vendredi 30 octobre 2015

Secret Santa: une surprise pour Noël





Les fêtes de fin d'année approchant, j'ai envie de vous proposer une ronde de surprises de Noël. Le principe? La première inscrite envoie un paquet à la deuxième, qui envoie un paquet à la troisième, et ainsi de suite jusqu'à la dernière qui envoie un paquet à la première. Si vous êtes tentée, voici la marche à suivre:

- Envoyez-moi à leroseetlenoir@hotmail.com un mail intitulé "Secret Santa", dans lequel vous m'indiquerez votre adresse postale - sans oublier votre pays de résidence, en Europe uniquement. Je n'accepterai que les lectrices que je connais un minimum: à savoir, celles qui ont déjà commenté ici (dans ce cas, merci de me préciser le pseudonyme que vous avez utilisé) ou sur la page Facebook du blog. Clôture des inscriptions, sans limite de nombre: dimanche 8 novembre à midi

- Lorsque vous aurez reçu l'adresse de votre correspondante, prenez le temps de choisir, d'acheter ou de confectionner pour elle un cadeau d'une valeur comprise entre 10 et 20€. Mettez-y du coeur et/ou de l'imagination; l'idée, ce n'est pas de dépenser plein de sous, mais de faire plaisir avec une gentille attention! Ajoutez une carte de voeux, et envoyez le tout de façon à être raisonnablement certaine que votre paquet arrive à destination pour le samedi 19 décembre au plus tard. 

- Signalez-moi (toujours par mail) quand vous avez reçu le paquet de votre Mère Noël. Si vous le pouvez, envoyez-moi une photo de son contenu, et je créerai une mosaïque que je publierai pendant les fêtes. 

A très vite?

PAL automne 2015




Cet été, j'ai fait un bon ménage dans ma PAL, éliminant des livres qui y traînaient depuis longtemps et qui ne me faisaient plus vraiment envie. J'ai également lu beaucoup et peu acheté. Résultat: fin août, ma PAL avait diminué de moitié. Puis septembre et la rentrée littéraire sont arrivés, et elle a de nouveau explosé. 
A noter: j'ai fait l'emplette de plusieurs ouvrages de développement personnel en rapport avec mon projet de reconversion, mais j'avoue que je rechigne à les attaquer car la non-fiction m'ennuie rapidement. Par ailleurs, je me rends compte que plus les années passent, plus je regimbe devant les très gros bouquins. Avant, j'adorais les pavés; ces jours-ci, la taille idéale d'un livre, pour moi, c'est dans les 300-320 pages. 

ROMANS
*The republic of thieves (Scott Lynch)
*Dragons of the hourglass mage (Margaret Weiss/Tracy Hickman)
*A madness of angels (Kate Griffin)
*The name of the wind (Patrick Rothfuss)
*Zombie Iceland (Nanna Arnadottir)
*The goldfinch (Donna Tartt)
*Hélianthe (Stefano Benni)
*Marelle (Julio Cortazar)
*La lettre à Helga (Bergsveinn Birgisson)
The luminaries (Eleanor Catton)
The dandelion years (Erica James)
Ca aussi, ça passera (Milena Busquets)
La vie en mieux (Anna Gavalda)
La mort d'un père (Karl Ove Knausgaard)
Le liseur du 6h27 (Jean-Paul Dididerlaurent)
Mari et femme (Régis de Sa Moreira)
The circle (Dave Eggers)
Je suis Pilgrim (Terry Hayes)
La balade des pas perdus (Brooke Davis)
La parade des Anges (Jennifer Egan)

RECITS/POESIE/DEVELOPPEMENT PERSONNEL
*The roads to Sata (Alan Booth)
*Le Mokafé (Christiane Levêque)
*Alternativez-vous (Christiane Hessel)
*Les quatre accords toltèques (Don Miguel Ruiz)
*Haïkus du temps présent (Madoka Mayuzumi)
Full catastrophe living (John Kabat-Zinn)
Essentialism (Greg McKeown)
Daring greatly (Brené Brown)

