lundi 31 août 2015

Août 2015



Mons, capitale de la culture européenne 2015


Comme je suis méga-chiante j'ai des goûts très spécifiques, c'est le plus souvent moi qui choisis nos sorties. Chouchou ayant exprimé récemment une certaine lassitude que la plupart de ses propositions soient rejetées en sous-comité, j'ai accepté une excursion qui, a priori, ne m'enthousiasmait pas plus que ça: aller à Mons, capitale de la culture européenne 2015, afin de visiter le Mundaneum et, du même coup, jeter un coup d'oeil aux installations qui squattent les rues de la ville jusqu'à la fin de l'année. Et bien m'en a pris, car j'ai adoré cette journée! 

Nous avons:
- profité des tarifs week-end de la SNCB: 10,40€ l'aller-retour depuis Bruxelles, ce qui est presque donné
- bénéficié d'un temps magnifique, au point que nous avons dû faire une double halte rafraîchissement en milieu d'après-midi sur la place du Marché aux Herbes, puis une autre avant de reprendre le train le soir
- déjeuné au très sympathique Sherlock Holmes, recommandé par Solaena et pourvu d'une carte de burgers impressionnante avec des noms tirés de l'oeuvre de Conan Doyle
- découvert un musée génial (qui fera l'objet d'un billet séparé) 
- suivi le circuit des installations urbaines qui nous a permis de découvrir le centre fort agréable de cette ville où nous n'avions fait que passer jusque là, entre autres à l'occasion de Trolls & Légendes
- trouvé deux géocaches 
- résisté à tout craquage dans les nombreux et ravissants magasins de brols (oui, bon, OK ça c'est surtout moi)
- effectué plus de 18 000 pas dans la journée - par cette chaleur, bonjour les orteils changés en Knacki dans les sandales!
- et bien entendu, pris des tonnes de chouettes photos. 
Je vous montre? 


4. Modern Menhirs  par Maarten Vanden Eynde

5. Paresseux par Elodie Antoine

6. City says no par Inject Love

7. Cinetismons par Sébastien Preschoux

14. Hot Pursuit par Thierry Verbeeck

12. Spread your wings par Filip Gilissen

9. Very expensive par Julia Wlodkowski

10. Fresque de Momo par Momo

1. Panorama par Atelier Pica Pica

2. Folks par Hell'o Monsters

3. Biografias par Alicia Martin

(J'ai volontairement omis les photos des oeuvres 8 et 11, que j'ai trouvées moches peu intéressantes du point de vue esthétique, de la 13 qui était identique à la 14, et de la 15 que nous n'avons pas réellement pu admirer car c'est une installation électrique qui ne fonctionne qu'après la tombée de la nuit.)

Ce que nous avons préféré tous les deux, ce sont les fils rouges que l'on pouvait suivre à travers toute la ville à condition d'être observateur. Le premier, intitulé "Le grand large", se compose de plus d'une centaine de drapeaux originaux auxquels je dois dire que nous n'avons prêté aucune attention! Le deuxième, appelé "La phrase", consiste en des citations qui se déroulent le long des trottoirs et des façades, avec une correspondance entre l'oeuvre et les bâtiments alentour: ainsi, aux abords de l'église Sainte-Waudru, ce sont des extraits de la Bible un poil flippants; ailleurs, on peut déchiffrer des passages du Manifeste du Surréalisme qui produisent un effet très poétique. 









Enfin, le troisième et dernier fil rouge, "True Story", consiste en des scènes de comics affichées sur des fenêtres murées - et comme dans le cas des drapeaux, il faut penser à lever la tête pour les repérer! Apparemment, nous en avons loupé pas mal. 









Pour finir, je voudrais signaler une initiative sympathique, celle de la Guinguette Littéraire: dix libraires locaux proposent à la vente une dizaine d'ouvrages sélectionnés par leurs soins, dans un petit parc où l'on peut également déguster des rafraîchissements ou grignoter à l'ombre de plusieurs tentes. Des auteurs du cru y font parfois une apparition, et il y a même un programme de concerts (ouvert jusqu'au 26 septembre seulement).




Informations pratiques:
- Le voyage en train depuis Bruxelles dure 46 minutes; il y a un départ à chaque heure 54, et un retour depuis la gare de Mons à chaque heure 20. 
- Si vous préférez venir en voiture, il y a un parking gratuit en périphérie de la ville et des navettes en bus également gratuites vers le centre-ville, toutes les 8 mn entre 9h et 23h le week-end. 
- Téléchargez avant de partir l'application Visit Mons qui vous fournira le circuit des installations urbaines, ou allez chercher un plan papier gratuit au centre du même nom situé sur la Grand-Place.
- Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site internet Mons2015

Dans tous les cas, une belle idée de promenade culturelle pour occuper un samedi!

dimanche 30 août 2015

Les brèves de la semaine #34




- Lundi soir, nous fêtons l'anniversaire de la soeur de Chouchou. C'est sa fille qui a tout préparé, et je reprends deux fois de la salade de pommes de terre mayo. Oui, mais j'ai fait du sport avant de venir!

- Mardi midi, je reçois un somptueux panier d'essentiels bio offerts par la toute jeune société Cirkle. Je vous en reparle très vite.

- "Quelles que soient leur cause, toutes les peurs fonctionnent de la même façon: vous les terrassez, ou ce sont elles qui vous terrassent. Et je déteste perdre, y compris contre moi-même. Surtout contre moi-même." La perle de sagesse planquée au milieu de 250 pages de scènes de cul. Je n'ai jamais été aussi contente que ma mère ne lise pas les bouquins que je traduis. 

- Le soir après le boulot, je vais boire un verre avec Sunalee au DeHaus, où je goûte un gin tonic délicieux à base d'Edinburgh Elderflower et de Schweppes Lavande-Fleur d'Orange (je ne savais même pas que ça existait). L'horizon de mes possibles cocktailesques s'élargit d'un coup. 

