jeudi 30 avril 2015

Instagram: Everyday Life Challenge




Comme je sais que vous êtes de plus en plus nombreux sur Instagram, j'ai eu envie de lancer un nouveau challenge photo, plus court que le #100happydays et avec un thème différent mais néanmoins accessible à tout le monde. Vous savez que je suis fascinée par les petites choses du quotidien; je vous propose donc de montrer les vôtres pendant un mois, avec un thème pré-établi par jour:

1. La vue de votre fenêtre
2. Votre bureau (à la maison ou au boulot)
3. Ce que vous lisez en ce moment
4. Quelque chose que vous avez fabriqué vous-même
5. Un végétal qui fait partie de votre environnement
6. Un selfie avec les cheveux mouillés
7. Un objet envers lequel vous avez un attachement sentimental
8. Votre agenda
9. Les chaussures que vous portez aujourd'hui
10. Votre dîner
11. Le contenu de votre sac à main
12. Un animal qui vit chez vous
13. La dernière chose que vous avez achetée
14. Votre écriture
15. Un selfie en noir et blanc
16. Les produits de votre routine beauté
17. Un bijou que vous portez souvent
18. Un objet rouge dans votre environnement
19. Un commerce que vous fréquentez régulièrement
20. Un de vos instruments de cuisine fétiche
21. Un truc que vous collectionnez
22. Votre repas de midi
23. Votre verre/tasse préféré(e)
24. Un objet dont vous ne pourriez pas vous passer
25. Un vêtement que vous adorez en ce moment
26. Votre table de chevet
27. Les accessoires de votre activité de loisirs n°1
28. Un selfie où vous faites la grimace
29. Un objet en rapport avec votre travail du moment
30. Le moyen de transport que vous employez en semaine

Clichés pris à la va-vite, mises en scène, détournements de thème, cadrages inventifs: tout peut être intéressant. Si ça vous tente, on commence lundi, avec le hashtag #ELC30 pour que tous les participants puissent voir les photos des autres, même quand ils ne font pas partie de leurs abonnés (et qui sait, ça vous permettra peut-être de découvrir des comptes sympas!). 

mercredi 29 avril 2015

Celui qui n'est pas malade



Celui qui n'est pas malade doit assurer sur tous les fronts à la fois, génie domestique, bonne fée de l'administratif, taxi corvéable à merci, oreille compatissante disponible à toute heure du jour et de la nuit. Il doit avoir douze bras, une énergie inépuisable et zéro état d'âme.
Celui qui n'est pas malade doit mettre ses propres envies, ses propres besoins, ses propres projets de côté pour le moment, parce que c'est bien la moindre des choses. 
Celui qui n'est pas malade ne peut jamais rien prendre personnellement; il doit toujours garder son calme face aux sautes d'humeur de l'autre et se dévouer entièrement à sa guérison. 
Celui qui est en bonne santé se trouve lui aussi otage de la maladie, à un niveau que personne ne reconnaît.
Celui qui n'est pas malade doit faire le relais avec les proches, ressasser sans cesse les mêmes informations médicales, dire "merci" mille fois en réponse aux mêmes formules bien intentionnées - y compris quand son interlocuteur ne pense pas à lui demander comment il va, lui, dans tout ça.
Celui qui n'est pas malade doit rester fort pour son conjoint. Le porter à bout de bras pendant qu'il souffre dans sa chair. Sourire et faire preuve d'optimisme pour deux.
Celui qui n'est pas malade est prié de mourir d'épuisement et de trouille en silence.

Be here now




Pour lutter contre l'angoisse et profiter au maximum de l'instant présent, j'ai un mantra que je me répète quand j'ai besoin de me recentrer: "Ici et maintenant". Sous-entendu: "Sois consciente ce qui t'entoure, savoure tes sensations actuelles, et surtout, ne commence pas à flipper pour des événements futurs dont tu n'es même pas certaine qu'ils se produiront". Ca marche assez bien, au point que je souhaitais me procurer un objet dont la vue ancrerait encore davantage ce réflexe en moi. Pendant des mois, j'ai tapé "Here and now" sur mes sites de vente en ligne préférés sans avoir de coup de coeur. Mais il y a trois semaines, sur Etsy, j'ai trouvé un bracelet argenté gravé de la formule "Be here now", qui me convenait très bien aussi, et je n'ai pas réfléchi longtemps avant de le commander. 

Hier, il m'attendait dans ma boîte à lettres quand je suis arrivée à Monpatelin. Je l'ai déballé, et j'ai d'abord été vaguement déçue par la légèreté de son matériau - l'aluminium - qui lui donnait un côté un peu toc. Puis je l'ai enfilé, et ma déception s'est envolée: il était juste à la bonne taille pour ne pas cogner sur mon clavier quand je tape à l'ordinateur (la raison principale pour laquelle je ne portais aucun bracelet jusqu'ici), ajustable à volonté, et surtout, il ne pesait absolument pas à mon poignet. Je sais déjà qu'il va devenir mon compagnon de tous les jours et cet indispensable rappel que je cherchais.

mardi 28 avril 2015

Takumi, le nouveau japonais de la place Flagey




Une nouvelle cantine japonaise dans notre quartier? Qui, deux semaines après son ouverture, suscite déjà une pléthore de commentaires flatteurs sur internet? Chouchou et moi nous devions de tester ça. Et comme, contrairement à bon nombre de nos restaurants préférés, le Takumi a l'excellente idée d'être ouvert le lundi, nous y avons filé hier soir vers 20h. 






Lorsque nous sommes arrivés, la salle était presque pleine, et dix minutes plus tard, elle affichait tout à fait complet. Bon point: la déco sobre et moderne, avec des murs neutres, des chaises rouge vif, de jolies affiches encadrées et des sets de table ornés du motif vagues que j'adore. Mauvais point: une insonorisation pas géniale. Mais nous avions une table de dix convives à voix forte juste à côté de nous; je doute que ce soit le cas tous les soirs. 




Sur la carte assez brève, des classiques de la cuisine japonaise qu'on aime bien, comme les gyozas (raviolis grillés d'un côté et bouillis de l'autre) ou les donburi (garniture posée sur un grand bol de riz). Nous avons commencé par nous partager 6 gyozas, juste pour goûter. Ils sont faits maison, et pour un des plats que je trouve le plus souvent décevant hors du Japon, ils étaient pas mal du tout - assez peu traditionnels, surtout si on opte pour la farce au kimchi (chou piquant coréen), mais gustativement dignes d'intérêt. 




