mardi 30 juin 2015

Juin 2015



PAL été 2015




Mes copines Kleo et Shermane ont dressé récemment la liste de leur Pile à Lire. Or il se trouve que, faisant un mois de No Buy en juillet, j'espère bien profiter de cette occasion pour diminuer la taille de la mienne. J'en profite donc pour la partager ici - sans compter les livres que je suis en train de lire, ni ceux en attente à Monpatelin. 37 bouquins en tout, ça peut paraître beaucoup dans l'absolu, mais parmi mes fréquentations, je dois être une de celles dont la PAL est la plus modeste!

ROMANS

Fantasy
The republic of thieves (Scott Lynch)
Dragons of the hourglass mage (Margaret Weiss/Tracy Hickman)
Arcadia, l'intégrale (Fabrice Colin)
Fées, weed et guillotines (Karim Berrouka)
The girl who circumnavigated Fairyland in a ship of her own making (Catherine M. Valente)
A natural history of dragons (Marie Brennan)*
A madness of angels (Kate Griffin)
Zombie Iceland (Nanna Arnadottir)
The name of the wind (Patrick Rothfuss)
The school for good and evil (Soman Chainani)

Littérature générale
The goldfinch (Donna Tartt)
Hélianthe (Stefano Benni)
Marelle (Julio Cortazar)
Lord Stranleigh (Robert Barr)
Dolores Claiborne (Stephen King)
Discordance (Anna Jorgensdotter)
Le livre du roi (Arnaldur Indridason)
Un monde ailleurs (Stewart O'Nan)
La lettre à Helga (Bergsveinn Birgisson)
Alors vous ne serez plus jamais triste (Baptiste Beaulieu)
We are not ourselves (Matthew Thomas)
Chanson pour bestioles (Cécile Reyboz)
Catherine Certitude (Modiano/Sempé)
Ma grand-mère vous passe le bonjour (Fredrik Backman)
What we found in the sofa and how it saved the world (Henry Clark)
Speak (Laurie Halse Anderson)

RECITS/ESSAIS/DEVELOPPEMENT PERSONNEL/POESIE
The roads to Sata (Alan Booth)
Le Mokafé (Christiane Levêque)
Les quatre accords toltèques (Don Miguel Ruiz)
La magie du rangement (Marie Kondo)
Alternativez-vous (Christiane Hessel)
Haïkus du temps présent (Madoka Mayuzumi)

BEDE/MANGA
Billy Brouillard: le chant des sirènes (Guillaume Bianco)
La fille de la plage (Inio Asano)
A silent voice T1 (Yoshitoki Oima)
Food wars T1 (Yuto Tsukuda/Shun Saeki)
Je reviendrai vous voir (George Morikawa)

lundi 29 juin 2015

Où je découvre que j'ai le registre émotionnel d'une barbare - merci, Pixar!



Hier, donc, Chouchou et moi sommes allés voir "Inside out" - "Vice-versa" en français, titre qui n'a absolument rien à voir avec la choucroute et encore moins avec le film qu'il est censé désigner, mais passons. Sans surprise, le dernier Pixar est un dessin animé très intelligent, à la fois drôle, émouvant et instructif, qui plaira aussi bien aux petits qu'aux grands. Sa géniale idée de base consiste à mettre en scène sous forme de personnages les cinq émotions majeures qui dictent le comportement des gens: la Joie, la Tristesse, la Peur, la Colère et le Dégoût. Le film parle de construction de la personnalité et de structure de la mémoire; il illustre le fonctionnement et les limites de la psychologie positive, le tout d'une façon ludique et digeste. Bref, une grande réussite. 

Bien entendu, à la sortie, je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger: qui est aux commandes dans mon QG à moi? Quelles sont les émotions qui me gouvernent? J'ai beau tourner et retourner la question dans tous les sens, je n'en vois que trois: la Gratitude (qui est une version un peu plus calme et plus stable - plus mature, disons - de la Joie), l'Angoisse et la Colère. Parfois la première et la deuxième cohabitent bizarrement; parfois la deuxième et la troisième font équipe. C'est à peu près tout. En gros, j'ai le registre émotionnel d'une barbare. Ma Tristesse, je l'ai étouffée sous un oreiller depuis belle lurette: trop douloureuse, impossible à gérer. 

Quand nous sommes sortis du cinéma, je me suis arrêtée pour donner une pièce à un SDF. Il a levé vers moi des yeux bleus très clairs et un sourire rayonnant, et dans un mauvais français, il m'a dit qu'il prierait Dieu de me bénir parce que j'avais bon coeur. Franchement, ça m'a donné envie de foutre des coups de pied dans les murs et de mettre le feu aux façades. Comment, pourquoi y a-t-il de nos jours des gens contraints de mendier à genoux - à genoux, putain - sur les boulevards d'une grande ville riche comme Bruxelles? Si je commence à m'attrister, je n'en finirai jamais de pleurer sur les malheurs du monde. Je préfère nourrir ma rage, même si elle n'est pas nécessairement plus productive. 

Je ne m'autorise pas plus à être triste qu'à me montrer vulnérable. La Tristesse, quand j'étais encore capable d'en éprouver, me ravageait dans des proportions insoutenables, à me donner envie de me jeter par la fenêtre pour la faire voler en éclats. Je lui préfère la Colère, plus sombre mais plus énergique, qui pousse vers l'avant au lieu de clouer à terre. C'est d'ailleurs le seul trait que je partage avec Anita Blake, l'héroïne flingueuse et impitoyable d'une des séries que je traduis. Pas d'attendrissement inutile: il me faut des actes. Des flammes qui purifient plutôt que des larmes qui noient.

(Si vous n'avez pas vu le dessin animé et que vous ne voulez pas être spoilé, arrêtez-vous de lire ici.)

Pourtant, dans "Inside out", c'est la Tristesse qui sauve tout à la fin, en poussant la jeune héroïne à baisser ses défenses pour révéler à ses parents combien elle est malheureuse, et donc leur permettre de l'entourer et de l'aider. J'étais prête à concéder qu'il y avait peut-être quelque chose à apprendre de "The Art of Asking", le mémoire d'Amanda Palmer qui traite essentiellement de vulnérabilité. Mais si Pixar se mêle aussi de me donner des leçons de vie, où va-t-on? 

Walaku, la perle japonaise secrète de Paris




Pour un peu, j'ai failli ne jamais découvrir le Walaku. C'est au hasard d'une conversation entre Mélusine et Kettch sur Facebook que j'ai appris qu'ils mangeaient ensemble dans "un super resto japonais" samedi dernier. J'ai demandé si je pouvais m'incruster, et justement, ils avaient une place libre, Andoryss s'étant décommandée pour de sombres raisons de déménagement transeuropéen. "Tu vas voir, c'est très spécial, m'a prévenue Mélusine. C'est un menu bento unique à 32€, tu ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais tout est toujours raffiné et génial." Ah, euh. C'est que je ne mange ni poisson cru ni fruits de mer, qui comptent tout de même parmi les ingrédients principaux de la cuisine nipponne. "Pas de problème, ils sont adorables, je leur ai déjà signalé l'allergie aux champignons de Hélie, je vais leur demander s'ils peuvent éviter de te mettre ça dans ton repas." Ils pouvaient. 




Le Walaku fait partie de ces adresses fabuleuses sur lesquelles on ne tombe pas par hasard: situé dans une rue calme, loin du quartier Saint-Anne ou de toute attraction touristique, le restaurant n'a pas d'enseigne, et sa devanture beige est la moins racoleuse du monde. A l'intérieur, seulement huit places: quatre au comptoir derrière lequel le chef officie avec dextérité, et quatre autour d'une table près de la fenêtre. Autant dire que ce n'est pas un endroit où venir avec toute une bande d'amis, qu'il vaut mieux réserver bien à l'avance et ne pas être trop pressé car les bentos sont préparés chez Aida, restaurant japonais étoilé situé non loin de là. 




La nourriture était tout à fait à la hauteur des descriptions de Mélusine. Je ne suis pas certaine d'avoir identifié tout ce que j'ai mangé, je sais juste que 1/le tofu grillé, ce n'est pas facile à couper avec des baguettes à cause de la "peau" qui résiste 2/dépiauter une joue de poisson avec des baguettes, ce n'est pas évident non plus 3/tout était fabuleusement bon, y compris le riz et la soupe miso, les deux accompagnements les plus humbles de ce bento de luxe (qui était précédé d'une entrée non photographiée).




