vendredi 31 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #31: Lectures conseillées





Si vous souhaitez poursuivre dans la voie du minimalisme, je vous recommande les lectures suivantes...

Livres:
L'art de l'essentiel - Dominique Loreau explique concrètement comment se débarrasser du superflu pour faire plus de place à l'essentiel.
Comment j'ai arrêté de CONsommer - Pendant un an, Frédéric Mars, sa femme et leur fils ont passé à la loupe chacun de leurs achats potentiels pour ne se procurer que ce qui leur était vraiment nécessaire. Un témoignage intéressant. 
Vivre simplement pour vivre mieux - 130 conseils pratiques proposés par Philippe Lahille.
Zéro déchet - Française installée en Californie, Béa Johnson est parvenue à réduire les déchets annuels produits par sa famille au contenu d'un simple bocal.
Simplify your life - Au milieu des années 90, Elaine St. James fut l'une des pionnières du minimalisme et publia plusieurs ouvrages sur ce thème. La version française de ce livre est malheureusement épuisée chez l'éditeur. 

Blogs: 
Zen habits - Marié avec six enfants, Leo Babauta prouve qu'il est possible de simplifier sa vie même en famille.
Be more with less - En découvrant qu'elle était atteinte de sclérose en plaques, Courtney Carver a radicalement changé de mode de vie, et les bénéfices ont été spectaculaires.
Tiny house blog - Pas de sclérose en plaque pour Dee Williams, mais le diagnostic d'un problème cardiaque qui l'a poussée à s'installer dans une minuscule maison nomade construite de ses propres mains. Elle a tiré un mémoire de son expérience: The Big Tiny.
Rowdy kittens - Suivant l'exemple de Dee Williams, Tammy Strobel et son amoureux, tous deux artistes, se sont eux aussi installés dans une "tiny house" pour se libérer d'un maximum de contraintes matérielles. Tammy a publié un livre: You can buy happiness (and it's cheap).

Si vous connaissez d'autres ouvrages ou blog sur ce thème, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires!

Hôtel Le Berger: charme suranné et mojitos décadents




Je me demande comment j'ai pu atteindre l'âge canonique de 43 ans sans adopter cette merveilleuse tradition que sont les cocktails du vendredi soir après le boulot. A ma décharge, je pense que c'est une pratique plus répandue en Angleterre qu'en France ou en Belgique... mais en tant qu'alcoolique mondaine débutante, je me trompe peut-être. Bref. Assez vite, j'ai décidé que mon cocktail préféré était le mojito: frais, pas trop sucré et à base de rhum, qui est l'un des deux seuls alcools forts que je supporte (l'autre étant la vodka). Puis, avec une méticulosité toute scientifique, j'ai entrepris de déterminer quel bar à Bruxelles servait le meilleur. Il me reste à tester l'Archiduc, dont on m'a dit du bien, mais pour l'instant, deux vainqueurs se détachent assez nettement. L'Amour Fou, où j'aime glander l'après-midi avec un bouquin ou mon iPad et dévorer les meilleurs burgers du monde le soir, propose un mojito bien équilibré à 7,50€, avec happy hour les mardi et mercredi soirs à partir de 18h. Pour ce qui est du plan cocktail entre copines, il est néanmoins devancé par l'hôtel Le Berger situé un peu plus bas dans la chaussée d'Ixelles. Cet ancien hôtel de rendez-vous est flanqué d'un bar à la déco délicieusement vieillotte, aux murs sombres et à l'éclairage tamisé. Les tables couvertes de miroirs défraîchis renvoient la lumière des bougies que les serveurs allument à la tombée de la nuit, et entre la baie vitrée et l'épaisse tenture de velours rouge qui entoure la porte se niche un canapé extrêmement cosy dont l'accoudoir a pile la bonne hauteur pour le coude d'une lectrice de taille modérée. La musique, compilation de reprises bossanovantes ou de tubes des années 80, jure souvent avec l'endroit mais me ravit toujours. L'atmosphère hésite entre suranné et décadence. Les cocktails, qui coûtent 10€, sont généreusement dosés en alcool et toujours accompagnés d'une petite assiette d'amuse-bouche maison. Et loin de vous regarder d'un oeil torve si vous traînez un peu sans prendre de seconde consommation, le personnel vous fiche une paix royale. J'ai découvert et aimé ce lieu en été, mais c'est à la saison où les jours raccourcissent que son charme se déploie pleinement. J'y arrive alors que le soleil décline, un peu fatiguée de ma semaine de travail. Je passe un long moment à bouquiner seule dans le canapé moelleux ou à papoter boulot, voyages et littérature avec des copines. L'alcool me réchauffe délicieusement et m'aide à prendre de la distance par rapport à mes petits soucis. Puis, avec l'impression de flotter un peu, je rentre sans me presser par les rues obscures en pensant à ce que je vais faire ce week-end avec mon amoureux. Pour un peu, je gambaderais presque. 

24, rue du Berger
1050 Bruxelles
Service au bar à partir de 17h30

jeudi 30 octobre 2014

"A vos papilles!"


Conquise par la qualité littéraire des mangas culinaires lus ces dernières années, je n'ai pas hésité une seule seconde à me jeter sur le tome 1 de "A vos papilles" lorsque je l'ai aperçu chez Brüsel le week-end dernier. Je comptais le dévorer le soir même, mais en arrivant chez moi, je me suis rendu compte que... j'avais acheté le tome 2. Je n'aime pas commencer une série par le milieu, même lorsqu'il s'agit d'historiettes qui pourraient presque se lire comme des nouvelles; aussi, j'ai attendu de récupérer le tome 1 avant de commencer ma lecture. 

Et du coup, je pense que le tome 2 va partir directement chez Pêle-Mêle sans même que je l'aie ouvert. 

Ce n'est pas qu'"A vos papilles" soit intrinsèquement mauvais. Les dessins sont plutôt plaisants, et j'ai apprécié de découvrir des choses sur la culture coréenne en général et l'alimentation coréenne en particulier. Mais premièrement, bien que je ne le voie indiqué nulle part dans la version française proposée par Clair de Lune, "A vos papilles" semble être la série dérivée d'un autre manhwa, "Geonbae", dédié aux alcools traditionnels coréens. Les auteurs partent du principe que les lecteurs connaissent déjà les personnages et ne se donnent pas la peine de les présenter de quelque façon que ce soit. Du coup, on a clairement l'impression de débarquer un peu comme un chien dans un jeu de quilles, et on manque d'éléments pour s'attacher aux protagonistes: une scénariste de documentaires culinaires, sa colocataire enseignante, son producteur dont je n'ai même pas réussi à trouver le nom et son fournisseur d'alcools traditionnels.

Or - et c'est là ma deuxième doléance - "A vos papilles" se compose essentiellement d'anecdotes de leur quotidien, avec une part finalement assez réduite consacrée à la nourriture. Ne parlons même pas de cuisine: ici, pas de sympathique bricolage culinaire comme dans "Mes petits plats faciles by Hana", et encore moins de recettes élaborées comme dans "What did you eat yesterday". Du coup, rien n'a vraiment retenu mon intérêt ou mon attention. Même les souvenirs culinaires des personnages n'ont pas réussi à m'émouvoir là où "Kitchen" y était si bien parvenu. Si je l'avais lu il y a quelques années, j'aurais peut-être apprécié "A vos papilles !", mais après tant d'excellentes séries culinaires, il souffre beaucoup trop de la comparaison. 

Ce qui me fait penser: cela vous intéresserait-il que je publie des listes de lecture à thème? Je devrais pouvoir faire quelque chose de pertinent sur la bédé culinaire, les histoires de voyage dans le temps et les uchronies personnelles, notamment. Dites-moi. 

CHALLENGE MINIMALISTE #30: Planifiez l'élimination des objets triés





Si vous avez suivi le challenge plus ou moins régulièrement depuis le début du mois, il doit y avoir dans votre entrée un ou plusieurs cartons d'affaires dont vous avez décidé de vous débarrasser, mais qui ne sont pas encore sorties de chez vous. La dernière étape va donc consister à: 

- Les trier en fonction de l'endroit où elles sont censées finir: sur eBay ou Le Bon Coin, dans un vide-grenier ou une troc party, chez quelqu'un de votre entourage, dans un magasin d'occasion, chez une association caritative... Faites un sac distinct pour chaque destination. 

