jeudi 31 octobre 2013

Mes 7 objectifs d'octobre: bilan





1. Tester le cours de tai chi près de chez moi
Sur le papier, c'était idéal: salle située à 150m de notre appart, cours le lundi soir entre le moment où Chouchou rentre du boulot et celui où on dîne habituellement, tarifs raisonnables... Dans la pratique, le lieu était archi déprimant; je n'ai pas du tout accroché avec le prof, et bouger à un centimètre de l'heure, je trouve ça d'un ennui mortel. Pas pour moi, donc.
Taux de réussite: 100%

2. ...et la salle de sport de Chouchou
Les cours susceptibles de m'intéresser sont le lundi et le jeudi. Entre les vacances à Venise, le temps passé à Monpatelin, la conférence TEDX et le boulot, je n'ai pas eu de disponibilité avant aujourd'hui. Je vous en reparle dans un billet séparé.
Taux de réussite: 100%, sur le fil du rasoir. 

3. Réaliser mon premier ouvrage au point de croix
Fait, et visible ici. Dans la foulée, j'en ai réalisé un deuxième beaucoup plus grand, puis attaqué un troisième. Je crois que je suis accro à la broderie. Et que je vais probablement prendre un cours pour apprendre autre chose que le point de croix, vu la quantité de modèles qui me font de l'oeil.
Taux de réussite: 250%!

4. ...et un cadeau d'anniversaire un peu spécial
Fait, et visible ici
Taux de réussite: 100%

5. Distribuer 20 cartes "Si vous attendiez un signe..."
Idée initiale développée ici, cartes montrées . Plutôt que de les glisser dans les boîtes à lettres ou sur les pare-brise comme j'en avais initialement l'intention, et de courir le risque qu'elles soient jetées sans un coup d'oeil car considérées comme de la pub, j'ai eu l'idée de les cacher à l'intérieur de livres que j'avais aimés à chacune de mes visites dans une librairie. Si vous êtes client de Filigranes ou de la Fnac la plus proche de Monpatelin, peut-être en trouverez-vous une dans un de vos prochains achats! Ce système de distribution me permet de faire une opération groupée dont les résultats s'étaleront dans le temps; de plus, il me semble que les gens qui lisent seront plus sensibles à ce message que la moyenne. Ca m'amuse énormément, et il n'est pas impossible que je commande d'autres cartes une fois arrivée à la fin de mon stock. 
Taux de réussite: 100%

6. Trier le bazar sous mon lit
Au départ, j'avais en tête le lit de Monpatelin, mais Chouchou m'a fait remarquer que celui de Bruxelles était assez encombré par mes merdouilles lui aussi. Dans les deux cas, j'ai finalement trouvé beaucoup moins de choses que je ne le pensais, et j'en ai éliminé une bonne partie. L'opération "simplification par le vide" se poursuit lentement...
Taux de réussite: 100%

7. Essayer de me faire un chignon avec un beignet
J'ai essayé à l'arrache, sans miroir et sans méthode particulière, un après-midi où j'avais les cheveux sales, la flemme de me les laver et quand même besoin de sortir. En une minute trente, j'avais obtenu un résultat tout à fait potable. Je sens que ça va devenir ma coiffure par défaut des jours de canicule: c'est tellement plus joli que la pince crabe que j'utilise d'habitude pour relever mes cheveux quand je ne veux pas qu'ils me tiennent atrocement chaud!
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements: 
- La suite et fin du challenge anti-morosité, qui m'a pris beaucoup de temps à mettre en place. Les réactions ont été enthousiastes; je suis ravie et réfléchis déjà à un second challenge du type "Mettez de l'ordre dans votre vie" pour le printemps.
- L'esquisse d'un projet professionnel secondaire. Quelque chose d'à la fois viable, assez facile à mettre en place et hyper enthousiasmant (bien qu'à mon avis peu lucratif: nul plan n'est parfait). La réalisation sera pour 2014.
- La résiliation de mes cartes Printemps et Galeries Lafayette. Même si je ne les utilisais pas comme cartes de crédit, elles m'encourageaient à dépenser des sous inutilement dans ces enseignes. C'est un petit pas supplémentaire sur le chemin de la déconsommation.

TEDX Brussels




Fan des conférences TED, j'avais complètement chamboulé mon planning professionnel et personnel de fin d'année pour pouvoir assister à l'événement qui se tenait lundi à Bruxelles, dans la grande salle du Bozar. Récit de ma journée...

La minute "Vous vous gaussez, jeune homme":
De grand matin (vers 8h20, donc), j'arrive à l'accueil pour retirer mon badge. On me demande mon e-ticket. Je tends ma facture, parce que c'est tout ce que j'ai trouvé à imprimer. On me donne quand même mon badge, et un bénévole m'explique que je dois le scanner à l'une des bornes pour collecter toutes mes infos digitales. Je lui ris au nez. "Monsieur, je n'ai pas réussi à trouver mon e-ticket sur internet; mon téléphone est un vieux Nokia basique cassé depuis plusieurs mois; et pour prendre des notes aujourd'hui, j'ai apporté un carnet en bois d'arbre. Alors, mes infos digitales, comment vous dire...?"

La minute "Discrimination":
Evitant les bornes devant lesquelles les 1999 autres participants font la queue, je me dirige vers les comptoirs à café. "Espresso ou capuccino?" interroge une serveuse. "Vous auriez du thé?" "Non. Espresso ou capuccino?" "Euh, ben, rien, alors." Et pas l'ombre d'un croissant ou d'un truc à grignoter, alors que je n'ai pas déjeuné avant de partir. 

La minute "Labyrinthe":
Comme je suis arrivée bien en avance et qu'il me reste encore vingt bonnes minutes avant le début de la conférence, je décide de me mettre en quête d'une boulangerie. Pendant un quart d'heure, je tourne en rond à l'intérieur du Bozar sans réussir à trouver la sortie. Je ne pensais pas qu'aujourd'hui, un GPS me manquerait davantage qu'un iPad ou un smartphone. 

La minute "Mais quel rapport avec la choucroute?":
La conférence commence devant une salle comble. Le thème du jour: "Ex Nihilo", "Out of nothing", ou comment créer quelque chose à partir de rien. Diana Reiss, la troisième intervenante, a prouvé que les dauphins pouvaient se reconnaître dans un miroir et utiliser une sorte de clavier d'ordinateur. Donc, ce sont des créatures très intelligentes, et il faut absolument arrêter de les massacrer. Tout à fait d'accord avec la dame (personnellement, je trouve que même les créatures idiotes ne méritent pas d'être massacrées) (encore que ça règlerait le problème du FN), mais euh quel rapport avec le thème? Plus tard, je découvre que cette chercheuse en psychologie est l'épouse d'un des présentateurs. Mmmh. Donc en fait, c'était peut-être la minute "Népotisme".

La minute "Yes we can":
Scott Thomas, qui a conçu la campagne de Barack Obama en 2008, travaille désormais sur un projet de langage visuel universel et contributif, "The noun project". J'aurais aimé qu'il développe un peu plus. 

La minute "Pas de dinosaures dans l'espace":
Jason Dunn dirige une compagnie chargée de concevoir une imprimante 3D capable de fonctionner en apesanteur. Elle sera envoyée dans la station spatiale au printemps prochain. Ainsi, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, il sera possible de fabriquer des choses ailleurs que sur le sol de la Terre, et donc, de s'affranchir d'une grande partie des contraintes énormes qui pèsent sur les missions spatiales. Par exemple, au lieu d'emporter une quantité phénoménale de pièces de rechange, les astronautes pourront les produire au fur et à mesure en fonction de leurs besoins. C'est une avancée de géant dans la conquête spatiale et, peut-être, pour la survie de l'humanité. "Les dinosaures ont disparu parce qu'ils n'avaient pas de programme spatial", affirme Jason Dunn. Vu comme ça...

La minute "Télékinésie pour tous":
Tan Le nous présente le casque qu'elle a conçu afin d'étudier la connectivité du cerveau. Aujourd'hui, plus de 2 milliards de personnes dans le monde souffrent de troubles mentaux: schizophrénie, bipolarité, dépression... Pour collecter une grande quantité de données et faire avancer la recherche, il fallait un appareil portable et plus facile à manipuler que l'appareil avec lequel on réalise d'ordinaire les encéphalogrammes. Ce casque permet également de faire fonctionner un fauteuil roulant ou un ordinateur par la force de la pensée. La vidéo de démonstration est assez incroyable.

