samedi 30 novembre 2013

Mes 7 objectifs de novembre: bilan




1. Instaurer le rituel "massage du vendredi soir"
L'idée, c'était quelque chose comme: après le dîner devant un épisode de série télé, on éteint les écrans et on va se mettre au lit. On se masse mutuellement, on discute ou on se fait des bisous histoire de reconnecter, et on s'endort de bonne heure pour récupérer de la semaine de boulot écoulée. Les deux premiers vendredi, on s'est massés mutuellement, on s'est dit "Mmmh, c'est vachement bien", et on s'est jetés sur nos écrans pour les rallumer. Le troisième vendredi, on était crevés, et Chouchou a réclamé un rain check. Le quatrième vendredi, plus personne n'en a reparlé. Bon, ben j'aurai essayé.
Taux de réussite: bof bof bof

2. Observer un mois de no buy
Dès la première semaine, j'ai dû investir dans des affaires de sport pour profiter mon abonnement à la salle de gym. Puis dans la foulée du concert d'Amanda Palmer, j'ai eu très envie de découvrir ses albums, et il était hors de question que je ne les paye pas même s'ils sont en téléchargement gratuit sur son site. Puis je me suis décidée à acheter l'iPhone dont je parlais depuis des mois. Puis tout un tas de bouquins ont crié mon nom si fort qu'il aurait été cruel de les abandonner là. Puis j'ai eu besoin d'un maxi-tricotin pour mon projet DIY suivant. Puis... Bref, un énorme fail. Clairement, la formule "no buy" ne me correspond pas. 
Taux de réussite: ça existe, les pourcentages négatifs? 

3. Faire ma compta pro d'octobre
C'est fait. Un peu à l'arrache sur la fin du mois, mais c'est fait.
Taux de réussite: 100%

4. Encadrer mes ouvrages au point de croix terminés
C'est fait, comme on a pu le voir ici
Taux de réussite: 100%

5. Tenter soit un ouvrage en broderie "classique", soit un ouvrage au tricotin
C'est fait aussi, comme on a pu le voir .
Taux de réussite: 100%

6. Relâcher le travel bug dragon trouvé à Venise
Nous n'avons eu l'occasion de faire du geocaching que lors de notre week-end à Paris, et sur les 3 caches découvertes, aucune n'était assez grande pour accueillir un travel bug. Le mois prochain à Toulouse, j'espère.
Taux de réussite: 0%

7. Trier/faire raccourcir mes pantalons de yoga
Comme je m'en sers de tenue d'intérieur, j'en possède tout un tas accumulé depuis des années. Au début, je les faisais raccourcir par ma couturière, puis j'ai arrêté par flemme. Résultat: 40 cm de tissu en trop qui balaie le sol à chacun de mes pas. Un peu cracra. Les plus vieux étaient tellement usés qu'on voyait au travers du tissu, ou avaient des trous et des ourlets effilochés. Bref, j'ai jeté les ancêtres, fait quelques reprises super moches aux "âge mûr" et un voyage chez la couturière pour arranger les jeunots.
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements:
- La reprise du sport avec un rythme de 3 cours collectifs par semaine pour le moment.
- L'organisation d'un swap cocooning à envoyer d'ici fin janvier.

Novembre 2013



jeudi 28 novembre 2013

Thé Box "Un thé à Saint-Pétersbourg"


Quand j'ai vu l'intitulé de la Thé Box de novembre, je me suis doutée qu'elle n'allait pas me convenir, étant donné que je n'aime pas les thés russes (qui sont généralement noirs). Mais sait-on jamais...




Une fois de plus, l'illustration à l'intérieur de la boîte est magnifique. Par contre, j'ai trouvé les deux cartes géantes aussi moches que peu pratiques. La boule à thé ornée d'une mini poupée russe est bien dans le thème, mais quand on est amateur de thé au point de s'abonner à une box sur ce thème, on est déjà équipé niveau matos, non?




Pour les thés:
- 1 grand sachet de mélange Baikail (oolong + noir) de George Cannon: son sort était scellé d'avance, je le ferais circuler à des gens qui l'apprécieront plus que moi. 
- 1 grand sachet de Noël à Moscou de lAutre Thé(vert aux épices, aux agrumes, à l'amande, à la pomme, à la vanille, à la cannelle, aux clous de girofle et à la rose): ah, tiens, un thé vert... qui réussit à rassembler à peu près tous les trucs que je déteste hormis le fenouil et la réglisse. 
- 1 grand sachet de thé vert bio fraise rhubarbe de Terre d'Oc: la bonne surprise de cette box, sans doute parce qu'elle n'est absolument pas dans le thème! Sauf qu'après l'avoir testé, je trouve ce thé assez fade et quelconque. 
- 4 sachets individuels de thé Angelina, 2 de oolong aux fruits exotiques et 2 de noir au cacao
- 6 sachets individuels de thé Damman Frères, 2 de Tourbillon (noir au marron glacé, au caramel, à la fleur d'oranger et à l'abricot confit, que je goûterai sans doute), 2 de Goût Russe (noir aux huiles essentielles d'agrumes) et 2 de Noël à Saint-Pétersbourg (noir à la pomme, à la poire, à la mirabelle, à la pêche et aux pétales de rose).
- 4 sachets individuels de thé Coffea, 1 noir vanille, 1 noir amande, 2 noir fruité




Pour les gourmandises:
- 4 carrés individuels de chocolat Coffea (2 lait-marshmallow, 2 noir-cannelle)
- 1 boîte de biscuits à tremper Goulibeur, pas mauvais du tout!

Une box qui me semble moins généreuse que les précédentes, et dont le contenu sera presque entièrement redistribué. 

Le défi de l'avent




Je n'aime pas Noël. 

Je me réjouis de toute occasion de passer du temps avec ma famille; en revanche, chaque année, je suis un peu plus indignée par l'orgie de consommation que cette fête engendre. Des kilomètres de papier cadeau qui finissent à la poubelle, des dizaines de jouets auxquels les enfants jettent à peine un coup d'oeil, des Prix Goncourt sans saveur destinés à prendre la poussière sur une étagère, des coffrets de DVD que le destinataire aurait très bien pu télécharger (légalement) pour ne pas encombrer ses étagères, sans oublier toute la panoplie des cadeaux faits par obligation et reçus sans plaisir parce qu'à côté de la plaque... Les excès de bouffe et d'alcool que l'on paiera par une silhouette empâtée et une énergie défaillante en janvier. L'obscène débauche d'achats inutiles à l'époque où les gens qui n'ont rien souffrent le plus cruellement. 

Je me doute bien que cette déclaration me range dans la catégorie des rabat-joie, des "qui ne savent pas s'amuser", voire des donneuses de leçon. Alors qu'en réalité, je déplore juste qu'une fête initialement placée sous le signe du partage soit devenu le symbole du consumérisme triomphant. Je pourrais me contenter de la snober comme je snobe (au hasard) la Saint-Valentin. Au lieu de ça, j'ai décidé de tenter d'y remettre un peu de sens. Je me demandais si ça vous intéresserait que, chaque matin entre le 1er et le 24 décembre, je publie une suggestion visant à célébrer Noël autrement: idées de cadeaux alternatifs, initiatives de partage, expressions de gratitude... Vous commencez à me connaître: je suis terre-à-terre; j'aime les actions rapides et gratifiantes. Donc, je ne proposerai rien de religieux ni de très compliqué - seulement des choses qui me paraissent dans l'esprit de Noël tel que je le conçois. Comme pendant le challenge anti-morosité, vous pourrez piocher dedans à votre gré et, si vous décidez de mettre en oeuvre telle ou telle idée, venir ensuite en parler dans les commentaires. 

