mardi 31 décembre 2013

Décembre 2013



Mes 7 objectifs de décembre: bilan





1. Poser mes intentions pour 2014
J'ai parlé ici du mot qui me guidera cette année. J'ai également dressé une liste d'objectifs généraux (dont je parlerai sans doute prochainement) et de sous-tâches à effectuer pour les atteindre. Je ne reprendrai pas le système du "7 trucs par mois", peu adapté pour gérer des projets complexes ou à long terme - d'autant que janvier et février s'annoncent très chargés niveau boulot et que je ne m'attends pas à pouvoir faire grand-chose de personnel avant mars. Du coup, je ne publierai pas mes intentions à chaque début de mois; je me contenterai de faire un petit bilan des choses accomplies à la fin. Ce sera le Victory Log.
Taux de réussite: 100%

2. Alimenter le défi de l'avent
Ca a été fait - un peu à l'arrache car j'ai décidé ça au dernier moment et eu peu de temps à y consacrer, mais ça a été fait.
Taux de réussite: 100%

3. Faire ma compta pro de novembre
C'est fait. L'an prochain, je vais tenter de garder la bonne habitude de m'en occuper mois par mois.
Taux de réussite: 100%

4. Purger mon étagère à thé
C'est fait, à Bruxelles comme à Monpatelin. Mais il me reste encore une quarantaine de variétés, ce qui me semble un peu beaucoup vu que j'en consomme régulièrement une dizaine, pas plus. Le but, donc, sera de faire baisser ce nombre en finissant les thés qui traînent depuis longtemps et en virant les boîtes métalliques correspondantes (argh).
Taux de réussite: 80%

5. Me débarrasser de tous mes échantillons de produits de beauté
C'est fait à Monpatelin, mais pas à Bruxelles où je n'ai jamais trouvé à la fois le temps et la motivation pour m'attaquer à cette corvée.
Taux de réussite: 30%

6. Réaliser une broderie classique
J'avais commandé un très joli patron aux Zuess. Il est arrivé sans le carbone nécessaire à son transfert sur la toile. Du coup, à la place, je me suis lancée dans un nouveau point de croix assez long. Mais ce n'est que partie remise à un moment où j'aurai plus de temps libre et moins de flemme.
Taux de réussite: 0%

7. ...et une écharpe légère au tricotin pour Chouchou
Finalement, après avoir trouvé un chouette fil ombré marine/rouge/prune/moutarde chez Veritas, j'ai décidé que ça donnerait mieux de le travailler avec un gros crochet. J'ai montré le résultat ici.
Taux de réussite: 100%

Autres accomplissements
- Un snood d'anniversaire au tricotin pour Funambuline
- Un ouvrage au crochet pour le swap cocooning

Ce mois de décembre a été très chargé niveau boulot, et comme je le disais plus haut, le début de 2014 le sera plus encore. Après, par contre... Le grand inconnu. C'est la première fois depuis au moins dix ans que mon planning professionnel n'est pas plein un an à l'avance. J'essaie de considérer ça comme une opportunité plutôt que comme une source d'angoisse.

lundi 30 décembre 2013

Christmas holidays




EasyJet c'est quand même le top en matière d'organisation, le taxi qui pendant deux ans a conduit mon père à ses séances de radio et de chimiothérapie vient nous chercher à l'aéroport de Blagnac, le chat de ma mère s'est changé en veau roux depuis qu'on l'a stérilisé, Marika m'a envoyé une ravissante boîte de thé rétro à trois étages, il y a d'étranges bouquets de tiges rouges géantes sur la place du Capitole et des saynètes parfaitement creepy dans le passage qui traverse le bâtiment, Chouchou s'approvisionne au Paradis Gourmet en sardines hors de prix pour son petit-déj', les vitrines du magasin Repetto sont vraiment chouettes, Tata Bidule fait le meilleur cheesecake que j'aie mangé de ce côté de l'Atlantique, le "Chute libre" de mademoiselle Caroline est franchement excellent, j'entame un gros point de croix cthulhuesque, incroyable: à 44 ans, Fanfan est papa pour la première fois, une salière qui fait aussi lampe-torche c'est original, ma famille réveillonne à la choucroute (et moi à la cassolette de Saint-Jacques), les Têtes à Claques me laissent de marbre, la nuit je rêve de Benedict Cumberbatch, mon beau-frère monopolise l'hélicoptère télécommandé que le Père Noël a apporté à Cahouète, Attila reçoit son premier téléphone portable, "Casse-tête chinois" est très exactement ce à quoi je m'attendais, "Mais tu n'as pas peur d'avoir des carences?" is the new "Mais pourquoi tu ne veux pas d'enfants?", ma mère pleure de trouille à l'idée d'aller passer sa prochaine mammo, un chanteur mort rend hommage à un chanteur vivant, ce chat me dégoûterait presque de la gent féline, "C'est bientôt Noël, on est des fruits tout nus, la neige tombe du ciel et ON SE PELE LE CUL!", comment s'appelle donc la jolie plante posée sur le comptoir du Motchiya?, des nains de jardin coulés dans des blocs de béton montent la garde sur l'expo Plonk & Replonk, on pénètre dans cette parfumerie très chic au péril de ses yeux et de son odorat, La Mucca ne vend plus le type de carnet dont j'ai besoin, Nekkonezumi louche très joliment dans sa tasse de Ceylan, ces mômes de 11 ans cuisinent mieux que moi, je dois absolument retourner chercher la jolie tasse à pois multicolores, la porte coulissante de chez Hugo Boss reste obstinément fermée devant nous comme si elle devinait qu'on n'a aucune intention d'acheter quoi que ce soit à l'intérieur, vingt personnes au moins attendent sous la pluie devant chez Bapz, "Ah on était justement en train de vous mettre un mot sur Facebook" s'exclament les deux serveuses de chez Tata Bidule en me voyant entrer, j'aurais dû commander un bagel végétarien, la pomponette familiale fait un vol plané et répand tous ses grains de sucre dans le hall de la Fnac, pitié que quelqu'un explique à Muriel Robin qu'ELLE NE SAIT PAS CHANTER, l'écharpe à largeur variable c'est un concept, occupons-nous agréablement en attendant que la salle de bain soit à la bonne température, un apéro improvisé avec le reste du champagne de Noël et des Tuc saveur chorizo, oui Maman nous connaissons déjà le coupable dans "The Bletchley Circle", Chouchou ton sweat à capuche sècherait mieux si tu allumais le radiateur sur lequel tu l'as posé, l'avantage de ne presque plus faire de shopping c'est que je suis sûre d'arriver à fermer la valise au retour, pourvu que la Polo plus vieille qu'Attila ne rende pas son dernier soupir avant l'aéroport!

