mercredi 30 avril 2014

April victory log




Administratif:
- Déclaration Agessa de revenus 2013
- Compta pro de mars
- Premier paiement en ligne de ma TVA

Boulot:
- Fin de "Hit List" (tome 20 de la série Anita Blake), soit près de 550 000 signes

Blog:
- 1 article en grande Une de HelloCoton (qui m'a valu mes premiers haters en 10 ans de blogging, et qui m'a obligée pour la première fois à censurer des commentaires!), et 3 autres en petite Une

Culture:
- 13 livres lus: 8 romans, 5 bédés
- 1 film vu à la maison: "Au bonheur des ogres"

Geocaching:
- 4 caches découvertes durant une balade dominicale dans Ixelles

Loisirs créatifs:
- Art journaling: pages 4-5 de l'atelier en ligne "52 weeks of..."
- Broderie: début de "Stitching Pin-Up"
- Crochet: une housse de coussin granny

Santé:
- 8 séances de HeartMath (meilleure moyenne: 7,0)

Sport:
- 3 cours de Pilates, 5 séances de piscine, 1 cours de yoga

La semaine de détox n'a pas fonctionné du tout cette année, et je suis toujours calée sur l'heure d'hiver (ce qui devrait plus trop durer, car Chouchou a repris hier un emploi de bureau avec des horaires de bureau). Cela dit, je ne me sens pas spécialement fatiguée, mais c'est sans doute dû à la météo clémente bien plus qu'à toute initiative personnelle, même si le sport, l'alimentation saine et les compléments alimentaires ont dû aider un peu. Avec ce genre d'objectif, il me paraît difficile de quantifier l'impact de chaque facteur individuel...

Un mois très contrasté, avec d'un côté de très beaux week-ends en amoureux et une nouvelle mission pour Chouchou; de l'autre, dix jours de crise d'angoisse et deux grosses disputes.

Avril 2014



mardi 29 avril 2014

Flow, le magazine qui me comble


Depuis plusieurs années déjà, je lorgnais en kiosque sur un magazine néerlandais appelé Flow dont la couverture attirait immanquablement mon regard, et dont l'intérieur feuilleté à la va-vite me faisait baver de regret. Un jour, je me suis dit: "Tant pis si je ne peux pas le lire, il est trop beau, je vais m'abonner à la version numérique juste pour le plaisir des yeux". Mais à ce moment-là, il n'existait pas de version numérique. Récemment, je suis revenue à la charge et j'ai commandé deux anciens numéros par la Poste. A leur arrivée, surprise: ils étaient en anglais! Sans m'en rendre compte, j'avais acheté les #3 et 4 de la récente version internationale. Je me suis jetée dessus comme une bobo sur un brunch dominical garanti 100% bio et no-gluten (oh wait...). Et vous savez quoi? Je l'ai trouvé encore mieux que Frankie qui était mon préféré jusqu'ici, mieux que mes espoirs magaziniens les plus fous, mieux que le magazine que j'aurais créé moi-même si on m'avait laissé carte blanche et un budget illimité. 

Dans Flow, pas d'articles psycho-cul débiles à la Cosmopolitan, pas d'incitation à rentrer dans le moule et acheter toujours plus de fringues hors de prix ou de cosmétiques inefficaces, mais pas non plus de considérations philosophiques ou spirituelles débitées sur un ton moralisateur qui me font décrocher en moins de deux. C'est le juste milieu parfait pour quelqu'un comme moi qui a la fibre créative, qui aime les voyages et s'intéresse aux autres cultures, qui aspire à consommer différemment, vivre sereinement et cultiver une attitude bienveillante. "Simplify your life, feel connected, live mindfully, spoil yourself", est-il d'ailleurs écrit en haut de la couverture. 

Dans le #3, j'ai découvert les confetti plantables et le site getyourguide.com où des gens du monde entier proposent aux touristes de vivre des expériences uniques dans leur ville; j'ai approfondi ma connaissance du freecycling; j'ai été fascinée par la notion de "temps élastique" en Indonésie; j'ai admiré le graphisme des affiches qui illustraient l'article sur la "pleasant propaganda"; j'ai réfléchi à l'art de la vulnérabilité, nommé ainsi en référence à une conférence TED de Brené Brown vue l'an dernier et qui m'avait déjà bien donné à gamberger; j'ai craqué pour les adorables dessins de stylos-plumes et d'encriers; j'ai été interpelée par les propos d'Alain de Botton (avec qui je ne suis pas souvent d'accord...) sur les bienfaits d'une vie ordinaire; j'ai presque eu envie de me remettre au Postcrossing; j'ai immédiatement commandé sur Amazon le livre "Missed connections" dans lequel Sophie Blackall illustre d'authentiques petites annonces de rencontres manquées; j'ai souri en lisant l'article sur Instagram; j'ai soigneusement mis de côté les paper goodies: une très belle enveloppe illustrée grande comme le magazine, et deux petits paquets de Post-It à fleurs. 

Dans le #4, j'ai découpé les ex-libris autocollants ornés d'adorables animaux, puis dévoré "davantage de bonnes raisons de lire un livre", "sortez de votre zone de confort", "prenez une seule photo plutôt que des milliers", "créez votre mur d'inspiration", "n'oubliez pas de respirer" ou encore "l'art de la solitude". La mise en page est un régal pour les yeux; les photos comme les illustrations sont magnifiques et font découvrir quantité d'artistes doués; les articles m'intéressent tous, même lorsqu'ils traitent de sujets avec lesquels je suis déjà familière, car ils proposent à la fois une vraie réflexion et des moyens concrets de mettre celle-ci en oeuvre; les paper goodies sont réellement craquants, les bonnes adresses internet pullulent, et chaque page irradie l'inspiration. Alors c'est vrai, à 12,95€ le numéro, Flow n'est pas précisément donné. Mais pour un trimestriel de 140 pages dans lequel il n'y a, de mon point de vue, absolument rien à jeter et qui m'enchante d'une couverture à l'autre, au point que je sais déjà que je vais conserver chaque numéro et le relire fréquemment, c'est un prix que je suis tout à fait prête à mettre!