Ensuite, un donburi karaage (poulet frit mariné) chacun. Et là, double surprise: d'abord, les ingrédients de la garniture étaient posés côte à côte sur le dessus plutôt que mélangés; ensuite et surtout, ils comportaient en plus de la viande différentes sortes de légumes tels que chou chinois, carottes, courgettes... Cela donnait un plat beaucoup plus équilibré et digeste que le donburi traditionnel, mais qui du coup ressemblait bien davantage à un bibimbap coréen. Pour moi, cette innovation était bienvenue.  J'ai moins apprécié le riz à la limite du croquant - un choix délibéré du cuisinier, et pourquoi pas, mais personnellement je le préfère bien cuit et moelleux. La portion était bien dosée, ni riquiqui ni impossible à finir. 




Si on ajoute à ça que les boissons maison (ice tea et limonade) sont servies dans des Mason Jars, on obtient un petit côté fusion plutôt sympa. A noter que le midi, le Takumi propose un burger de poulet frit mariné servi avec une salade de wakamé - j'y goûterai volontiers une prochaine fois. Côté prix, sans être vraiment bon marché, l'addition reste raisonnable pour la qualité du repas. Côté service, nous n'avons pas trop attendu malgré l'affluence, et le jeune homme qui s'est occupé de nous était tout à fait adorable. Bref, nous sommes séduits par le Takumi et nous y reviendrons certainement! 

Rue Lesbroussart 8
1050 Bruxelles

lundi 27 avril 2015

♥︎ Une déclaration d'amour en bocal ♥︎




Pour mon anniversaire, Chouchou m'avait fait un joli dessin. Pour le sien, j'ai eu moi aussi envie de lui bricoler quelque chose de mes propres mains. M'inspirant de ma happiness jar, j'ai acheté un mignon petit bocal chez Dille & Kamille. Je l'ai décoré avec du masking tape et des autocollants. Puis je l'ai rempli de petits papiers numérotés de 1 à 45 (le nouvel âge de Chouchou) sur lesquels j'avais écrit autant de raisons de l'aimer: ses plus chouettes qualités, des traits de caractère qui m'attendrissent ou me font rire, des souvenirs communs auxquels je tiens particulièrement...






La veille de son anniversaire, j'ai attendu qu'il s'endorme et je me suis levée discrètement pour sortir mon cadeau de sa cachette et le poser sur sa table de chevet, près de son iPhone: comme ça, j'étais certaine qu'il le verrait tout de suite en se réveillant! Si vous cherchez un petit cadeau personnel à faire à quelqu'un que vous aimez, pour une occasion spéciale ou juste comme ça, je suis certaine que vous arriverez facilement à dresser votre propre liste et à la mettre en conserve!

dimanche 26 avril 2015

Les brèves de la semaine #17




- Lundi, je fais du tri dans ma garde-robe d'hiver. Résultat: 3 pulls, 3 T-shirts à manches longues, 2 robes, 2 jupes et 2 paires de bottes à évacuer. Du coup, petite mise à jour de ma page vide-dressing.

- Le soir, nous testons "Mozart in the jungle", série produite par Amazon que Chouchou m'a vendue comme "wesandersonienne". Au final, ça raconte les histoires de cul des musiciens d'un orchestre symphonique à New York. Je ne suis pas particulièrement intéressée.

- Mardi, je me lève avec tout le tonus d'un spaghetti bouilli. Je dors mal depuis plusieurs jours; j'ai des douleurs persistantes aux épaules, aux genoux et aux mollets et absolument aucune énergie pour faire quoi que ce soit de productif. J'ai l'impression d'être en train de me bousiller les articulations pour rien, vu que mon poids stagne désespérément.

- Heureusement, le jour même, j'ai rendez-vous avec M. Oh! pour un de ces messages dont lui seul a le secret. Ca craque, ça grince et ce n'est pas spécialement relaxant. Mais quand je sors de là, je. n'ai. plus. mal. NULLE. PART. Cet homme devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Plus sérieusement, je devrais me budgéter un rendez-vous avec lui tous les deux mois, maintenant que je malmène un peu mon corps.

- Chez AMI, un quadra barbu avachi devant son espresso explique nonchalamment à un jeune loup en lunettes de soleil les meilleurs trucs pour frauder le fisc sans se faire gauler. J'ai envie de leur jeter des pierres. Ils me gâchent mon déjeuner au soleil, ces cons.

- Devant moi à la caisse de Pimkie, où je suis venue me ravitailler en débardeurs de coton basiques, une dame qui doit avoir 80 ans minimum paye un pantalon en discutant avec la vendeuse comme si elle était une habituée du magasin. Quand je pense que je me trouvais trop vieille pour acheter des trucs dans cette enseigne...

- Le soir, Amanda Palmer me retweete, je suis fière!


- Mercredi midi, je retourne au Yéti 2 tester leur burger végétarien. Chou rouge + chèvre frais + "steak" de légumes/céréales/fruits secs/graines, dans un bun excellent, accompagné de chips de légumes + dip à la betterave = miam.

- Parce que j'ai un coeur de pierre et que je ne pleure pas devant les films ou les séries tristes, Chouchou, qui jusqu'ici m'appelait "le cyborg" (pour ça, et aussi parce que je ne tombe pratiquement jamais malade et qu'aucune force au monde ne pourrait m'empêcher de venir à bout d'une To Do List), décide que mon nouveau surnom sera "Conan le barbare", et s'empresse de me diffuser la scène du film où un prêtre pleure à la place du Cimmérien qui "ne peut le faire lui-même, parce qu'il est Conan". Je me sens sexy, je ne vous raconte même pas.

- Jeudi, il ne fait guère que 16°, mais tant pis: mes orteils réclament à grands cris que je les libère, et ma nouvelle robe d'été Emily and Fin meurt d'envie d'être étrennée. Du coup, j'ai un poil frais pendant ma balade du jour, ce qui ne m'empêche pas de profiter à fond du soleil!

- "As you like", le magazine inspiré de la blogosphère féminine et encensée par toute celle-ci depuis la récente sortie de son premier numéro, m'ennuie sidéralement. Ca doit être mon côté Conan.

- Vendredi, je teste les cocktails du Cercle des Voyageurs: très classiques, servis dans des verres moches, plutôt bof au goût. Dommage, car la nouvelle déco de la salle la rend encore plus agréable qu'autrefois, et les fauteuils crapaud en cuir sont idéaux pour bouquiner!

- Pour fêter les 45 ans de Chouchou, nous dînons à la Caneva où nous n'étions pas retournés depuis une éternité. Les tortelloni al tartufo sont toujours une pure tuerie; il ne faudrait jamais rien prendre d'autre dans ce resto.