- Planifier le moment où vous allez effectivement vous débarrasser de ces affaires. Dans votre agenda, notez: "Rédiger annonces et les mettre en ligne", "Passer chez Emmaüs/Les Petits Riens", "Inviter les copines à la maison". Faites-en des tâches officielles incluses noir sur blanc dans votre planning pour ne pas être tentée de les laisser moisir là jusqu'aux calendes grecques.

Demain, pour conclure, je vous fournirai une liste d'ouvrages et de blogs inspirants sur le thème du minimalisme - de la lecture en perspective!

mercredi 29 octobre 2014

"Je ferai de toi un homme heureux"


A Trondheim, dans les années 60, huit familles encore jeunes se partagent un immeuble résidentiel. Au rez-de-chaussée, Mme Asen, obsédée par la propreté de l'escalier commun, et son mari qui aime tisser des tapis à ses heures perdues déplorent de ne pas avoir d'enfants, cependant que M. Moe regrette d'en avoir eu un avec son épouse neurasthénique qui ne remontera plus jamais à l'arrière de sa moto. Au premier étage, Mme Rudolf est exaspéré par son fils adolescent qui écoute de la musique rock beaucoup trop fort et par son mari qui s'intéresse davantage à ses livres qu'à la confirmation imminente de leur rejeton. Mme Larsen, anglaise d'origine, tient un salon de coiffure à domicile au grand dam de son mari traducteur qui se retrouve obligé de louer un bureau en ville. Au deuxième, M. Berg tyrannise son épouse et ses deux fils, tandis que les Salvesen forment un couple harmonieux - madame cousant des robes pour toute la famille, monsieur fabriquant des bateaux en bouteille le soir. Au troisième, Peggy-Anita Foss, la pin-up de l'immeuble, fait son ménage en sous-vêtements tandis que son représentant de mari arpente les routes et reste souvent absent deux semaines d'affilée. M. Karlsen, un professeur veuf, néglige sa fille qu'il ne nourrit pas assez et enferme souvent dehors dans l'escalier glacial, ne s'intéressant à elle que pour ses aptitudes aux mathématiques. Un jour, un installateur de judas passe dans l'immeuble et propose à chaque famille ce système ingénieux qui permettra aux dames, officiellement de ne plus ouvrir leur porte aux gens qu'elles ne veulent pas voir, officieusement, d'épier leurs voisins...

L'auteure norvégienne Anne B. Ragde, connue pour traiter de condition féminine sous un angle réaliste et souvent assez dur, livre ici un roman à la fois un peu plus facile et un peu moins intéressant que d'habitude. Bien que peu réjouissants dans l'ensemble, ses portraits de ménagères de moins de 50 ans sont très réussis et mettent admirablement en évidence les progrès sociaux survenus en à peine un demi-siècle, fût-ce dans la région du monde la plus avancée en matière de droits des femmes. J'ai beaucoup aimé la description détaillée de leur quotidien et de leurs pensées, très révélatrice d'une époque: j'avais vraiment l'impression de regarder à travers un judas, non pas dans le couloir d'un immeuble, mais bien à l'intérieur de chaque appartement. Le mariage, l'amour, le sexe, la parentalité, le travail, les tâches domestiques sont autant de sujets passés au crible sous huit angles différents et néanmoins homogènes. Par contre, je regrette que le propos du livre se limite à cela, et que "Je ferai de toi un homme heureux" se conclue par le passage de l'installateur de judas au lieu d'embrayer sur les relations des différentes familles pour créer au moins un semblant d'histoire. Il y avait là les bases d'un excellent roman qui, de mon point de vue, ne se concrétise jamais. A quelques exceptions près, les voisins se côtoient sans vraiment interagir, si bien qu'au final, on obtient plutôt une collection de nouvelles "mitoyennes". Un livre qui laisse un goût d'inachevé. 

CHALLENGE MINIMALISTE #29: Lancez-vous dans une chasse au trésor




Pour conclure ce challenge sur une note ludique, je vous propose une "chasse au trésor". Combien d'objets réussirez-vous à éliminer dans la liste suivante?

- 1 trousse/pochette
- 1 coussin
- 1 bougie
- 1 vêtement d'intérieur
- 1 tableau/cadre photo
- 1 cadeau qui ne vous plaît pas
- 1 petit appareil électro-ménager
- le mode d'emploi d'1 appareil que vous ne possédez plus
- 1 petit meuble
- 3 stylos/crayons
- 3 boîtes
- 3 bijoux fantaisie
- 3 accessoires cheveux
- 3 pièces de linge de maison (serviettes, draps...)
- 3 documents papier (administratifs ou autres) dont vous n'avez plus besoin

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mardi 28 octobre 2014

Les renoncements positifs





On ne va pas se voiler la face: vieillir, ce n'est pas drôle tous les jours. Peu à peu, on perd sa ligne, ses illusions, ses proches. La vie nous arrache tout un tas de choses sans notre accord. A côté de ça, il en est d'autres auxquelles on renonce volontairement et pour le meilleur, comme on se débarrasserait d'une mue devenue trop petite pour notre moi plus expérimenté et plus sage. Voici les miennes. 

La clope. Après avoir fumé pendant 18 ans, un jour, j'en ai eu marre de sentir le vieux cendrier. J'ai arrêté presque du jour au lendemain, en m'aidant d'une quantité ahurissante de thé et de chewing-gum sans sucre. Mes proches m'en remercient; ma peau et mes poumons aussi. Aujourd'hui, je suis devenue une de ces ex-fumeuses pénibles qui froncent le nez dès qu'elles hument une vague odeur de clope. 

La junk food. Mon estomac ne digère plus les nourritures trop riches, trop grasses, trop pleines de calories vides. Au début, quand je voyais les affiches représentant les burgers spéciaux du McDo ou du Quick, j'étais encore assez tentée. Comme l'envie de clope, ça m'a passé complètement au fil du temps. Et plus je mange des choses saines, plus j'apprends à les apprécier, plus mon goût se développe et me pousse de toute façon vers des aliments de bonne qualité à la fois gustative et diététique. Une ou deux fois par an, je suis encore saisie d'une brusque envie de KFC. Quand je cède, je mets deux jours à m'en remettre. 

La mode. Fini le temps où je me ruais sur les dernières tendances dans une vaine tentative pour me donner de l'allure. Comme je n'ai pas franchement une silhouette standard, la plupart d'entre elles m'allaient aussi bien qu'un cache-oreilles à un dindon. Au fil du temps, j'ai appris ce qui m'allait ou pas, et dans ce qui m'allait, j'ai trouvé ce qui me plaisait. Résultat: je n'achète plus de chaussures avec lesquelles je ne peux pas marcher, de pulls trop longs ou trop courts, trop près du corps ou pas assez, de jupes moulantes et de robes insuffisamment structurées. J'ai même renoncé à porter des pantalons. Désormais, mes placards sont pleins de babies à talon de 5 cm, de jupes trapèze au genou, de robes patineuse et de vestes cintrées. J'ai moins de fringues, mais je me sens bien dans toutes, et j'ai mon propre style. 

L'approbation générale. Assez jeune, j'ai compris que j'avais le choix entre satisfaire les attentes d'autrui et être heureuse. Même si j'avais été prête à sacrifier mon bonheur aux convenances ou à ce que mon entourage attendait de moi, il se serait toujours trouvé quelqu'un pour me reprocher quelque chose. L'exemple le plus criant est celui des enfants. Vous n'en avez pas? Vous passez à côté de votre vie de femme. Vous en avez un? Un enfant unique, c'est triste: il faudrait lui faire un petit frère ou une petite soeur. Vous en avez deux, mais du même sexe? Dommage. Vous en avez trois? Ouh là, c'est pas un peu irresponsable cette famille nombreuse, par les temps qui courent? Bref, quoi qu'on fasse, on ne peut pas gagner (surtout quand on est une femme, mais ceci est une autre histoire). La seule solution pour préserver sa santé mentale, c'est de s'asseoir une bonne fois pour toutes sur l'avis des gens. La vie n'est pas un concours de popularité, et nul ne peut plaire à tout le monde. Se plaire à soi-même me semble bien plus essentiel. 