Ca vous tente? 

mercredi 27 novembre 2013

"Esprit d'hiver"


Le matin de Noël, Holly se réveille avec le sentiment d'avoir eu une révélation très perturbante dans son sommeil. Elle aimerait prendre le temps de la coucher sur papier pour ne pas l'oublier, mais voilà: il est déjà tard, et ses invités vont bientôt arriver pour le déjeuner. Son mari Eric file à l'aéroport chercher ses parents. Mais le blizzard se lève; la neige bloque la voiture contenant sa belle-famille et pousse les autres convives à se décommander. Holly se retrouve seule chez elle avec Tatiana dite "Tatty", superbe adolescente de 15 ans qu'elle a adoptée en Sibérie. La mère ressasse des pensées confuses; la fille a un comportement étrange. Quelque chose cloche profondément dans cette maison, mais quoi?

Laura Kasischke fait partie des écrivains que j'apprécie au point de me dire régulièrement que je devrais explorer l'ensemble de leur bibliographie. Les matchs de la rentrée littéraire Price Minister m'ont permis de lire sa dernière parution en français. Comme tous les autres romans de l'auteur, "Esprit d'hiver" décortique la psyché de sa protagoniste de façon très intime - mais aussi biaisée, ménageant une grosse surprise pour la fin. Malgré la poésie du style, une inquiétude diffuse ne tarde pas à sourdre de chaque page. Les scènes du quotidien suscitent un trouble difficile à expliquer, qui joue avec les nerfs du lecteur. Ici, cette impression est encore renforcée par la neige qui isole Holly et Tatiana un jour où les réjouissances familiales sont habituellement de mise. Petit à petit, on découvre le passé douloureux de Holly et les circonstances particulières qui ont présidé à l'adoption de sa fille. Le malaise croît et se précise jusqu'à une conclusion qui coupe le souffle. Mon seul bémol - et ce n'est pas la première fois que je me fais cette réflexion -, c'est que l'écriture particulière de Laura Kasischke est très difficile à transposer en français, notamment pour les dialogues qui sonnent faux dans notre langue. Mais c'est peut-être mon métier qui me rend difficile!

Note: 17/20

lundi 25 novembre 2013

Instantanés parisiens




Nous n'avons guère fait de shopping, mais Chouchou qui a perdu 8 kilos récemment avait besoin de nouveaux jeans, alors nous sommes passés chez Uniqlo. Où, dans la cohue, il a perdu le bonnet que je lui avais amoureusement crocheté l'hiver dernier. J'étais super triste. En repassant devant le magasin quelques heures plus tard, j'ai eu l'idée de demander au vigile s'ils avaient un service des objets trouvés. Pas exactement, mais ils avaient bel et bien ramassé le bonnet de Chouchou, qu'ils nous ont promptement restitué. Pour un peu, je leur aurais sauté au cou et je leur aurais claqué une bise. A part ça, les sous-pulls Heattech se déclinant désormais dans plein de motifs sympas (notamment Orla Kiely, mais pas que), j'en ai acheté trois pour survivre à la rigueur de l'hiver bruxellois. Ce sera toujours plus glamour qu'un Damart. 




Puisque le géocaching a désormais remplacé le shopping dans la liste de nos activités de "voyage", nous nous sommes rendus dans la cour du Louvre pour y chercher le conteneur planqué dans la rainure de la mini-pyramide - et nous en avons profité pour faire une petite séance photo dont l'un des clichés illustrera sans doute bientôt une publication dans un magazine belge (mais chut!).




Sur l'Ile de la Cité, nous avons été tenus en échec par deux premières caches et par le froid glacial qui ne nous donnait guère envie de traîner dehors. Nous avons eu plus de chance sur le pont de l'Archevêché: alors que nous cherchions un conteneur noir au milieu des milliers de cadenas, Chouchou a repéré un cycliste qui tripotait quelque chose par-dessus la balustrade. Dès qu'il s'est éloigné, nous sommes allés voir... la cache était là, avec un logbook tout neuf dedans. Sans doute avions-nous croisé son propriétaire en pleine opération de maintenance. 




Les vitrines des grands magasins... Dans celle des Galeries Lafayette, une poupée rousse qui s'amuse avec des animaux en peluche dans différentes saynettes plus ou moins inspirées. Dans celles du Printemps, des nounours qui brandissent des lettres géantes épelant le mot PRADA, et des fringues à 3000€. Juste à côté, un vieil infirme qui fait la manche dans l'indifférence générale. J'en ai chialé de dégoût, de rage et d'envie de poser une bombe. "Mais enfin, c'est toi qui as voulu venir les voir, ces vitrines!" a protesté Chouchou. J'ai pas dit que j'avais toujours QUE des idées brillantes. 




A côté de ça, le Virgin des Champs-Elysées, où j'ai passé tant d'heures à fureter dans les rayons et à grignoter des choses délicieuses en bouquinant, n'existe plus désormais. Le Brentano's de l'avenue de l'Opéra, lieu autrefois mythique rempli jusqu'à la gueule d'ouvrages en anglais, ne propose plus que deux misérables présentoirs avec les dernières nouveautés dans la pièce du devant. Tout le reste du magasin est désormais envahi de cucuteries touristiques à paillettes. "De toute façon, vu comment l'édition va mal, ces endroits sont appelés à disparaître", m'assène Chouchou. Euh, merci pour les paroles réconfortantes. Par contre, Sephora marche toujours du feu de Dieu - mais pas grâce à moi, qui n'y mets plus les pieds. 




A ce stade-là, entre le froid glacial, le naufrage de la culture, la multiplication des sans-abris et la débauche de surconsommation qui me donne la nausée, j'étais assez tentée de me la jouer Thomas Dutronc et de me lancer dans un petit "J'aime plus Paris". Heureusement, Paris, c'est aussi les copains, retrouvés au Sir Winston pour un buffet brunch d'anthologie. La lumière était pourrie, et j'ai raté toutes les photos prises avec mon iPhone flambant neuf (que je ne suis pas encore certaine de garder...), mais c'était un moment aussi délicieux que le contenu de nos assiettes, plein de papotages et de grosses marrades. 




Et puis après ça, j'avais rendez-vous au Thé des Ecrivains pour une rencontre avec mes lectrices parisiennes. Là encore, l'éclairage du lieu et la disposition des tables auxquelles nous avions pris place se prêtaient mal à la prise de photos décentes. Mais j'ai adoré l'endroit, ses fleurs de thé blanc servies dans de petites théières en verre, sa belle sélection de livres et d'articles de papeterie maison, la gentillesse du personnel qui au lieu de nous pousser à la consommation nous a rapporté de l'eau chaude pour qu'on puisse faire infuser notre thé une seconde fois. Et c'était très sympa de mettre un visage sur certains pseudos, même s'il a été difficile de bavarder vraiment avec tout le monde. En plus, Crying Wall, la lectrice qui s'était occupée de la réservation, m'a offert un des tote bags renards d'Anne Montel, qui n'a pas quitté mon sac à main depuis. 

Ce que j'ai aimé de ce week-end à Paris: les magasins? Pas du tout. Le géocaching? Un peu. La bouffe? Beaucoup. Les gens? Passionnément. 

dimanche 24 novembre 2013

Où je croasse de satisfaction (et esquive les hobbits cannibales)


Illustration empruntée ici

Reprise du sport, semaine 3

Lundi: en principe je n'ai pas besoin d'aller au cours de Pilates de la prof qui parle un franglais bizarre pour atteindre mon quota hebdo, mais après un week-end parisien un peu chargé caloriquement, je m'y traîne quand même. Bien m'en prend: le cours d'aquagym du lendemain, sur lequel je comptais, est annulé pour cause de travaux dans la piscine. J'enchaîne docilement les exercices de gym posturale pendant lesquels "you must absolutely not cambrer le dos". A défaut d'autre chose, le rire intérieur fait travailler mes abdos.

Mardi: rien, donc.