- En rentrant à la maison, j'ai l'excellente surprise de trouver dans ma boîte mail une proposition de boulot pour un nouvel éditeur avec qui il était plus ou moins convenu que je travaillerais un de ces quatre, mais je ne pensais pas que ça arriverait si tôt - et ça tombe hyper bien, parce que le thriller YA que je dois attaquer en début de semaine prochaine est plus court que prévu, ce qui me laisse la possibilité de caser un truc en plus dans mon planning de l'été (ou d'avancer d'autant les traductions prévues pour la suite). J'aime quand l'univers conspire pour m'arranger!

- Samedi après-midi, en accompagnant Chouchou chez un opticien pour regarder les montures homme, je craque gravement sur une monture Céline qui me va hyper bien... mais j'ai épuisé mon forfait mutuelle pour cette année, et je ne peux pas décemment envisager de changer mes lunettes de loin avant début 2016. L'opticien me dit que les montures de cette marque restent souvent en magasin un an, je croise les doigts!

- Drame de la gourmandise: le God Save the Cream a cessé de faire les scones. Heureusement que leur thé vert gingembre-citron est délicieux; d'ailleurs, j'en achète un sachet pour la maison.

Bonne semaine à tous.

L'amour sans destinataire




Papa, Brigitte, Scarlett, Copernique. 
Chaque soir avant de s'endormir, Arya Stark récite la litanie des gens dont elle souhaite la mort. Moi, ce sont les êtres que je voudrais toujours en vie.

Que devient l'amour dont l'objet a disparu? 
Tout de suite, il se conjugue à l'imparfait, et sa terminaison en "ais" sonne comme une porte qui claque; au fil du temps, il prend le nom de chagrin, et on apprend à le taire. 
Mais il ne s'évapore pas. Il reste là, poignardant le coeur à l'improviste, faisant monter aux yeux des larmes qu'on s'empresse de refouler. 
Il tourne en nous tel un animal prisonnier qui se cogne aux barreaux de sa cage, un spectre qui profite de nos instants de fragilité pour faire cliqueter ses chaînes.
L'amour désormais sans destinataire.
Le vide en forme d'eux.

Papa, Brigitte, Scarlett, Copernique.

samedi 25 avril 2015

La revue de presse du week-end #19




[ANIMAUX] C'est l'histoire d'un chien tout cabossé et de ce qu'il a appris à sa maîtresse, l'écrivain de fantasy Justine Niogret. Spoiler: à la fin, je chialais. J'aime même pas les chiens.

[ANIMAUX] Un hibou néerlandais drôlement affectueux!

[DEVELOPPEMENT DURABLE] Que devient le plastique que vous jetez? Une vidéo très instructive. (En anglais)

[DEVELOPPEMENT DURABLE] Une Gambienne fait le marathon de Paris pour défendre l'accès à l'eau potable en Afrique, et rentre chez elle avec un puits

[ECONOMIE] Puisqu'on vous dit que l'austérité, c'est pas DU TOUT une bonne solution pour sortir de la crise!

[PHOTO] "Strong is the new pretty": une maman photographie ses filles sans chercher à les faire ressembler à des princesses, et le résultat est wow.

[POLITIQUE] Fermer les frontières n'arrête pas un migrant prêt à risquer sa vie: et s'il fallait autoriser les migrations pour mieux les limiter? (Ou juste pour empêcher des gens - qui auraient sans doute préféré rester chez eux s'ils avaient pu - de mourir pour rien, hein).

[SOCIAL] Le Sénat autorise les supermarchés à donner leurs invendus.

[SOCIAL] La jolie réaction d'une restauratrice de l'Oklahoma quand elle a découvert qu'un SDF fouillait dans ses poubelles pour se nourrir.

vendredi 24 avril 2015

La culpabilité du free lance


Illustration trouvée ici

Quand on se met à son compte, on se dit "Chouette, je vais pouvoir organiser mon emploi du temps comme je veux!". Aller chez le docteur ou faire ses courses en décalé avec le reste du monde, se ménager des week-ends en amoureux et des vacances impromptues, ne rien glander les jours où on ne le sent pas, quitte à mettre les bouchées doubles plus tard...

En fait, au début, on est tellement paniqué à l'idée de ne pas avoir assez de boulot qu'on accepte tout ce qui se présente, et souvent, on se retrouve à trimer deux fois plus qu'un salarié. Pendant les 7 premières années de ma carrière de traductrice littéraire, j'ai bossé 12h par jour, 6 jours par semaine, 51 semaines par an. J'ai fini par mettre la pédale douce quand j'ai commencé à bien gagner ma vie et à me sentir un peu plus en sécurité. Aujourd'hui, j'ai un rythme de travail assez peinard, avec un planning connu plusieurs mois à l'avance qui me permet de m'organiser pour ne jamais être à la bourre tout en me ménageant un après-midi libre par semaine (mon RTT à moi!). 

N'empêche que, même quand je peux me permettre de me reposer, j'ai du mal à faire taire la petite voix culpabilisante qui me traite de glandeuse, qui me souffle que ça n'est pas bien normal d'être en train de bouquiner au salon de thé à 15h un jour de semaine et que je ferais mieux de travailler autant que possible pour mettre de l'argent de côté en prévision du jour où le boulot se tarira. Cette voix, c'est je crois un peu celle de mon père qui avait une nature encore plus angoissée que la mienne et qui a été fonctionnaire toute sa vie. J'ai beaucoup de mal à la faire taire. 

Mais j'ai appris à l'ignorer. Par exemple, vendredi dernier, j'ai rendu une traduction de 330 feuillets que j'avais expédiée en deux semaines et demie, après 3 mois à plancher sur un bouquin pénible. Depuis début janvier, je n'avais guère pris que trois jours de congés pour le week-end de mon anniversaire, et... j'avais sérieusement envie de souffler. Besoin, je ne sais pas: je fais partie des gens qui pensent que tant que tu n'as pas 42° de fièvre et les deux bras dans le plâtre, tu es apte au boulot. Mais envie, ça oui. Et je pouvais me permettre une pause, car je suis très large sur la date de rendu de ma prochaine traduction. 