Le Salon d'Eugénie





Vendredi, après un formidable déjeuner de maki au Motchiya et une petite promenade dans les rues du centre-ville, la pétillante Nekkonezumi, Chouchou et moi-même décidons qu'une pause rafraîchissement s'impose. Aux abords de La Mucca où je viens de faire quelques emplettes, un salon de thé à la mine sympathique nous fait justement de l'oeil...




Rapidement, un problème se pose. Les gâteaux ont tous l'air délicieux, mais aucun de nous trois n'a plus faim. Tant pis: au nom de la curiosité gastronomique, nous ignorons les suppliques de notre estomac. Crumble aux fruits rouges, tarte aux abricots façon crumble et fromage blanc à la crème de marrons accompagnent donc respectivement notre Ceylan, notre Darjeeling Himalaya et notre Montagne Verte (Sencha à la rhubarbe et à la fraise). Nous sommes restés relativement sobres, mais dans la vitrine et dans l'assiette du monsieur de la table voisine, on peut admirer d'extravagants monticules de génoise, de fruits, de crème et de Dieu sait quoi d'autre. 




Le thé est servi dans de la porcelaine à l'anglaise. A raison d'un litre par personne, aucun de nous trois ne finira le sien, mais j'imagine que ce serait idéal pour quelqu'un qui voudrait passer l'après-midi à bouquiner dans une table de coin, d'autant que l'atmosphère est plutôt chaleureuse et la salle pas particulièrement bruyante malgré l'affluence. Quant aux prix, à 4,30€ la très grosse part de gâteau, je les trouve tout à fait raisonnables. 




En sortant, j'ai un énorme coup de coeur pour cette théière ornée de gros points d'aquarelle et sa tasse assortie. Je me dis que j'ai déjà beaucoup trop de théières et de tasses, mais plus tard, je regrette quand même. Du coup, je repasse m'offrir la tasse le lendemain...




16 rue des Lois
31000 TOULOUSE

dimanche 29 décembre 2013

L'écharpe légère pour Chouchou




Chouchou m'avait réclamé une écharpe plus légère que celle que je lui avais faite il y a deux ans. J'ai tout de suite pensé "Tricotin". Il a précisé "Je veux des rayures verticales". Du coup, c'était beaucoup plus simple de faire ça au crochet. Mais impossible de trouver un modèle qui me plaisait. Et au final, j'ai craqué sur cette laine multicolore de chez Veritas. Sayonara les rayures. J'ai testé différents patrons unis avec un crochet n°6 (celui qui était préconisé par le fabricant): tout était trop raide. Puis j'ai eu l'idée d'utiliser un crochet n°9 pour obtenir un résultat joliment lâche et aéré. J'ai pris ce patron au point granit, que j'ai adapté en 22 mailles chaînettes de base au lieu des 26 indiquées pour ne pas que l'écharpe soit trop large. 8 heures de travail et un peu moins de 3 pelotes plus tard, voilà le résultat: 



Lectures 4ème trimestre 2013



ROMANS EN FRANCAIS 
Avant d'aller dormir (S.J. Watson) 
- Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Calum McCann)
- Et devant moi le monde (Joyce Maynard)
- Tartes aux pommes et fin du monde (Guillaume Siaudeau) 
L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea (Romain Puértolas) 
L'éveil de mademoiselle Prim (Natalia Sanmartin Fenollera) 
Les petits pains de la pleine lune (Gu Byeong-mo) 
Esprit d'hiver (Laura Kasischke) 
Lady Hunt (Hélène Frappat) 

ROMANS EN ANGLAIS
- Sherry Cracker gets normal (DJ Connell)
Instructions for a heatwave (Maggie O'Farrell)  
- Miss Pettigrew lives for a day (Winifred Watson)
- The herring in the library (L.C. Tyler) 
Deeply Odd (Dean Koontz) 
The ocean at the end of the lane (Neil Gaiman) 
- Love saves the day (Gwen Cooper) 
- A tale for the time being (Ruth Ozeki)

BEDE EUROPEENNE & COMICS
- Bourrasques et accalmies (Sempé) 
- La liste des choses qui existent (Cathon/Iris)
- Notes T8: "Les 24 heures" (Boulet) 
Les carnets de Cerise T2: "Le livre d'Hector" (J. Chamblain/A. Neyret)  
- Une nuit à Rome, livre 2 (Jim) 
Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? (Zidrou/Roger) 
Little fish (Ramsey Beyer) 
- Chute libre: carnets du gouffre (Mademoiselle Caroline) 
- Tout se mérite (Voutch) 

