croque chataîgne ou nuage d'Ispahan. Je crois bien que je vais être obligée de tester (trop dure la vie). 

Vous l'aurez compris, je suis absolument enchantée par la qualité de cette boîte qui m'a fait faire deux très belles découvertes. J'aime l'accent mis sur le local et le bio, et j'aime aussi qu'un euro par box vendue soit reversé à une oeuvre caritative - chapeau les filles! La boîte d'Hortense version thé coûte 19€ par mois frais de port inclus, mais son tarif est dégressif si l'on s'abonne pour 2, 3, 6 ou 10 mois. Et comme les Belges ne sont pas sectaires, elle est disponible également pour la France, le Luxembourg et les Pays-Bas moyennant un supplément. Vous trouverez tous les détails ici, avec la composition de la boîte bien-être pour celles d'entre vous qui seraient plus intéressés par les cosmétiques que par le thé. 

mercredi 25 septembre 2013

Concours: "Flirt" (Anita Blake T18)



Alors que je sue sang et eau pour finir la traduction du tome 19 avant de m'envoler pour Venise vendredi après-midi, je reçois à l'instant mes exemplaires de traducteur du tome 18 d'Anita Blake, "Flirt", qui ne sortira en librairie qu'après-demain. Comme d'habitude, je vais donner à l'un(e) de vous la possibilité d'en remporter un. 

Laissez-moi, au plus tard mardi 1er octobre à 23h59, un commentaire pour me dire de quoi parlerait votre premier roman si vous aviez l'inspiration et le talent pour en écrire un. 

Résultat du tirage au sort jeudi 3 octobre. Envoi uniquement en Belgique (dans la foulée du tirage au sort) ou en France métropolitaine (vers le 15 octobre). Bonne chance!




mardi 24 septembre 2013

Challenge anti-morosité: comment ça va se passer


Du 30 septembre au 30 octobre, chaque soir vers 18h30, je publierai un exercice suggéré pour le lendemain.

Certains de ces exercices vous feront faire un "état des lieux" positif, d'autres vous aideront à apprécier davantage votre quotidien, et d'autres encore vous pousseront à briser votre routine. Ceux qui prennent du temps seront réservés aux week-ends. 

Vous n'êtes absolument pas obligées de les faire tous, bien au contraire. Piochez ceux qui vous tentent, oubliez les autres. Le but est de se faire du bien, pas de s'imposer des obligations supplémentaires! 

Si le coeur vous en dit, venez ensuite partager votre expérience dans les commentaires du billet concerné.

Si le temps (ou l'opportunité) vous manque pour effectuer un exercice le lendemain de sa publication, vous pouvez toujours le garder sous le coude pour un moment qui vous conviendra mieux, et revenir sur le billet concerné pour en parler après coup. 

Il y aura parfois des choses à écrire, aussi je vous suggère de vous procurer un joli carnet, solide et pas trop encombrant de manière à pouvoir le trimballer partout. Mais si vous préférez prendre des notes sur votre iPhone ou que sais-je d'autre, ça marche aussi.

A la fin du mois, je procèderai à un tirage au sort parmi toutes les participantes qui auront commenté ne serait-ce qu'une fois, et la gagnante recevra un petit cadeau spécial "pensée positive".

A lundi soir pour le premier exercice!

lundi 23 septembre 2013

fricote, l'épicurien urbain


Alors que je cherchais désespérément le Biomood de septembre/octobre parmi les rayons de mon dealer de presse habituel, mon regard s'est posé sur cette superbe couverture. "Food, design, photo, graphisme et bons plans", était-il indiqué en bas. J'ai pensé que ça valait le coup d'essayer. Tout plutôt que me rabattre sur un magazine féminin débile! 

fricote est en déjà à son numéro 12, ce qui lui fait quatre années d'existence au compteur puisqu'il s'agit d'un trimestriel, et je me demande comment ce réjouissant OVNI a échappé à mon attention jusqu'ici. Il est grand, c'est vrai, donc peu pratique à trimballer dans un sac. Mais qu'est-ce qu'il est beau et drôle! Et original. Et culotté. Et bilingue anglais, de surcroît. 

Au sommaire de ce numéro, en vrac:
- des pages shopping "Pastécothèque" et "Passion bacon"
- un best of de la bouffe à rapporter du Cameroun
- une mosaïque de kiosques à saucisses viennois
- une rubrique "librairie gourmande" consacrée aux frites
- une interview miam de Charlotte Le Bon, et une autre consacrée à la ligne de sucreries lancée par la joueuse de tennis Maria Sharapova
- un décorticage du film "Gremlins"
- quatre portraits de gloutons dans les séries TV
- une interview d'une jeune femme qui crée des fashion cakes délirants, et une autre d'un collectionneur de vignettes Malabar
- un article ironique sur le (faux) régime "Fat fast"
- une rubrique Typografood montrant des inscriptions réalisées avec de la nourriture
- des photos de bento contes de fées
- un shooting de mode enfants où les jeunes mannequins sont attaqués par des bonbons géants
- un article à la gloire du Tokyo banana, fleuron de la junk food japonaise
- et des recettes, des bonnes adresses, des bédés rigolotes...

Bref, fricote est un joyeux bordel coloré et cosmopolite, mi-hype mi-régressif, pas franchement axé diététique mais qui se dévore volontiers des yeux. Il coûte 5€; on peut s'y abonner depuis le monde entier, et le numéro 14 paraîtra mi-novembre. Bonus: son site internet est vraiment chouette aussi. 

samedi 21 septembre 2013

Le sens des priorités


MOI: Oh, regarde le magasin en face! "Pieds du monde". Trop ringard. Franchement, qui achète ses chaussures dans un magasin appelé...?
CHOUCHOU, imperturbable: Toi, en 2007.
MOI: Pardon? 
CHOUCHOU: En 2007, j'ai acheté une paire de chaussures dans ce magasin, et toi aussi. 
MOI: C'est une blague? Je ne m'en souviens pas du tout. 
CHOUCHOU: Je te jure que si. 
MOI, soupçonneuse: Mouais, et c'était quoi comme chaussures?
CHOUCHOU: Aucune idée. 
MOI: Attends, tu te rappelles que j'ai acheté des chaussures dans ce magasin ringard en 2007, mais tu ne sais plus lesquelles c'était? 
CHOUCHOU: Des chaussures, tu en as des milliards, je ne tiens pas l'inventaire de ta collection. Et puis à l'époque, c'était surtout ton cul qui m'intéressait. 
MOI, partagée entre l'indignation et le fou-rire: ...
CHOUCHOU: D'ailleurs, aujourd'hui encore, je sais très bien à quoi il ressemble et à quel endroit exact il se trouve. 

