mardi 30 septembre 2014

Lectures 3ème trimestre 2014


ROMANS, NOUVELLES & RECITS 
- "Le peigne de Cléopâtre" (Maria Ernestam) 
- "Jack Rosenblum rêve en anglais" (Natasha Solomons)
- "The hundred-year house" (Rebecca Makkai) 
- "The steady running of the hour" (Justin Go) 
- "Le plus petit baiser jamais recensé" (Mathias Malzieu)
- "Indigo" (Catherine Cusset) 
- "My real children" (Jo Walton) 
- "Sushi & beyond" (Michael Booth)
- "The imperfectionists" (Tom Rachman) 
- "Park Avenue" (Cristina Alger) 
- "Demain est un autre jour" (Lori Nelson Spielman) 
- "La grande maison" (Nicole Krauss)
- "Avril enchanté" (Elizabeth von Arnim) 
- "La soirée de Mrs Dalloway" (Virginia Woolf) 
- "Quinze minutes" (Charles Dickinson) 
- "The miniaturist" (Jessie Burton) 
- "The signature of all things" (Elizabeth Gilbert) 
- "Trente-six chandelles" (Marie-Sabine Roger) 
- "Le ruban" (Ito Ogawa) 
- "La fin du vandalisme" (Tom Drury)
- "Moi, j'attends de voir passer un pingouin" (Geneviève Brisac) 
- "La tentation du homard" (Elizabeth Gilbert)
- "Un jardin dans les Appalaches" (Barbara Kingsolver)
- "What was promised" (Tobias Hill)
- "Turning 40" (Mike Gayle) 
- "Rivers of London" (Ben Aaronovitch) 
- "Miss Peregrine's home for peculiar children" (Ransom Riggs) 

BEDE
- "Cet été-là" (Jillian et Mariko Tamaki) 
- "Demain commence aujourd'hui" (Kati Rickenbach) 
- "Le serpent d'eau" (Tony Sandoval) 
- "Daisy: lycéennes à Fukushima" T1&2 (Reiko Momochi) 
- "Alisik" T1&2 (Vogt/Rufledt) 
- "What did you eat yesterday?" T3 & 4 (Fumi Yoshinaga) 
- "Coeur glacé" (Johan de Moor/Gilles Dal) 
- "Michel, un chat sauvage" (Leslie Plée) 
- "Les idées fixes" (Gabrielle Piquet) 
- "Daytripper" (Gabriel Ba/Fabio Moon) 
- "An age of license" (Lucy Knisley) 

DIVERS
- "Petite épopée nippone" (Philippe Buchet) 
- "100 idées déco avec les tambours à broder" (Kirsty Neale) 
- "The rational optimist" (Matt Ridley) 

Septembre 2014



lundi 29 septembre 2014

Un week-end qui commence dehors et se poursuit dedans




Il est 15h28, je n'ai traduit que dix pages sur les quinze que je m'étais fixées mais je suis lessivée et déclare unilatéralement que le week-end vient de commencer; à peine ai-je commencé à charger mon GSM auquel je n'avais pas touché depuis le début du mois que Gasparde m'envoie un texto pour me prévenir qu'elle est en galère de transports en commun et arrivera en retard; pas grave: munie d'un excellent roman comme "Rivers of London", je peux patienter pendant des heures; mmmh, j'aurais peut-être dû emporter un parapluie; le canapé près de la fenêtre est libre: bonheur; Mlle Mars débarque avec une coiffure de princesse et des nouvelles bien embêtantes de la CAPAC; les petites bouchées apéro servies avec les cocktails sont de plus en plus délicieuses; Gasparde arrive échevelée et hagarde en braillant "De l'alcool!", "Euh, et bonjour?", "Non, d'abord de l'alcool!"; il est toujours bon de connaître l'ordre des priorités de ses amies; ...Lulu la Taulière? vraiment?; nous disons donc: un mojito pour moi, des cocktails roses pour les deux autres filles, et une énorme chope de bière pour M. Gasparde - normal, quoi; "allô, Chouchou, on va dîner du côté de la place Fernand Cocq, tu nous rejoins?"; l'Ouzerie est complète, mais ma serveuse préférée de l'Amour Fou réussit à nous trouver une table pour 4 autour de laquelle nous nous serrons à 5 dans la salle du fond; je n'ai pas assez faim pour un burger végétarien, mais une salade, ça devrait aller; ...ah ben non, j'ai trop mangé - note à moi-même: les restos le soir, j'arrive plus; partager une théière d'A.C. Perch à la rhubarbe avec Chouchou en regardant la bande-annonce de "The boxtrolls" qui a l'air vraiment super, et celle de "Big hero 6" qui enthousiasme Chouchou mais me laisse assez froide.