Mercredi: le cours de Body & mind est dispensé par la prof de Pilates du lundi. Contrairement à ce que m'avait annoncé la réceptionniste, je n'y décèle aucune trace de tai chi. C'est, à 95%, du yoga classique. Pas désagréable, mais pas ce que je viens chercher dans cette salle. Je suis tout de même contente, pendant la posture du corbeau, d'arriver à décoller simultanément les deux pieds du sol l'espace d'une fraction de seconde - ce qui ne m'était pas arrivé depuis le millénaire dernier. Et vu que la piscine sera encore fermée demain, ça me permettra d'avoir quand même mon quota de séances hebdo. Dans l'après-midi, devant aller faire une course à quelques arrêts de bus, je décide de marcher malgré le vent glacial: ça fera toujours quelques calories de brûlées. Plus tard, au lieu du chocolat chaud qui me fait très envie, je commande un thé: ça fera toujours quelques calories de pas engrangées.

Jeudi: rien, donc.

Vendredi: cours de Pilates avec la prof que j'aime bien (et qui est sans doute une ancienne danseuse classique: certaines de ses attitudes la trahissent!). J'ai l'impression que certains exercices qui me posaient problème au début deviennent moins difficiles. Par contre, je supporte toujours assez mal de me regarder dans la glace en lycra intégral. Je me demande si je ne devrais pas tenter le tapis de course pour faire, non pas de la course (activité interdite à mes genoux foireux), mais du power walk. Le problème, c'est que je déteste écouter de la musique et que mes neurones vont crever d'ennui et se suicider en masse comme des lemmings si je leur inflige une épreuve pareille sans rien pour les occuper.

Samedi: pesée hebdomadaire. 67,9 kilos dont 41,2% de gras. Me happy. Pour fêter ça, et parce que notre cours de visualisation du samedi matin a été reporté au dimanche cette semaine, j'entraîne Chouchou à un cours de power yoga entre midi et deux. Même prof que le lundi et le mercredi, mais cette fois, c'est du sérieux. Entre les enchaînements de postures dynamiques sans répit et les postures immobiles pas très simples qu'il faut tenir une éternité, y'a du level. Chouchou capitule au bout de 25 mn. Je tiens toute l'heure, mais en faisant essentiellement de la figuration le dernier quart d'heure. C'est un très bon cours pour moi: je transpire, je bosse à fond, et j'ai encore une belle marge de progression. Dommage qu'il tombe en même temps que la visualisation de Claudia (qui me fait beaucoup de bien à un tout autre niveau); je ne vais pas pouvoir venir souvent. Pour la séquence rire du jour, durant la relaxation finale, la prof nous demande de "release your eyes in the hobbits". J'imagine qu'elle veut dire "orbits", mais si ça se trouve, Frodon est planqué dans un coin de la salle et il a envie d'une petite fricassée de globes oculaires. Je ne m'attarde pas pour vérifier.

Bilan: - 2 kilos et - 0,8% de gras depuis ma pesée initiale il y a trois semaines. Ca commence à bouger, je suis contente. Le prochain challenge, ce sera de garder une activité physique à Monpatelin où je descends mardi pour 10 jours et où il n'y a pas de salle de sport. J'ai acheté un élastique de Pilates dans l'idée de refaire les exercices seule chez moi, mais la motivation sera-t-elle au rendez-vous?

samedi 23 novembre 2013

La boîte d'Hortense de novembre


Après une première édition très réussie, qui m'avait été gracieusement offerte par la créatrice, je me suis abonnée à la boîte d'Hortense pour 3 mois, et j'avoue que j'étais très curieuse de voir ce que me réserverait la deuxième. 




Pour les thés:
- Un sachet de thé de Suzy, mélange maison de Sencha et de White Monkey avec des fleurs de violette et des framboises entières. En lisant la composition, j'ai immédiatement pensé au Bons Baisers de Paris de L'autre thé. Je l'ai goûté immédiatement, et j'ai été incapable de faire la différence entre les deux; ils sont identiques à un point troublant. Du moins suis-je certaine que ce thé de Suzy ne se gaspillera pas. 
- Un sachet de Maître Fang du Cha-Hû-Thé (boutiques belges situées à Louvain-la-Neuve et Waterloo): Sencha au citron vert, coco, fruits de la passion, roses rouges et gingembre - ce qui me semble être la à la fois le nom et la composition exacte d'un des mélanges de chez Theodor. Pas mal d'ingrédients dont je ne suis pas fan a priori, mais l'odeur très particulière m'intriguait, et je m'en suis fait une tasse le lendemain, juste pour voir. Etonnamment, je l'ai bien aimé. Du coup, je m'interroge: serais-je susceptible d'apprécier, disons, du bifteck de cheval en croûte de speculoos, ou de la salade céleri/fenouil/raisins secs? (Chers amis qui m'invitez parfois à dîner: ceci est une question purement rhétorique; merci, bisous.)
- 6 sachets individuels de Lov Organic: 2 infusions Lovely Night, 2 mélanges d'épices et de plantes Lov Is Good, 2 rooibos à l'amande. Toutes ces tisanes sont issues de l'agriculture biologique. 
- 1 fleur de thé vert jasmin-amarante Shibao n°13, "Amour Eternel". Ca tombe bien, j'ai trouvé une jolie petite théière en verre le week-end dernier à la boutique du Thé des Ecrivains, où a eu lieu la rencontre de lectrices sur Paris; je vais pouvoir la baptiser sans attendre!




Pour les gourmandises: 
- Un assortiment de 12 chocolats Dolfin (marque belge): 3 lait-speculoos, 3 lait-noisette, 3 noir-poivre rose, 3 noir-orange. 

Pour compléter la boîte, des fiches préparées par des blogueuses invitées:
- En anglais, la recette du Raspberry & Speculoos Bread Pudding
- En français, les règles d'un cocktail mémorable
- En néerlandais, euh... un truc qui s'appelle Snow White Glamour
- En français, la présentation d'un shampoing bio concocté par la boutique bruxelloise Senz

Dans cette deuxième boîte peut-être un rien moins surprenante que la première, je continue à apprécier l'originalité des thés, la présence d'une marque bio et le choix de mettre en avant des produits belges. Pour moi, jusqu'ici, Hortense a tout bon!

jeudi 21 novembre 2013

Appel à témoignage: scolariser un jeune enfant diabétique en Belgique




Un couple d'amis, actuellement domiciliés en région parisienne, rencontrent d'énormes difficultés pour parvenir à scolariser leur petit garçon de 3 ans diabétique et équipé d'une pompe à insuline. En gros, les instits ne veulent pas prendre la responsabilité de faire et d'interpréter les dextros, et ils n'arrivent pas à obtenir qu'une infirmière vienne chaque jour à l'école à heure fixe pour s'en charger. Ils ont déjà tapé à toutes les portes possibles et imaginables en France, sans succès. La situation est très pesante pour eux et pour leur fils. 

Du coup, comme ils auraient éventuellement une opportunité de venir s'installer à Bruxelles, ils se demandent si ça se passe mieux ici qu'en France. Si vous êtes vous-même parent de jeune enfant diabétique scolarisé en Belgique, votre témoignage pourrait être précieux pour eux. Le mari devant par ailleurs subir des perfusions d'immunodépresseurs tous les deux mois, ils aimeraient savoir comment se déroule ici la prise en charge de soins complexes: est-ce que c'est un casse-tête, ou pas trop? Merci d'avance pour les renseignements que vous pourrez leur fournir dans les commentaires de ce billet! 

Un test de maxi-tricotin raté, et un deuxième mandala réussi


Mardi, j'ai passé trois heures à me battre en vain contre le maxi-tricotin en S acheté la semaine précédente chez Veritas. Je pensais l'utiliser pour fabriquer un plaid, mais la laine bleue chinée sur laquelle j'avais jeté mon dévolu était visiblement trop grosse par rapport à l'écartement des chevilles. Même en variant la tension et le point, je n'ai jamais réussi à obtenir un résultat satisfaisant. Et bien entendu, contrairement à celles de mon tricotin rectangulaire, les chevilles étaient fixes, de sorte que je ne pouvais pas en retirer une sur deux pour obtenir un ouvrage plus souple. J'aurais pu changer de laine pour en prendre une plus fine, mais le maniement de l'engin étant au final peu agréable (il faut le tourner tout le temps, et je trouve difficile de manoeuvrer le crochet dans les courbes), j'ai plutôt décidé de le rapporter au magasin. 