Du coup, cette semaine, je n'ai rien fait de productif. J'ai profité du soleil pour mettre en oeuvre mes résolutions de promenades en ville. J'ai longuement farfouillé chez Sterling Books et Waterstone's. Je me suis fait plusieurs déjeuners en terrasse, un vrai bonheur. J'ai bricolé une surprise maison pour l'anniversaire de Chouchou (en plus de son cadeau que nous irons acheter ensemble demain). J'ai lu un roman tous les deux jours. Je suis allée me faire masser par le divin M. Oh. J'ai timidement commencé mon fameux projet dessiné. J'ai trié ma garde-robe d'hiver, et je me suis offert une nouvelle robe d'été en coton turquoise imprimé de nuages. 

Et oui, j'ai culpabilisé, mais ça ne m'a pas gâché mon plaisir. 

mercredi 22 avril 2015

"Pouvoirs magiques"


D'un côté, le titre, intrigant. 
De l'autre, cette couverture atroce qu'on croirait mise au point par un daltonien bourré. Oui, l'héroïne aime porter des vêtements un peu voyants, mais du jaune fluo, du vert sapin et du violet, ensemble, sérieusement? D'habitude, la couverture d'un roman est un argument de vente non négligeable pour moi; mais celle-ci? Un vrai repoussoir. 
Cependant, j'avais lu de bonnes critiques de "Pouvoirs magiques"; le sujet m'interpelait; le niveau de ma PAL était plutôt bas, et Actes Sud publie rarement des daubes. Alors, à mon dernier passage chez Brüsel, je l'ai quand même emporté à la caisse d'une main (l'autre étant occupée à éponger mes larmes de sang). 
Et je l'ai dévoré en moins d'une journée et demie. 
Pourtant, j'ai eu très peur dans les premières pages, Cécile Reyboz partant tout de suite dans une envolée un peu lyrique qui m'a fait craindre un style prétentieux, imbuvable. Et puis très vite, je suis tombée sous le charme de son écriture ultra-narcissique parce que - il faut bien le dire - je m'y retrouvais beaucoup. 
"Pouvoirs magiques", que j'ai d'abord pris pour un roman générationnel, est en réalité une autobiographie vaguement déguisée par le fait que Cécile Reyboz l'auteur parle de Cécile Reyboz l'héroïne à la troisième personne, tout en faisant intervenir une narratrice qui s'exprime à la première personne mais dont on découvre à la fin (et je ne spoile rien, car en vérité on s'en doute depuis le début) qu'elle n'est qu'une des facettes du personnage. Le procédé est un peu affecté, mais en même temps, j'avoue qu'il me parle. 
Si la famille de Cécile est assez différente de la mienne, si je n'ai jamais habité ce Paris dont la découverte l'éblouit et dont elle parle si bien, j'ai en revanche grandi à la même époque qu'elle et avec les mêmes références culturelles, puisque nous n'avons que trois ans d'écart. Je partage son attachement à la cellule d'origine, si imparfait que soit le mariage des parents, si bourrée d'incompréhension que puisse être la relation entre soeurs. Chez moi, ça s'est traduit par le fait de ne pas créer ma propre famille; chez elle, ça ressort dans le fait qu'elle ne nomme pas ses partenaires, même ceux avec lesquels elle vit pendant des années: ils restent "l'homme plus âgé" ou "l'ébéniste arménien", l'esclave affranchi", "J.A." dans le meilleur des cas. Même ses enfants n'ont pas de prénom dans le livre; ils sont juste "son fils" et "sa fille", et prennent finalement très peu de place dans sa vie d'adulte, au point que si le roman n'était pas autobiographique, j'aurais juré qu'il avait été écrit par une nullipare totalement naïve quant aux exigences de la parentalité. 
Et puis, je partage l'hyper-égocentrisme de Cécile, son côté "pas vraiment jolie mais qui peut plaire", son amour des ruptures franches et définitives, son absence de sentimentalisme, sa trajectoire erratique, sa recherche d'absolu mal formulée, l'accomplissement qu'elle trouve dans l'écriture.
Bref, j'ai adoré "Pouvoirs magiques", mais je ne sais pas trop à qui je le recommanderais tant les raisons de mon appréciation sont intimes. 

mardi 21 avril 2015

Les 10 ans du blog


Lectrices parisiennes: mes billets de Thalys sont réservés: je serai bien dans votre ville le samedi 27 juin. Comme c'est encore un peu loin et que certaines d'entre vous ne savent pas si elles seront libres à cette date, je referai un appel deux semaines avant, et selon le nombre que vous serez, on verra où on se réunit. Je vise le milieu d'après-midi, genre 16h, car j'aimerais aller voir l'expo Harry Potter à la Cité du Cinéma avant (et aussi digérer mon repas de midi avant de remettre éventuellement ça avec un gâteau!). 

Lectrices bruxelloises: plutôt qu'un goûter le week-end (la dernière fois, j'avais eu beaucoup de mal à trouver un endroit approprié), je vous propose un apéro un soir de fin de semaine. Ce sera nettement plus informel; vous n'aurez pas besoin de me prévenir si vous comptez venir ou pas, ce qui vous permettra de vous décider au dernier moment en cas d'emploi du temps incertain. Donc: je serai au bar de l'hôtel Le Berger le vendredi 22 mai à partir de 17h30 et jusqu'à 20h environ. Je vous rappellerai ce rendez-vous quelques jours avant. 

A bientôt j'espère!

L'arbre de la place Henri Conscience, rhabillé pour le printemps!




Début 2014, je vous montrais cet arbre habillé par la très dynamique association YarnBombing Bruxelles. Depuis, sa belle tenue en patchwork avait été fort salie et abîmée par les intempéries. Il a donc eu droit à une parure toute neuve en l'honneur du printemps: un arc-en-ciel de toiles d'araignée... Sa balançoire-pneu, elle, n'a pas bougé, même si je n'ai pas osé la tester! 







(Pour la petite histoire, quand je suis arrivée à Bruxelles, Chouchou habitait à deux pas de là, dans la rue Maes, et ça me fait toujours bizarre de repasser dans le coin: je me rends compte que les débuts de notre histoire me semblent déjà très, trèèèèès loin. Par contre, à l'époque, j'aurais adoré avoir une telle oeuvre de street art quasiment sur le pas de ma porte!)

Voici un petit time lapse de l'opération:



lundi 20 avril 2015

Les brunchs du dimanche (31): Le Yéti 2




L'an dernier, le Yéti, "cantine moderne" située en centre-ville, a ouvert un second établissement à deux pas de chez nous, dans une rue très calme et pas franchement hype. Impossible de ne pas tester! Nous avions donc réservé une table pour deux hier midi. A notre arrivée, il faisait beau mais pas chaud du tout; nous avons donc décliné la proposition de la serveuse de nous installer à l'extérieur, sur la terrasse qui avait pourtant l'air très agréable. A la place, nous avons été conduits dans une petite salle pas super avenante, avec peu de lumière naturelle et où les bruits résonnaient très fort. J'aurais préféré celle d'à côté, pas plus grande ni mieux insonorisée, mais avec de grandes baies vitrées donnant sur l'extérieur. Enfin, tant pis. 








