lundi 2 juin 2014

Le dernier long week-end du mois de mai




Cette nuit, j'ai rêvé que je tombais sur Pénélope Bagieu dans une boutique où elle achetait une broche en plexiglas en forme de radis et moi une mini-machine à coudre en forme de petit pois géant; la première chose qu'on fait dès que Chouchou sera payé, c'est foncer chez Ikea pour changer de matelas; Chouchou accomplit-il les aller-retour chez Allemersch à la vitesse de l'éclair, ou est-ce moi qui perds toute notion du temps quand j'écris?; quelle bonne idée d'avoir lu cet article intitulé "On est dans l'urgence toxique" qui m'apprend que mes craintes sont encore en-dessous de la réalité; le temps de petit-déjeuner et hop il est déjà midi; ces lucioles sont maxi-casse-couilles (à cause de l'anagramme?); voilà, ma page vide-dressing est en ligne; chaque fois qu'il faut faire le ménage, je bénis la petite taille de notre appartement; faire des choux de Bruxelles à Chouchou, c'est olfactivement risqué, mais le frigo est vide, alors...; la quantité d'explosions n'est PAS un critère à mettre en avant pour me convaincre d'aller voir un film; mettons une lessive à tourner avant de partir au cinéma, très en avance car les deux derniers jours fériés où on a tenté d'y aller, la séance était complète quand on est arrivés; bien entendu, aujourd'hui, il n'y a pas un clampin à l'UGC Toison d'Or, et on se fait iech dans la salle pendant vingt minutes avant le début de la séance; ...et aussi un peu après, pour 50% d'entre nous; hein? Bishop c'était OMAR SY?; après m'être fadé cette daube, j'ai bien mérité un burger végétarien à l'Amour Fou, et aussi un mojito pendant qu'on y est; pourquoi, quand je commande un cocktail et Chouchou un soda ou un thé, c'est systématiquement devant lui qu'on pose le truc alcoolisé?; les mains et le menton barbouillés de jus, on se regarde hilares en mangeant avec les doigts; merde, la lessive!; cinq romans entamés, ça fait un peu beaucoup, il faut que je me force à en finir au moins un.




Cette nuit, j'ai rêvé que mon père refusait de me conduire à l'aéroport pour prendre le vol de19h30 vers une destination paradisiaque où je devais rejoindre mes amis d'école le temps d'une journée de folie; comme je soupire après la nécessité hebdomadaire de remplir le frigo, Chouchou me réplique avec le sérieux d'un moine zen qu'il faut "transcender le poireau"; le chariot du Delhaize a tué mes jolis collants à étoiles; oui mais non, je les voulais déjà cuits, moi, les haricots noirs; cette moutarde bio au vinaigre de cidre est vraiment un délice; sur Facebook, Maud Bégon me remercie pour ma critique de "Bouche d'ombre" qui est la première qu'elle reçoit; j'ai tellement pas envie de m'atteler à la rédaction de ce profil LinkedIn; ...où est passé mon après-midi? que le voleur se dénonce!; Ando demande si elle peut mettre sur son blog une de mes photos de la table ronde à laquelle elle a participé pendant les Imaginales; espérons que nos revendications permettront de diminuer ou d'étaler la réforme des cotisations vieillesse IRCEC; puisque j'ai le choix entre récurer la cuisine et préparer un gâteau, ce sera un cake citron/pavot; craquer pour le sublime canapé jaune du blogueur déco Will Taylor dans son livre "Bright bazaar"; tenter une tarte aux asperges et au chèvre frais pendant que Chouchou tout juste rentré de la muscu passe la serpillère dans la chambre et la salle de bain; manger devant "Le prestige" et me rendre compte que je ne me souviens pas trop de la fin du bouquin, à part qu'elle me semblait nettement plus ambiguë; pourquoi Chouchou est-il chaud en hiver et frais en été? mystère...