Mais le meilleur, je crois, c'était le dessert (servi avec un thé compris dans le menu, et suivi d'une sorte de pousse-dessert non-photographié). Je ne suis pas fan de pâtisseries japonaises; pourtant, j'ai complètement craqué sur le doryaki à la pêche blanche, sorte de sandwich de pancakes avec de la pâte de haricot rouge et une crème fouettée ressemblant un peu à du mascarpone. Sucré mais pas trop, subtil et délicat, c'était un vrai ravissement des papilles. Hélie en a commandé un à emporter, avec un autre gâteau en forme de fleur rose que le chef a confectionné sous nos yeux éblouis à l'aide d'un tamis et de gestes cabalistiques. (Ses pâtisseries sont présentes sur le stand du Japon à l'Exposition Universelle de Milan - c'est dire si elles sont formidables!)




Bref, j'étais super enthousiasmée, au point que j'ai hésité à en parler ici de peur que des hordes de lecteurs ne prennent le restaurant d'assaut. Puis je me suis dit que je surestimais probablement mon influence, et que ça serait bien dommage de ne pas faire découvrir cette excellente adresse si bien planquée à la poignée de Parisiens que je sais susceptibles de l'apprécier. 

33, rue Rousselet
75007 Paris
Tel: 01 56 24 11 02
Métro: Vaneau (10) ou Duroc (10,13)
Fermé le lundi et le mardi
Réservation fortement conseillée

dimanche 28 juin 2015

Les brèves de la semaine #26




- Lundi, je décide de cesser de me flageller pour ce que je perçois comme de la négligence ou une mauvaise décision. Au lieu de me tourmenter chaque jour jusqu'à fin juillet à propos des trois choses dont je crains qu'elles ne tournent mal, je vais donc partir du principe que je me fais une montagne d'une (triple) taupinière et que tout se passera bien. Ca me sauvera d'un bon mois d'angoisse étouffante, et si j'ai tort de me montrer optimiste, ça n'aggravera de toute façon pas les dégâts à gérer! 

- Mardi, je suis très attristée par la mort du meilleur ami d'Amanda Palmer, qui a raconté les derniers jours passés à son chevet avec toute la sincérité dont elle est coutumière. Je l'admire d'arriver ainsi à se montrer vulnérable jusque dans les pires moments; c'est quelque chose que j'ai toujours honte de faire et... je commence à me demander si je n'ai pas tort, s'il n'est pas possible de s'exposer à ce point sans devenir pathétique pour autant. 

- Mercredi, je reçois une chouette proposition de boulot qui tombe à pic pour boucler mon année 2015. Les 12-17 ans actuels connaissent-ils Diams? Ou vais-je pouvoir traduire le surnom de l'héroïne (qui est aussi le titre du bouquin) par Boulette sans créer de confusion? J'ai jusqu'à début novembre pour me poser la question.

- Jeudi, malgré le fait que les soldes n'ont pas encore commencé à Bruxelles, je craque et décide de passer chez Belgikïe pour faire l'acquisition du sweat rose pâle tout doux (mais cher, très cher) qui hante mes rêves depuis trois semaines. Je me retrouve face à une porte fermée et un panneau "Sorry, today we close at 16h." Il est 16h10. Clairement, l'univers ne veut pas que j'aie ce sweat.

- Ma mère qui se plaignait de problèmes osseux importants et qui craignait de finir paralysée à moyen terme voit un spécialiste qui lui diagnostique une simple méralgie. Gros soulagement dans la famille.

- Vendredi matin, alors qu'il finit sa séance de fitness au club de gym, Chouchou trouve du sang dans ses urines. Il appelle aussitôt son médecin, qui lui dit que la consultation se termine bientôt et que Chouchou doit se présenter très vite avec un échantillon d'urine. N'ayant pas de flacon sous la... main, Chouchou entre au Delhaize le plus proche et pique une des petites bouteilles de plastique vides qui servent à recueillir du jus d'orange fraîchement pressé. Bien vu. Maintenant, on attend les résultats... (C'est gentil de me donner une autre occasion de pratiquer l'optimisme forcé, mais fallait pas, hein.)

- Malade (j'ai chopé la crève en sortant insuffisamment couverte en début de semaine) et inquiète, je me résous à ne pas bosser de la journée et décide quand même de rester au chaud pour être en forme le lendemain. Résultat: ce jour-là, moins de 1000 pas au compteur!

- L'excellente autant qu'inattendue nouvelle de la semaine, c'est la légalisation du mariage pour tous dans l'ensemble des Etats-Unis. Maintenant, y'aurait moyen de faire quelque chose pour interdire la vente d'armes à feu aux particuliers? Merci, bisous. 

- Dimanche, après ma mésaventure thalysienne de la veille, je me réveille avec pas assez d'heures de sommeil au compteur, une bonne migraine et toujours un petit fond de crève. Impossible de me traîner jusqu'au marché alors que le frigo est vide, et encore plus de faire la séance de fitness prévue. La compta attendra un autre jour; les déclarations Sofia et l'art journal très en retard, aussi. La seule chose que je consens à faire, c'est me traîner au cinéma voir "Inside out" comme prévu. 

Bonne semaine à tous.

Le samedi où il fait trop chaud pour les locomotives




Comme toujours si je dois me lever tôt pour prendre un train ou un avion, j'ai peu et mal dormi. Quand j'ai acheté un billet de 1ère classe pour aller à Paris, j'espérais qu'on me servirait un vrai petit déjeuner, pas une mini-tasse de thé et une mini-viennoiserie symbolique. La Poste de la gare du Nord ne vend pas de jolis timbres, mais de bêtes Marianne, ce sera toujours mieux sur mes enveloppes-mystère que les horribles étiquettes d'affranchissement délivrées par les machines. Repasser chez Caroline Abram faire régler mes lunettes rouges qui me font tellement mal à l'oreille droite que je ne les ai pratiquement pas portées depuis leur achat il y a trois mois, puis me dire que comme il fait beau, je vais continuer à pied jusqu'au resto de ce midi: c'est pas dur, il suffit de suivre la rue de Sèvres jusqu'au métro Vaneau. Ayant un peu de temps devant moi, je rentre dans une vraie, grande, belle librairie dont l'existence réchauffe mon petit coeur au point que j'y achète deux guides de Budapest et un vieil album de Sempé que je guignais depuis l'expo de l'Hôtel de Ville. Un peu plus loin, une très jolie boutique Kiehl's propose des diagnostics de peau gratuits: pourquoi pas? Ca me fera ma nouvelle chose du jour. Je ressors avec des échantillons adaptés à mon cas et des Photomaton gratuits que je me suis amusée à prendre dans la cabine. Il est midi vingt, je vais être pile poil à l'heure au resto. ...Comment ça, métro Mabillon? Merde, j'ai pris la rue de Sèvres dans le mauvais sens, et je suis maintenant à deux stations de ma destination. Je préviens par SMS et je cours. Il fait chaud; j'espère pour mes amis que mon déo est performant. Deuxième nouvelle chose de la journée: un mugicha, tisane d'orge servie glacée pour me remettre à une température acceptable. Pas facile de découper un bloc de tofu grillé avec des baguettes. Ce dorayaki est une merveille, et les petites piques qui servent de cuillères, j'adore! "Où les avez-vous achetées?" "A Kyoto." Oui, bon. Kettch prend sa revanche sur les Imaginales, le fourbe (sans se soucier du fait que, de nous quatre, il est le seul à n'avoir jamais pratiqué aucun art martial). Le temps passe vite en bonne compagnie: quand nous sortons du resto où nous avons déjeuné, il est l'heure de me mettre en route pour le salon de thé où je vais goûter. Il fut un temps où lorsque je venais à Paris, j'écumais les magasins: maintenant, j'écume les endroits où l'on mange. Mélu m'accompagne, et comme on est un peu en avance, on passe chez Rougier et Plé où j'achète un tampon pour orner les prochaines enveloppes-mystère, et elle un carnet Shinzi Katoh. L'avenue des Filles du Calvaire est très calme lorsque mes lectrices et moi nous rejoignons chez Betjeman & Barton. Quelle bonne idée, ces cocktails au thé non-alcoolisés! Fraise a les cheveux bleus maintenant, et je me retiens de la surnommer Cookie Monster. La Marche des Fiertés s'annonce en provenance de Bastille; la propriétaire du salon de thé sort sur le trottoir pour regarder en nous abandonnant la garde de la boutique, dont les grandes baies vitrées nous mettent aux premières loges du spectacle. Oui, c'est bruyant, mais c'est surtout très festif, et ça fait hyper plaisir de voir des gens heureux. En plus la procession reste quand même assez aérée, et il y a tout à fait moyen de circuler dans l'avenue. J'ai bien fait de renoncer à stresser. Et... c'est ma première Gay Pride, encore une nouvelle chose pour aujourd'hui! Vers 18h, chacune rentre chez elle ou file continuer sa journée ailleurs. Remonter à pied jusqu'à Bastille (en faisant un bref et infructueux crochet chez Merci), histoire de profiter de l'ambiance et d'engranger encore des pas. Le super burger joint végétarien que j'avais repéré sur internet est... en congés annuels à partir d'aujourd'hui, damned. Heureusement, je suis juste à côté de la rue du Faubourg Poissonnière. Café Pinson pour un dîner light, ou Big Fernand pour un hamburgé crapuleux? Ce sera Big Fernand. Et bien m'en prend, car mon Thalys de retour, censé arriver à Bruxelles à 22h17, se retrouve immobilisé en pleine voie un peu avant Lille pendant plusieurs heures suite à "une surchauffe de la motrice". L'hiver les trains tombent en panne à cause du froid, l'été ils tombent en panne à cause de la chaleur... 27° quand même - la grosse canicule pas du tout prévisible en cette saison. J'en ai un peu marre, là. Je passe le temps en discutant contrariétés de voyage avec ma voisine, mais le temps d'arriver à la Gare du Midi, il est 2 heures du matin, je tombe de fatigue et j'en veux à toutes les compagnies ferroviaires du monde. 

