dimanche 31 mai 2015

Mai 2015



Les brèves de la semaine #22




- Lundi matin, commencer la semaine en envoyant deux mails de rappel pour des paiements dus depuis deux mois. Je déteste vraiment être obligée de faire ça, bordel.

- Dernières incohérences dans ma TEC (Trad En Cours): "Ces photos m'accusaient; j'ai donc décidé de les voler et de les ensevelir." Oui, parce que les brûler, ça aurait été un peu trop sûr. Et puis tant qu'à les enterrer, bonne idée de faire ça dans la cour de l'école plutôt que sur l'île privée où tu habites. J'aime les méchants qui savent prendre des risques inutiles. "Allô, Machine? Excuse-moi de te déranger; j'ai eu ton numéro par l'annuaire du lycée." Tu veux dire, alors que Machine en a changé il y a trois jours pour échapper à un harceleur, ce dont elle s'est longuement expliquée dans le chapitre 2?

- Mardi, je découvre qu'un aller-retour maison-Porte de Namur, assorti d'une petite errance dans les magasins du coin, me permet déjà d'accumuler dans les 5000 pas, soit la moitié de ce que je vise les jours sans fitness. Reste à trouver des buts de balade quatre fois par semaine...

- Le même jour, ayant décidé de sortir un peu de ma routine, je commande un Earl Grey à la fleur d'oranger au Comptoir Florian où je suis allée bouquiner. Hé bien, autant j'adore les deux séparément, autant je trouve le mariage des deux complètement raté!

- J'ai beaucoup aimé la première saison d'"Orphan Black", un peu moins la deuxième, et la troisième est en train de me perdre complètement. Je déteste les clones mâles et n'arrive pas franchement à les différencier les uns des autres.

- Mercredi en début d'après-midi, je termine ma TEC. J'avais jusqu'au 5 juin pour la rendre, mais je serai contente de partir aux Imaginales l'esprit tranquille!

- La première glace de l'année est à la fleur d'oranger (miam!) et a été achetée rue du Bailli, lors de la promenade baptismale de mon bracelet connecté.

- Un de mes objectifs de l'année était de faire l'acquisition d'une jolie valise coquée. Celle que j'achète remplit seulement 50% de ce cahier des charges, mais PERSONNE n'aura jamais l'idée de me la voler!

- De jeudi à dimanche, des Imaginales en demi-teinte. Trop d'absents auxquels je pense beaucoup, des éditeurs déprimés qui le cachent plus ou moins bien et, de mon côté, une grande fatigue physique et morale. J'en reviens plus mélancolique qu'autre chose, comme si on avait franchi un point de non-retour.

- Et puis dimanche matin, comme j'appelle ma mère pour lui souhaiter sa fête avant de quitter Epinal, elle m'annonce que ma tante s'est découvert une grosseur au sein récemment et qu'elle passe des examens mardi pour déterminer de quoi il retourne. Elle a seulement dix ans de plus que moi; j'espère vraiment que ce sera bénin.

Bonne semaine à tous.

samedi 30 mai 2015

La revue de presse du week-end #23




[ANIMAUX] "Pourquoi je ne donnerai plus au WWF."

[DROITS DE L'HOMME] Le Guggenheim d'Abou Dabi: l'esclavage moderne au service de l'art moderne.

[FEMINISME] Pourquoi les hommes ne se voilent-ils pas?

[SOCIETE] Une bédé illustrant le fait que non, nous ne partons pas tous dans la vie avec les mêmes chances. (En anglais)

[SPORTS EXTREMES] Une vidéo de Jeb Corliss qui survole la Barn Line suisse avec juste une combinaison à la Batman. Ce type est mon nouveau héros.

[TRAVAIL] Comment être productif en travaillant chez soi, un article détaillé plein d'excellentes astuces concrètes, signé de l'auteur Lionel Davoust.

jeudi 28 mai 2015

"Six half"


Lorsque Shiori, 16 ans, se réveille à l'hôpital après un accident de moto, elle a tout oublié de sa vie d'avant. Elle découvre bientôt que sa mère a quitté la maison quand elle était toute petite, que son père est mort d'un cancer peu de temps auparavant, que son grand frère Akio assume désormais le rôle de chef de famille et que sa petite soeur Maho la déteste. Elle n'est d'ailleurs pas la seule: quand elle retourne au lycée, Shiori s'aperçoit qu'elle traîne une réputation exécrable. Avant son accident, elle multipliait les liaisons amoureuses, se comportait comme une garce sans coeur vis-à-vis de ses "amies" et n'avait aucune considération pour sa famille. Sans être un ange, la nouvelle Shiori ne se reconnaît absolument pas dans cette fille, et bien qu'elle peine à trouver ses marques, elle en vient à appréhender que la mémoire lui revienne... 