La serveuse m'a expliqué le principe: les boissons chaudes, à volonté, sont en libre service sur le comptoir. L'orange pressée et l'assiette de nourriture sont apportées à table. J'ai donc rempli deux mugs d'Earl Grey (le seul thé disponible) et suis retournée m'asseoir avec Chouchou. Peu de temps après, nos jus de fruits sont arrivés. Puis nous avons attendu... attendu... et encore attendu... Il y avait un courant d'air glacial dans notre salle, au point que comme tous les autres clients, nous avions dû garder nos blousons; par ailleurs, la table voisine étaient occupée par quatre Américains hyper bruyants - un vrai bonheur. Le temps passait et l'agacement nous gagnait. 

Au bout de trois quarts d'heure, Chouchou, de fort méchante humeur car il n'avait rien mangé depuis la veille et venait de se faire une séance intensive de fitness, est allé réclamer au comptoir. Un quart d'heure plus tard, notre table était toujours vide et Chouchou au bord de l'implosion menaçait de s'en aller sans payer les boissons. Je suis allée me rappeler au bon souvenir du personnel, et une heure après notre arrivée, nous avons enfin reçu nos assiettes. Apparemment, le problème venait de ce que, au moment où j'ai commandé, la serveuse a oublié de me donner un numéro à mettre sur la table et à entrer dans son système informatique: pour la cuisine, nous n'existions tout simplement pas... ce qui a bien failli nous gâcher le repas et, par extension, la journée. 




Néanmoins, je dois dire que j'ai adoré ce brunch. D'abord, par opposition aux buffets ruineux et qui incitent à trop manger, dont je déplore la généralisation depuis quelques années, il s'agit ici d'une formule à l'assiette avec des quantités bien calculées: sans avoir pris de petit-déjeuner, je n'ai pas tout à fait réussi à finir (mais Chouchou s'en est chargé à ma place!). Ensuite, la nourriture elle-même est franchement délicieuse: un granola fabuleux, des oeufs au bacon caramélisé, un mini-sandwich jambon-fromage, une salade qui change tous les dimanches (là, c'était pois chiche-céleri), trois divines mini-gaufres au sirop d'érable et une compote de pommes fabuleusement fondante. Enfin, le prix est le plus démocratique que j'ai vu depuis longtemps: 15€ boissons comprises. Et ils acceptent toutes les cartes de paiement. 

Bref, malgré le cafouillage de départ, je suis à peu près certaine que nous reviendrons au Yéti 2: pour bruncher un dimanche où il fera beau et où on pourra s'installer dehors, mais aussi le midi en semaine pour tester les burgers végétariens qui sont leur spécialité. Et cette fois, on saura qu'on a besoin d'un numéro!

Rue du Viaduc 133
1050 Bruxelles
Tel: 02/646.00.49

dimanche 19 avril 2015

Les brèves de la semaine #16




- J'avais abandonné le premier roman pourtant très acclamé de Rachel Joyce à la fin du chapitre 1; j'abandonne son deuxième au milieu du chapitre 7. Je pense que je m'économiserai l'achat du troisième.

- Jeudi, j'ai tellement mal aux genoux que je renonce à faire mon fitness de peur de me blesser sérieusement. A la place, histoire de bien foutre cette journée en l'air pour la cause de la remise en forme, je vais picoler au Berger avec Gasparde et Mlle Mars.

- ...Et pour la première fois de ma vie, je goûte un cocktail à base de gin qui ne me donne pas des haut-le-coeur. Même, je le trouve délicieux. Mes horizons ivrognesques, jusque là limités au rhum et à la vodka, s'élargissent de 50% d'un coup. La tête m'en tourne (mais c'est peut-être l'alcool plus que la joie).

- Vendredi soir, après m'être battue avec la fin de roman la plus ridicule, la plus absurde, la plus incohérente de toute ma carrière, j'éprouve un immense soulagement en envoyant ma traduction à l'éditrice. Pour fêter ça, je crois que je vais même me prendre un jour ou deux de congé en début de semaine prochaine!

- Samedi matin, nous testons la nouvelle Givebox de Jette: alors qu'elle ne sera officiellement inaugurée que le lendemain, elle déborde déjà!

- J'envisageais Tallinn comme prochaine destination de city trip pas trop ruineux. Renseignements pris, on fait "largement" le tour de la vieille ville en une journée, et en dehors de ça, il n'y a pas grand-chose à voir. Euh, OK, on va trouver autre chose. Budapest? Dublin, Edimbourg?

- Dimanche, nous devons aller bruncher à midi. Chouchou part au sport en m'annonçant: "Je rentre à onze heures et demie". Il est là à 11h30 tapantes. A 11h40, il est assis sur le canapé, ses Docs lacées, son blouson enfilé et son bonnet sur la tête, alors que je n'ai pas encore fini de poser mon vernis. Plus tard, comme nous attendons nos assiettes depuis plus de trois quarts d'heure, il va voir la serveuse, pique une grosse colère, revient à la table et m'annonce que si on n'est pas servis d'ici cinq minutes, il se casse sans payer les boissons qu'on a déjà consommées. Ponctuel et énervé? Monsieur, qui êtes-vous, et qu'avez-vous fait de Chouchou?

- A la fin du repas, l'estomac enfin plein et la catastrophe évitée, Chouchou me regarde dans les yeux et me dit tendrement: "Tu es toujours aussi jolie que la première fois que je t'ai vue". Il hésite, puis ajoute: "Bien sûr, depuis, du temps a passé..." Ce qui, on en conviendra, reste plus diplomatique que: "Bien sûr, depuis, tu t'es pris presque dix ans dans la gueule".

- En guise de promenade digestive, nous allons photographier le nouvel habillage de yarnbombing de l'arbre de la place Henri Constant, puis nous descendons jusqu'à la place Flagey où nous faisons un tour chez Brüsel, déambulons quelques minutes parmi le marché dont les commerçants sont en train de remballer, et rentrons en marquant un arrêt par le fleuriste de la rue Malibran que j'aime bien. Comme il a été dévalisé en pivoines et en tulipes, je me rabats sur ses derniers lisianthus.

Bonne semaine à tous.