vendredi 26 juin 2015

Pseudo-swap "enveloppes-mystère"




Il y a quelque temps, l'auteur du blog de journaling Seaweed Kisses, que j'aime beaucoup, vendait des enveloppes-mystère contenant un lot surprise de goodies papier piochés parmi son immense collection. Pour $7 frais de port compris, je me suis laissée tenter, et je ne l'ai pas regretté (voir photo ci-dessus).

Par ailleurs, ma participation au projet Perfect Strangers m'a redonné le goût des échanges par la Poste, et j'ai très envie de recommencer à envoyer et recevoir du "vrai" courrier - sans la pression ni le côté formel des "gros" swaps que j'organisais jusqu'à l'an dernier. Alors, voici ce que je vous propose. 

- Si les goodies papier (cartes, enveloppes, étiquettes, to do lists, stickers, masking tape, trombones fantaisie...) vous intéressent, envoyez-moi votre adresse postale à leroseetlenoir@hotmail.com 

- Dans un délai raisonnable - quelques jours, sauf si ça tombe au moment où je suis en vacances -, je composerai et vous enverrai une enveloppe-mystère.

- Après l'avoir reçue et ouverte, si et seulement si vous avez aimé son contenu, vous m'enverrez à votre tour une enveloppe contenant de petites choses sans grande valeur matérielle et qui ne risquent pas de se casser pendant le transport. Vous n'êtes pas obligées de vous cantonner à des goodies papier si vous avez d'autres idées, mais ce serait gentil de rester dans le consommable autant que possible. 

- Vous pouvez participer quel que soit votre pays de résidence, même hors de l'Europe. 

- J'accepterai les inscriptions jusqu'à fin juillet (à moins que l'opération ne connaisse un trop grand succès et que mes réserves ne soient vides d'ici là!), et de votre côté, vous aurez jusqu'à fin août pour me faire votre envoi qui, je le répète, est optionnel

Ca vous tente? Envoyez-moi un mail! 

EDIT DU 2 JUILLET: Face au succès inattendu de l'opération, je dois clôturer ici les inscriptions. Les dix premières enveloppes ont déjà été envoyées; la confection des vingt suivantes s'étalera entre maintenant et mi-août. Merci pour votre enthousiasme!

mercredi 24 juin 2015

Rencontre de lectrices à Paris, samedi 27 juin




Comme l'endroit choisi initialement était sur le trajet de la Gay Pride, ce qui risquait de le rendre difficile d'accès et modérément cosy, nous irons finalement chez:

24 bd des Filles du Calvaire
75011 Paris
Tel: 01 48 05 07 36
Métro 8: Filles du Calvaire

Une réservation a été faite pour 16h (merci encore à Shermane et aux autres filles qui ont passé des coups de fil ou apporté des infos). A samedi, donc; je me réjouis d'avance de vous voir!

30 new things: week 2



Jour 8: Reposter un Instagram
Plusieurs fois déjà, j'ai voulu participer à des concours nécessitant de reposter un Instagram, et je n'ai pas su comment m'y prendre. C'est Chouchou qui éclaire ma lanterne: je dois télécharger une application supplémentaire appelée "Repost". Je pouvais toujours chercher dans Instagram même! La photo sur laquelle j'effectue mon test me serre le coeur: Amanda Palmer, en plein enregistrement studio à Londres, reçoit un coup de fil la prévenant que son meilleur ami qui lutte contre un cancer depuis 4 ans est aux portes de la mort, et elle file prendre un avion pour rentrer à Boston lui dire adieu.



Jour 9: Tester la Pierre du Droguiste
Autrefois, comme nettoyant universel, j'utilisais un produit appelé "Blanc Egyptien" que je commandais sur le catalogue de Vitrine Magique. Là, les joints de mon carrelage sont vraiment cracra, et je cherche un truc pour leur rendre un aspect présentable quand, au détour d'un rayon d'Eurodif, je tombe sur un présentoir de produits Briochin à base de savon de Marseille, avec un packaging délicieusement rétro et une bonne odeur d'eucalyptus. Je teste leur nettoyant universel dès le surlendemain: sans être miraculeux, il me permet d'obtenir une amélioration très, très nette. Mes joints n'ont pas l'air neufs, mais ils ont l'air propres, et c'est déjà pas mal. La prochaine fois, j'attaque mon salon de jardin et le transat qui traînent depuis trop longtemps sans soins sur mon balcon. Et je retournerai probablement chez Eurodif acheter le détachant textile.



Jour 10: Planter un eggling
J'ai fait l'acquisition de ce petit objet à la boutique de l'Alimentarium de Vevey, en mai. Le principe: un oeuf en matière bio-dégradable, bourrée d'élément nutritifs, dont on casse le dessus pour révéler les graines qu'il contient (il existe des tas de variétés, j'ai craqué pour la lavande). Puis on arrose le tout et on regarde pousser. Oui c'est un gadget, mais je trouve ça terriblement joli. Si ma lavande daigne pointer le bout de son nez comme prévu - je n'ai pas DU TOUT la main verte -, je posterai d'autres photos sur Instagram!



Jour 11: Fabriquer des pompons en forme de coeur
Aujourd'hui, je prends une grande leçon d'humilité en m'apercevant que je suis infoutue de comprendre le mode d'emploi d'une machine à fabriquer des pompons en forme de coeur. Je ne sais pas à qui s'adresse cet engin infernal, mais de toute évidence, un bac +5 et un QI qui m'a autrefois valu d'être qualifiée de surdouée par une psychologue scolaire ne suffisent pas à l'utiliser. Quand j'entends les mots "Woputaing, ce truc ne va pas tarder à passer par la fenêtre" sortir de ma bouche, prononcés avec l'accent et les inflexions de voix de mon père, je me dis qu'il est temps de renoncer et de tout foutre à la poubelle. Dont acte. 



Jour 12: Découvrir "Sense8"
Depuis son apparition sur Netflix en début de mois, cette série suscite des commentaires carrément lyriques d'une grande partie de mes contacts Facebook, même si une petite minorité déclare au contraire que le pilote l'a ennuyée ferme et qu'elle n'a pas eu envie de poursuivre. Moi, je suis séduite d'emblée. Et comme il paraît que ça gagne en qualité et en intensité au fil des douze épisodes de la saison 1 (sur 5 prévues), je me réjouis déjà de regarder la suite. Puis de vous pondre un article dessus, évidemment.