La perfection. Psychorigide de nature, j'ai longtemps pensé que tout ce qui méritait d'être fait devait l'être de façon irréprochable. Que mon appartement devait ressembler à un décor de cinéma - ou à un musée. Que la moindre de mes défaillances devait être ruminée jusqu'à ce que dépression nerveuse s'en suive. Et puis, je me suis rendu compte que dans la plupart des domaines, une tâche réussie à 80%, c'est bien suffisant; qu'un intérieur doit surtout être confortable et accueillant - en un mot, vivant; que nul n'est parfait, et que les gens sont bien trop occupés par leurs propres erreurs pour accorder beaucoup d'importance aux miennes. La différence entre mon "bien" et mon "parfait", dans le meilleur des cas, j'étais la seule à la percevoir, et dans le pire, elle faisait juste chier mon entourage. Mon idéal était un carcan paralysant. Relâcher un peu la pression m'a fait un bien fou, et je ne suis pas devenue une horrible souillon ou une je-m'en-foutiste pour autant.

Le matérialisme. Dernier grand renoncement positif en date: l'attachement aux objets. Longtemps, leur présence autour de moi m'a rassurée. J'aimais conserver des traces de tout ce qui m'était déjà arrivé et me sentir parée à tout ce qui pourrait arriver par la suite. J'étais la conservatrice du musée de ma propre vie et la shamane qui tentait d'exorciser concrètement ses propres angoisses - jusqu'à la suffocation. Ca a été un long travail; il n'y a pas eu de gros déclic, mais un travail de lâcher-prise ultra-progressif qui n'est d'ailleurs toujours pas terminé. Peut-être ne le sera-t-il jamais. Mais chaque jour, je m'allège un peu plus, matériellement comme spirituellement - et je me rends compte à quel point les deux domaines sont liés. Je me débarrasse des boulets du passé; j'accepte d'affronter l'avenir sans béquilles imaginaires et sans (trop d')a priori négatifs; je me libère de tout ce qui m'empêche d'habiter pleinement mon présent. 

Et vous? Quels sont les renoncements positifs que vous avez faits au fil des ans? 

CHALLENGE MINIMALISTE #28: Triez... vos documents informatiques




Les documents informatiques: encore une chose immatérielle qui vous encombre en ralentissant le processeur de votre ordinateur et en rendant plus difficiles à localiser les fichiers dont vous avez vraiment besoin. 
Eliminez: 
- 20 documents Word (ou assimilé) devenus obsolètes
- 20 photos moches ou constituant plus ou moins des doublons
...et pensez à faire du vide dans votre dossier Téléchargements s'il y traîne des choses que vous avez déjà recopiées ailleurs sur votre disque dur!

Les brunchs du dimanche (29): God save the cream




Situé à quelques pas de la place Stéphanie, God save the cream est à la fois un restaurant, une épicerie, un traiteur et un salon de thé se revendiquant du mouvement Slow Food. Il propose des produits soit importés de Grande-Bretagne, soit locaux et de saison, à partir desquels sont préparés chaque jour une pléthore de délicieux gâteaux, mais aussi de salades et de plats essentiellement végétariens, dont certains sans gluten. J'avais déjà goûté leurs scones un début d'après-midi, et en lorgnant sur l'assiette des gens qui finissaient de manger, je m'étais dit qu'il faudrait que je revienne tester leur brunch avec Chouchou, parce qu'il avait vraiment l'air fameux... 




J'ai bien fait de réserver: le samedi à 13h, la salle du God save the cream est comble. On circule très mal entre les tables trop proches les unes des autres; on ne cesse de cogner sa chaise à celle de son voisin de derrière, et le volume sonore est un peu trop élevé à mon goût. Mais tout cela est bien vite oublié quand nourriture et boissons commencent à arriver. 




La formule brunch à 25€ (non-obligatoire le samedi midi: on peut très bien commander n'importe quoi d'autre sur la carte) comprend un scone accompagné de clotted cream et de confiture, un yaourt avec purée de fruits cuits et granola, une sélection des plats du jour présentée sur une grande assiette, une boisson chaude (café ou thé au choix) et une boisson froide maison (aux fruits, en version plate ou pétillante). C'est tellement copieux que pour la première fois en 8 ans, j'ai vu Chouchou abandonner quelque chose qui lui plaisait dans son assiette... 




Les plats du jour sont quasiment tous végétariens, à l'exception du muffin qui contient quelques miettes de saumon. Pour le reste, légumes grillés ou rôtis, salades à base de céréales, de graines, de fruits secs et de légumes frais ou secs sont à l'honneur. Les saveurs sont variées, parfois originales et parfois plus classiques, mais toujours délicieuses. 




Nous ressortons enchantés en nous jurant de revenir pour tester l'assiette lunch. 

Rue de Stassart 131
1050 Bruxelles
Tel: 02 503 07 75
Ouvert du mardi au vendredi, de 11h30 à 18h30
et le samedi de 10h30 à 18h
Réservation fortement recommandée pour le brunch du samedi

lundi 27 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #27: Triez... vos vêtements d'hiver





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 vêtements d'hiver.
Si vous avez une grande garde-robe et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 3 pièces d'hiver dans chacune des catégories suivantes:
- bas (jeans, autres pantalons, jupes...)
- T-shirts et chemisiers
- pulls et gilets
- robes
- vestes et manteaux

Les critères de sélection:
- Ce vêtement est-il à votre taille actuelle (+/- 3 kilos)?
- Vous plaît-il encore?
- Le trouvez-vous confortable?
- Vous met-il en valeur?
Si la réponse à une seule de ces questions est non, vous pouvez l'éliminer sans remords.

Que faire de ces vêtements s'ils sont encore en bon état? 
- pour les vêtements de marque, tenter de les revendre sur eBay ou dans une boutique de seconde main
- les proposer à bas prix lors d'une brocante ou un vide-grenier
- les donner à une association caritative
- organiser une troc party avec vos copines (mais attention à ne pas rentrer avec plus de choses que vous n'en aurez données!)

Le week-end quatre-quarts (25% bouffe, 25% balade, 25% culture, 25% corvées)




J'aurais adoré boire un mojito pour fêter la remise de cette trad maudite (les 4 derniers chapitres étaient un grand festival du n'importe quoi), mais 1/il est 18h et je suis toujours en pyjama 2/ce trou dans mon planning début 2015, suivi d'un monstrueux embouteillage prévisionnel au printemps, m'angoisse un maximum. C'est la première fois que j'utilise des choux de Bruxelles frais plutôt que congelés, et je ne sais pas ce qu'on leur a donné à bouffer quand ils étaient petits, mais chacun d'eux fait à peu près la taille d'une balle de ping-pong. Débattre des mérites comparatifs de Jess et Logan après "You jump, I jump, Jack": de toute façon, Chouchou s'en fout, il préfère Dean. Le coup de congeler-décongeler les bananes avant de faire un cake avec, c'est du pur génie. Rhââââ, comme elles ont de la chance, les copines qui ont pu aller à la dédicace de Neil Gaiman aujourd'hui! "Le château des étoiles": j'aime beaucoup l'histoire (forcément, c'est plein de dirigeables!), pas trop le graphisme ni les couleurs pastels un peu mièvres.




Le sommier qui décide de se mettre à grincer comme un fou un samedi matin: pourquoi? Bien entendu, ma CEAM expire le 29 décembre, en plein séjour au Portugal, et la CPAM ne veut pas en émettre de nouvelle tant que l'ancienne est encore en cours - il va falloir faire très, très attention à ne pas me viander le Jour de l'An. La pauvre facture de 168€ avec le taux de TVA de l'an dernier, perdue au milieu de toutes les opérations au taux actuel de 10%, c'est juste pour me faire chier, ou bien? Le facteur m'apporte un colis un samedi matin, j'ai dû tomber dans une faille spatio-temporelle pendant la nuit. Je pense être plutôt dessalée en matière de sextoys, mais l'espèce de chausse-pied en silicone pastel vendu à côté de "l'huile de la tentation" (!) chez Di, vraiment, je ne vois pas ce que je pourrais en faire. Madame, si tu ne veux pas commencer ton week-end en te faisant arracher la tête avec les dents, il va falloir cesser de cogner ma chaise avec le dossier de la tienne. Je crois que c'est la première fois que je vois Chouchou laisser quelque chose dans son assiette à la fin d'un très bon brunch: c'est dire si c'était copieux. Faisons provision de jolis stickers chez Schleiper - un peu pour moi, un peu pour ma swapée. Le chauffeur de bus qui détourne la tête d'un air méprisant plutôt que de répondre à mon "Bonjour!" et à mon sourire, ça fait toujours plaisir. Que de trucs qui me tentent chez Brüsel! Un manga culinaire coréen, le tome 2 des "Vieux fourneaux", un comics tout en rose et noir... oh, et une chouette idée de cadeau. Il existe décidément très peu de guides touristiques sur Porto, et le Ulysse à 25€ chez l'Anticyclone des Açores, ça ne va pas être possible. La vendeuse de Sterling Books affirme que dans leur déménagement, ils ont perdu assez peu de place en termes de rayonnages: peut-être, mais je regretterai éternellement leur café qui servait de si bons chocolats chauds. "Bonjour, je peux vous aider?" "Oui, quelle est la différence entre la poudre de protéine Lean Muscle et la Muscle Definition?" Long silence. "Euuuuh... je crois qu'il n'y en a pas." Merci pour cette précieuse contribution. Deuxième fois dans la journée qu'on attend le 95 moins d'une minute - le karma des bus est avec nous. "Je vais prendre des dahlias jaunes, là." "Ca, madame, ce sont des chrysanthèmes." Oui, bon, tout le monde peut se tromper. Elle était bien sympa cette petite virée shopping, d'autant que même sans Chouchou, je ne dois plus en faire qu'une tous les deux mois. Pour la première fois de la saison, blottissons-nous sous ma couverture au crochet en regardant le film du samedi soir (aujourd'hui: "The one I love", drame psycho-fantastique sur la déliquescence du couple). Le tome 2 des " Vieux fourneaux" me fait presque autant rire que le premier. Comme mon horloge biologique n'a jamais réussi à se mettre à l'heure d'été cette année, demain, je vais retrouver automatiquement des horaires normaux.




