vendredi 28 février 2014

February victory log





Administratif: 
- Compta pro de janvier
- Etabli ma 2035 (déclaration de revenus de travailleur indépendant) pour l'année 2013

Blog:
- Téléchargé l'application "Waterlogue" qui permet de transformer des photos en aquarelles
- Organisé un swap littéraire minimaliste: la Ronde des Poches

Boulot:
- Fini l'exigeante traduction de "The first fifteen lives of Harry August" (soit 500 000 signes)

Culture:
- 10 livres lus (6 romans, 3 bédés, 1 divers)
- 1 film vu au cinéma: "Jack et la mécanique du coeur"
- 2 dédicaces: Serge Baeken chez Brüsel Flagey pour "Sugar: Ma vie de chat" et Lola Lafon à la Foire du Livre de Bruxelles pour "La petite communiste qui ne souriait jamais"

Santé:
- Testé ma cohérence cardiaque; elle est naturellement bonne, mais j'essaie quand même de la travailler. En tout, 12 séances de HeartMath (meilleure moyenne: 6,3)

Sport:
- 3 cours de yoga, 3 séances de piscine, 1 cours de Pilates, 1 cours d'aquagym

Autres:
- Parrainé un hippopotame nain du parc Cerza
- Organisé mon prochain anniversaire

Défi du mois: puiser dans mes stocks
- Ne pas acheter de thé du tout, pas même mon bien-aimé Yu Zi Hua Cha du matin, m'a permis de faire baisser assez sérieusement le niveau de mes stocks et de goûter pas mal des variétés reçues dans différentes box. A vrai dire, j'envisage même de prolonger l'expérience encore un petit moment!
- Pour les bouquins, j'avoue que j'ai fauté: en allant à la Fnac acheter le livre de la Ronde des Poches, je n'ai pas pu m'empêcher d'embarquer 2 bédés et 1 roman. Comme j'avais reçu en tout début de mois une commande Amazon passée fin janvier et qu'exceptionnellement la Foire du Livre de Bruxelles a eu lieu fin février plutôt que début mars, ma PAL n'a pas vraiment bougé ce mois-ci malgré mes différentes lectures. Du coup, un jour où je cherchais un moyen de procrastiner, j'ai viré le quart du fond (les bouquins qui sont là depuis tellement longtemps que si je n'ai pas encore eu l'envie de les lire, je ne l'aurai probablement jamais) en le fourrant dans le sac en partance pour Pêle-Mêle. Une bonne chose de faite!
- Niveau loisirs créatifs, je me suis concentrée sur le point de croix Cthulhu entamé pendant les vacances de Noël. J'ai dû me procurer 5 écheveaux de couleurs que je n'avais pas. Mais j'ai aussi trouvé un patron de chaussettes dégoulinantes au crochet qui, le mois prochain, devrait me permettre d'éliminer 6 pelotes de mon autre PAL (le Panier à Laine).
- Pas d'achats de chaussures ni de vêtements, à l'exception d'une robe Louche qui m'a surtout servi à écouler un avoir non-remboursable approchant de sa date de préemption sur un site internet qui n'est pas près de me revoir comme cliente.
- Même si ce n'était pas prévu au départ, j'ai également appliqué le principe à mon garde-manger, utilisant ou éliminant certains aliments qui traînaient depuis des mois. 
- Pour la suite, j'ai pensé à un principe tout simple. Concernant ma bibliothèque (= les livres que j'ai effectivement lus, par opposition à ceux qui sont en attente dans ma PAL) et ma garde-robe, j'avais déjà instauré depuis longtemps la règle du "1 in, 1 out" afin que leur niveau reste au pire stationnaire. Concernant les types d'objets que j'ai tendance à stocker en quantité folles, je vais instaurer la règle du "1 in, 3 out" jusqu'à ce que mes réserves soient revenues à un niveau acceptable. Autrement dit, si j'achète un nouveau thé ou que j'intègre un livre dans ma PAL, je dois finir/donner/jeter 3 autres variétés, ou lire puis faire circuler 3 autres bouquins. 

Un mois où j'ai eu l'impression de ne rien faire d'autre que travailler, travailler, travailler.

Février 2014



jeudi 27 février 2014

Concours: "Un thé pour Yumiko"


En français, elle s'appelle "Un thé pour Yumiko", et elle sort en librairie le 13 mars.
Je viens de recevoir mes exemplaires de traducteur, et je propose à l'un(e) d'entre vous d'en gagner un.
Pour cela, laissez-moi dans un commentaire ci-dessous le premier mot qui vous vient à l'esprit quand vous pensez au Japon, et seulement celui-là. Les commentaires comportant plus d'un mot seront disqualifiés. 
Clôture du concours le dimanche 9 mars à minuit, résultat annoncé le lendemain - n'oubliez pas de revenir voir si vous avez gagné, car je ne peux pas retrouver votre adresse mail à partir d'un simple commentaire. 
Réservé aux participant(e)s domicilié(e)s, ou pouvant me fournir une adresse postale, en France métropolitaine et en Belgique.
Bonne chance!

mercredi 26 février 2014

Ce qui me reste




Je pleure dans mon lit à une heure du matin quand Chouchou s'est endormi près de moi (crois-je). 
Je pleure pendant la visualisation au début du cours de yoga, en essayant de ne pas faire de bruit pour que personne ne s'en aperçoive. 
Je pleure sous la douche en sortant de la piscine, puis dans le sauna où la chaleur sèche mes larmes avant qu'elles n'atteignent mon cou. 
Je pleure devant les pères des films et des séries télé. 
Je pleure dans les trains qui ne me ramèneront plus jamais vers le mien. 
Je pleure quand je ne connais pas le nom d'un oiseau qu'il aurait su me dire. 
Je pleure de rage en croisant dans la rue un septuagénaire qui sort du tabac avec une cartouche de brunes et dont les poumons fonctionnent pourtant encore. 
Je pleure en apercevant de dos la silhouette d'un homme mince et petit aux cheveux grisonnants qui pourrait être lui - jusqu'à ce qu'il se retourne. 

J'ai l'impression que je n'en finirai jamais de pleurer.

Quelle est la date de péremption d'un deuil? A partir de quand est-on censé faire comme si la page était tournée pour ne pas provoquer les soupirs lassés-ennuyés-embarrassés de l'entourage? Alors qu'à l'intérieur, il reste un noyau dur de chagrin qui ne se dissout pas, qui ne se dissoudra peut-être jamais. Il n'empêche pas forcément de continuer à vivre ou même d'être heureux. Mais il est là, petite boule de douleur qui palpite en sourdine et ne se laisse jamais oublier. Le deuil qui tourne en tâche de fond. 

L'autre jour, je regardais un épisode de "How I met your mother" à la fin duquel Ted renonce à Robin, que l'on voit symboliquement s'élever dans les airs tel le ballon que Ted avait perdu, enfant. 
Et j'ai réalisé que j'étais incapable de le laisser partir, parce qu'il me semble que mon chagrin est tout ce qui me reste de lui. 
Ce qui est faux. 
De lui, il me reste aussi mes angoisses, ma psychorigidité et ma colère, trois traits de caractère contre lesquels je lutte depuis des années. Comme si je rejetais cet héritage; comme si je me croyais meilleure que lui ou, au moins, capable de mieux; comme si je cherchais à l'effacer de moi. 

Mais
il me reste aussi
mon éthique du travail 
mon sens de la justice
mon respect de la parole donnée
ma loyauté envers mes proches.
Un "Je t'aime Papa" sangloté au téléphone un après-midi de septembre alors que le monde s'écroulait autour de notre famille.
Un calme "Je suis fier de vous" en retour. 

Et peut-être que ça devrait suffire. 

mardi 25 février 2014

"L'incroyable histoire de Wheeler Burden"


Dernier descendant d'une lignée de banquiers ultra-conservateurs, fils d'un héros de la Seconde Guerre Mondiale mort aux mains de la Gestapo peu avant le Débarquement, Wheeler Burden a été tour à tour un prodige du baseball et une rock star adulée par les foules avec son groupe Shadow Self. Puis il a brusquement disparu de la vie publique, ne sortant de sa réclusion que pour promouvoir le livre qu'il venait d'écrire à partir des notes d'un de ses anciens professeurs. Alors qu'il fait la tournée des petites librairies d'Amérique, il bascule brusquement dans le passé et se retrouve à Vienne au crépuscule du dix-neuvième siècle - un lieu et une période qu'il connaît bien en théorie, puisqu'ils sont justement le sujet son ouvrage... 