Jour 13: Participer au projet photo #LikeYou
L'idée: faire des portraits de politiciens et de gens ordinaires en train de grimacer, les mélanger et en recouvrir le sol de la place du Parlement Européen afin de prouver que "les politiciens sont des gens comme les autres". Personnellement, je les tiens pour le 4ème fléau de l'humanité, juste après les banquiers, les traders et les grands patrons, mais j'avoue que l'idée de voir ma bobine étalée dans un lieu public au milieu d'une grande mosaïque de visages me plaît pas mal. Je vous préviendrai quand le résultat sera visible. Et si vous avez envie de participer vous aussi, ça dure jusqu'à jeudi soir.



Jour 14: Préparer une soupe froide
Croyez-le ou non, je n'avais encore jamais essayé, mais une recette de gaspacho concombre-roquette trouvée dans un magazine m'a donné envie. Avantage: c'est super facile à préparer; impossible de se louper! Inconvénient: une partie des ingrédients doit mariner une heure au frigo dans un Tupperware; mieux vaut donc ne pas s'y prendre au dernier moment pour la préparation. J'ai zappé la mousse de raifort censée servir d'accompagnement, un peu parce que je n'ai pas de batteur électrique et un peu parce que je ne suis pas fan de raifort, mais je pense que c'était une erreur. Je regrette aussi que mon blender ne me permette pas d'obtenir un résultat plus "lisse". Néanmoins, ma soupe froide a bon goût et remplit bien l'estomac pour très peu de calories, ce qui en fait un excellent repas du soir l'été!

mardi 23 juin 2015

Cap', pas cap'




En ce moment, je réfléchis beaucoup au concept "Oser", qui sera sans doute le sujet du prochain challenge d'octobre. Je m'interroge sur la notion de courage, qui est très différente chez chacun. De manière un peu plus ludique, je me suis amusée à définir 10 choses que j'étais "chiche" de faire, alors qu'a priori elles n'étaient pas évidentes pour beaucoup de gens, et à l'inverse, 10 choses que je n'étais "pas chiche" de faire alors que beaucoup de gens les considèrent comme banales. 

CAP'
Parler devant un public nombreux ou une caméra
Me jeter d'un avion en parfait état de marche
Manger seule au restaurant; aller seule au cinéma ou au spectacle; voyager seule
Sortir sans maquillage, et me sentir très bien comme ça
Me teindre les cheveux dans des couleurs improbables
Me foutre de ce qu'on pense de moi
Ignorer la pression sociale à la conformité
Défendre mes droits ou mes intérêts
Me discipliner pour travailler à la maison
Dire "non" si je n'ai pas envie

PAS CAP'
Pardonner à ceux qui m'ont blessée
Pleurer en public
Regarder des scènes violentes au cinéma ou à la télé
Faire semblant
Conduire dans une grande ville
Voyager dans des pays très pauvres
Apprendre seule à utiliser un nouveau programme/logiciel
Faire couper mes cheveux courts
Sortir avec les mollets pas rasés
Demander un service (à moins de ne pas pouvoir faire autrement)

Et rien qu'avec cette petite liste, on a une bonne idée de mes forces et de mes faiblesses: en gros, j'ai d'excellents rapports avec moi-même et des difficultés relationnelles avec autrui - le syndrome "C'est pas moi, c'est toi". 

Et vous, qu'est-ce-ce que vous êtes cap' et pas cap' de faire? Pensez en termes d'audace plutôt que de compétence pure. 

lundi 22 juin 2015

Rencontre de lectrices à Paris, samedi 27 juin


Je récapitule.

M'ont confirmé leur présence samedi:
Fatima
Londoncam
Fraise des bois
Shermane
Leyciaan
Sarah Magana
Sarouelle
Anne-Claire
Mélusine
Ourida

Endroits proposés:
Plaisirs d'équithé
Thé des écrivains
Marcovaldo
L'essence du thé
A l'unithé

Le problème, c'est que je n'en connais aucun (hormis le Thé des écrivains où avait eu lieu la rencontre précédente) et que je suis donc bien en peine de choisir! Sachant qu'il doit pouvoir accueillir une dizaine de personnes et, de préférence, accepter les réservations, y en a-t-il certains qu'il faut éliminer d'entrée de jeu? Pour celles qui connaissent un ou plusieurs de ces endroits, avez-vous une préférence? 

dimanche 21 juin 2015

Les brèves de la semaine #25




- Mardi, je reçois le nom et l'adresse de ma partenaire du swap Perfect Strangers: elle habite à Bath, en Grande-Bretagne, et son petit texte de présentation décrit très bien sa personnalité mais pas du tout ses goûts. De plus, elle ne répond pas à mon mail de prise de contact. Ca commence bien, cette histoire.

- Mercredi, je me perds dans la clinique où je dois passer ma deuxième mammographie et arrive à mon rendez-vous avec un quart d'heure de retard. Le docteur qui s'occupe de moi a un bronzage couleur terracotta, une petite robe à fleurs très discrète, des sandales orange fluo à talons de 12 et l'air grognon. Deux heures plus tôt, dans un autre service de cette même clinique, ma tante programmait l'opération de son cancer du sein. Moi, j'ai de la chance cette fois.

- "Comme ça?" "Non, plus". "Comme ça?" "Plus." "Là?" "Non, encore plus." Je n'avais encore jamais dû insister autant pour obtenir qu'une coiffeuse coupe davantage - alors que je ne réclamais pas franchement qu'elle me rase la tête, juste qu'elle élimine une douzaine de centimètres pour alléger ma crinière en ce début d'été. Et là où la plupart de ses collègues veulent toujours me lisser les cheveux, ce que je déteste et refuse systématiquement, elle, elle tient à accentuer mes ondulations naturelles façon caniche. Néanmoins, pour son divin massage du cuir chevelu, il lui sera beaucoup pardonné.

- Ca me fait super bizarre de revenir au deuxième étage d'Academy Training, où j'ai fait de la danse pendant des années au dernier millénaire, pour regarder Choupie répéter une chorégraphie de hip-hop. Je ne comprends même pas comment il faut faire pour bouger comme ça. Accessoirement, je ne m'imagine plus DU TOUT me friter la gueule avec des mecs plus grands et plus costauds que moi au premier étage, dédié au kickboxing.  C'est officiel, je suis vieille. Mais au moins, j'ai encore toutes mes dents.

- Pour changer un peu, et parce que la météo donne envie d'une terrasse sur une place calme, Fleur et moi dînons aux Têtes d'Ail. Elle ne connaît pas les films du studio Ghibli, et je me fais un plaisir de lui envoyer une liste en deux parties: ceux qu'elle peut déjà montrer à ses filles, et les autres qu'il vaut mieux garder pour plus tard.

- Jeudi, je reçois les épreuves du tome 4 des "Légendes de la Garde"; l'éditeur a fait un beau boulot d'adaptation graphique, et j'ai hâte de tenir le livre entre mes mains (il sort en librairie le 20 août).

- L'été dernier, les deux verres de punch étaient à 4€ au bar de la Place; la semaine dernière, je les ai payés 3,20€, et vendredi, ils sont à 3€. D'ici fin août, en principe, le serveur me donne de l'argent pour que je vienne bouquiner sur sa terrasse.

- Vendredi soir, un paquet de galettes de maïs bio explosé, à moitié consommé et plein de crottes minuscules m'oblige à regarder la vérité en face: j'ai des souris - ou au moins une, avec un gros appétit et un transit performant. Hélas, pas le temps d'y faire quoi que ce soit avant de prendre le premier train pour Bruxelles le lendemain. Ma phobie de ces bestioles me fait imaginer qu'à mon retour, j'ouvrirai la porte pour découvrir une horde de souris géantes aux yeux rouges et aux griffes acérées qui me dévoreront toute crue en ne laissant que mes os. Je m'en vais l'esprit tranquille, je ne vous raconte même pas.

- Samedi dans le Thalys (où j'ai été surclassée en première, à moi le wifi gratos!), des policiers font un contrôle d'identité et emmènent un jeune Noir qui n'a pas de papiers. Serrement de coeur: que va-t-il devenir?