Psychorigide du couteau à tomates, Chouchou manque faire une attaque en me voyant l'utiliser pour couper le banana bread du petit-dej'. Attaquons cette To Do List kilométrique. Mettre 1password en service: OK, mais comme je suis super parano, je ne vais pas lui confier mes identifiants les plus importants. Mettre à jour ma bibliographie sur le site de la Sofia: super facile maintenant que je tiens une liste de mes traductions. Je suis à la bourre sur mon propre challenge minimaliste, et j'ai plusieurs catégories de tri à rattraper. Le tiroir à bordel, c'est vite fait; j'élimine surtout de vieux modes d'emploi ou des garanties dépassées. Les jeux, je respire un bon coup et je sors la Wii avec tous ses jeux et ses nombreux accessoires: il faudra la remettre dans sa boîte et voir s'il y a moyen de la revendre. Les fournitures de loisirs créatifs, je n'ai pas le courage de tout faire, mais je tiens au moins à me débarrasser de cette relieuse super-chère dont je ne me suis pas servi une seule fois parce que le mode d'emploi était sous forme de CD-rom. Pendant que j'y suis, virons un tas de carnets que je n'utiliserai pas, et aussi le lecteur de DVD de Chouchou. J'ai bien mérité une petite récréation: je vais monter la chauve-souris d'Halloween en Lego achetée à Copenhague le mois dernier. Je trouve ça aussi rigolo que de suivre une notice Ikea (c'est-à-dire beaucoup) (je dis ça sans aucune ironie) (suis-je la seule personne au monde qui s'éclate à identifier tous les petites pièces et à les assembler méthodiquement?). Au lieu d'investir dans le Mac qu'on lui préconise depuis 2 ans, ma mère, qui est tout le temps en train de réclamer de l'aide pour dévéroler son PC, vient de s'offrir une tablette dont elle n'a pas besoin et qu'elle ne sait même pas mettre en service toute seule. Chaque fois que je raccroche après un de nos coups de fil du dimanche, j'ai 27 de tension. Du coup, je vais aller faire un tour à la piscine, tiens, ça me détendra. L'eau est à 33,5° et il n'y a presque personne - c'était une bonne idée. Sauna, mmmmh. Ce soir, le dîner est un effort conjoint: velouté de cresson by me, lentilles au vinaigre de cidre by Chouchou. "Copenhagen": le héros est un authentique connard, mais le plaisir de revoir des endroits connus (l'hôtel Fox, le Tivoli, Brumbleby, les jardins botaniques, la librairie Fantask, Stroget...), la musique envoûtante et une atmosphère quasi-onirique par moments me portent jusqu'à une fin qui me laisse charmée. Une photo du frère de mon père, prise à un anniversaire familial du côté de sa femme et aperçue sur Facebook, me fait terminer ce dimanche d'humeur très mélancolique.

dimanche 26 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #26: Triez... vos souvenirs





Les souvenirs font partie des objets les plus culpabilisants qui soient à éliminer. Souvent, il nous semble que les jeter reviendrait à mettre à la poubelle un événement important de notre vie, ou à en effacer définitivement les êtres disparus. Il est toujours positif de s'entourer de témoignages de bons moments, et un objet ayant appartenu à un défunt peut devenir un talisman précieux. Attention cependant à ne pas se laisser envahir par les choses du passé que l'on garde, non par plaisir ou besoin authentique, mais par sentiment de devoir ou nostalgie mal placée. A quoi sert de conserver des piles de lettres d'amour adolescentes qu'on ne relira jamais? Du mobilier encombrant qui jure avec notre intérieur, juste parce qu'il est dans la famille depuis plusieurs générations? Des cadeaux pas à notre goût, pour ne pas vexer la personne qui nous les a offerts (et qui les a sans doute oubliés depuis belle lurette)? Les 8142 dessins offerts par un enfant depuis sa première année de maternelle? A rien, à part laisser le passé prendre trop de place, dans votre lieu de vie comme dans votre tête. 

L'objectif du jour:
Eliminer 6 souvenirs (ou séries de souvenirs) dont la possession ne vous apporte pas de plaisir ou d'apaisement réel. 

Deux trucs pour déculpabiliser:
- Prendre une photo de l'objet avant de s'en débarrasser. S'il s'agit de documents papier (courriers, dessins...), les scanner. Ainsi, la photo de l'objet physique que l'on ne possède plus devient le nouveau souvenir, bien moins encombrant que le précédent.
- Dans le cas d'objets "portionnables", n'en garder qu'un petit morceau. Exemple: découper un bout d'une robe très aimée mais beaucoup portée, et qui tombe désormais en lambeaux. S'il s'agit d'une collection dont on a hérité, n'en conserver que la plus jolie pièce. 

"Petite voleuse"


Diplômée en lettres classiques, Corrina Park bosse dans une agence de pub à New York. Ce travail devait juste lui permettre de rembourser son prêt étudiant avant de se lancer dans l'écriture, mais ça fait maintenant cinq ans qu'elle rédige des slogans pour des marques à l'éthique discutable sans jamais avoir pondu la moindre ligne à côté. Célibataire, elle ne s'est pas fait d'amis dans la grande ville et ne fréquente que ses collègues de boulot - ainsi que son chat Anaïs. Sans trop savoir pourquoi, de temps en temps, elle vole des magazines à la supérette où elle fait ses courses du soir...

Première bédé de Michael Cho, un dessinateur d'origine coréenne installé au Canada, "Petite voleuse" met en scène une jeune femme qui a tout pour elle en apparence, et qui est pourtant en train de passer à côté de sa vie. Bien qu'elle me semble assez caractéristique de sa génération (ou du moins, d'une partie de sa génération), Corrina m'a irritée par son apathie et son manque d'appétit de vivre.

Si l'auteur parvient à retracer sa morne existence avec beaucoup de sensibilité et de justesse, la seule chose qui m'a vraiment intéressée dans cette histoire - plus que de savoir ce qui pousserait finalement Corrina à rectifier le tir -, c'est le graphisme bichromique. Je craignais que ce mélange de rose et de noir ne me lasse assez rapidement, et c'est tout le contraire qui s'est produit: plus j'avançais dans ma lecture, plus je l'appréciais. Qu'il s'agisse de rendre des personnages aux physionomies expressives ou de dépeindre un environnement urbain foisonnant sans être oppressant, je l'ai trouvé particulièrement efficace et original.




samedi 25 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #25: Virez tout ce qui n'a rien à faire dans... votre tiroir à bordel





On a tous chez nous un tiroir à bordel (voire plusieurs). C'est l'endroit où échouent généralement les menus de traiteur, les points fidélité des cartons de pizza, les piles et les plombs de rechange, les vis sorties d'on ne sait trop où, et tout un tas de bricoles plus ou moins mystérieuses qui ne serviront jamais à rien.

- Videz votre tiroir à bordel
- Pour chaque objet, demandez-vous s'il a une utilité quelconque. Si c'est le cas, remettez-le dans le tiroir (ou rangez-le dans un endroit plus approprié); sinon... poubelle. 