Debout à 8h30 un samedi - c'est bien parce que j'ai besoin d'aller me bouger; le gros sac de bouquins déposés chez Pêle-Mêle rapporte 58€ en liquide et m'évitera de passer à un distributeur; nous sommes en avance: arrêtons-nous chez Slumberland; Claudia: "today I didn't make you a fruit and vegetable juice, I baked chocolate cookies instead", Moi: "right: health be damned!"; en fait, le tapis de yoga super cher sur lequel je lorgne depuis des années - soie tissée d'un côté, moumoute de l'autre - est super inconfortable, j'ai bien fait de ne jamais craquer; pour une fois, mon angel card me parle vraiment (et me rappelle un billet dont je procrastine la rédaction depuis des mois); oui, chez les autres aussi, je tourne le rouleau de papier toilette s'il n'est pas dans le bons sens; ce midi, ce sera soupe épinards/asperges/courgettes et tartines de betterave pour compenser un peu les agapes d'hier soir; attaquons maintenant cette monstre To Do List du week-end; ...avec une grande théière d'Earl Grey vert au bleuet pour se motiver, ce sera encore mieux; quand je pense qu'aucun de mes pseudo-amis n'a daigné m'informer à quel point la rhubarbe, c'est chiant à éplucher - on est toujours trahi par les siens; en plus, la farine de riz blanc ça met deux fois plus longtemps à cuire que la farine de blé, pffff; créer un tableau de suivi de mes traductions: check; finaliser le tambour de ma broderie rétro, prendre des photos et les publier sur le blog: check; trouver un logement airbnb pour notre prochain séjour à Paris (quartier gare du Nord, wifi, vrait lit, pas plus de 90€ par nuit frais compris): check; réserver la Zen Room du Hint Hunt: check - Autre Moi et Choco, que je n'ai pas vues depuis une éternité, seront des nôtres; prendre les billets pour l'expo Ghibli: check: vider mon compte en banque: triple check; j'ai trop envie d'être déjà au 3ème week-end d'octobre - et pas seulement parce que d'ici là, je dois me taper une assemblée générale de copropriété, aller chez le dentiste, retourner chez l'ophtalmo pour la 3ème fois depuis le début de l'été et passer le deuxième anniversaire de la mort de mon père; "after all these years?", "always": ❤︎; dire que j'aurais attendu d'avoir 43 ans, 6 mois et un jour pour découvrir l'existence du western révisionniste.




Mon crumble est encore plus délicieux froid avec une tasse de thé; profitons de ce beau soleil pour ouvrir grand les fenêtres, changer les draps et faire une lessive; Chouchou avait raison: regarder cette conférence TED, c'est 20 mn très bien employées pour toute personne pessimiste quant à l'état du monde; Chouchou renverse sur moi la moitié de mon bol de soupe (heureusement à peine tiède); 5 mn plus tard, en voulant ranger les tasses utilisées hier, je les lâche environ 10 cm au-dessus du plan de travail de la cuisine, et elles se cassent toutes les deux; explication potentielle #1: nous sommes un couple de gros maladroits; explication potentielle #2: Chouchou voulait que je me foute à poil, et je cherchais inconsciemment un moyen de me débarrasser de ces tasses très chères et très jolies, mais pas du tout pratiques et que j'utilisais sans doute pour la première fois en 5 ou 6 ans; que faire de ces tombereaux de pièces rouges que la banque ne veut pas nous échanger gratuitement?; argh, tant qu'à réorganiser le coin de l'entrée, j'aurais dû prendre des photos avant/après pour mon challenge minimaliste; déplacer la carte du monde à gratter dans le couloir, au-dessus du radiateur, et la fixer avec du double face qui emportera sans doute la peinture avec lui le jour où on déménagera; j'ai encore oublié la règle fondamentale du rangement: tout truc censé prendre dix minutes te bouffe généralement la moitié de l'après-midi; les coups de fil à ma mère me dépriment de plus en plus; après onze mois d'atermoiements (une paille...), j'ai enfin réussi à accoucher d'une introduction au minimalisme qui ne me semble pas trop pontifiante ni rasoir - hourra!; tu vois, Chouchou: Dean aussi peut être nul; j'aime quand les vannes s'ouvrent subitement et que les phrases s'alignent toutes seules; 70 pages d'un trait, ça commence bien pour "Miss Peregrine's home for peculiar children"; en glissant dans le sommeil, Chouchou sursaute violemment et me colle une baffe.

dimanche 28 septembre 2014

Challenge minimaliste d'octobre - pourquoi, comment?