Si j'ai rêvé cette nuit, je ne m'en souviens pas; préparer un smoothie orange-fraise avec les premières fraises belges achetées cette année; j'aimerais bien que Facebook cesse de changer mes paramètres de publication à l'insu de mon plein gré; tous ces vernis à ongles multicolores dans ma salle de bain, et au final, je porte toujours les deux mêmes: un rouge clair et un rouge foncé; toutes ces chaussures dans mon placard, et au final, pas une seule paire qui aille avec la robe menthe à l'eau que je voulais mettre aujourd'hui; je braquerais bien le joli combi VW rouge garé à l'entrée de Retrorama; je ne connais pas le nom du groupe qui joue en ce moment, mais il me donne furieusement envie de reprendre des cours de rock; les collants imprimés visage d'hommes sur une jambe et visages de femmes sur l'autre: j'ose, j'ose pas? j'ose; j'ai déjà plein de broches renard, par contre, je vais craquer sur ce petit nuage en simili-cuir blanc avec des yeux; Mr Gasparde a fait une affaire avec cette ravissante machine à écrire toute compacte et toute mimi; cette robe imprimée chats m'irait très bien, mais 99€ pour une fringue difficile à porter, ce ne serait pas raisonnable; finir l'après-midi en lisant des bédés chez Filigranes; tester le pilote de "Better off Ted": aaaaaand... we have a winner!




Cette nuit, j'ai fait l'affreux cauchemar récurrent dans lequel je pars pour de longues vacances en oubliant de laisser à manger et à boire à mes animaux - Kû l'adorable chouette, en l'occurrence; le papy de la dernière fois demande à sa petite-fille: "Qui est effrayant mais gentil?" - "Le dragon à moustache!" s'exclame la gosse avec une mine réjouie; l'obligatoire jeune malotru plonge en faisant jaillir la moitié de l'eau du bassin, puis se lance dans un crawl frénétique avec l'objectif évident de vider ce qui reste; y'a des jours où la piscine, c'est sympa, et y'a des jours où je dois me retenir de commettre un meurtre de masse; j'aurais dû rajouter un filet d'huile d'olive sur mes tartines fromage de brebis/radis rose, parce que là c'est un poil sec; pourquoi mon panier à linge est-il toujours plein et mon frigo toujours vide alors que l'inverse serait TELLEMENT plus pratique?; dès que j'ai terminé mon bidon d'eau de Javel, je tente le bicarbonate en nettoyant ménager; une demi-douzaine d'adversaires de nouveaux pays, dont le Botswana et l'Afghanistan, me fait progresser de 6% dans ma conquête du trophée UN Assembly (mais je sens que ça va être hyper-galère d'arriver à 100); super récit et graphisme à chier: ça va être dur de donner une note aux "Délices" de Lucy Knisley; coup de fil à mon beau-frère qui fête ses 40 ans aujourd'hui: comme dit Chouchou, "à partir de maintenant, c'est plus que de la descente!"; oui, je me lève du canapé en plein épisode pour remettre droites des boîtes à chaussures qui sont un peu de travers - mes TOC et moi, on te dit zut; Donnie n'est pas seulement abruti: il est maladroit, aussi; la migration de Hotmail vers Gmail est une vraie purge, même pour un informaticien chevronné; déjà une fringue vendue sur ma page vide-dressing, ça va me motiver pour mettre le reste des articles en ligne; je me ferais bien un thé mais après, je ne vais pas réussir à m'endormir, or je dois être en forme demain matin pour entamer une nouvelle traduction.

3 commentaires:

elmaya a dit…

Dire que je n'avais jamais remarqué l'anagramme de "luciole" ...

Rêver de Pénélope Bagieu, pas mal, dis donc...Elle a justement fait une note, aujourd'hui !
(Et celle de Margaux Motin m'a fait rver...)

shermane a dit…

Et pourquoi quand c'est la femme qui paie, le serveur fait ce petit sourire entendu que je n'ai jamais su interpréter ??

Ah, ces collants... Un prix que je juge indécent pour des collants mais j'ai failli craquer pour Eva (et pis faut bien soutenir le Made in France, toussa), mais ensuite, mon chat est arrivé et m'a prouvé que non, on ne dépense pas 30 € pour un collants à fleurs et à trous.

C'est quoi la nouvelle traduction ? Une nouvelle série ?

ARMALITE a dit…

Sur le salon Retrorama, tous les collants Marie-Antoilette étaient à 20€, ce qui valait le coup!
La nouvelle traduction, c'est le tome 2 d'une série genre thriller YA.