Astuce de rangement pour vos collants




Dans mes objectifs de septembre, il y avait "Trouver un nouveau moyen de ranger mes collants". En effet, prise d'une subite passion pour les collants colorés l'hiver dernier, j'en avais accumulé bien davantage que ma boîte dédiée ne pouvait en contenir, et ils commençaient à envahir tout le bas de ma penderie. Une lectrice a mentionné qu'une de ses amies suspendait les siens sur cintre, et j'y ai aussitôt vu l'occasion d'utiliser le second cintre multiple du lot de 2 acheté pour ranger mes masking tapes.





Après avoir enlevé les petites protections en plastique rouge, j'ai mis chaque collant à cheval sur une barre, glissé les jambes dans l'ouverture formée par le gousset de l'autre côté de la barre et tiré pour obtenir une sorte de "noeud" super facile à défaire. Je vous concède que visuellement, ce n'est pas d'une grande esthétique. Mais je m'y retrouve beaucoup plus facilement dans mes collants fantaisie, et mes collants utilitaires (noirs opaques, chair transparents) ont pu reprendre leur aise dans leur boîte!

vendredi 20 septembre 2013

"Le restaurant de l'amour retrouvé"


Un soir, alors qu'elle rentre du restaurant turc où elle travaille comme cuisinière, Rinco trouve son appartement complètement vide. Son petit ami indien, avec qui elle vivait depuis 3 ans, est parti en emportant toutes leurs affaires et sans même laisser un mot d'explication. Par chance, la saumure que Rinco a héritée de sa grand-mère - son bien le plus précieux - était cachée dans le compteur électrique.

Sa jarre sous le bras, la jeune femme que le choc a rendu muette rentre dans le village de montagne où elle a grandi et qu'elle n'avait pas revu depuis dix ans. Elle y retrouve sa mère, personnage fantasque qui a adopté un cochon en guise d'animal domestique, papy hibou qui hulule toujours à minuit précise, et son vieil ami Kuma qui était autrefois le concierge de son lycée. Et parce qu'il faut bien qu'elle gagne sa vie, Rinco décide de réaliser son rêve: ouvrir un restaurant. Mais un restaurant très particulier, qui ne servira qu'une seule table par jour et dont le menu sera composé en fonction des convives...

Sympathique découverte que ce premier roman d'Ito Ogawa. Le thème de la cuisine thérapeutique, à la fois pour celui qui la prépare et celui qui la mange, ne pouvait que me séduire. Devant ses fourneaux, Rinco trouve un sens à sa vie et exauce les voeux de ses clients. Son retour à la maison va également lui permettre d'éclaircir le mystère de ses origines, de comprendre l'histoire sous-jacente de sa famille de femmes et de construire un pont entre elle et sa mère. Dommage que l'écriture de l'auteur, bien que marquée par la pudeur qui caractérise beaucoup d'écrivains japonais, manque de la subtilité et de la poésie qu'on retrouve chez sa célèbre homonyme Yoko. J'ai trouvé son style un peu pauvre et malheureusement pas à la hauteur d'une histoire qui, mieux racontée, aurait pu devenir vraiment magique.

jeudi 19 septembre 2013

La nostalgie frileuse




Ce matin vers 7h à Monpatelin, le soleil se levait dans un ciel couleur de barbapapa. Une douzaine de personnes attendaient sur le quai de la gare, mais j'étais la seule avec une valise. Les autres sont descendues à la grande ville voisine pour commencer leur journée de travail, tandis que d'un regard ensommeillé je regardais défiler toutes les gares minuscules jusqu'à Marseille. 

Ce matin vers 8h30 à Marseille Saint-Charles, il y avait des pins bien alignés à l'intérieur du hall, un cygne noir et blanc à petits pois, un jeune homme en survêtement qui jouait du piano, une affiche pour l'adaptation ciné de "L'extraordinaire voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet" qui m'a mis le coeur en joie. 

Et puis il y avait moi, assise au comptoir du Monop'Daily face à la vitrine, qui regardais passer les gens en trempant un croissant dans un mauvais chocolat chaud de distributeur. L'esprit encore un peu embrumé, pas mécontente au fond de me trouver là en transit avec l'essentiel de ma vie sur roulettes et le soleil qui brillait sur l'esplanade. 

Ce matin vers 11h, à Lyon Part-Dieu, une jeune fille aux cheveux châtains frisés est montée dans le TGV 9860 et s'est assise à la place 21 de la voiture 5, juste à côté de moi. Elle a ouvert un livre de développement personnel appelé "Trouvez un sens à votre vie avec la Bible". Avec application, elle s'est mise à en surligner des passages au Stabilo Boss orange en s'aidant d'une règle. 

J'ai mangé une salade de rigatoni aux coeurs d'artichaut et un petit pot de graines de grenade rouge translucide. J'ai lu deux nouveaux magazines, un très chouette et un complètement rasoir, puis j'ai sorti mon livre du nouveau sac en cuir gris aviateur déniché sur eBay et que je ne me lasse pas d'admirer. Je me suis plongée dans l'histoire de cette fille devenue muette suite à un choc amoureux, et qui décide d'ouvrir un restaurant très particulier dans son village natal. Chaque fois que je levais la tête, le ciel était un peu plus gris. 

Quand le train est arrivé à son terminus, le soleil avait tiré sa révérence. Il était 14h25, le thermomètre affichait 16°, et je grelottais presque dans mon T-shirt Totoro et ma jupe courte. Bienvenue à Bruxelles. Pour me consoler, je suis passée à l'Espace Café de la gare du Midi, où je bois toujours un thé délicieux avant de descendre à Monpatelin, et j'ai acheté 100 grammes de Sables Emouvants. J'en finis ma deuxième tasse en rédigeant ce billet. La menthe, les dattes et la fleur d'oranger ramènent au moins mes papilles dans ce Sud qui me manque tant lorsque je n'y suis pas.

mercredi 18 septembre 2013

"Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage"


"On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Lorsque son ex-femme Geraldine disparaît, Ethelred décide de mettre à profit ses talents de détective pour la retrouver. Petit problème: les connaissances en criminalité d'Ethelred, écrivain professionnel, proviennent de romans policiers tout droit sortis de son imagination qui, depuis un moment, s'est elle aussi volatilisée. Quoi de mieux, pour retrouver l'inspiration, qu'une enquête grandeur nature? De fausses pistes en révélations renversantes, la réalité dépasse de loin la fiction..." 