Suite au succès qu'avait remporté, l'an dernier, le challenge anti-morosité d'octobre, j'ai eu envie cette année d'explorer avec vous un autre thème qui me tient à coeur, un autre concept que j'ai envie d'aider à se propager: le minimalisme. Non, je ne vais pas vous suggérer de renoncer à toutes vos possessions matérielles et d'aller vivre dans un tonneau façon Diogène. Moi-même, j'aime bénéficier d'un certain confort au quotidien, et m'entourer d'objets qui sans être forcément utiles réjouissent mon regard ou inspirent ma créativité.

Mais au-delà d'un certain seuil, chaque nouveau vêtement qui entre dans ma garde-robe ne fait que compliquer le choix de mes tenues et me culpabiliser quand je pense à l'argent dépensé pour rien; chaque nouveau bibelot qui vient se poser mes étagères contribue à encombrer mon espace vital et me donne un peu plus de travail au moment de faire le ménage; chaque nouveau gadget électronique s'accompagne de la crainte que je ne le casse, ne le perde ou ne me le fasse voler et pèse ainsi sur mon esprit.

Pour chaque chose qui ne m'apporte rien au-delà de l'excitation momentanée de son achat, je continue à payer un et même plusieurs prix invisibles tant qu'elle reste en ma possession: je dois la stocker, l'entretenir, la réparer, la ranger, la déplacer et, ultimement, m'en débarrasser un jour. Je dois supporter qu'elle me rappelle mon erreur de jugement chaque fois que mon regard se pose sur elle, qu'elle parasite mon esprit avec des regrets et des hésitations.

En diminuant la quantité de mes possessions matérielles jusqu'à un seuil raisonnable (qui ne sera pas forcément le même pour moi que pour quelqu'un d'autre), je libère de l'argent, de l'espace, du temps, de l'énergie physique et mentale que je peux consacrer à des choses qui me tiennent vraiment à coeur. Et sur une note un peu militante, j'ai la satisfaction de participer le moins possible à la surconsommation qui grève les ressources naturelles de notre planète.

C'est un procédé que j'ai entamé depuis plusieurs années et qui, même si je suis encore loin de vivre en ascète, m'apporte de très grandes satisfactions. Voilà pourquoi j'ai eu envie de partager mes trucs avec vous. Comme dans le cas du challenge anti-morosité, je publierai donc chaque jour jusqu'à fin octobre un exercice facile et rapide qui consistera généralement (mais pas toujours) à vous débarrasser de X objets dans une catégorie précise. Si vous vous en tenez à ça, vous aurez déjà fait un peu de vide chez vous à la fin du mois. Et si jamais vous vous sentez inspirée, n'hésitez surtout pas à continuer sur votre lancée. Je vous donne l'impulsion initiale; à vous de voir jusqu'où vous voulez aller avec.

Par ailleurs, je vous proposerai quelques pistes de réflexion sur votre rapport aux choses matérielles et votre façon de consommer. Ca vous tente? Alors, on commence mercredi! D'ici là, tâchez de prévoir quelques cartons, caisses ou grands sacs poubelle que vous remplirez au cours du mois et dont vous disposerez à la fin du challenge (j'ai prévu de vous donner aussi des suggestions pour ça). A très vite.

Street art in Copenhagen


On voit peu de graffiti sauvages dans la capitale danoise, hormis le long des voies de chemin de fer et sur les terrains vagues: les façades des bâtiments en bon état sont toujours respectées. En revanche, la ville est actuellement le cadre de grands travaux qui aboutiront en 2018 à la mise en service de 2 lignes de métro supplémentaires, et un peu partout, les grandes palissades vertes de chantier sont mises à contribution comme support d'installations artistiques. Un vrai plaisir pour les yeux! Premier exemple place Kongens Nytorv, en plein centre-ville, juste à côté du port coloré de Nyhavn:



Le Happy Wall se compose de panneaux pivotants, noirs d'un côté et colorés de l'autre, avec lesquels n'importe quel passant peut s'amuser à composer des motifs (souvent des space invaders!)