BEDE/MANGA
*Billy Brouillard: le chant des sirènes (Guillaume Bianco)
Demokratia T2 et 3 (Motorô Mase)
Roji T1 (Keisuke Kotobuki)

* = ouvrages déjà présents dans ma PAL la saison précédente

jeudi 29 octobre 2015

Psychologie Positive, le magazine de la science du bonheur


Il n'aura échappé à personne que je suis légèrement obsédée par la psychologie positive et ses différentes applications, dont la pleine conscience - au point que je suis en train de me former dans l'optique de faire du coaching un jour. Je pouvais donc difficilement passer à côté d'un magazine francophone consacré à cette discipline. Le numéro 4 est en vente depuis quelques jours, mais je le suis depuis ses débuts au printemps dernier, et je dois dire qu'il tient tout à fait ses promesses. Je prends encore plus de plaisir à sa lecture depuis que j'y retrouve des théories et des noms de chercheurs déjà rencontrés dans mes études (cette merveilleuse impression que tout se recoupe pour former un ensemble cohérent!), mais à la base, ce bimestriel est évidemment formulé pour s'adresser au grand public, des gens ne possédant aucune connaissance en la matière. 

Dans le numéro 4, dont vous pouvez feuilleter le début ici, on parle entre autres choses de la manière dont l'esprit peut jouer un rôle dans la guérison du corps, du style d'attachement individuel et de son influence sur la relation amoureuse, d'apprendre aux enfants comment supporter la frustration, d'efficacité au travail, de familles recomposées, de l'art d'écouter et de l'utilité du pessimisme. Mon article préféré est celui consacré à l'autocompassion, une notion que je venais justement d'explorer en cours et dont j'avais eu la surprise de découvrir que, loin d'être une incitation à la complaisance comme je l'imaginais, elle constituait un outil puissant pour améliorer son bien-être et sa vie. Le magazine s'achève, comme toujours, par 24 pages d'activités stimulantes et créatives, notamment des puzzles et des énigmes (que j'adore!) mais aussi des tests très intéressants, à mille lieues des sornettes de Cosmo, et des questions qui permettent de faire le point sur soi. Si vous partagez mon intérêt pour la pensée positive ou êtes le genre de personne qui cherche à mieux comprendre son propre fonctionnement, je vous le recommande très fort! 

En librairie actuellement, le numéro 4 de novembre-décembre 2015. 
4,50€ en France, 5,50€ en Belgique.

mardi 27 octobre 2015

La vie donne, la vie reprend




C'est une belle journée d'automne.

Grâce au passage à l'heure d'hiver, j'ai réussi à me lever à 7h30 ce matin. Résultat, à 11h, j'ai fini de bosser. Je potasse l'épisode 8 de mon cours sur La science du bonheur, consacré à la gratitude - un thème qui me parle beaucoup. En ce moment, je suis reconnaissante pour les grossesses de deux de mes copines, dont une a vraiment beaucoup galéré pour tomber enceinte alors que de toute évidence elle était faite pour devenir maman. Je suis reconnaissante pour la naissance, hier, de Célestine la coquine débarquée avec une semaine d'avance et une odeur de crêpes. Je suis reconnaissante d'avoir retrouvé ma soif d'étudier et d'apprendre plein de nouvelles choses. Je suis reconnaissante, même, pour les circonstances contraires qui vont sans doute me pousser avec un fusil dans le dos sur une voie que je n'aurais jamais prise autrement, par paresse ou par peur. Je suis reconnaissante que ma soeur envisage de venir avec sa famille nous rendre visite au printemps prochain. Je suis reconnaissante pour la douce lumière dorée qui éclaire les arbres aujourd'hui, pour ce ciel bleu si rare à Bruxelles surtout en cette saison.