- Pascale, une des destinataires de mes enveloppes-mystère, a eu l'excellente idée de m'envoyer en échange quatre tablettes de mon chocolat préféré - le Villars blanc-vanille. Ca tombe bien, je n'en avais plus depuis quelques semaines déjà!

- Nous testons "Mr. Robot": coup de foudre pour nous deux! Dès le deuxième épisode, j'échafaude plein de théories: "Tu ne trouves pas que l'ambiance fait un peu "Fight Club"? Et que personne ne se comporterait réellement comme Christian Slater? A mon avis, le mec hallucine..." Réponses quand on aura fini cette première saison!

- Mercredi, Chouchou perd ses clés. Changer la serrure de notre porte blindée s'annonce un chouïa ruineux, et la réponse de l'assureur tarde à venir. Bon, ben en attendant, on va partir du principe que son trousseau n'a PAS été ramassé par un aspirant cambrioleur qui l'aura suivi jusqu'à la maison. Angoissée, moi? Pfff, comme si c'était mon genre.

- Vendredi, mon père aurait eu 69 ans. Je crois qu'il ne cessera jamais de me manquer.

- Le soir, nous recevons M1 et M2 à dîner. Gaspacho un rien trop pimenté, risotto aux asperges, raisin blanc sans pépins et pasteis de nata apportés par nos invitées. Bonne bouffe, super compagnie. Et encore une soirée arrosée, je bats des records cette semaine!

- Samedi, ma mère se rend dans un refuge pour reprendre un chat. Ce sera une adorable minette tricolore âgée de deux ans, dont j'ai hâte de faire la connaissance lors de mon prochain séjour. (Faut-il l'avouer? Je n'aimais pas du tout son chat précédent, qui était exigeant et pas du tout affectueux.)

- De notre côté, nous nous rendons en train à Mons, non sans que j'aie exigé de déposer nos Macbook, nos iPad et nos disques durs externes chez un ami de Chouchou qui habite près de chez nous, juste au cas où. Non seulement nous passons une excellente journée, mais lorsque nous rentrons, nous n'avons pas été cambriolés. Une nouvelle victoire pour l'optimisme prudent.

- Dimanche, j'ai une To Do List assez courte: ménage de la cuisine et de la salle de bain, rédaction de trois billets pour le blog, réservation d'un logement Airbnb pour nos prochaines vacances, coup de fil hebdo à ma mère. Bizarrement, je suis beaucoup plus motivée pour mater les apparts de caractère à Budapest que pour sortir le Mr Propre et l'éponge; je commence donc par là et ne tarde pas à dénicher un coup de coeur avec lequel Chouchou est 100% d'accord - youpi!

Bonne semaine à tous!

samedi 29 août 2015

La pilule rouge




Dans la journée d'hier, un peu partout sur les réseaux sociaux, des gens ont publié les photos atroces d'enfants syriens morts noyés en tentant de fuir leur pays en guerre, et dont le corps s'était échoué sur une plage en Libye. Et un peu partout sur les réseaux sociaux, d'autres gens ont hurlé: "Je ne veux pas qu'on m'impose de voir ces horreurs; de toute façon, je ne peux rien y faire!". (Si jamais vous y avez échappé, voir à ce sujet le compte Twitter de Maître Eolas, un condensé de réactions typiques.)

Je comprends les gens qui ont hurlé. Moi aussi, ces images me soulèvent le coeur, et moi aussi, j'ai l'impression qu'elles me soulèvent le coeur en vain parce que je suis impuissante, parce que je n'ai pas de super-pouvoirs pour sauver tous ces pauvres réfugiés ni même le temps ou, soyons honnêtes, l'envie de faire du bénévolat dans des associations qui les aident. Tant de causes qui méritent notre attention, tant de nouvelles horribles qui nous assaillent chaque jour au point qu'on finit par être pris d'une furieuse envie d'éteindre la télé, de ne plus lire les journaux, de se barricader contre le reste de ce monde de souffrances auxquelles il nous est impossible de remédier. 

Sauf que ça n'est pas vrai qu'il nous est impossible d'y remédier. Même sans prendre d'engagements individuels, on peut exiger des gens qui nous gouvernent qu'ils mettent en place des politiques adaptées. On peut éviter de voter pour ceux qui prétendent que la France (ou la Belgique, ou la Suisse, ou le Canada, ou n'importe quel autre pays riche) ne peut pas accueillir toute la misère du monde. On peut, au minimum, s'abstenir de colporter l'idée absolument fausse et archi-fausse que les migrants sont une charge insupportable en temps de crise. A la place, on peut propager l'information, participer à une prise de conscience collective, contribuer à faire de l'humanitaire une priorité de nos dirigeants. 

On peut déjà commencer par ouvrir les yeux sur les réalités du monde au-delà de nos vies si affairées d'Occidentaux bien nourris habitant des pays en paix. 

On peut déjà commencer par considérer qu'au-delà de sa famille, de sa communauté ou de sa nation, on est solidaire de l'humanité tout entière. 

Mais pour cela, il faut accepter de renoncer à un certain confort mental. Choisir la pilule rouge plutôt que la pilule bleue. 

Je n'ai pas une vocation de militante et encore moins d'évangéliste. Je me garderai bien de donner des leçons à quiconque sur ce qu'il doit faire ou ne pas faire. Je pense que c'est un cheminement très personnel, et que ne pas accorder de temps de cerveau aux réfugiés syriens ne fait de personne un monstre sans coeur. Tout comme acheter des fringues H&M fabriquées dans des conditions épouvantables au Bangladesh ne fait de personne un monstre sans coeur, ou consommer de la viande sans se soucier de la cause animale et des dégâts de l'élevage sur l'environnement ne fait de personne un monstre sans coeur. Nos existences sont complexes, nos esprits sans cesse sollicités par une chose ou une autre; nous ne pouvons pas être sur tous les fronts à la fois.