Cette installation de compose de chaussures données par leurs propriétaires, parce qu'elles avaient une place importante dans leur histoire personnelle.

Le cheval passe-murailles, euh, je ne sais pas trop.


Second du exemple le long du lac de Sortedams, dans le quartier d'Osterbro.

Un bon moyen de recycler de vieux vinyles!

Je serais curieuse de savoir ce que représente cette fresque... Des personnages d'un livre pour enfants? 

Le Danemark est l'un des rares pays qui autorise encore la chasse à la baleine. Ce n'est bien entendu pas du goût des militants écologistes. 


Promenons-nous maintenant dans le quartier de Vesterbro, à l'ouest de la gare centrale. 

Quelque part, un informaticien en panique cherche désespérément son outil de travail. 

Dans un passage couvert, une fresque qui change tous les mois, selon une jeune femme qui travaille à proximité.

Les façades des bâtiments ne sont pas en reste. 


Le Kulturforeningen Art & Colour, lieu culturel décoré façon Gaudi.

Ceci était sans doute l'avant-dernier billet consacré à nos vacances danoises; j'espère avoir le temps de compiler mes bonnes adresses et quelques conseils touristiques dans la semaine qui vient (mais je ne promets rien). 

samedi 27 septembre 2014

Broderie mise en abyme




J'ai commencé cette broderie au printemps dernier, en utilisant un motif qui se trouvait sur la même feuille que la fille aux ciseaux commandée sur la boutique Etsy de SewLovelyEmbroidery. Cette fois, non seulement je n'avais pas d'indication de points, mais il me manquait aussi une photo de référence pour les couleurs. J'ai commencé par faire les parties couleur peau (facile), puis les chaussures (rouges, évidemment). Ensuite... j'ai bloqué par manque d'inspiration, et ma broderie est restée en souffrance jusqu'à la fin de l'été. Je ne me suis décidée à la finir que parce que je l'avais mise dans mes objectifs saisonniers.  Et comme, entre-temps, j'avais trouvé un magnifique ouvrage sur la décoration des tambours à broder, je me suis même amusée à entourer le cadre avec du washing tape. Enfin, pour faire un dos vaguement "propre", j'ai collé les bords du tissu sur le cerceau intérieur et soigneusement coupé à ras. Et voilà!





vendredi 26 septembre 2014

★COPENHAGUE★ Dimanche: le meilleur brunch de l'univers







Pour ce dernier jour à Copenhague, nous avons réservé dans un restaurant situé juste en haut de la rue de notre hôtel, et qui selon les guides touristiques propose un des 10 meilleurs brunchs de la ville. Le BioM est un endroit bobo en diable, à la déco épurée et à l'atmosphère très calme le week-end. Deux photos du temple d'Inari encadrent le comptoir - nous nous sentons déjà un peu chez nous avant même de nous asseoir à l'une des tables suffisamment espacées les unes des autres pour qu'aucun client ne soit gêné par la conversation de ses voisins. Et pour l'équivalent de 25€ hors boissons, nous recevons le brunch le plus raffiné, le plus original et le plus joliment présenté que j'aie jamais mangé...


Yaourt au granola, apporté au tout début avec les boissons

Sur l'assiette: salade de fruits, râpée de pommes de terre, saucisse grillée, oeuf poché, purée de chou-rave, croquette de saumon mi-cuit, salade de chou rouge, figues marinées, gouda

Petite assiette de devant: chaussons aux champignons sauvages, sandwich au pulled pork; petite assiette de derrière: sublime brownie surmonté d'une espèce de meringue pétillante parfumée à je ne sais quoi (le gros mystère de ce brunch)

Clairement, ce n'est pas un brunch pour végétariens, mais tout est exquis, avec des portions bien calculées pour qu'on sorte de table rassasié mais pas bourré (bon, je dis ça, mais j'ai refilé plusieurs trucs à Chouchou...). Le service rapide et prévenant est assuré par les deux créateurs du lieu qui sont à la fois aux fourneaux et en salle - même si, avoue l'un d'eux, "on préfèrerait faire la grasse matinée le week-end, mais les clients insistent tellement pour qu'on serve ce brunch..." Franchement, je les comprends. Messieurs, consolez-vous en pensant que votre sacrifice n'est pas vain: nous avons passé un moment délicieux chez vous, et nous ne pouvons que conseiller votre restaurant à tous les voyageurs de passage à Copenhague. 