La minute "Ca fait un peu cher pour du McDo":
Outre le fait qu'il est très polluant (responsable de 18% des émissions annuelles de gaz à effet de serre), l'élevage consomme beaucoup trop de ressources qui devraient plutôt être consacrées à la production de fruits, de légumes et de céréales. Pourtant, bien que la viande ne soit absolument pas nécessaire à sa santé, l'être humain n'est pas prêt à y renoncer. Mark Post travaille donc à fabriquer de la viande de boeuf à partir de cellules souche. Pour l'instant, 3 steaks sont sortis de son laboratoire. Ils ont coûté $50 000 pièce, et les goûteurs les ont trouvés "pas terribles".

La minute "DTC, EDF":
Antony Evans vient parler du DYI biologique qui sera bientôt à la portée du pecum vulgus, et en particulier des plantes lumineuses susceptibles de fournir une lumière naturelle sans électricité. (Son handle Twitter: @glowingplant) Les possibilités laissent rêveur.

La minute "Mon smartphone, mon psy":
Ayant constaté que quelque chose qui transcende le langage passe dans le ton de notre voix et nous permet de déchiffrer même les émotions d'une personne s'exprimant dans une langue étrangère, Matt Dobson s'est mis en tête d'identifier certaines fréquences acoustiques pour enseigner l'empathie aux machines.

La minute "Téléréalité":
Après la pause déjeuner (sandwichs mous et gâteaux bourrés de sucre), Amalya Delepierre, ex-candidate de The Voice, vient chanter une petite chanson improvisée exprès pour ce TEDX. Soit: au final, l'art sous toutes ses formes est toujours sorti du néant...

La minute "Protégeons nos données personnelles à tout prix":
Le Finlandais Mikko Hypponen, spécialiste du cybercrime, nous explique comment, par le biais de sociétés telles que Google, les USA ont désormais accès à toutes nos données personnelles. "Réfléchissez: votre moteur de recherche en sait sans doute davantage sur vous que votre propre famille". Il démonte l'argument classique "Je m'en fous, je n'ai rien à cacher" et affirme que la protection de la vie privée est une pierre d'angle de la démocratie. Pour échapper à la cybersurveillance, il préconise de basculer vers des systèmes opératoires en open source. Il est absolument passionnant, et je pourrais l'écouter parler pendant des heures. (Son handle Twitter: @mikko)

La minute "And your point is...?"
Diplômé de la prestigieuse université de Stanford, James Monsees rappelle que le tabac est la cause de mort évitable n°1 et analyse pourquoi nous fumons quand même. Un gros quart d'heure pour expliquer que oui, on sait que c'est mauvais pour nous, mais on trouve ça trop cool et du coup, on n'est pas prêt à y renoncer. Euh, parle pour toi, mon gars.

Les minutes "Je commence à m'ennuyer ferme":
Eric Melloul parle des nouveaux produits alimentaires. Slava Rubin, de l'intérêt du crowdfunding. Lode Dewulf trouve absurde que dans beaucoup de cas, les docteurs refusent de soigner les femmes enceintes. Peter Mombaerts se lance dans une explication très technique sur l'odorat des souris; son jargon scientifique me fait piquer du nez et écrire "BORING!" sur mon carnet en bois d'arbre.

La minute "Contredisons un autre intervenant":
Yves Moreau parle du séquençage du génome et de la nécessité de créer une immense base de données à laquelle les scientifiques pourraient accéder librement afin de faire progresser la recherche et le traitement des désordres génétiques - tout en admettant que cela viole complètement le principe de protection des données personnelles présenté comme incontournable par Mikko Hypponen un peu plus tôt. Un dilemme intéressant.

La minute "A mort le capitalisme":
Martin Zizi qui a dû beaucoup souffrir dans les cours de récréation de son enfance nous informe que les microbes évoluent plus vite que les médicaments, et que certains d'entre eux deviennent ainsi résistants à tout. Il existe néanmoins une solution pour s'en débarrasser: les bactériophages. Ceux-ci injectent aux microbes de l'ADN qui se multiplie jusqu'à les faire littéralement exploser. En plus, ils ne coûtent presque rien à produire. Le problème, c'est que pour tester, valider et mettre un traitement sur le marché, il faut 5 à 10 ans - un délai largement suffisant pour que les microbes évoluent et que le bactériophage concerné devienne inopérant. A qui cela profite-t-il? A l'industrie pharmaceutique, bien sûr, qui ne cesse d'augmenter la résistance bactérienne... et ses propres profits.

La minute "Mes oreilles saignent": 
Tim Exile vient faire une performance musicale dont le volume et l'extrême discordance menacent la survie de mon ouïe. Je peine à tenir jusqu'à la fin et me sauve dès la dernière note éteinte au milieu d'un tonnerre d'applaudissements. Ai-je entendu la même chose que les 1999 autres participants? Si ça se trouve, mon carnet en bois d'arbre déforme les sons.

La minute "Ecole buissonnière":
Il reste encore une session d'une heure, avec des thèmes qui m'interpellent, mais je sature et préfère me sauver. J'ai trouvé les 21 interventions auxquelles j'ai assisté d'un intérêt variable et d'un niveau très inégal. Certaines m'ont vraiment éblouie et rendue un peu plus optimiste sur l'avenir de l'humanité, mais la journée dans son ensemble m'a tout de même paru assez indigeste. Je vais continuer à consommer des conférences TED de chez moi, une tasse de thé à la main, en sélectionnant les thèmes et à dose modérée.

Octobre 2013



mercredi 30 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #31: Prévoyez un break au milieu de l'hiver




Un des meilleurs moyens de passer les mois les plus déprimants de l'année, c'est de se prévoir un petit break au milieu de l'hiver. Pas besoin de partir très loin ni très longtemps pour se changer les idées, et pas besoin non plus de dépenser une fortune.

- Vous aimez les city breaks? En vous y prenant 3 mois à l'avance (soit maintenant pour un départ fin janvier-début février), vous obtiendrez des billets de train au tarif le plus bas pour Paris, Bruxelles, Londres, Amsterdam ou Cologne. 
- Vous n'avez pas la possibilité de trop vous éloigner? Larguez les enfants à leurs grands-parents (si vous en avez) et réservez une chambre d'hôtes de charme pour une nuit en amoureux avec votre partenaire. 
- Votre budget ne vous permet pas d'envisager l'hôtel? Le site airbnb offre partout à travers le monde une pléthore de logements plus pratiques et moins chers qu'un hôtel. 
- Vous êtes vraiment fauchée mais plutôt sociable? Pensez au couchsurfing et soyez accueillie gratuitement chez un autochtone qui vous prêtera son canapé pour quelques nuits. 

Dès votre séjour réservé, foncez dans la librairie la plus proche vous acheter un guide touristique de l'endroit où vous irez. Pour mes city breaks, j'aime particulièrement ceux de la collection Cartoville, bien pratiques avec leurs plans par quartier, et ceux de la collection Un Grand Week-End A..., joliment illustrés et très détaillés pour un format de poche. 

A quoi ça sert? 
S'organiser une échappée belle - feuilleter les guides, prévoir ce qu'on fera pendant son séjour, regarder la date se rapprocher sur le calendrier - fait passer le temps plus vite jusqu'au moment du départ. Et une fois sur place, on fait un plein de souvenirs vivifiants pour tenir jusqu'au retour des beaux jours!

Avez-vous une idée de break hivernal que vous aimeriez réaliser?

mardi 29 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #30: Faites chaque jour au moins une chose rien que pour vous




La vie moderne est plutôt stressante, personne ne me dira le contraire. Je n'ai pas d'enfants par choix; j'ai volontairement opté pour un boulot où je travaille chez moi à mon propre rythme, et pour un appartement de taille modeste qui me réclame un minimum d'entretien. Je n'arrive même pas à imaginer la pression que subissent les mères de famille qui bossent, et la course permanente que doit être leur vie. En revanche, je sais que nul ne peut prendre soins des autres s'il n'a pas d'abord pris soin de lui-même. Pensez aux consignes de sécurité dans les avions: en cas de dépressurisation de la cabine, on vous conseille d'enfiler votre masque à oxygène avant celui des enfants qui vous accompagnent. Le principe s'applique parfaitement à la vie en général...