Ce petit bouquin à la couverture rétro et au titre à rallonge m'a immédiatement inspiré un mélange de curiosité et de méfiance. Il m'a suffi de parcourir ses trois premières pages pour savoir que j'allais beaucoup l'aimer. L'histoire est narrée tour à tour par Ethelred Tressider, personnage un peu fallot sauvé par son humour typiquement anglais, et Elsie Thirkettle, son agent littéraire aux tenues extravagantes et au franc-parler réjouissant. 

"Elle est aussi très honnête dans ses critiques.
- C'est de la merde.
- Tu pourrais être un peu plus précise? 
- C'est de la merde de chien. 
- Je vois, répondis-je en tripotant le manuscrit posé sur la table entre nous. 
C'était seulement le premier jet de quelques chapitres, mais j'avais espéré qu'ils seraient universellement salués comme un chef-d'oeuvre. 
- Laisse le polar littéraire à Barbara Vine, nom d'une pipe. Ce n'est pas ton truc. Ou, si tu préfères, elle sait y faire, pas toi. C'est suffisamment précis à ton goût, ou tu veux que je te le brode au point de croix sur un cache-théière?"

Accro au chocolat et épouvantablement sans-gêne, Elsie m'a fait hurler de rire d'un bout à l'autre de cette enquête dans laquelle elle s'incruste sans qu'Ethelred parvienne à la déloger. Il n'y a qu'une seule personne au monde qu'elle aime moins que les auteurs, et c'est justement Geraldine, qu'elle surnomme "la Salope". Si j'avais la place et si je ne craignais pas de vous spoiler, je vous citerais l'intégralité de ses répliques tant je les trouve savoureuses.

Quant à l'enquête à proprement parler... La grosse ficelle m'est apparue dès les premiers chapitres, sans doute parce qu'à cause de mon métier, j'ai l'habitude de faire très attention au choix des mots employés (ou pas) par un auteur. Il me semble que tous les amateurs de romans policiers devineront rapidement de quoi il retourne. Mais même privée de suspens, j'ai pris un énorme plaisir à dévorer cet "Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage" quasiment d'une traite: il est drôle, bien traduit, et égratigne la profession littéraire d'une façon que j'ai trouvée tout à fait jubilatoire.

Les aventures d'Ethelred se poursuivent dès demain dans "Homicides multiples dans une auberge miteuse des bords de Loire". Pourvu qu'Elsie soit toujours de la partie!

mardi 17 septembre 2013

Où je brûle ma carte d'électeur


Illustration empruntée ici

La réforme des retraites et les dernières âneries d'Aurélie Filipetti ont été la goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres. 

Au terme d'une longue et douloureuse réflexion, hier matin, je me suis rendue à la mairie de Monpatelin pour me faire radier des listes électorales. 

Quand François Hollande a été élu, je ne plaçais pas d'énormes espoirs en lui; je me disais juste que son gouvernement ne pourrait pas faire pire que celui qui l'avait précédé. 

Visiblement, il se donne beaucoup de mal pour me prouver le contraire. 

J'ai toujours entendu dire que le vote était le premier geste citoyen, le meilleur moyen de se prononcer en faveur des valeurs qu'on défend. 

Mais les valeurs que défendent tous les politiciens d'aujourd'hui - y compris ceux qui sont soi-disant de gauche -, les intérêts qu'ils servent, ce ne sont pas les miens ni ceux du peuple en général: ce sont ceux des actionnaires et des banquiers.

Et moi, j'en ai assez de participer à cette mascarade comme si le bulletin que je glisse dans l'urne comptait ne fût-ce qu'un peu. Assez de voter non pas pour un programme qui m'enthousiasme, mais contre un autre qui me fout la trouille, pour me retrouver au final avec un gouvernement qui prend des décisions aussi absurdes qu'injustes, voire carrément ignominieuses. 

Puisque même les chefs d'état de très bonne volonté n'ont plus aucun pouvoir face aux grandes entreprises, puisque c'est la finance plutôt que la politique qui gouverne le monde, désormais, je voterai avec le seul moyen qui reste à ma disposition: mon argent. 

En résistant aux sirènes de la pub qui veulent me faire acheter n'importe quoi, en boycottant les produits Monsanto, en privilégiant des aliments bios et locaux, en me fournissant chez des artisans ou dans de petites boutiques plutôt qu'en grande surface, je servirai ma vision du monde bien plus sûrement qu'en soutenant le pantin rouge ou le pantin bleu que les électeurs auront désigné comme interlocuteur des véritables dirigeants du monde.

Pratiquer la solidarité au quotidien, lutter activement contre les préjugés sexistes ou raciaux, oeuvrer à la protection de l'environnement: tels seront désormais les seuls actes politiques que je poserai. Et même à mon échelle minuscule, je veux croire qu'ils seront plus efficaces qu'un rectangle de papier marqué Truc ou Machin. 

J'ai fini de remettre à d'autres le soin de défendre mes idéaux. A partir de maintenant, je ne compterai pour cela plus que sur moi-même. 


Vous pouvez lire ici un article très intéressant qui liste 100 raisons de ne pas voter (même si je crois comprendre que son auteur parle d'abstentionnisme plutôt que de radiation des listes électorales).

Et je veux bien discuter dans les commentaires, y compris avec les personnes qui ne sont pas d'accord avec moi, pourvu que le débat reste courtois. 

lundi 16 septembre 2013

Fred Bernard en dédicace chez Contrebandes




Cette semaine, le Dieu des amateurs de bédé était de mon côté: Fred Bernard, auteur des aventures de Jeanne Picquigny et des récentes "Chroniques de la Vigne", dédicaçait samedi après-midi dans ma librairie monpatelinoise préférée. Théoriquement, il était là pour les livres jeunesse qu'il co-signe avec François Roca, mais il a gentiment accepté mon exemplaire de "La patience du tigre" pour l'orner d'une très belle aquarelle représentant son héroïne. 




C'est toujours un plaisir de rencontrer un auteur dont on aime le travail, dans des circonstances où on a vraiment la possibilité de discuter avec lui. Contrebandes offre un cadre idéal pour ça avec son espace "salon" meublé de fauteuils en velours, et Fred Bernard est du genre à bavarder volontiers en dessinant. Son éditeur venait de le forcer à ouvrir sur Facebook une page d'auteur qu'il ne savait absolument pas comment gérer; en vieille routarde, je me suis donc fendue de quelques conseils avisés avant de le laisser à ses fans suivants. Et je suis repartie ravie de cette sympathique rencontre.




dimanche 15 septembre 2013

Les rivages de Jacques Henri Lartigue




Je me plains toujours de l'absence de vie culturelle digne de ce nom à Monpatelin. Pour une fois qu'il y avait une expo d'un photographe que j'aime, je ne pouvais pas rater ça (même si j'ai failli, pour la seule raison que je ne connaissais pas son existence avant qu'un ami qui en revenait justement la signale à mon attention). 