Pour ce type d'exercice, je posterai sur Instagram une photo "avant" et une photo "après" de l'endroit réorganisé, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

vendredi 24 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #24: Triez... vos médicaments




L'objectif du jour:
Videz votre armoire à pharmacie, et vérifiez tous vos médicaments un par un. 
Mettez de côté:
- ceux qui sont périmés (sans oublier les collyres ouverts ou les sprays entamés depuis trop longtemps)
- ceux qui ont servi à soigner des bobos non-récurrents

Que faire de ces médicaments?
Enlevez les notices et les emballages en carton (que vous pourrez mettre au recyclage).
Portez le reste à votre pharmacien. 

jeudi 23 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #23: Triez... vos jeux et jouets





L'objectif du jour:
- Eliminez 6 jeux vidéo ou de société (voire 6 de chaque si vous en avez beaucoup dans les deux catégories!)
- Si vous avez des enfants, éliminez aussi 6 jouets dont ils ne se servent plus et veulent bien se séparer

Que faire de ces jeux? 
- Revendre les plus récents à une boutique d'occasion, sur eBay ou Le Bon Coin 
- Les faire circuler dans votre entourage 
- En faire don à une association ou à une oeuvre caritative 

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!


Gratitude list




Pour les bons résultats de mes derniers examens
Pour les retrouvailles réussies avec de vieilles amies
Pour la multiplication des escape games que j'adore
Pour le merveilleux spectacle du cirque Plume
Pour 8 ans d'amour juste fêtés et (j'espère) beaucoup d'autres à venir
Pour le bel été indien qui s'achève
Pour les douillettes soirées d'automne qui s'annoncent
Pour le déjeuner impromptu de ce midi au Taihon
Pour la force et la combattivité de Sophie-Grosquick
Pour les escapades planifiées à Londres et à Porto
Pour les irrésistibles imitations pusheen-esques de Chouchou
Pour les gens de bonne volonté croisés sur internet
Pour la grâce des romans qui vous happent et ne vous lâchent plus avant la fin
Pour les jours où les mots défilent tout seuls sous mes doigts
Pour la conviction que ma vie est ce que j'en fais

Merci.

mercredi 22 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #22: Demandez-vous... quelles règles vous pourriez instaurer pour ne plus accumuler





C'est bien beau de faire un grand tri une fois de temps en temps, mais l'idéal, ce serait d'oeuvrer de façon quotidienne à limiter l'accumulation des choses. A partir de début novembre, une fois le challenge terminé, quelles sont les règles que vous pourriez instaurer dans ce but? Voici quelques-unes de celles que j'utilise; n'hésitez pas à inventer les vôtres!

- "1 in, 1 out": si j'achète un objet dans une certaine catégorie, je dois me débarrasser d'un autre afin que leur nombre total n'augmente pas. Je trouve ça particulièrement utile pour les livres et les vêtements. Dans les périodes où je me suis un peu laissé déborder, ça peut même devenir "1 in, 2 out", soit 2 sortants pour chaque entrant.

- La liste incontournable: quand je pars faire une virée shopping, c'est désormais avec un but bien précis en tête. J'ai besoin, par exemple, d'une carte pour mon swap papeterie, d'un nouveau pyjama douillet mais mignon et d'un cadeau d'anniversaire pour une copine. Et je n'achète que ça. Si jamais, au cours de mes recherches, je tombe sur un objet pour lequel j'ai un coup de coeur, je me reporte à la tactique suivante. 

- L'achat différé: plus question d'acheter un objet dont je n'ai pas besoin la première fois que je le vois. Je laisse passer une semaine ou davantage, et s'il me fait encore envie à ce moment-là, oui, je me fais plaisir. Mais en général, avec le recul, soit je me suis rendu compte que je possédais déjà un équivalent, soit le truc en question a cessé de me tenter. Parfois même, je l'ai carrément oublié. 

Et vous, quelles sont les tactiques que vous pourriez envisager de mettre en oeuvre afin d'éviter les achats inutiles?

"Tutu" à Bobino, la danse dans tous ses états!


Si j'aime passionnément la danse dont j'ai longtemps pratiqué plusieurs formes, je dois avouer qu'à une ou deux exceptions près, les interminables ballets classiques m'ennuient à mourir. Aussi, quand j'ai lu un article sur le spectacle délirant des Chicos Mambo, j'ai tout de suite eu envie d'y embarquer Chouchou durant notre week-end parisien. Mon amoureux s'intéresse à toutes les formes d'art; je serais bien bête de ne pas en profiter... 

Six danseurs nous entraînent dans un maelstrom visuel effréné et plein d'humour. En 20 tableaux, ils revisitent les icônes du ballet, de la danse contemporaine, de salon, sportive et rythmique, académique ou acrobatique. C’est une ode à la danse, où la dérision côtoie l’exigence. L’occasion pour les néophytes de découvrir ses grands thèmes incontournables, et pour les plus avisés de les redécouvrir sous un jour nouveau, mais jamais dénaturés.

Chaque tableau est une surprise haute en couleur, où la compagnie nous transporte dans son univers fantasque et théâtral. Les six interprètes hommes, tels des caméléons, endossent tous les rôles – plus de 40 personnages nous font rire, nous étonnent et nous impressionnent. Mais si la troupe est connue pour son autodérision, elle est aussi appréciée pour sa technique.

Et le spectacle tient tout à fait ses promesses: remarquablement bien réglé, il est inventif, drôle et virtuose à la fois. Même en pointes et tutu rose semi-intégral, les danseurs ne sont jamais ridicules; leur performance finit par abolir la notion de genre pour devenir juste enthousiasmante, et un peu troublante aussi. J'ai failli mourir étouffée de rire pendant leur parodie d'un numéro de danse moderne (le truc intello-barbant par excellence). Mais même pour quelqu'un qui ne saisit pas les références, "Tutu" reste un divertissement coloré, pêchu et tout à fait abordable. Dommage qu'il dure seulement 1h20. 






Au théâtre Bobino jusqu'au 31 décembre 2014

mardi 21 octobre 2014

Big Fernand: mangez des hamburgés!


Si les burger joints se sont multipliés comme des buns petits pains ces dernières années, la qualité des sandwichs que l'on y sert est extrêmement variable. Mais ceux de Big Fernand ont la réputation d'être parmi les meilleurs de Paris, et ils comptent même un végétarien parmi eux. J'étais donc un peu obligée de tester...





Arrivés samedi à 11h50, nous patientons à l'une des tables en terrasse et voyons dans les minutes suivantes une véritable petite foule se former sur le trottoir. Super organisés, les serveurs passent dans les rangs pour distribuer des menus et demander aux gens s'ils veulent manger dedans ou dehors. Nous comprenons pourquoi dès qu'une cloche signale l'ouverture du restaurant: à l'intérieur, mes aïeux, ça dépote! Le personnel est incroyablement dynamique, et à peine avons-nous le temps de payer notre commande que notre plateau est déjà prêt. 




Il faut savoir qu'ici, tout est fait maison dans un esprit franco-français. Les burgers, pas énormes mais fondants dans la bouche, s'appellent des hamburgés et les petites frites croustillantes (sans doute les meilleure que j'aie mangées hors de Belgique) des Fernandines. L'irrésistible limonade au pamplemousse rose promet "le retour de l'être aimé" - efficacité non vérifiée: le mien était déjà assis face à moi. Tout respire la créativité, la bonne humeur et l'envie de régaler le client. 




Pour l'instant, Big Fernand a quatre restaurants à Paris et alentours, plus un à Lille et un autre à Lyon, et un autre doit ouvrir prochainement à Nantes. Si vous avez la chance d'habiter à proximité, je vous conseille vivement de goûter leurs burgers. A 15€ le menu avec frites et boisson, ils se défendent plus que très bien niveau rapport qualité-prix...

Adresses et horaires sur le site internet de Big Fernand

CHALLENGE MINIMALISTE #21: Faites du ménage dans... vos fichiers numériques




C'est bien beau d'avoir dématérialisé la culture, mais du coup, au prétexte que ça prend peu de place, on accumule quantité de fichiers numériques dont on ne se sert pas et qui encombrent nos espaces de stockage... 