L'amnésie, encore un thème rebattu en littérature. Pourtant, Ricaco Iketani (essentiellement connue pour son autre série "Lollipop") parvient sur cette base à tisser une histoire assez prenante. Comment ne pas s'imaginer à la place de Shiori, consternée de découvrir combien elle était antipathique jusqu'à son accident? Comment ne pas compatir aux problèmes qu'elle rencontre - pour s'intégrer au lycée, pour gérer la colère de son ex-petit ami qui ne la reconnaît plus, pour tenter de réparer sa relation avec Maho et... pour affronter les sentiments contre-nature que ne tarde pas à lui inspirer Akio? La nouvelle Shiori est un personnage bien plus sympathique que l'ancienne, mais néanmoins nuancé et surtout tourmenté par trop de questions sans réponse. Si "Six Half" ne rentrera pas dans le Top 10 de mes manga préférés de tous les temps, arrivée à la fin des 4 tomes disponibles, j'ai quand même envie de savoir ce que va devenir son héroïne - et de découvrir la signification de son titre aussi mystérieux que grammaticalement incorrect. 

mercredi 27 mai 2015

La saga du bracelet connecté




Puisque d'après mon généraliste (et mes propres observations), ce dont j'ai besoin pour perdre du poids, ce ne sont pas des séances d'exercices intenses et courtes comme mes vidéos de fitness, mais des efforts modérés soutenus sur une assez longue période, j'ai fini par sauter le pas et faire une chose à laquelle je songeais depuis plus d'un an: investir dans un bracelet connecté. Je fonctionne beaucoup aux objectifs concrets et quantifiés, donc, je me disais qu'un appareil qui m'indique le nombre de pas parcourus chaque jour et me donne une étoile quand j'ai atteint le seuil fixé parviendrait sans doute à me faire sortir de chez moi pour marcher. Pendant notre séjour en Suisse, mon amie Marika m'a fait essayer le sien, un UP de Jawbone. J'ai trouvé ça super moche mais pas gênant à porter et simple d'utilisation (très important pour la quiche technologique que je suis). Du coup, j'ai décidé de m'en commander un dès notre retour en Belgique... 

Dimanche 17: à peine ai-je posé ma valise que je me précipite sur mon MacBook. Après un très rapide tour d'horizon, j'opte pour un UP24, le modèle le plus récent de la marque, en orange plutôt qu'en noir parce que c'est pratiquement moitié prix pour le même produit (75 euros contre 130), en taille S parce que le M de Marika m'était un peu grand, et sur le site de la Fnac belge. Aucun délai de livraison n'est indiqué; je croise les doigts pour que ça arrive vite. 

Lundi 18 - mardi 19: je marche longuement en pestant de ne pas savoir combien de kilomètres j'ai parcourus.

Mercredi 20: je suis en train de crever d'impatience quand je reçois un mail m'indiquant que mon bracelet vient d'être expédié. Hourra!

Jeudi 21: je reçois un nouveau mail m'indiquant que le produit est temporairement indisponible, mais qu'on me préviendra dès qu'il reviendra en stock - très rapidement, me promet-on. Mécontente, j'annule ma commande et décide d'aller me fournir ailleurs. En magasin, par exemple. Afin de ne pas me déplacer pour rien, je tente de me renseigner d'abord. Les deux Fnac de Bruxelles ne décrochent JAMAIS leur téléphone, ni l'une ni l'autre. Chez Media Markt, une jeune femme me répond, mais m'informe que le produit n'est plus référencé chez eux. Agacée, je me résous à commander sur Amazon où le UP24 orange est plus ou moins au même prix que sur la Fnac, et pour la peine, j'ajoute 8€ de frais de port express, histoire d'être livrée dès le lendemain. J'essaie de faire appel aux services d'Amazon le moins possible (surtout pour les produits techniques dont je pourrais avoir besoin de faire jouer la garantie un jour), mais si ce sont les seuls suffisamment bien organisé pour me fournir ce que je cherche...

Vendredi 22: aucun livreur UPS ne sonne à ma porte. Bien organisés, mon fondement. Vers 23h, je contacte le chat du service clients Amazon. "Veuillez nous excuser, nous avons eu un problème au moment de l'expédition, votre bracelet vous parviendra au plus tard mardi prochain." Whaaaaaat? Et alors qu'ils passent leur vie à m'envoyer douze millions de mails inutiles, cette fois, ils n'ont pas jugé bon de m'avertir que le produit que je voulais assez vite pour payer un supplément arriverait encore plus lentement qu'une commande ordinaire en frais de port gratuits? Je ne crie pas sur mon interlocutrice, je sais bien qu'elle n'y est pour rien, mais je suis fortement énervée. Je l'informe que je vais chercher le produit en magasin le lendemain, et que si je le trouve, je refuserai la livraison UPS. En attendant, elle procède au remboursement de mes 8€ - vraiment, juste le minimum syndical. 

Samedi 23: je fais un tour à la Fnac Toison d'Or. Le UP24 est référencé en noir seulement, à 149€, et de toute façon le rayon est vide. Bon, ben je vais attendre la livraison UPS alors.

Lundi 25: j'espère brièvement que "mardi au plus tard" pourrait signifier "lundi", avant de me rendre compte que... c'est férié aujourd'hui. Groumpf.