"Rivages" rassemble près d'une centaine de photos en noir et blanc dont les plus anciennes datent de la fin du XIXème siècle et les plus récentes du début des années 1950. Toutes ont en commun d'avoir été prises au bord de l'eau: à Hyères, à Cannes ou à Nice, à Biarritz, à Trouville ou à Etretat. Il est d'ailleurs amusant de constater combien l'ambiance diffère selon qu'on se trouve sur les plages de Méditerranée ou de l'océan Atlantique. Jacques Henri Lartigue photographie la mer étale ou les flots déchaînés, tire le portrait à ses amis ou aux femmes de sa vie. Certains de ses clichés, comme cette baigneuse assise de dos près d'une cabane de plage en toile rayée, auraient pu être pris aujourd'hui; d'autres sont fermement ancrés dans leur époque. Au fil du temps, on voit les maillots de bain éclaircir et diminuer, jusqu'à finir par dévoiler un sein coquin. Les voitures font leur apparition en nombre sur les accotements. Et on est frappé par la qualité technique que l'artiste parvenait à obtenir avec un matériel qui ferait pleurer de rire n'importe quel propriétaire d'iPhone.

Pour la petite histoire, comme je m'approchais de l'accueil pour demander si j'avais le droit de prendre des photos (réponse: non, car l'oeuvre de Lartigue est entrée dans le patrimoine national), j'ai entendu un homme d'un certain âge s'exclamer sur un ton furieux qu'il ne supportait pas l'artiste, parce que c'était honteux de s'être cantonné à photographier la classe bourgeoise en villégiature au bord de l'eau pendant que des soldats mouraient au front et qu'il aurait pu descendre dans les tranchées pour témoigner de leur sort. Aurait pu? Peut-être. Aurait dû: pourquoi? Heureusement que les artistes étaient et sont encore libres de choisir le sujet qui les inspire... En tout cas, si vous êtes dans les parages et que vous supportez qu'un photographe ne soit pas forcément taillé dans le bois dont on fait les grands reporters de guerre, allez donc goûter le charme suranné de ces "Rivages". 

Jusqu'au 29 septembre à la
Maison de la photographie
Rue Nicolas Laugier
(face à la place du Globe)
83000 Toulon
Entrée libre
Fermé le dimanche et le lundi

samedi 14 septembre 2013

Swap bio: le paquet que j'ai reçu


Pour ce swap, je m'étais attribuée comme binôme Mlle Cassis du Sirop, blogueuse suisse avec laquelle j'ai quelques amis en commun bien que je n'aie encore jamais eu l'occasion de la rencontrer. J'ai reçu son paquet hier matin.





Il contenait:
- Un livre de recettes sans gluten ni lait. Ma swapée l'a recouvert de papier coloré parce que, soi-disant, la couverture était super-moche. Je l'ai crue sur parole et je ne l'ai pas déballé. En cette période de rentrée, ça m'a fait penser à la corvée de recouvrage des livres à laquelle se livraient mes parents chaque année, et c'était un souvenir bienvenu. J'ai jeté un coup d'oeil à l'intérieur: les recettes ont l'air faciles et délicieuses, avec des aliments faciles à trouver. Je suis ravie. 
- Trois sachets fabriqués maison de lavande du jardin de la grand-mère de Mlle Cassis. Ca aussi, ça tombe à pic car je suis une grande consommatrice de ses sachets pour parfumer mes armoires!
- Un sachet de verveine citronnée à préparer en infusion...
- ...Et, justement, une infusette bleue à fixer sur le goulot d'une bouteille en plastique. 
- Du dentifrice solide Lush au citron, à la menthe et au poivre. Je connaissais le produit sans l'avoir jamais essayé, mais ça peut être pratique en déplacement. 

Fidèlement à l'esprit du swap, toutes ces choses étaient emballées dans du papier de récupération. 

Merci Mlle Cassis!

De mon côté, fidèlement à la tradition, j'ai totalement oublié de faire des photos de mon colis avant de le fermer. Je compte donc sur ma swapée pour en faire et me les envoyer avec son compte-rendu. 

Quelqu'un d'autre a-t-il déjà reçu son paquet? J'attends vos compte-rendus pour les publier!

vendredi 13 septembre 2013

Où je renonce à ma colère




Fin juillet, un gros éditeur pour lequel j'avais bossé une fois il y a deux ans m'a proposé un job court et sympa, mais payé des clopinettes. J'ai discuté le tarif et obtenu gain de cause en offrant de lui rendre mon boulot le 15 août au lieu du 15 septembre qui était sa date butoir. Le 8 août, je lui ai envoyé un mail pour lui dire que ma traduction était prête, et que je la lui remettrais dès réception de mon contrat. Réponse: "Ah, c'est dommage car avec les vacances, il va falloir attendre début septembre pour tout ce qui est paperasse". J'ai dit que pas de problème, j'attendrais. Je me trouvais déjà bien gentille d'avoir non seulement commencé, mais fini le boulot sans avoir touché le moindre centime; il était hors de question que je le lui donne avant d'avoir au moins reçu un engagement signé de sa part. Ma bonne volonté et ma foi en autrui ont leurs limites. 

Début septembre, pas de nouvelles. Le 3, j'envoie un mail poli pour demander gentiment où nous en sommes. Silence radio. Le 10, je renvoie un mail bref mais toujours aussi poli (après avoir envisagé des versions qui l'étaient beaucoup, beaucoup moins) pour signaler que j'attends une réponse à mon mail précédent et, accessoirement, un contrat. Je suis de mauvais poil pour diverses raisons, et je commence à me dire que je vais peut-être écoper de mon premier impayé en presque 20 ans de métier. Je fulmine contre les gens qui ne tiennent pas leurs engagements et qui n'ont même pas le courage de l'assumer. Ma tension grimpe, mon moral dégringole, et je rumine jusqu'au milieu de la nuit alors que je n'ai déjà presque pas dormi la veille et que je dois me lever tôt le lendemain pour me traîner chez le dentiste. 