Comment parler d'un bouquin qu'on a trouvé génialissime, quand le moindre détail qu'on pourrait révéler constituerait un affreux spoiler? "L'incroyable histoire de Wheeler Burden" m'a intriguée parce qu'il parlait de voyage dans le temps (un de mes sujets préférés en littérature) et parce que son scénario se déroulait en très grande partie à Vienne, ville éminemment romantique que j'avais adoré visiter il y a dix ans. Mais s'il m'a emballée, c'est d'une part grâce à sa construction habile qui mêle le présent et le passé du héros, révélant au compte-gouttes son histoire personnelle et celle de sa famille, d'autre part grâce aux coups de théâtre qui se succèdent en provoquant des réactions différentes à chaque fois. Le premier: on ne le voit pas venir, et on se dit qu'il pourrait bien donner une nouvelle dimension à l'affaire. Le deuxième: on s'en doutait un peu, mais on se demande comment le héros va gérer la difficulté. Le troisième: on commence à se dire que l'auteur abuse. Et puis le fil de l'histoire se déroule, et on se prend à admirer la boucle parfaite qu'il a créée, ce paradoxe temporel ultime. La fin inéluctable m'a rappelé l'aspect le plus poignant d'un de mes romans préférés: "Le temps n'est rien" (en VO: "The time traveller's wife") d'Audrey Niffenegger; j'y suis même allée d'une petite larme. 

Par ailleurs, Selden Edwards apporte un très grand soin à reconstituer l'atmosphère de Vienne à la fin du dix-neuvième siècle: l'opulence bourgeoise d'un côté, la misère des travailleurs de l'autre; la culture des cafés; le bouillonnement intellectuel illustré par les travaux de Freud et par la Jung Wien, mais aussi le clash entre les diverses communautés, la montée de l'antisémitisme et les prémices de la chute de l'empire austro-hongrois. Nombreux sont les personnages célèbres de l'époque à faire une apparition dans les pages du roman, et si l'on peut trouver ce défilé de people quelque peu forcé, l'histoire est de toute façon si rocambolesque mais si plaisante que l'on suspend volontiers son incrédulité pour se laisser entraîner dans le tourbillon des folles aventures de Wheeler Burden. Deux choses sont à signaler toutefois: le démarrage peut paraître assez lent (même si chacun des faits exposés dans les premiers chapitre prendra son importance plus tard), et les avis des clients Amazon sur la traduction française ne sont guère élogieux. Personnellement, j'ai lu "L'incroyable histoire de Wheeler Burden" en VO, et si vous avez un bon niveau d'anglais, je vous conseille d'en faire autant. 

lundi 24 février 2014

Ses mots contre mes maux: Lola


Peu d'artistes ont touché ma vie de telle façon que j'aimerais les rencontrer pour leur dire merci. La plupart d'entre eux sont morts; comme je ne possède hélas aucun talent de médium, ma gratitude à leur égard restera inexprimée. Il me semble peu probable que j'aie un jour l'occasion d'un tête-à-tête avec Leonard Cohen, face auquel je resterais de toute façon pétrifiée d'admiration et bien incapable d'articuler la moindre syllabe. Amanda Palmer, entrée dans ma liste depuis peu, se montre très accessible pour ses fans, et je ne désespère pas de pouvoir lui toucher quelques mots un jour. Mais avec Lola Lafon, j'ai eu au fil des ans une incroyable suite de rendez-vous manqués, au point que je finissais par croire qu'une malédiction m'empêcherait à tout jamais de lui expliquer le foudroiement qu'avait été pour moi "Une fièvre impossible à négocier". 

Samedi, Lola dédicaçait à la Foire du Livre de Bruxelles son quatrième roman "La petite communiste qui ne souriait jamais". Le premier qu'elle publie chez mon éditeur français préféré Actes Sud, le premier salué de manière unanime et dithyrambique par les critiques de tous bords. Je m'étais retenue de l'acheter en prévision de cet événement. Et jusqu'à la dernière minute, j'ai craint que l'univers ne me mettre encore des bâtons dans les roues. Avec mon cours de yoga entre midi et deux, le temps de déjeuner même vite fait chez Exki, ne risquais-je pas d'arriver trop tard à Tours & Taxis? Ou de découvrir, une fois sur place, que sa venue était annulée? Que la séance avait finalement eu lieu le matin? Que victime d'un empoisonnement à la frite-mayo survenu lors du déjeuner, Lola avait été transportée d'urgence à l'hôpital? J'en avais des palpitations rien que d'y penser. 

Et puis non. 




Elle était là avec ses grands cheveux blonds et sa frange de fille faussement sage, ses yeux sombres au regard pénétrant, ses ongles vernis de couleurs différentes. J'avais le coeur qui battait très fort et j'ai parlé trop vite, un peu n'importe comment, en hésitant entre le "vous" et le "tu", en essayant de mettre mille choses dans la même phrase, faire tenir des années de tumulte rentré en quelques mots, décrire avec des sons parfaitement inadéquats la lumière blanche aveuglante qui s'échappe des pages de ses livres. Elle m'a écoutée avec un sourire grave et répondu de sa voix douce et je crois qu'elle m'a entendue vraiment, et j'en étais très émue et très heureuse. Il faut toujours remercier les gens pour ce qu'ils vous donnent, même quand ils n'ont pas conscience de changer votre vie. 

Un peu plus tard, elle a donné un concert-lecture, et j'ai regardé ses mains danser dans l'air pendant qu'elle lisait-vivait des passages de son roman, reprenait un vieux tube de Bronski Beat sur un tempo si différent que je ne l'ai reconnu qu'au refrain ou entonnait pour conclure un morceau dans son autre langue, le roumain. Et puis c'était déjà le moment de partir. Un dernier sourire échangé à travers la foule massée devant elle à la sortie du petit théâtre, et je me suis dirigée vers la sortie avec l'impression de marcher sur des nuages, la certitude que ça valait bien le coup d'attendre cette rencontre, et dans mon sac, un nouveau rendez-vous de 310 pages avec les mots de Lola Lafon qui résonnent si bien en moi.



dimanche 23 février 2014

"N'aie pas peur si je t'enlace"


Un voyage de 38 000 kilomètres, qui commencera par la traversée des Etats-Unis en Harley Davidson. C'est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l'âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Lorsqu'il marche, c'est sur la pointe des pieds. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l'enlace afin de sentir ce que l'autre a dans le ventre et pour cette raison, ses parents ont inscrit sur ses T-shirts: "N'aie pas peur si je t'enlace". 

Ce voyage se fera, à travers les Etats-Unis et jusqu'en Amérique latine, bien plus inattendu que prévu... Sous le regard étonné et teinté d'humour du père, Andrea caressera les crocodiles, communiquera avec les chamans indiens, embrassera les jeunes filles... et enseignera à son père à se laisser aller à la vie. Il fera de cette expérience une aventure épique, difficile et grisante, imprévisible et captivante. Comme lui qui dit vouloir devenir, malgré tout, un Terrien.

"N'aie pas peur si je t'enlace" est une histoire vraie, retranscrite à la première personne par l'écrivain italien Fulvio Ervas suite à une année d'entretiens avec Franco Antonello. C'est le récit joyeux et bouleversant à la fois d'un voyage initiatique aussi bien pour le père que pour le fils, une immersion dans la vie d'un parent d'autiste, une suite de paysages fabuleux et de rencontres incroyables, une grande aventure humaine à de multiples niveaux. Franco Antonello est un père plein de bonne volonté, parfois émerveillé par la poésie du monde  dans lequel vit son fils, parfois atrocement frustré et inquiet pour l'avenir, mais toujours débordant d'un amour immense. J'ai lu ce livre parce que j'étais intéressée par l'aspect road trip, tout en craignant d'être rebutée par la composante relations familiales/autisme, et au final, c'est elle qui donne toute sa saveur et sa richesse à "N'aie pas peur si je t'enlace". Un énorme coup de coeur.

Troc party 7.0


La date est fixée: ce sera le dimanche 16 mars après-midi, du côté de Stokkel. 

Si vous souhaitez participer, envoyez-moi le plus tôt possible un mail à: leroseetlenoir@hotmail.com pour réserver votre place et être informée de tous les détails. Précisez-moi quelle taille de vêtements et de chaussures vous faites (inutile que vous vous trimballiez d'énormes sacs de choses à donner si vous êtes la seule à faire du 38...), et ce que vous pensez apporter à boire ou à manger pour notre goûter. 