Du coup, ma frustration était grande. Trois heures de travail sans avoir rien produit au final! "Faire et défaire, c'est toujours faire", m'a doctement rappelé Chouchou. "Tu parles. Faire et défaire, c'est toujours défaire, oui!", ai-je grommelé. "Chaque échec te rapproche un peu plus de la réussite", a-t-il insisté en éternel optimiste. "Chaque échec me rapproche un peu plus du moment où je vais sauvagement piétiner quelque chose en jurant comme un marin", ai-je rétorqué en éternelle impatiente. J'avais besoin d'un ouvrage facile et rapide à réaliser, pour ne pas rester sur l'impression d'avoir perdu mon après-midi. Alors, je me suis attelée à la confection d'un deuxième mandala trouvé dans le dernier numéro de Simple Crochet.




Les couleurs "hivernales" du modèle (bleu ciel, vert d'eau, ficelle...) ne me plaisaient pas; je me suis donc empressée de les remplacer par d'autres que j'aime davantage. Pour le fil, j'ai pioché dans mon stock de Rowan Handknit Cotton, et pour le crochet, j'ai utilisé un n°5 à la place du n°4 préconisé, parce que je sais que je travaille hyper serré. Il m'a fallu environ deux heures et demi pour terminer. Mon point popcorn (la partie rouge) n'est pas super réussi, mais ceci mis à part, j'aime énormément le résultat!

mercredi 20 novembre 2013

"Les petits pains de la pleine lune"


"Comme dans toute bonne boulangerie-pâtisserie, il y en a pour tous les goûts dans ce petit livre: du mystère, des choses graves, de l'humour (noir), de la tendresse (cachée). Le héros est un jeune garçon coréen. Sa mère s'est suicidée quand il était enfant et sa belle-mère le harcèle moralement. Un jour, il s'enfuit de chez lui et trouve refuge dans une pâtisserie, lui qui n'était pourtant pas fan de gâteaux! Là, il fait la connaissance d'une fille pas comme les autres, Oiseau-Bleu, et d'un pâtissier un peu sorcier. Car dans cette boutique vraiment banale en apparence, on confectionne des gâteaux aux pouvoirs étonnants qui sont vendus sur internet. Mais attention! N'oubliez pas que la magie peut toujours se retourner contre vous."

De la bouffe et de la magie. Comment aurais-je pu résister à une telle promesse? Pourtant, "Les petits pains de la pleine lune" m'a surprise par sa noirceur. Le héros mène une vie difficile, et sa rencontre avec le magicien créateur de gâteaux qui changent le cours des choses va lui apprendre qu'on ne peut rien faire pour modifier son destin - voire qu'en essayant, on réussit juste à aggraver la situation. "La plupart des gens acceptent ce que la vie leur réserve: les blessures, la perte de leur logement, les conflits. Aussi me suis-je abstenue d'assaisonner mon roman de notes optimistes, comme la guérison, la réconciliation ou l'espoir en l'avenir", écrit l'auteure à la fin de son roman. Euh. OK. C'est donc un peu le contraire d'un feel-good book. Pourtant, je l'ai lu très vite et beaucoup aimé, sans doute pour son côté fantastique qui m'a fait visualiser des personnages et des décors sortis tout droit d'un manga de Clamp. Malgré des événements dérangeants, le mélange de sordide et de merveilleux m'a laissé en bouche un goût sans doute aussi particulier que celui des étranges pâtisseries de Wizard Bakery. Une lecture à part.

Aki: à la (re)découverte des okonomiyaki


Dans la rue Sainte-Anne, on trouve des dizaines de restaurants japonais qui vont du plus insipidement européanisé au plus délicieusement authentique. Depuis des années, je suis une fidèle cliente du Higuma, qui est un peu ma cantine sur Paris. Et voilà qu'on m'apprend que quelques numéros plus loin, un autre établissement nommé Aki a pour spécialité les okonomiyaki, un de mes plats préférés dans la cuisine nippone! Forcément, j'étais obligée d'aller tester. 




Pour les non-initiés, les okonomiyaki sont une sorte de croisement entre pizza et omelette. On fait cuire une base de pâte (oeuf + chou) sur une plaque chauffante, puis on l'agrémente de diverses garnitures et sur le dessus, on ajoute des croisillons de deux sauces différentes ainsi que de la bonite séchée qui danse sous l'effet de la chaleur. La première fois que j'en ai entendu parler, c'était en lisant "Ranma 1/2" (une des copines du héros tenait un stand qui ne vendait que ça), et ça m'avait intriguée. La première fois que j'en ai mangé, c'était au Japon. La plaque chauffante était au milieu de la table, on m'a apporté les ingrédients entassés dans un bol sans la moindre explication, et j'ai pris pris peur à la vue des pelures de bonite qui se tortillaient toutes seules. La serveuse a eu pitié et m'a fait cuire mon plat. C'était délicieux; depuis, je suis fan et ne rate jamais une occasion d'en manger. 




Chez Aki, donc, c'est un cuisinier qui prépare l'ensemble des okonomiyaki de la clientèle, sur un comptoir chauffant situé au sous-sol. Et bien que ce soit la spécialité de la maison, le restaurant propose tout un tas d'autres plats (notamment les classiques don) et des formules à prix ultra démocratique. En guise d'entrée ce jour-là, j'ai pris une demi-portion de teriyaki don avant mon okonomiyaki au porc, tandis que d'autres convives goûtaient les edamame, les boulettes de poulpe ou les croquettes de pomme de terre frites, puis les okonomiyaki aux fruits de mer ou à la crevette et au fromage. Si nous avions pas mal attendu avant d'obtenir une table, nous avons ensuite été servis plutôt rapidement. Et tout était savoureux. Alors certes, les okonomiyaki ne sont pas ce que la cuisine japonaise a produit de plus subtil. Mais parfois, quand on a passé la journée à se geler dehors, c'est bien agréable de manger un petit plat roboratif!

Aki
11, rue Sainte-Anne
75001 Paris
Fermé le dimanche
CB à partir de 25€

mardi 19 novembre 2013

"Andrea's book: carnets du quotidien"


Alors que je me baladais dans le Drugstore Publicis pour tuer un quart d'heure avant un rendez-vous, mon regard a été attiré par la couverture d'un livre qui ressemblait fort à un carnet Moleskine - même format, même élastique de fermeture. Des petits carreaux, une chaussure à bride verte, un jouet pour chat. Intriguée, j'ai feuillé l'objet... et je l'ai immédiatement emporté à la caisse. 

Andrea Joseph est galloise et illustratrice autodidacte. Ce qui dégoûte un tout petit peu quand on voit la beauté et la minutie de ses croquis. Mais plus que par sa virtuosité technique, j'ai été séduite par le regard qu'elle porte sur le quotidien et sa façon de le documenter (une de mes marottes, au cas où vous ne vous en seriez pas aperçus). Je suis particulièrement fan de ses portraits de chaussures - je me suis jadis risquée à l'exercice, certes avec beaucoup moins de talent -, de ses collections de petits objets et de ses intérieurs en perspective bizarre qui me font un peu penser à ceux de Florent Chavouet. Une très jolie découverte à prolonger (ou à anticiper!) sur le blog de l'auteur.

East Side Burgers, un vrai fast-food végétarien




Parmi les adresses que je voulais tester lors de notre week-end à Paris, il y avait ce fast-food végétarien/vegan dont j'avais lu le plus grand bien. Lorsque nous y sommes arrivés samedi vers midi et demie, la minuscule salle en sous-sol était déjà complète, mais alléchés par le menu, nous avons attendu patiemment que deux places se libèrent avant de commander des menus burgers: Popeye pour moi (steak de tofu aux épinards, crème de chèvre, oignons rouges, salade) et Basque pour Chouchou (steak de tofu, cheddar, poivrons rouges, tomate, salade), plus deux portions de frites maison. 