La colère. C'est sans doute le deuxième truc qui me pourrit le plus la vie après mes angoisses irrationnelles. Depuis toujours, l'incompétence des autres et le manquement à la parole donnée me mettent dans des états de rage proches de l'apoplexie. Dans ma vie professionnelle, je livre toujours le meilleur travail dont je suis capable, et en respectant les délais convenus. J'ai été en retard deux fois en presque 20 ans: de 24h au moment où j'ai divorcé et déménagé de manière impromptue aux USA, et de 48h quand mon père est tombé malade et que j'ai foncé à Toulouse pour soutenir ma famille. Quand je me fais opérer de mon endométriose et que je passe une semaine sans pouvoir m'asseoir? Je rends quand même à l'heure. Quand je romps avec l'homme qui partageait ma vie depuis 7 ans? Je rends quand même à l'heure. Quand je dois faire piquer mon chat bien-aimé? Je rends quand même à l'heure. Quand mon père meurt, que je dois prendre huit jours de congé pour descendre à ses obsèques et que je traîne mon chagrin comme une âme en peine pendant les mois qui suivent? Je rends quand même à l'heure. Et si j'ai merdé, dès que je m'en aperçois, je préviens qui de droit, j'explique ma bourde, je m'excuse platement et je propose un moyen de rattraper le coup. Je prends mes responsabilités, quoi. 

On pourra arguer qu'en tant que free lance, la fiabilité est un moyen de préserver mon gagne-pain. Ce n'est pas faux. Mais dans ma vie privée aussi, je m'efforce de traiter les autres comme j'aimerais qu'ils me traitent. Je suis honnête, et je ne reviens pas sur la parole que j'ai donnée. Le corollaire, c'est que beaucoup de gens me trouvent dure et intransigeante, parce que je les condamne quand eux-mêmes manquent à leurs engagements ou se conduisent d'une manière que j'estime incorrecte. Et puis pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines ou même, dans les cas extrêmes, plusieurs années (je n'ai toujours pas digéré le comportement de mon ex lors de notre séparation), je rumine contre ces sales cloportes, je leur lance mille malédictions créatives, je m'indigne de l'absence de justice immanente ou de retour de boomerang karmique, je me traite d'idiote pour me conformer à des critères moraux visiblement d'un autre âge. Je suis furieuse et amère. Je ressasse à mort. Je pourris ma vie et celle de mon entourage innocent. 

Mardi en fin de matinée, donc, je sortais de chez le dentiste avec un affreux goût de sang et de sel dans la bouche, mais le plaisir de savoir que je n'y retournerais a priori pas avant un an. J'avais quelques heures de libres devant moi, et c'était une magnifique journée d'été indien, tout à fait indiquée pour flâner dans les rues baignées de soleil ou bouquiner au frais en terrasse. Je me suis offert le dernier album de Vanessa Paradis et un chouette roman culinaire traduit du japonais. Je suis passée chez mon libraire bédé préféré, qui m'a appris que Fred Bernard dédicaçait chez eux samedi après-midi. Mais bien que contente, je n'arrêtais pas de penser au silence du fameux éditeur, et ma colère intérieure était en train de parasiter une belle journée qui ne reviendrait jamais - comme elle avait déjà parasité des tas d'autres journées et de nuits, sans aucun résultat puisque les cloportes étaient restés des cloportes. 

Alors que je descendais en grommelant tout bas vers mon petit resto préféré dans l'idée d'y déguster une ardoise fraîcheur à côté de la fontaine gazouillante, j'ai senti un déclic se produire en moi. J'ai décidé que le fameux éditeur m'avait déjà potentiellement volé une semaine de mon travail, et qu'il ne me volerait pas en plus ma tranquillité d'esprit - qu'il ne me priverait pas de profiter de ce moment et de cette arrière-saison que j'adore. J'ai décidé que désormais, quand je serais confrontée à ce genre de déconvenue, je prendrais les mesures nécessaires pour faire respecter mes droits ou ma personne, mais qu'au-delà de ça, je ne laisserais pas mon immense contrariété me pourrir la vie. Les gens se comportent comme des cloportes? C'est leur choix. Je ne peux pas les forcer à s'élever au-dessus du niveau du sol. J'ai toujours refusé de m'abaisser à leur niveau, mais à partir de maintenant, je ne les laisserai plus affecter mon moral. Je traiterai le problème froidement, sans y mettre d'affect. J'accepterai le fait que même quand on a raison, on ne gagne pas toujours. Que mes standards, mon idée de ce qui est correct et juste, ne sont tout simplement pas la norme. Que c'est la vie, et que oui c'est rageant, mais qu'il y a des choses plus graves. 

Mardi dans cette petite rue, j'ai renoncé à la colère certes justifiée mais qui m'empoisonnait la vie depuis trop longtemps. Et j'ai passé un délicieux après-midi à me sentir légère, comme délivrée d'un énorme fardeau. 

En rentrant chez moi, j'ai trouvé un mail du fameux éditeur m'annonçant que le contrat avait été expédié le matin même, qu'il était désolé de ces lenteurs administratives et encore plus embêté que moi car coincé au niveau éditorial en attendant la remise de ma trad. 

J'ignore quelle est la morale de cette histoire. Probablement qu'à défaut d'un effet boomerang, le karma a un drôle de sens de l'humour. 

jeudi 12 septembre 2013

Thé Box Super Héros




Le moins qu'on puisse dire, c'est que pour cette reprise après l'interruption des grandes vacances, la Thé Box frappe fort en matière d'originalité! Et de décalage, aussi, parce que personnellement, j'imagine mal Batman réclamer un Earl Grey à Alfred ou les X-Men se réunir autour d'un Oolong. Mais pourquoi pas, après tout? Je suis très, très fan de l'autocollant Super-Théière, que j'imagine bien servir à étiqueter un bocal de mélange maison spécial "coup de fouet", et je salue la présence de recettes gourmandes spéciales tea time dans le cahier des saveurs. 




Côté thés, on trouve dans cette box: 
- 2 sachets de Mélange des Chérubins de Dammann Frères (noir au chocolat, à la noisette, à l'orange, à l'amande et à la guimauve)
- 2 sachets de Cola de Dammann Frères (noir déthéiné au caramel)
- 2 sachets de Bon Bon de Dammann Frères (rooibos à la banane et à la fraise des bois)
- 2 sachets de Super Fruit de Tea Pigs (tisane aux baies et à l'hibiscus)
- 2 sachets de Chocolate Flake Tea de Tea Pigs (noir au chocolat)
- 1 sachet de Bisous Fleuris de Tea Tower (vert à la rose, au tournesol et à la calendule)
- 1 sachet de Repos du Corsaire de Tea Tower (noir à la vanille et au caramel)
- 1 grand sachet de Si t'es sage! de La Grange Direct (tisane: ourson à la gélatine, hibiscus, fleurs, fruits, menthe...)
- 1 grand sachet de Coeur Grenadine de L'Autre Thé (hibiscus et plein de fruits)
- 1 grand sachet de La Voie Lactée Bio de Neo T (vert à la vanille, au jasmin, à l'orange, à la crème et à la bergamote)

Et en gourmandises:
- 3 gaufres fourrées à la vanille
- 1 double sucette pomme-gingembre