- La première chose que je fais en arrivant à Bruxelles, c'est de commander sur Amazon deux pièges qui ne tuent pas les souris et de les faire livrer à Monpatelin pour les avoir dès mon retour. Ca me rassérène un peu, pendant environ cinq minutes. Puis je me dis que si ça se trouve, j'aurais plutôt dû en prendre deux douzaines. J'inspire; j'expire; je repense à cette scène de "Friends" où Rachel s'enferme hors de chez elle alors que son bébé est à l'intérieur avec la fenêtre ouverte, et où elle commence à psychoter jusqu'à imaginer qu'un aigle entre et emporte sa fille dans ses serres.

- Dimanche, pendant que Chouchou se rend au Brussels Yoga Day (des milliers de personnes rassemblées au Bois de la Cambre pour des "rencontres souriantes" et un cours en plein air sous un ciel menaçant - thanks but no thanks), je file faire le marché place Flagey. Je termine en m'offrant une botte d'oeillets rose vif et en achetant au camion Chang Noi deux parts de pad thai à emporter qui se révèleront tout à fait dignes d'intérêt.

Bonne semaine à tous.

samedi 20 juin 2015

La revue de presse du week-end #26




[ANIMAUX] La famille Cthulhu, c'est plus ce que c'était: la pieuvre rose la plus mignonne du monde.

[CINEMA] Le premier restaurant Star Wars vient d'ouvrir à Sao Paulo

[IMMIGRATION] Les fantasmes à l'épreuve des faits. (L'article a plus d'un an, mais de toute évidence, son contenu n'est pas encore acquis pour tout le monde...)

[PRESSE] Pif Gadget, le magazine de notre enfance revient en kiosque le temps d'un hors-série estival.

[SCIENCE] Recréer artificiellement des souvenirs heureux pour lutter contre la dépression - Positive Thinking Powaaa! (En anglais)

[SECURITE] Comment les métadonnées permettent de vous surveiller (expliqué en patates par Martin Vidberg). Et le palmarès des services qui protègent vos données personnelles du gouvernement

vendredi 19 juin 2015

30 new things: week 1


La semaine dernière, je me suis fixé l'objectif de faire une chose nouvelle pendant 30 jours, et de documenter mon expérience sur Instagram. 



Jour 1: Visiter l'église de Monpatelin
Je passe devant chaque fois que je vais faire mes courses; j'admire son éclairage nocturne de loin, mais en bonne mécréante, jamais encore je n'y avais mis les pieds. Bien entendu, le jour où je me décide à le faire, il est aux alentours de 17h15 et je tombe en pleine messe, une affaire un peu tristounette avec juste le prêtre et cinq personnes âgées. Du coup, je ne m'approche pas de l'autel, me contentant d'observer de loin. L'église de Monpatelin est donc étonnamment sobre et lumineuse, on dirait presque qu'elle a été imaginée par des Scandinaves. J'apprends par ailleurs, grâce à un flyer scotché dans l'entrée, que les mariages y coûtent 200€, les obsèques 160€ et les baptêmes 50€ "dans la mesure du possible". 



Jour 2: Tester l'application RealBokeh
J'ai téléchargé cette application de traitement de photos (payante, me semble-t-il) il y a déjà fort longtemps, et je ne m'en suis jamais servie. Je la teste sur une photo pas terrible prise dans mon salon le soir. Les filtres ne sont pas fabuleux comparés à ceux d'Hipstamatic ou même d'Instagram (excepté le OverExposed, que je trouve top), et une des fonctions principales me demeure complètement mystérieuse: ou bien je n'arrive pas à l'utiliser, ou bien le résultat est si subtil qu'il me demeure invisible. Essai modérément concluant, donc.



Jour 3: Vernis mes orteils en bleu à paillettes
Bizarrement, alors qu'aucune fantaisie ne m'effraie pour les ongles de mes mains, j'ai toujours verni ceux de mes pieds dans des couleurs ultra-classiques: rouge, rose ou orange. Mais samedi, j'ai rendez-vous pour une pédicure au Candylicious Spa, et je dis à Jade: "Je veux quelque chose qui change, vous avez carte blanche". Je ressors les orteils peints en Ski Teal You Drop d'OPI, avec une bonne couche de grosses paillettes par-dessus. Je continue à préférer le rouge, mais je suis contente de tester autre chose jusqu'à ma prochaine pédicure. Oui, OK, surtout à cause des paillettes.



Jour 4: Courir en extérieur
Récemment, afin d'avoir mes 10000 pas les jours où le temps me manquait pour sortir, je me suis mise à courir dans mon salon avec mes chaussures de fitness, et je me suis aperçue que je tenais vachement bien. Ca m'a donné envie de tenter le jogging pour de vrai. Alors aujourd'hui, équipée de mes nouvelles baskets et de mon iPod Shuffle flambant neuf, je me lance. Malheureusement, à 19h, il fait encore 27° à l'ombre, et de l'ombre, il n'y en a pas un poil dans la longue avenue qui borde ma résidence. Avec mon T-shirt par-dessus ma brassière de sport, je suis rapidement en nage - et pour ne rien arranger, j'ai négligé de mettre des lunettes de soleil et de l'écran total, pensant à tort que ce serait superflu en ce début de soirée. Je rentre donc penaude au bout d'un quart d'heure à peine, bouillant dans mon jus tel un homard Thermidor. Mais dès demain, je remets ça... vers 21h.



Jour 5: Ouvrir un compte Viméo
Et en profiter pour regarder "Maximize your life", le dernier liveshow de Jillian Michaels, ce qui fera d'une pierre deux coups avec mes objectifs de l'été. Je craignais de devoir fournir tout un tas de renseignements, mais pas du tout: un nom (faux), une adresse mail (pas ma principale), un mot de passe, un règlement par Paypal, et en moins d'une minute, c'est plié. 3,50€ pour louer une vidéo d'1h30 pendant 48h, je trouve que ça n'est pas donné, mais bon. Le spectacle lui-même ne m'apprend pas grand-chose; néanmoins, Jillian est toujours drôle, pleine de bon sens et très motivante à sa façon de sergent-instructeur, si bien que je ne regrette ni mon temps ni mes sous.



Jour 6: Savourer un orage
Depuis toujours, j'ai peur de l'orage, et le mauvais temps fait dégringoler mon moral en flèche. Aujourd'hui, j'ai fini de travailler assez tôt, et j'en profite pour trier le contenu de ma bibliothèque en attendant l'heure d'aller boire l'apéro sur la place du village. Je viens de remplir un énorme carton de comics US à bazarder (toute ma vieille collec' de séries de super-héros Marvel) quand le ciel vire au noir et des grêlons s'abattent bruyamment sur la fenêtre de mon bureau. Un bel orage s'en suit. Et pour la première fois de ma vie, je trouve que ça a quelque chose d'apaisant. Il fait bon chez moi; je me prépare un thé dans la jolie théière orange rapportée de Barcelone, et je poursuis mon rangement en écoutant un peu de musique. Sereine.