Aussi, je vous propose de vous fixer la règle suivante: chaque jour, faites au moins une chose rien que pour vous. Pour quelques minutes au moins, cessez d'être une employée, une épouse, une mère ou que sais-je d'autre. Accordez-vous un moment pour recharger vos batteries en buvant une tasse de bon thé au calme, en papotant avec une copine au téléphone, en lisant un ou deux chapitres de votre roman en cours, en regardant un épisode de votre série préférée, en allant faire un jogging dans le quartier, en pratiquant une activité que vous aimez, ou même juste en faisant une sieste bien méritée! 

Oui, c'est un quart d'heure ou une demi-heure que vous ne consacrerez pas au reste de votre existence trépidante, mais qui vous permettra de l'affronter avec plus de sérénité et d'énergie - donc, si vous voulez raisonner en termes de productivité plutôt que d'équilibre intérieur, vous y gagnerez quand même. Un maître zen dont j'ai oublié le nom a dit: "Chacun devrait méditer une demi-heure par jour. Sauf s'il n'a pas le temps - dans ce cas, il devrait méditer une heure par jour." Ou, en langage profane: moins vous avez le temps de prendre soin de vous, plus vous avez besoin de le faire, et plus ça devrait devenir une priorité.

A quoi ça sert?
A vous éviter un burn-out à plus ou moins long terme.

Racontez-nous: qu'avez-vous fait rien que pour vous aujourd'hui?

lundi 28 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #29: Dressez une liste de rêves à réaliser




Dans votre carnet, notez 25 rêves petits ou grands que vous souhaitez réaliser. Ou, pour parler plus brutalement, de choses qui vous restent à accomplir pour ne pas avoir de regrets sur votre lit de mort. Puis, dès que possible, attelez-vous à la première d'entre elles. Et quand vous l'aurez terminée, à la deuxième. Ayez toujours un rêve en cours d'accomplissement. 

A quoi ça sert? 
La vie n'est pas une répétition générale. Et à moins d'une bonne surprise, il n'y aura pas non plus de seconde représentation. Autant tirer le meilleur parti de celle-là. 

MA LISTE: 
- Visiter Tallinn
- ...et Oslo
- ...et Edimbourg
- ... et Porto
- Passer une semaine au calme dans un cottage des Cotswolds
- ...et Noël dans un pays scandinave, si possible en famille
- Buller aux Cinque Terre ou sur la côte amalfitaine
- ...et sur une île grecque
- ...et quelque part en Indonésie
- Faire le tour de l'Islande en voiture
- Prendre un mois pour voir l'Australie et la Nouvelle-Zélande avec des stop over en Asie (Hong Kong? Kuala Lumpur? Singapour?) à l'aller et au retour
- Remonter la côte ouest des Etats-Unis, de San Diego jusqu'au Canada
- Vivre un an ou deux à Copenhague
- Contempler une aurore boréale
- Faire un tour en montgolfière
- ... et un baptême de deltaplane
- Prendre le petit train rouge des Grisons
- Dormir dans une cabane dans les arbres
- ...et dans un phare
- Développer une activité professionnelle secondaire (écriture? boutique Etsy? ateliers?)
- Assister à une Renegade Craft Fair à Londres ou à San Francisco
- Voir un ballet à l'Opéra Garnier
- Faire de la figuration dans un film ou une série télé
- Me faire encrer un petit tatouage en souvenir de mon père
- Apprendre les bases de la couture

Et vous, qu'y a-t-il dans votre liste de rêves à réaliser? Par quoi comptez-vous commencer?

DIY: Des sous-verre qui font peur


Je cherchais un cadeau pour l'anniversaire de la Princesse, qui a des goûts un peu particuliers, lorsque je suis tombée sur ces sous-verre représentant des yeux injectés de sang. Comme la Princesse m'offre souvent de très jolies choses qu'elle a fabriquées elle-même, je ne souhaitais pas les acheter tout faits, et malheureusement, la propriétaire de la boutique ne vendait pas le patron. Je me suis donc efforcée de reconstituer quelque chose d'approchant. Et les dieux du crochet devaient être avec moi ce jour-là, car j'ai obtenu le résultat que je voulais du premier coup!




TADAAAAA!

Une fois de plus, j'ai utilisé du Handknit Cotton de chez Rowan (teintes: 252 noir, 219 gooseberry, 346 atlantic et 251 écru), que j'ai travaillé avec un crochet n°5. 

Rang 1: Avec du fil noir, faire un cercle magique, et 6 ms dedans. Fermer par une mc. (6)
Rang 2: 2ml + 1 br dans la première ms du rang précédent, puis 2 br dans chacune des 5 ms suivantes. Prendre du fil vert (ou bleu), et fermer par une mc. (12)
Rang 3: 3 ml + 1 dbr dans la première br du rang précédent, puis 2 dbr dans chacune des 11 br suivantes. Prendre du fil blanc cassé, et fermer par une mc. (24)
Rang 4: 2 ml + 1 br dans la première dbr du rang précédent; 1 br dans la suivante; *2 br dans la suivante; 1 br dans la suivante*; répéter la séquence entre ** jusqu'à la fin du rang; fermer par une mc. (36)
Rang 5: répéter le rang 4. (48)
Rentrer les fils. 

Avec du fil de couture rouge, ou 2 brins d'un fil à broder DMC, broder les vaisseaux sanguins éclatés. 
Arrêter le fil rouge.

Afin de planquer l'envers des broderies et de donner un peu plus de tenue à l'ensemble, j'ai découpé des ronds de tissu noir à pois blancs que j'ai fixés au dos de mes sous-verre à l'aide d'un voile thermocollant double face (Vliesofix, en vente au mètre chez Schleiper Be Creative; tutoriel vidéo ici). C'est officiel: ce mois-ci, j'ai utilisé un fer à repasser davantage que pendant les 42 années et demie qui ont précédé!




dimanche 27 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #28: Choisissez l'option aimante




Quand on n'a pas le moral, qu'on est stressé ou contrarié, on se dispute plus facilement avec nos proches pour des problèmes plutôt anodins à la base, mais qui répétés mois après mois finissent par nous faire péter les plombs. Or, il est assez rare que les éclats de voix, les larmes et les récriminations viennent à bout des difficultés. Ils ne font pas miraculeusement disparaître le trait de caractère qui nous énerve chez l'autre, et s'ils peuvent l'inciter à faire attention au comportement incriminé pendant quelque temps, il est rare qu'ils induisent un changement durable. 

Et si, au lieu de s'en prendre aux personnes auxquelles on tient le plus et qu'on devrait donc avoir à coeur de ménager par-dessus toutes les autres, on faisait un petit effort de lâcher-prise pour éviter de pourrir l'atmosphère? On a le droit d'être énervé par un conjoint qui abandonne constamment son linge sale par terre alors qu'on lui a répété 127 fois et sur tous les tons de penser à le mettre dans le panier. Mais exercer ce droit est-il vraiment productif? Cela vaut-il la peine de s'énerver pour si peu, alors que cinq secondes et demie suffisent pour ramasser soi-même le T-shirt et les chaussettes de l'autre? Je ne dis pas qu'il faut devenir la bonne de son conjoint; s'il vous semble que globalement les tâches ménagères sont mal réparties, cela mérite une petite (ou même une grande) discussion. Je parle juste des petites choses qui vous agacent de façon récurrente alors que si vous parveniez à les ignorer, elles n'auraient absolument aucun impact sur votre vie.

Confronté à l'une d'entre elles, choisissez l'option aimante. La copine avec qui vous aviez prévu de passer la soirée vous lâche au dernier moment pour un rendez-vous galant? Souhaitez-lui bonne chance, faites-lui promettre de vous raconter les détails croustillants s'il y en a, puis reportez la sortie quelques jours plus tard et profitez de votre soirée soudain libre pour rattraper votre retard de lecture ou de visionnage de séries télé. Vous n'en pouvez plus que votre mec raconte des blagues pourries ou fasse tout le temps des jeux de mots à deux balles? Souvenez-vous qu'à côté de ça, il est incroyablement attentionné, et fendez-vous d'un rire indulgent (ou attendri par sa nullité humoristique). Votre petite soeur a emprunté votre voiture neuve et vous la rend une superbe éraflure sur la carrosserie? Le mal est déjà fait et lui crier dessus ne servira à rien; réjouissez-vous plutôt qu'elle n'ait pas eu d'accident grave et dites: "Bah, c'est juste de la tôle". Ou éventuellement: "Ben, ça te coûtera un baby-sitting samedi prochain!". 