Fredericiagade 78
1310 Copenhague
Tel: +45 33 32 24 66
Brunch servi le samedi et le dimanche, de 10h à 14h

jeudi 25 septembre 2014

★COPENHAGUE★ Samedi: laissez-moi sortir d'iciiiiiii








Premier jour de temps maussade depuis notre arrivée: ça sent le début de l'automne... et la fin des vacances; nouveau petit-déjeuner aux halles, cette fois nous optons pour une formule complète chez La Brioche Dorée où tout le monde parle français; à force de prendre des trains régionaux, j'aurai fini le bouquin de Mike Gayle d'ici notre retour à Bruxelles; surprise: plein de caches vertes jalonnent le chemin du musée Louisiana - nous en trouvons 3 avant d'arriver; et donc, déverser deux tombereaux de cailloux dans une enfilade de pièces et ouvrir un robinet à un bout, c'est de l'ART; nous avons déjà eu cette discussion au moins 17 fois, Chouchou: non, je ne pense pas que n'importe quel acte créatif puisse être qualifié d'art: par exemple, si je ponds un caca en spirale, jamais il ne me viendra à l'esprit qu'il a sa place dans un musée; oui, ben désolée, mais j'ai besoin soit d'un message fort, soit d'une émotion esthétique, et idéalement des deux; (en plus la poussière a pourri mes jolies chaussures rouges); le peintre expressionniste allemand Emil Nolde a eu une longue existence très, trèèèès prolifique le salopard; j'essaie de comprendre ce que signifient les sculptures du jardin, ou c'est même pas la peine?; après ce grand moment de communion: pause-déjeuner dans une cafète bondée où nous payons 27€ pour une petite tartine, un bol de soupe, une micro-tarte aux fraises et une eau minérale; laissez-moi sortir d'ici ou je ne réponds plus de rien. 








Sur le chemin du retour à la gare, nous loguons 2 caches de plus; à 14h, nous sommes de retour à Copenhague et je déniche enfin des timbres à la boutique du musée de la Poste; la boutique d'A.C. Perch est minuscule et bondée de touristes asiatiques - je m'y laisse tenter par un thé vert au bambou, un autre à la rhubarbe et un "thé d'été" à la fraise et à l'orange étonnamment abordables; je brûle de visiter de nouveau la sublime galerie du fleuriste Tage Andersen qui m'avait enchantée lors de notre séjour précédent - hélas, elle est fermée en ce samedi après-midi, et je m'en veux énormément de ne pas être passée plus tôt dans la semaine; une heure de pause wifi à l'hôtel et c'est reparti pour le Tivoli avec le 26; ce soir, enregistrement de l'émission The Voice Danemark: c'est la grosse grosse affluence dans le parc; Chouchou, qui voulait faire le manège de l'avion, se ravise au dernier moment et opte pour un tour de Daemon; en l'attendant, je vais me commander une boisson légèrement alcoolisée et m'installer à une table du quartier chinois avec mon carnet de voyage; "bonjour, je voudrais un 69", "quoi?", "le cidre à la fraise, là", "aaaah, d'accord", "ne vous en faites pas mademoiselle, je n'étais pas en train de vous draguer"; j'ai à peine rédigé trois lignes quand une jeune fille blonde s'assied face à moi et engage la conversation - impossible de la faire taire, elle veut tout savoir de ma vie et me raconter de la sienne; dès que j'ai récupéré Chouchou, nous finissons notre tour du parc; à même pas 19h, la file d'attente devant chez Wagamama est juste démentielle; je suis d'humeur à manger des udon en ce moment, ne me demandez pas pourquoi; deuxième file d'attente interminable au pied des chaises volantes; après 3 faux démarrages pas très rassurants, nous survolons enfin Copenhague by night, et c'est juste à couper le souffle (pas seulement à cause du froid qui me fait trembler violemment à cette altitude); hélas, le tour dure à peine une minute, et nous ne pouvons même pas prendre de photos; en redescendant, les yeux manquent me sortir de la tête à la vue d'une Danoise qui fait la queue en dos nu, bras et jambes découverts: comment va-t-elle survivre là-haut?; crevés, nous rentrons à l'hôtel dans la foulée, toujours avec le 26. 