Pour commander la version anglaise, c'est ici








lundi 28 avril 2014

Un week-end où les portions sont comme les voleurs: minuscules




Boucler la semaine de travail en se demandant pourquoi l'héroïne passe 320 pages à bavarder sur un parking ou dans une chambre de motel au lieu de pourchasser les tueurs en série; je suis fort tentée par cet atelier de reliure fin juin; commencer à lire les back issues de la version internationale de Flow reçus le midi, et tomber immédiatement amoureuse: c'est LE magazine que j'attendais depuis toujours; que mettre avec la robe Pepe Jeans rayée, les collants noirs à gros pois blancs ou les collants à étoiles?; étrenner les ravissantes bottines noires dénichées en solde chez Look 50's et se rendre rapidement compte que c'était un mauvais achat: elles sont très inconfortables; s'engouffrer au Shanti quelques minutes avant la fermeture pour faire provision de millet, de quinoa, de pâtes d'épeautre et de riz complet à risotto; au Nonbe Daigaku où nous fêtons les 44 ans de Chouchou, halluciner sur les portions minuscules; ressortir de là avec une faim encore tenace et se précipiter place Flagey pour acheter un gros cornet de frites que l'on partage assis sur un des bancs voisins; de retour à la maison, commander les back issues manquants de Flow et filer au lit pour continuer à dévorer les deux qu'on a; découvrir qu'un nouvel épisode de Tiny Thief vient de sortir et pousser des "hiiiiii" de joie; éteindre la lumière à 1h et, incapable de dormir, bavarder avec Chouchou de nos lectures de jeunesse pendant encore une heure et demie dans le noir; se marrer comme des baleines en récitant des passages d'Iznogoud ou de Lucky Luke; convenir que Lovecraft était un gros con(servateur) raciste mais que quand même, "L'appel de Cthulhu", ça roxait malgré l'espérance de vie ridicule des personnages; avoir les pieds fiévreux sous la couette.




Etre bien inspirée de se doucher la première, car ensuite la chaudière fait une crise et Chouchou doit se laver à l'eau glacée; comme il fait 22°, sortir jambes nues et en sandales pour la première fois de l'année; au yoga, retrouver Giorgia qui vient de passer plus de six mois à barouder en Océanie et en Asie du Sud-Est, et s'inquiéter pour Maria que personne n'a vue depuis longtemps; tomber sur l'ange du mariage et dire "nope, been there, done that"; moins 8° en une heure et demie: les sandales, c'était peut-être un peu prématuré; le site de Delhaize n'a pas pris en compte la modification de l'horaire auquel on voulait passer; coup de bol: toutes les commandes ont été livrées en bloc ce matin; au bout de 7 saisons, "The Big Bang Theory" me fait toujours autant rire; défaire et recommencer le dos de ma housse de coussin granny pendant que Chouchou passe l'aspirateur et la serpillère au salon; tourner un bon moment avant de repérer l'entrée du parking face au domaine royal tandis que Marie-Lucette le GPS part se coucher avec les poules; pique-niquer dans la voiture avec des trucs aux épinards de chez Exki; attendre une demi-heure sur le trottoir au milieu de la foule en se demandant si une averse va éclater ou pas; quand même, ils auraient pu trouver autre chose que des géraniums et des fuchsias à mettre dans ces kilomètres de passages; glousser à la vue d'un petit Gargamel bien planqué au milieu des fougères; admirer en sortant un beau coucher de soleil orangé derrière la basilique; profiter de la fin de soirée pour faire un tour chez Cook & Book et craquer pour le dernier Kate Atkinson avec un renard sur la couverture; dans Tiny Thief, être brillant, c'est bien, mais être lumineux, c'est mieux si on veut que les chauve-souris lâchent le cerf-volant; discuter de la dernière explosion de colère en date et savoir qu'elle est vouée à se reproduire encore et encore.




Impossible de s'arracher à la couette avant 9h30; les orteils troueurs de chaussettes ont encore frappé; se traîner à la piscine sans enthousiasme; une minuscule Japonaise à couettes équipée de brassards orange fluo nage légèrement plus vite que moi; un petit Esteban se fait hurler dessus par sa mère qu'elle a payé 5€ l'entrée et que ça n'est pas pour qu'il reste patauger dans un coin; ressortir avec une bonne fatigue et la satisfaction de l'effort accompli; le 60 nous passe sous le nez (sans doute se prend-il pour le nouveau 71); d'où sort cette nuée de clowns violets qui descend de la place Blyckaert?; dommage qu'il fasse un peu frisquet pour bruncher en terrasse; à la table voisine de la nôtre, un jeune homme très mignon déjeune avec son vieux père auquel il parle avec une infinie tendresse, sans cesser de lui toucher le bras, de lui caresser le crâne ou de lui faire des bisous, et je brûle d'envie de lui dire qu'il a bien raison d'en profiter; Dieu que le personnel d'APDM est désorganisé; une petite balade de geocaching couplée à une tournée des maisons Horta d'Ixelles; nous libérons enfin le Travel Bug dragon rapporté de Venise il y a 6 mois; un monsieur âgé dévale la chaussée de Wavre en vélo, sans casque, barbe blanche flottant au vent et sourire réjoui sur les lèvres; quand ma mère dit "y'a pas de souci", c'est que clairement il y en a un; chaque fois que je refais ce curry de pois chiches je le trouve un peu moins bon que la précédente; aura-t-on droit aux fesses de Félix à chaque épisode d'"Orphan Black", et où puis-je trouver des lunettes identiques à celles de Cosima?; boire un thé des Gnawa à 21h c'est sans doute pas la meilleure idée du siècle mais j'en ai trop envie; mon pyjama a disparu: je soupçonne Chouchou, membre intégriste de la secte des Dortounus, mais il me jure sur la tête de son intégrale de Gotlib qu'il n'y est pour rien; je croyais que la fouine se planquerait dans un des tuyaux de l'orgue, en fait elle est dans le sapin; entre les cancers mentionnés presque à chaque page et le fait que s'être trompé de vie n'est pas du tout un sujet qui me parle, je pense que je vais rapidement laisser tomber le dernier Douglas Kennedy.

dimanche 27 avril 2014

Visite des serres royales de Laeken




Les serres royales de Laeken, qui ont la réputation d'être parmi les plus grandes et les plus belles d'Europe, ne sont ouvertes au public qu'une fois par an, l'espace de 3 semaines. Durant cette période, autochtones et touristes sont donc très nombreux à se presser pour les visiter. Afin d'éviter la foule, nous avions décidé de nous y rendre pendant la nocturne d'hier. Nous sommes arrivés une demi-heure avant l'ouverture des portes, et bien nous en a pris, car à 20h pile une petite marée humaine attendait derrière nous. Mais entrés dans les premiers, nous avons pu en marchant à bonne allure laisser tout le monde derrière nous et profiter de la visite sans personne autour pour parasiter nos photos. 