A très vite! 

samedi 22 février 2014

L'Envoûthé débarque en Belgique!


Bonne nouvelle pour les amatrices de thé belges: la box Envoûthé est désormais disponible à Friteland! Depuis quelques jours, vous pouvez vous y abonner pour 15,90€ par mois (+ 6€ de frais de port), ou acheter les boîtes individuellement au prix de 19,90€ l'une (+ 6€ de frais de port) - un peu plus cher, donc, mais avec l'avantage d'en connaître la composition d'avance et de pouvoir vous les procurer des mois après leur sortie. Les anciennes éditions au nom évocateur, telles que "Un thé à la cour", "Septième ciel", "Au coin du feu", "Souvenirs d'enfance" ou "Forêt enchantée", sont encore toutes disponibles et me semblent constituer une excellente idée de cadeau!




Celle de février, intitulée "Dimanche gournet: ça vous brunch?" contient:
- 1 boîte de 70g de thé vert à l'orange et au citron vert de la Maison Taillefer
- 1 sachet de 20g de Stormy Joburg, rooibos d'Afrique du Sud de la marque Cape and Cape
- 1 sachet de 20g de Oh là là!, thé noir aux notes de vin chaud et d'épices de la marque Theodor
- 3 sachets individuels de Chine Extra, thé noir légèrement fumé, de la Compagnie Coloniale
- 3 sachets individuels d'Imperal Darjeeling de la marque Pagès
- 2 sachets individuels de Songe de Voyageuse, thé noir aux fleurs de bleuet, de la marque Pagès
- 1 petit pot de confiture Mystère du Chef (pêche, abricot, mangue, passion) de la Maison Francis Miot




On constate que l'Envoûthé fait le choix de présenter un nombre de variétés restreint, mais avec une quantité assez importante de chacune, afin de pouvoir partager ou renouveler les dégustations. Et si je ne raffole pas du thé noir qui prédomine dans la boîte de février, je dois admettre qu'il colle mieux avec le thème du brunch qu'une flopée de thés blancs et de tisanes!

Par ailleurs, le site internet présente une fonction très intéressante: en cliquant sur l'onglet "Envoûthèque" et en répondant à 3 questions, vous pouvez accéder à une large sélection de thés correspondant à vos goûts - pas moins de 82 pour vert/parfumé/fruité, par exemple! Très utile pour celles qui aimeraient tester de nouvelles variétés, découvrir d'autres marques ou faire un cadeau répondant à des critères bien spécifiques. 

Cette boîte Envoûthé m'a été offerte par la marque. 

vendredi 21 février 2014

"Comment nourrir un régiment"


Etienne Gendrin raconte en bande dessinée la vie de sa grand-mère Anne-Marie, qui fut en son temps reçue première au concours de l'institut agronomique dans une promotion dont elle était la seule femme, et qui plus tard devint la mère au foyer de 9 enfants. Très attirée par le titre et la lecture des premières pages de "Comment nourrir un régiment", j'ai cru tenir là une nouvelle pépite qui viendrait enrichir ma collection de littérature culinaire. En réalité, on est plus proche des "Chroniques de la vigne" de Fred Bernard que du "A boire et à manger" de Guillaume Long. En guise de recettes illustrées, il s'agit de souvenirs liés aux repas familiaux, assez délayés dans les souvenirs d'ensemble de l'aïeule. Les dessins à l'aquarelle sont sympathiques sans plus. Au final, ce qui ressort surtout de la lecture de "Comment nourrir un régiment", c'est l'amour d'un petit-fils pour son énergique mamie. Ce qui n'est pas si mal, mais pas tout à fait ce que je cherchais. 

jeudi 20 février 2014

Il faut tout un village pour faire une traduction




Au cours de ma carrière (20 ans en octobre, glups!), j'ai essentiellement traduit des ouvrages de fantasy. Bien qu'une bonne connaissance des armes, des armures et de l'architecture médiévale soit assez utile en la matière, la plupart des termes ayant trait à l'histoire, à la géographie ou à la magie sont inventés par l'auteur, et même si c'est parfois un casse-tête de leur trouver un équivalent français qui sonne bien et qui veuille dire la même chose sans faire trois kilomètres de long, au moins, je n'ai pas peur de raconter de bêtises. Le seul vrai problème, ce sont les traversées en mer : je ne connais strictement rien à la navigation à voile. Avant l'apparition d'internet, j'ai sué sang et eau sur les attaques de pirates ou de monstres marins, ou même les tempêtes entraînant une cascade de manoeuvres toutes plus hermétiques les unes que les autres pour moi. 

Et puis, une fois de temps en temps, je traduis un roman qui se passe dans notre monde, et là, j'ai un devoir d'exactitude. Du coup, Google est mon très grand ami, et je n'hésite jamais à faire appel aux connaissances spécifiques des gens de mon entourage. Mon père m'était d'une aide précieuse sur toute les questions ayant trait à la balistique, à la faune et à la flore sauvage (maintenant je galère un peu avec les oiseaux rares). J'ai une copine infirmière que je sollicite parfois pour des questions de vocabulaire médical. Chouchou m'éclaire sur les références cinématographiques obscures pour moi. Dans ma tête, mes contacts Facebook sont classés en fonction de leur secteur d'activité professionnelle et de leurs hobbies: cryptologie, aviation, informatique, biologie marine, biologie tout court, mécanique, latin, psychologie, mais aussi jardinage, bande dessinée, mode, calligraphie, musiques du monde... Pour peu qu'on le leur demande gentiment et que ça ne leur prenne que quelques minutes, la plupart des gens sont ravis de faire profiter les autres de leur expertise. Moi, j'apprends quelque chose au passage et je rends un meilleur travail. 

Le roman que je suis en train de traduire est un excellent exemple. Il contient d'innombrables références à l'histoire du vingtième siècle qui m'ont bien fait réviser mes (lointains) cours de terminale, mais son intrigue s'appuie aussi sur quantité de notions de physique dont, dans le meilleur des cas, j'ai déjà entendu le nom barbare sans avoir la moindre idée de ce qu'il recouvre. Si j'essaie de comprendre toute seule, je ne réussis qu'à me coller une grosse migraine. Mais bien que personne ne me demande de savoir tout sur tout, mon éditeur attend de moi que je fasse le nécessaire pour rendre un travail cohérent. Alors avant-hier, après deux heures passées à étudier en vain le principe de fonctionnement d'un rayon laser, j'ai fini par mailer ma traduction du passage qui me posait problème à un vieux copain devenu prof de physique. Je n'avais pas écrit d'horreur, mais il m'a suggéré des corrections qui passeront certainement mieux que ma version personnelle auprès des lecteurs moins ignares que moi. 

J'ai déjà dit que ce bouquin est fabuleux, sans contestation possible le meilleur que j'ai traduit en presque 20 ans de métier (re-glups)? Et j'ai déjà dit que je me démenais comme une folle pour boucler sa traduction dans le peu de temps qui m'a été imparti, sans pour autant sacrifier la qualité de mon travail? Je crois que bien c'est la première fois que j'ai peur, oui, peur de ne pas rendre justice à une version originale, peur de ternir sa brillance en la passant au travers du filtre de mon langage. A 8 jours de la date de remise, mon cerveau ressemble à une serpillère piteusement grisâtre que je m'obstinerais à tordre en tous sens chaque jour, et je pense avoir plus de thé que de sang dans les veines. J'espère juste qu'il ne me reste plus de scènes de torture chimique, électrique ou thermique avant la fin. 

mercredi 19 février 2014

Thé orange/bleuet de La Vie Claire




La Vie Claire, chaîne de magasins pionnière du bio en France, a fait parler d'elle au début des années 1980 lors de son rachat par Berbard Tapie. Mais pour moi, c'est avant tout le seul fournisseur de nourriture saine facilement accessible lorsque je suis à Monpatelin. J'y trouve des cracottes à la châtaigne, qui sont devenues une de mes drogues principales depuis que mon amie Isa m'en a envoyé un paquet l'été dernier, et tout un tas d'autres produits comestibles ou cosmétiques. Il y a quelques mois, j'ai ainsi fait l'emplette de ce thé, pour voir. Puis je l'ai oublié sur une étagère jusqu'au moment où j'ai décidé de puiser dans mes stocks en février




Sur une base de Sencha de Chine, on a rajouté des écorces d'orange, de l'arôme naturel d'orange douce et des pétales de bleuet. Le mariage est assez heureux, la douceur de la fleur venant atténuer l'acidité de l'agrume sans la supprimer complètement. Au final, on obtient un thé agréablement mais discrètement parfumé qui peut se boire tout au long de la journée - et qui, à 5€ environ les 100g, ne ruinera pas le consommateur. C'est un très bon rapport qualité-prix, surtout pour du bio. Maintenant, j'ai très envie de goûter le Pai Mu Tan (thé blanc classique) dans la même gamme... mais ça devra attendre le mois prochain!

mardi 18 février 2014

Il n'y a pas deux catégories de gens




Hier, j'ai lu  cet article de la philosophe espagnole lesbienne Beatriz Preciado que plusieurs de mes contacts avaient relié sur Facebook. Et bien que je l'aie trouvé très fort et très beau d'un point de vue strictement littéraire, l'image de la balle m'a beaucoup dérangée. Elle semble dire: "En tant que LGBT, nous sommes frappés par un mal extérieur sans que ce soit notre faute". Alors que la notion de mal et de faute n'a pas sa place ici en premier lieu. Il me semble que c'est perpétuer l'idée totalement erronée que l'humanité se divise en deux camps: les hétéros d'un côté, ceux qui sont naturellement conformes, et les LGBT de l'autre. Et ça, c'est justement ce que voudraient nous faire croire les partisans de la haine et du rejet. 