Encore une fois, il ne s'agit pas de devenir une carpette et de laisser votre entourage vous marcher constamment sur les pieds. Il s'agit de désamorcer une situation objectivement pas dramatique, et qui prendra des proportions injustifiées si vous vous abandonnez à votre colère. Si vous avez réellement des relations malsaines et déséquilibrées avec un ou plusieurs de vos proches, des mesures s'imposent. Mais si vous aimez sincèrement la personne concernée et n'avez pas de problème de fond avec elle... laissez filer. Elle vous en sera sans doute si reconnaissante qu'elle fera attention la prochaine fois, bien davantage que si vous l'aviez engueulée. Dans le cadre d'une relation intime, la plupart des gens réagissent beaucoup mieux à la carotte qu'au bâton. Montrez-vous indulgent même (et surtout!) si vous auriez le droit de vous énerver. Ne laissez pas des incidents mineurs vous pourrir le quotidien. Nourrissez une atmosphère aimante dans votre entourage proche. 

"L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea"




Avec sa couverture qui fait saigner les yeux, ce premier roman d'un ancien DJ-traducteur-steward et actuellement lieutenant de police en région parisienne est un peu l'OVNI de la rentrée littéraire 2013. Au 10 octobre, lorsque je l'ai acheté à la faveur d'une dédicace chez Filigranes, il en était déjà à sa 10ème réimpression, et plusieurs boîtes de prod se battaient pour acheter les droits d'adaptation au cinéma. Quand j'ai entendu Romain Puértolas - un type charmant, très propre sur lui et débordant de gentillesse - expliquer qu'il l'avait écrit sur son smartphone en 3 semaines, pendant ses trajets quotidiens en RER pour se rendre à son travail, j'ai commencé à avoir peur. J'ai pensé que le phénomène littéraire du moment était sans doute une énorme bouse dopée aux bons sentiments, et que j'allais m'ennuyer ferme. 

"L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, c'est une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye postkadhafiste, une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité: le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle", affirme l'éditeur. Rocambolesque assurément, puisque le héros poursuivi par un Gitan qu'il a arnaqué se retrouve ballotté malgré lui d'un pays à l'autre dans des véhicules aussi divers qu'une armoire Ikea, une malle Vuitton ou une montgolfière qui fera naufrage. En chemin, il se lie d'amitié aussi bien avec des clandestins soudanais qu'avec une star du cinéma, rencontre l'amour devant une assiette de boulettes suédoises et écrit un roman à l'aveuglette dans la soute d'un avion. 

Hilarante, par contre... bof. J'ai trouvé l'humour souvent forcé: "Marie, de son côté, reposa le combiné, comme nous l'avons déjà dit, dévorée par les flammes d'un feu sauvage, phrase qui ne veut pas dire grand-chose mais possède une force littéraire métaphorique des plus efficaces, ainsi qu'une allitération en "f" non négligeable." Et puis tous ces noms étrangers basés sur des jeux de mots, c'est d'une lourdeur! Le style, empreint de la maladresse d'un auteur débutant, aurait gagné à être quelque peu remanié en aval de la chaîne de production éditoriale. En pensée, j'ai souvent saisi mon crayon rouge pour corriger une phrase grammaticalement incorrecte, supprimer des répétitions ou rectifier des choix de verbes malencontreux. 

Quant aux bons sentiments, en effet, ce roman en déborde. Mais est-ce forcément un mal? Je ne le pense pas. Au milieu d'une histoire dont la tonalité se veut globalement drôle et légère, la question des immigrants illégaux est abordée sans sensiblerie excessive, avec une humanité et une bienveillance dont de nombreuses personnes feraient bien de s'inspirer actuellement. Rien que pour ça, je comprends et me réjouis du succès de "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea".

samedi 26 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #27: Pulvérisez les contrariétés




Pour celles et ceux d'entre vous qui sont réceptifs à, ou intéressés par, les exercices de visualisation (que certains pratiquants qualifient d'auto-hypnose), je vous en propose un dont le but est de chasser les contrariétés et les pensées qui tournent en rond. 

- Isolez-vous dans un endroit où vous ne serez pas dérangée.
- Si vous le souhaitez, allumez une bougie parfumée et/ou mettez une musique instrumentale douce pour vous aider à vous détendre. 
- Asseyez-vous dans une position confortable, dos bien droit, épaules baissées et menton parallèle au sol. 
- Fermez les yeux. 
- Concentrez-vous sur votre respiration un moment, le temps de faire autant que possible le silence dans votre tête.
- Imaginez-vous face à l'océan. Visualisez les ruminations et les sentiments négatifs que vous souhaitez éliminer sous la forme d'une boule rouge qui brûle dans votre ventre ou votre poitrine. Projetez cette boule rouge très fort vers l'horizon. Lancez votre âme/essence à sa poursuite sous la forme d'une boule blanche très brillante. Voyez la boule blanche pulvériser la rouge, puis revenir à l'intérieur de vous. Sentez la paix vous envahir.
- Conservez cette impression une ou deux minutes avant de rouvrir les yeux.

Avec l'habitude, j'arrive à le faire allongée dans mon lit le soir. Je ne dis pas que ça marche à 100% et à tous les coups, mais ça aide, et un peu plus avec chaque répétition.

vendredi 25 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #26: Imprimez vos plus belles photos




Depuis l'avènement du numérique, nous prenons des quantités de photos inouïes ("C'est pas comme si on payait la pellicule, hein!"). Et bien souvent, après les avoir partagées sur les réseaux sociaux, nous les laissons dormir dans un coin de notre disque dur au lieu d'en profiter. 

Passez en revue les photos que vous avez prises depuis le début de l'année. 
Sélectionnez les plus belles - celles qui vous inspirent ou vous font chaud au coeur - et imprimez-les. 
Puis:
- Mettez-en une sur votre bureau pour vous donner du courage pendant que vous travaillez. Renouvelez-la régulièrement.
- Créez tout un collage sur un mur, sur la porte de votre frigo ou de votre penderie. Agrandissez-le au fil du temps. Pour ma part, j'ai très envie de reproduire cette mosaïque. Et de changer mes Instagrams en magnets.
- Lancez-vous dans le scrapbooking! Créez un album à thème, même tout petit: vos dernières vacances, l'anniversaire de votre enfant... En plus de vos photos, consignez-y vos impressions écrites et vos souvenirs en 2D (cartes de restaurant, tickets de musée, emballages rigolos...). Pour celles qui aimeraient documenter ainsi leur quotidien plutôt qu'un événement spécial, mais qui manquent de temps ou d'idées, il existe un système formidable appelé "Project Life"
- Ou bien, laissez à d'autres le soin de fariquer pour vous un livre-album que vous aurez créé en ligne. J'ai eu d'excellents échos sur ceux de chez Blurb, et ça fait des mois que je me dis que je devrais imprimer un best of du blog (je suis une grande paranoïaque de la disparition des données mises sur internet). 

A quoi ça sert?
S'entourer d'images de moments heureux contribue à créer une petite bulle de bien-être autour de soi. 

Racontez-nous: que faites-vous de vos plus belles photos? 

Yarn bombing à la gare du Luxembourg




Depuis quelques semaines déjà, la gare du Luxembourg a été attaquée par une fileuse urbaine qui a tissé sa toile en bordure de l'esplanade et enveloppé les parkings à vélos de manchons colorés. Je suis passée devant plusieurs fois en bus, priant pour que l'installation tienne le temps que je puisse la photographier. Et hier soir, enfin, alors que je rentrais à pied d'un rendez-vous du côté de Trône, l'occasion s'est présentée.






Le yarn bombing, j'en avais déjà parlé ici. Cette initiative est l'oeuvre d'un collectif bruxellois qui a vu le jour en janvier 2013, et qui se réunit tous les jeudi soir à partir de 19h au centre culturel Elzenhof, au 12 avenue de la Couronne (Ixelles). Si vous êtes intéressée, envoyez donc un petit mail à cindy.thirion(at)gmail.com 

jeudi 24 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #25: Utilisez la lumière pour combattre la déprime




Le vrai froid n'est pas encore installé, mais les jours raccourcissent de plus en plus, et dans certaines régions le soleil n'est déjà plus qu'un lointain souvenir. Or, le manque de lumière est l'une des principales causes externes de déprime. Par chance, il existe désormais des solutions pour y remédier...