MANGA
- Parapal T1 et 2 (Takumi Ishida) 

DIVERS
- Comment être heureux et le rester (Sonja Lyubomirski) 
Andrea's book, carnets du quotidien (Andrea Joseph) 

* désigne un livre que j'avais déjà lu précédemment
Une totale absence de ♥ signifie que je n'ai même pas terminé le livre en question.
Je n'inclus pas dans cette liste les livres sur lesquels je travaille.

samedi 28 décembre 2013

Note de service


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"Love saves the day"


Prudence, petite chatte tigrée trouvée dans un terrain vague, partage une vie heureuse et pleine de musique avec Sarah, sa Personne La Plus Importante, dans un quartier populaire de New York. Jusqu'au jour où Sarah ne rentre pas et où Laura, la fille avec qui elle avait des rapports tendus, vient vider son appartement. Bien qu'un peu réticente initialement, cette avocate carriériste emmène Prudence dans les beaux quartiers où elle s'est installée avec Josh, son mari tout neuf. Sarah avait dit un jour à Prudence qu'il fallait se souvenir des gens très fort pour les garder avec soi; alors, Prudence se retranche au milieu des quelques cartons qui contiennent les affaires marquées de l'odeur de Sarah dans l'espoir de la faire revenir... 

Ce livre choisi un peu au hasard chez Sterling Books parce que sa couverture avait attiré mon regard est définitivement ma grosse bonne surprise de fin d'année. Ne vous fiez pas au titre qui laisse présager un quotient cucuterie stratosphérique. Oui, "Love Saves the Day" est plein de bons sentiments, mais de ceux qui remuent en profondeur au lieu de rester dans la guimauve superficielle. Avec une tendresse immense, il parle d'un amour mère-fille brisé par un drame social puis par des années d'incompréhension; il parle de la douleur du deuil, mais aussi de son apaisement et des ponts qui peuvent être tissés par-delà la mort; il parle de lâcher prise et de trouver son chemin dans des circonstances difficiles. En prime, une chouette peinture des quartiers populaires de New York dans les années 70 et les réflexions souvent très drôles de Prudence sur la manière dont il convient de dresser les humains. Même quand c'est triste, ça fait du bien.

vendredi 27 décembre 2013

Ma Boîte à Beauté de décembre




Comme j'ai été très, très sage niveau achats de cosmétiques toute cette année, j'avais décidé de m'offrir la Boîte à Beauté de décembre. Je rappelle le principe: 120€ de produits de beauté bio dans une boîte qui en coûte 29 (plus 3€ de frais de port). J'avais déjà commandé deux des précédentes éditions, et j'avais été ravie de découvrir de nouvelles marques "de niche" dans des formats qui, contrairement à ceux des box beauté classiques, ne me donnaient pas l'impression d'être prise pour une pigeonne. 

Cette fois, Ma Boîte à Beauté contenait, dans un pochon satiné rouge et or:
- Eclat des Songes, poudre scintillante parfumée corps et cheveux (KOS). Pas du tout le genre de produit que j'utilise. 
- Repulp Gloss, gloss repulpant (Elite). Ca non plus. 
- Eau de toilette Fleur d'Oranger (Solinotes). La fleur d'oranger est la seule odeur que je supporte; donc j'ai déjà quatre flacons de ce genre d'eau parfumée dans des marques différentes. 
- Vinésime, paillettes de bain au Chardonnay (Bourgogne beauté). Je ne suis guère amatrice de produits de bain, et l'idée de faire trempette dans une baignoire aux effluves de vin blanc ne me tente pas du tout. 
- Extreme Care, baume réparateur lèvres aux baies polaires (Polaar). Je n'utilise pas de baume à lèvres.
- Crème mains miel-amande (Terre des Sens). Ni de crème pour les mains. 
- Crème nourrissante à l'extrait naturel de scutellaire alpine (Laboratoires Saint-Gervais), pour peaux sensibles, sèches ou très sèches. J'ai la peau sensible mais plutôt grasse, du coup, je ne vais pas oser essayer. 
- Gommage corps ressourçant à la fleur de cerisier et au lotus (Sothys). C'est un gel rose irisé, et je déteste l'odeur. 

En tapant cette liste, je réalise l'inanité de continuer à acheter des box surprise alors que je suis tellement, tellement difficile. Conclusion: en 2014, pas de box beauté pour moi, et je réfléchis sérieusement à interrompre mon abonnement à la Thé Box après un an et demi de fidélité... 

Le surf de la bonne humeur #7




(Photos - avec texte en anglais) 29 personnes qui font la fierté de l'Angleterre

(Vidéo) A Noël, les fruits sont tout nus et ils se pèlent le...

(Vidéo) Déguisé en T-Rex, il sème la panique dans des bureaux japonais

(Vidéo) ...Il récidive ici

(Vidéo) ...Et là

jeudi 26 décembre 2013

"Chute libre: carnets du gouffre"


C'est l'histoire d'une dépression qui frappe sans crier gare. Mademoiselle Caroline adore son boulot d'illustratrice, son grand mari barbu, leur petit garçon de 3 ans et le chalet où ils vivent, dans la région d'Annecy. Elle porte de jolies chaussures et fait toujours l'andouille. Pourtant, du jour au lendemain, elle bascule dans un gouffre béant. Et pendant les six années qui suivent, elle tente d'en sortir. Les anti-dépresseurs font effet, mais dès qu'elle les arrête, Mademoiselle Caroline replonge. Elle parvient la plupart du temps à donner le change à son entourage; d'ailleurs, a-t-elle le choix? Chaque fois qu'elle ose évoquer son mal-être, on lui répond qu'elle a "tout pour être heureuse". Oui, mais elle est le contraire d'heureuse. A son plus bas, elle envisage même de tuer ses enfants (entre-temps, son grand mari barbu et elle ont eu des jumeaux) et de se suicider. Elle suit des thérapies inefficaces avec 3 psys diférents avant de trouver la perle rare qui l'aide à reprogrammer son cerveau émotionnel et à guérir, enfin - tout en admettant qu'elle n'osera sans doute jamais se passer de ses cachets. Un récit très sincère et très juste, avec un graphisme simple mais une mise en page percutante, qui raconte extrêmement bien la difficulté à vivre prisonnier de son propre cerveau, que l'on soit dépressif ou angoissé chronique comme moi. 