Supprimez:
- de votre iTunes, 6 chansons que vous n'écoutez plus (ou contentez-vous de les décocher pour qu'elles ne jouent plus en mode aléatoire)
- de votre liseuse, 6 ouvrages que vous ne (re)lirez pas
- de votre disque dur externe, 6 films et l'intégrale d'1 série télé que vous ne regarderez pas ou plus.

lundi 20 octobre 2014

Le week-end où on fête nos 8 ans à Paris




Vue l'heure à laquelle je me suis endormie hier soir, le réveil à 7h pique un peu les yeux, mais c'est pour une bonne cause. Pas de Flow international au Relay de la gare du Midi, c'est vraiment dommage. Il fait un temps magnifique à Paris; je ne vais sans doute pas tarder à avoir trop chaud. L'appart airbnb ne manque pas de charme, juste d'une table de salle à manger où installer les iPad et d'un chauffe-eau en état de fonctionnement; en contrepartie, le lit semble maxi-confortable. Je ne peux m'empêcher de jouer les Sherlock Holmes et de dresser un portrait-robot de notre logeuse d'après le peu d'affaires à elle qui traînent: elle est végétarienne, amatrice de thé, abonnée à la Little Box et pratique la course à pied. Nos estomacs crient famine, mais il va falloir attendre encore 10 mn que le Big Fernand ouvre. Oh allez tiens, on va se payer le luxe de manger en terrasse fin octobre. Je comprends pourquoi ils sont réputés, ces hamburgés (rime inside). Comment ne pas craquer pour le gilet à faons qu'Inès de la Fressange a créé pour Uniqlo? "Les 7 roses de Tokyo" est sorti en poche, c'est génial; malheureusement, les deux seuls exemplaires de Junku sont bien abîmés: je l'achèterai ailleurs. Chez Bird on the wire, je trouve une chouette carte pour mon swap papeterie (OK, et un petit collier licorne pour moi). Le vélo accroché à la fenêtre du premier étage et décoré d'un moulin à vent ainsi que d'un flamant rose: pourquoi? Le concept store Merci est un peu trop branchouille à mon goût; en revanche, nous passons un délicieux moment au Used Books Café attenant, à siroter une limonade maison relevée de gingembre en bouquinant - pour Chouchou, le manga adapté du "Traité des 5 roues"; pour moi, un roman de Christian Bobin que je viens de piocher sur une étagère. Je nous perds un chouïa en descendant vers le Marais; l'iPhone de Chouchou doit rectifier le tir. Que de space invaders dans le coin - si seulement ils n'étaient pas si malcommodes à photographier! Le mojito et le cheesecake du Pick.Clops sont assez calamiteux mais j'aime la déco pop jaune et bleue, le serveur adorable et la salade inca à la fois goûtue et équilibrée. Non, Chouchou, ce n'est pas une bite noire géante sur le quai de Varenne, c'est une statue de Balzac. Et bien les Chicos Mambo ne sont absolument pas ridicules en tutu rose et en pointes sur la scène de Bobino - ce qui n'empêche pas leur spectacle d'être très drôle. 20h20, retour à la "maison" à l'heure où les Parisiens sortent à peine: notre rock'n'rollitude ne s'en relèvera sans doute pas, mais tant pis. Une tisane de bambou, une douche glacée et au lit!




Mais comment ça, 8h25? On avait mis le réveil à 7h45 pour ne pas être bousculés! Je mange des chouquettes au petit-déj' si je veux. Un léger coup au coeur en voyant arriver Autre Moi et Choco  - ça doit bien faire respectivement 4 et 6 ans que je ne les avais pas vues. En comptant Eve, nous sommes 5 à nous attaquer à la Zen Room avec une efficacité redoutable. "Là, il y a des chiffres plein le magazine, je suis sûre que ça veut dire quelque chose!" "...Ouais, c'est les numéros de page."  Nous sommes dehors en 57'54" avec force braillements victorieux. Le temps de récupérer Junior à Châtelet, et c'est parti pour un burger pas bon avec du coleslaw chelou - mais je m'en fous, je suis hyper contente d'être là, et pour rien au monde je n'échangerais ce moment contre un resto 3 étoiles en moins bonne compagnie. J'aurais bien poursuivi au Starbucks voisin si nous ne devions pas remonter sans tarder vers la porte de Pantin. Du coup, je fais des plans sur la comète: "Chouchou, et si la prochaine fois, on montait deux équipes pour jouer l'une contre l'autre? On se ferait enfermer au même moment dans deux pièces du même jeu, et les derniers sortis paieraient un coup à boire aux plus rapides." Traverser le parc de la Villette sous un soleil éclatant, avec l'impression de flotter dans une petite bulle de bonheur. Pourquoi faut-il que ce clown soit le sosie de mon ex-mari? Malgré quelques passages un peu mous et le grand inconfort des gradins, le spectacle du Cirque Plume est formidable, plein de poésie, d'énergie et de chaleur humaine. Deux géocaches voisines se refusent à nous; tant pis, rien ne peut gâcher ma bonne humeur. Non, même pas le fait d'être descendus à gare du Nord alors que le traiteur japonais où on veut prendre des plats à emporter est à côté de la gare de l'Est. Le thé vert froid en canette, c'est vraiment spécial, mais ça me rappelle le Japon et ça va bien avec le thème de la journée. La douche glacée passe mieux le deuxième soir; si ça se trouve, c'est juste un coup à prendre. Je remercie les filles par MP pour la super partie de Hint Hunt. "La prochaine fois, on pourrait monter deux équipes pour jouer l'une contre l'autre", suggère Autre Moi, et ça me fait tout bizarre qu'on puisse encore être synchros autant de temps après. Mais je commence à me dire que ce serait super de revenir à Paris pour mon prochain anniversaire et fêter ça avec un escape game qui rassemblerait un maximum de mes amis locaux...




Merci la maison Bichon pour le coin petit-déj' où tremper ses croissants (délicieux) dans son chocolat chaud en savourant d'avance la brioche aux pralines roses achetée pour demain matin! La consigne de la gare de Lyon est le secret le mieux planqué depuis les doubles factures de Pygmalion. Il fait beaucoup moins chaud aujourd'hui, mais tant qu'il ne pleut pas, ça me va très bien. La file des gens qui ont acheté d'avance des billets coupe-file est deux fois plus longue que celle des gens qui se pointent à la cool - on a vraiment fait une bonne affaire *ironie inside*. L'expo Ghibli ne me passionne pas: j'aime leurs films, mais je me fous un peu de savoir comment ils sont fabriqués. Quant aux prix de la boutique, glups. Heureusement que le joli Totoro blanc est un arrosoir (dont je n'ai pas l'utilité) plutôt qu'une théière (dont j'aurais eu vachement envie). J'aime bien prendre le métro aérien et regarder défiler les rues de Paris en contrebas. Le Comptoir du Square: un peu paumé au milieu de nulle part, mais burgers fantastiques, serveuse charmante, déco sympa et mojito plus qu'honorable. Idée géniale: vu qu'on n'a plus grand-chose à faire, et si on décalait notre départ pour arriver à Bruxelles à une heure semi-décente? "Désolée, mais le bus de 16h30 est complet." Je déteste quand la réalité contrecarre mes plans. WHSmith pratique vraiment des prix affreux. Mobilisation générale: on aura au moins chopé une géocache dans le week-end. Non seulement la Fnac Champs-Elysées est méga déprimante, mais impossible de trouver le poche que je cherche dans son rayon livres microscopique. Je regrette TELLEMENT le Virgin Megastore! Un Monop' nous fournit notre dîner à emporter, et le Starbucks de la gare de Lyon a bien le thé vert jasmin/orange que j'adore et que j'ai cherché vainement à l'aéroport de Copenhague le mois dernier. Par contre, le wifi gratuit de la gare de Bercy qui nous annonce qu'on est connectés ment comme un futur président de la République en période électorale. Les minutes s'égrènent avec une lenteur d'escargot. Et loin d'être une aventure, le retour en IDbus ressemble plutôt à un semi-cauchemar: le wifi fonctionne hyper sporadiquement, je ne peux pas lire sinon j'ai mal au coeur, et je ne peux pas dormir non plus car les sièges sont encore plus raides et plus riquiquis qu'en classe éco dans un avion. La prochaine fois, si Chouchou se goure dans les billets, je divorce. 

CHALLENGE MINIMALISTE #20: Triez... vos vêtements d'été





L'objectif du jour:
Si vous en possédez peu ou que vous êtes pressé(e): débarrassez-vous de 6 vêtements d'été.
Si vous avez une grande garde-robe et la possibilité d'y passer un peu de temps: débarrassez-vous de 3 pièces d'été dans chacune des catégories suivantes:
- bas (jeans, autres pantalons, jupes...)
- T-shirts et chemisiers
- robes
- vestes, blousons, gilets

Les critères de sélection:
- Ce vêtement est-il à votre taille actuelle (+/- 3 kilos)?
- Vous plaît-il encore?
- Le trouvez-vous confortable?
- Vous met-il en valeur?
Si la réponse à une seule de ces questions est non, vous pouvez l'éliminer sans remords.