- Pour s'arracher aux bras de Morphée quand il fait encore nuit dehors, le simulateur d'aube est très efficace, je peux en attester personnellement. C'est grâce à cet appareil que j'arrive désormais à me lever entre 7h30 et 8h du matin - ce qui, certes, n'est pas particulièrement tôt, mais je suis une ancienne insomniaque et jusqu'à ce que j'en achète un, je n'arrivais jamais à décoller avant 9h30 dans le meilleur des cas. Actuellement, je pense qu'il faut compter environ 80€ pour un modèle décent. Mais c'est un des meilleurs investissements que j'aie faits. 

- Une demi-heure d'exposition quotidienne à une lampe de luminothérapie suffit, paraît-il, à pallier le manque de lumière naturelle en hiver. Ca fait plusieurs années que je m'interroge, mais connaissant plusieurs personnes qui en ont et qui trouvent ça formidable, j'envisage de sauter le pas cette année. 

- Enfin, bien qu'elle n'ait aucun effet scientifiquement prouvé, je raffole de la coutume scandinave qui consiste à garnir les centres de table et les appuis de fenêtres de grosses bougies que les occupants des lieux allument dès la tombée de la nuit (vers 15h, donc, par chez eux...) afin de réchauffer l'atmosphère. En plus, leur douce lueur est particulièrement flatteuse. J'aime les bougies blanc cassé toutes simples et sans odeur, mais si vous les préférez parfumées, Yankee Candle a une gamme vraiment incroyable. 

Avez-vous déjà tenté la luminothérapie? Qu'en avez-vous pensé?

mercredi 23 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #24: Offrez-vous un massage


Illustration empruntée ici

Rien de mieux qu'un bon massage pour se délasser. Les méthodes comme les tarifs varient grandement; si vous n'avez pas déjà trouvé le praticien qui vous convient, demandez autour de vous: le bouche-à-oreille reste un des meilleurs moyens de trouver la perle rare. (A Bruxelles, je recommande très fortement les divines ministrations de M. Oh, au Serendip Spa.)

Si votre budget ne vous permet pas de vous offrir ce petit luxe, embauchez votre partenaire ou une bonne copine et proposez-lui d'échanger un massage du dos ou des pieds. Pour plus d'efficacité, vous pouvez potasser avant "Les massages pour les nuls", plutôt pas mal foutu comme tous les bouquins de la collection, ou pour les anglophones, "Connecting through touch", une de mes récentes acquisitions que je compte mettre à profit avec cette huile de massage bio dont j'adore l'odeur et qui est grasse juste ce qu'il faut. 

A quoi ça sert? 
A évacuer le stress et les tensions. A déconnecter l'espace d'un moment où l'on laisse quelqu'un d'autre prendre soin de soi.

S'il vous arrive déjà de vous faire masser et que vous êtes ravie à la sortie, n'hésitez pas à partager l'adresse de votre praticien dans les commentaires!

Comment supporter l'actualité sans déprimer?




Je trouve l'actualité particulièrement sinistre en ce moment. Chaque jour, notre bon gouvernement soi-disant de gauche commet une nouvelle exaction vis-à-vis des plus faibles. Les droits des femmes sont remis en cause de toutes parts. Une guerre civile atroce continue à faire rage en Syrie, et bien que les médias traditionnels n'en parlent plus beaucoup, le problème de Fukushima loin d'être réglé s'aggrave chaque jour. J'ai l'impression que l'humanité fonce droit dans le mur, que la prise de conscience écologique arrive bien trop tard, que le système capitaliste est devenu un monstre broyeur de vies impossible à arrêter, que les gens instruits et de bonne volonté restent dérisoirement peu nombreux à agir pour renverser la vapeur. 

Peut-être suis-je trop pessimiste - c'est en tout cas l'avis de Chouchou, qui me fait valoir que nous vivons la période la plus paisible de l'histoire de l'humanité. Il est par ailleurs persuadé que nous avons déjà commencé à redresser la barre en matière d'environnement, et que le capitalisme finira par se gangréner tout seul. L'avenir dira lequel de nous deux a raison, et je serais franchement ravie (étonnée, mais ravie) que ça ne soit pas moi. 

En attendant, je ne sais pas gérer l'afflux d'informations qui me mine. Je ne ne veux pas faire l'autruche, pas renoncer à me tenir au courant de ce qui se passe sur le pas de ma porte comme dans le reste du monde. Mais la plupart du temps, ce que je peux faire pour améliorer la situation va de "rien du tout" à "pas grand-chose". J'ai déjà parlé de ma volonté de consommer équitablement. Au-delà de ça... je n'ai pas vocation à faire de la politique, ni une âme de militante. Donc, je me tiens informée par principe intellectuel et moral, mais tout ce que ça accomplit, c'est que ça me fait du mal. Ca me mine - vraiment. 

J'ai essayé de trouver des informations positives pour contrebalancer le négatif. Je suis navrée de rapporter qu'elles sont infiniment moins nombreuses. Les conférences TED sont toujours très bien foutues et intéressantes; certaines parviennent même à me redonner espoir... jusqu'à la publication de l'article suivant sur Fukushima. La page Facebook I fucking love science parle souvent de découvertes passionnantes et riches en applications potentielles. Ca reste bien peu face à la déferlante quotidienne de nouvelles angoissantes. 

Eprouvez-vous aussi ce sentiment? Comment faites-vous pour lutter contre?

EDIT DU 24/10: En réponse à mon article, Chouchou vient de créer cette page Facebook

mardi 22 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #23: Changez quelque chose dans votre intérieur


Illustration empruntée ici

Sans se lancer dans de grands travaux tels que refaire intégralement les peintures, il est possible de donner un petit coup de peps à son intérieur en:
- ajoutant un ou plusieurs coussins colorés sur le canapé
- renouvelant les cadres accrochés aux murs
- changeant la disposition des meubles dans une pièce
- collant des stickers muraux
- tentant le tape art
- exposant une collection pour la mettre en valeur (de chouettes idées , et )

A quoi ça sert?
La monotonie engendre l'ennui et nous fait oublier de profiter de ce qui nous entoure. Rien de tel qu'un petit changement visuel pour reprendre conscience qu'on habite un endroit douillet et agréable à vivre. 

Qu'est-ce que vous avez changé récemment ou avez envie de changer prochainement chez vous? 

"L'éveil de mademoiselle Prim"


Pour me vendre un bouquin dont je n'ai jamais entendu parler, c'est très simple, il suffit de mettre des livres sur la couverture et de me dire que ça se passe dans une bibliothèque ou une librairie. Si en plus, on me promet un feel-good book, je ne peux absolument pas résister quel que soit l'état de ma PAL et de mes finances. 

"Cherche esprit féminin détaché du monde. Capable d'exercer fonction de bibliothécaire pour un gentleman et ses livres. Pouvant cohabiter avec chiens et enfants. De préférence sans expérience professionnelle; Titulaires de diplômes d'enseignement supérieur s'abstenir."
Mademoiselle Prim ne répondait qu'en partie à ce profil: bardée de diplômes et sans aucune expérience des enfants et des chiens. Elle est engagée et, après quelques heurts avec son employeur, un homme aussi intelligent et cultivé que peu délicat, elle découvre le style de vie et les secrets des habitants de Saint-Irénée d'Arnois. Mademoiselle Prim tombe très vite sous le charme de ce village hors normes où les voisins s'adonnent à leur passion et où l'intérêt de la communauté prédomine. Pour eux, le temps n'a pas d'importance et la littérature ne sert qu'à s'épanouir...

Si j'ai lu très vite ce premier roman de l'Espagnole Natalia Sanmartin Fenollera, je l'ai aussi refermé avec des sentiments partagés. De "L'éveil de mademoiselle Prim", j'ai apprécié la peinture de Saint-Irénée d'Arnois, village à l'atmosphère douillette, bienveillante et cultivée où j'ai eu aussitôt envie d'emménager, le niveau de vocabulaire bien au-dessus de la moyenne (j'ai appris plusieurs mots!) et le fait que l'auteur flirte avec la possibilité d'une histoire d'amour pour finalement y renoncer d'une manière que j'ai applaudie à deux mains. J'ai moins aimé le personnage de mademoiselle Prim, dont la délicatesse anachronique qui m'avait séduite au premier abord se révèle au fil des pages une raideur de l'esprit assez peu sympathique, et certaines déclarations sur la condition féminine qui m'ont carrément fait bondir. Néanmoins, je prescrirais volontiers ce roman à qui cherche une lecture idéale pour accompagner un jour de neige, un feu de cheminée et une tasse de chocolat chaud.

lundi 21 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #22: Dressez une liste des accomplissements dont vous êtes fière




Vous avez déjà dressé une liste de 10 de vos qualités: ce que vous êtes de mieux. 
Maintenant, dressez-en une autre avec 10 accomplissements dont vous êtes fière: ce que vous faites (ou avez fait) de mieux dans votre vie jusqu'ici. 