En réalité, il n'y a pas deux camps, parce qu'il n'y a pas deux catégories de gens - les Blancs et les Noirs hier, les hétéros et les homos aujourd'hui. De tout temps et en tout lieu, il y a juste des individus tous différents et tous semblables. Des êtres humains qui respirent, qui mangent, qui dorment, qui rient, qui souffrent, qui espèrent et qui aiment, indépendamment du contenu de leur culotte et de celle de la personne qui partage leur lit. C'est cela qu'il est urgent de faire comprendre à ceux qui s'obstinent à croire que les homosexuels sont de dangereux déviants qui menacent notre mode de vie, et c'est cela qu'il est urgent de faire comprendre à tous les jeunes membres de la communauté LGBT qui douteraient encore de leur droit à vivre comme ils l'entendent.

On m'a répliqué que l'image était poétique et belle, que je cherchais la petite bête là où il n'y avait pas lieu. Mais je suis désolée, j'estime que si, il y a lieu. Les mots et les images importent; ils sont ce qui forme inconsciemment notre vision des choses. Utilisons-les à bon escient pour faire prévaloir l'idée qu'il n'existe pas de façon d'aimer plus légitime qu'une autre. 

(Et pendant qu'on y est, je me permets de relier la vidéo de l'émouvant coming out d'Ellen Page qui parle très bien de la pression au conformisme exercée par la société en général et Hollywood en particulier:)




lundi 17 février 2014

"Jack et la mécanique du coeur", merveilleux conte barock'n'roll


Edimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde, et son coeur en reste gelé. Le docteur Madeleine le sauve en remplaçant l'organe défectueux par une horloge. Jack survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter trois règles: ne pas toucher à ses aiguilles, maîtriser sa colère et surtout ne jamais tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue qui refuse de porter ses lunettes et se cogne partout, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera jusqu'aux portes de l'Andalousie...

Avant d'être un film d'animation, "Jack et la mécanique du coeur" a été un roman de Mathias Malzieu que je n'ai pas lu, et un CD de son groupe Dionysos que je n'ai pas écouté. Pendant toute la séance, j'ai pensé combien le design graphique me rappelait le style d'une des créatrices de La Marelle: bingo, c'est bien le nom de Nicoletta Ceccoli qui figure au générique. Visuellement, j'ai trouvé le film somptueux, et je comprends qu'on l'ait beaucoup comparé au travail de Tim Burton, mais si celui-ci compte certainement au nombre des influences de Mathias Malzieu, "Jack et la mécanique du coeur" n'est en aucun cas une pâle copie de l'oeuvre de quiconque. Bien que l'on y retrouve certains ingrédients burtoniens tels que le romantisme échevelé, la pointe de noirceur, l'humour un peu décalé et le petit grain de folie, ils sont ici cuisinés d'une façon tout à fait personnelle, et assaisonnés d'une musique rock qui arrive à point pour épicer certains passages comme celui du train fantôme. Je n'ai pas raffolé de la toute fin, et j'ai eu un peu de mal avec les voix des adultes qui interprètent les personnages au début du film, lorsqu'ils sont encore enfants. Mais à ces deux détails près, "Jack et la mécanique du coeur" m'a vraiment enchantée. 

dimanche 16 février 2014

Sans logique


Je suis la fille qui petit-déjeune d'un bol de soupe de petits pois et de tartines de Leerdammer et qui dîne d'un chocolat chaud et d'une brioche au sucre. 
La fille qui utilise une demi-douzaine de produits différents dans son bain mais qui oublie de se laver.
La fille qui préfère s'endormir sur son canapé même pas déplié plutôt que de monter se coucher dans son lit à l'étage, parce que quelque part elle trouve ça plus douillet.
La fille qui aime les framboises et les mûres en gelée mais ne les mange surtout pas telles quelles, à cause de la texture.
La fille qui reste abonnée à une box thé alors qu'elle consomme au mieux un tiers du contenu de chaque boîte.
La fille qui peut ne pas faire le ménage pendant un mois mais qui crise si les livres sont mal alignés sur ses étagères.
La fille qui à l'ère du smartphone traîne encore un vieux Nokia pourri déchargé la plupart du temps.
La fille qui le soir repousse le moment d'aller se coucher avec son bouquin en cours pour faire durer le plaisir de l'attente.
La fille qui préfère les gens sur Facebook plutôt qu'en vrai.
La fille qui, si elle a le choix, mange toujours sa pizza froide.
La fille qui a peur de l'eau et des insectes qui piquent, mais à qui ça ne pose pas de problème de toucher une araignée, un serpent ou de se jeter d'un avion en parfait état de marche.
La fille qui croit qu'elle est en train de mourir d'un cancer chaque fois que son estomac gargouille de travers.
La fille qui n'aimait que les grands chevelus et qui fait sa vie avec un moyen Belge chauve dont elle pense qu'il est l'être le plus bisoutable de la Création.
La fille qui brode en buvant de la verveine et en écoutant du metal.
La fille qui pense que la violence n'est jamais une solution mais qui balancerait volontiers des grenades aux 1% et aux politiciens qui ne servent pas les intérêts des 99 autres.
La fille qui crève de ne plus avoir de chat mais qui n'en reprendra pas.
La fille qui se voit toujours comme une harpie asociale et sarcastique et qui, quand on loue sa gentillesse, a tendance à regarder par-dessus son épaule pour voir à qui on parle.
La fille qui trouve très important de protéger la nature mais qui refuse d'y mettre les pieds.
La fille dont la vie serait TELLEMENT plus simple si elle apprenait à se servir de Photoshop et de Wordpress, mais qui n'arrive pas à s'y résoudre.
La fille qui a encore 20 ans dans sa tête mais qui regarde les jeunes d'aujourd'hui comme des extra-terrestres (et qui emploie des expressions comme "les jeunes d'aujourd'hui" ou "de mon temps").
La fille qui déteste se raconter à des inconnus dans la vraie vie, mais qui tient un blog d'humeurs depuis bientôt dix ans.

samedi 15 février 2014

Entendu aujourd'hui dans le bus




Une ado d'une quinzaine d'années discute avec sa copine:
"Non mais moi je veux faire L de toute façon. S y'a que des sciences, c'est super ennuyant."
(Bonne chance en filière littéraire.)
Plus tard:
"Non mais de toute façon pour faire trader faut un bac ES, pas S. Qu'est-ce qu'y z'en ont à foutre les traders d'être bons en maths?"
(Essaie d'appliquer la formule de calcul de rentabilité d'un portefeuille d'actions et tu vas comprendre très vite.)
Puis:
"Non mais de toute façon pour devenir traducteur faut pas forcément avoir fait L. L c'est français littéraire, après les langues étrangères c'est pareil dans toutes les filières."
(Si tu ne parles pas un "français littéraire", tu comptes traduire vers quoi au juste? Le langage SMS?)
Et enfin, cette perle magnifique - quoique sans rapport avec l'enseignement secondaire:
"Tes parents font encore l'amour? Souvent? A leur âge? Beeeeerk, c'est dégoûtant!"

Prévoir de grosses, grosses désillusions à l'entrée dans l'âge adulte.

vendredi 14 février 2014

Troc Party 7.0



Déjà la 7ème édition des troc parties bruxelloises! 