Heroes and role models




Eva Joly
Pour moi, elle incarne le parfait mélange d'intelligence, de pragmatisme et d'intégrité. C'est la seule candidate à l'élection présidentielle dont le programme m'a jamais authentiquement enthousiasmée. Si nos dirigeants lui ressemblaient ne serait-ce qu'un tout petit peu, on vivrait dans un monde bien meilleur...

Leonard Cohen
Leonard a tout vu; Leonard a tout vécu; Leonard en a retiré une empathie, une sagesse et une humilité qui, combinées à sa voix extraordinaire, m'ont fait pleurer d'émotion trois heures de rang la première fois que je l'ai vu sur scène. 

Elizabeth Gilbert 
Un peu pour "Mange, prie, aime", et surtout parce que c'est une apôtre de la bienveillance extrêmement active sur internet, qui sait faire passer ses messages ultra-positifs de façon très efficace. 

Barack Obama
Si créer enfin une assurance maladie décente pour les Américains moyens et admettre la menace constituée par le changement climatique étaient les deux seules choses positives qu'il avait faites en 8 ans, ce serait déjà mon héros. Mais en plus, il a un charisme et une maîtrise de lui-même qui m'époustouflent à chacune de ses apparitions publiques. 

Amanda Palmer
Une découverte récente, et une personnalité très éloignée de la mienne. Elle m'intéresse par son approche novatrice du métier d'artiste, basée sur la notion de communauté et d'entraide, et par son incroyable capacité à se montrer ouverte et vulnérable. 

Stephen Hawking
Il est sans doute l'esprit scientifique le plus brillant du siècle qui vient de s'écouler, et ce malgré une maladie atrocement diminuante qui aurait réduit la plupart des gens à la dépression et à l'apathie. Je n'ai pas de mots assez forts pour exprimer mon admiration. 

J.K. Rowling
Outre le fait qu'elle est l'auteur d'une série fabuleuse qui a donné le goût de la lecture à toute une génération, cette personnalité discrète mais très active dans le milieu caritatif intervient sur les sujets qui lui importent avec une classe sans faille et des arguments qui font mouche à tous les coups.

Neil Gaiman
Un écrivain incroyablement talentueux et prolifique, doublé d'un homme extrêmement gentil. Ses livres ont beaucoup contribué à façonner mon imaginaire. Chaque fois que je suis dans le métro londonien, je m'attends à voir surgir des personnages correspondant au nom des stations...

Jillian Michaels
Sa bienveillance dure, encore bien plus poussée que la mienne, était exactement l'approche dont j'avais besoin pour devenir une adepte du fitness après avoir détesté le sport toute ma vie. J'aime sa croisade pour un style de vie plus sain et l'énergie qu'elle déploie afin de convaincre son public.

Et vous, qui sont les gens connus (vivants) qui vous inspirent? 

samedi 18 avril 2015

La revue de presse du week-end #18




[ALIMENTATION] Et si ces enfoirés de vegans avaient raison? Ou quand un carnivore à l'esprit ouvert se penche réellement sur les arguments de "l'autre partie".

[CULTURE] Pourquoi les livres sont-ils tellement plus chers en Belgique? A cause d'une taxe qui n'a plus lieu d'être. 

[DEVELOPPEMENT DURABLE] "La bataille du climat se joue maintenant; si on la perd, on perd toutes les autres": une interview très intéressante du président du mouvement écologiste Alternatiba.

[ECONOMIE] Le processus de création monétaire expliqué très clairement - toujours bon à comprendre à l'heure où les banques dirigent le monde.

[ECONOMIE] L'hyper-flexibilisation du marché du travail ne créera pas d'emplois, bien au contraire.

[ECONOMIE] Le très jeune patron qui baisse son salaire de 93% pour pouvoir augmenter ses employés, et qui considère ça comme un investissement. On en voudrait plus, des comme lui.

[POLITIQUE] "Nous ne sommes plus en démocratie, et personne ne s'en soucie": CitizenFour, le documentaire sur Edward Snowden dont on préfèrerait que ce soit juste un film de science-fiction.

[SOCIETE] La bonne idée qui mériterait d'être importée en Europe: au Brésil, un "feed truck" pour limiter le gaspillage alimentaire et nourrir les sans-abri.

vendredi 17 avril 2015

Remise en forme, phase 2


Ca fait maintenant un peu plus de 3 mois que je me suis mise au fitness à raison de 6 séances de 30 à 40 mn par semaine (en moyenne). Si je me suis visiblement affinée de la taille et des cuisses, mon ventre et mes bras - les deux zones à problème que je visais en priorité - n'ont qu'assez peu bougé, et sur la balance, j'accuse seulement 4 kilos de moins. Autrement dit: oui, il y a des résultats, mais ils ne sont pas aussi spectaculaires que je l'espérais, loin s'en faut. Comme je mange très sainement, il ne me reste guère que deux domaines dans lesquels je peux encore intervenir:

1. Augmenter mon niveau d'activité générale
Le fitness tous les jours ou presque, c'est super, mais ça ne suffit pas pour quelqu'un d'aussi sédentaire que moi. J'ai besoin de bouger davantage. Ca tombe bien: avec le retour des beaux jours et la fin de la période de boulot assez intense que j'ai connue depuis le début de l'année, je vais avoir à la fois le temps et la motivation nécessaires pour faire de grandes promenades plusieurs fois par semaine, et éviter de prendre les transports en commun chaque fois que je pourrai plutôt me déplacer à pied. 

2. Consommer moins de calories
La qualité de la nourriture, c'est important, et j'y veille déjà. Mais il me semble assez clair que je pourrais faire un effort sur la quantité. J'ai vraiment tendance à manger, non pas trop gras ou trop sucré, mais juste trop tout court pour mon gabarit. Du coup, j'ai pris deux mesures dont j'espère qu'elles se révèleront efficaces:
- Pour mes repas du midi, souvent composés de féculents, j'ai acheté des bols plus petits que les récipients qui nous servaient d'assiettes jusqu'ici afin de diminuer la taille de mes portions. Au lieu de mes 100 à 125g de pâtes ou de riz habituels, je suis tombée à 75/80.