Je propose à Chouchou d'aller déjeuner ensemble à l'extérieur, s'il n'a pas trop de travail. Le Yéti 2, dont j'aurais voulu lui faire goûter le fabuleux banh-mi, est fermé le mardi. Alors, nous poussons à pied jusqu'à la place Flagey. Assez vite, je fourre mon écharpe dans mon sac et regrette d'avoir mis un manteau plutôt qu'une veste de mi-saison. Nous avons de la chance: en début de service, il y a encore de la place au resto végétarien AMI que nous affectionnons tous les deux. Par contre, pour les crapuleuses boulettes de lentilles, il faudra revenir un autre jour. Ce sera donc un burger emmental et une salade au boulgour pour Chouchou, et une assiette composée pour moi, le tout arrosé d'un thé glacé maison.

Quand nous sortons repus et pas culpabilisés pour deux sous, Chouchou reprend le chemin de la maison tandis que je saute dans le 71 direction le centre-ville. Je n'ai pas de but précis, juste l'envie de profiter du beau temps et de faire mes 10 000 pas. Je passe chez Sterling Books et chez Waterstone's, mais aucun des deux n'a le dernier Frankie. Au Nong Cha, le vendeur ne me demande même plus ce que je veux: il sait que je suis accro au You Zi Hua Cha et que je ne peux pas vivre sans. Cette fois, je prends aussi du thé au jasmin dont Chouchou et moi raffolons le soir après le dîner. Petit tour des boutiques de bédé et de comics en admirant les milliards de figurines Funko Pop dans leur vitrine - c'est vraiment le dernier truc à la mode. Je remonte à pied jusqu'aux Galeries Royales. Une fois n'est pas coutume, je m'aventure chez Tropismes où je repère quelques bouquins en français et me laisse tenter par un ouvrage de Sandrine Martin. Par contre, j'arrive à passer devant chez Méert sans céder aux sirènes de la religieuse abricot-amandes, vive moi.

Je remonte jusqu'à la gare centrale pour prendre le 71 dans l'autre sens, descends à Trône et retire des sous chez ING pour pouvoir m'offrir ma crêpe à l'ananas du mardi au camion Ty Penty, square de Meeus. Comme d'habitude, je galère pour la manger proprement en marchant. Au niveau de la gare du Luxembourg, j'hésite: aller bouquiner chez Arthur's avec un thé? Non, j'ai envie de rentrer retrouver Chouchou. Un dernier arrêt chez mon fleuriste; les premières renoncules n'arriveront que mi-novembre, mais ce bouquet de petites tulipes violettes les remplacera très bien en attendant. 
Je finis le trajet à pied en songeant à la manière dont mes habitudes de consommation ont évolué ces dernières années. Maintenant, une virée shopping, c'est deux sachets de thé, une bédé et un bouquet de fleurs. Il me paraît bien loin le temps où je rentrais chez moi les bras chargés de sacs de marques contenant des fringues ruineuses que je ne porterais probablement pas. Aujourd'hui, je ne sors plus des magasins avec la nausée mais le pas léger.

Et puis quand j'arrive à la maison avec mon coeur en bandoulière, mon mur Facebook est noyé de larmes.

Yal vient de mourir.

Il se battait contre son crabe du poumon depuis un moment déjà, et les médecins avaient avoué ne plus rien pouvoir faire pour lui. Donc, ce n'est pas une surprise, mais c'est quand même un choc.

La vie donne, la vie reprend.

Le bonheur le plus doux peut coexister avec le chagrin le plus poignant.

J'espère que ce crustacé de malheur l'emmène vers un au-delà plus grandiose que tout ce qu'il a imaginé un jour dans ses romans. 