Personnellement, j'aurais plutôt appelé ça la box "Rentrée des classes", tant les thés choisis évoquent plus le thème de l'enfance que celui des super-héros à mes yeux. Mais peu importe. Beaucoup de mélanges originaux, que j'aurais volontiers goûtés si on n'avait pas foutu de l'hibiscus presque partout (l'hibiscus, c'est le speculoos 2013). En l'état, je pense que je refilerai presque tout à quelqu'un qui appréciera plus que moi. Cela dit, bravo à la Thé Box qui mois après mois continue à me surprendre. 

mercredi 11 septembre 2013

Ananas rouge


Dans mon dernier bilan mensuel, je parlais du fait que je n'avais pas réussi à déchiffrer le patron du collier que je souhaitais réaliser au crochet. Entre-temps, la fée Pops est passée par là pour me le traduire et m'expliquer les passages litigieux. Je l'ai réalisé une fois avec de la laine multicolore: il était bien trop large, et comme malgré tout c'est un petit ouvrage, on n'avait pas le temps de voir le changement de couleur du fil. Je me suis mise en quête d'un fil de coton fin également multicolore, à changement de couleur rapide; j'en ai trouvé chez Veritas, mais je n'aimais pas du tout les teintes proposées. Finalement, j'ai décidé qu'uni, ça irait très bien, et j'ai acheté une pelote de SMC Catania en coloris 0192 - un joli rouge rubis.




J'ai monté le collier une deuxième fois, et je n'ai pas été satisfaite du résultat: les chaînettes de 5 mailles en l'air plissaient beaucoup trop dans le haut du motif. La troisième fois a été la bonne grâce à quelques ajustements: j'ai raccourci les chaînettes à 3ml dans les 4 premiers rangs, 4ml dans les 2 suivants, et je les ai faites de 5ml comme indiqué seulement dans le dernier rang. Puis, pour terminer l'ouvrage d'une manière plus agréable à l'oeil, j'ai fait un avant-dernier rang de 5ml + 1ms afin de rassembler les deux pointes, et un dernier rang de 5 brides ensemble pour former une pointe unique. Et voilà le résultat. Normalement, je suis censée l'amidonner, mais ça ne me paraît pas nécessaire. J'ai bien aimé travailler en utilisant une vraie chaîne comme base, et je recommencerai sûrement avec un autre patron.



mardi 10 septembre 2013

Où je tente d'être un proton




J'ai donc passé la journée dans le train, et bien que n'ayant presque pas dormi la nuit dernière (l'effet combo ronflements de Chouchou + peur de ne pas entendre le réveil ce matin), j'ai griffonné assez d'idées pour vous proposer tout un mois de challenge anti-morosité. Certaines doivent encore être travaillées, et je dois organiser l'ensemble de façon cohérente, mais je pense vraiment qu'il y a du potentiel. En arrivant chez moi, je me suis connectée sur mon blog et j'ai été ravie de constater que mon idée intéressait pas mal d'entre vous.

Puis j'ai ouvert mon courrier papier et électronique.
Oh, les impôts sur le revenu. +20% par rapport à l'an dernier, chouette! 
Oh, la taxe foncière. Et elle est à payer pour le 15 octobre cette année!
Oh, je n'ai toujours pas reçu le contrat pour le boulot que j'ai terminé le 8 août, et dont le commanditaire refuse obstinément de répondre à mes mails!
Oh, la personne qui m'a acheté 3 paires de chaussures chères sur eBay semble être un acheteur fantôme!

Je me suis dit que j'avais droit à une pizza tartiflette pour me consoler de mes malheurs. (Oui, il faisait encore 26° dehors à 19h, so what? Reblochon powa.)
Dring, dring!
"Désolé, on ne fait plus la tartiflette."

A ce stade, quand même, j'ai soupçonné un complot.

J'ai respiré un grand coup histoire de faire redescendre ma tension qui se prenait visiblement pour la fusée Ariane. 
Je me suis dit que les impôts, c'était pas une surprise, que j'avais déjà calculé leur montant en février, et que si j'en payais beaucoup, ça voulait dire que je gagnais correctement ma vie. 
Je me suis dit que la taxe foncière, j'en étais redevable parce que j'avais la chance d'être proprio. 
Je me suis dit qu'au pire, je n'aurais perdu qu'une semaine de travail, et que ça ne serait jamais que mon premier impayé en 19 ans et 2 mois de métier. Champagne! Rageant - et incompréhensible, vu que c'est le client qui est venu me chercher et qu'il semblait super pressé -, mais pas la fin du monde. 
Je me suis dit que l'acheteuse eBay pouvait encore se manifester, et que dans le cas contraire, je n'aurais qu'à faire une offre de la seconde chance à quelqu'un d'autre ou repasser mes annonces le mois prochain. 

J'ai commandé une pizza savoyarde également couverte de reblochon. 
J'en ai inhalé la moitié en regardant le soleil se coucher derrière les collines. Zen.
J'ai pensé que si certains n'avaient aucun respect de la parole donnée, j'avais ma conscience pour moi; sous le coude, une putain de bonne trad' dont ils ne verraient jamais la couleur...
...et la conviction que quoi que vaille ce futur challenge, au moins, personne ne pourra me reprocher de ne pas pratiquer ce que je prêche. 

En octobre, luttons ensemble contre la morosité!




Je note que mes articles sur le thème du bien-être, de la pensée positive et du bonheur en général semblent être ceux qui vous interpellent le plus. Comme l'automne arrive, que les jours commencent à raccourcir sérieusement et que la tentation de la déprime va devenir plus forte dans les semaines à venir, j'ai eu l'idée d'organiser un challenge qui s'étalerait sur le mois d'octobre (le temps que je mette tout ça en place).

Chaque soir, je vous proposerais une tâche simple et pratique pour doper votre moral et/ou embellir votre quotidien, à mettre en pratique le lendemain. On discuterait de nos expériences respectives - est-ce que ça a marché ou pas, est-ce qu'on a envie de le refaire ou pas - dans les commentaires des billets correspondants.

Comme ça réclame un certain investissement temps et énergie de ma part, j'aimerais savoir si ça vous intéresse ou pas avant de m'y coller sérieusement. Je serai absente d'internet pendant une grande partie de la journée, mais n'hésitez pas à me laisser votre avis et, pourquoi pas, vos suggestions ci-dessous; je les lirai ce soir avec un grand plaisir! A très vite j'espère. 