On commence par longer les serres de l'extérieur en traversant les jardins. La pluie menaçait, et je me suis réjouie d'avoir à la fois un parapluie et des chaussures confortables pour arpenter les grandes allées poussiéreuses. 






Le début du "parcours couvert" ne m'a guère impressionnée. Des kilomètres de géraniums, de fuchsias et d'hortensias: même pour quelqu'un qui n'y connaît pas grand-chose en plantes et en fleurs, on a fait plus exotique! 





Mais lorsqu'on pénètre dans les serres proprement dites, la patience est enfin récompensée. Les structures Art Nouveau sont magnifiques, voire grandioses à certains endroits, et se prêtent à de très belles "mises en scène" des végétaux. 














En tout, et en avançant à bonne allure, il nous aura fallu presque une heure pour visiter ces immenses installations qui valent effectivement le détour. 

Serres royales de Laeken
Ouvertes au public jusqu'au 9 mai 2014
Horaires ici
Accès par bus 53 ou voiture (parking gratuit face à l'entrée du domaine royal)
Entrée: 2,50€ pour les + de 18 ans

vendredi 25 avril 2014

Weird April




Il est décidément bizarre ce mois d'avril, tout en dents de scie. Des moments à deux géniaux et des grosses disputes. Du contentement et des fourmis dans les jambes: je n'ai pas bougé depuis six mois, ça commence à faire beaucoup. Une semaine détox qui n'a généré que frustration. Dix jours de grosse crise d'angoisse. Une prise de tête avec un éditeur qui s'est soldée de manière tellement absurde que j'ai été forcée d'en rire: après avoir réclamé mes sous en vain pendant plus d'un mois et demi, j'ai fini par être payée... en double. La première fois en 10 ans de blogging où je dois censurer des commentaires. Un passage à l'heure d'été toujours pas digéré, et des horaires complètement décalés. Des pivoines trop vite fleuries et fanées qui ont répandu une odeur désagréable dans notre petit appartement. Un achat de billets de train pour aller voir ma famille en août, sans savoir si Chouchou pourra m'accompagner ou non. Des fourmis dans les jambes. Un grand ménage trop longtemps retardé. Plusieurs ouvrages en cours mais rien de terminé à montrer. Plein de goûters-lecture pendant lesquels je m'extrais complètement du monde, et hier soir, commencer un nouveau livre dont le 4ème mot est "cancer". Le défi #100happydays qui m'oblige à utiliser Instagram. Une délicieuse recette de burgers végétariens qui donne envie de trouver d'autres moyens d'accommoder le tofu. La situation professionnelle de Chouchou qui se débloque enfin. La météo miraculeuse qui se maintient depuis début mars. La perspective d'avoir du temps à consacrer à mes projets personnels le mois prochain. Et des fourmis dans les jambes, je l'ai déjà dit?

mardi 22 avril 2014

Des fleurs et des pois




Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer les fameux collants à pois de ce week-end avec une tenue entière. Le rouge et le noir, ce n'est pas forcément très printanier comme association, mais les fleurs sur la robe rattrapent assez bien le coup, tout comme le beige rosé glacé du sac Nat & Nin qui rappelle un détail des chaussures. Je guignais ce modèle en gris clair à l'automne dernier, mais en me baladant sur eBay, je l'ai trouvé état neuf à un tiers de son prix initial... Sa teinte un peu claire m'a dissuadée de le porter jusqu'à la fin de l'hiver, et il a fait sa première sortie la semaine dernière. Les ballerines Wonders, ce sont celles que j'ai aussi en noir: elles sont à la fois confortables que mignonnes. Passons pudiquement sur ma frange en cours de repousse, qui me tombe dans les yeux mais reste encore trop courte pour être balayée sur le côté...




Robe: Naf-Naf (A/W 2012-20133)
Blouson: Mango (A/W 2012-2013)
T-shirt: Petit Bateau
Collants: Emilio Cavallini chez Veritas
Chaussures: modèle Olenca de Wonders (A/W 2012-2013)

lundi 21 avril 2014

Simple Things, le plaisir des choses simples


"Nous voulons adopter un style de vie plus axé sur les échanges humains, le partage, la qualité plutôt que la quantité. Nous voulons être plutôt qu'avoir, nous souhaitons passer à une consommation responsable, en rupture avec une consommation irraisonnée. Affirmer que le matérialisme forcené, la course effrénée à la productivité n'est pas le passage obligé vers le bonheur. Et nous croyons passionnément que les choses simples de la vie sont les plus gratifiantes, que s'émerveiller de petits riens est le sel de la vie et que c'est ce sel qui nous nourrit", écrit Iris Maluski dans l'édito de ce magazine qui débarque tout juste dans le paysage de la presse française. Comme c'est grosso modo ce que je répète depuis quelques années déjà, je ne pouvais que me jeter sur Simple Things - avec quelques appréhensions toutefois, car après avoir persisté dans ma lecture plus d'un an, je venais de me désabonner de la version anglaise qui ne correspondait pas à mes attentes. 

Voici ce que l'on trouve au sommaire de ce premier numéro, en sus des rubriques shopping, lecture et astuces diverses:
- 5 pages sur Helsinki présenté par une blogueuse qui habite là-bas
- 10 pages de recettes marocaines
- 6 pages d'échappée bucolique en Bretagne
- 9 pages de recettes mexicaines
- 9 pages sur la baignade sauvage
- 8 pages déco/lifestyle sur une tour de guet rénovée en habitation
- 6 pages de recettes de cuisine avec des produits locaux
- 8 pages sur l'élevage des poules
- 6 pages sur la culture des tomates
- 4 pages sur la naturopathie
- 6 pages sur une balade en Toscane
- etc, etc...