On ne va pas être copains


"Killing you in my mind"

Si vous tentez de me convaincre que j'ai loupé quelque chose en n'ayant pas d'enfant
Si vous me touchez alors qu'on ne se connaît pas
Si vous klaxonnez comme un abruti dans les embouteillages
Si vous vous vantez de frauder le fisc
Si vous commencez une phrase par "Je ne suis pas raciste, mais..."
Si vous pensez qu'une famille, c'est un papa, une maman et des enfants
Si vous êtes très fier de ne jamais ouvrir un bouquin
Si vous m'enfumez avec votre clope
Si vous croyez que les immigrés sont là pour piquer les allocs ou le boulot des bons Français/Belges
Si vous me soutenez que le changement climatique est une pure invention
Si vous essayez de monter dans le bus ou le train sans me laisser descendre d'abord
Si vous faites des blagues sexistes
Si vous empestez l'alcool à deux mètres
Si vous sonnez à ma porte pour me parler de Jésus-Christ notre sauveur
Si vous bouffez des nachos au fromage qui puent pendant la séance de cinéma
Si vous empiétez sur mon espace vital alors que nous sommes assis côte à côte dans le train
Si votre enfant donne des coups de pied dans mon dossier depuis dix minutes 
et que vous ne dites toujours rien
Si vous faites l'apologie des pseudo-sciences
Si vous êtes constamment en retard
Si vous humiliez votre conjoint ou vos gamins devant moi
Si vous engueulez la caissière qui n'est responsable ni de votre problème ni de votre mauvaise humeur
Si vous voyagez à l'étranger et que vous râlez parce que la bouffe n'est pas comme à la maison
Si vous fouillez dans mes affaires sans ma permission
Si vous parlez cinquante décibels au-dessus du volume normal
Si vous êtes amateur de corrida ou de chasse
Si vous m'expliquez comment je devrais m'exprimer ou me comporter
Si vous dégueulassez les toilettes du restaurant avant mon passage
Si vous trouvez que les romans jeunesse et la bédé, c'est bon pour les gamins
Si vous tenez un salon de thé et que vous faites infuser les feuilles directement dans la théière
Si vous pensez que la pilosité féminine est un truc répugnant à éradiquer à tout prix
Si vous ricanez grassement quand je commande un Screaming Orgasm ou un Sex on the Beach
Si vous trouvez que les grosses devraient s'abstenir de porter des vêtements
trop courts ou trop moulants
Si vous venez vous coller à moi alors qu'il y a plein de place autour
Si vous vous aspergez de parfum le matin
Si vous êtes infoutu de porter vos déchets jusqu'à une poubelle
Si vous estimez que sans Rolex à 50 ans, on a raté sa vie
Si vous considérez que "féministe" est un gros mot
Si vous méprisez les plus faibles que vous
Si vous me prenez très visiblement pour une andouille

lundi 26 octobre 2015

Les croyances sociales




En tant qu'adulte raisonnablement intelligente, lucide quant à ses propres besoins et assez imperméable au jugement d'autrui, j'aime à penser que je fais les meilleurs choix pour moi, sans me soucier de ce qu'on pourrait attendre de ma part. Malgré le mythe selon lequel une femme ne saurait s'épanouir réellement que dans la maternité, je n'ai pas eu d'enfant parce que l'idée m'inspirait un non-désir viscéral, un rejet absolu. 

Mais parfois, les croyances sociales ont un effet plus insidieux, au point qu'on ne se rend même pas compte de leur existence et qu'on se trouve donc incapable d'y résister. Exemple concret: je suis issue d'une famille de la classe moyenne française, pour qui l'accession à la propriété constituait l'objectif matériel numéro un. C'était tellement acquis pour moi que je ne me suis pas posé de question. Dès que j'ai fini de rembourser mon prêt étudiant, j'ai ouvert un Plan d'Epargne Logement, et dès que celui-ci est arrivé à terme, j'ai cherché un appartement à acheter. 

Treize ans plus tard, je ne compte plus le nombre de fois où je m'en suis mordu les doigts. Je consacrerai un jour un billet à mes désillusions en la matière, non pas pour décourager les aspirants propriétaires, mais pour leur proposer un point de vue différent de ce qu'ils entendent partout et tiennent certainement, eux aussi, pour une vérité absolue. Parce que si une seule voix s'était élevée pour me dire, arguments concrets à l'appui, qu'acheter un appartement ne convenait pas à tout le monde, ma décision de l'époque aurait sans doute été bien différente. Mais cette voix n'a jamais retenti. En France, dans la classe moyenne, on aspire à posséder son logement, point. 