Le choix n'était pas évident: il y avait aussi des hot-dogs (oui oui), des tartes salées très appétissantes et plein de gâteaux qui ne l'étaient pas moins (mis à part l'inévitable cheesecake à la croûte en spéculoos), mais je supposais à juste titre que je n'aurais pas assez faim pour un dessert. Sans compter que je ne me souviens plus si je vous en ai parlé récemment, mais je suis déjà composée de gras à 42%, et il ne me semblait pas utile d'en rajouter. Addition avec deux boissons: 18€, sourire du personnel en prime. 




En bas, donc, moins d'une vingtaine de places dans une salle aux murs de brique. Il faut parfois accepter de partager sa table avec des inconnus. La personne qui tient la caisse vous appelle par haut-parleur quand votre commande est prête et que vous pouvez remonter la chercher. Le wifi est gratuit (mot de passe: miammiam!), et à la fin du repas, on dépose les bouchons en plastique dans un panier pour le recyclage. 




Oui, mais est-ce que c'est bon, me direz-vous? Si je jugeais un burger gastronomique comme on les vend entre 15 et 20€ dans les restos de nos jours, je dirais que le steak de tofu n'a pas tellement de goût, qu'en revanche celui du chèvre est un poil trop présent, et que les frites sont tellement courtes que j'ai un mal fou à les attraper (j'ai peut-être hérité de la fin de la fournée?). Mais nous sommes bien dans un fast-food, et je trouve ce que je mange cent fois meilleur qu'un McDo. Je ne pense pas que les qualités gustatives de ce menu suffiraient à convaincre un "viandard". Pour un végétarien, en revanche, c'est très agréable de pouvoir manger un truc sain (et digeste...) sur le pouce sans se ruiner. Et l'endroit est vraiment sympa. 



60 bd Voltaire
75011 Paris
Métro St-Ambroise, ligne 9
Fermé dimanche et lundi


lundi 18 novembre 2013

Un swap cocooning, ça vous dit?





La météo d'hiver est arrivée. Pluie, frimas et températures misérables jusqu'à fin mars - chouette. Pour passer les mois à venir de manière un peu plus agréable, que diriez-vous de concocter et de recevoir un paquet spécial cocooning? Les règles sont les suivantes:

- Peuvent participer les personnes que je connais un minimum, soit IRL, soit parce qu'elles ont déjà fait un des swaps précédents, soit parce qu'elles commentent ici ou sur la page Facebook du blog. Le but est d'éviter que la personne se volatilise d'internet après avoir reçu le colis de sa swapeuse, mais avant d'avoir envoyé celui de sa swapée, comme c'est hélas arrivé l'été dernier. 

- Les inscriptions se font par mail jusqu'à dimanche 24 novembre midi. Répondez au mini-questionnaire ci-dessous et faites-moi un copié-collé dans le texte de votre message: 
1/ Présentez-vous rapidement (sauf si on se connaît IRL).
2/ Où habitez-vous (pays + ville; je n'ai pas besoin de votre adresse exacte)? Etes-vous prête à envoyer un colis à l'étranger? 
3/ Citez une dizaine de choses que vous aimez (ex: le thé, le Japon, les histoires de zombies, le vernis à ongles, la bouffe libanaise...), ceci pour me permettre de vous attribuer une binôme avec qui vous aurez quelques goûts communs.
4/ Si vous avez déjà participé à d'autres swaps sur mon blog, merci de me rappeler qui vous avez swapé et par qui vous avez été swapée. Si vous ne souhaitez pas être associée à une personne en particulier, merci de me le préciser aussi. 

- Une fois les inscriptions clôturées, je formerai des binômes et mettrai chacune en contact par mail avec sa correspondante. Vous pourrez ainsi dialoguer et vous poser des questions pour mieux cerner vos goûts mutuels. Le système de boucle, que j'employais pour les swaps de l'an dernier, était beaucoup plus lourd à gérer pour moi et exempt de réciprocité. Celui des binômes a permis quelques jolies rencontres pendant les swaps gourmand, créatif, bonne humeur et bio; c'est pourquoi j'ai décidé de le conserver cette fois encore. 

- Le paquet que vous préparerez devra contenir 1 carte et 4 objets à choisir parmi la liste suivante (autrement dit, vous pouvez éliminer celui des 5 qui vous inspire le moins ou vous semble le moins convenir à votre binôme):
A. Pour le corps, quelque chose qui se porte (écharpe, bonnet, chaussettes...)
B. Pour l'âme, quelque chose qui se lit (roman à l'atmosphère "douillette", ouvrage de développement personnel à thème positif...)
C. Pour la peau, quelque chose qui se tartine dessus (crème à la texture fondante, masque à l'odeur divine...)
D. Pour les papilles, quelque chose qui se boit ou se mange (thé, café, chocolat...)
E. Pour la maison, quelque chose qui évoque douceur, chaleur et bien-être (bougie parfumée, petit brol déco à thène hivernal, joli mug...)
Les suggestions entre parenthèses ne sont que des exemples; n'hésitez pas à interpréter la consigne à votre façon.
Les créations personnelles sont toujours bienvenues, mais nullement obligatoires. 

- Sauf arrangement individuel avec votre correspondante, ce paquet devra être expédié au plus tard le vendredi 31 janvier 2014. Je vous laisse un délai plus long que d'habitude à cause des fêtes de fin d'année, et pour que celles qui veulent fabriquer quelque chose de leurs mains en aient le temps. 

J'attends vos inscriptions. Vous avez toute la semaine pour vous manifester, mais comme il faut un nombre pair de participantes, si vous êtes la dernière, je risque de devoir vous dire non pour cette fois. Donc, pensez à me mailer dès que vous êtes décidée!

samedi 16 novembre 2013

Où je me jette courageusement à l'eau (froide)




Reprise du sport, semaine 2


Lundi: c'est férié, pas de cours collectifs à la salle, je me passerai donc de Pilates. 

Mardi: je teste l'aquagym. Alors que je déteste l'eau, que je nage comme un fer à repasser et que mon coloriste me tuera s'il apprend que je fais tremper mon roux intensément artificiel dans le chlore deux fois par semaine. Bon point: il y a des élèves de tous les âges et de toutes les corpulences. L'une d'elles doit bien avoir 10 ans et 30 kilos de plus que moi, et elle est en bikini ficelle orange avec un truc qui brille dans le nombril. Clairement, mon modeste une-pièce noir et moi-même n'avons aucune raison de complexer. Mauvais point: l'eau est froide ("D'habitude, elle est meilleure que ça", m'assurent les habituées: c'est bien ma veine), et même dans l'extrémité la moins profonde du bassin, je touche à peine le fond avec la pointe des pieds. Et les moins d'un mètre soixante, ils font comment - ils se noient? Glublulubbb. On attaque sur "Billie Jean" sortant d'un vieux magnéto pourri dont le son se réverbère sur les parois de la piscine couverte et à la surface de l'eau. Je suis surprise que mes tympans ne se mettent pas tout de suite à saigner. Le prof a l'air jeune, mais en fait, je n'en sais trop rien parce que je n'y vois pas à trois mètres sans mes lunettes. Dans le grand flou artistique qui m'enveloppe, j'arrive quand même  suivre. Bon, c'est pas non plus la chorégraphie du Lac des Cygnes. Les mouvements sont assez basiques, mais variés, et surtout, ils s'enchaînent sans aucun temps mort pendant trois quarts d'heure. La résistance de l'eau empêche qu'on se fasse mal; je suis un peu essoufflée et j'ai les muscles qui brûlent, mais je sens que mon rythme cardiaque est dans la bonne zone, celle où on travaille de manière efficace sans forcer exagérément. Bon. Va pour l'aquagym. 