Mais je pense aussi que refuser d'au moins prendre conscience de ces choses fait de nous des complices passifs. Coupables de rien d'autre que de ne pas vouloir sortir de notre zone de confort mental, mais coupables quand même de cela. Pas un grand crime, non. Juste une de ces négligences minuscules qui mises bout à bout contribuent à nous déresponsabiliser de tout, à nous déshumaniser collectivement. Une de ces négligences minuscules que, pour ma part, j'ai désormais envie de commettre le moins souvent possible.

Hier, j'ai regardé les photos insoutenables des enfants noyés échoués sur la plage de Zouara.

Hier, j'ai choisi la pilule rouge.

La revue de presse du week-end #36





[CULTURE] Faut-il ou ne faut-il pas lire le tome 4 de "Millenium"?


[IMMIGRATION] En Europe, seulement 2% des attentats terroristes sont commis par des Musulmans.

[MODE] Le nouvel accessoire capillaire en vogue à Shangai, c'est la jeune pousse qui vous jaillit de la tête.

[PHOTO] 100 appareils jetables ont été distribués à des SDF londoniens; voici les images qu'ils ont prises.

[SANTE] Contrairement à la dépression, la bonne humeur est contagieuse. (En anglais)

jeudi 27 août 2015

Transition




Officiellement, il reste encore presque un mois d'été. Mais la rentrée des classes approche à grands pas; mes restaurants préférés rouvrent un par un; les nouvelles collections commencent à arriver dans les magasins et il fait déjà une météo de Toussaint à Bruxelles. Bref, ça sent l'automne. 

L'été a été... difficile, pour des raisons que je ne tiens pas à évoquer ici. Disons juste que j'ai remis beaucoup de choses en question. Côté positif, les vacances à Toulouse m'ont permis de me rapprocher de ma famille, ce qui m'a ôté un gros poids du coeur. N'empêche que, là tout de suite, je ne sais pas trop où je vais, ni sur le plan personnel ni sur le plan professionnel. Ce n'est pas dramatique: pour la première fois de ma vie, je me sens capable de  faire preuve de patience, d'attendre de voir de quelle manière la situation va se décanter au lieu de tout foutre en l'air immédiatement pour pouvoir passer à autre chose de moins inconfortable. 

Reste que je n'aime pas me sentir semi-déprimée en permanence, et que je ne connais pas 36 méthodes pour lutter contre la morosité. En fait, j'en connais seulement 3: la gratitude, les projets et la discipline. Pour la gratitude, je suis déjà à fond (ce qui m'empêche de trop criser comme j'aurais pu le faire à une époque pas si lointaine). Plus, ça deviendrait artificiel. Pour les projets, j'en ai déjà trois très réjouissants: le MOOC sur la pensée positive qui démarre le 8 septembre, nos vacances à Budapest fin septembre/début octobre, et des cours d'aerial yoga dans une école pas loin de chez moi. J'envisage aussi de retourner à Toulouse d'ici la fin de l'année. 

Pour la discipline, j'ai décidé de remettre un peu d'ordre dans le déroulement de mes journées de semaine. Ces derniers mois, j'ai cessé d'utiliser mon réveil; résultat, je me lève tard, ce qui n'est pas très grave tant que le soleil se couche tard, mais qui va devenir un problème à partir du passage à l'heure d'hiver. Le temps que je finisse de bosser, la nuit sera tombée; je n'aurai aucune envie de faire du sport, et encore moins de sortir me promener pour atteindre mon quota de 10 000 pas. Du coup, je préfèrerais reprendre de bonnes habitudes dès maintenant. 

A partir du 1er septembre (date à laquelle j'attaque une nouvelle traduction pour un nouvel éditeur), je repasse donc au réveil à 7h. Je commence à avoir fait le tour des vidéos de Jillian Michaels - en tout cas, de celles qui sont à mon niveau; je dois en tester d'autres ou, de préférence, me concocter mon propre programme et ma propre playlist pour l'accompagner. Il faudrait aussi que je me trouve des séquences de yoga brèves (10-15 mn) à faire tous les matins.  Je ne vais jamais être une forcenée du sport et je m'ennuie très vite; j'ai donc intérêt à panacher les activités au maximum. 

Et puis, en vrac, j'ai l'intention de: continuer à aller boire des cocktails avec mes copines après le boulot, parce que c'est gai; éteindre mon ordinateur vers 22h pour lire au lit au lieu de glandouiller sur Facebook; proposer de nouveaux challenges et autres activités sur le blog; écouter des conférences TED; tester plein d'escape games; faire toujours davantage de tri dans mes affaires; bouger le plus possible, même pas loin et pas longtemps; continuer à travailler sur mon mot de 2016, parce que j'ai déjà bien avancé et que je sens que ce n'est pas terminé. Progresser dans la douleur, peut-être, mais progresser toujours - what else?

mercredi 26 août 2015

"La fiancée américaine"


Un gâteau renversé à l'ananas peut-il changer le cours de l'histoire?
Aux confins enneigés du Québec, l'histoire d'une famille étonnante, un clan de bûcherons, de croque-morts et d'entrepreneurs, marqué pour l'éternité par Madeleine, cette fiancée venue d'Amérique avec pour seul trésor son livre de recettes.
"La fiancée américaine" est une extraordinaire saga familiale campée entre la petite ville de Rivière-du-Loup, sur les bords du fleuve Saint-Laurent, Rome et Berlin. On se laisse emporter par la genèse et le destin d'une lignée rare, peuplée d'hommes forts, de religieuses québécoises et de petites filles aux yeux bleus qui utilisent les tartes au sirop pour tuer leur frère. 

Pas facile de critiquer ce pavé de presque mille pages en poche qui a connu un énorme succès au Canada. Pas facile, parce ce que le premier tiers m'a happée et enchantée comme ça m'arrive rarement, tenant toutes les promesses que de la quatrième de couverture. J'étais à fond dans l'histoire de la 3ème Madeleine de la famille Lamontagne, cette petite personne déterminée bien que peu amène et de surcroît coiffée comme Mireille Matthieu. Contre toute attente, je me passionnais pour les errances de son joli-coeur de père, pour la vie dans la rude campagne québécoise, pour les médisances de voisinage et l'omniprésence de la religion dans le quotidien. Le style volontiers grinçant voire assassin d'Eric Dupont me portait de chapitre en chapitre, et j'avais énormément de mal à m'y arracher le soir venu.