Jour 7: Goûter les glaces de Fred
Mercredi, je suis en train de farfouiller chez Contrebandes quand un ami de la libraire se lance dans un vibrant éloge des glaces artisanales fabriquées par Fred, installé depuis peu rue Jean Jaurès. A l'heure du goûter, comme je passe justement par là, je me laisse tenter par un cornet caramel beurre salé-orange sanguine. J'avoue, c'est la meilleure glace que j'ai jamais mangée à Toulon.

jeudi 18 juin 2015

Une liste non-exhaustive de mes peurs




Je ne me considère pas comme particulièrement timorée, et je sais même faire preuve de courage à l'occasion.
Pourtant:
J'ai peur des insectes qui piquent (les guêpes, les frelons, et même les moustiques et les taons) (par contre, je me fiche des araignées et des serpents tant qu'ils ne sont pas venimeux).
J'ai aussi peur des souris et de toutes les bestioles qui grouillent (la scène des "gâteaux secs" dans Indiana Jones et le Temple Maudit me donne des frissons quand j'y repense).
J'ai peur qu'il arrive quelque chose à Chouchou. Tout le temps.
J'ai peur de devenir aveugle et/ou sénile - en tout cas, de perdre mon indépendance quand je serai vieille.
J'ai peur de la souffrance physique. 
J'ai peur d'être obligée de me reconvertir alors que j'aime tellement mon métier.
J'ai peur de la foule, au point d'en faire des crises de panique. 
J'ai peur de l'eau, surtout à la mer, quand je ne vois pas ce qu'il y a sous moi. 
J'ai peur de l'obscurité, et je dors toujours avec les volets ouverts.
J'ai peur des orages; j'ai l'impression que la Nature m'engueule et que le ciel va me tomber sur la tête. 
J'ai peur en voiture; je vois des accidents potentiels partout.
J'ai peur des dégâts irréversibles que l'Homme est en train de causer à l'environnement (le nucléaire, surtout, me terrifie). 
J'ai peur de trop m'attacher aux gens.
J'ai peur de les blesser sans faire exprès.
Parfois j'ai peur de franchir la frontière très mince entre confiance en soi et arrogance. 
J'ai peur de faire des mauvais choix, de ne pas penser à quelque chose d'important, de ne pas voir les signes qui sont juste sous mon nez. 
J'ai peur d'avoir peur. 

...Ils n'auraient jamais voulu de moi chez les Audacieux.

mercredi 17 juin 2015

En juin, j'ai envie...



...d'écrire, beaucoup:
- sur les différentes formes de courage, celles que j'ai, celles dont je manque, 
celles que je ne reconnais pas toujours chez les autres
- une liste de choses petites ou grandes dont j'ai peur 
- sur la façon dont j'ai intégré "Acceptation", mon mot pour l'année 2015
- sur la perception de mon corps, qui a radicalement changé ces derniers mois
- une lettre à une amie qui ne se rend pas compte combien elle est formidable
...de me débarrasser de toutes mes vieilles affaires 
(si je m'écoutais, j'en ferais un grand tas et j'y mettrais le feu)
...de prendre le large pour quelques semaines ou quelques mois
...de retourner en Islande pendant cette étrange saison sans nuits
...d'envoyer du vrai courrier par la Poste
...de dîner en terrasse le plus souvent possible
...d'essayer de nouveaux cocktails
...de regarder la série Sense8
...d'expliquer à tout le monde pourquoi Jon Snow ne peut pas XXXXX
...et surtout, que le traitement du cancer de ma tante se passe pour le mieux

lundi 15 juin 2015

Tracker d'activité UP24: premier bilan


Ca fait maintenant 3 semaines que je porte le bracelet connecté UP24 que j'ai eu tant de mal à me procurer. Comme plusieurs d'entre vous semblaient intriguées par la chose, il me semble intéressant de faire une présentation et un premier bilan. 

La mise en service
Marika m'avait dit: "Tu vas voir, c'est super simple". Alors... oui et non. Effectivement, les instructions tiennent en trois lignes. 
- Télécharger l'application sur un mobile (iPad dans mon cas, puisque je ne possède pas de smartphone): OK.
- Mettre le bracelet en charge sur un port USB à l'aide du câble fourni, et le laisser jusqu'à ce que le petit soleil rouge ait cessé de clignoter: c'est un peu long la première fois, mais pas de problème non plus.
- Appuyer sur le bouton du bracelet pour allumer le soleil rouge et cliquer sur la touche synchroniser dans l'application: et là, impossible d'allumer le soleil rouge; il apparaissait brièvement tant que je maintenais la pression sur le bouton mais disparaissait dès que je la relâchais, ce qui signifie que le bracelet n'était pas allumé et qu'il refusait de connecter avec mon iPad. 
J'ai fini par y arriver, mais je ne sais pas trop comment. Et avant que vous ne me traitiez de truffe: Lady Pops, qui a acheté le même bracelet la semaine d'après, a eu le même problème non pas avec un, mais avec deux d'entre eux. 
Une fois le bracelet en service, il ne reste plus qu'à créer un profil dans l'application (en bonne parano, je n'ai pas donné mon vrai nom pour qu'il soit associé à toutes ces données si précises sur mon état physique), à personnaliser certains paramètres si on le désire et à définir des objectifs.
La batterie tient une semaine entière, et à partir de la deuxième fois, il ne faut plus qu'une demi-heure environ pour la recharger.
Au quotidien, les manipulations à effectuer sur le bracelet sont minimales: il suffit de pousser une fois sur le bouton quand on se couche pour passer en mode Nuit, et une fois quand on se lève pour passer en mode Jour. 

Le suivi d'activité




C'est la fonction pour laquelle j'ai fait l'acquisition de ce bracelet. Suivant les recommandations de Jawbone, je me suis fixé un seuil de 10 000 pas à atteindre chaque jour. Comme je fonctionne beaucoup aux objectifs quantifiés, je pensais que ce serait motivant pour moi. Et de fait, ça a spectaculairement modifié mon activité quotidienne. Avant, je passais mes journées le fondement sur ma chaise de bureau, en minimisant mes efforts physiques. Je ne me levais pas quand j'avais un truc à faire: j'attendais d'en avoir trois ou quatre à regrouper. Pareil pour les sorties: je ne mettais pas le nez dehors pour une seule course, seulement pour plusieurs, et en calculant le circuit de mes déplacements au plus court pour gagner du temps et économiser de l'énergie.
Maintenant... c'est tout l'inverse. Je saisis le moindre prétexte pour me dégourdir les jambes, aller et venir dans l'appartement, descendre et remonter les escaliers de mon immeuble. Et je saute sur toutes les occasions d'aller faire un tour à l'extérieur. Au lieu d'attendre le marché du dimanche matin pour regarder les sorties bédé au Brüsel de la place Flagey, je pousse jusque là dès que j'ai une demi-heure de libre. A Monpatelin, je n'attends pas d'avoir un sac plein de bocaux en verre pour les porter au container: j'y vais au fur et à mesure. Tout cela s'additionne, et si c'est vrai que ça me prend du temps, ça me fait un bien fou en terme de tonicité.
Et puis, le plus étonnant: un jour où je ne pouvais pas vraiment sortir, mais où je tenais quand même à atteindre les 10 000 pas, je me suis mise à courir en rond dans mon salon. Moi qui avais toujours été sujette à des problèmes rapides d'essoufflement, point de côté, poumons en feu et coeur au bord de l'explosion, je me suis surprise à trottiner sans problème pendant une bonne demi-heure. A défaut de me faire perdre beaucoup de poids, les cinq mois de fitness avec Jillian ont donc bien développé mon endurance! Du coup, je me suis acheté une paire de baskets de running et dimanche, pour la première fois, je suis allée courir dehors. J'ose rêver que cela deviendra une pratique régulière. 
Par contre, j'ai été assez déconfite de découvrir que, même en faisant 10 000 pas dans la journée, je ne brûlais pas plus de 1700 calories!

Le suivi du sommeil



Je n'étais pas particulièrement intéressée par cette fonction: après avoir été insomniaque une grande partie de ma vie, je jouis désormais d'un bon sommeil pour peu que personne ne ronfle bruyamment à côté de moi et qu'aucun bébé ne hurle à la mort dans l'appartement voisin. Néanmoins, la curiosité m'a poussée à définir quand même un objectif de 7h30 par nuit et à regarder de quelle façon mon sommeil se décomposait: temps d'endormissement, proportion de sommeil léger et de sommeil profond, réveils durant la nuit... Ca reste très instructif.
Par ailleurs, je n'utilise pas de réveil en ce moment, mais pour les gens dont c'est le cas, le UP24 possède une fonction très chouette: vous réglez l'heure maximale de votre lever - disons, 7h - et dans les 30 minutes précédentes, il choisit le meilleur moment pour vous réveiller d'une impulsion qui fait vibrer le bracelet. Cela vous évite d'être brutalement tiré des bras de Morphée pendant une phase de sommeil profond, à laquelle il est toujours plus difficile de s'arracher.

Le suivi alimentaire
C'est la seule fonction que je n'utilise pas pour le moment, parce qu'il me paraît laborieux de comptabiliser tout ce que j'avale pour savoir combien de calories je consomme chaque jour (sachant que je mange déjà sainement et ne suis pas prête à m'affamer pour maigrir). Je testerai peut-être par curiosité, disons sur une semaine, histoire de mesurer l'ampleur éventuelle des dégâts. Mais même pour avoir une silhouette de sylphide, je refuse de me restreindre à 1200 calories par jour.