- Pour mes repas du soir, j'ai supprimé les féculents. La saison s'y prêtant bien, à la place, je prépare de grandes salades contenant: 
une légumineuse (pois chiche, lentilles, haricots secs...) pour la sensation de satiété 
+ quatre ou cinq légumes frais de couleurs différentes (parce que c'est plus appétissant, mais aussi parce que ça indique qu'ils contiennent des éléments nutritionnels variés) 
+ un fromage (chèvre frais ou feta, plus digestes que les fromages au lait de vache) et/ou un oeuf dur + éventuellement des fruits secs concassés (j'adore les noix de cajou...) et/ou des graines. 
En guise de sauce, le plus souvent, je mélange le jus d'une orange avec une cuillère de moutarde au vinaigre de cidre: c'est super frais, ça donne un bon petit goût, et ça ne rajoute ni sel ni gras. 
A côté de ça, je ne me prive pas d'aller au resto une ou deux fois par semaine, et j'y mange le plat qui me fait envie (mais qui, désormais, est rarement un truc crapuleux dont je sais qu'il me restera sur l'estomac). Comme je ne suis pas très dessert, m'en passer ne constitue pas du tout une privation. 
Quant à l'alcool, je ne suis pas une grosse buveuse et n'en consomme jamais à la maison; je m'accorde donc sans remords un cocktail avec mes copines environ deux fois par mois, et éventuellement un verre de vin dans les restos autres qu'asiatiques. 

Avec tout ça, j'espère avoir perdu 7 kilos de plus d'ici la rentrée de septembre, ce qui ne me semble toujours pas démentiel mais qui me ramènerait au poids de forme de mes 30 ans. 

jeudi 16 avril 2015

En avril, j'ai envie...




de terminer la traduction du tome 14 de Pretty Little Liars pour pouvoir souffler un peu
...et aller me faire masser par M. Oh la semaine prochaine
...et boire plein de cocktails au Berger ou à l'Amour Fou
de vivre les fenêtres grandes ouvertes
de prendre des photos du nouvel habillage yarn bombing de l'arbre de la place Henri Conscience
des premières pivoines de la saison
... et d'un beaucarnéa en pot (mais j'en ai déjà tué un, alors je me méfie)
d'une nouvelles paire de sandales rouges pour remplacer mes Shelly's bien abîmées
...ainsi que le "Worrier's guide to life" de Gemma Correll
...et la "suite" de "Life after life", un de mes romans préférés de l'an dernier
de ne plus avoir tout le temps mal aux genoux
...et de perdre enfin ce foutu 5ème kilo
d'inspiration pour illustrer cette première citation
de venir à bout du niveau 902 de Candy Crush
de trouver un endroit où me ravitailler en soins capillaires No nothing
d'un week-end où Chouchou ne travaille pas
d'une semaine de vraie pause, même si je ne pars pas en vacances
de voir l'expo Harry Potter à la Cité du Cinéma
de m'inscrire à un MOOC sur la pensée positive
de réserver un escape game avec ma soeur et mon beau-frère, début août à Toulouse
de voir Nightwish en concert (mais pas un jeudi soir à Anvers)
qu'on arrête de dire à ce pauvre Jon Snow qu'il ne sait rien - c'est vrai, quoi, zut à la fin

mercredi 15 avril 2015

"Le grand méchant renard"


Il est plutôt mal barré dans la vie, ce renard infoutu d'effrayer ne serait-ce qu'un moineau. Chaque fois qu'il se rend à la ferme, il se fait mettre une raclée par la poule qu'il rêve de croquer. Sans le cochon compatissant qui lui offre des navets, il serait mort de faim depuis belle lurette. Un jour, le loup redouté de tous lui suggère un plan: enlever des oeufs afin de manger les poussins qui en sortiront. Mais à force de les couver, puis de les élever jusqu'à ce qu'ils deviennent gras et dodus, notre renard se découvre un instinct maternel...

Si le héros de cette bédé avait été un chacal poltron, je ne m'y serais probablement jamais intéressée, d'autant que malgré la mention "Co-réalisateur d'Ernest et Célestine", Benjamin Renner était un parfait inconnu pour moi. Mais j'avoue m'être bien amusée à suivre les (més)aventures de toute cette petite ménagerie farfelue: poules revendicatrices et armées, chien de garde blasé et fainéant, lapin crétin et cochon jardinier, poussins qui se prennent pour des renards et mènent la vie dure à leur "Maman" de substitution... Les rapports parents-enfants sont ici retranscrits d'une façon particulièrement juste et rigolote. De cette fable animalière loufoque, à mettre entre les mains des petits comme des grands, j'ai aimé la morale discrète: il est possible de sortir du rôle assigné par la société pour tracer son propre chemin. Une découverte très sympathique (mais pouvait-il en être autrement avec un renard pour héros? Je ne pense pas.)



mardi 14 avril 2015

Le mardi où il fait beaucoup trop beau pour rester enfermée




Aujourd'hui, il faisait beaucoup trop beau pour rester enfermée. 
Et en même temps, j'ai une deadline en fin de semaine - encore 90 pages à traduire et un bouquin entier à relire d'ici vendredi soir. Glups. 
Mais ce soleil... 
Alors ce matin, je me suis dépêchée d'abattre 15 pages, et puis j'ai hésité: faire ma séance de fitness, ou sortir déjeuner en terrasse? 
Pourquoi choisir? J'ai fait les deux. D'abord le workout 4 du Body Revolution, sur lequel j'ai transpiré comme une folle mais qui m'a vraiment plu. J'étais toute fière de tenir le hollow man sur un intervalle entier pour la première fois. Puis une douche, assortie d'un coup de rasoir sur les mollets. Comme d'habitude, je me suis éraflé la malléole, et j'ai dû coller un bout de papier-toilette dessus jusqu'à ce que ça arrête de saigner. 
Et après ça... Le bonheur d'enfiler une des deux petites robes sans manches achetées pour une bouchée de pain sur le marché de Spitalfields lors de notre dernier passage à Londres, et que je n'avais pas eu l'occasion de mettre depuis. Pas de collants, juste glisser mes pieds dans des san... ah non, mes orteils ne sont pas vernis. Mes ballerines à paillettes Anniel, alors. Un mini-gilet par-dessus la robe et me voilà dehors. 
La terrasse du Taihon est blindée, mais une table de deux vient juste de se libérer et je m'y glisse promptement. Je commence un menu lunch, une eau plate, et en attendant d'être servie, je bouquine le roman commencé hier soir. Je n'aime pas du tout l'écriture mais j'espère que l'histoire va me surprendre agréablement. 
Mon plat tarde à arriver. Je ne soupire pas après la lenteur du service; je ne me crispe pas en pensant à l'heure qui tourne et au boulot qui m'attend à la maison: je savoure la caresse du vent sur mes jambes et le soleil sur mon visage. 
Déjeuner fini, je me dirige vers le marchand de journaux voisin sans grand espoir d'y trouver le dernier Flow français. Et pourtant, il est là - un seul exemplaire, c'est mon jour de chance! Je l'emporte à la caisse en trépignant de joie. 
Au point où j'en suis, je peux bien faire un détour par le Carrefour Market pour prendre quelques bricoles. Des bananes pour les shakes de Chouchou. Du yaourt bio pour mon petit-déjeuner. De la feta pour faire une salade ou une tarte salée, je ne suis pas encore bien décidée. 
Comme je remonte le piétonnier en gambadant presque, il me prend une envie irrésistible de tourner à droite et d'aller m'allonger dans l'herbe du parc Léopold pour y faire la sieste au bord du lac. Mais non, ça ne serait pas raisonnable.
Rentrer à la maison. Rallumer le MacBook et me servir un grand verre de thé glacé. Relire une grosse centaine de pages en deux heures et demie - je pourrais aller plus vite si seulement je n'étais pas obligée de vérifier certains détails dans les tomes précédents et de signaler des incohérences à l'éditrice. 
Les fraises achetées sur le marché ce week-end ont pourri; j'aurais dû les mettre au frigo. Ca me servira de leçon pour la prochaine fois. 
J'appelle ma soeur. "Salut ma vieille!" Elle a 40 ans aujourd'hui, et pour l'occasion, profitant des vacances de Pâques, elle se fait le tour des châteaux de la Loire avec mari et enfants. Je l'enrôle pour un escape game toulousain cet été - je pense que mon beau-frère et elle devraient adorer.
Ce soir, c'est Chouchou qui se colle aux fourneaux; après, on regardera la suite de Game of Thrones, et si je me sens inspirée, je rédigerai peut-être un ou deux billets d'avance avant de me réfugier dans mon lit avec Flow. 
Aujourd'hui, il faisait beaucoup trop beau pour rester enfermée, et je suis bien contente d'en avoir profité un peu.