mercredi 25 décembre 2013

Snood ombré bleu et violet




Je cherchais une idée de cadeau d'anniversaire pour Funambuline quand au hasard de mes déambulations chez Veritas, je suis tombée sur d'énormes pelotes de laine ombrée super douce. Gros coup de foudre. J'ai pensé qu'il y avait là matière à confectionner un snood bien douillet pour affronter les températures hivernales polaires de la Gruyérie. Le soir même, je me suis lancée en utilisant mon grand tricotin rectangulaire et le point double avec lequel j'avais déjà réalisé une écharpe




En tout, il m'aura fallu à peu près 10h de travail pour tricotiner une écharpe de 20 picots de large sur 140cm de long. Une petite couture pour la fermer, et hop! Je suis très fan de l'effet ombré, un peu moins du fait que sur la fin de mon ouvrage, le fil est devenu subitement très fin avant de se rompre en plein violet et d'être rattaché par un bête noeud à du bleu pur très épais. La transition n'est pas très heureuse (mais se retrouvera planquée sous les cheveux de la propriétaire quand elle le portera, donc bon). 




Sur les 532 m de fil que comptait la pelote, il doit m'en rester un bon tiers, qui va aller rejoindre le panier à laine en attendant que l'inspiration frappe de nouveau. 

mardi 24 décembre 2013

Tata Bidule est-elle la reine du cheesecake?




Depuis un peu plus d'un an, Tata Bidule propose aux Toulousains un large choix de gourmandises anglo-saxonnes: cupcakes baptisés Oncle Fétide ou Tata Yoto, cookies répondant au doux nom de Cousin Machin, bagels servis à toute heure de la journée, et miracle des miracles, un cheesecake dont la croûte n'est pas en speculoos mais en sablés bretons! Forcément, j'étais obligée de tester...





La salle, où l'on trouve 3 tables en formica de 4 places chacune plus un joli petit comptoir, est décorée dans l'esprit 50's-60's. Coup de coeur pour l'enseigne intérieure en mousse stabilisée, le poste de radio rétro, le papier peint à gros motifs jaunes et les toilettes aux murs tapissés de vieilles pochettes de 45 Tours. C'est mignon et chaleureux, mais pas surchargé. 





Après la petite séance photo (autorisée par les deux jeunes femmes souriantes qui officient derrière le comptoir), Chouchou commande un bagel végétarien et un jus orange-carotte; pour moi, bien entendu, ce sera un cheesecake avec un thé blanc. Et mes aïeux, quel cheesecake! Je n'en avais pas mangé de si bon depuis bien longtemps. Plus léger et digeste que la recette "classique", il a un délicieux petit goût citronné qui se marie parfaitement avec les sablés bretons. Une vraie réussite. De son côté, Chouchou est également enchanté par son bagel. 




Vous l'aurez compris: j'ai adoré Tata Bidule sans réserve, et je vous conseille fortement d'y faire un tour si vous passez vous aussi par la Ville Rose.

14 rue Temponières
31000 TOULOUSE

DEFI DE L'AVENT



Ce soir et demain, offrez-vous le cadeau de voir le verre à moitié plein. Ne bloquez pas sur les petites tensions familiales ou les présents décevants. Concentrez-vous sur votre chance d'avoir des gens avec qui partager ces moments, un endroit douillet où vous blottir ensemble, de la bonne chère dans vos assiettes. Et joyeux Noël à tous. 

lundi 23 décembre 2013

En attendant la chute




Hier matin, je lisais ce post d'Amanda Palmer dans lequel elle raconte qu'elle a perdu beaucoup de proches ces derniers mois et s'interroge sur le sens à donner à tous ces deuils. Comment continuer à vivre après la disparition souvent aléatoire et injuste de ceux qu'on aimait? Comme toujours, son texte bien que très long est d'une grande puissance émotionnelle - et il résonne forcément en moi qui me pose la même question depuis un bout de temps. La réponse d'Amanda est simple, au fond: faire de l'art, faire de l'art, faire de l'art. Partager avec les gens. 

Je méditais encore là-dessus quand je suis arrivée chez ma mère un peu avant minuit. Parmi les premières nouvelles qu'elle m'a annoncées, il y avait: la voisine d'une cinquantaine d'années, qui a un cancer du sein depuis un an et demi, a développé des métastases au cerveau et aux poumons. Autant dire qu'elle est foutue. Je n'ai jamais supporté cette femme qui est d'une bêtise incommensurable, et raciste de surcroît. Pourtant, ça m'a rendue affreusement triste pour elle. Personne ne mérite ça. 

Je sais que je ne me déferai plus jamais de ce sentiment d'être en sursis, et tous les gens que j'aime avec. Cette impression que la chute me guette à chaque coin de rue, demain peut-être, ou au printemps prochain... Jusqu'ici, j'ai pensé que la seule réaction valable, c'était de savourer chaque jour, chaque heure, chaque minute au maximum. Je n'ai plus eu qu'une idée en tête: profiter des petits plaisirs de la vie. Et j'ai cessé de faire des projets ou d'avoir la moindre ambition, un peu pour conjurer le sort, et beaucoup pour avoir le moins de regrets possibles quand le couperet tomberait. 