Bilan
Pour l'instant, je suis très satisfaite de mon bracelet. Hyper simple d'utilisation, il satisfait mon amour des objectifs quantifiés et me motive énormément pour me bouger. Dès la première semaine d'utilisation, j'avais déjà perdu un kilo (depuis, croyez-le ou non, je ne suis même pas remontée sur ma balance tellement je me sens bien!).
Je n'ai que deux reproches mineurs à lui faire:
- Il est vraiment moche, et bien qu'il ne me gêne pas du tout, ça m'emmerde de l'avoir au poignet en permanence.
- Je regrette de ne pas voir où j'en suis de mes pas au fur et à mesure - pour ça, je dois synchroniser avec mon iPad, que je n'emmène pas avec moi en promenade.
Du coup, à fonctions équivalentes et dans la même gamme de prix, je pense que si c'était à refaire (ou si je cassais/perdais mon UP24), j'achèterais plutôt le Fitbit One qui se clipe aux vêtements et possède un écran.

Edit du 31/10/15: A peine 5 mois après que je l'aie acheté, mon bracelet connecté a perdu son unique bouton. J'arrive encore à le faire fonctionner, mais je ne suis pas bouleversée par la qualité.

Summer To Do List




1. M'inscrire à un MOOC sur la pensée positive
2. Confectionner un beau colis pour le swap Perfect Strangers
3. Ouvrir un compte Vimeo pour regarder le show de Jillian Michaels
4. Observer un mois de no buy en juillet
5. Bruncher au Marcel Burger Bar à Bruxelles
6. Aller voir "Vice-versa", "Tomorrowland" et "Mr. Holmes" au cinéma
7. Tester l'escape game toulousain avec ma soeur et mon beau-frère
8. Courir deux fois par semaine
9. Perdre encore 3 kilos
10. Faire une séance de photos de fitness
11. Prendre rendez-vous chez le dentiste et la dermato pour l'automne
12. Passer un samedi à Anvers
13. Réserver des billets d'avion pour Budapest fin septembre
14. Proposer des enveloppes-mystère sur le blog
15. Changer ma bannière

dimanche 14 juin 2015

"La femme au carnet rouge"


Un matin à Paris, alors qu'il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné. Curieux, il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels: photos, parfum et... un carnet rouge rempli de note. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise détective. A mesure qu'il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies.

La romance, ce n'est pas du tout mon truc. Mais dans celle-ci - qui n'est d'ailleurs pas tant une histoire d'amour que son prélude -, il y a: un libraire "à l'ancienne" qui préfère les rencontres provoquées par le hasard à la chasse aux coups d'un soir sur internet, un journal intime dont la propriétaire dresse des listes de choses qu'elle aime et de choses dont elle a peur, un atelier de dorure loin du fracas du monde moderne, deux chats nommées Belphégor et Poutine ainsi qu'un caméo délicieux de Patrick Modiano. "La femme au carnet rouge", c'est une histoire au charme un peu désuet qui se lit d'une traite et dont le happy end prévisible se présente sous la forme d'un court chapitre jubilatoire du point de vue littéraire. J'ai dévoré ce petit roman à la terrasse d'un glacier samedi après-midi, et je l'ai refermé le sourire aux lèvres.

Les brèves de la semaine #24




- Lundi soir, je tente un pastasotto aux asperges avec de petites pâtes en forme de grain de blé rapportées du Portugal début janvier. Et ben, c'est vachement bon aussi (et ça va plus vite que le risotto). Prochain essai culinaire: un quinotto!

- Comme on le craignait, ma tante a bien un cancer du sein. Petit et "pris à temps", apparemment; elle devrait s'en tirer avec une opération et de la radiothérapie, plus six mois d'arrêt de travail. Comme quoi, l'auto-palpation, c'est super important.

- Mardi, je suis bouleversée par l'affaire des migrants que les CRS ont chassés avec tant de violence de leur camp de fortune. Quand on imagine ce qu'ils ont dû endurer pour arriver jusqu'ici et être traités comme moins que des chiens... Et surtout, quand on pense que notre gouvernement est théoriquement de gauche... A ce stade, je ne vois plus guère de différence avec le FN, et je me sens tout à fait en paix avec ma décision de ne plus voter. Si vous aussi, vous avez envie de les aider et que vous n'êtes pas sur Paris pour le faire en direct, une cagnotte a été créée sur GoFundMe.

- Mercredi, mon train arrive à Toulon avec 25 minutes de retard, et je rate encore le bus de 18h55. Un jour, la SNCF me mènera à destination à l'heure annoncée - mais sans doute pas dans un futur proche. Du coup, je mets à profit mon attente forcée pour aller me chercher des maki et des california rolls au Sushi Shop de la place de la Liberté.

- Parmi la montagne de courrier qui m'attend chez moi, l'enveloppe-mystère commandée le mois dernier à Michelle de Seaweed Kisses. J'adore son contenu, et je suis bien décidée à proposer la même chose sur le blog durant l'été si des lectrices se montrent intéressées. 

- Jeudi matin, je me traîne à jeun jusqu'au labo d'analyses le plus proche de chez moi pour faire une prise de sang, histoire de vérifier mon taux de THS. Les résultats tombent le soir même: je suis parfaitement dans les clous. Il va falloir trouver une autre excuse que ma thyroïde pour justifier la lenteur de ma perte de poids.

- Un apéro-lecture en solo sur la terrasse du bar de la Place. Le punch n'est pas terrible, et mon bouquin m'ennuie carrément, mais c'est quand même le bonheur d'être là à glander sous les platanes par une température idéale.

- Dans la nuit de jeudi à vendredi, combo gros orage + bébé des voisins d'en face qui hurle à la mort + chien de la voisine du dessous qui aboie en continu. Je réussis à engranger exactement 32 mn de sommeil, durant lesquelles je rêve que mes voisins de droite jouent au Pictionnary en gueulant très fort.

- Vendredi, je passe chez Maisons du Monde en espérant y dégoter une jolie boîte pour mes coton-tiges. J'en ressors avec une corbeille à papier funky, un verre à mojito, un bol et une tasse ambiance "océan Atlantique", et zéro boîte à coton-tiges. Maisons du Monde is the new Ikea.

- J'appelle l'Etablissement Français du Sang en vue de prendre rendez-vous pour un don de plasma ou de plaquettes. "Vous mesurez combien?" "1m54." "Vous pesez combien?" "65 kilos." "Ca n'ira pas; vu la quantité prélevée en ce moment, on recherche de plus gros gabarits." Je n'aurais jamais cru m'entendre dire un jour, en substance: "Désolée, vous n'êtes pas assez grosse."

- En allant chercher du pain dans le centre de Monpatelin, je m'arrête à un passage piétons pour laisser tourner un Kangoo. Le conducteur me regarde bizarrement, me fait un signe de tête sans desserrer les lèvres et s'éloigne. Je mets au moins 5 secondes à percuter que c'était mon ex. Enfin je crois. Je n'ai vécu que 7 ans avec lui, je n'ai pas eu le temps de bien le regarder.

- Samedi après-midi, dix minutes après avoir parlé d'elle avec le réceptionniste du Candylicious Spa, je croise Julie du blog From Toulon With Love, que je n'ai jamais vue en vrai et qui, pas maquillée-sapée décontractée, est assez différente des photos qu'elle publie. Pourtant, je la reconnais tout de suite, elle. Note à moi-même: Penser à revoir les réglages de mes capteurs de physionomie. Note à moi-même, II: Lors de mon prochain rendez-vous pédicure, essayer de causer d'une très grosse somme tombée du ciel, juste pour voir.

Bonne semaine à tous.

samedi 13 juin 2015

La revue de presse du week-end #25




[ANIMAUX] Rigolo et inspiré: un refuge met des chiens dans un Photomaton pour les faire adopter.

[ART] A quoi ressemblerait le squelette de célèbres personnages de dessin animé.

[CULTURE] Un état des lieux du métier de traducteur littéraire qui expose très bien les raisons de mon pessimisme actuel et de mes velléités de reconversion.