Puis, un peu abruptement, le récit saute jusqu'à l'âge adulte de la 4ème génération: les jumeaux Gabriel et Michel, encore plus antipathiques que leur mère et dépourvus de la moindre qualité qui les rachèterait. Les lettres qu'ils s'échangent, écrites de façon ampoulée et peu crédible au moins pour l'un d'entre eux, m'ont plongée dans un ennui profond. Je n'ai tenu le coup que parce que je voyais se dessiner un mystère en filigrane, le destin-miroir d'une Madeleine allemande dont j'étais curieuse de connaître la justification et les liens exacts avec la famille Lamontagne canadienne. La partie consacrée aux mésaventures de Magda Berg durant la Seconde Guerre Mondiale a su réveiller mon intérêt... jusqu'à la fin vaguement grand-guignolesque qui n'explique absolument rien et m'a donné l'impression d'avoir été victime d'une arnaque littéraire. Au lieu de faire des effets de manche pour éblouir le lecteur, j'aurais franchement préféré qu'Eric Dupont me raconte l'ascension sociale de la 3ème Madeleine et la façon dont elle construit un empire agro-alimentaire. Oui, ça aurait été un sujet plus classique et moins ambitieux, mais nettement plus satisfaisant. 

Aubergines marinées à la Dunyach




Coupez une ou deux aubergines en petits morceaux. 
Dans une sauteuse, versez une bonne rasade d'huile de sésame. Ajoute les aubergines, et de l'eau de manière à ce que les légumes baignent dedans aux trois quarts. Couvrez et faites cuire à feu moyen en tournant de temps en temps, jusqu'à ce que les aubergines soient tendres. Egouttez. 
Dans un saladier, mélangez de la sauce soja et du mirin en parts égales: 25 ml de chaque pour une aubergine, 50 ml de chaque pour deux. Ajoutez les aubergines, et saupoudrez très généreusement d'ail en flocons (type Ducros).
Laissez mariner plusieurs heures au frigo. 
Dégustez froid en entrée. 

Qui est Dunyach? L'auteur, entre autres choses, de ce désolipant recueil de nouvelles ayant un troll pour héros

mardi 25 août 2015

"The Astronaut Wives Club"


Basée sur les mémoires de Lily Koppel, cette série d'une seule saison, comportant 10 épisodes de 40 minutes chacun, raconte la conquête de l'espace par les Américains entre 1961 et le début des années 70, mais du point de vue des femmes d'astronautes. Les sept héroïnes initiales sont mariées avec les membres du groupe Mercury, chargé d'effectuer les premiers vols en orbite autour de la Terre. Très différentes les unes des autres, elles vont pourtant affronter ensemble la pression que les médias et la NASA placent sur elles, la peur que leur mari ait un accident durant une mission, les tâches domestiques et l'éducation des enfants qu'elles devront souvent gérer seules - le tout sans jamais se plaindre. Malgré certaines frictions initiales dues à des incompatibilités de caractère et de points de vue, elles développeront au fil des ans une amitié et une solidarité indéfectibles qui les rendront plus fortes et les aideront à faire face à bien des tragédies...

J'avoue: si j'ai regardé cette série, c'est parce que je n'avais pas grand-chose d'autre à me mettre sous la dent en cette période estivale. Je me disais qu'au pire, je pourrais admirer la mode et les intérieurs 60's tout en apprenant deux ou trois trucs sur la conquête de l'espace, un sujet qui ne m'a jamais follement passionnée. Et j'ai bien failli lâcher durant les premiers épisodes, où les luttes des femmes d'astronautes paraissent ridiculement inconséquentes. On peine d'autant plus à se soucier de leur sort que la période couverte étant assez longue, les événements s'enchaînent très vite sans accorder beaucoup de temps d'écran à chacune - tendance qui s'accentue lorsque les épouses du groupe Gemini entrent en scène à leur tour.

Puis arrive l'épisode 5 qui montre l'action en justice intentée pour forcer la NASA à accepter les femmes dans les rangs des astronautes. Et à partir de là, la série devient vraiment intéressante, avec bien entendu un fort accent sur l'évolution de la condition féminine, une évocation (brève, mais ce n'était pas le sujet) des inégalités de traitement dont sont victimes les Noirs, quelques passages très émouvants et d'autres plutôt audacieux qui surprennent beaucoup. Je me suis particulièrement attachée aux personnages de Rene et de Trudy, les deux héroïnes les plus indépendantes qui souhaitent se réaliser professionnellement elles aussi et se heurtent sans cesse au machisme de l'époque. Malgré les jolies robes - qui le sont d'ailleurs de moins en moins à l'approche des années 70, cette décennie sinistrée de la mode -, je n'aurais du tout aimé vivre à cette période et me voir cantonnée de force à un rôle de femme au foyer, sommée par l'employeur de mon mari de ne pas contrarier Choupinet, d'ouvrir les cuisses chaque fois qu'il le réclame et de lui faire un sandwich post-coïtal pour le récompenser de ses efforts. Heureusement, les femmes d'astronautes profitent de leur situation pour faire avancer les choses, et au final, on ne peut que les soutenir à 100%.




lundi 24 août 2015

L'envie




Je dis souvent que des sept péchés capitaux, celui qui me concerne le moins est l'envie. Je ne suis jamais jalouse des accomplissements de mes proches, au contraire. S'ils les doivent à leur travail, je me dis qu'il ne tient qu'à moi d'en faire autant, et ça me motive; s'ils les doivent à la chance pure, je me dis que moi aussi ça peut m'arriver un jour, et ça me donne de l'espoir! Mais à bien y regarder, il m'arrive tout de même d'envier certaines choses sur lesquelles je n'ai aucun pouvoir et qui ne pourront plus changer. 