Qu'est-ce que c'est?
Une occasion de vous débarrasser des vêtements, accessoires, bijoux, cosmétiques, brols déco et autres choses faciles à transporter, dont vous ne vous servez pas mais qui sont encore en excellent état et peuvent faire plaisir à quelqu'un d'autre. Ainsi, vous videz vos placards de ce qui vous encombre tout en récupérant de nouveaux trésors pour zéro euro et en passant un après-midi à papoter entre filles. 
(Attention: il ne s'agit pas de troc au sens strict du terme. Nous étalons tout ce qui a été apporté, et chacune se sert sans notion de réciprocité directe. Il y a toujours des filles qui repartent plus chargées qu'elles ne sont arrivées, et l'inverse. Si vous avez des objets de prix dont vous tenez absolument à tirer une compensation, vendez-les plutôt sur internet.)

Qui peut participer?
N'importe qui dans la limite des places disponibles (12-14), sachant tout de même que priorité sera donnée aux "anciennes" ayant assisté à des troc parties antérieures. 

Quand cela aura-t-il lieu?
Trois dimanche après-midi sont possibles: le 9 mars, le 16 mars ou le 13 avril. Si vous êtes intéressée, rendez-vous ici pour indiquer vos disponibilités, et je choisirai la date qui arrange le plus de monde. 

Où cela aura-t-il lieu? 
Du côté de Stokkel, à 10 mn à pied du métro.

Distraite




A la fin d'une journée de travail éprouvante, et vu que je n'avais pas encore pris ma douche, j'ai décidé que je méritais un bon bain chaud. 
J'ai allumé le radiateur de la salle de bain. 
J'ai fermé la bonde de la baignoire, réglé le mélangeur sur la température maximale et laissé couler l'eau quelques minutes avant d'y entrer. 
J'ai flotté béatement un long moment et redécouvert au passage les vertus du jet réglable de mon pommeau de douche.
Puis j'ai attrapé mon shampoing au concombre et je me suis frictionné le cuir chevelu vigoureusement. 
J'ai rincé, appliqué un masque reconstituant sur mes longueurs et laissé poser. 
Pendant ce temps, je me suis massé la figure avec un gommage bio. 
J'ai rincé, fait mousser mon nettoyant Tsukika sur mon front et sur mes joues, rincé encore. 
Je me suis battue avec la bonde pour la rouvrir, et n'ai finalement réussi à l'extirper qu'en m'aidant d'une lime à ongles métallique. 
Pendant que la baignoire se vidait, j'ai frotté mes mollets et le dessous de mes pieds avec de l'exfoliant bio à la menthe. 
J'ai rincé et passé un coup de rasoir en faisant attention à ma malléole gauche que j'écorche vive régulièrement.
J'ai rincé mes mollets et mes cheveux. 
Je suis sortie de la baignoire; je me suis séchée. 
J'ai démêlé mes cheveux et fait une raie au milieu.
Comme ma frange n'était pas droite, je suis allée chercher des ciseaux qui-coupent-bien pour y remédier.
J'ai jeté les petits bouts de cheveux à la poubelle et lissé ma frange désormais (plus ou moins) droite à la brosse ronde en passant un coup de séchoir dessus. 
J'ai mis de la crème soufflée pas-bio-mais-qui-sent-divinement-le-pamplemousse sur mes mollets et sur mes pieds, et je me suis tartiné la figure d'Avène. 
J'ai passé un coup de déo qui-ne-sent-rien sous mes aisselles.
Je me suis mise en pyjama. 
J'ai éteint le radiateur. 
Et en sortant de la salle de bain, j'ai réalisé que j'avais oublié de me laver. 

jeudi 13 février 2014

Centrifugeuse, mode d'emploi




Nous avons acheté notre première centrifugeuse il y a un an. Elle a rendu l'âme récemment, et même si ça ne rentrait pas trop dans notre budget du moment, nous étions devenus tellement accros que nous n'avons pas tardé à la remplacer. 

Le modèle initial était la Tristar SC-2283, achetée sur Amazon et choisie en raison de son faible prix: à l'époque, nous n'étions pas certains d'utiliser beaucoup cet appareil et nous ne voulions pas investir d'entrée de jeu. 



Ses atouts:
- Peu chère (40€ seulement)
- Peu encombrante (la carafe à jus, à droite sur la photo, se range dans le bac à déchets, à gauche sur la photo)
- Facile à démonter malgré de nombreuses pièces mobiles 
- Robinet verseur à deux positions  (pour éviter les coulures sur le plan de travail après avoir pressé un jus, il suffit de le redresser à l'horizontale)

Ses inconvénients:
- Puissance assez faible (400W)
- Cheminée d'introduction étroite (il faut généralement couper les fruits et légumes avant de les introduire dans l'appareil)
- Carafe à contenance limitée (deux verres de jus environ)
- Languette de verrouillage fragile (elle dépasse beaucoup, et Chouchou a fini par la casser en nettoyant le capot en plastique, ce qui a signé l'arrêt de mort de l'appareil tout entier)

Mais je trouve que c'était un bon choix pour démarrer, et j'ai toujours sa jumelle à Monpatelin, où elle me donne entière satisfaction. 

Après avoir beaucoup tergiversé et envisagé puis rejeté plusieurs modèles de remplacement, j'ai fini par opter pour la Bosch MES3000, essentiellement parce que ma prof de yoga avait la même et s'en disait très contente. (Nous l'avons achetée chez Media Markt et prise en plastique blanc et vert, non en chromé comme sur la photo, parce qu'elle était moins chère et de toute façon vouée à dormir dans un placard plutôt que sur le micro-plan de travail de notre cuisine).




Ses atouts:
- Bonne puissance (700W, donc pressage rapide et efficace)
- Cheminée d'introduction large (la plupart des fruits et légumes y rentrent entiers)
- Carafe de grande contenance (à 2, on peut se faire du jus pour 2 ou 3 fois, et garder ce qu'on ne boit pas tout de suite au frigo, dans une bouteille en verre fermée: ainsi, on s'évite un nettoyage supplémentaire le lendemain!)
- Languette de verrouillage solide et bien protégée

Ses inconvénients:
- Assez volumineuse, d'autant que la carafe ne peut pas être rangée à l'intérieur du bac à déchets
- Robinet verseur fixe (les dernières gouttes de jus coulent sur le plan de travail pendant qu'on se sert et avant qu'on démonte l'appareil).

Dans les deux cas, il faut savoir que le nettoyage est un peu pénible. Les pièces en plastique se contentent d'un rinçage rapide pour peu qu'on l'effectue tout de suite, sans attendre que la pulpe sèche; par contre, le filtre en métal et ses micro-trous nécessitent qu'on les attaque à l'aide d'une brosse ou qu'on les laisse tremper un long moment. En tout, compter 5 à 10 minutes pour tout nettoyer après avoir fait un jus (d'où l'intérêt d'en préparer une grande quantité d'un coup, même si les puristes vous diront que les qualités nutritionnelles des fruits et des légumes s'altèrent si on ne les consomme pas immédiatement après pressage).

Autre chose: une centrifugeuse convient très bien pour les agrumes épluchés ainsi que pour les fruits et légumes durs tels que pommes, poires, carottes, concombre, betterave, brocoli... Pour les baies, les fruits mous (kiwis, bananes) ou les légumes feuillus (épinards, roquette), le blender ou le mixer restent une meilleure option. Et si vous souhaitez mélanger les deux, il va falloir vous armer de courage pour nettoyer deux appareils au lieu d'un!

Pour finir, voici la recette des deux jus que je prépare le plus souvent (proportions pour 2 grands verres):
- Vitamines: 2 oranges + 1 pomme (type Fuji) + 3 carottes + 1 morceau de gingembre gros comme le pouce + 1 morceau de curcuma gros comme la moitié du pouce
- Douceur: 2 pommes (type Fuji) + 1 poire (type Passe-Crassane ou Conférence) + la moitié d'un concombre + 1 cuillère à café de spiruline
Si vous en avez d'autres que vous affectionnez particulièrement, n'hésitez pas à les noter dans les commentaires!

mercredi 12 février 2014

Thé Box "Dis-moi oui"




Pour cette Thé Box de la Saint-Valentin, je craignais une boîte rose (la couleur) et une prédominance de thés à base de rose (la fleur). En réalité, la boîte à thème marin est certainement l'une des plus jolies de l'histoire de la Thé Box - et ne va donc pas arranger mon problème de stockage! Quant à son contenu, jetons-y un coup d'oeil ensemble...