Mercredi: aucun cours qui me convient a priori ce jour-là, mais il faudra quand même que je me renseigne: c'est quoi, le "body & mind"? L'intitulé est assez fumeux pour que ça puisse me plaire. 

Jeudi: re-aquagym. La température de l'eau est correcte aujourd'hui: 31°. Par contre, on est censé commencer à 12h30, et le prof arrive à 12h38. Je veux pas faire ma psychorigide des horaires, mais zut, quoi. Le cours dure seulement trois quarts d'heure, et c'est le seul qu'il faut payer en plus de l'abonnement à la salle. Est-ce trop demander qu'il ne soit pas partiellement tronqué? J'espère que ça n'arrivera pas trop souvent. Mais les 37 minutes qui restent sont vraiment bien, avec des exercices différents de ceux de mardi et un rythme encore plus soutenu. A la fin, j'ai mal un peu partout - pas une douleur aiguë, mais une bonne grosse lassitude profonde. Je meurs d'envie de faire une sieste. Incapable de bosser, je sors faire un tour pour me réveiller. Pas glop, avec tout le boulot que j'ai...

Vendredi: cours de Pilates avec la plus chouette des trois profs de la salle. Je me force à y aller, parce que je n'ai pas spécialement la pêche et qu'un millier d'autres choses réclament mon attention. Et en sortant, c'est l'inverse d'hier, je me sens beaucoup plus tonique, tout à fait d'attaque pour un après-midi productif. Par ailleurs, le cours de "body & mind" est, selon l'une des réceptionnistes, un mélange "de Pilates, de tai chi et de yoga, avec un peu plus l'accent sur le Pilates quand même". A tester la semaine prochaine, donc. 

Samedi: je me pèse vite fait avant d'aller prendre le Thalys. 68,7 kilos, dont 42% de gras. WTF?

Bilan: Je me demande un peu à quoi ça sert que Ducros y se décarcasse. Ce (non-)résultat renforce mon impression tenace que les antidépresseurs pris il y a quelques années ont complètement déréglé mon set point, et que je n'arriverai plus jamais à maigrir - sauf à faire des efforts intensifs et intenables sur la durée. Si je n'étais pas aussi bien placée pour compatir au sort des clients de la SNCF, je me jetterais sous ce Thalys au lieu de le prendre. Grumpf. 

jeudi 14 novembre 2013

Une écharpe au tricotin




J'avais besoin d'un ouvrage pour m'occuper en attendant l'arrivée du kit de broderie über-cute commandé aux Zuess. J'ai donc filé chez Schleiper acheter un maxi-tricotin à couverture repéré quelques semaines plus tôt. Bien entendu, il était en rupture de stock. Je me suis rabattue sur le plus grand modèle rectangulaire. Et quand j'ai voulu le tester avec le fil géant d'un joli vert d'eau acheté exprès chez Veritas... le drame. Mode d'emploi illisible. Une seule solution: regarder des tutoriels vidéo sur Youtube (activité qui figure dans mon Top 10 personnel des occupations les plus haïes de tous les temps). Je me suis infligé un certain nombre de tricotineurs bien intentionnés, mais incompréhensibles dans leurs explications ou incapables de travailler à l'intérieur du cadre filmé, avant de tomber enfin là-dessus


(Il existe des tas d'autres points, et on peut aussi travailler sur une épaisseur simple plutôt que double, 
mais j'aimais bien l'aspect de celui-là, côtelé sur un côté et "grillagé" de l'autre.)

Déception: même tricotiné un picot sur deux, mon fil géant donnait un ouvrage super raide. J'ai passé trois heures à faire des essais inutiles avant d'exhumer de mon panier à pelotes la Debbie Bliss Donegal Luxury Tweed Chunky, avec laquelle j'avais déjà crocheté un bonnet pour Chouchou l'an dernier. Il me restait un tout petit bout de rouge clair, un écheveau rouge foncé entamé et un écheveau aubergine entier. Six heures environ m'ont été nécessaires pour réaliser l'écharpe que vous voyez sur les photos. Le tricotin me force à travailler beaucoup plus lâche que je n'en ai l'habitude, et au début ça m'a pas mal perturbée. Mais j'adore le résultat malgré son côté un peu irrégulier. Sans doute parce que je raffole de ce fil chiné à grosseur variable, surtout l'aubergine avec ses petits "éclats" rouges, verts et blancs. Très souple et toute douce, cette écharpe s'annonce vraiment agréable à porter. 



mercredi 13 novembre 2013

Muesli maison pauvre en gluten


J'évite le gluten autant que possible, et le raisin sec est mon ennemi juré. Dans ces conditions, difficile de trouver un muesli à mon goût. Aussi ai-je décidé d'en fabriquer moi-même avec des ingrédients triés sur le volet. Ce n'est pas bien difficile: il suffit de tout mélanger avec les mains dans un grand saladier, puis de transvaser dans une boîte hermétiquement fermée pour la conservation.




Pour cette première tentative, j'ai choisi...
2 céréales sous forme de flocons:
- Quinoa (250g)
- Epeautre (500g)
2 graines:
- Tournesol (250g)
- Potiron (200g)
2 fruits secs coupés en petits morceaux:
- Abricots (200g)
- Pommes (75g)

Je trouve le résultat pas mal du tout, goûteux et pas trop sucré à la fois. Ce qui tombe bien, vu la quantité que j'en ai préparée!

Tous les ingrédients sont bio, de la marque Horizon et ont été achetés à Bruxelles au magasin Shanti.

mardi 12 novembre 2013

"Bron/broen" saison 1


Une nuit, une panne de courant de moins d'une minute se produit sur l'immense pont qui relie Copenhague à Malmö. Quand les lumières se rallument, le corps d'une politicienne gît précisément sur la démarcation frontalière entre le Danemark et la Suède. Un enquêteur de chaque pays est dépêché sur les lieux. Côté Suède, Saga Norèn, blonde froide procédurière à mort et légèrement autiste. Côté Danemark, Martin Rohde, nounours affable partisan du mensonge qui arrondit les angles. Bien que tout les oppose, ils vont devoir collaborer pour élucider ce qui n'est que le début d'une série de crimes orchestrés de longue date - et avec une maestria époustouflante. 

J'ai récupéré la première saison de Bron/Broen ("Le pont" en danois et en suédois) pendant l'été 2012. Mais à l'époque, je ne me sentais pas capable de regarder une série réputée aussi noire. J'ai donc attendu cet automne pour la visionner enfin, et j'ai bien fait, car elle ne laisse pas le spectateur indemne. 

Comme on peut s'y attendre dans le cas d'un thriller, certaines scènes  de crime  - ou d'autopsie... - sont assez difficiles à avaler. Cependant, c'est surtout l'atmosphère que j'ai trouvé oppressante, voire glauque par moments. D'une part, à cause des problèmes sociaux évoqués (prostitution, sans-abris, maladie mentale, immigration, inégalités devant la loi...). Les Scandinaves sont vraiment doués pour montrer des choses très dures et très réalistes, sans jamais verser dans le racolage ni la complaisance crasse. D'autre part, à cause de la mise en scène. Jamais la moindre couleur vive n'apparaît à l'écran; le ciel est toujours gris, la lumière toujours blafarde et les personnages portent toujours des vêtements ternes. L'architecture des deux villes scandinaves est filmée de telle manière qu'on a l'impression de suffoquer au milieu de cubes de béton, de métal et de verre. J'ai visité Copenhague et Malmö, et si je n'avais pas su que l'action se déroulait là-bas, jamais je ne les aurais reconnues. Formellement, même pour quelqu'un comme moi qui fait très peu attention à la partie "technique" d'une oeuvre de télé ou de cinéma, c'est impressionnant.