J'envie les gens dont les parents lisaient beaucoup et ont aidé à leur épanouissement culturel, notamment en les faisant voyager lorsqu'ils étaient enfants. J'ai souvent l'impression d'avoir en la matière 15 ou 20 ans de retard que je ne pourrai jamais rattraper.

J'envie les gens qui ont plein de frères et soeurs, ceux qui sont issus d'une grande famille très soudée qui se réunit à la moindre occasion. J'aurais détesté ça quand je grandissais, mais aujourd'hui, qu'est-ce que ça me plairait!

J'envie les gens qui, à l'instar de ma soeur, ont su très tôt qui ils étaient et où ils allaient, alors que moi, j'ai l'impression d'être un chantier permanent, toujours en train de tout remettre en cause, et de ne progresser que dans la douleur. 

J'envie les femmes qui ont plus de facilité que moi pour garder la ligne, celles dont le métabolisme leur permet de ne pas se prendre la tête avec leur alimentation et de conserver une jolie silhouette même sans bouger beaucoup. A défaut, j'envie les gens qui prennent du plaisir à faire du sport. 

J'envie les gens qui sont du matin, ceux qui peuvent bondir hors du lit très tôt pour attaquer leur journée parfaitement réveillés et de bonne humeur. Mais je n'ai pas l'impression qu'ils soient très nombreux, surtout dans les rangs des free lance!

J'envie les gens dont le moral est indépendant de la météo. Les jours de pluie, de froid, de nuit qui tombe à partir de 16h, je dois déployer une telle énergie juste pour vaquer à mes occupations quotidiennes... Ca ne me rend pas la vie en Belgique très facile. Les ampoules de vitamine D prescrites par mon généraliste aident un peu, mais ne font pas de miracle.

J'envie - très fort - les gens qui ont encore leurs deux parents. 

Et vous, vous enviez qui ou quoi?

dimanche 23 août 2015

Les brèves de la semaine #33




- Lundi, je m'accorde une journée de remise en route avant la vraie reprise du boulot. Celle du fitness après deux semaines d'interruption est plutôt laborieuse: apparemment, mon souffle s'est fait la malle avec mon minuscule début de biceps. 

- Le frigo est vide de chez vide et cette fois, pas de bol, le Taihon est fermé, comme tous les autres restos où il est possible de faire un déjeuner vaguement équilibré dans un rayon d'un kilomètre. J'atterris à l'Oriento pour une formule buffet délicieuse mais d'autant plus calorique que je ne résiste pas au plaisir de l'accompagner d'un verre de Syrah. Après, je passe tout l'après-midi à lutter contre mon envie de sieste. Ce n'est pas comme ça que je vais convaincre mon souffle et mon début de biceps de rentrer fissa du Brésil. 

- Mardi soir, Chouchou et moi allons à pied jusqu'au Kokuban où nous avons décidé de dîner - j'ai besoin de marcher, et ce n'est pas si loin de chez nous. Du coup, sur le chemin du retour, nous cherchons et trouvons deux géocaches assez récentes sur le bord des étangs d'Ixelles. Les lumières du Paquebot se reflétant à la surface de l'eau sont bien jolies...

- Mercredi, je reçois une proposition de partenariat très enthousiasmante: il s'agit de tester un nouveau système de livraison de produits alimentaires bios et/ou locaux. Compte-rendu d'ici la fin de la semaine prochaine, je pense!

- Jeudi matin, le chat de ma mère se fait percuter par une voiture et meurt sous ses yeux; elle est effondrée. Comme elle parle déjà d'en reprendre un, je lui réitère les conseils déjà prodigués (et qu'elle avait ignorés) la première fois: ne pas craquer pour le chaton d'une connaissance, mais aller en refuge choisir un jeune adulte au caractère fixé, affectueux comme elle le souhaite et habitué à la vie en intérieur pour qu'il ne réclame pas sans cesse à sortir sur la route devant chez elle. 

- Depuis plusieurs semaines, j'envisageais de recontacter Sunalee pour enterrer nos différends, sans jamais passer à l'action C'est finalement elle qui en prend l'initiative. Une bonne chose de faite.

- Vendredi matin, je monte sur la balance avec appréhension. 10 jours de vacances à me goinfrer sans faire de sport, il doit forcément y avoir des dégâts. Résultat: je suis à mon poids le plus bas depuis début janvier. Je ne me plains pas du tout, mais ma perplexité est grande.

- Yal sort de l'hôpital et va pouvoir partir comme prévu la semaine prochaine pour des vacances dont il a grand besoin, youpi!

- Je me sers si peu de mon téléphone belge que le numéro a été désactivé et que je dois en demander un nouveau. Le vendeur étant très serviable, je le gratifie d'un "Merci beaucoup, jeune homme". C'est officiel, j'ai 87 ans.

- Le soir, au Brussels Summer Festival, nous mettons vingt minutes à localiser l'endroit où récupérer nos invitations. Puis à un quart d'heure du début du concert, Chouchou se fait arrêter par les vigiles: il n'a pas le droit d'entrer avec son appareil photo, et la billetterie qui sert de consigne ferme à 23h alors qu'Etienne Daho doit chanter jusque vers minuit moins le quart. Chouchou enfourche un Villo et retourne en trombe à la maison poser son appareil. Il revient à la fin du 3ème morceau, et comme je l'ai attendu près de l'entrée, nous sommes désormais loin, très loin de la scène.

- "Mais en fait, si tu n'es pas au premier rang, tu ne vois rien?" constate Chouchou en se mettant à mon niveau tandis que je me tords désespérément le cou pour tenter d'apercevoir quelque chose. Ben non; c'est pour ça qu'en principe, je refuse d'aller à des concerts avec uniquement des places debout.

- Samedi en faisant nos courses chez Delhaize, nous tombons par hasard sur Vincent Liesnard, qui tient la Maison Flagey où nous avons passé une nuit de rêve il y a quelques mois. Son succès ne faiblit pas, et il manque de temps pour concrétiser son projet de ventes de savons et de bougies parfumées à l'iris et au thé vert. Je suis deuil.