A quoi ça sert? 
Souvent, dans les périodes de marasme, quand le présent semble morne et l'avenir immédiat pas hyper folichon, on tend à oublier tout ce qu'on a déjà réussi, alors que s'en souvenir est le meilleur moyen de trouver de l'énergie pour s'attaquer à de nouveaux projets. 

Je me rends compte que cet exercice peut, encore plus que la liste des qualités, donner l'impression de se vanter, tout simplement parce que j'ai beaucoup hésité à partager le résultat me concernant. Et puis je me suis dit qu'il fallait bien assumer et donner l'exemple! Donc, je me lance...

(Par ordre chronologique)
1. Je suis fière d'avoir terminé des études réputées difficiles avec 3 ans d'avance. 
2. Je suis fière d'avoir su me réorienter vers une carrière pour laquelle je n'avais aucune formation et aucun diplôme.
3. Je suis fière de n'avoir jamais laissé les attentes des autres me dicter ma conduite, surtout concernant la maternité. 
4. Je suis fière d'être considérée comme quelqu'un qui bosse vite et bien. 
5. Je suis fière d'avoir obtenu mon brevet de plongée sous-marine alors que j'ai peur de l'eau et que je pleurais de trouille en le passant. 
6. Je suis fière de m'être battue dans les moments difficiles pour préserver une relation de couple qui en vaut la peine. 
7. Je suis fière d'avoir été là pour mon père au début de sa maladie malgré les attaques de panique qui me ravageaient à l'intérieur. 
8. Je suis fière d'avoir pris le problème de mes angoisses en main au lieu de le laisser me pourrir la vie, même si les résultats ne sont ni rapides ni miraculeux.
9. Je suis fière de lire que mes billets aident ou inspirent parfois certaines d'entre vous. 
10. Je suis fière d'être entourée de gens formidables, parce que je pense vraiment qu'on a les amis qu'on mérite.

Soyez sympas, ne me laissez pas toute seule et venez chanter vos propres louanges dans les commentaires!

dimanche 20 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #21: Reprenez contact avec une personne perdue de vue




Nos vies sont bien remplies. Souvent, nous avons à peine le temps de caser dans nos journées tout ce qui doit être fait, et nos relations sociales en pâtissent. Pour peu qu'en plus de ça, nous ayons déménagé une fois ou deux, nous avons tous dans notre carnet d'adresse une personne que nous nous promettons régulièrement d'appeler pour prendre de ses nouvelles, ou même proposer de la voir... et puis nous remettons sans cesse au lendemain, jusqu'à ce que le silence s'étire depuis si longtemps qu'il devient plus facile de laisser tomber complètement. 

Il se peut aussi qu'à une époque, nous nous soyions fâché avec quelqu'un pour des raisons qui, rétrospectivement, nous semblent bien futiles. Depuis, l'eau a coulé sous les ponts. Même si nous estimons être la partie lésée à l'origine, nous sommes prêts à passer l'éponge pour tenter de renouer les liens d'antan. 

Certains vieux amis ne nous manquent pas vraiment, parce que la relation que nous entretenions avec eux correspond à une période de notre vie désormais révolue. Mais dans le cas contraire, n'attendons pas plus longtemps. Envoyons un mail ou un message privé sur Facebook; décrochons notre téléphone et composons le numéro de la personne malencontreusement perdue de vue. Si la distance le permet, proposons un café dans la semaine à venir, ou même un petit resto pour rattraper le temps perdu. 

A quoi ça sert? 
On peut avoir trop d'amis. Mais trop de bons amis - non, je ne crois pas. Evitons d'en perdre pour de mauvaises raisons. De plus, une vie sociale riche et un réseau amical fiable sont une excellente source d'énergie positive ou de réconfort pendant la mauvaise saison.

Avez-vous un(e) ami(e) perdu(e) de vue avec qui vous aimeriez reprendre contact?

People rather than things




La semaine a été un peu rude. Entre de longues journées de boulot, l'anniversaire de la mort de mon père, un accrochage rattrapé de justesse avec Chouchou et surtout une actualité qui me fait hésiter entre vomissements et larmes de rage, j'ai dû mobiliser toute ma zénitude pour garder le cap. Je crois ne pas m'en être trop mal sortie. N'empêche que je l'attendais avec impatience, cette traditionnelle journée du samedi-en-ville, sans doute ma préférée du mois. Et l'univers avait apparemment décidé de ne pas me mettre de bâtons dans les roues. J'ai retrouvé au fond de mon placard une vieille jupe un peu écossaise qui me va encore hyper bien, et un top dans les mêmes tons pour aller avec - même si les manches longues, avec 23°, c'était pas forcément indispensable. A la Fnac où je me rendais en mission secrète, sans intention d'acheter quoi que ce soit, j'ai embarqué le dernier Sempé et un roman traduit de l'espagnol qui avait l'air vraiment chouette. Chez Etam, j'ai causé shorties en tencel avec la vendeuse et trouvé un pantalon de yoga bleu marine pour remplacer le gris dont la trame est tellement usée qu'on voit au travers par endroits. A la parapharmacie, une jeune femme très aimable m'a conseillé une huile de massage à l'odeur juste parfaite. Le Sur La Place servait encore à 14h un peu passé; en attendant mon burger aux deux saumons à une table près de la fontaine, j'ai entamé le fameux roman traduit de l'espagnol et su dès les premières pages qu'il allait me ravir. 

Je suis passée au magasin que tient mon amie Kiki, dont la vie n'est pas toujours simple non plus en ce moment; entre deux clientes, nous avons oublié nos soucis respectifs en échangeant des anecdotes sur la mauvaise foi de nos hommes respectifs. Puis je suis allée attendre dans mon salon de thé habituel ma copine Gaby qui avait manifesté l'envie d'apprendre le crochet, et à qui j'avais proposé de montrer les bases. Je ne suis pas sûre d'être un très bon professeur, mais les toasts briochés à la confiture maison étaient excellents comme toujours. La journée aurait déjà été très agréable si elle s'était arrêtée là. Mais Gaby a gentiment proposé de me raccompagner en voiture. Quand elle s'est garée devant chez moi, il était 18h20. Et au lieu de se dire au revoir, on a continué à discuter plus d'une heure et quart. Assises au chaud dans l'habitacle pendant que la nuit tombait dehors, on a parlé de nos angoisses qui nous pourrissent la vie, de leurs causes souterraines ou non, des petits trucs qu'on utilise pour tenter de les maintenir à distance avec plus ou moins de bonheur. Ce n'était pas une conversation super gaie; pourtant, comme on est toutes les deux capables de se moquer de nous-mêmes, on a pas mal ri - et surtout, on s'est senti moins seules. De toute cette chouette journée, c'est sans doute le moment que j'ai préféré, parce que je ne l'attendais pas et qu'il était très vrai, très sincère. Sombre et réconfortant à la fois. Un beau mélange de rose et de noir. 