Quant à l'histoire, elle part sur des bases plutôt classiques: un tueur en série d'une intelligence diabolique, traqué par deux flics aux tempéraments opposés... Si elle parvient à tenir en haleine sur la longueur, c'est un peu parce que la dynamique Saga-Martin est diablement efficace, et beaucoup parce que le scénario fait la part belle aux personnages secondaires. Parfois, on les suit pendant plusieurs épisodes avant que leur histoire ne vienne se raccrocher à l'intrigue générale, et ils peignent de la société scandinave un portrait loin d'être aussi idyllique que l'image qu'on peut s'en faire. La plupart d'entre eux sont très travaillés, nuancés dans leur caractère, avec des côtés attachants ou propres à susciter la compassion, mais aussi des failles gigantesques. 

Et puis, aux deux tiers environ de la saison, tout bascule complètement. L'action se recentre sur les enquêteurs; l'atmosphère devient plus intimiste mais reste très flippante, bien que dans un registre presque diamétralement opposé. Le développement psychologique des héros, qui s'est fait petit à petit au fil des épisodes, cesse d'être accessoire à l'action pour en devenir le moteur et la pierre d'angle, jusqu'à une des fins les plus brillantes qu'il m'ait été donné de voir sur écran grand ou petit. Alors même que Chouchou et moi avions deviné dès le début de l'épisode 9 la véritable identité et les intentions réelles du tueur, nous ne soupçonnions pas quel élément serait la clé du dénouement - et lorsqu'on l'examine a posteriori, on ne peut qu'être admiratif de la façon habile dont l'élément en question a été amené. Sur ce coup-là, les scénaristes méritent une standing ovation. 

Une saison 2 de Bron/broen est en cours de diffusion dans les pays d'origine. La saison 1 est si bien ficelée et se suffit tant à elle-même que j'aurais quelques appréhensions si des sources fiables ne m'affirmaient pas qu'elle est très bien aussi. Verdict prochainement.

lundi 11 novembre 2013

"Downton Abbey" saison 4


ATTENTION: SPOILERS!

Si les trois premières saisons avaient compté 10 épisodes chacune, cette année, les spectateurs qui trouvaient le temps long depuis la mort de Matthew à Noël dernier n'en ont eu que 8 à se mettre sous la dent. Personnellement, j'ai trouvé qu'ils passaient très vite... parce qu'à un événement près, ils étaient tout à fait insubstantiels. 

Côté remaniement du casting: Mrs O'Brien disparaît dans la nuit dès les premières images; elle ne manquera à personne. Thomas la fait remplacer par Mrs Baxter dont il espère faire son espionne et qui ne se distingue guère, jusqu'à la toute fin de la saison, que par sa capacité à utiliser une machine à coudre. Le triangle amoureux Ivy-Alfred-Daisy est résolu, plus ou moins de force, par le départ du valet qui s'en va suivre des cours de cuisine à Londres (comme Ygritte Gwen s'en était allée pour devenir secrétaire à la fin de la saison 1). L'insupportable Edna fait une brève réapparition pour tenter de mettre le grappin sur Branson: ça sent méchamment le réchauffé. Sybil, décédée en couches, est remplacée dans le rôle de la benjamine impétueuse par la cousine Rose, personnage tête-à-claques et sans grand intérêt dont le but principal dans la vie semble être de faire enrager sa mère. Bref, rien de bien intéressant. 

L'un des fils conducteurs de cette saison, c'est la façon dont Lady Mary va tourner la page après le décès de son époux. Peu intéressée par son rejeton, elle passe le plus clair de son temps à s'occuper des affaires du domaine avec Branson et à repousser les avances de deux prétendants que j'ai eu beaucoup de mal à distinguer l'un de l'autre. Lady Edith, quant à elle, fait des projets d'émigration avec Michael Gregson: en Allemagne, celui-ci pourrait divorcer de sa femme malade mentale afin de l'épouser. Touchée qu'il soit prêt à bouleverser ainsi sa vie pour elle, Edith se donne à lui... et tombe enceinte du premier coup. Pas de bol. Dans la foulée, son galant disparaît dans la nature. Re-pas de bol. Alors, Edith se lamente sur sa malchance - oubliant avec l'égoïsme qui la caractérise qu'une de ses soeurs est morte et l'autre veuve. Si elle n'était pas aussi bien habillée, on lui mettrait volontiers des claques. 

Mais le gros choc de cette saison, la seule chose qui m'a sortie de la brume de plaisante indifférence dans laquelle me plongeait l'histoire jusque là, c'est le viol brutal subi par Anna à la fin de l'épisode 4. Bien que rien ne soit montré à l'écran, la scène est réalisée d'une façon poignante qui m'a laissée sonnée sur mon canapé. Au milieu de ce soap historique qu'est "Downton Abbey", où les grands drames ont un goût de too much qui les distancie de la vie réelle, cette agression - et la réaction d'Anna qui n'ose rien dire de peur des conséquences, mais qui se sent honteuse, souillée et désormais indigne de son époux - sonne horriblement vrai. Elle fournit également le seul véritable cliffhanger de la saison, la seule question qui demeure en suspens à la fin: Bates a-t-il ou non tué l'agresseur de sa femme? Pour ma part, je pense que c'était un accident, mais l'épisode de Noël nous dira sans doute de quoi il retourne. J'espère qu'il rachètera cette saison qui, bien qu'elle se laisse regarder sans déplaisir, m'est apparue comme extrêmement mollassonne. 

Marque-page au point de croix pour une jeune amoureuse des livres




Moi je connais une petite fille toute blonde qui adore les animaux, les livres, le cirque et la trompette; une petite fille intelligente et singulière qui de ce fait est souvent l'objet de brimades par ses camarades de classe. J'aimerais lui dire que ça s'arrangera, et que la différence qui lui complique tant la vie aujourd'hui sera sa plus grande force en tant qu'adulte, sa meilleure garantie de mener une existence belle et solaire comme elle. Mais j'avoue que je ne sais pas trop parler aux enfants. Alors, je leur inflige des cadeaux atrocement kitsch dont j'espère que le facteur ne les perdra pas en chemin. 

dimanche 10 novembre 2013

"Instructions for a heatwave"


Pendant la canicule de l'été 1976, en Angleterre, le père d'une famille d'immigrés irlandais disparaît sans laisser de traces. Les trois enfants rentrent au bercail de plus ou moins bonne grâce afin d'entourer leur mère. Michael Patrick, l'aîné, a épousé sa petite amie parce qu'elle était enceinte et dû renoncer à son doctorat d'histoire. Aujourd'hui, il végète dans un boulot de prof, et sa femme se désintéresse complètement de lui. Monica, la cadette, est mariée en secondes noces à un antiquaire bien plus vieux qu'elle qui l'a emmenée vivre à la campagne où elle s'ennuie profondément; en outre, elle ne parvient pas à se faire accepter de ses deux belles-filles. Aoife, la benjamine, est partie s'installer à New York des années auparavant afin que personne ne découvre le secret qu'elle cache depuis sa petite enfance. Devenue l'assistante d'une photographe célèbre, elle vit dans la crainte permanente d'être démasquée...