Vous l'aurez compris: je ne me suis pas du tout retrouvée non plus dans la version française de Simple Things, avec sa profusion de recettes et son orientation "nature" quasi-exclusive. Bien que je partage absolument le crédo à l'origine de la création du magazine, je suis une citadine avant tout. Un ou deux articles de type "évasion à la campagne", passe encore, mais là... Les trois seules choses qui pouvaient m'intéresser, c'était l'article sur Helsinki, mais il était déjà paru il y a un an dans la version anglaise (comme d'ailleurs beaucoup des articles qui composent ce premier numéro, même si je pense que ça ne gênera pas grand-monde à part moi), l'article sur la naturopathie, bien trop bref et superficiel à mon goût, et le petit texte d'Anne-Solange Tardy en dernière page, que j'ai hélas trouvé beaucoup moins joli que ceux qu'elle publie sur Cachemire et Soie. 

Alors certes, les photos sont belles et la mise en page attrayante, mais le contenu de Simple Things tombe complètement à côté de mes centres d'intérêt. Et étant donné la proportion de lecteurs potentiels (ou plutôt de lectrices, car le magazine est inexplicablement positionné sur le créneau "féminin"...) qui, comme moi, doivent être des bobos urbains n'ayant aucune intention de retourner à la terre prochainement, hormis pour quelques jours de vacances, je ne sais pas trop qui il va pouvoir accrocher sur la durée. J'aime l'esprit qui le pilote et je lui souhaite beaucoup de succès, mais personnellement, j'attendais autre chose d'un magazine sur ce thème.

dimanche 20 avril 2014

Un week-end rhubarbe et collants à pois




Comme les jours fériés n'existent pas pour les freelance, je me mets en week-end vendredi midi; la prof de Pilates profite de ce qu'on est un peu moins nombreux que d'habitude pour nous caser de nouveaux exercices vicieux; le seul homme du cours, totalement suréquipé et muni d'une gourde de compète, est aussi de très loin la personne qui tient le moins bien les positions et fait le moins de répétitions; en allant poster le contrat de Secrets & Lies, je tombe sur le n°1 de l'édition française de Simple Things; j'hésite: aller bouquiner au Kosmos, au Comptoir Florian, chez Sucré Salé, à l'Amour Fou?; en sortant de la gare du Luxembourg, j'aperçois la devanture d'un bar à soupes/bar à salades/salon de thé/boutique de déco qui me semble fort sympathique et décide de me poser là; je demande à la patronne: "Bonjour, vous êtes installée là depuis longtemps?"; elle me regarde fixement et répond: "20 ans, madame"; mon sens de l'observation hyper affûté a encore frappé; la tarte à la rhubarbe maison est délicieuse mais je n'accroche pas du tout à ce nouveau roman de Markus Zusak; je commande 2 back issues de Flow sur internet et espère qu'ils arriveront vite; pour conclure la semaine en beauté nous avons commandé une Sushi Box Robuchon, et comme je m'y attendais, Chouchou adore; la 3ème saison de "Gilmore Girls" est vraiment la meilleure; je suis très déçue par le Simple Things.




Démarrons ce samedi en dressant une To Do List pour le week-end, et photographions-la en oubliant 2 trucs que nous rajouterons après; Chouchou prépare des oeufs à la coque et moi un jus orange-pomme-carotte-gingembre: chacun sa spécialité; je rembourse l'éditeur qui après m'avoir fait attendre mes sous deux mois a réussi à me payer en double - mon honnêteté me perdra; saurai-je un jour écrire une critique négative qui ne soit pas assassine?; je note dans mon agenda: samedi prochain, visite des serres royales avec les copines; je décide de piocher une couleur originale dans mon énorme stock de vernis à ongles et finis par opter pour le Oui Bit of Red d'OPI, sans doute un de ceux que je porte le plus souvent; comment se fait-il que tout Bruxelles ait aussi eu l'idée de faire ses courses entre midi et deux au Delhaize Flagey?; oui bon OK je vais me laisser tenter par ce sachet de lapins en chocolat blanc; Chouchou suggère un lunch tardif au Piccolo Store voisin; pas de bol il est fermé pour les vacances de Pâques; nous nous rabattons sur le resto portugais dans la même rue; la déco est sympa et le patron aussi, mais je déteste mon plat: morue trop cuite et pas assez dessalée, simplement posée sur des grenailles baignant dans l'huile, avec par-dessus des rondelles d'oignon et des lamelles de poivrons crues; c'est juste atroce et je ressors de là avec une haleine à faire s'évanouir un sarlac; 3ème passage chez Filigranes en 2 semaines, cette fois pour dénicher un cadeau à la nièce de Chouchou; pendant que nous y sommes, je lis 2 bédés en buvant un Temple Céleste et en mangeant une part de crumble à la rhubarbe; le fleuriste à côté de notre salle de sport range ses fleurs par couleurs et a trois teintes différentes de pivoines - je suis joie; merde, on a oublié de pendre la lessive qui marine dans le tambour de la machine depuis midi; je cherche un site sur lequel faire imprimer un Best Of annuel du blog et rien ne me séduit; le jus de demain matin sera pomme verte-concombre-céleri-gingembre; pourquoi mes performances HeartMath déclinent-elles lentement mais sûrement?; je pourrais abandonner "I am the messenger" mais je continue à espérer que ça va devenir intéressant. 