Et au fur et à mesure que je tente de simplifier ma vie sur le plan matériel pour la mettre en adéquation avec mes valeurs, je prends conscience que j'attache de plus en plus d'importance aux rapports humains. Oh, je ne me qualifierais toujours pas de personne sociable. Je reste très difficile dans le choix de mes fréquentations. Mais il y a aujourd'hui beaucoup plus de gens avec lesquels j'ai plaisir à discuter qu'il n'y en avait il y a seulement deux ou trois ans de ça. En déclinant, ma passion exagérée pour les objets laisse plus de place à mon intérêt pour les êtres. Je découvre avec ravissement qu'une bonne expérience partagée voit son impact positif multiplié, tandis qu'une mauvaise expérience partagée voit son impact négatif décroître. Je comprends qu'il est infiniment plus nourrissant pour l'âme d'entretenir un réseau de relations bienveillantes que de posséder des tas de choses. J'imagine que ça paraît évident à beaucoup de monde. J'aurai attendu 42 ans pour m'en rendre vraiment compte, mais mieux vaut tard que jamais. 

samedi 19 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #20: Mettez-vous à la place de votre antagoniste




Comme chaque week-end, je vous propose un petit exercice de visualisation. Nous avons tous, dans notre vie, au moins une personne avec qui nous entretenons une relation conflictuelle. Pour certains, ce sera un membre de leur famille; pour d'autres, un supérieur hiérarchique ou un collègue; pour d'autres encore, un voisin. Les possibilités ne manquent malheureusement pas. Et une fois que nous sommes enfermés dans une relation négative, tout ce que fait l'autre personne vient entretenir la spirale de notre irritation. Cet exercice vous aidera peut-être à la briser partiellement. 

- Isolez-vous dans un endroit où vous ne serez pas dérangée.
- Si vous le souhaitez, allumez une bougie parfumée et/ou mettez une musique instrumentale douce pour vous aider à vous détendre. 
- Asseyez-vous dans une position confortable, dos bien droit, épaules baissées et menton parallèle au sol. 
- Fermez les yeux. 
- Concentrez-vous sur votre respiration un moment, le temps de faire autant que possible le silence dans votre tête.
- Imaginez-vous face à la personne qui vous irrite, dans une situation typique de votre relation.
- Quand vous sentez monter l'énervement, prenez la place de cette personne. Installez-vous dans sa tête. Imaginez toutes les raisons qu'elle peut avoir de se comporter ainsi: les casseroles qu'elle traîne de son passé et dont elle ne parvient pas à se défaire, l'éducation qu'elle a reçu et la façon dont on lui a appris à réagir, les pressions extérieures qui s'exercent sur elle.
- Demandez-vous comment, de son côté, cette personne vous voit, et quelle opinion de vous elle a pu se forger - peut-être à tort.
- Après avoir passé suffisamment de temps dans la peau de cette personne pour avoir le sentiment de la comprendre, revenez à votre place et regardez-la avec des yeux nouveaux. Voyez-vous un moyen de traiter désormais avec elle de façon plus sereine? 
- Retenez cette impression une ou deux minutes.

On peut utiliser le même principe pour traiter avec les emmerdeurs ponctuels. Par exemple, quand je tombe sur un prestataire de services mal luné, j'essaie de me dire que c'est sa hiérarchie qui l'oblige à faire des trucs absurdes, ou qu'il est en train de passer une très mauvaise journée pour des raisons qui ne dépendent pas de moi. Peut-être que sa femme vient de demander le divorce ou que son gamin est à l'hôpital et qu'il est malade d'inquiétude. Ca ne marche pas à tous les coups - surtout quand je suis moi-même mal lunée à la base - mais parfois, ça m'incite à plus d'indulgence et ça me permet de rester zen.

A quoi ça sert? 
A sortir d'un point de vue égoïste et limité pour considérer une relation difficile de manière plus objective et, peut-être, arriver à mieux la vivre.

Avec qui êtes-vous enfermée dans une relation conflictuelle? Quelles justifications pouvez-vous donner au comportement de cette personne, si vous essayez d'y réfléchir objectivement?

Rencontre de lectrices à Paris le 17 novembre


Quand j'ai lancé l'idée d'une rencontre de lectrices à Paris, une quinzaine de personnes s'étaient dites intéressées et disponibles. La date approchant, j'aurais besoin:
1/ que ces personnes me confirment leur présence dans les commentaires
2/ que l'une d'elles se dévoue pour proposer et réserver un endroit susceptible de nous accueillir ce dimanche après-midi entre 15h et 17h environ (je reprends le train gare du Nord vers 18h30).  Un salon de thé serait idéal. 
A bientôt j'espère!

vendredi 18 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #19: Simplifiez-vous le dîner




Si une minorité de bienheureux aime sincèrement cuisiner, pour la plupart des gens, préparer des repas vaguement équilibrés jour après jour s'apparente plutôt à une corvée. Ce week-end, je vous propose de vous simplifier la vie en optant pour:
- Un repas fromage. Un assortiment composé par votre fromager, un bon pain de campagne, une salade verte, une bouteille de vin rouge et une autre de vin blanc, et hop!
- Une raclette, une pierrade, des croque-monsieur ou des mini-crêpes selon la fonction de l'appareil qui dort au fond de la troisième étagère de votre placard de gauche. 
- Un plateau-télé de trucs qui se mangent avec les doigts. Si vous voulez éviter la junk food, pourquoi ne pas préparer quelques tartinades vite faites? (Vous trouverez des suggestions de recettes ici et .) Quelques tranches de pain grillé, des bâtonnets de carotte ou de concombre pour tremper dedans, et vous voilà paré.
- Une livraison de sushi et de maki (nous sommes très satisfaits de ceux proposés par la chaîne Sushi Shop, présente en France et en Belgique). Ou de bouffe thaïe, ou de pizzas selon les options disponibles par chez vous. 
- Un dîner/petit-déjeuner. Chocolat chaud + viennoiseries + confiture maison. Yaourt + muesli + fruits frais. Pancakes + sirop d'érable. Gâteau maison + crème fouettée. Délicieusement transgressif aussi bien pour les petits que pour les grands. 
- Un buffet bonne franquette. Invitez autant d'amis que vous pouvez en caser dans votre salon, et demandez-leur à chacun d'apporter un truc facile à manger du genre salade composée ou tarte salée. Vous pouvez même en faire une tradition dans votre groupe, en vous retrouvant tous les 2ème samedi du mois chez une personne différente à chaque fois. 

A quoi ça sert? 
A donner au repas du samedi un soir un côté festif sans chichis qui vous laissera le temps de mieux profiter de votre week-end.

Dites-nous ce que vous préparez à manger quand vous avez envie de vous faire plaisir sans vous prendre la tête. 

jeudi 17 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #18: Prenez-vous pour une rock star




Créez-vous une playlist de morceaux qui vous donnent la pêche et une envie irrésistible de danser. 

Avant de partir au travail (ou à tout autre moment où vous avez besoin d'être boostée un peu), écoutez un des morceaux à fond, beuglez les paroles dans une spatule en bois ou une brosse à cheveux, faites des bonds dans tous les sens, jouez de l'air guitar sur le refrain, déhanchez-vous comme une rock star devant une foule imaginaire en délire. 

Recommencez aussi souvent que nécessaire.

Et si vous n'êtes pas très rock, ça marche aussi avec la salsa ou toute autre musique qui donne envie de bouger son corps!

A quoi ça sert?
Peu de choses sont aussi efficaces que la musique pour modifier l'humeur en un clin d'oeil. Et peu d'activités physiques sont aussi agréables que danser comme une dératée quand personne ne vous regarde. 

Sur ma play list "rock star", il y a entre autres:
- Holiday de Green Day
- Song 2 de Blur
- Welcome to the jungle de Guns'n'Roses
- I love rock'n'roll de Joan Jett
- Going under d'Evanescence
- Fingers de Pink
- User friendly de Marylin Manson
- Knights of Cydonia de Muse
- Four horses de Christian Death
- U being U d'Anouk
- Run to the hills d'Iron Maiden
- Enter Sandman de Metallica
- Rock you like a hurricane de Scorpions
- Two spaces de Frank Black
- Pretend we're dead de L7
- Take me out de Franz Ferdinand

Et sur la vôtre, il y a quoi?

Le fantôme du calendrier




D'abord, le premier Noël où il reste une place vide à table. 
Puis la première année qui commence avec une famille amputée. 
Mon premier anniversaire de demi-orpheline.
Le premier anniversaire de mariage de mes parents qui ne sont plus qu'un.
La première fête des pères sans personne à qui la souhaiter.  
Son premier anniversaire manqué - les 67 ans qu'il n'aura jamais. 
Et ce soir, le premier anniversaire de ce coup de fil de ma soeur m'annonçant qu'il avait cessé de respirer. 
Entre ça, les dates ordinaires, le 14 novembre, le 7 janvier, le 3 mai, le 10 juillet, le 29 septembre: tous les autres jours de cette première année d'absence qui s'achève. 
Un de chaque sans lui.
Aucun n'a diminué le vide. Aucun ne s'est écoulé sans que j'y pense et que des larmes amères me piquent les yeux.
Il est le fantôme qui hante désormais mon calendrier. 

mercredi 16 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #17: Trouvez-vous une chouette tenue d'intérieur




Dans les mois qui viennent, à cause des journées courtes et de la météo maussade, vous allez passer plus de temps chez vous. Autant le faire sans sacrifier un certain style. Trouvez-vous une chouette tenue d'intérieur, confortable mais pas hideuse. Sexy, ce sera peut-être difficile à moins de vouloir tripler votre facture de chauffage; par contre, il y a résolument moyen de trouver quelque chose de joli dans lequel vous ne serez pas frigorifiée. 