J'avais lu et adoré les trois premiers romans de Maggie O'Farrell ("After You'd Gone", "My Lover's Lover" et "The Distance Between Us"); avec le recul, je ne sais plus bien pourquoi j'ai cessé de suivre cette auteure. Mais après avoir découvert Stewart O'Nan cet été, je suis frappée par les similitudes de leur style: cette façon de rentrer dans la tête de gens proches les uns des autres pour décortiquer leurs rapports, cette sensibilité dans la façon de décrire le quotidien, cet art de tenir le lecteur en haleine des centaines de pages durant sans qu'il se passe grand-chose. La spécificité de Maggie O'Farrell, c'est que ses personnages protègent généralement un secret ou cherchent à en découvrir un, ce qui les isole et les tourmente.  "Instructions for a Heatwave" ne fait pas exception à la règle. Si son thème familial m'a moins touchée que ceux des précédents romans de l'auteure, j'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la belle écriture intimiste de Maggie O'Farrell.

samedi 9 novembre 2013

Où pour une fois, 42 n'est PAS considéré comme un nombre désirable






Reprise du sport, semaine 1


Lundi: Le matin, après un week-end quelque peu chargé en bonne bouffe, je monte sur la balance à impédance de Chouchou. 69,9 kilos dont 42% de gras. Ah ouais, quand même. Il était plus que temps de sévir. Le midi, je teste un des deux cours de Pilates de 40 mn qui s'enchaînent pendant la pause-déjeuner (pratique, car ça me laisse un peu de latitude pour choisir en fonction de ma productivité du matin). Pas trop de monde, chouette! La prof n'est pas la Gym Nazi de l'autre soir, mais une Belge rose et blonde qui parle anglais à peine mieux que mon aspirateur. "And now, you put your hands at ze distance of your largeur d'épaules, and you take your elastic like zis, en faisant des pinces de homard." Elle montre et explique bien les mouvements - trop bien même, car on passe plus de temps à la regarder et à l'écouter qu'à bosser nous-mêmes. C'est pas comme ça que je vais perdre du gras, scrogneugneu.

Mardi: Aujourd'hui, il y a deux cours qui m'intéressent potentiellement: aquagym et zumba. Peu motivée pour me mettre en maillot (je rappelle que ma délicieuse personne est composée de gras à 42%), je me dis que danser ne me fera pas de mal. J'ai négligé un détail: le nom de la discipline, dont j'aurais quand même pu déduire que le cours allait se dérouler sur des musiques latines que je déteste cordialement. En plus, danser, c'est vite dit, hein... On enchaîne juste très très vite une série de mouvements basiques et moches (du sinueux, du saccadé, pas du tout mon truc). Au bout de cinq minutes, j'ai envie de m'enfuir en hurlant. Je tiens toute la demi-heure, avec le sentiment au final d'avoir juste perdu mon souffle, un litre d'eau et 30 mn de ma vie. Plus jamais ça. 

Mercredi: Pas de cours qui m'intéressent, mais je fais un saut en ville pour m'acheter un collant de gym long (de mes activités d'autrefois, il ne me reste qu'un corsaire en lycra peu indiqué les jours de pilosité mollestesque en friche). Le magasin de sport de City 2 ressemble à un Colruyt particulièrement bondé et déprimant. De plus, il est immense et les caisses sont planquées... "tout au fond?" m'exclame-je au vigile qui m'en informe en réponse à mon regard circulaire inquisiteur près de la sortie. Il me tapote l'épaule. "Marcher un peu, ça ne vous fera pas de mal madame." Je me demande si j'ai "Composition: gras, 42%" tatoué sur le front. 

Jeudi: Je me lève avec mal à la gorge, nausée et début de migraine (heureusement vite jugulé grâce à mon amie l'huile essentielle de menthe poivrée). Je ne suis même pas en état de bosser, alors que j'ai du boulot par-dessus la tête. Inutile de dire que je ne vais pas me traîner à la piscine pour tester le cours d'aquagym, malgré les 42% de gras qui me garantissent une flottaison impeccable. Je me couvre bien et me bourre de pastilles Strepsils en espérant que ce sera passé demain. 

Vendredi: C'est passé, hourra! Après une très bonne matinée de boulot, je file au premier cours de Pilates de la pause-déjeuner. C'est une troisième prof, absolument parfaite celle-là: elle explique sans y passer trois heures, parle très bien anglais et sourit tout le temps; de plus, le rythme de son cours est soutenu juste ce qu'il faut. J'envisage même, une fois que j'aurai développé un peu d'endurance, d'enchaîner ses deux cours du vendredi midi. Là, mes abdos et mes 42% de gras préfèrent rentrer sagement à la maison à la fin du premier. 

Samedi: Je voulais tester le power yoga mais la salle annule tous les cours collectifs en cas de week-end prolongé. Je remonte sur la balance (j'ai décidé que tant qu'à me peser une seule fois par semaine, il était moralement moins suicidaire de le faire le samedi que le lundi): 68,4 kilos, 41,7% de gras. C'est un début.

Bilan de la semaine: Malgré une météo de merde (n'ayons pas peur des mots), j'ai réussi à assister à 3 cours, conformément à mon objectif. Un avantage inattendu, c'est que ça structure ma journée. Le temps d'aller à la salle et de me changer avant le cours, puis de prendre ma douche et de faire un peu de sauna après - en attendant les premiers résultats, c'est la seule chose qui me motive vraiment -, je dois compter environ 1h45 d'absence en milieu de journée. Si je veux avoir terminé mon quota de pages avant le retour de Chouchou le soir, je suis donc obligée de me lever au pire à 7h30, de commencer à bosser au plus tard à 9h et de moins jouer à Candy Crush glander sur internet dans la journée, ce qui ne peut pas me faire de mal. Nous verrons si j'arrive à m'y tenir sur la durée.

jeudi 7 novembre 2013

Les carnets de Cerise, tome 2: "Le livre d'Hector'


Cerise vient de finir l'école primaire. Pendant le mois de juillet, ses amies Line et Erica partent en vacances tandis que la fillette reste à la maison avec sa maman célibataire. Désoeuvrée, elle se met en quête d'un nouveau mystère à résoudre et croit le trouver en la personne d'une vieille dame qui, chaque mardi à 15h, prend le bus avec toujours le même livre qu'elle réemprunte à la bibliothèque d'une semaine sur l'autre...

Pas facile d'enchaîner après un tome 1 aussi réussi que "Le zoo pétrifié", mais Joris Chamblain et Aurélie Neyret s'en tirent très honorablement avec "Le livre d'Hector". Cette fois encore, leur jeune détective va rendre le sourire à une personne âgée prisonnière de sa tristesse et de ses souvenirs. Ce ne sera pas sans conséquence pour ses relations avec son entourage, qui se sent utilisé et trahi. Malgré ses bonnes intentions et son grand coeur, Cerise peut être obnubilée par son objectif jusqu'à faire souffrir les gens qu'elle aime... mais cette fillette attachante est aussi capable de trouver le courage nécessaire pour présenter des excuses à ceux qu'elle a blessés. Ainsi les auteurs nous offrent-ils une jolie leçon de vie en plus d'une aventure touchante. 

Du point de vue graphique, l'émerveillement reste intact. Aurélie Neyret crée un univers visuellement chaleureux dans lequel on a envie de se perdre. On aime retrouver les extraits du journal de Cerise, son écriture d'enfant, ses collages et ses gribouillages rigolos. Les deux tomes de cette série sont une vraie réussite qui devrait figurer en tête de votre liste de cadeaux de Noël si vous avez dans votre entourage des enfants d'une dizaine d'années amateurs de lecture.

mercredi 6 novembre 2013

Où je suis fâchée contre Jean-Pierre Jeunet


Il y a trois ans et demi, je craquais pour "L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet", roman initiatique subtil qui brossait le portrait d'un petit garçon partagé entre la tristesse pesante due à un drame familial et l'émerveillement enfantin que lui inspirait la découverte du vaste monde. 

De cette belle histoire douce-amère, Jean-Pierre Jeunet a fait une production en technicolor dépourvue de toute finesse. Passe encore la quasi disparition des merveilleux croquis de T.S., sans doute difficiles à transposer à l'écran; passe aussi que le réalisateur ait modifié tout un tas de détails sans raison apparente à mes yeux d'ignare: ça fait partie du "jeu" de l'adaptation. Mais il a complètement changé la tonalité mélancolique qui faisait le charme du roman, rendu les personnages secondaires atrocement caricaturaux et choisi un jeune interprète même pas capable de feindre les larmes de façon convaincante. Helena Bonham-Carter est la personne la plus sobre et la plus juste de toute la distribution - c'est dire. 

Il devrait exister une loi qui interdise à Hollywood de massacrer de fabuleux bouquins.