PS: J'ai aussi l'idée d'un challenge du type "Un mois de tâches simples et pratiques pour mettre de l'ordre dans votre vie", mais je pense que ce serait plutôt une activité de printemps. On verra dans six mois!

lundi 9 septembre 2013

"Chroniques de la vigne"


Dans le sillage du succès inattendu remporté par "Les ignorants" d'Etienne Davodeau, l'an dernier, les rayons des librairies ont vu fleurir tout un tas de bédés consacrées au vin. Généralement, je ne leur jette qu'un regard distrait. Mais cette fois, c'est Fred Bernard qui s'y colle, et comme je suis fan des aventures de Jeanne Picquigny, j'ai été incapable de résister à l'achat de ses "Chroniques de la vigne".

Issu d'une famille de vignerons bourguignons, l'auteur retranscrit ici ses conversations avec son grand-père, le nonagénaire aux 40 000 bouteilles bues dans sa vie ("Ca ne fait qu'un peu moins de deux par jour", se défend-il.) Encore bon pied bon oeil, le vieil homme plein de malice parle du travail de la vigne, fustige le snobisme de certains amateurs et relate une foule d'anecdotes liées au vin - certaines drôles, d'autres touchantes voire tragiques. Entre ses histoires, Fred Bernard intercale des aquarelles pleine page réalisées dans les coteaux de son village natal de Savigny-lès-Beaune. Une bédé qui fleure bon le terroir, et qui se savoure à petites gorgées comme un bon cru.

"Une place sur la Terre"


Antoine, photographe joyeusement désabusé, a pour seul ami Matéo, le jeune fils de sa voisine souvent absente, auquel il donne une éducation fantaisiste. Un matin, des notes de piano venues de l'immeuble d'en face captent son attention. Antoine ne sait pas encore que celle qui les joue, Elena, étudiante idéaliste et sans concession, va bouleverser sa vie et lui permettre enfin de trouver une place sur la Terre...

Le film de Fabienne Godet n'est pas ce qu'on imagine. Non, ce n'est pas une histoire d'amour entre deux personnages cabossés par la vie, ou en tout cas, pas au sens traditionnel du terme. Malgré la profonde mélancolie et le mal-être diffus qu'irradie chaque scène, ce n'est pas non plus un mélo, ou en tout cas, je ne l'ai pas perçu comme tel. J'ai juste vu une histoire émouvante de fêlures qui se rencontrent et qui s'efforcent de laisser entrer la lumière - envers et contre tout.

S'il tend à m'insupporter dans le registre comique, Benoît Poelvoorde est magistral quand on lui donne des rôles dramatiques. Il apporte à son personnage d'alcoolique obsessionnel une épaisseur impressionnante, un mal de vivre tout en pudeur du désespoir et pointes d'humour inattendues. N'ayons pas peur de le dire: alors qu'Antoine n'est jamais dans la séduction, il parvient à lui donner un charme dingue. Face à lui, Ariane Labed (brièvement aperçue dans "Before midgnight") incarne une jeune femme trop sensible et trop passionnée, incapable de se barricader contre les malheurs du monde. Le jeune Max Baissette de Malglaive, quant à lui, campe un attachant petit garçon dont la tenue préférée est un déguisement de Blanche-Neige. On ne saura jamais pourquoi, pas plus qu'on ne saura quelle est la blessure originelle d'Antoine ou la raison qui pousse Elena à sauter du toit de son immeuble au début du film. Sans doute parce que, pour reprendre une expression d'Antoine: "Les explications, c'est dégoûtant". Seuls comptent le présent et les liens fragiles qu'ils tissent ensemble, des liens qui les sauveront peut-être. Et peut-être pas. 



dimanche 8 septembre 2013

"Stars of the Stars" T1


J'aime bien Joann Sfar et Pénélope Bagieu séparément, aussi étais-je curieuse de ce qu'ils pourraient produire ensemble. 

"Stars of the Stars" est une histoire déjantée d'aliens qui, considérant la Terre comme un obstacle gênant sur leurs routes commerciales, décident de la faire exploser purement et simplement. Mais avant ça, ils enlèvent sept danseuses censées les représenter à un concours intergalactique. Problème: elles sont toutes nulles, et la plupart ne s'entendent pas du tout entre elles, si bien que ça devient rapidement le bordel à bord du vaisseau spatial...

Malgré ma curiosité initiale, "Stars of the Stars" ne m'a pas convaincue. Je n'ai pas été sensible à son humour vaguement trash, ni séduite par ses personnages de danseuses calamiteuses et toutes plus ou moins hystériques. Reste l'originalité d'une histoire rondement menée, mais je doute qu'elle suffise pour m'inciter à poursuivre la série.

samedi 7 septembre 2013

Tatie Pieds-dans-le-Plat


Message laissé sur le répondeur de Soeur Cadette samedi 7 septembre vers 18h:
Ouais salut, c'est la tatie indigne qui voulait souhaiter un bon anniversaire à Cahouète avec un jour de retard. Je viens juste de réaliser quelle date on était. Je suis vraiment désolée mon loulou, et je te fais plein plein de bisous.

Message laissé sur le répondeur de Soeur Cadette samedi 7 septembre vers 18h30:
Re-bonjour, c'est la tatie doublement indigne. Je viens juste de percuter que le 6, c'est l'anniversaire d'Attila, en juillet, et que celui de Cahouète est le 15 septembre. Donc euh voilà, en fait j'étais pas en retard, ne tenez pas compte de mon précédent message, merci. 

"Nos plus beaux souvenirs"


Pendant les vacances, j'ai lu et adoré "Emily", beau portrait de femme seule au crépuscule de sa vie. Du coup, j'ai eu envie de découvrir le roman auquel il faisait suite, et dont l'action se déroule quelques années plus tôt, juste après la mort de l'époux d'Emily. Toute la famille se retrouve une dernière fois dans la maison au bord du lac de Chautauqua, où les Maxwell passaient leurs vacances depuis plusieurs décennies et qu'Emily a décidé de vendre. Une semaine durant, nous suivons tour à tour chacun des protagonistes: Emily, sa belle-soeur Arlene, ses enfants Margaret et Kenneth, sa bru Lise, ses petits-enfants Sarah, Justin, Ella et Sam. La pluie s'en mêle, limitant les activités et favorisant les ruminations nostalgiques sur le passé ou inquiètes quant à l'avenir.