- Le vernis à paillettes sur les orteils, c'est la misère à enlever. Pourtant, je m'entête dans mon erreur en refaisant immédiatement une pédicure avec du Blue Curaçao de Mavala et le top coat Twins Glitter vert d'Essence.

- Si c'était le dernier barbecue de l'année, au moins, il aura eu lieu par une parfaite journée d'été.

- Dimanche, pas de poivrons corne-de-boeuf chez mon marchand habituel, et après une file d'attente interminable devant le camion du fleuriste, une vieille dame me rafle sous le nez les dernières roses bicolores que je convoitais. Apparemment, mon mojo du marché fait la grasse mat' (ou bien, il est parti rejoindre mon souffle et mon début de biceps à Rio).

- Le coeur lourd, je me décide à poubelliser mes sandales préférées, rose pâle à l'origine et désormais d'un beige brunâtre à force d'avoir été portées (surtout la gauche, bizarrement). "Tu veux que je m'en charge pour toi? compatit Chouchou. Tu n'as qu'à les oublier près de la porte, et je me charge de les faire disparaître pendant que tu as le dos tourné." C'est gentil, mais j'assumerai mes responsabilités chaussuresques jusqu'au bout.

Bonne semaine à tous!

jeudi 20 août 2015

Une liste de choses que je trouve difficiles




Rester digne passé deux cocktails.
Ne pas réagir dans l'élan de la colère. 
Me lever tôt le matin (= avant 9h).
Pardonner.
Vivre loin de ma famille (mais Toulouse, rien à faire, je ne retournerai jamais y habiter). 
Montrer à quel point certaines choses me blessent. 
Travailler en équipe. 
Comprendre quoi que ce soit à l'informatique. 
Prendre les démarches administratives à bras-le-corps. 
Supporter les scènes violentes au cinéma ou à la télé.
Me forcer à faire du sport (je crois que je n'aimerai jamais ça). 
Ne pas paniquer dans la foule. 
Vivre sans chat. 
Résister à un bon morceau de viande malgré mes convictions. 
Me taire quand parler ne servira à rien (mais les réseaux sociaux sont très formateurs pour ça!)
Lire les nouvelles du monde et ne pas flipper à l'idée qu'on fonce droit dans le mur. 
Lâcher prise. 
Dormir dans le noir.
Rester longtemps sans voyager.
M'interrompre dans la lecture d'un roman génial. 
Retenir une grimace quand j'entends quelqu'un dire "malgré que".
Ne pas relever à voix haute les fautes d'orthographe dans les menus de restaurants.
Interagir socialement avec plus de quatre ou cinq personnes à la fois. 
Endurer les visites chez ma gynéco.
Ne pas indexer mon moral sur la météo. 
Faire la différence entre les choses que je peux changer et celles que je ferais mieux d'accepter.
M'attacher aux gens. 
Ne pas toujours imaginer le pire. 
Préserver mon appétit de vivre tout en acquérant une certaine sérénité vis-à-vis de la mort. 

Concours: Affliction (Anita Blake T22)


C'est le festival des exemplaires de traducteur dans ma boîte aux lettres en ce mois d'août, et j'ai besoin de votre aide pour ne pas mourir écrasée sous une pile de livres écroulée! 
Après le concours-flash organisé mardi soir sur la page Facebook du blog et visant à gagner un exemplaire poche des "Quinze premières vies d'Harry August", aujourd'hui, je vous propose de remporter le dernier Anita Blake paru hier en grand format chez Bragelonne. 
Pour cela, laissez-moi un commentaire en me disant ce que vous appréciez le plus dans la série et la raison pour laquelle vous continuez à la suivre après si longtemps. 
Clôture des participations dimanche 23 à midi; tirage au sort et publication des résultats dans la foulée. J'envoie seulement à des adresses postales en France ou en Belgique. 
Bonne chance à tous! 

Edit: Les résultats du concours n'ont jamais été publiés pour la bonne raison que le bouquin que j'avais mis de côté pour l'envoyer au gagnant a été placé par erreur dans le sac des livres à apporter chez Pêle-Mêle. Désolée, je ferai plus attention la prochaine fois!

mercredi 19 août 2015

En août, j'ai envie...




...De me trouver un short en jean (mais pas de faire les magasins
ni de me cogner plein d'essayages: ça s'annonce compliqué!)
...De crraquer pour une 4ème robe Lucy d'Emily and Fin,
 cette fois avec un bel imprimé urbain pour l'automne.
...De voir "Paper towns" (en VF, "La face cachée de Margo")
...D'essayer les séries "Scandal" et "Alpha House"
...De tester le manga "The ancient magus bride"
...De customiser mon MacBook avec ceci ou cela
...De piquer la recette de quenelles de lentilles du resto végétarien AMI
(même si elles ressemblent plutôt à des boulettes)
...De tenter de reproduire les aubergines marinées à la japonaise dévorées dégustées chez JCD
...De ne pas attendre l'été prochain pour revoir ma famille
...D'y voir un peu plus clair et de trouver un nouvel élan
...Et puis surtout, que Yal aille mieux

mardi 18 août 2015

Toulouse, été 2015




Samedi: Il pleut sur Toulouse pour notre premier jour de vacances? Qu'à cela ne tienne: j'emprunte un blouson à ma soeur, et Chouchou et moi allons passer une grande partie de l'après-midi chez Ombres Blanches, d'abord à choisir des bouquins, puis à lire devant une tasse de thé. Les Toulous'hein: salle crade et steak trop cuit qui oblitère le goût des autres ingrédients de mon burger; je ne reviendrai pas. J'ai fait les courses de ma mère, j'ai bien mérité de craquer chez Arabesque pour cette paire de sandales Esska en fin de série.