★COPENHAGUE★ Vendredi: le charme des pseudos-champs de patates et d'un authentique salon de thé










Tentons aujourd'hui le petit-déjeuner de l'hôtel, un buffet à 10€ par personne qui nous semblait cher en arrivant - mais beaucoup moins après avoir plusieurs fois payé 20€ voire davantage pour deux boissons et deux trucs à bouffer; j'adore Copenhague, mais tout est vraiment super cher ici; au programme de la matinée, une balade photo dans les "champs de patates", anciens logements sociaux mignons comme tout aujourd'hui occupés par une poignée de privilégiés; certaines cours sont pavées, d'autres complètements envahies par la végétation qui semble sur le point de dévorer un salon de jardin oublié; les habitants s'étalent jusque dans la rue: cabanes d'enfants construites sur le trottoir, bacs à sable remplis de jouets, paniers de basket et tables de pique-nique au milieu de la chaussée, et partout, des vélos sans antivol juste appuyés contre les palissades; tout ça a un charme fou et semble très convivial; pendant que nous nous promenons, l'iPhone de Chouchou commence à sonner avec insistance: un de ses clients a un problème technique avec son site internet et tient visiblement à ce qu'il soit résolu TOUT DE SUITE.





Le long de la berge du lac de Sortedams, encore un chantier aux palissades vertes couvertes de street art, dont une flopée d'yeux avec des vinyls en guise d'iris et une émouvante baleine prise dans un filet (les eaux du Danemark ayant récemment été le cadre d'un massacre légal).






Arrivés à Trianglen, prendre le bus 3A jusqu'à Elmegade; bien qu'il ne soit pas encore midi, nous nous posons au Laundromat Café (plus petit que celui de Reykjavik) pour boire un apéro en attendant d'avoir faim; Chouchou dessine des pitichompignons avec des dents secrètes tandis que je regrette de n'avoir pas emporté un livre aujourd'hui.








J'étais super fière d'avoir résolu l'énigme de "Broken" en moins de deux minutes, dommage que je n'aie pas remarqué que la cache n'avait pas été découverte depuis fin juillet - ça nous aurait évité de nous traîner pour rien jusqu'à Osterport; un coup de STog jusqu'à Vesterbro, un peu de marche et nous voilà devant le musée de la ville de Copenhague; une expo passionnante consacrée à l'identité copenhagaise et la place de l'immigration dans l'histoire de la ville (c'est là qu'on se rend compte que PARTOUT les Roms sont persécutés, PARTOUT on a fait venir de la main-d'oeuvre d'Afrique du Nord dans les années 60 et on l'a parquée dans des cités-dortoirs, et PARTOUT on a enfermé les Juifs dans des ghettos tout en les gardant sous la main pour leur argent - même socialement plus avancés que les autres, les pays scandinaves n'échappent pas à la règle); je me demande comment je peux être aussi misanthrope et me passionner à ce point pour les anecdotes du quotidien de gens ordinaires; enfin un vrai salon de thé, et sublime par-dessus le marché; merci Tante T pour le délicieux cheesecake sans l'ombre d'une miette de speculoos; si j'avais de quoi lire, je pourrais passer des heures ici - mais puisque je n'ai pas, continuons la visite; une autre expo non moins passionnante consacrée au pourquoi et au comment de l'intégration de la nature dans le paysage urbain; nous nous apprêtons à partir quand nous nous apercevons qu'il y a encore deux étages; la fermeture approchant, nous avons juste le temps de jeter un coup d'oeil à la belle expo interactive sur les objets qui symbolisent différentes formes d'amour, basée sur l'oeuvre et la vie de Kierkegaard; c'est de très loin mon musée préféré depuis le début du séjour.




Première géocache de la journée (enfin!) en devanture d'un lieu culturel décoré façon Gaudi, un endroit incroyable que nous n'aurions jamais vu autrement; le bus 26 nous ramène à Kongens Nytorv; nous n'empochons la difficulté 4 de Nyhavn que grâce à l'aide d'un pêcheur qui nous montre où elle se trouve (j'avais déjà regardé à cet endroit, mais pas assez bien); bye-bye, double TB "smiling sheep" et "smiling pig" que je traînais depuis Paris en juillet - bon voyage jusqu'à Las Vegas! - je vous remplace par un TB finlandais nettement moins volumineux; Chouchou rentré à l'hôtel pour s'occuper de son client, je traîne un moment au rayon maison du Magasin du Nord, mais me retiens sagement de tout achat de vaisselle; ce soir, ce sera pique-nique dans la chambre (les lois danoises l'interdisent, mais nous sommes des délinquants internationaux!); il y a eu de très grosses inondations dans le Var aujourd'hui, j'espère que tout va bien à l'appartement.