Stewart O'Nan a un incroyable talent pour disséquer les gestes les plus banals, mettre à jour les motivations les moins évidentes et retranscrire quasiment mot pour mot, émotion pour émotion la chaîne de pensées de ses personnages. Au fil des 600 pages de "Nos plus beaux souvenirs", il tisse avec une patience infinie la toile des rapports humains entre les membres de la famille Maxwell - des gens à la fois parfaitement ordinaires et extrêmement complexes comme nous le sommes tous. Sa chronique familiale n'est pas juste très bien écrite (et traduite): elle possède une qualité universelle qui a ressuscité, le temps de ma lecture, les vacances que je passais autrefois chez mon grand-père, et qui a m'a serré le coeur pendant les évocations du patriarche défunt. C'est pour moi la marque d'un grand écrivain, que je suis ravie d'avoir découvert grâce à Miss Sunalee et dont je lirai sûrement d'autres ouvrages.


vendredi 6 septembre 2013

Kokuban



Pour conclure la semaine, nous sommes allés tester une adresse qui traînait dans nos agendas depuis le début de l'été: celle du Kokuban, une cantine japonaise située à proximité de l'avenue Louise. Arrivés à 20h15 un vendredi soir sans réservation, nous avons tout de même pu obtenir immédiatement une table pour deux dans la grande salle aux lumières tamisées. 


La carte propose une dizaine de petites entrées, parmi lesquelles salade de poulpe ou de tofu, légumes marinés ou gyozas. Ne voulant pas avoir les yeux plus gros que le ventre, nous nous sommes contentés de choisir un plat chacun parmi la vingtaine proposée: des classiques de la cuisine japonaise tels que donburi et variations autour du thème des ramen ou des udon. Chouchou a pris un gyudon (boeuf aux oignons sur bol de riz) et moi un karaage ramen (soupe de nouilles agrémentée de beignets de poulet). Pour arroser tout ça, une théière de genmaicha. 



Malgré une affluence grandissante, le service a été assez rapide. Nos plats étaient tous les deux délicieux et pas exagérément copieux; moi, j'avais juste ce qu'il me fallait, mais je voyais bien que Chouchou regrettait de ne pas avoir pris une entrée. Avis aux gros appétits! 

Si je devais faire un seul reproche au Kokuban, c'est que la salle une fois pleine devient un peu bruyante. Ceci mis à part, j'ai beaucoup apprécié notre repas et l'addition raisonnable (31€ pour deux) qui l'a suivi. Nous reviendrons probablement. A noter que le restaurant propose également des plats à emporter

Rue Vilain XIIII, 53-55
1000 Bruxelles
Tel: 02 611 02 22
Pas de réservation à moins de 8 personnes

mercredi 4 septembre 2013

Les petites belles choses




Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, j'aime lancer des projets et me fixer des objectifs. Récemment, j'ai eu une idée qui me plaît bien: pendant un mois, faire chaque jour une "petite belle chose", c'est-à-dire une action spontanée qui embellira modestement la vie de quelqu'un d'autre - proche ou inconnu, peu importe. Voici les idées que j'ai déjà testées et approuvées:

- Faire un compliment sincère à une voisine de cabine d'essayage qui hésite en se regardant dans le miroir 
- Laisser son tour dans la file d'attente du supermarché à la personne de derrière qui a l'air pressée
- Choisir (ou mieux encore, fabriquer) une vraie belle carte d'anniversaire et l'envoyer par la Poste
- Offrir une bricole à un proche parce qu'on a pensé à lui en la voyant dans le magasin
- Apporter une part de gâteau encore tiède à la voisine âgée qui n'a pas beaucoup de visites, et en profiter pour lui faire la causette un quart d'heure
- Proposer gratuitement à ses contacts Facebook les objets en bon état dont on souhaite se débarrasser
- ...ou les déposer dans le hall de son immeuble avec une pancarte "Servez-vous"
- Envoyer un paquet remonte-moral à quelqu'un qui traverse une passe difficile
- Apporter chez son médecin les magazines récents qu'on a fini de lire, et les laisser dans la salle d'attente
- Aider un parent de jeune enfant à descendre sa poussette dans l'escalier du métro, ou une vieille dame à monter sa valise dans le porte-bagage du train
- Passer chez un ami souffrant avec un (ou deux) repas maison à réchauffer dans un Tupperware
- Accompagner un proche à un rendez-vous médical qui le fait flipper
- Dire en souriant à la personne qui a fait une grosse bourde et qui ne sait plus où se mettre: "Tout le monde peut se tromper"
- Proposer à des parents épuisés de baby-sitter leurs enfants un samedi après-midi afin qu'ils aient du temps pour eux
- Ecrire une lettre à quelqu'un qui compte pour lui dire pourquoi il compte et le remercier de l'influence positive qu'il a eue
- Transmettre son expérience professionnelle
- Avant de partir en déplacement sans lui, cacher un petit mot tendre ou rigolo dans les affaires de l'être aimé

Mais là, je suis à la recherche de nouvelles idées à mettre en application - quelque chose d'un peu différent. J'ai pensé à jouer les remonteuses de moral urbaines et anonymes en imprimant un message encourageant sur des petits cartes. J'hésite entre "Si vous attendiez un signe, le voilà" et "On ne regrette que les risques qu'on n'a pas pris". J'attendrais un moment où les rues sont désertes pour glisser les cartes dans des boîtes à lettres ou sous des essuie-glaces. Ou bien, j'imprimerais une fausse petite annonce comme celle-ci, et je la collerais sur les poteaux partout où je passe:




Mais je suis preneuse d'idées de tous les types. Vous m'aidez en me racontant les petites belles choses que vous faites parfois? 

mardi 3 septembre 2013

Vive la rentrée!




Après une déprimante absence de printemps, j'ai profité à fond d'un été beau et chaud partout où je suis passée. J'ai fait le plein de soleil, de fruits gorgés de jus et de légumes bourrés de vitamines, de lecture en terrasse et de piqûres de moustiques longues soirées à la fraîche. J'ai même pris quelques couleurs!

Pour autant, l'automne reste ma saison préférée de l'année, et la rentrée sans doute la période la plus excitante de mon point de vue. Même si nous avons encore quelques belles journées devant nous, je suis très impatiente de:

- Découvrir les bonnes surprises que nous réserve la rentrée littéraire
- ...ainsi que les nouvelles saisons de Sherlock, The Big Bang Theory et Downton Abbey
- ...les films "The Fifth Estate" (sur l'affaire Wikileaks, avec Benedict Cumberbatch dans le rôle de Julian Assange) et "The book thief", tiré d'un livre que j'ai adoré
- ...sans oublier la première box 100% belge
- Recommencer à boire du thé chaud plutôt que glacé
- ...et à recevoir des nouveautés chaque mois grâce à la Thé Box
- Ressortir mes robes, mes collants et mes babies de demi-saison
- Chercher les 2 agendas que j'utiliserai l'an prochain
- Partir à Venise avec Chouchou à la fin du mois
- ...et passer un week-end en amoureux à Paris mi-novembre
- Assister à la conférence TEDX qui aura lieu à Bruxelles fin octobre
- ...et au concert qu'Amanda Palmer donnera au Botanique début novembre

Et vous? Des petits plaisirs d'automne, des projets particuliers pour les mois à venir?