Mardi 26: dès 9h du matin, je surveille la page de suivi de commande, la rafraîchissant tous les quarts d'heure pour voir si le statut de mon colis est passé de "en transit" à "en cours de livraison". Il est toujours officiellement à l'entrepôt d'UPS quand le livreur sonne enfin à ma porte (alors que d'habitude, mes colis sont déclarés livrés la veille du jour où je les réceptionne... faut pas chercher à comprendre). J'ouvre fébrilement mais proprement l'emballage, au cas où il y aurait un souci. Le S est un poil juste, mais le M était vraiment trop grand, donc je m'en accommoderai. Je mets le biniou à charger, et au bout d'une heure et demie, ce n'est toujours pas terminé, alors tant pis: je sors faire ma promenade du jour sans lui. Quand je reviens, je galère un petit moment pour le synchroniser avec l'application (malgré le "tu vas voir, c'est super facile" de Marika qui ne mesure pas ma quichitude technologique intersidérale). Et comme je suis un poil parano, je ne lui donne pas mon vrai nom ni mon adresse mail principale en remplissant mon profil détaillé.

Voilà, je suis désormais équipée! A partir du retour des Imaginales, mes objectifs hebdomadaires seront les suivants: 3 jours avec une séance de fitness de 45 mn; 4 jours à 10 000 pas (= 5 km, avec mes petites jambes) au moins. J'adapterai ensuite en fonction de l'évolution de ma courbe de poids et de mon pourcentage de graisse, puis de la météo au retour de la mauvaise saison. J'avoue que j'ai hâte de voir ce que ça va donner!

mardi 26 mai 2015

10 ans déjà




Aujourd'hui, ce blog a dix ans.

Je n'ai pas vu passer le temps depuis sa création. Dieu sait pourtant que cette décennie fut une période riche en événements. En 2005, je vivais à Monpatelin avec un homme qui ne me correspondait pas du tout, et notre couple commençait à sentir sérieusement le roussi. J'avais acheté un appartement peu de temps auparavant. J'étais un poil déprimée, pas très heureuse de ma vie, mais je ne me résolvais pas encore à tout chambouler. J'avais arrêté la danse et les arts martiaux, je ne bougeais plus du tout. Par contre, j'adorais mes road trips américains entre amis.

En 2015, je partage mon temps entre Monpatelin et Bruxelles. J'ai une vie de couple géniale, et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. Je viens juste de me mettre au fitness, même si je ne sais pas trop ce que ça donnera à long terme. J'ai perdu des êtres chers et développé beaucoup d'angoisses que je n'avais pas autrefois; en contrepartie, je pense être globalement une meilleure personne. Si je ne voyage pas autant que je l'aimerais, j'espère que ça va s'améliorer dans les années à venir. Beaucoup de choses continuent à me révolter, mais j'ai l'impression d'avoir trouvé le mode d'emploi de la vie.

Et non seulement mon blog n'est pas étranger à ces changements positifs, mais je peux même dire qu'il en fut l'instrument principal. C'est grâce à lui que j'ai rencontré Chouchou et plusieurs de mes amis actuels, mais aussi gardé le contact avec les anciens. C'est lui qui m'a permis d'assouvir mes envies d'écriture et de partage. C'est lui qui me sert de fil conducteur et de témoin. C'est pour l'alimenter que j'ai appris à faire de meilleures photos et multiplié les expériences en tout genre. C'est lui qui me permet de relativiser et de sublimer mes déboires. C'est lui qui m'incite à tenir les engagements que j'ai pris de manière publique, à aller jusqu'au bout de mes résolutions (ou au moins, de la plupart d'entre elles). C'est lui qui m'offre le cadre nécessaire à la réalisation de mes nombreuses idées.

Sans lui, ma vie ne serait tout simplement pas la même.

En dix ans, j'ai écrit plus de 4300 billets - dont une cinquantaine qui ne seront jamais publiés - sur des sujets tellement hétéroclites qu'il m'est impossible de dégager une ligne éditoriale claire. Je n'ai qu'une règle incontournable: ne pas utiliser ce blog pour régler mes comptes. Pour le reste, si j'ai envie de parler de quelque chose, j'en parle. Ca m'amuse d'ailleurs beaucoup de voir que le plus lu de tous mes billets est le compte-rendu de ma première coloscopie, un sujet pas franchement glamour! Quant au billet que dont je suis le plus fière, il n'a pas changé depuis sept ans. Je suis par ailleurs toujours très fan du nom "Le rose et le noir", qui malgré mon évolution continue à me résumer parfaitement, et un peu stupéfaite de voir que malgré mon absence d'efforts pour promouvoir ce blog, il reçoit en moyenne 1500 visiteurs uniques par jour.

Je vous remercie tous de me lire, et je rempile bien volontiers pour dix ans de plus ♥

lundi 25 mai 2015

Maison Flagey, l'émerveillement des sens à Bruxelles



Début avril, une maison d'hôtes unique a ouvert à Bruxelles, au bord des étangs Flagey. Chineur passionné depuis son plus jeune âge, Vincent Liesnard a pris ses quartiers dans une superbe bâtisse Art Nouveau construite en 1904 par Ernest Blérot, qu'il a aménagée avec un goût exquis et un soin du détail poussé à l'extrême. J'ai eu la chance d'y passer une nuit la semaine dernière, et je peux vous dire que c'était une expérience paradisiaque après laquelle j'ai eu bien du mal à retourner à la vie réelle! A la Maison Flagey, tout a été conçu pour solliciter et combler les cinq sens des hôtes...