"Le sculpteur"


David Smith traverse une très mauvaise passe. Repéré par un riche mécène alors qu'il n'avait même pas terminé ses études, ce jeune sculpteur de 26 ans connaît depuis lors une lente dégringolade. Il vient de se faire virer de son boulot alimentaire et de l'appartement à loyer modéré qu'il occupait jusque là dans Manhattan quand il conclut un marché avec la Mort. Désormais, il aura le don de modeler à mains nues ses visions les plus folles dans n'importe quel matériau - mais au bout de 200 jours, il mourra. Cela lui paraît équitable, jusqu'à ce qu'il rencontre Meg et tombe follement amoureux d'elle...

Scott McCloud est essentiellement connu pour ses guides et autres ouvrages techniques sur la bande dessinée. Avec "Le sculpteur", il signe une fiction remarquable, aussi ample par les thèmes abordés que profonde dans leur traitement. Ici, il est question de l'ambition dévorante d'un artiste, de ce qu'il est prêt à sacrifier pour s'accomplir et être reconnu, mais aussi de déchéance sociale, de deuil, de solitude, de maladie mentale - et, pour le côté lumineux, de la jubilation intense qu'apportent l'amour et la création. Et puis, il y a New York, remarquablement dépeinte dans ce qu'elle peut avoir de plus excitant et de plus écrasant à la fois. Une longue fresque de 500 pages, très maîtrisée du point de vue graphique, parfois extrêmement lourde du point de vue émotionnel, mais qui m'a confortée dans ma certitude que chaque jour doit être vécu comme s'il allait être le dernier.

J'ai lu cette bédé en anglais et ne peux donc me prononcer sur la qualité de sa traduction française. 

lundi 13 avril 2015

Un goûter-lecture au MangaKat Café




Je n'ai jamais trop su quoi penser des cat cafés, qui ont vu le jour au Japon et commencé à s'exporter en Europe il y a deux ou trois ans. En théorie, l'idée de boire un verre entourée de chats me plaisait bien; en pratique, je me demandais si ce n'était pas trop stressant pour les animaux et peu hygiénique pour les humains. Certaines critiques lues sur le premier cat café parisien m'avaient confortée dans ma méfiance. Pourtant, quand j'ai entendu parler du MangaKat Café qui a ouvert mi-février au-dessus de l'Ultieme Hallucinatie, dans un bâtiment Art Nouveau réputé de Saint-Josse, la curiosité l'a emporté. 







Nous sommes arrivés à l'ouverture, samedi peu après 18h. Nous étions les premiers clients, ce qui nous a permis de visiter tranquillement les lieux: deux magnifiques et vastes salles attenantes, dans lesquelles se prélassent les six pensionnaires félins. J'avais peur qu'ils manquent de place ou qu'une odeur de litière flotte dans l'air, mais ce n'est absolument pas le cas. De plus, ils ont pour faire de l'exercice les deux plus immenses arbres à chats que j'ai jamais vus. Sophie, Domingo, Luz, Yuki, Yomi et Lord viennent tous de refuges; ils ont été choisis par la maîtresse des lieux pour leur capacité à vivre en intérieur et à bien s'entendre entre eux. (Par contre, contrairement à ce qu'on peut voir dans d'autres cat cafés, ils ne sont pas adoptables). Yuki nous a paru le plus curieux, et aussi le plus joueur. Sophie est jolie, toute douce et très câline, Yomi assez craintif. Nous n'avons qu'aperçu les trois autres de loin. 








Outre la présence de chats et comme son nom l'indique, le MangaKat Café propose une bibliothèque de mangas que l'on peut lire sur place. Pour l'instant, essentiellement des grands classiques que j'avais déjà lus pour la plupart, mais la propriétaire m'a confié qu'elle venait juste de réceptionner une cinquantaine de nouveautés qui seraient bientôt sur les étagères. Côté consommations, on peut boire des thés de la Septième Tasse ou du chocolat chaud, des jus de fruits et des sodas, et grignoter sucré ou salé grâce aux cupcakes Lilicup et aux Tartes de Françoise. A signaler également la présence sur la carte de mochis (sucreries japonaises en forme de boule, fourrées à la pâte de haricot rouge) et de glace au thé vert. Les prix sont très corrects: pour deux boissons, une tarte et une glace, l'addition se montait à 15,50€, et on peut passer autant de temps qu'on veut à bouquiner, à câliner les matous ou, comme nous, à faire plein de photos. Bref, un endroit très agréable que je recommande chaudement aux amateurs d'Art Nouveau, de chats, de mangas et de pauses gourmandes! 

Rue Royale 316
1210 Bruxelles
Ouvert les vendredi et samedi de 18h à 23h

EDIT: Cet établissement a fermé en avril 2016.