Pour les thés, nous avons:
- Un grand sachet de Vanetine's Blend de Harney & Sons (thé noir à la rose et au chocolat)
- Un grand sachet de Coup de foudre (thé vert à la menthe, à la cannelle, au romarin, à la coriandre et aux algues) de Breizh Tea; sans la cannelle, j'aurais été très curieuse de le goûter...
- 4 sachets de la marque bio Clipper: 1 de thé vert nature, 1 de thé vert à la fraise, 1 d'Earl Grey, 1 d'infusion citron-gingembre
- 4 sachets de la marque bio Higher Living: 1 de chai vert, 1 d'infusion camomille-vanille, 1 d'infusion à la cannelle, au fenouil et à la réglisse (!), 1 d'infusion "vitalité" à l'orange, à la cannelle, à la réglisse, au maté, au citron et aux épices
- 3 sachets de la marque bio Florisens: 1 de thé blanc à la verveine, 1 de thé vert au jasmin, 1 de tisane à la fraise
- 1 sachet de "Velours et dentelles" de Tea Tower (thé noir à la pêche et à la vanille)
Apparemment, la cannelle a remplacé la rose cette fois, alors que Noël est passé depuis belle lurette... mais bel effort sur les marques bios. 




Pour les goodies:
- les habituelles 3 cartes postales
- un repose-filtre en céramique en forme de coeur

Et pour les gourmandises:
- 3 biscuits chinois
- 5 carrés de chocolat Lindt individuels

En résumé, une boîte qui ose sortir des sentiers battus en ce mois de février, même si aucun des éléments qui la composent ne me fait trépigner d'impatience à l'idée de le goûter. Je tiens à saluer la constance assez remarquable de la Thé Box en matière de qualité et de diversité, ainsi que les efforts de créativité déployés par son équipe. 

To Do List minimaliste pour lutter contre la procrastination


Après m'être bien plainte, hier, de mon manque de productivité actuel, je vais quand même vous livrer le petit "truc" qui me permet d'avancer un peu dans les périodes de flemmingite aiguë: la To Do List minimaliste.

Chaque jour, je m'astreins à faire, en plus de mon travail:
- une chose qui doit être faite (corvée domestique ou administrative)
- une chose pour le blog (rédaction de billet, sortie "blogable"...)
- une chose pour ma santé (séance de sport, jus vitaminé, test de nouvelle recette saine...)
- une chose qui fait avancer un projet "long" (en le décomposant en mini-étapes pour le rendre plus digeste)

Ainsi, ma To List d'aujourd'hui ressemble à ça: 
- Lessive de cachemires
- Billet sur la Thé Box "Dis-moi oui"
- Prendre rendez-vous chez la dermato
- 1 triple aiguillée sur mon point de croix Cthulhu

Pour votre propre usage, vous pourriez imaginer quelque chose d'encore plus minimaliste et néanmoins très équilibré qui ressemblerait à ceci:
- une chose qui doit être faite
- une chose qui vous fait plaisir

La To Do List qui illustre ce billet est téléchargeable gratuitement ici

mardi 11 février 2014

Procrastination j'écris ton nom (et pas grand-chose d'autre)




Puisque j'ai banni la tentation du shopping en février et que, pour le moment, ni nos finances ni l'emploi du temps de Chouchou ne nous permettent d'autres sorties que les aller-retour au club de gym, je devrais être en train de tailler dans ma To Do List à grands coups de hache. Or, j'ai l'impression de n'avoir absolument rien foutu depuis le début du mois. J'ai deux excellentes excuses: cette traduction que j'adore me lessive totalement les neurones, et la météo froide/pluvieuse fait ressortir mes gènes de mémé loir. Mais je ne crois pas aux excuses, surtout en ce qui me concerne. Parce que même si elles jouent, la vérité vraie, c'est que j'ai soit la flemme, soit la trouille de me lancer dans mes projets du moment. Ecrire cette demi-douzaine de billets vraiment personnels qui tournent dans ma tête depuis des semaines ou des mois. Terminer ce foutu point de croix Cthulhu qui traîne en longueur parce que les différentes teintes de vert me rebutent. Attaquer cette paire de chaussettes dégoulinantes au crochet dont le patron me file la migraine par avance. Apprendre à maîtriser le logiciel qui me permettra de me lancer dans certaine activité créative. Bosser sur le challenge "Ménage de printemps" que je voulais organiser le mois prochain. Démarrer le carnet de mosaïques dessinées pour lequel j'étais si motivée en début d'année. Recommencer à faire des portraits de chaussures pour me dérouiller le pinceau. Re-créer une page vide-dressing pour éliminer les plus belles affaires que j'ai achetées et jamais portées. Finaliser mes plans d'anniversaire. Entre la théorie et la pratique, entre mes idées et leur réalisation, il y a un pas que j'ai toujours un mal de chien à franchir. Et je lutte contre ce blocage, mais souvent, c'est lui qui gagne. Sinon, je serais déjà maître du monde connu, ou au minimum la Martha Stewart de la francophonie (je tâcherais juste d'éviter le séjour en prison). Au lieu de ça, mon plus grand titre de gloire du moment est d'avoir vaincu hier le niveau 524 de Candy Crush Saga. Je sais que je perds mon temps, mais impossible de me bouger. Si je m'écoutais, je me roulerais en boule sur le canapé avec l'intégrale de "Forbrydelsen" et une soupière de chocolat chaud. Motivation, ma motivation chérie, où es-tu passée? 

Avis à la population: Si vous retrouvez ma motivation (peu servi, très bon état), merci de me contacter par mail. Grosse récompense en bisous. 

lundi 10 février 2014

Ronde des poches: c'est parti!



J'ai clôturé les inscriptions samedi à midi, comme prévu. Nous serons 33 à nous échanger des livres en ce mois de février! Les premiers commencent déjà à arriver; ainsi, tout à l'heure, j'ai reçu l'envoi de ma swapeuse Isabelle: une uchronie de plus de 1000 pages qui devrait m'occuper de longues heures! Je n'avais jamais entendu parler de ces "Chroniques des années noires", mais plusieurs de mes copines ont immédiatement réagi à mon annonce en disant: "Je l'ai lu et j'ai adoré!". Un très bon choix, donc!

De mon côté, j'ai eu un peu plus de mal à sélectionner un titre pour ma swapée dont les goûts sont très éloignés des miens, mais je pense (j'espère) avoir trouvé la perle rare. Je vais d'abord le chercher en librairie, pour pouvoir l'envoyer moi-même avec un petit mot; si je ne le trouve pas, je me rabattrai sur Amazon en début de semaine prochaine. Et comme je l'ai annoncé par mail aux participantes, une fois le swap bouclé - début mars, donc, si tout va bien -, je publierai ici une liste de l'ensemble des ouvrages qui ont été échangés.

dimanche 9 février 2014

Humans of New York


En 2010, Brandon Stanton s'installe à New York avec une idée en tête: photographier les habitants de chaque quartier afin de dresser une sorte de carte humaine de la ville. Son site peine d'abord à trouver une audience; c'est la création d'une page Facebook associée qui le fera exploser jusqu'à atteindre actuellement près de 3 millions de fans enregistrés. Ses sujets, il les choisit de tous les âges, de tous les genres, de toutes les races et de toutes les classes sociales. Certains sont vêtus de façon très banale; d'autres portent des tenues extravagantes ou auraient pu retenir l'attention du Sartorialist. De quelques minutes de conversation avec eux, Brandon tire des citations drôles ou surprenantes, des anecdotes poignantes ou inspirantes. 