Comment ça, déjà 9h40, j'ai plein de trucs à faire aujourd'hui!; encore mal au dos en me levant: c'est décidé, cet été, on change de matelas; pour le petit-déjeuner, tartines de confiture de rhubarbe; je me demande si j'arriverais à manger de la rhubarbe chaque jour jusqu'à la fin de la (courte) saison et dans ma tête, je vois Barney Stinson s'écrier: "Challenge accepted!"; nettoyer les énormes plaques de moisissure derrière notre lit se révèle une entreprise bien plus longue que prévu et impossible à réussir totalement; au moins on en profite pour faire un grand ménage de la chambre, remplacer une latte cassée, retourner le matelas, changer les draps et jeter quelques merdouilles qui traînaient sous le lit; je renonce à aller à la piscine car ça va faire un peu juste; je suis un génie de la salade composée if I may say so; je pourrais broder mais j'ai pas envie, et pour faire de l'art journaling j'ai besoin d'imprimer des Instagram d'abord; du coup je m'acharne à assommer des lapins, péter des blocs de glace et tenter de faire pondre des poules en ligne; chaque fois que nous allons chez la soeur de Chouchou le grand canapé s'est affaissé de quelques centimètres supplémentaires, mais il continue à résister vaillamment au poids de l'envahisseur; découper un merveilleux pour 12 personnes avec un désosseur c'est quand même un peu casse-gueule, surtout pour la meringue; en fin de compte je ne déteste pas l'Earl Grey, je devrais peut-être commander ça quand il n'y a pas de thé vert; une séance photo improvisée dans un parc pour montrer ces collants noirs à gros pois pas tout à fait de saison mais dont je suis complètement amoureuse; dans le bus une petite fille serre contre elle un Georges-Arthur géant qu'elle vient d'acheter 0,50€ dans une brocante et que son père prend pour un dragon; la connexion Skype est très mauvaise ce soir et je passe à peine 4 minutes au téléphone avec ma mère; je commande des mini-tirages d'Instagram sur un site américain en croisant les doigts pour ne pas avoir de souci avec la livraison; il commence à y avoir des méchants de tous les côtés dans "Orphan Black" et je me demande si les personnages eux-mêmes connaissent leur véritable motivation; je suis loin d'avoir terminé ma To Do List et je suis frustration, mais je dois vraiment bosser demain. 

samedi 19 avril 2014

50 révélations microscopiques


1. Bien que droitière, je me brosse les dents de la main gauche. C'est aussi le côté de mon oeil et de mon pied directeurs. Non, je ne suis même pas une gauchère contrariée: juste une droitière contrariante. 
2. Quand j'étais en CM2, j'ai remporté le 2ème prix d'un concours de poésie départemental organisé par la Caisse d'Epargne dans les écoles primaires du Var, sur le thème "L'enfant et l'espace", et enregistré mon poème sur 45T au studio Miraval, dans une propriété qui appartient aujourd'hui à Brad Pitt et Angelina Jolie. 
3. J'ai dansé sur scène avec des pointes pour la dernière fois l'année de mes 30 ans. 
4. Je ne peux pas m'endormir dans le noir. Ca m'oppresse. Le sommeil le plus reposant de ma vie, c'était au mois de juin en Islande, dans une chambre d'hôtel sans volets ni rideaux. 
5. Au lycée, j'étais tellement nulle en athlétisme que mes performances ne correspondaient même pas à 1/20 sur le barème de notation. 
6. Je refuse de nager dans un endroit où je ne vois pas le fond. Et c'était déjà comme ça bien avant que je ne regarde "Les dents de la mer".
7. Je pense que le rosé, ce n'est pas du vin. 
8. Lors de mon premier séjour à Venise, avec ma classe de 5ème, je me suis perdue dans les petites rues et ce sont les carabinieri qui m'ont ramenée à mon prof d'histoire-géo paniqué. 
9. Je ne me rappelle pratiquement jamais de mes rêves, et ceux dont je me rappelle sont toujours soit traumatisants, soit sans queue ni tête, voire les deux à la fois. 
10. J'ai intégré une grande école de commerce avec un bac littéraire. Faute des bases nécessaires en mathématiques, je n'ai jamais réussi à suivre ni les cours d'économie, ni les cours de finances. J'ai été diplômée la dernière année où il n'y avait pas de notes éliminatoires et où il suffisait d'avoir la moyenne générale - sans ça, je n'y serais pas arrivée. 
11. Le tatouage que j'ai sur l'avant-bras gauche est raté. Je n'ai pas le courage de le faire reprendre. 
12. Je suis la pire menteuse du monde. C'est très, très nocif à l'harmonie de mes rapports sociaux. 
13. J'ai UNE opinion politique si radicalement opposée à la panoplie habituelle des convictions de gauche que je n'en parle jamais pour ne pas que ça se termine dans les cris et le sang.
14. Je crois que la pire chose qui pourrait m'arriver serait de devenir complètement aveugle. 
15. En octobre de cette année, je fêterai mes 20 ans officiels de carrière. Officieusement, j'ai signé mon premier contrat en juillet 1994. C'était pour la traduction du "Clanbook: Toreador" du jeu de rôles Vampire: la Mascarade.
16. Je déteste le téléphone. D'ailleurs, je n'ai pas de portable en Belgique, et en France, j'ai un vieux Nokia tout pourri avec un forfait FreeMobile à 2€ par mois, dont je gaspille les neuf dixièmes la plupart du temps. 
17. J'ai le même signe zodiacal et le même ascendant que ma soeur (et que mon ex-mari). 
18. Quand je reçois un cadeau qui ne me plaît pas, je suis impitoyable et m'en débarrasse immédiatement. 
19. Je suis persuadée que la solitude est mon état naturel, et que j'ai eu un incroyable coup de bol de rencontrer quelqu'un qui me fait préférer sa compagnie. 
20. Je n'ai peur ni des araignées ni des serpents mais suis terrorisée par les insectes qui piquent.
21. Pendant mon année de terminale, une fois, je suis allée en classe en pyjama à carreaux, et une autre fois, en tutu long sans rien par-dessus, en plein mois de janvier.
22. Ado, j'étais folle amoureuse de mon prof de modern jazz qui avait 16 ans de plus que moi, une femme, deux enfants et un meilleur ami gay à la moustache très villagepeoplesque pour qui il a fini par quitter sa femme.
23. Je ne me suis jamais fait de fracture; par contre j'ai explosé mes deux ménisques dans un accident de ski.
24. Gamine, j'ai pleuré en apprenant que j'allais devoir porter des lunettes, et choisi la monture la plus transparente du magasin. Aujourd'hui, je ne m'imagine plus sans et les achète toujours très voyantes.
25. De toutes les valeurs morales que je m'efforce de respecter, l'équité est celle qui me tient le plus à coeur. J'aime par-dessus tout que les choses soient justes.
26. Je commence toujours à travailler à l'heure pile ou à la demie.
27. Mon pouce gauche, que j'ai sucé jusqu'à l'âge de 13 ans, est plus court que le droit.
28. Il y a un secret dans ma famille maternelle, et un dans ma famille paternelle. C'est le même dans les deux cas.
29. Je suis prête à mettre n'importe quelle couleur de vernis sur mes mains, mais sur mes pieds, je ne tolère que du rouge, du orange ou du rose.
30. Je suis quasi-chauve des aisselles. Ca m'aurait beaucoup plus arrangée d'être quasi-chauve des mollets ou du maillot, mais bon.
31. Je n'ai jamais conduit dans Bruxelles, et à moins de devoir emmener quelqu'un à l'hôpital en urgence, je ne le ferai jamais.
32. Je cuisine selon la technique dite "du pifomètre", en arrangeant systématiquement les recettes à ma sauce. Du coup, je suis nullissime en pâtisserie.
33. Les seuls alcools forts que je tolère, outre certaines liqueurs de fruit, sont le rhum et la vodka - et encore, il faut me les mélanger à autre chose pour en faire un cocktail.
34. Deux de mes premiers partenaires se sont déchiré le frein en pleine action. Ca saigne vraiment beaucoup, beaucoup.
35. Sur l'échelle de Kinsey, je m'auto-situe à 2.
36. Chez moi, la plupart du temps, je me déplace en sautillant ou en trottinant. Quand je suis en chaussettes, il m'arrive de faire de grandes glissades, juste pour le fun. Un jour, je vais me manger le carrelage.
37. Bien que j'adore écrire, jamais je ne tenterai de publier un bouquin: c'est trop de travail pour trop peu de retour. Je rêve de temps libre (et d'argent pour en profiter!) bien davantage que de gloire ou de postérité.
38. Je me suis teinte en blonde juste avant de partir au Japon pour la première fois. Toutes les photos de ce voyage historique sur lesquelles je figure sont juste bonnes à jeter.
39. Plus jeune, j'adorais les grand huit. Désormais, je refuse catégoriquement d'y monter.
40. Je suis atrocement rancunière. Et ça ne fait pas partie des défauts que je tente de corriger.
41. Chaque fois que c'est possible, je m'assois en tailleur.
42. Au Trivial Pursuit classique, je me ridiculise sur les questions bleues et jaunes.
43. J'ai pris ma grand-mère paternelle et mon père en photo après leur mort. Oui, j'ai à ce point besoin de tout documenter.
44. Pendant 18 ans, j'ai fumé des Peter Stuyvesant menthol. Aujourd'hui, l'odeur de la fumée de clope me donne envie de vomir.
45. Dans la typologie de Jung, je suis INFJ.
46. Une fois, quand j'étais gosse, ma grand-mère paternelle m'a envoyée au supermarché du coin acheter des courgettes. Je suis rentrée avec des concombres. A ma décharge, comme mon père détestait ça, on n'en mangeait pas à la maison, donc je n'en avais jamais vu de ma vie.
47. J'ai découvert la rhubarbe il y a moins d'un an, grâce à une amie qui m'a fait goûter son crumble pendant les dernières Imaginales. Depuis, chaque fois que j'en vois passer sous forme de tarte, de confiture ou autre, je me jette dessus.
48. Quelque part dans mon iTunes, j'ai le premier album de Carla Bruni et "Mmmmbop" des Hanson.
49. Petite, je voulais devenir alchimiste pour passer mes journées seule dans un laboratoire obscur, au milieu de grimoires poussiéreux et d'ingrédients sinistres à partir desquels je concocterais des potions magiques. C'est sûr qu'une aspiration à devenir princesse m'aurait sans doute rendue plus populaire dans les cours de récré.
50. Non mais sérieusement, quelqu'un a lu jusque là?