LA VUE

Cinq, c'est aussi le nombre de chambres disponibles, depuis la plus petite (la Gypsy) jusqu'à la plus grande (la Suite Royale). Si chacune possède sa propre personnalité et son propre charme, toutes ont été rénovées il y a quelques années: les planchers d'origine ont été poncés et remis à neuf, les carreaux abîmés refaits à l'identique et remplacés... Le décor est donc à la fois authentiquement Art Nouveau et en excellent état un siècle après l'avènement de ce style. Par contraste, toute la maison est équipée en domotique - par exemple, les lumières s'allument et s'éteignent seules sur le passage des occupants. Ainsi bénéficie-t-on à la fois du charme de l'ancien et du confort de la modernité. 

Petite visite guidée en images. Commençons au troisième et dernier étage, où se font face la Gypsy et la Chambre Verte, dans laquelle j'ai dormi...


LA GYPSY





Coup de coeur pour: 
- la vasque sans bonde de la salle de bain, que l'on vide en la faisant pivoter sur son axe.
- la lampe à oiseaux créée par Matthieu Challières
- le grand et vieux miroir au cadre argenté


LA CHAMBRE VERTE




Coup de coeur pour:
- la salle de bain sous les toits, avec ses baies vitrées à commande électrique donnant sur les étangs Flagey, sa baignoire à pieds et le confortable petit fauteuil où j'ai passé une heure délicieuse à lire tandis que la pluie tambourinait aux carreaux


Descendons ensuite au deuxième étage où l'on trouve les chambres de taille intermédiaire, la Chambre Préférée et le Cabinet de Curiosités.


LA CHAMBRE PREFEREE




Coup de coeur pour: 
- la petite terrasse à l'abri des regards indiscrets, où l'on peut se prélasser sur deux chaises longues en tek les jours de beau temps
- l'incroyable lampe en bulles de verre multicolores, fabriquée par un artisan syrien


LE CABINET DE CURIOSITES




Coup de coeur pour:
- la somptueuse robinetterie cuivrée de la douche
- la lumière qui entre à flots dans la chambre


La dernière chambre, la plus somptueuse de toutes, se trouve au premier étage face à la salle à manger où le petit-déjeuner est servi chaque matin. 


LA SUITE ROYALE






Coup de coeur pour:
- le dessus de lit scandinave en velours prune incroyablement doux
- la baignoire à pieds face aux fenêtres donnant sur un mur couvert de lierre
- l'hallucinante douche ornée d'une fresque de mosaïque, dans laquelle une dizaine de personnes tiendraient à l'aise, et dont le jet produit un effet "pluie amazonienne"


LE TOUCHER



Les chambres de la Maison Flagey ne sont pas seulement agréables au regard: les gens tactiles comme moi ne pourront s'empêcher de tripoter tout ce qui leur tombera sous la main. J'ai déjà évoqué l'incroyable douceur du couvre-lit en velours prune de la Suite Royale (il y a le même en moutarde dans le Cabinet de Curiosités); je peux également vous dire que je n'avais jamais eu le plaisir de m'essuyer au sortir de ma douche avec des serviettes aussi épaisses et moelleuses. Quant aux poignées de porte ouvragées, aux thermostats des radiateurs et surtout aux carrelages en relief des salles de bain, tous plus beaux les uns que les autres, leurs motifs en léger relief ont fasciné le bout de mes doigts... 


L'ODORAT



Un bouquet de pivoines fraîches (mes fleurs préférées...) embaumait discrètement la salle à manger le matin où j'étais là. Mais surtout, surtout... Vincent fait fabriquer exprès pour la Maison Flagey deux sortes de savons bios, l'un au thé vert et l'autre à l'iris. Ayant l'odorat aussi développé que sélectif, je suis souvent rebutée par les produits de bain. Ceux-là m'ont complètement envoûtée. Une semaine après, je sens encore le parfum de ce savon à l'iris avec lequel je me suis douchée (dédaignant le mini-flacon de gel douche L:A Bruket pourtant fait pour ça). Vincent a prévu de les commercialiser d'ici quelques mois, avec des bougies assorties: j'en trépigne d'impatience!


LE GOUT





Pour le buffet du petit-déjeuner (boissons chaudes, oranges pressées, viennoiseries, pain frais, charcuterie belge, fromage, yaourt, céréales, confiture...), Vincent a choisi de proposer un maximum de produits bios. Mention spéciales aux croissants franchement délicieux - et je suis hyper difficile en la matière.


L'OUIE



Comme la Maison Flagey se trouve du côté résidentiel des étangs, elle est très calme pendant la nuit. Dans la journée ou en soirée, les hôtes peuvent s'installer au salon (qu'il est possible de louer pour des réunions ou autres événements) où joue une station de musique classique. Et pour ceux qui ne voudraient pas rater leur programme préféré, toutes les chambres sont équipées d'une télévision à écran plat.