Dimanche: Ma soeur cuisine assez peu, mais son rougail saucisse déchire. Quant au gâteau renversé à l'ananas d'Attila, il est plus beau que celui de la photo dans le livre de recettes, et probablement meilleur aussi. Y'a des gens qui ont des super-pouvoirs du quotidien toupourris; mon beau-frère, lui, trouve systématiquement une place de parking pile à l'endroit où il va. Je pensais bien que l'escape game plairait à toute la famille, et je suis ravie de constater que je ne me suis pas trompée: ma soeur, David et Attila s'éclatent autant que nous dans Le bureau de Pierre Rousseau. Nous sortons avec plus de deux minutes d'avance sur le chrono - hourra! Pour conclure cette chouette journée, je termine le réjouissant "Comment (bien) rater ses vacances". Dire qu'il y a encore des lecteurs qui méprisent la littérature jeunesse...




Lundi: Pour une fois, nous réussissons à trouver le Gaumont Labège du premier coup. J'ai l'impression qu'Attila et Cahouète s'ennuient devant "Le Petit Prince", mais en fait non. Maintenant, bourrons les gamins de sucre. Dommage que ma robe soit un peu ton sur ton avec les sièges du Tommy's: un modèle contrasté aurait donné de meilleures photos. Comme cadeaux d'anniversaire chez Cultura, mes neveux choisissent la première trilogie Star Wars en DVD et des baguettes Harry Potter, les braves petits.




Mardi: Malgré nos recherches à Bruxelles, le bibimbap du Boli Café reste inégalé - d'ailleurs, il y a la queue sur le trottoir en cette semaine de réouverture. Une géocache facile au pied du donjon du Capitole. La Jolie Fleur d'Octave (yaourt, fraise, rhubarbe) est sans aucun doute ma glace préférée au monde. Consternée de voir que les billets de spectacle achetés sur le site internet de la Fnac sont maintenant délivrés par un automate. Je me fiche du gain de productivité qui mettra des employés au chômage et ne profitera qu'aux actionnaires: si j'ai un souci, je veux parler à une PERSONNE, bordel. Et c'est une sociopathe qui dit ça.




Mercredi: Quand j'essaie de résumer pourquoi je trouve l'héroïne de "Retour en Islande" antipathique, je me rends compte que je suis en train de me décrire - ouch. Comme prévu, les pâtes à la Norma de Chouchou remportent un franc succès auprès de toute la famille. Le drame du jour porte sur le plan de travail bousillé par le plombier auquel ma mère a fait changer son évier de cuisine parfaitement fonctionnel. Une avance de £15 000 à l'auteur d'un obscur récit de voyage vieux de 50 ans et déjà publié une première fois dans l'indifférence générale - je croyais que "The Rocks" était une histoire de secrets de famille, pas un roman de science-fiction!




Jeudi: Nous aurons eu le temps de de nous partager un club sandwich Duck Me pour le goûter, de retrouver Nekkonezumi devant O Sorbet d'Amour pour y acheter un cornet deux boules, de faire un tour de grande roue et de visiter l'expo d'un photographe lithuanien au Château d'Eau avant de nous prendre la mère de toutes les averses sur le coin de la figure en retraversant le Pont Neuf en sens inverse. Quand nous débarquons trempés (et, en ce qui me concerne, en robe d'été et sandalettes) chez JCD, cet homme merveilleux m'allume un feu de cheminée pour que je puisse me sécher: bonheur intense. Non monsieur l'agent, Chouchou ne stresse pas à l'idée d'ânonner "1, 2, 3, 4, 5" dans votre alcootest: il n'a bu que de l'eau toute la soirée.




Vendredi: Le meilleur magret de ma vie chez Monsieur Marius, une géocache trouvée à côté du métro Carmes, deux bols Bloomingville ravissants chez Méric (cet écureuil en trottinette rouge! ce mignon hérisson endormi!) mais un thé vraiment pas bon au Jardin des Thés. Improviser une soirée risotto/pâtisserie chez ma soeur et répartir les différentes missions pour plus d'efficacité - Chouchou va chercher ma mère et le vin blanc, David et moi allons faire les courses au Super U, ma soeur et Attila commencent la crème à la vanille, Cahouète continue à jouer à agar.io sur le canapé. Nouvelle unité monétaire: la botte d'asperges du primeur d'à côté (7,95€ au cours du 14 août 2015). Christine Bravo mime la limace dans un jeu télévisé débile - au secours! Les plaisirs gourmands recette Ladurée, 3h pour les préparer, 3 minutes pour les dévorer jusqu'à la dernière miette.




Samedi: "Que penses-tu du verbe requestionner?" Euh, du mal, beaucoup de mal. En un seul trajet en voiture avec l'autoradio allumé, j'ai dû tripler ma connaissance de la musique populaire du XXIème siècle. Merci à l'Atelier du Burger d'être ouvert un 15 août et de proposer une recette au fromage bleu. Sur un trousseau de 50 clés, celle qui ouvre le cadenas est bien évidemment l'avant-dernière que je teste. Nous sortons du Cachot de la Taverne en 52'56", ce qui nous classe paraît-il dans les meilleurs temps. En prime, le game master nous conseille les deux meilleurs escape games de Budapest pour notre voyage du mois prochain. Je pourrais admirer pendant des heures le monsieur qui fait des bulles de savon géantes sur la place du Capitole. La quête vaine des nouvelles-chaussures-pour-la-rentrée d'Attila se termine au Sorbet d'Amour où je teste le nouveau parfum mojito. Je ne ferais pas rentrer un cure-dent de plus dans ma valise cabine, mais enfin, elle ferme.