vendredi 18 avril 2014

Une délicieuse sauce de salade sans la moindre goutte d'huile




Si nous avons globalement une alimentation saine, je constate que l'huile d'olive tend à s'évaporer à une vitesse ahurissante dans cette maison. Certes, c'est le seul gras que nous utilisons pour cuisiner et assaisonner nos plats, et c'est paraît-il du "bon" gras, ou en tout cas l'un des moins mauvais. Reste que c'est quand même du gras et que ça finit forcément par se voir sur la balance. Mais la semaine dernière, je lisais des compte-rendus de blogueurs qui ont tenté l'expérience "Bien manger pendant une semaine pour 25€". Et dans celui-ci, je suis tombée sur une idée de génie: la "vinaigrette" jus d'orange-moutarde. Aussitôt testée sur l'une des grandes salades composées (à base de céréales ou de légumes secs, de crudités et d'oeufs durs ou de fromage) que nous mangeons à peu près un repas sur deux à la belle saison, elle a été jugé délicieuse à l'unanimité des membres du foyer. Il suffit de mélanger le jus d'une orange avec environ deux cuillères à café de moutarde fine ou forte selon votre goût. Essayez, vous verrez, c'est étonnant de fraîcheur, de saveur et de légèreté! 

jeudi 17 avril 2014

"M. Pénombre, libraire ouvert jour et nuit"


"Clay Jannon, webdesigner, se retrouve au chômage quand la récession frappe San Francisco. Le hasard le mène jusqu'à la librairie de l'étrange M. Pénombre, ouverte 24 heures sur 24, où il est embauché pour le service de nuit. Il découvre un lieu aussi insolite que son propriétaire, fréquenté par les membres d'un drôle de club de lecture. Ceux-ci débarquent toujours au milieu de la nuit, vibrant d'une impatience de drogués en manque, pour emprunter l'un des très vieux et très poussiéreux volumes relégués sur les hautes étagères du fond de la boutique. Volumes que, justement, M. Pénombre a formellement interdit à son nouvel employé de consulter. Clay finit pourtant par succomber à sa curiosité et découvre que ces livres sont tous écrits en code. Quelle obscure révélation renferment-ils ? En bon fan de fantasy qu'il est, Clay cède à l'appel du mystère et s'attaque à "l'énigme du Fondateur" avec l'aide de son colocataire spécialiste en effets spéciaux, de son meilleur ami créateur d'un logiciel de "simulation de nichons" et de son amoureuse, ingénieure prodige chez Google. Mais quand ils veulent présenter leurs résultats à M. Pénombre, celui-ci a disparu ! Les quatre amis se lancent alors dans une quête qui les entraînera bien au-delà des murs de la petite librairie. Sur les traces de M. Pénombre, ils se trouveront aux prises avec une société occulte d'érudits légèrement allumés, un manuscrit indéchiffrable, un typographe de génie et, qui sait, le secret de la vie éternelle."