Je pense que vous l'aurez compris: je n'ai pas de qualificatif assez élogieux pour cet endroit magique qu'est la Maison Flagey. Vincent, dont l'accueil chaleureux m'a immédiatement mise à l'aise, a su en faire un lieu hors du temps et du stress qui règne à l'extérieur, un havre de paix luxueux et douillet. Quant aux prix, ils sont tout simplement inégalables pour cette qualité de prestation: de 120€ la nuit, pour la Gypsy, à 220€ pour la Suite Royale, petit-déjeuner inclus. Que vous soyez de passage à Bruxelles pour un week-end en amoureux, ou que vous habitiez dans le coin et souhaitiez vous offrir une nuit romantique pour une occasion spéciale, je ne peux que vous recommander la Maison Flagey!

Avenue Général de Gaulle 39
1050 Bruxelles
contact@maisonflagey.com

dimanche 24 mai 2015

Les brèves de la semaine #21




- Lundi matin, je profite des offres de mai sur le site de Nat & Nin pour m'offrir un beau camera bag cacao dont le format me semble idéal.

- Je reçois ma robe planisphère. Elle est très belle et, coupée sur mesure, me va comme un gant. Mais à cause de la raideur du tissu, le bustier baille dès que mes épaules s'affaissent fût-ce d'un millimètre - or, j'ai une tendance prononcée à l'avachissement. Je pense qu'il va falloir que je fasse rajouter des bretelles pour contrer toute velléité d'évasion mammaire.

- Le soir, après avoir dîné avec Chouchou au Takumi dont le serveur m'a reconnue immédiatement, je m'aperçois que... mon portefeuille n'est pas dans mon sac.  Du coup, alors que nous passons la nuit à la Maison Flagey, Chouchou fonce à l'appartement pour vérifier que je l'ai bien oublié là-bas après en avoir sorti mes reçus Visa la veille - ce qui est le cas, ouf!

- Mardi, je goûte le chocolat blanc vanille de Villars rapporté de Suisse. C'est une tuerie. Pourquoi, mais pourquoi n'en ai-je acheté qu'une seule tablette? Comme je me menace de me couvrir le visage de cendres et de le lacérer avec mes ongles, Marika propose de m'en apporter aux Imaginales le week-end prochain. L'absence de subtilité, parfois, ça paie. En calories sucrées.

- Je plaçais de grands espoirs dans l'adaptation télé de "Jonathan Strange and Mr. Norrell", un de mes bouquins préférés de tous les temps. Hélas, je la trouve si indiciblement chiante que je lâche l'affaire à la moitié du premier épisode.

- La kalankoe offerte par ma belle-mère pour "la fête des femmes" n'aura survécu que deux mois et demi à mon fluide négatif avec les plantes. RIP fleurettes roses.

- Vendredi, alors que je reconstitue mes stocks de You Zhi Hua Cha, la propriétaire du Nong Cha m'explique que ses amis n'aiment pas le thé, qu'ils sont exclusivement "café et alcool". Quel gâchis. Si j'étais l'amie de cette dame, je passerais mon temps à la harceler pour qu'elle me fasse goûter tout son stock.

- Je suis émue mais aussi attristée par les réactions à mon billet sur la confiance en soi qui confirment mes soupçons. Toutes ces filles formidables qui doutent d'elles à ce point, quel gâchis! L'espace d'un instant, ça me donne envie de devenir coach en boostage d'ego. Puis je me souviens que je suis absolument nulle en relations humaines.

- Le même jour, je prends l'apéro au Berger avec des lectrices bruxelloises pour les 10 ans du blog. Ayant décidé de sortir de ma zone de confort cocktailesque, je renonce au Cosmo et au Mojito habituels en faveur d'un Para (vodka, passoa, soda citron, framboise). J'aurais bien testé un des nombreux cocktails de la semaine, mais ils contenaient tous du bitter ou du piment.

- En rentrant chez moi, je découvre dans ma boîte mail une proposition de série à traduire qui arrivera juste à point pour prendre le relais de "Pretty Little Liars", laquelle se termine au printemps prochain et m'occupait tout de même deux mois par an depuis huit ans. Je dois avoir une bonne étoile professionnelle, parce que chaque fois que je crains de me retrouver au chômage technique, une opportunité se présente.

- Samedi, journée un peu maussade, j'en profite pour apporter deux gros sacs de bouquins à revendre chez Pêle-Mêle, faire une lessive et une séance de fitness, rédiger un très long article sur ma nuit magique à la Maison Flagey, préparer une tarte à la rhubarbe (ma meilleure jusqu'ici!) et une soupe de radis noir et réfléchir au prochain challenge sur le blog.

- Je pensais qu'il était impossible de tourner un mauvais film avec Bill Murray. Je me trompais, comme le prouve "St. Vincent", convenu et nian-nian à souhait.

- J'ai décroché du Body Revolution depuis un mois parce que 1/les exercices devenaient trop difficiles 2/mon généraliste m'a dit que ça n'était pas le bon type d'activité physique pour moi. Depuis 4 semaines, je me contente de faire 3 séances de fitness par semaine et de marcher davantage. Hé bien dimanche matin, je suis à mon poids le plus bas depuis début janvier.

- En parlant de marcher, le fil rouge de ma semaine aura été ce qu'il convient de nommer "la saga du bracelet connecté" (toujours pas clôturée à l'heure où je publie ceci), mais je pense qu'elle mérite son propre billet.