Dimanche: La journée se traîne, et mon mauvais bouquin ne parvient pas à me distraire de l'angoisse du retour qui monte au fil des heures. Ma soeur nous ramène à l'aéroport et j'en chialerais de la quitter sans même avoir eu une seule occasion de lui parler vraiment (mais pour lui dire quoi, au juste?). J'ai bien failli paumer le connecteur de mon Jawbone dans les rainures du tapis roulant de la sécurité. Oui, je suis une délinquante qui, quand 15 autres femmes attendent devant les toilettes, n'hésite pas à aller faire pipi chez les messieurs où il n'y a personne. Bruxelles by night en 21. En arrivant à la maison, découvrir que le basilic en pot que j'avais mis au frigo pour tenter de le préserver a bel et bien survécu sans trop de dégâts. La première chose que je vois en me connectant sur Facebook, c'est que la seconde salle d'Aventure Rooms Toulouse, dont je guettais l'ouverture depuis avril pour la tester pendant ces vacances, ouvrira officiellement... demain. Bon, ben je vais être obligée de revenir un de ces quatre, alors.

lundi 17 août 2015

Enigma Escape: Dans le cachot de la taverne




Suite à l'initiation très réussie de ma soeur, David et Attila, nous avions réservé samedi dernier pour tenter l'autre salle d'Enigma Escape, nommée "Dans le cachot de la taverne" et réputée plus difficile. Le pitch? "Vous êtes en 1780. Après une soirée arrosée à la taverne de Duchenot, vous vous réveillez enfermés dans un sous-sol aménagé en cachot. Visiblement, le propriétaire des lieux ne vous veut pas de bien: il va falloir vous évader avant son retour." 

Le principes et les consignes étaient les mêmes que d'habitude, mais le game master nous avait prévenus que les joueurs confirmés risquaient d'être déstabilisés. Il est vrai que, cette fois, la partie fouille était assez peu développée, et qu'il y avait par contre énormément d'énigmes à résoudre, un vrai festival de chiffres et de lettres à vous donner le tournis! J'ai également apprécié l'introduction d'un élément sensoriel que je n'avais encore jamais rencontré. 

Ma soeur a passé la partie à répéter "Non mais on est mauvais là!". Impression que je ne partageais pas: il est normal de mettre un certain temps à assembler une foule d'éléments quand on n'a pas le mode d'emploi! Il me semblait, à moi, qu'on avançait bien. Et de fait, nous avons réussi à sortir en 52'56", ce qui apparemment nous classait dans les meilleurs temps pour cette salle. 

Cette fois encore, Attila du haut de ses 14 ans a participé très activement et vu ou trouvé des choses le premier. Cette fois encore, chacun a apporté ses compétences différentes de celles des autres et contribué à la réussite de l'équipe. Cette fois encore, nous sommes ressortis tout pleins d'adrénaline et d'excellente humeur. Ma soeur envisage d'ailleurs d'emmener son équipe du boulot faire du team building dans la troisième salle appelée "Zombies" qui devrait ouvrir d'ici début octobre. 

34, rue Bayard
31000 TOULOUSE

dimanche 16 août 2015

A quelques heures de l'avion du retour




Les vacances à Toulouse, que je redoutais depuis des mois, se sont finalement assez bien passées. Bien sûr, ça ne sera plus jamais pareil qu'à l'époque où mon père était en vie, où on logeait chez ma soeur et où on faisait coïncider notre séjour avec ses congés pour profiter au maximum de tout le monde. Disons que nous avons tiré le meilleur parti de la situation telle qu'elle est aujourd'hui, avec notamment trois repas en famille (qui n'ont pas dû faire de bien à ma ligne, mais c'était pour la bonne cause), deux escape games (réussis qui plus est) et un après-midi consacré à mes neveux. Maintenant qu'ils sont plus grands, je commence à les apprécier en tant que personnes, à savoir de quoi discuter avec eux et à prendre un vrai plaisir à leur compagnie. Ca, c'est particulièrement chouette. 

Pour le reste: nous nous sommes couchés trop tard et levés de même, il y aura du recadrage horaire à effectuer dès lundi! Nous avons mangé du bibimbap, des glaces Octave et O Sorbet d'Amour, des burgers deux fois, du canard deux fois, et de délicieuses pâtisseries préparées par Attila (le futur Michalak?). Je n'ai pas fait de fitness de toute la semaine, et réussi à atteindre les 10 000 pas quotidiens seulement un jour sur deux: Jillian va donc redevenir ma meilleure amie dans les semaines à venir. Je n'ai pas lu autant que je l'imaginais, seulement deux romans complets (mais des biens) plus deux demi-romans, et je n'ai pas touché à "Essentialism". J'ai regardé des vidéos TED les quatre ou cinq premiers jours seulement, puis j'ai oublié ou pas eu envie, ce qui n'est pas bien grave. 

Il n'a pas fait très beau, donc pas de baignades dans la piscine de ma soeur, mais ça ne nous a pas empêchés de nous promener comme prévu (l'avantage d'être endurcis par la météo belge!). En plus de passer du temps avec ma famille, nous avons vu Nekkonezumi deux fois et fait un délicieux dîner chez JCD un soir de pluie. J'ai réussi à ne pas m'écharper avec ma mère - même si j'ai parfois dû me mordre sérieusement la langue. Les tournesols étaient déjà fanés dans les champs alentours, mais au chapitre "jolies photos", nous nous sommes rattrapés durant un tour de grande roue. En résumé, même si les conditions n'étaient pas idéales, je vais rentrer contente de mes vacances. Pas très sereine, car nous avons laissé à Bruxelles de sérieux problèmes qu'il faudra bien résoudre d'une façon ou d'une autre. Mais au moins, j'ai l'impression d'avoir ramené la paix dans mes relations avec ma famille, ce qui m'ôte un gros poids du coeur. 

samedi 15 août 2015

La revue de presse du week-end #34




[ENVIRONNEMENT] Plus de quatre ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon vient de redémarrer un premier réacteur nucléaire. (En anglais) 


[FEEL-GOOD] La belle histoire de la semaine: celle d'une serveuse dont la bonne action lui est revenue démultipliée. (En anglais, mais avec une traduction française approximative ici

[FEMINISME] L'homme qui détestait les femmes. (Et qui me donnerait moins envie de vomir s'il était tout seul à s'égosiller dans son coin.) 


[RELATIONNEL] Une très sage réflexion de Mélanie Fazi sur l'indulgence de principe qu'il faudrait accorder aux artistes en particulier et à autrui en général.