Ca faisait déjà un petit moment que j'avais repéré ce roman de Robin Sloan et que j'hésitais à l'acheter. Si les livres eux-mêmes, ainsi que les endroits où on peut se les procurer (librairies et bibliothèques), font partie de mes sujets préférés en littérature, la dernière fois que je me suis penchée sur un roman dont l'intrigue tournait autour d'une société secrète ayant pour but de déchiffrer l'énigme d'un ouvrage codé, c'était le désastreux "La librairie des ombres", et je n'avais aucune envie de m'infliger ça de nouveau. Ma curiosité a tout de même fini par l'emporter; vive ma curiosité! Car "M. Pénombre, libraire ouvert jour et nuit" m'a absolument ravie. Je craignais de tomber sur une atmosphère sombre et un peu poussiéreuse à la Katherine Neville; au lieu de ça, j'ai eu l'impression de lire un des meilleurs romans de Douglas Coupland, s'il se décidait à créer des personnages enthousiastes et sympathiques plutôt que mous et velléitaires. Le télescopage entre le monde des vieux livres et celui de la technologie de pointe est absolument jouissif, et pour une fois, les deux ne sont pas présentés comme des ennemis mortels, mais comme des collaborateurs potentiels capables d'accomplir de grandes choses ensemble. J'ai adoré que le héros envisage sa quête comme une partie de jeu de rôles avec lui dans le rôle du voleur, sa copine dans le rôle de la magicienne et son meilleur ami dans celui du guerrier. La résolution de l'énigme m'a paru à la fois touchante et satisfaisante d'un point de vue narratif, et j'ai trouvé le dernier chapitre merveilleusement feel-good. Bref, une lecture des plus réjouissantes!

J'ai lu ce livre en anglais et ne peux donc me prononcer sur la qualité de la traduction française. 

mercredi 16 avril 2014

Ma routine beauté minimaliste




J'ai toujours eu une peau de merde à problèmes. Arrivée à la quarantaine, ça devenait vraiment critique: reste d'acné persistante + premières rides + mélasma profond causé par mon traitement progestatif contre l'endométriose... J'avais beau dépenser des fortunes chez Sephora, essayer toutes les crèmes soi-disant miraculeuses vantées par les blogueuses beauté, me tartiner matin et soir selon la désormais célèbre méthode du mille-feuille - le seul résultat, c'est que j'étais plus pauvre à la fin du mois. Alors, comme à cette époque je commençais à m'intéresser à la déconsommation, j'ai eu envie de tenter une expérience folle: au lieu d'utiliser toujours plus de produits pour remédier à tel ou tel défaut, réduire ma routine au strict minimum. Deux ans plus tard, je pense avoir assez de recul pour faire un bilan significatif. 

Ce que j'utilise encore
- Un produit nettoyant (le matin uniquement, sauf si par extraordinaire je me suis maquillée, que j'ai beaucoup transpiré ou que je séjourne dans un endroit très pollué).
J'alterne entre la Washing Cream Tsukika de Menard, dont je suis fan depuis 5 ou 6 ans, et la Mousse Nettoyante Pureté de Thémis, une découverte récente. De tous les nettoyants que j'ai testés, ce sont les deux seuls qui ne me provoquent aucune réaction cutanée. Quand je suis pressée ou que j'ai besoin de me rafraîchir en journée, je passe juste un coup d'eau micellaire. J'aime bien la Créaline de Bioderma pour son petit prix et son flacon trapu qui rentre bien sur mon étagère de salle de bain. 
- Un gommage visage (deux fois par semaine)
Pas de chouchou particulier, j'ai tendance à taper dans les marques bios et à changer chaque fois, en privilégiant les exfoliants mécaniques aux exfoliants chimiques. Je continuerai sans doute jusqu'à ce que j'aie un coup de coeur. 
- Une crème hydratante (le matin): 
Là aussi, j'alterne entre un classique qui a fait ses preuves, la Crème pour Peaux Intolérantes d'Avène, et une petite nouvelle, la Crème Tolérance Riche de Thémis. Les deux nourrissent bien sans laisser de film gras sur ma peau, et n'ont pratiquement aucune odeur. 
- Une crème solaire (quand la météo l'exige)
N'importe quelle marque fait l'affaire pourvu qu'elle ne sente pas trop fort et que l'indice de protection soit supérieur à 30. J'aime bien la Réflexe Solaire SPF50+ d'Avène, super pratique à glisser dans le sac pour faire des retouches toutes les deux heures. 

Ce que je n'utilise plus:
- Des crèmes blanchissantes censées venir à bout des taches brunes. Aucune ne fonctionne sur un mélasma aussi profondément installé et entretenu que le mien. 
- Une crème de nuit. Je n'ai pas la peau du visage particulièrement sèche, donc je n'en ai pas réellement besoin. 
- Une crème anti-rides. J'ai de bonnes joues rondes, je ne fume pas et ne me mets pratiquement jamais au soleil; je suis donc relativement épargnée par le problème. 
- Un contour des yeux. La plupart d'entre eux me faisaient larmoyer, et je ne leur ai jamais constaté quelque efficacité que ce soit. 
- Des sérums anti-ceci et des masques pro-cela, sans autre bénéfice que me donner l'impression de prendre soin de moi. 

Résultat? Je n'ai toujours pas une belle peau, parce que je ne rajeunis pas et que mon mélasma est de plus en plus incrusté. Mais si je devais comparer, je dirais sans hésitation qu'elle est en meilleur état aujourd'hui qu'il y a deux ans. Les seuls boutons que je chope encore (généralement le long de la mâchoire) sont ceux liés à mon traitement progestatif. Je n'ai pas mis les pieds chez Sephora depuis un an et demi. Je n'achète plus que des produits bios ou de parapharmacie. J'économise un fric fou. Je n'enrichis plus les actionnaires de Loréal et Cie. Je dois bien gagner une ou deux heures par semaine sur le temps que je passais autrefois dans ma salle de bain. Mes envies de poupougnage et de cosmétiques "doudou", je les cristallise désormais sur une crème pour le corps de type chantilly au parfum délicieux, notamment la Gloomaway d'Origins (malheureusement difficile à trouver en France et en Belgique) ou les crèmes de chez Rituals

Bref, c'est un domaine dans lequel j'estime ma démarche de déconsommation 100% réussie. Pour un peu, je penserais que les grandes marques nous vendent sciemment des produits inefficaces, voire mauvais pour notre peau, dans le seul but de nous en faire acheter toujours plus... mais c'est peut-être mon anticapitalisme primaire qui s'exprime là. Si certaines d'entre vous ont aussi fait l'expérience de réduire leur routine beauté au strict minimum, et/ou de boycotter les produits de parfumerie et de grande surface depuis un laps de temps significatif, je suis très intéressée par leur retour! 