Bonne semaine à tous!

samedi 23 mai 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (9)




1. Comptoir Florian, Bruxelles 2. Walkin'Thai, Bruxelles 3. MangaKat Café, Bruxelles 4. Taihon, Bruxelles 5. AMI, Bruxelles 6. Yéti 2, Bruxelles 7. Samouraï Ramen, Bruxelles 8. Le Cercle des Voyageurs, Bruxelles 9. Chicag'Hostel, Toulon 10. Le Vog, Toulon 11. La Fabbrica di Marco, Toulon 12. Le Chantilly, Toulon 13. Gare du Nord, Paris 14. M&S Café, Bruxelles 15. Hôtel Le Berger, Bruxelles

La revue de presse du week-end #22




[DEVELOPPEMENT DURABLE] La campagne de désinvestissement des énergies fossiles gagne l'Europe.

[ECONOMIE] Six grandes banques condamnées pour manipulation des taux de change.

[FEMINISME] Un billet de blog génial qui démontre combien les détails sont importants ("mademoiselle", les jouets genrés...) et comment, même avec les meilleurs intentions du monde, on peut se laisser conditionner par ceux qui composent insidieusement notre culture, que ce soit en matière de féminisme ou d'antiracisme. Vraiment, lisez-le. 

[FEMINISME] "Bats-toi comme une fille", lettre percutante d'une maman québécoise à son jeune fils

[PHOTOS] Aux Pays-Bas, des portraits d'enfants transgenres révèlent la personne qu'ils sont vraiment.

[POLITIQUE] L'unanimité à l'Assemblée Nationale contre le gaspillage alimentaire, enfin!

[SCIENCES] A 102 ans, elle obtient enfin sa thèse rejetée sous le régime nazi pour "raisons raciales".

vendredi 22 mai 2015

Le meilleur conseil que je puisse donner à mes amies





Un mal insidieux sévit dans les rangs de mes copines: le manque de confiance en soi. 

Pourtant, elles sont vachement bien mes copines. Drôles, intelligentes, compétentes dans leur boulot, douées de leurs mains, bienveillantes, toujours prêtes à défendre leurs valeurs... Elles auraient largement de quoi être fières d'elles. Au lieu de ça, elles doutent en permanence de leurs capacités, et souvent, ça les empêche d'avancer - de réclamer une augmentation bien méritée, de se lancer dans une formation, de voyager en solo, de draguer ce type sûrement trop bien pour elles, d'oser changer de vie, de réaliser leur potentiel et s'épanouir pleinement. 

Ca me désole, parce que de l'assurance, moi, j'en ai limite trop. Je suis persuadée que non seulement je mérite tous les trucs chouettes que je convoite, mais que je suis probablement capable de les obtenir si je bosse dur. Du coup, j'ose tout ou presque, et neuf fois sur dix, ça marche. J'aimerais tellement pouvoir transmettre un peu de ça à mes copines! Avoir davantage confiance en elles changerait leur vie, j'en suis sûre. 

Du coup, je m'en vais vous raconter comment j'ai eu le déclic. 

Nous sommes... début 1991 à Sup de Co Toulouse. A l'époque, je suis super mal dans ma peau et encore plus mal à l'aise parmi mes camarades. La plupart d'entre eux sont issus de milieux bourgeois, pleins de la belle assurance que donne le fait d'avoir grandi dans une famille cultivée/friquée et toujours entendu qu'ils étaient la future élite de la France (je caricature un peu pour les besoins de l'anecdote). Pour ne rien arranger, ce sont déjà de jeunes adultes tandis que je n'ai pas encore quitté l'adolescence. Le fossé entre nous est immense. Je suis le vilain petit canard au milieu d'un troupeau de cygnes, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne fait pas de merveilles pour mon estime de moi. 

Ce jour-là, donc, je suis enfermée dans une salle de classe avec la vingtaine d'autres étudiants de mon option majeure, "Gestion des produits de grande consommation". Un intervenant extérieur nous fait un cours sur la prise de contact téléphonique, nous expliquant diverses tactiques pour décrocher un rendez-vous même quand la personne au bout du fil n'est pas très chaude à la base. Vient le moment des exercices pratiques, où chacun de nous tour à tour doit appeler un professionnel pas dans la confidence tandis que le reste de la classe écoute la conversation sur haut-parleur. 

Il faut savoir un truc (qui n'a pas changé depuis toutes ces années): je HAIS le téléphone. J'utilise énormément le langage non-verbal, à la fois pour m'exprimer et pour décoder l'humeur de mon interlocuteur. En aveugle, je ne sais pas doser mes conversations, c'est une vraie torture. Je suis fébrile, les silences m'angoissent, j'ai les paumes moites, je fais les cent pas en parlant pour canaliser ma nervosité... L'horreur. Alors, me livrer à ce genre d'exercice sous les yeux de tout un groupe de mes camarades, vous imaginez. 

Une chose me sauve cependant: nous passons par ordre alphabétique; je suis donc une des dernières à m'y coller. Et avant ça, je vois tous mes camarades si sûrs d'eux se planter dans les grandes largeurs - exécuter les consignes à la lettre et ne quand même pas réussir à décrocher le fameux rendez-vous à froid. Au mieux, on leur propose de rappeler plus tard. Du coup, quand vient mon tour, j'ai un peu moins la pression. 