Que faire de ces vêtements s'ils sont encore en bon état? 
- pour les vêtements de marque, tenter de les revendre sur eBay ou dans une boutique de seconde main
- les proposer à bas prix lors d'une brocante ou un vide-grenier
- les donner à une association caritative
- organiser une troc party avec vos copines (mais attention à ne pas rentrer avec plus de choses que vous n'en aurez données!)

dimanche 19 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #19: Triez... vos affaires de loisirs





L'objectif du jour:
- Si vous avez peu de temps, peu de motivation ou peu de matériel: éliminez 6 articles en rapport avec vos diverses activités sportives ou créatives
- Si vous avez du temps, de la motivation et beaucoup de matériel: éliminez 6 articles en rapport avec chacun de vos activités sportives ou créatives 
- Ou encore: éliminez totalement le matériel correspondant à une activité que vous ne pratiquez plus et ne vous voyez pas reprendre dans un avenir proche

Que faire de ces affaires?
- Revendez-les sur eBay ou Le Bon Coin si elles ont peu ou pas servi et possèdent une certaine valeur matérielle
- Proposez-les à vos connaissances qui pratiquent encore l'activité correspondante
- Faites-en don à une association, une école, un hôpital...

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

samedi 18 octobre 2014

CHALLENGE MINIMALISTE #18: Virez tout ce qui n'a rien à faire dans... votre bureau





Un espace de travail dégagé et ordonné améliore l'efficacité de la plupart des gens.

- Videz votre bureau (le meuble, pas la pièce).

- Pour chaque objet qui se trouvait dessus ou à l'intérieur des tiroirs, demandez-vous s'il vous sert vraiment. Si c'est le cas, remettez-le à sa place; si ça ne l'est pas, rangez-le ailleurs ou éliminez-le.

Pour ce type d'exercice, je posterai sur Instagram une photo "avant" et une photo "après" de l'endroit réorganisé, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

vendredi 17 octobre 2014

Happy week-end




D'un côté, octobre marque un bien vilain anniversaire, et il est cette année placé sous le signe du boulot intensif. De l'autre, c'est un mois que j'adore, et durant lequel survient un autre anniversaire beaucoup plus gai. Cette année, malgré nos surcharges de travail respectives, Chouchou et moi avons donc décidé de nous offrir un week-end en amoureux à Paris pour fêter 8 ans de bisous et de câlins, de fou-rires et de disputes, de voyages et d'aventures. 

Les hôtels de charme se sont révélés hors budget, et comme nous avons pris goût à l'Airbnb, nous avons loué pour deux nuits un appartement du côté de la gare du Nord. Dans la semaine, la propriétaire nous a appris que son chauffe-eau venait de lâcher et qu'elle ne pourrait pas le faire remplacer avant notre arrivée. Un peu plus tard le même jour, Chouchou s'est aperçu que pour le lundi soir, il avait pris des billets-retour... Bruxelles-Paris. Le Thalys étant un peu hors de prix au dernier moment, et nos billets Prem's Ticketless n'étant ni remboursables ni revendables, nous testerons donc l'IDbus qui fait le trajet en 4h au lieu d'une et demie - mais qui propose du wifi gratuit à bord. 

Chouchou était tout contrit; je suis tellement déterminée à ce que le week-end se passe bien que j'ai décidé que ce serait juste une expérience nouvelle. Les températures samedi et dimanche devraient être quasi estivales (la douche froide sera moins pénible!), et nous avons des tas d'activités géniales au programme: deux beaux spectacles, la Zen Room de Hint Hunt, l'expo Ghibli... Du coup, je ne serai pas très présente pour valider vos commentaires ou répondre à vos mails, et je rattraperai plus tard mes exercices du challenge minimaliste. Mais j'aurai des tas de choses à vous raconter dès mardi! D'ici là, je vous souhaite un excellent week-end et un bon début de semaine prochaine. 

Ceci n'est pas un haiku




Tombent les feuilles d'automne
Le vent les emportera
Deux ans déjà

CHALLENGE MINIMALISTE #17: Triez... vos provisions





Passez en revue le contenu de:
- votre frigo
- votre congélateur
- vos placards à épicerie

Jetez tous les aliments périmés ou dont vous savez que vous ne les consommerez pas (condiments à peine entamés dont vous n'avez pas l'usage, aliments inhabituels que vous n'avez jamais fait l'effort de cuisiner...).

jeudi 16 octobre 2014

"22/11/63"


Prof d'anglais récemment divorcé et sans enfants, Jack Epping n'a plus gère d'attaches lorsque son vieil ami Al, qui se meurt d'un cancer du poumon, lui révèle l'existence d'une faille temporelle située dans la réserve de son fast-food. La faille, qu'Al appelle le "trou de terrier", obéit à des règles précises: elle ramène toujours le voyageur au même endroit et au même moment, un jour de septembre 1958; en outre, chaque fois qu'on l'emprunte, le passé est remis à zéro - les changements qui ont pu y être effectués lors d'un séjour précédent sont annulés. Al, qui n'a plus le temps de s'en occuper lui-même, souhaite que Jack se charge à sa place d'une mission très importante: empêcher l'assassinat du président Kennedy en 1963 et, du même coup, prévenir sans doute le meurtre de Martin Luther King et l'escalade de la guerre du Vietnam. Le seul problème, c'est que le passé ne veut pas être changé, et qu'il se défend en mettant des bâtons dans les roues de l'inconscient qui s'y essaie...

Stephen King est considéré comme l'un des plus grands écrivains de notre époque, et l'un des plus prolifiques aussi. N'appréciant guère l'épouvante, j'avoue avoir lu très peu de ses romans: "Charlie" et "Ca" (que j'avais d'ailleurs beaucoup aimés) lorsque j'avais une vingtaine d'années, point. Mais il m'était tout bonnement impossible de résister à une si prometteuse histoire de voyage dans le temps. Auteur américain oblige, pour une fois, l'événement améliorer l'histoire du monde n'est pas l'assassinat d'Hitler avant son arrivée au pouvoir, mais la survie de JFK. Ca change un peu, et surtout, ça permet de revisiter le début des années 1960 à travers les yeux du héros - une époque qui peut d'abord sembler bénie, parce que les gens s'y montraient plus amicaux et que la nourriture y avait meilleur goût, mais dont King nous rappelle qu'elle avait aussi ses côtés négatifs comme le ségrégationnisme ou une morale pesante qui bridait les rapports amoureux. Car d'amour, il est largement question ici. Alors qu'il tue le temps jusqu'en novembre 1963 en surveillant de loin Lee Harvey Oswald, Jack tombe sous le charme de Sadie Dunhill, ravissante bibliothécaire traumatisée par un mariage calamiteux. La très belle histoire qui naît entre eux va le placer face à un cruel dilemme.

"22/11/63" est, dans son édition de poche, un énorme pavé de plus de mille pages, et je peux sans mentir affirmer que je ne me suis pas ennuyée pendant un seul paragraphe. King est un narrateur hors pair qui, s'appuyant sur des recherches historiques fouillées, parvient à tisser une intrigue extrêmement riche alternant longues plages de tranquillité et rebondissements haletants. Les différents lieux dans lesquels Jack est amené à vivre ont chacun leur atmosphère propre; les personnages secondaires, même ceux qui ne font que passer l'espace d'un chapitre, sont tous incroyablement vivants. Et surtout, dans la façon nuancée mais lucide dont il les présente, King fait preuve de l'humanité profonde qui est la marque des grands écrivains. Il sait aussi bien évoquer le bonheur, la plénitude et la douceur de vivre que dépeindre la violence, le désespoir ou la pire des noirceurs. J'ai en outre beaucoup apprécié l'angle sous lequel il aborde la question maintes fois rebattue du paradoxe temporel. Un roman à lire absolument. 

"Le savons-nous tous secrètement? Le monde est un mécanisme parfaitement équilibré d'appels et d'échos de couleur rouge qui se font passer pour un système d'engrenages et de roues dentées, une horlogerie de rêve carillonnant sous la vitre d'un mystère que nous appelons la vie. Et au-delà de la vitre? Et tout autour d'elle? Du chaos, des tempêtes. Des hommes armés de marteaux, des hommes armés de couteaux, des hommes armés de fusils. Des femmes qui pervertissent ce qu'elle ne peuvent dominer et dénigrent ce qu'elles ne peuvent comprendre. Un univers d'horreur et de perte encerclant cette unique scène illuminée où dansent des mortels, comme un défi à l'obscurité."