Je réalise maintenant que c'était idiot. Oui, c'est merveilleux de savoir trouver du bonheur dans les détails du quotidien que la plupart des gens tiennent pour acquis. Faut-il s'en contenter pour autant? Faut-il, par crainte que cela s'arrête bien plus tôt que prévu, se résigner à vivre petit pour avoir moins à perdre? Ou faut-il au contraire essayer d'accomplir le plus possible de choses aussi grandes que possible dans le temps inconnu qui nous est imparti? 

La bonne réponse est sûrement différente pour chacun. Moi, je crois que je vais essayer de faire de l'art. Ou quelque chose qui y ressemble vaguement. Et puis de le partager, au cas où ça parlerait à d'autres et où on pourrait se tenir chaud ensemble en attendant l'inévitable chute. 

Brussels Ice Magic


Depuis vendredi dernier et jusqu'au 9 février, on peut admirer sur la place des Palais une exposition de sculptures de glace sur le thème de la bédé. Comme la surcharge de travail de Chouchou ces dernières semaines ne nous a pas encore permis d'aller à Bruges voir le Snow & Ice dédié cette année au dernier film de Disney, "La reine des neiges", et comme nos amis les Shalbuline étaient de passage à Bruxelles ce week-end, nous avons pensé qu'une petite visite s'imposait...




(Photo: Funambuline




Les sculptures représentent essentiellement des héros de la bédé franco-belge, ainsi que quelques super-héros de comics américains. Bien que très réussies, elles m'ont paru moins éblouissantes que celles de l'expo de Bruges de l'an dernier - moins bien "finies" et surtout moins bien scénographiées. L'éclairage, notamment, laissait à désirer dans certaines parties. Et puis 15€ pour une visite qui, même en prenant plein de photos, dure en gros un quart d'heure (les -6° ambiants n'incitent de toute façon pas à s'attarder davantage), c'est un peu chérot.







Reste que malgré la comparaison peu flatteuse pour ceux qui auront vu l'expo de Bruges, la magie opère. On débusque les Schtroumpfs planqués ici et là, on rigole du pot de fleurs sur le rebord de la fenêtre de Gaston Lagaffe, on s'étonne presque que Moulinsart ait donné la permission d'utiliser Tintin et Cie, on pose la tête entre les griffes de Wolverine, on admire dûment Blake, Mortimer et la Marque Jaune, on se demande comment faire tenir toute la fresque sculptée de Corto Maltese dans un seul panoramique, on déplore que Thorgal et sa famille soient si mal mis en valeur, on monte dans le château pour dévaler le toboggan de glace sur les fesses et on se demande en quoi peut bien être le bikini de la demoiselle assise au bar où l'on sert des shots de vodka.




Bref, si vous n'êtes pas rebuté par le prix de l'entrée, ça reste une expo à voir en famille ou entre amateurs de bédé. Conseils d'amie: pré-achetez vos tickets sur le site internet pour éviter de faire la queue au guichet, et surtout, couvrez-vous bien!

D'autres photos sur l'Instagram de Chouchou et celui de Funambuline

DEFI DE L'AVENT




Pour traîner agréablement sur le canapé après avoir ingéré 17 milliards de calories, téléchargez procurez-vous les DVD d'une poignée de films ayant Noël pour thème: vous en trouverez toute une liste ici

dimanche 22 décembre 2013

2013 dans le rétro: What I did





Blog
Plus de 450 billets, 2 troc parties, 6 swaps (gourmand, créatif, bonne humeur, bio, cocooning, cartes de voeux), une rencontre de lectrices à Paris, un challenge anti-morosité et un défi de l'Avent. Une activité intense et une fréquentation record (près de 53.000 visites en octobre, le meilleur mois).
J'envoie des contributions à The Burning House et Post Secret. La première ne sera jamais publiée; la seconde, si. 
A la fin de l'été, après avoir tergiversé et procrastiné très longtemps, je refais complètement le layout du blog. Le nouveau, plus dépouillé et plus lisible, avec une mosaïque de photos pour en-tête, me correspond parfaitement.
Pour la première fois, je reçois des propositions de partenariat intéressantes. Je ne vais pas encore pouvoir abandonner mon boulot pour vivre de ça, mais après bientôt 10 ans de blogging, ça fait toujours plaisir! 

Boulot
9 romans 1/2 + 2 bédés traduits cette année.
Depuis 3 ans, le secteur de l'édition connaît une inquiétante perte de vitesse. Pour l'instant, j'ai toujours du boulot, mais les reliquats de droits d'auteur que je touche en juin sur les ventes de l'année précédente diminuent de moitié en 2013.
Je fais ma comptabilité mois par mois pour être moins embêtée en février prochain.
Côté conventions: Trolls & Légendes bourré de monde me fait fuir très vite; en revanche, malgré la pluie et l'absence de contacts pros, je m'amuse beaucoup aux Imaginales (auxquelles Gasparde assiste pour la première fois). 

Cinéma
Seul film marquant de l'année: "The perks of being a wallflower".
Les salles obscures m'attirent de moins en moins.

Cosmétiques
J'abandonne les cosmétiques de grandes marques pour ne plus utiliser que du bio et de la parapharmacie.
Quand je veux me faire un petit plaisir, je vais chez Rituals.