Et je ne sais pas ce qui me prend, mais dès l'instant où j'ai mon interlocuteur en ligne, malgré mon coeur qui bat à cent à l'heure et mon corps trempé de sueur, je me glisse dans la peau de quelqu'un d'autre, une femme pleine d'assurance qui fait une faveur à cette personne en lui proposant un rendez-vous. Péremptoire et suave à la fois, je lui promets qu'il ne regrettera pas le temps qu'il m'accordera pour parler d'un sujet à propos duquel je reste volontairement mystérieuse (et pour cause: je n'ai aucune instruction spécifique, ni aucune idée de ce que ce type fait dans la vie!), mais dont je sous-entends qu'il a tout à y gagner. Je suis sans doute plus dans le registre de la séduction que du professionnalisme, mais ça marche: mon interlocuteur me fixe un rendez-vous ferme pour le vendredi suivant. 

Quand je raccroche, l'intervenant extérieur et toute la classe m'applaudissent. 

Ce jour-là, j'ai été la seule à atteindre l'objectif fixé. Et cette minuscule victoire a provoqué un déclic en moi. Je faisais du jeu de rôle assez intensivement depuis cinq ans déjà, et je me suis rendu compte que je pouvais utiliser ça dans tous les autres domaines de ma vie. Que confrontée à un problème insoluble pour moi, il me suffisait d'invoquer la personnalité de quelqu'un d'autre, quelqu'un qui serait parfaitement capable de gérer cette situation, quelqu'un qui possèderait l'assurance que je n'avais pas. 

Peu de temps après cette anecdote, j'ai dû me soumettre à un autre exercice scolaire pour lequel il fallait parler devant une caméra. J'étais morte de trouille. J'ai fait semblant d'être une journaliste parfaitement à l'aise devant un objectif. Cette fois encore, mon naturel a bluffé tout le monde. Depuis, je n'ai plus aucun problème à m'exprimer devant une caméra ou un public de plusieurs centaines de personnes, comme ça m'est arrivé par la suite. 

Et au fil du temps, il s'est passé un truc assez curieux: à force de feindre l'assurance et, du coup, d'obtenir une grande partie de ce que je réclamais, ou de réussir dans la plupart des tâches que j'entreprenais, j'ai fini par devenir réellement sûre de moi. En persuadant les gens que je méritais toutes ces choses, je m'en suis persuadée aussi. C'était un cercle vertueux où chaque nouvelle victoire me renforçait dans ma conviction et faisait que le masque initial devenait un peu plus ma vérité personnelle.

Alors, si j'ai un conseil à donner à toutes mes fabuleuses copines bourrées de doutes, c'est le suivant: les qualités qui vous manquent, faites semblant de les avoir jusqu'à ce que vous les développiez pour de bon. Vous verrez, c'est magique. 



I-docens One




En cherchant des activités pour nous distraire durant notre séjour en Suisse, Lady Pops a découvert un escape game situé du côté de Vernayaz, dans un coin passablement paumé. I-docens One occupe un ancien abri militaire: les amateurs de décors "bruts", ambiance post-apocalyptique, devraient adorer. C'était le 6ème jeu de ce type que je testais avec Chouchou; notre équipe de 5 personnes comprenait en outre les novices Lady Pops, sa fille Miss A. (12 ans) et notre amie Marika.

Première spécificité: ici, il n'y a pas de chrono visible, et aucun système audio-vidéo permettant au responsable du site de communiquer avec les participants. Nous avons donc tout fait sans indice quasiment jusqu'à la fin, d'où quelques longueurs par moments. Des boîtes contenant la solution des énigmes les plus complexes sont à disposition des joueurs, mais le fait d'en briser les scellés pour regarder dedans entraîne une pénalité de X minutes à chaque fois, et nous préférions trouver par nous-mêmes - aussi, nous n'y avons pas touché.

Deuxième spécificité: pas d'électricité à l'intérieur de l'espace de jeu; tout se fait à la lumière de lampes frontales, ce qui ajoute à l'ambiance légèrement flippante du lieu. Troisième spécificité: là où les autres escape games testés précédemment se déroulaient dans un espace de trois pièces contiguës au maximum, ici, il y en a bien davantage: on ne sait pas trop quand on va en voir le bout! Quatrième et dernière spécificité: les joueurs ne sont pas enfermés; le but n'est pas de trouver un moyen de sortir, mais une clé USB sur laquelle figurent les noms de tous les participants.

Pour le reste, le principe de base reste le même: il faut fouiller partout et beaucoup, beaucoup se creuser les méninges. Ce qui n'a pas empêché Miss A. de prendre une participation très active au jeu et de découvrir plusieurs éléments cruciaux (I-docens One est ouvert aux enfants à partir de 10 ans, pourvu qu'ils soient supervisés par au moins un adulte). Tous les novices de notre équipe ont adoré, et oui, nous avons réussi à trouver la clé USB, même si nous ne savons pas en combien de temps exactement car personne n'avait pensé à regarder sa montre son smartphone au début.