(En Suisse, c'est déjà différent: les prix de l'immobilier sont tellement élevés que la plupart des gens savent qu'ils resteront locataires toute leur vie, et je n'ai pas l'impression qu'ils s'en portent plus mal.) (En même temps, ils ont le meilleur chocolat du monde pour se consoler.) (Mais je m'égare.)

Du coup, depuis quelque temps, je m'interroge pas mal sur ce que j'appelle les "croyances sociales", c'est-à-dire, les pseudo-évidences qu'on ne songe généralement pas à contester. Genre:

- "Il faut faire des études pour réussir". Ha ha. J'exerce depuis 20 ans, avec un succès fort raisonnable, un métier pour lequel je n'ai aucun diplôme. Et s'il y a bien des gens qui ne manquent pas de boulot en ces temps difficiles pour beaucoup d'entre nous, ce sont les travailleurs manuels comme les plombiers, qui n'ont pas été à l'école bien longtemps mais dont on aurait du mal à se passer. Sans parler de tous ceux qui inventent actuellement des métiers liés au web, pour lequel ils se sont formés sur le tas. 

- "On sera toujours moins bien seul qu'en couple". N'importe quoi. Je me suis toujours sentie très bien seule, même si j'admets que ça ne convient pas à tout le monde. Et comme je le lisais récemment dans je ne sais plus quel article: être dans un couple qui ne fonctionne pas et qui vous rend malheureux, c'est avoir une étape de retard par rapport aux célibataires qui ne sont plus qu'à un pas de former un couple fonctionnel et heureux.

- "Hors la monogamie, point de salut". Personnellement, je trouve que faire fonctionner une relation harmonieuse entre deux personnes, c'est déjà beaucoup de travail, et l'idée d'ajouter d'autres gens à cette équation complexe me fait l'effet d'un pur cauchemar. Mais Laurell K. Hamilton, une des auteurs que je traduis, vit en ménage à quatre et s'en trouve très épanouie; Amanda Palmer et Neil Gaiman ont un mariage ouvert, et ça ne les empêche pas d'être un couple admirablement aimant. A chacun d'inventer le modèle de vie qui lui convient, et tant pis pour la morale!

- "Une femme ne s'épanouit que dans la maternité". J'ai réussi à éviter ce qui aurait été une grosse erreur pour moi. Mais deux ou trois de mes amies m'ont avoué, sous le couvert du secret, avoir eu des enfants parce que ça leur paraissait "naturel", et le regretter désormais. "J'aime mes enfants, mais si c'était à refaire, je m'abstiendrais d'en avoir", m'ont-elles dit en piquant du nez d'un air honteux, comme si elles se sentaient monstrueuses de constater que la maternité ne leur convenait pas. Je trouve ça triste - que non seulement la société les ait poussées à l'erreur, mais qu'en plus, elle les fasse culpabiliser de l'admettre. 

- "Le médecin a toujours raison". J'ai beaucoup d'admiration pour les bons soignants. Mais ne nous voilons pas la face: 1/ comme dans tous les corps de métier, il y a aussi de fameux connards (au hasard: ces gynécologues maltraitants dont on parle pas mal en ce moment) 2/ même bien intentionné, le médecin n'est pas omniscient et peut prescrire certains médicaments ou examens qui causent plus de tort qu'autre chose. En ce moment, je me documente beaucoup sur la pertinence des mammographies préventives pour les femmes n'ayant pas d'antécédents familiaux, parce qu'il est hors de question que je remette aveuglément ma santé entre les mains de qui que ce soit. 