Couple
Beaucoup de disputes au printemps, et quelques autres ensuite. Mais nous les gérons mieux qu'avant.
Sur la fin de l'année, le changement de statut de Chouchou (qui passe de salarié à indépendant) suscite de légères tensions tout en laissant présager une évolution positive à terme.
Globalement, nous sommes heureux et continuons à nous booster l'un l'autre. Je trouve que notre relation ne fait que s'améliorer au fil du temps.

Gadgets
En 2012, j'ai testé et détesté la liseuse.
Cette année, je me décide à utiliser mon iPad pour lire des magazines étrangers (Real Simple, Mollie Makes, Simply Crochet...) et surtout surfer pendant les vacances.
En novembre, je cède à la pression et investis dans un iPhone. Ce n'est pas le coup de foudre. Je le garde moins d'un mois avant de le refiler à Chouchou.

Geocaching
Seulement une grosse cinquantaine de caches découvertes, mais 2 nouveaux pays à notre compteur (Finlande et Italie).

Internet
Deux choses m'auront marquée cette année: le Kickstarter Veronica Mars - auquel je participe, bien évidemment - et la conférence TED d'Amanda Palmer qui est une vraie révélation pour moi.

Lecture
En tout, je lis 170 bouquins hors boulot.
Coup de coeur pour le bouleversant "La théorie du chien perché", le très bienveillant "Major Pettigrew's last stand", le touchant "Love saves the day", ainsi que les romans de Stewart O'Nan. En bédé, je retiens "Portugal", "Mine", "La patience du tigre" et le manga humoristico-gourmand "Mes petits plats faciles by Hana".
En septembre, je prends l'habitude de recopier systématiquement mes critiques sur le site d'Amazon.

Loisirs créatifs
Je tente un projet 52 DIY (un par semaine pendant toute l'année), mais abandonne un peu avant la moitié. Mon préféré? Des tableaux jumeaux qui nous représentent, Chouchou et moi, sous forme de personnages de bédé "silhouettés". 
Je continue le crochet. Mes grandes réalisations de l'année: la couverture à vagues entamée l'été 2012, une couverture de bébé pour la naissance du fils de Sophie, un plaid dont j'ignore toujours en fin d'année si j'aurai la laine nécessaire pour le finir.
Je tente le tricotin avec plus ou moins de succès, et me prends de passion pour la broderie.

Look
Je tente le ombré hair rose, puis violet. J'adore, mais c'est trop d'entretien pour être maintenu à long terme. Après presque trois ans d'abstinence, je reviens donc au roux qui ne m'a presque pas quittée depuis mes 16 ans.

Maison
A Bruxelles, nous investissons début janvier dans un nouveau canapé convertible et en profitons pour réorganiser notre coin salon qui devient un endroit beaucoup plus agréable où passer nos soirées.
Petits soucis: la porte de notre cavé est défoncée à coups de pieds, et la propriétaire rechigne à faire jouer son assurance; un souci de chasse d'eau nous contraint à appeler en urgence un plombier dont la facture se révèle astronomique.
A Monpatelin, je fais changer mon tableau électrique pendant l'hiver et, au début de l'été, poser une climatisation réversible qui se révèle très efficace.
Pour la deuxième année consécutive, les fourmis ne réapparaissent pas - hourra!

Mode
Comme en 2012, Louche est ma marque préférée.
L'été, je prends l'habitude de porter uniquement des robes ou des jupes. Même au retour de la mauvaise saison, je ne recours plus au pantalon que très exceptionnellement, et ça me va bien.
Mes achats de fringues et de chaussures sont nettement en baisse.

Musique
Deux concerts fabuleux dans des genres très différents: Sigur Ros à Forest en février et Amanda Palmer à l'Orangerie du Botanique en novembre.

Santé
Gros coup de mou au printemps, qui disparaît lorsque je supprime le gluten de mon alimentation.
Deux alertes qui se révèleront finalement sans gravité: non, je n'ai pas de double glaucome, et ce vilain mal de gorge que je traîne depuis plusieurs mois est dû à un bête problème de reflux gastrique.
Par contre, ma gynéco à qui je me plains que mes problèmes ne cessent d'empirer n'a aucune explication à me proposer (encore moins de solution) et conclut: "C'est probablement dans votre tête". Je décide donc d'en changer en 2014.

Séries télé
Les bonnes découvertes viennent du Nord, avec "Borgen" (3 saisons, terminée) et "Bron/broen" (2 saisons, en cours). Egalement beaucoup aimé  "Les revenants" et "Orphan Black" (1 saison chacun).

Sport
Début novembre, je m'inscris à la salle de Chouchou, où je vais le midi prendre des cours collectifs de Pilates et d'aquagym pour tenter d'éliminer une petite dizaine de kilos.

Thé 
A côté de mes sempiternels You Zi Hua Cha et Roi du Thé au Jasmin, je craque pour le Temple Céleste, le Brise Séductrice, le Bons Baisers de Paris, le Sables Emouvants et les fleurs de thé blanc - car j'ai enfin acheté une théière en verre pour les faire infuser.
Je poursuis mon abonnement à la Thé Box et en prends un autre à la Boîte d'Hortense, une petite nouvelle belge. 

Voyages
Un week-end à Londres pour voir le musée Harry Potter, un autre très ensoleillé à Brighton, une petite semaine à Helsinki et une autre à Venise.
Nous découvrons airbnb, et malgré de légères déconvenues, nous adorons le principe.