Ici, un aspirant candidat à la présidentielle coiffé d'une botte en caoutchouc promet un poney gratuit à chaque Américain. Là, une fillette en pelisse grise très chic pose dans le hall du Plaza où elle passe son week-end d'anniversaire. Un vieil homme coiffé d'un béret et fumant un énorme barreau de chaise explique ce que c'est d'être adulte. Un anonyme brandit deux chichuahuas en tenue de gala complète, fraise et haut-de-forme inclus. Un Noir entièrement vêtu de rouge vif, depuis son turban jusqu'à ses chaussettes hautes en passant par son short, proclame qu'il est le sultan du Wisconsin. Un réfugié de l'ancienne Yougoslavie, qui a mis douze ans à décrocher un diplôme d'études supérieures tout en travaillant comme concierge à Cambridge, arbore fièrement sa robe et sa toque bleue. Deux jeunes Musulmanes coiffées d'un foulard font du bénévolat après le passage de l'ouragan Sandy. Un travesti habillé en licorne rose à paillettes se déhanche crânement. Un couple seul au monde s'enlace au milieu de l'agitation de Grand Central. Un vieil homme surnommé Banana George a été, à 92 ans, le doyen des skieurs nautiques pieds nus. Une femme en toque et manteau de fourrure, assise sur une chaise pliante rafistolée avec du scotch, peint sur une pelouse. Une petite fille en trottinette avance en tenant la main d'un vétéran en fauteuil roulant. Un jeune Asiatique se glisse dans une valise pour entrer en douce dans la pension non-mixte de sa petite amie. Du plus ordinaire au plus farfelu, ils composent une mosaïque extraordinairement émouvante que l'on peut retrouver dans cet ouvrage

A l'occasion de son 10ème anniversaire, Facebook a réalisé une petite vidéo qui retrace le parcours de Brandon et le montre à l'oeuvre sur le terrain:

 

vendredi 7 février 2014

Petite joueuse




Boucler la journée de travail en vitesse malgré les interruptions (passage de DHL avec un colis de service de presse, conférence Skype de trois quarts d'heure pour Chouchou, passage du facteur avec un colis Amazon, courses Delhaize pour la semaine à ranger dans la cuisine). Braver la pluie pour aller à la dédicace de Serge Baeken chez Brüsel. Répéter bêtement "Je l'ai trouvé très beau et très touchant, votre livre", une main sur le coeur en détachant bien les syllabes pour être sûre de se faire comprendre. Songer que puisqu'on est dehors et qu'il n'y aura personne à la maison ce soir, autant aller bouquiner dans un endroit sympa. Arrêter son choix sur un grand classique: l'Amour Fou. S'installer à une petite table de deux face au bar: le sac en tissu imprimé de renards, le manteau bleu marine plié en deux et l'écharpe rose roulée en boule à gauche, le sac à main gris à droite, le parapluie détrempé par terre (ne pas l'oublier en partant), l'appareil photo sur la table. Hésiter entre un thé des Gnawa et un mojito framboise, demander l'heure au serveur, commander un mojito framboise. Sortir de son sac un des deux livres très minces qu'on a emportés et se mettre à lire en sirotant son mojito framboise avec deux pailles. Avoir du mal à se concentrer. Lever souvent la tête pour regarder les allées et venues des clients, le ballet des serveurs tandis que la salle se remplit. Essayer de se concentrer sur les souvenirs d'enfance de l'auteur. Revoir quelques-uns des siens comme des instantanés aux couleurs passées par les ans. Se dire que ce serait marrant d'en faire un billet. Gribouiller l'idée sur une carte-réponse trouvée dans le bouquin. Commencer à flotter juste un peu. Se sentir complètement ici et maintenant, tout entière contenue dans l'instant. Se dire que ça ferait un bon sujet de billet. Gribouiller l'idée en-dessous de la première sur la carte-réponse. Commander un burger Luigi pour changer un peu du Double Champi. S'en féliciter: il est délicieux lui aussi. Dans la foulée et parce qu'on se sent d'humeur conviviale, sourire à la gérante qui vient d'arriver et la complimenter sur sa veste fourrée. Apprendre qu'elle l'a achetée "dans un magasin de vieux, Camaïeu". Hum. Etre dans d'excellentes dispositions vis-à-vis du reste du monde, et avoir la certitude que cet état n'est pas naturel. Se demander si on doit le regretter: les non-sociopathes sont sans doute beaucoup plus détendus et optimistes au quotidien. Heureusement, pour les autres, il reste l'alcool. Composer plusieurs billets lyriques dans sa tête, et se dire que chouette, on va avoir le temps de mettre tout ça par écrit en rentrant. Payer l'addition, chercher de la monnaie dans le porte-monnaie Totoro au ventre bien trop gros. Sortir dans la nuit noire et se battre pour rouvrir le parapluie à pois acheté en Finlande l'été dernier. Marcher en regardant ses pieds pour ne pas glisser sur les pavés mouillés ou marcher dans une énorme flaque. Se dire qu'on adore Bruxelles même sous la pluie, signe qu'on n'est décidément pas dans son état normal, et qu'on aime vraiment beaucoup sa vie, signe qu'on reste quand même un minimum lucide. Et puis en arrivant chez soi, le cerveau soudain vide de toute idée, passer la soirée à comater devant le nouvel épisode de Candy Crush Saga. Où vont les billets perdus qu'on n'a jamais composés ailleurs que dans sa tête et qui promettaient d'être tellement plus éblouissants que les autres? 

La photo qui illustre ce billet a été traitée à l'aide de Waterlogue, formidable application qui transforme vos clichés en aquarelle avec différentes options de "filtres" comme Instagram.

jeudi 6 février 2014

Photographies insolites #2













"Allegiant"


Après les révélations survenues à la fin d'"Insurgent", qui ont fait exploser le système des factions et totalement bouleversé leur conception du monde, Tris, Tobias et une poignée de leurs amis décident de quitter la ville pour découvrir ce qui se passe à l'extérieur. Une fois de plus, la réalité se révèle assez différente de ce qu'on leur avait expliqué; une fois de plus, ils vont se retrouver acteurs d'un conflit dont les enjeux les dépassent... 

Le troisième et dernier tome de la trilogie "Divergent" présente une nouveauté majeure: cette fois, la narration est partagée entre Tris et Tobias. Cela permet, d'une part de couvrir davantage d'événements, et d'autre part, d'explorer intimement les pensées de l'autre personnage-clé de la série. Tris ayant surmonté les tourments intérieurs qui l'avaient rendue quasi suicidaire dans "Insurgent", c'est au tour de Tobias de péter les plombs. Terrifié à l'idée de devenir comme son père, il laisse ses doutes lui faire prendre de mauvaises décisions - avec des conséquences désastreuses. 

Si "Allegiant" révèle ce qu'on peut appeler "le tableau dans son ensemble", renouvelle le cadre de l'action et introduit une poignée de nouveaux personnages, ses thèmes demeurent ceux qui ont déjà été explorés jusque là: la vérité et le bien sont-ils toujours compatibles? Un gouvernement a-t-il le droit de manipuler une population dans l'intérêt général? A tous les niveaux, la fin justifie-t-elle les moyens? Veronica Roth introduit en outre une réflexion sur la pureté génétique qui sera le déclencheur de la plupart des événements. Ce n'est pas de la grande philosophie, mais c'est présenté d'une façon qui interpelle le lecteur sans lui dire ce qu'il doit penser sur le sujet, chose que j'ai trouvée très appréciable (d'autant que la série est, à la base, destinée à un public adolescent).

Apparemment, la fin a fait couler beaucoup d'encre et indigné énormément de fans. Pour ma part, je la trouve parfaite en tout point: pas trop attendue, dramatique à souhait, émouvante et surtout crédible. Ce n'était pas gagné d'avance, mais j'ai refermé "Allegiant" avec un sentiment de profonde satisfaction: malgré son style minimaliste, l'auteur venait de me raconter une vraie bonne histoire maîtrisée de bout en bout, avec des personnages forts, de l'action prenante, des thèmes intéressants et une atmosphère bien à elle. 

J'ai lu ce roman en VO. Sa traduction française sera disponible à partir du 15 mai. 

La trilogie "Divergent" est en cours d'adaptation au cinéma. Le premier film sortira sur les écrans le 9 avril. J'hésite à aller le voir: les deux acteurs qui ont été choisis pour incarner Tris et Tobias ne correspondent tellement pas à l'image que j'ai des personnages!


mercredi 5 février 2014

Salade tiède aux grenailles




Pour 2 personnes:
- 250 g de pommes de terre grenailles (ou rattes)
- 60g de roquette
- huile d'olive
- huile de truffe
- parmesan en copeaux ou râpé
- sel, poivre

Lavez soigneusement les pommes de terre. Faites-les cuire dans de l'eau bouillante environ 20 mn (ou jusqu'à ce qu'un couteau plongé dedans ne rencontre plus de résistance). Egouttez-les et coupez-les en deux, ou en trois selon la grosseur.
Dans deux assiettes creuses, déposez la roquette. Ajoutez un filet d'huile d'olive, du sel et du poivre. Posez les morceaux de pommes de terre encore chaudes dessus. Ajoutez un filet d'huile de truffe, un peu de fleur de sel et du parmesan. Dégustez aussitôt.