Et vous? Quelles sont les croyances sociales auxquelles vous avez adhéré sans vous poser de questions? Vous est-il arrivé de le regretter? 

dimanche 25 octobre 2015

Les brèves de la semaine #41




- Lundi, j'oublie complètement que c'est notre 9ème anniversaire de couple. J'ai pensé à la mort de mon père l'avant-veille, et envoyé des cartes à Philou qui fête ses 48 ans ce jour-là ainsi qu'à Gasparde qui en a 37 le lendemain, mais Chouchou et moi... que dalle. Bon, en même temps, on a prévu de fêter ça samedi, donc tout n'est pas perdu!

- Solange, ma voisine de 89 ans, vient me demander si je peux l'aider à allumer sa gazinière neuve. "J'ai d'abord voulu demander au locataire du rez-de-chaussée, parce que les hommes c'est plus fort, mais il n'est pas là", se justifie-t-elle. Mes doigts de seconde catégorie parviennent néanmoins à s'acquitter de la mission, et en une seule allumette. L'honneur des propriétaires d'utérus est sauf. 

- Mardi, vous vous souvenez de l'affaire du chèque-qui-aurait-dû-être-un-virement-(pour-la-seconde-fois)-et-que-j'ai-du-coup-récupéré-avec-trois-semaines-de-retard? Et bien, je l'ai porté à l'encaissement mercredi dernier, et depuis, pas de nouvelles. L'agence où je l'ai déposé m'affirme que tout va bien; mon gestionnaire en ligne me dit que mon compte reste désespérément à sec; le support technique de ma banque est perplexe et incapable de me renseigner sans une enquête d'une durée indéterminée.

- Mercredi, je vais chez la dermato me faire examiner les grains de beauté et brûler trois moches verrues brunes. Comme je sais qu'elle est toujours en retard, j'ai emporté un bouquin pour patienter; résultat, elle me prend quatre minutes avant l'heure de mon rendez-vous, et nous avons même le temps de tailler une courte bavette sur le thème "la bureaucratie, cette plaie", puis d'enchaîner avec la Complainte Des Gens Pas Du Tout D'Accord Avec Ce Qu'On Fait De Leurs Impôts.

- En sortant, je passe chez André voir si, par hasard, ils n'auraient pas la ravissante paire de ballerines bordeaux à bride et talon pailleté repérée la semaine dernière dans un magasin où il ne restait pas ma pointure. Ils ont; elles sont très confortables et en promo à -30%. Me voilà parée en paillettes jusqu'à la fin de la décennie.

- Le soir, je suis en train de refaire ma coloration quand Solange sonne de nouveau à ma porte. Je lui ouvre les cheveux dégoulinants: "Je passe vous voir quand j'ai fini!". Une demi-heure plus tard, alors que j'entame le rinçage, mon téléphone fixe sonne: c'est ma mère. "Je te rappelle quand j'ai fini!". Et tandis que je suis en train de me roulotter la frange à la brosse ronde, c'est ma soeur, à qui je n'ai pas parlé depuis mi-août, qui se manifeste sur mon portable. Je me sens terriblement populaire tout à coup.

- Jeudi, je quitte à regret le ciel toulonnais d'un bleu sans nuages pour regagner Bruxelles où, d'après Chouchou, "il fait moche et glacial". Lui alors, il sait donner envie aux filles. A sa décharge, il vient m'attendre à la gare du Midi avec mon manteau, que je n'avais bien entendu pas emporté, pour m'éviter d'attraper la mort en attendant le bus.

- Le soir, nous regardons le 3ème épisode de la saison 2 de "The affair". C'est tout aussi réussi que la saison 1, ce qui ne me semble pas un mince exploit. Par contre, je perds le peu de sympathie que j'avais jusqu'ici pour Noah: c'est vraiment un gros con égoïste, et lâche par-dessus le marché.

- Vendredi, le chèque maudit est enfin crédité sur mon compte. Il avait été mal scanné au centre de traitement, et je veux bien comprendre que ça peut arriver, mais si je n'avais pas remué ciel et terre, ma banque ne semblait guère pressée de réparer spontanément son erreur. Bien entendu, le virement du troisième tiers de l'à-valoir pour le bouquin concerné arrive en même temps, de sorte que j'ai l'impression d'être riche juste avant le week-end. (Qu'on se rassure, ça ne durera pas.)