DEFI DE L'AVENT



Si vous avez un(e) amoureux/se, rédigez de votre plus belle écriture une liste (non-exhaustive) de 10 raisons pour lesquelles vous l'aimez. N'énumérez pas ses qualités, ou pas seulement: évoquez vos meilleurs moments partagés, les choses qui vous touchent le plus chez lui/elle, les petites bêtises spécifiques à votre couple. Et offrez-lui pour Noël quelque chose qui vient vraiment du coeur!

samedi 21 décembre 2013

2013 dans le rétro: Who I was




2013 commence avec une lourde tâche: m'aider à tourner la page après la mort de mon père. Redonner, non pas un sens, mais une direction à ma vie placée en suspens depuis plus de deux ans. Pour remettre de l'ordre dans mes idées, je m'accorde un mois sabbatique en février. J'en émerge un peu apaisée, mais surtout convaincue que je dois mener une vie plus intentionnelle et mettre mon quotidien davantage en accord avec mes valeurs.

Début avril, suite à une semaine de détox initiée par Claudia, j'entreprends de modifier en profondeur la façon dont je mange. Je ne consommais déjà presque plus de viande, de féculents blancs ou de produits tout prêts; désormais, je supprime aussi quasiment le gluten et le lactose. Cela nécessite une phase d'adaptation au niveau des courses et de la cuisine, mais le gain de bien-être en vaut largement la peine. Par contre, les réactions d'une grande partie de mon entourage ne sont guère positives: "Tu vas avoir des carences" (faux, un bilan sanguin à 6 mois le prouvera), "Ah oui, c'est la mode en ce moment, tout le monde est soi-disant intolérant au gluten", j'en passe et des meilleures. Cela m'étonne d'autant plus que je n'ai pas le sentiment de tenter de convaincre qui que ce soit de m'imiter...

Fin mai, je fais une belle retraite de yoga qui, en plus d'être une parenthèse merveilleuse, me révèle de façon surprenante ce que je devrais faire de ma vie. Je rumine là-dessus pendant plusieurs mois ("Oui enfin c'est bien beau, mais comment?") avant qu'un plan commence à se former presque de lui-même. C'est sans doute ce à quoi je me consacrerai en 2014. Même si ça me fout un peu la trouille. 

Début novembre, préoccupée par mon poids qui malgré une alimentation saine frôle une barre psychologique que je ne souhaite pas dépasser, je prends un abonnement de 3 mois dans la salle de sport de Chouchou, et je me force à y aller le midi plusieurs fois par semaine (essentiellement pour faire du Pilates et de l'aquagym). Les résultats sont plus longs à venir que je ne l'espérais, mais je compte persévérer dans cette voie. Je profite d'ailleurs d'une promo de Noël pour renouveler mon abonnement pour une année entière.

Côté matériel, je poursuis mon entreprise de déconsommation/désencombrement. C'est laborieux, mais je progresse un peu chaque jour. Je finis par bazarder mes cartes de crédit de grands magasins et jeter ma carte de fidélité Sephora, chez qui je n'ai rien acheté depuis le début de l'année. Je trie mes affaires, en revends une partie sur eBay et donne ou jette le reste. Je lis des récits ou des blogs de gens qui ont opéré un changement radical dans ce domaine, et je tente de m'en inspirer au maximum.

En décembre, un certain nombre d'incidents professionnels, mais surtout de licenciements, de maladies graves et de décès dans mon entourage plombent mon moral tout en confirmant qu'un de mes objectifs de 2014 devrait être de travailler sur le lâcher-prise: garder une certaine distance avec les choses négatives, ne pas les laisser m'affecter plus que strictement nécessaire, accepter avec grâce que la vie est une pute parfois injuste.

(A suivre...)

DEFI DE L'AVENT


Au lieu de vous ruiner en papier cadeau, amusez-vous à recycler des matériaux que vous avez déjà sous la main pour emballer vos paquets: journaux, pages de magazines, chutes de tissu... Un gros rouleau de kraft décoré à l'aide de tampons, de masking tape ou de motifs de perforatrices peut également faire des merveilles. Des idées supplémentaires ici et . Enrôlez votre partenaire et/ou vos enfants pour changer cette corvée en moment de partage créatif!

jeudi 19 décembre 2013

Si vous n'avez pas encore votre agenda 2014...


En bon dinosaure, je continue à utiliser des agendas papier. Oui, "des", c'est-à-dire deux par an. Le premier me sert à noter les choses à faire: le nombre de pages à traduire chaque jour, les rendez-vous chez le docteur, les cours de sport auxquels je dois me traîner... J'y colle des Post-It avec des listes de courses; j'y glisse des courriers en attente et je le gribouille sans vergogne.

Afin de ne pas m'ennuyer, je change de modèle chaque année. C'est ainsi que j'avais repéré sur Etsy ce superbe modèle fait main en édition limitée, avec une authentique carte de Londres en guise de couverture: 






Mais en le recevant, mauvaise surprise! Si la qualité était excellente, le format en revanche ne me convenait pas du tout. 13,5 x 10,5 cm, c'est un petit agenda de sac, et moi, il me faut au minimum du A5. (Je tiens à préciser que les dimensions étaient indiquées dans l'annonce et que cette erreur d'achat m'est entièrement imputable!)

Bref, au final, j'ai commandé cet autre agenda comme Premier, et pour la troisième année consécutive, un grand Moleskine une-journée-par-page comme Second (celui où je note ce qui est réellement arrivé, commentaires persos inclus, et où je colle divers petits souvenirs - un carnet de bord, en quelque sorte).

Du coup, je me retrouve avec ce très bel agenda dont je ne sais pas quoi faire et qu'il me semblerait vraiment dommage de gaspiller. Je l'offre à celui ou celle d'entre vous qui, dans les commentaires, saura me convaincre qu'il est fait pour lui ou elle! Vous avez jusqu'à dimanche soir. J'expédie la semaine prochaine, en Europe uniquement. 