Une petite recette délicieuse et très vite réalisée pour les soirs de flemme!

mardi 4 février 2014

Les 20 trucs qui me permettent d'être productive




Quand je publie une liste de mes projets pour le week-end, des ouvrages lus au cours du dernier trimestre ou des projets menés à bien pendant le mois, il se trouve toujours quelqu'un pour me demander comment je fais, et si ça m'arrive de dormir de temps en temps. La vérité, c'est que je suis quelqu'un qui s'ennuie vite. Donc, je cherche toujours quelque chose de nouveau et de sympa à faire (surtout que j'ai un blog à alimenter!). De manière générale, voici les choses qui me permettent d'être productive:

J'ai choisi sciemment un style de vie qui me laisse un maximum de temps libre:
- Je n'ai pas d'enfants
- Je travaille à domicile (donc j'économise le temps de transport)
- Je bosse 5 heures par jour en moyenne (sauf en période de bouclage, parfois)
- J'habite un petit appartement (moins d'entretien qu'une maison avec jardin, et plus économique aussi)

Je cultive une bonne hygiène de vie afin de ne pas être crevée en permanence:
- Je dors 7 à 8 heures par nuit
- Je ne fume pas
- Je mange une nourriture saine cuisinée à la maison (jamais de fast-food ou de plats préparés)
- Je médite et fais du yoga

Je gagne du temps sur les corvées par tous les moyens:
- J'accomplis autant de démarches administratives que possible et fais une grande partie de mes courses alimentaires ou autres sur internet 
- Je ne repasse pas (j'achète des vêtements dans des matières plus ou moins infroissables, et je les fais sécher bien à plat); j'ai une routine cosmétique minimaliste et laisse mes cheveux sécher à l'air libre
- J'enlève mes chaussures dès le pas de la porte franchi (pour avoir à faire le ménage moins souvent)
- Toutes mes affaires sont bien rangées (ce qui m'évite de perdre du temps et de l'énergie à les chercher)

J'essaie d'exploiter mon temps libre à fond:
- Je n'ai pas la télé (même si je reconnais qu'il m'arrive plus souvent qu'à mon tour de procrastiner sur Facebook)
- Je transporte toujours dans mon sac un livre de poche ou un ouvrage peu encombrant pour m'occuper pendant les moments d'attente (chez le docteur et le coiffeur, dans les transports en commun...)
- Je suis une grande adepte des listes (et je prends un plaisir fou à cocher les choses faites)
- Je me débrouille pour alterner les corvées et les petits plaisirs (sans ça, ma motivation retombe comme un soufflé)

Et aussi:
- Je me fixe des objectifs qui m'apportent un maximum de satisfaction personnelle (pas qui vont me faire mousser en société ou correspondre à ce qu'on attend de moi)
- Je communique sur ces objectifs pour me sentir tenue de les accomplir (j'en parle sur mon blog et/ou à mon entourage)
- Quand il s'agit d'une tâche longue ou importante, je la décompose en petites étapes gérables dans la semaine ou le mois (selon le principe qui veut que pour manger un éléphant, on procède une bouchée après l'autre)
- Si quelque chose se révèle trop dur ou moins agréable que prévu, je m'accorde le droit de laisser tomber au bout d'un laps de temps raisonnable

Il va sans dire que certains de ces "trucs" ne sont pas universels. Avoir des enfants représente un énorme investissement en temps et en énergie, mais la plupart des gens considèrent que ce qu'ils récoltent d'amour et de joie en échange en vaut largement la peine. Quelqu'un de très sociable serait probablement malheureux de travailler à domicile; quelqu'un qui adore jardiner détesterait vivre dans un appartement en centre-ville; quelqu'un qui a besoin de glander pour recharger ses batteries ne supporterait pas d'enchaîner les activités à un train d'enfer. L'important, c'est de bien identifier ses besoins personnels et de ne pas hésiter à organiser son existence de manière à leur consacrer le plus de temps et d'énergie possible. 

Et vous, vous avez des trucs pour être productifs en vous faisant plaisir? 

lundi 3 février 2014

"Insurgent"


"Insurgent" enchaîne directement après la fin de "Divergent", premier tome de la trilogie dystopique de Veronica Roth. La guerre est déclarée entre les factions. Assez vite, les Altruistes qui ont survécu au massacre s'allient avec les sans-faction et avec une partie des Audacieux. Leur objectif consiste à détruire les données que détiennent les Erudits, désormais protégés par l'autre moitié des Audacieux - ceux que Tris considère comme des traîtres. Mais en secret, Marcus Eaton, père abusif de Tobias et seul chef survivant des Altruistes, oeuvre pour diffuser les données en question au lieu de les détruire. Tris acceptera-t-elle d'aider cet homme qu'elle déteste au risque de perdre l'amour de Tobias et, peut-être, sa propre vie? 

Difficile de résumer l'action d'"Insurgent" sans dévoiler trop de choses. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer une seule seconde! Les péripéties et les retournements de situation s'enchaînent à toute allure. Bousculés par les événements dramatiques qu'ils traversent, les personnages évoluent ou révèlent un visage caché jusque là. Car le vrai talent de Veronica Roth, c'est que dans sa série, il n'y a pas réellement de gentils ou de méchants. Chacun défend une conception différente du monde, et bien malin qui peut dire de quel côté se trouvent la vérité  et le Bien, ou même s'ils sont compatibles entre eux. Les dilemmes moraux se succèdent à un rythme effréné, et souvent, ils doivent être tranchés de façon cruelle, voire impitoyable.

La fin justifie-t-elle les moyens? La question est vieille comme le monde, et Veronica Roth ne prétend pas y apporter de réponse: elle se contente de montrer les choix que font les protagonistes, et les conséquences bonnes ou mauvaises de ces choix.  Si son univers peut sembler quelque peu simpliste (mais on verra qu'il existe une explication à ça), les enjeux du scénario, eux, sont aussi complexes que nuancés. Et si peu sympathique qu'elle soit, je n'ai pu m'empêcher d'être fascinée par la manière dont Tris apprend à surmonter le chagrin, la douleur et la terreur pour continuer à avancer vaille que vaille - au point de finir par la trouver carrément inspirante. Et d'enchaîner sur "Allegiant", troisième et dernier tome de la série, tout de suite après avoir refermé "Insurgent".

J'ai lu ce roman en VO et ne peux donc rien dire sur la qualité de sa traduction française.

dimanche 2 février 2014

"Sugar: Ma vie de chat"


Quand Serge Baeken raconte la vie de ses chats en dessinant le monde à leur hauteur, il produit rien moins qu'un chef-d'oeuvre. Les attitudes félines - attachantes, horripilantes ou incompréhensibles - sont dépeintes avec une grande justesse. Le graphisme basé sur des mosaïques de carrés est inventif et foisonnant, petit bijou de composition et vrai régal pour l'oeil. Le récit presque muet donne tour à tour envie de rire et de pleurer. Et le papier a une odeur juste fabuleuse. J'ai savouré "Sugar: Ma vie de chat" en m'attardant longuement sur chaque page pour admirer les dessins et en luttant contre la boule qui se formait dans ma gorge: Scarlett et Copernique me manquent tellement! C'est un album absolument magnifique. Jeudi 6 février en fin d'après-midi, je courrai chez Brüsel Flagey pour me le faire dédicacer et dire à son auteur combien il m'a touchée.





Où je décide de puiser dans mes stocks pendant un mois




Mon défi personnel du mois de janvier était de me taire pour travailler sur le lâcher-prise. En février, mes préoccupations seront d'ordre plus matériel. J'ai tendance à accumuler certaines choses en grande quantité: les livres bien entendu, mais aussi le thé, la laine (et les fournitures de loisirs créatifs en général), les carnets (et la papeterie en général)... Ce n'est bon ni pour mon portefeuille, ni pour mon espace vital. Aussi, pendant 4 semaines, je vais m'efforcer activement de faire baisser mes stocks:
- lire les livres de ma PAL au lieu d'en acheter de nouveaux
- consommer les thés que j'ai dans mes placards, et si vraiment je n'ai pas pu me résoudre à boire certains entre eux d'ici la fin du mois, les jeter ou les donner
- chercher des patrons d'ouvrage au crochet à réaliser avec la laine qui s'accumule dans mon panier
- imaginer des façons d'utiliser toute cette papeterie et ces fournitures de scrapbooking qui encombrent mes étagères
Il y a quelques années, j'aurais pu ajouter les cosmétiques et les vêtements à cette liste, mais mes achats dans ces deux domaines sont maîtrisés de façon satisfaisante à présent.  Rendez-vous en fin de mois pour mon rapport sur l'opération "je shoppe dans mes propres placards"!