Plus je teste d'escape games, plus j'adore ça. Le principe très simple se prête à une infinité de variations en matière de thèmes et de décor, et je trouve que c'est vraiment une activité de groupe géniale - en famille, entre amis ou même collègues pour faire du team building. A titre d'information, les organisateurs d'I-Docens One préparent déjà deux autres jeux sur le même site, plus un autre à Lausanne. Amis helvètes, n'hésitez pas à tester: je vous garantis que vous vous amuserez! Pour nous, la prochaine aventure aura lieu à Bruxelles dans un des décors XIXème d'Escape Hunt.



jeudi 21 mai 2015

Opération sabotage de régime en Helvétie (4/4)


Merci la fondue d'hier soir pour cette nuit remplie de cauchemars; la prochaine fois, je tâcherai d'avoir les yeux moins gros que le ventre. Pour autant, suis-je dégoûtée de la nourriture, ai-je l'appétit coupé pour les deux jours à venir? Même pas. Lorsque nous arrivons sur le coup de 11h à la ferme aux Cretegny, j'ai de nouveau une faim de loup. Et ce serait de toute façon pécher que de ne pas faire honneur à ce superbe brunch presque exclusivement composé de produits fabriqués sur place. J'aime toujours autant la rösti, et cette cuchaule est une merveille. Mais attention au gaspillage: les deux cochons sont au régime! Bien que citadine endurcie, j'avoue: je ne déteste pas l'odeur du crottin. Par contre, la décharge que je me prends en touchant involontairement la clôture électrifiée non signalée de l'enclos des poules et des lapins, je m'en serais bien passée (même si c'est plus surprenant que réellement douloureux). 







Pour l'honneur, une géocache nano rapide et facile à Morges, où les places de parking sont aussi rares que les repas sautés dans l'histoire de ma vie, puis un dernier verre avec Lady Pops et Miss A. dans un salon de thé de la grande rue piétonne, et c'est déjà l'heure de prendre le train pour l'aéroport de Genève. On serait pourtant bien restés quelques jours de plus, fût-ce au péril de la vie de nos estomacs...

(Le lendemain matin, de retour à Bruxelles, je me pèse en frémissant d'avance: je fais exactement le même poids que la veille de notre départ, alors que je me suis gavée et que je n'ai pas fait de fitness pendant 4 jours, juste nettement plus marché que d'habitude. Mon généraliste doit avoir raison quant aux activités bénéfiques pour moi. Je me commande donc immédiatement un bracelet connecté pour m'encourager à accumuler les pas supplémentaires. Mais ceci fera l'objet d'un autre billet!)

mercredi 20 mai 2015

Opération sabotage de régime en Helvétie (3/4)






Ce matin en me levant, je trouve Lady Pops en train de préparer des scones maison. La loi suisse permet-elle de se faire adopter par une personne plus jeune que soi? Moka le lapin de combat a le poil doux comme de la soie, tandis que Timmy le patapouf arbore une magnifique paire d'oreilles hélicoptère. Chouchou se fait prendre en photo sur le ponton du château de Chillon (visité en 2011) pour illustrer son nouveau site professionnel. J'aime bien le concept du croque-monsieur à la béchamel, un peu moins les deux cheveux que je trouve dans mon assiette.




Cette sculpture géniale qui allie science et poésie, entre le parking et le bord du lac à Vevey - est-ce que c'est possible de la piquer en douce pour la rapporter à la maison? Marika nous rejoint en robe bain de soleil et tongs; je porte une jupe d'hiver, des collants et des boots de moto: on dirait qu'on n'appartient pas au même espace-temps. Le timing est serré; modifions nos plans et commençons par faire les courses. Claquer 100€ en fromage (plus 5 tablettes de chocolat), c'est une expérience inédite pour moi. Euh, Chouchou, tu as vu le prix du livre que tu guignes chez Payot? Il coûte 12€ de plus qu'en France; achète plutôt l'e-book sur Amazon!








L'Alimentarium est un bien beau musée, mais peut-on se fier aux informations nutritionnelles diffusées par Nestlé? En attendant, l'expo Détox (très bien foutue) m'apprend deux ou trois choses sur la digestion - j'ignorais par exemple que les vitamines A,D, E et K étaient solubles dans le gras alors que les B et C sont solubles dans l'eau. Et aussi, l'estomac d'un buveur de bière, ça fait un peu peur. "Viens faire des câlins au fenouil violet". En effet, il a une texture tout à fait particulière, comme de la peluche caoutchouteuse. Breaking news: on peut tenir (et même s'attacher) à trois à l'arrière d'une Fiat 500 rose, pourvu que l'une des trois soit une Miss A. filiforme. La fondue moitié-moitié, c'est très bon; la fondue au vacherin, c'est encore meilleur, mais la fondue au fromage de chèvre, accompagnée d'olives noires et de tomates séchées, ça tabasse TOUT. Le problème, c'est que je ne sais pas m'arrêter et que j'en mange à peu près deux fois plus que nécessaire pour me rassasier. Compteur calorique du jour: 17 356, à vue de nez. Burps. Et si quelqu'un me chante "Julie la petite olive" encore une fois, je le noie dans le fond du caquelon, merci, bisous.