EDIT DU LUNDI 23: Et la gagnante est Songlin, dont l'anecdote m'a beaucoup fait rire. Qu'elle m'envoie son adresse postale à: leroseetlenoir@hormail.com. Merci aux autres pour leur participation!

DEFI DE L'AVENT



Simplifiez-vous les fêtes. Sur la liste de toutes les choses restant à faire d'ici le 24 au soir, barrez-en une qui vous fatigue d'avance, une que vous considérez comme une corvée. Même si quelqu'un s'aperçoit que les petits fours viennent de chez Picard au lieu d'avoir été faits maison, ça m'étonnerait qu'on vous en tienne rigueur. 

mercredi 18 décembre 2013

La porte




En ce moment je pense à
celle qui vient d'apprendre que son compagnon a un cancer du pancréas
celui dont l'opération du coeur a raté et qui doit repasser bientôt sur le billard
celle pourtant coriace que sa fibromyalgie fait chialer de douleur
celui dont le coeur trop gros le contraint à une inactivité qu'il supporte mal;
et je me souviens comme autrefois, je me moquais des adultes
quand en début d'année, ils s'échangeaient leurs voeux:
"Et surtout, la santé, hein!".
Je me disais que c'était bien un truc de vieux
qui avaient oublié leurs rêves
et les choses vraiment importantes dans la vie.

Souvent on ne mesure sa chance
qu'au bruit qu'elle fait en claquant la porte
ou quand on commence à voir souffrir les gens autour de soi
et qu'on comprend que ça ne s'arrêtera jamais plus.
Alors cette année, moi aussi,
je vais souhaiter aux gens que j'aime d'être en bonne santé
et les laisser décider eux-mêmes
des choses qu'ils trouvent vraiment importantes dans leur vie.
Puis je me lancerai à la poursuite de mes propres rêves
avant qu'une satanée porte ne leur claque dessus.

DEFI DE L'AVENT



Ecrivez une lettre de gratitude à une personne qui compte beaucoup (ou qui a beaucoup compté) pour vous. Dites-lui ce que vous avez appris d'elle, et de quelle façon elle a influencé le cours de votre vie. Remerciez-la pour ce qu'elle vous a apporté. Envoyez la lettre par la Poste, afin que sa destinataire puisse la conserver précieusement. 

mardi 17 décembre 2013

"Bron/broen" saison 2


(ATTENTION: SPOILERS SUR LA FIN DE LA SAISON 1)
Un bateau abandonné par son équipage vient s'encastrer sur un des piliers du pont de l'Oresund. Dans la cale, on retrouve cinq jeunes gens en fort mauvais état, incapables de raconter ce qui leur est arrivé. Chargée de l'enquête du côté suédois, Saga Norén se rend à Copenhague pour proposer à Martin Rhode de collaborer de nouveau avec elle. Treize mois se sont écoulés depuis les événements tragiques qui ont mené à l'arrestation de Jens. Brisé par la mort de son fils aîné, Martin vit séparé de Mette et de leurs cinq enfants. De son côté, Saga vient d'emménager avec son petit ami et fait de gros efforts pour que leur relation se passe au mieux, mais supporte mal qu'on envahisse son territoire. A l'affaire du bateau succède rapidement toute une série d'actions meurtrières menée par un mystérieux groupe d'éco-terroristes planqués derrière des masques d'animaux...

Après une première saison époustouflante, j'ai d'abord eu du mal à accrocher à la deuxième. Martin laisse sa colère lui pourrir la vie, s'obstine à commettre les mêmes erreurs relationnelles et ne sert absolument à rien du point de vue de l'enquête. Contempler sa déchéance est presque douloureux. Les personnages secondaires, ceux qui apparaissent sans qu'on connaisse d'abord leur lien avec l'histoire, puis disparaissent brusquement après avoir servi le dessein des scénaristes, sont moins intrigants, moins intéressants que dans l'affaire du "Terroriste de la Vérité". La trame de l'enquête a un goût de déjà vu: des actions spectaculaires qui semblent destinées à ouvrir les yeux du public sur une réalité socio-politique dans la saison 1, environnementale dans la 2, mais qui au final sont orchestrées pour des raisons plus personnelles... Ajoutons à ça que nous avons regardé les 5 premiers épisodes avec des sous-titres lamentables, mélange d'anglais et de martien dans lequel il manquait des tas de mots, si bien que beaucoup de connexions m'ont échappé et que j'avais l'impression que l'histoire partait dans tous les sens. Bref, malgré quelques conversations hilarantes entre Saga et Martin (la première s'obstinant à parler de sexe au second à sa manière archi-directe et, pour le coup, archi-gênante), j'étais assez déçue.

Puis nous avons basculé sur des sous-titres français très corrects, et tout s'est éclairé. Au final, l'histoire de cette saison 2 est plus complexe, moins linéaire que celle de la saison 1, mais pas moins bonne malgré l'immense frustration que l'on ressent durant le dernier épisode en comprenant qu'il reste encore quelqu'un au-dessus des coupables identifiés, et qu'au fond rien n'a été résolu. L'atmosphère est toujours glauque, plombée aussi bien visuellement qu'émotionnellement. Deux nouveaux personnages font leur apparition au sein de l'équipe de recherche de la police; chacun exerce une influence particulière sur l'enquête et pousse un des deux héros du côté où il a déjà tendance à pencher naturellement. Mais le pompon, c'est le dernier épisode, avec une fin à double détente qui, exploitant à fond le ressort relationnel, m'a encore plus choquée que celle pourtant magistrale de la première saison. Et l'avantage des questions laissées en suspens, c'est qu'elles laissent présager une saison 3 de cette décidément très grande série.