[DEVELOPPEMENT DURABLE] "On roule sur la réserve, on ne peut pas aller au-delà": la fin annoncée de la civilisation industrielle.

[FEMINISME] Bonne nouvelle: l'excision enfin interdite au Nigéria.

[FEMINISME] "Je voudrais être un homme. Juste un moment. Pour me reposer." Parce que même en Occident, la lutte est loin d'être terminée. 

[SOCIETE] En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.

[SOCIETE] L'expulsion musclée des migrants qui s'étaient réfugiés à la Halle Pajol, dans le nord de Paris. Et le mouvement de solidarité des gens du quartier.

vendredi 12 juin 2015

3 bonnes adresses à Maastricht



Un café typiquement bobo, situé sur la droite de l'avenue qui descend de la gare vers le centre-ville, au dernier carrefour avant le pont. On y mange des salades, des soupes et des tartines à prix plutôt doux; on y boit le meilleur jus de poire et la meilleure limonade très peu sucrée que j'aie jamais goûtés. Quelques tables en "terrasse" (sur le trottoir, quoi), mais j'aime surtout la salle hyper lumineuse et pas trop bruyante. C'est bien pour déjeuner, et c'est encore mieux pour boire un verre au calme l'après-midi en bouquinant. 



La grande découverte de notre dernier passage à Maastricht. Situé dans la rue perpendiculaire qui part à gauche du croisement où se trouve le Zondag. Dans un décor à dominante de bois clair, on savoure des burgers au boeuf, au poulet, à l'agneau, au veau, aux crevettes ou au cabillaud, mais aussi trois recettes végétariennes dont une absolument géniale, avec un steak de soja légèrement frit, de l'avocat, du kombu, du wakamé et une mayonnaise au wasabi. Attention: tous les accompagnements, même la sauce, sont en option, si bien qu'au final ce n'est pas si bon marché qu'on pourrait le croire au premier coup d'oeil. Mais ça vaut son prix.
Enfin, ZE adresse shopping de brols diverzévariés, mais qui font tous envie. Belle sélection de carnets, de magnifiques livres de cuisine (hélas tous en néerlandais), de tasses, d'objets de déco, de sacs, de jouets, de bijoux et autres menus cadeaux hyper originaux. J'ai craqué pour un bocal rempli de petits mots inspirants, écrits sur des matériaux recyclés et pliés en forme d'origami, à ouvrir au rythme d'un le premier de chaque mois pendant un an. Il est pratiquement impossible de ressortir les mains vides de cette caverne d'Ali Baba du bon goût. Possibilité de se poser à l'intérieur pour boire un rafraîchissement autour d'une grande table.

Sans oublier bien sûr la fabuleuse librairie Selexyz dont j'ai déjà parlé ici!

jeudi 11 juin 2015

30 new things




Inspirée par la lecture de "Dix minutes par jour", j'ai décidé de me lancer dans une micro-aventure du quotidien: pendant 30 jours, j'essaierai quelque chose de nouveau, et je le documenterai sur Instagram avec le hashtag #30newthings. Contrairement à l'héroïne du roman, je ne patauge pas dans un marasme dont j'aimerais m'extraire à tout prix; j'ai juste, comme beaucoup de gens sans doute, tendance à m'enfermer dans une routine confortable mais un peu ennuyeuse à la longue. Donc, je ne cherche pas à changer ma vie qui va très bien - merci pour elle -, mais juste à me motiver pour faire de petites découvertes: nouvelles bonnes adresses, nouvelles recettes, nouvelles activités... Les beaux jours sont là, c'est le moment ou jamais! Je commence aujourd'hui même. Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à me suivre.

mercredi 10 juin 2015

Spring To Do List: bilan




1. Changer de lunettes
C'est fait, comme vous avez pu le voir notamment sur ma photo de profil dans la colonne de droite. J'adore mes énormes hublots rouges Caroline Abram. Je regrette presque que ce soit des lunettes pour voir de près, car je les porte essentiellement à la maison: pour sortir, j'ai toujours besoin de mes vieilles lunettes à monture Prada noire, que j'attendrai 2016 pour changer.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

2. Vérifier si je n'ai pas de problème de thyroïde

J'ai l'ordonnance, et je passe au labo faire ma prise de sang demain matin.
Taux de réussite: en attente, taux de satisfaction: N/A

3. Me débarrasser de tous les vêtements d'hiver qui ne me vont plus
C'est fait. J'en ai donné une grande partie et mis quelques-uns sur ma page vide-dressing. Je m'approche tranquillement du dressing optimal: celui qui ne contient que des pièces jolies, confortables et à ma taille.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%


4. Commencer le Body Revolution de Jillian Michaels
C'est fait, mais... j'ai arrêté le programme au milieu du deuxième mois (sur trois), car le niveau montait beaucoup trop rapidement, et mon généraliste m'ayant dit que ce n'était pas le bon type d'exercices pour moi, je n'étais plus du tout motivée pour me taper des séances aussi frustrantes que risquées pour mes articulations. Je continue le fitness, mais à un rythme et avec des exercices différents.
Taux de réussite: 33%, taux de satisfaction: 33%

5. Lancer un projet dessiné
Il y a eu une amorce de quelque chose, que je prendrai peut-être le temps d'explorer plus tard, mais rien de bien convaincant pour le moment.
Taux de réussite: 20%, taux de satisfaction: 10%

6. Aller me faire masser par M. Oh en avril
C'est fait, et c'est toujours un moment d'intense bien-être, au point que je me dis que je devrais budgéter des visites plus fréquentes au Serendip Spa.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 100%

7. Me commander cette robe "planisphère"
C'est fait. Elle est très belle, je suis ravie. Par contre, je pense y faire rajouter des bretelles fines par sécurité.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

8. Organiser une rencontre de lectrices pour les 10 ans du blog
C'est fait, j'en ai même organisé deux! La première, plutôt intimiste, a eu lieu le mois dernier au bar de l'hôtel Le Berger, à Bruxelles; la seconde se déroulera à Paris le samedi 27 (n'oubliez pas de vous inscrire ici si vous êtes intéressée!).
Taux de réussite: 200% (à terme), taux de satisfaction: en attente!

9. Trouver au moins une géocache lors de notre séjour en Suisse
C'est fait. Après avoir renoncé à chercher celle que nous visions (près d'une cascade) pour cause de pluie battante, nous nous sommes rattrapés la dernière demi-journée en loguant 2 caches faciles, une à Morges et l'autre en face de l'aéroport de Genève.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 50%

10. Essayer cette recette de gâteau aux framboises simplissime
C'est fait. J'ai eu un peu de mal pour la cuisson, parce que je n'avais que des moules soit trop grands, soit trop petits. Et au final, le résultat était beaucoup trop sucré pour moi: je n'ai pas pu en avaler plus de quelques bouchées.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 10%

11. Tester le Escape Hunt Brussels
Nous n'avons pas trouvé le temps avec toutes les autres activités prévues ce printemps, mais ce n'est que partie remise!
Taux de réussite: 0%, taux de satisfaction: N/A

12. Visiter le bar à chats de l'Ultieme Hallucinatie
C'est fait, comme je l'ai raconté ici.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

13. Aller bruncher au Kitchen 151 et au 2ème Yéti
Nous avons effectivement testé le brunch du 2ème Yéti, qui est le meilleur rapport qualité-prix trouvé sur Bruxelles jusqu'à présent. Nous avons seulement dîné au Kitchen 151, et pas été particulièrement emballés; comme de plus, ils ne servent de brunch que le samedi alors que pour moi, c'est un moment-plaisir du dimanche, je pense que nous nous en tiendrons là.
Taux de réussite: 75%, taux de satisfaction: 75%

14. Retourner à Maastricht pour la journée
C'est fait, et c'était très chouette! Je publierai sans doute prochainement un billet avec quelques bonnes adresses.
Taux de réussite: 100%, taux de satisfaction: 80%

15. Mettre en ligne d'autres carnets de voyage
J'ai pris des photos de mes carnets du Maroc (2009) et d'Helsinki (2013), mais Chouchou a eu trop de boulot ces derniers temps pour que j'ose lui demander de m'en faire des diaporamas. Encore un peu de patience, donc...
Taux de réussite: 30%, taux de satisfaction: N/A