A quoi ça sert? 
C'est déjà un peu déprimant de se sentir "coincée à l'intérieur". N'en rajoutez pas en traînant en chaussettes trouées, vieux pull plein de bouloches, bas de pyjama à l'élastique pété et robe de chambre bibendumisante. 

Personnellement, je suis une grande adepte d'Etam Lingerie, où je trouve des pantalons de yoga parfaits pour une contorsionniste dans mon genre et des vestes d'intérieur toutes douces et raisonnablement mignonnes. (Pour les amatrices, ils ont aussi des pantoufles pas ringardes.) A ça, j'ajoute de grosses chaussettes avec un joli motif, et cet hiver pour la première fois, des chaussons en feutre rapportés de Finlande. 

Et vous, vous portez quoi quand vous restez chez vous? 

Concours "Notre secret": la gagnante!



La gagnante du livre est donc:
SURELLA

Je trouve amusant que le sort ait désigné l'une des rares personnes parmi les participants qui a une soeur jumelle dans la vraie vie!

Surella, j'attends que tu me communiques ton adresse postale à:
leroseetlenoir@hotmail.com
pour l'envoi de ton livre.

Thé Box Le Magnifique




Après les super-héros de septembre, changement d'ambiance avec Gatsby le magnifique! Pas forcément un thème qui m'interpelle, mais on s'en fout: l'essentiel, c'est le contenu de la boîte, et une fois de plus nous sommes gâtés!




Hors d'oeuvres, les goodies...
- 2 jolies cartes postales (j'adore celle avec les chaussures!)
- 3 sachets de thé à assembler soi-même (bof)

Plat de résistance, le thé!
- 1 grand sachet de Mango Margarita (vert à la citronnelle, à la menthe, au citron et à la mangue) de Verthéier (mmmh, pourquoi pas?)
- 1 grand sachet de La Luxure (noir au gingembre, à la cerise et à la rose) de Quai Sud (j'aime beaucoup la marque en général, mais entre le thé noir et la rose...)
- 4 sachets individuels d'Adagio: Blueberry White (blanc à la myrtille, ça se goûte!), Fruit Sangria (infusion contenant notamment de l'hibiscus, no way), Vanilla Rooibos (rooibos à la vanille: pas pour moi merci), Earl Grey (là aussi, je passe)
- 4 sachets individuels de la Compagnie Coloniale: 2 de thé vert au jasmin (un classique très apprécié), 2 de Darjeeling Himalaya (un classique pas du tout apprécié)
- 4 sachets individuels de Yogi Tea: L'Homme, Bonne Humeur et Joie de Vivre (infusions herbes et épices),  Energie Positive (canneberge et hibiscus); l'odeur qui s'en échappe me rappelle celle de la box Bollywood: pas du tout mon truc, donc
- une création de la Thé Box dans une mignonne petite boîte en métal ronde: le Gatsby, mélange de noir et d'oolong au champagne, au miel, à la fraise et au pamplemousse que ma curiosité me poussera sans doute à goûter malgré tout

Dessert, les gourmandises...
- 1 pâte d'amande bio (beurk)
- 5 chocolats Lindt individuels avec des parfums différents (le noir à la fleur de sel n'a pas survécu assez longtemps pour que je le prenne en photo, et il était délicieux)




Passons sur le fait qu'étant très difficile, je ne consommerai qu'une petite partie du contenu de la boîte. Je reste épatée par la capacité de la Thé Box à proposer mois après mois des thèmes originaux, des marques nouvelles et un assortiment toujours généreux. La nouveauté de la création maison est particulièrement bienvenue!

La Thé Box propose en ce moment deux boîtes hors abonnement qui ont l'air assez exceptionnelles: la Poilâne et la Mad Fashion. Si je n'étais pas supra fauchée en ce moment, je commanderais volontiers la seconde...

mardi 15 octobre 2013

CHALLENGE ANTI-MOROSITE #16: Etablissez une routine du soir




D'un côté, il y a la routine ennuyeuse, celle qui nous englue dans des habitudes pas spécialement plaisantes et nous fait vivre de nombreux moments en pilotage automatique. De l'autre, il y a la routine "doudou", celle qui offre de petites oasis de réconfort dans un quotidien souvent bousculé et pas toujours rigolo. 

Créez-vous une de ces routines pour le moment qui précède votre coucher. 
- 30 minutes (au moins) avant l'heure où vous souhaitez vous endormir, éteignez télévision et ordinateur. 
- Passez à la salle de bain et chouchoutez-vous en vous nettoyant le visage avec un produit tout doux, en prenant le temps de faire un massage facial, d'appliquer soigneusement un masque ou une crème de nuit. Terminez par un pschit d'une eau parfumée pour que son odeur délicieuse vous accompagne dans vos rêves (j'utilise l'huile sublime bois d'orange de Roger & Gallet, une vraie merveille...).
- Gardez sur votre table de nuit un petit carnet pour y noter les choses qui vous viendraient en tête une fois que vous êtes couchée: les idées que vous ne voulez pas oublier, les tâches à accomplir le lendemain et auxquelles vous venez juste de penser. 
- Si vous pratiquez cet exercice de manière régulière, listez vos petits bonheurs de la journée, histoire de la terminer sur un bilan positif. 
- Lisez quelques chapitres de votre bouquin en cours. 
- Après avoir éteint la lumière, si le sommeil tarde à venir et que vous tendez à ruminer, créez une diversion mentale en pensant à quelque chose d'agréable que vous ferez le lendemain ou dans un avenir proche.
- Comme remède contre l'insomnie, ma prof de visualisation préconise cet exercice: repassez-vous toute la journée écoulée à l'envers, le plus en détail possible. Je n'ai jamais testé, parce que je trouve le principe indiciblement ennuyeux, mais les gens qui le pratiquent disent qu'ils s'endorment toujours avant d'être arrivés au moment de leur réveil. 

A quoi ça sert?
Terminer la journée sur une note agréable. Ralentir le corps et apaiser l'esprit pour les préparer à une bonne nuit de sommeil régénérateur.

Quels sont vos trucs pour faire de votre coucher un moment serein?

Où je me lance dans la broderie pas mémère


A force d'admirer les créations de mes copines brodeuses, j'ai eu envie de me lancer à mon tour. Depuis des mois, je rumine l'idée d'un portrait du Capitaine Bisou (mon alter ego de bédé, en tenue de pirate), mais il faudrait que Chouchou me dessine le modèle, et il est super occupé en ce moment. J'ai donc décidé de faire plus simple pour commencer, et de tenter un des petits tableaux pas ringards de Subversive Cross Stitch

J'ai commandé mon kit début août; il m'a été envoyé début septembre - heureusement que je n'étais pas pressée. Je me suis lancée vendredi soir dans le cadre du challenge anti-morosité #12: "Essayez une activité nouvelle". En deux heures, j'avais brodé la petite phrase. Le lendemain après-midi, il m'a fallu environ 1h30 pour la guirlande de fleurs et l'oiseau de droite. Dimanche matin, enfin, j'ai terminé le second oiseau en 1h. Soit un total de 4h30 pour ce petit ouvrage. Clairement, la broderie est affaire de patience...




N'empêche que ça a été le coup de foudre. Ca n'avance pas vite, mais j'adore le côté "carré" du point de croix, cette impression de dessiner avec des pixels. Et on trouve vraiment des modèles sympas sur internet de nos jours. Par exemple, cette petite merveille que j'ai attaquée hier dans le train. 3h pour broder READ A FUCKI. Je ne dirais pas que je n'ai pas vu le temps passer du tout, mais au moins j'ai eu l'impression de ne pas le perdre. Je tiens peut-être enfin l'activité qui me fera arrêter de râler contre ces longs voyages!

Après, il va falloir trouver les cadres adéquats pour mettre mes "oeuvres" en valeur...