CHALLENGE MINIMALISTE #16: Triez... vos DVD




La semaine dernière, je parlais des CD qui prennent de la place et se détériorent chaque jour un peu plus même quand on ne les écoute pas, alors que leur contenu est très facile à stocker sous forme numérique et à retrouver sur internet si nécessaire. La même remarque est valable pour les DVD, surtout avec l'arrivée en France de Netflix dont le catalogue va s'étoffer rapidement... 

L'objectif du jour:
Si vous avez peu de temps ou que vous répugnez vraiment à vous défaire de vos DVD: éliminez-en 6. 
Si vous avez un peu de temps et que vous êtes prêt à faire un grand ménage: éliminez-les tous, à l'exception de ceux pour lesquels vous avez un attachement à l'objet physique - mais fixez-vous une limite, par exemple, de 20 DVD conservés au maximum. 

Que faire de ces DVD?
Revendez-les vite à une boutique d'occasion pendant que vous pouvez encore en tirer quelque chose.

Je posterai chaque jour sur Instagram une photo des choses que j'aurai moi-même éliminées, avec le tag #rosenoirminimal. Si vous avez aussi un compte IG et pensez que ça peut constituer une bonne motivation supplémentaire, n'hésitez pas à faire de même!

mercredi 15 octobre 2014

"La passion de Dodin-Bouffant"


Librement adaptée du roman de Marcel Rouffe, "La passion de Dodin-Bouffant" met en scène un gastronome provincial à la table si réputée que même le prince héritier d'Eurasie cherche à l'épater en lui servant un fabuleux festin. Mais Dodin-Bouffant ne plaisante pas avec la nourriture. De tempérament volcanique, il a éconduit un à un les moins connaisseurs de ses invités jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que trois: le notaire Beaubois, le médecin Rabaz et le marchand de bestiaux Magot, qu'il régale avec l'aide de sa cuisinière Eugénie Chatagne. Suite à l'inopportun décès de cette dernière, Dodin-Bouffant terrorise toutes ses remplaçantes potentielles. Il commence à désespérer lorsqu'on lui apporte un plat divin préparé par Adèle Pidou, paysanne accorte et sans grâce dont le génie culinaire va bouleverser son existence...

Toujours à l'affût des nouveautés en matière de littérature culinaire, je me suis jetée sur ce beau roman graphique dont le héros haut en couleurs parle de cuisine avec une éloquence lyrique mais se trouve incapable d'aligner deux mots pour avouer ses sentiments à la femme aimée. Qu'il se mettre en fureur devant un repas trop riche ou qu'il sombre dans une déprime barbue et alcoolisée quand Adèle lui annonce son départ, il reste toujours éminemment sympathique, et on souhaite de tout coeur qu'il l'emporte à la fin. J'ai craqué pour le dessin de Mathieu Burniat, qui n'hésite pas à représenter de dignes notables sexagénaires sous la forme de chérubins ventripotents se vautrant nus dans un sublime pot-au-feu. Une oeuvre gourmande pleine de charme et d'énergie (dont le papier et l'encre sentent en outre merveilleusement bon).



CHALLENGE MINIMALISTE #15: Demandez-vous... quelles corvées vous pourriez éliminer




Au-delà du bien qu'il peut faire à votre portefeuille et à la planète, on a vu que le minimalisme permettait de dégager du temps pour se concentrer sur les objectifs qui importent vraiment (ou juste pour se laisser vivre!). Chaque jour, nous accomplissons en mode automatique des corvées dont nous sommes persuadés qu'elles doivent être faites. Pourtant, à bien y regarder, certaines ne sont vraiment pas indispensables et peuvent être déléguées ou espacées, voire carrément supprimées. Je vous donne deux exemples qui me sont personnels.

Dans ma vie professionnelle: je ne relis pas mes épreuves. C'est-à-dire que je rends la meilleure traduction dont je suis capable, et après ça, les éditeurs pour lesquels je travaille savent que je m'empresserai de répondre à toute question concernant une phrase peu claire ou un choix lexical discutable. Mais je ne demande pas à revoir la version définitive du texte avant qu'elle parte à l'imprimerie (sauf pour les bédés, à cause des risques élevés d'inversion de texte dans les bulles). Je sais que la plupart de mes collègues trouvent ça inconcevable. Moi, c'est un point sur lequel j'ai décidé de lâcher prise. Je fais confiance aux correcteurs qui passent après moi pour bien bosser et ne pas changer indument le sens de ce que j'ai écrit. Après, s'ils préfèrent employer une tournure de phrase plutôt qu'une autre... ça ne me dérange pas vraiment. Ca ne modifiera pas la qualité globale du bouquin, et ne pas ergoter sur la pertinence d'un "se rendre compte" par rapport à un "prendre conscience de" nous fait gagner un temps précieux à tous. (J'ajoute qu'en 20 ans de métier, la seule fois où il s'est produit un vrai problème que j'aurais pu rattraper, c'est parce qu'un correcteur a effectué une modification aussi énorme que débile sans me demander mon avis, sur une traduction dont l'éditeur ne me proposait de toute façon pas de relire mes épreuves.) 

Dans ma vie personnelle: je ne repasse pas. Avant de cohabiter avec Chouchou à temps partiel, je n'avais même jamais possédé de fer à repasser. J'achète des vêtements en matière pas ou peu froissable; je fais bien attention à en ôter les plis quand je les suspends pour qu'ils sèchent, et basta. Est-ce qu'il m'est parfois arrivé de sortir avec une robe pas impeccablement lisse? Oui. Est-ce que les gens que j'ai croisés dans la rue ce jour-là se sont enfuis en hurlant "Aaaaah, mes yeux, mes yeux!" et en courant de toute la vitesse de leurs jambes? Non. Je comprends l'utilité de faire le ménage, même si je déteste ça. Mais le repassage? Pas question. J'ai mieux à faire de mon temps. 

Je ne dis pas que ces exemples seraient valables pour vous. Si votre métier exige que vous portiez une chemise tous les jours, il serait sans doute assez délicat de faire l'impasse sur le repassage. Mais je suis sûre qu'en cherchant bien, vous pourriez trouver des corvées à éliminer de votre agenda. Réfléchissez. Quelles sont les tâches que vous effectuez automatiquement et sans plaisir, alors que les abandonner n'aurait aucune conséquence négative? 

mardi 14 octobre 2014

"Miss Charity"




Fille de bonne famille anglaise, Charity Tiddler grandit au 3ème étage d'une grande demeure entre un père quasi-muet, une mère jalouse qui voudrait la garder rien que pour elle, le fantôme de ses deux grandes soeurs mortes à la naissance, une bonne probablement pyromane et certainement cinglée, et une ménagerie d'animaux sans cesse renouvelés: crapauds, souris, lapins et canards sauvés de la casserole... Sa curiosité scientifique la pousse à réaliser maintes expériences; sa solitude l'incite à apprendre par coeur des pièces entières de Shakespeare; sa créativité s'exprime dans de merveilleuses aquarelles de ses petits compagnons; sa volonté de s'améliorer sans cesse lui fait écrire des lettres pleines d'objectifs à son "moi" de dans 3 ans. Le temps passe. Au lieu de devenir une oie gloussante comme ses cousines et de chercher un beau parti à épouser, Charity cultive son côté sauvage et se donne les moyens de devenir une jeune femme indépendante...

Fabuleuse surprise que ce pavé publié en 2008. Bien que signé d'une auteure française, il imite délicieusement le style d'un roman anglais de la fin du XIXème siècle. Son héroïne, dont on peut croire un instant qu'elle va jouer un remake des "Malheurs de Sophie", révèle vite un caractère fort et bien à elle, une intelligence aiguë mâtinée d'une totale absence de sentimentalisme ou de grâces sociales et assortie d'un humour pince-sans-rire proprement hilarant. Sa réussite professionnelle évoque très fort une figure majeure de la littérature enfantine anglaise: Beatrix Potter. Pour autant, "Miss Charity" ne baigne pas dans une atmosphère sucrée. Bien que menant une existence matériellement confortable, elle souffre de neurasthénie et est confrontée à diverses tragédies dans son entourage proche. J'ai passé quelques heures délectables à suivre sur plus de 20 ans ses aventures enjolivées par les aquarelles de Philippe Dumas. Une pépite de roman jeunesse qui, à mon avis, devrait plaire encore plus aux adultes qu'au public auquel il est destiné.