Happy feet (2): from high summer to deep winter and back to spring



mardi 15 avril 2014

"Moi, jardinier citadin"


Min-ho Choi vient de se marier et de quitter son emploi salarié pour devenir mangaka. Se sentant prisonnier de l'agitation de la ville et de ses paysages bétonnés, il décide de se mettre à cultiver ses propres légumes bios - alors qu'il ne connaît absolument rien au jardinage. Heureusement, la gardienne du terrain et les vieux qui s'occupent des parcelles voisines sont là pour faire son éducation. Au fil des saisons, Min-ho Choi transpire et apprend en égale mesure...

Dans cette bédé en deux gros volumes, l'auteur raconte ses petites déconvenues, ses grands triomphes et la sensation de liberté inouïe que lui procure ce retour à la terre. De nombreuses doubles pages "éducatives" expliquent les bases du jardinage, présentent les légumes les plus susceptibles de résister à l'hiver ou ceux qui sont capables de purifier la terre. Quant au dessin, c'est de l'aquarelle dans les tons verts, bleus, gris et bruns - un peu terne à mon goût bien que tout à fait appropriée au sujet. Une bédé intéressante sur un mouvement qui prend de plus  en plus d'ampleur. 

lundi 14 avril 2014

Quand Joël Robuchon crée un divin assortiment de sushi




J'adore la cuisine japonaise, mais très franchement, le poisson cru n'est pas l'ingrédient que je préfère - contrairement à Chouchou, qui pourrait se nourrir exclusivement de thon rouge jusqu'à ce que mort s'en suive. Au fil du temps, nous avons testé différents fournisseurs de sushi/maki/California rolls, et un vainqueur s'est détaché très nettement: Sushi Shop, qui a l'avantage de posséder un point de vente aussi bien à Bruxelles qu'à Toulon, et de livrer à domicile dans des délais ultra-rapides. Si elle ferait sans doute dresser les cheveux sur la tête des puristes, sa carte est de loin la plus variée et la plus inventive que j'aie vue, avec beaucoup d'accords sucrés-salés ou de recettes gentiment piquantes en plus des classiques habituels. De quoi satisfaire tous les goûts. Du coup, quand j'ai été invitée à participer au lunch de présentation de la box imaginée par Joël Robuchon pour Sushi Shop, j'ai sauté de joie et immédiatement répondu présente...




Jeudi dernier à midi et demie, je me suis donc rendue au domicile bruxellois de l'un des fondateurs de la chaîne Sushi Shop, qui compte désormais 105 restaurants à travers le monde (le dernier venant d'ouvrir à Abu Dhabi). J'ai tenté de ne pas me laisser impressionner par l'appartement aux volumes sublimes ou les tirages originaux de Massimo Vitali qui ornaient les murs, mais n'ai pu m'empêcher de complimenter le maître des lieux pour son goût très sûr. Quand il nous a vues, moi et plusieurs autres jeunes femmes armées d'appareils photos, il a immédiatement lancé: "Blogueuses?". Euh, oui. Et c'est vrai que nous étions les seules à mitrailler la table de travail/buffet où officiaient un chef et deux cuisiniers aux gestes habiles. Tous les gens qui buvaient du champagne sur la magnifique terrasse en bavardant d'un air décontracté? Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'ils faisaient dans la vie. Je sais juste qu'ils étaient tous habillés sobre et de bon goût tandis que j'arborais mon pull rouge chat à lunettes, une jupette à carreaux et des collants vert gazon. Du coup, je me sentais assez peu dans mon élément et n'avais guère envie de me mélanger à eux. Ca tombe bien: observer la confection des sushi et Cie en bombardant le chef de questions était tout à fait passionnant! Je vous montre les merveilles que j'ai dégustées? 




Ceci est un HAWAIAN ROLL: crevette basilic, avocat, saumon, kiwi, pomme verte, sauce yuzu mangue. Une véritable explosion en bouche, la douceur du kiwi et de la mangue le disputant à l'acidité du yuzu et de la pomme verte. 




Ceci est un CRISPY LOBSTER ROLL: homard, banane, concombre, sauce yuzu mangue, feuille de soja. Un crustacé noble travaillé avec fraîcheur et originalité. 




Ceci est un SPICY EBI ROLL: crevette tempura, thon épicé, concombre, chips de vitelotte, sauce yuzu. Aussi bon que beau. 

A cela il faut ajouter un sushi de St. Jacques snackée tout à fait étonnant, la St. Jacques étant nappée de sauce de miso blanc passée quelques secondes au chalumeau (comme une crème brûlée!); un tartare de thon et une salade de concombre épicé.

Toutes ces créations de Joël Robuchon sont proposées séparément ou sous forme d'une sushi box contenant l'assortiment suivant:




Je suis soufflée par l'originalité et la qualité gustative des compositions, et commanderai sûrement une box dans les jours qui viennent pour la faire découvrir à Chouchou. Un seul regret: quand je me suis enquise de l'origine des ingrédients, en demandant si Sushi Shop attachait une importance particulière au local ou au bio (par exemple), on m'a répondu qu'ils "faisaient au mieux pour choisir des produits de qualité optimale par rapport à leur cahier des charges, afin de rester dans une fourchette de prix abordable". J'imagine donc que c'est un non. Néanmoins, la box Joël Robuchon mérite vraiment d'être découverte. Elle devrait être disponible jusqu'à fin 2014, avant de céder la place en début d'année prochaine à une autre collaboration avec un grand chef. 

Pour vérifier s'il y a un Sushi Shop près de chez vous, voir les tarifs et commander, c'est ici pour la France et ici pour la Belgique!