- Tenaillée par une sale migraine, je ne fous rien de la journée: pas la moindre ligne de trad, juste deux billets pour le blog, la fin de l'épisode 7 de "The Science of Happiness" et une demi-heure de fitness. Le soir, je laisse Chouchou me préparer des spaghetti ail-citron dont nous nous goinfrons devant la saison 3 de Bron/Broen.

- Samedi, dans le cadre d'un partenariat pour le blog, nous nous rendons à l'Airspace Indoor Skydiving de Charleroi, une expérience très fun que je vous raconterai en détail début novembre. Les photos de mon vol comptent parmi les plus ignobles qui ont jamais été prises de moi. Une soufflerie par en-dessous, avec des bonnes joues et une mine hilare? Mauvaise idée. Par contre, avec sa barbe et son air sérieux comme un Pape, Chouchou est parfait sur les siennes. Injustice, discrimination, remboursez.

- Dimanche, nous allons bruncher chez Les Filles. Une demi-heure d'attente dans l'escalier pour obtenir deux places en bout de table d'hôtes, mais ça les vaut!

- Repus, nous allons admirer aux Halles Saint-Géry voisines une chouette expo photo intitulée "Bruxelles à travers le regard des jeunes", qui rassemble les clichés pris ces dix dernières années par les lycéens lauréats d'un concours international. Une vision fraîche voire poétique, des perspectives et des cadrages souvent originaux: c'est autre chose que les images ultra-conventionnelles et glossées à mort de Thomas Gunzig, accrochées à l'étage du dessous.

- Ca fait des mois que je bave devant les figurines Pop de Funko; cette fois, je craque - pour un Harry Potter trop mignon, à défaut du Cthulhu que je guignais mais que Brüsel n'a pas en stock.

Bonne fin de week-end et excellente semaine à tous!

samedi 24 octobre 2015

La revue de presse du week-end #44




[BRICOLAGE] Profitez de l'hiver pour fabriquer des maisons de fées!

[DEVELOPPEMENT DURABLE] Un scénario réaliste pour l'agriculture de demain.

[FEEL-GOOD] Le marié change d'avis au dernier moment; plutôt que d'annuler la réception dans un grand hôtel, la famille de la mariée décide d'y convier les SDF de la ville. (En anglais)

[FEMINISME] Régler son compte au tabou des règles: "Si les hommes avaient leurs règles, les protections seraient probablement taxées à 5,5%, voire gratuites".

[GRAPHISME] Les perspectives impossibles d'Erik Johansson.

[HUMANITAIRE] L'appel de Calais. Sérieux, et à signer d'urgence pour dénoncer les conditions épouvantables dans lesquelles on parque les migrants, en France, sous un gouvernement soi-disant de gauche.

[POLITIQUE] Les leçons du Canada à l'Europe.

[PSYCHO] Procrastination: comment cesser de tout remettre à plus tard.

[PSYCHO] Le deuil et le chagrin, un secret honteux? (En angais)

vendredi 23 octobre 2015

"Un goût de cannelle et d'espoir"


Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa soeur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l'armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d'insouciance. Jusqu'à cette nuit de Noël où vient toquer à sa porte un petit garçon juif échappé des camps...
Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d'une pâtisserie allemande, celle d'Elsie. Et le reportage qu'elle prépare n'est rien en comparaison de la leçon de vie qu'elle s'apprête à recevoir.

En principe, à l'exception notable du sublime "La voleuse de livres", j'évite soigneusement les romans dont l'action se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale - une période déprimante dont j'ai l'impression de n'avoir déjà que trop entendu parler. Mais ici, une moitié de l'histoire se passait de nos jours aux Etats-Unis; la composante culinaire semblait assez importante pour me mettre l'eau à la bouche, et un libraire séduit avait mis une petite étiquette "Coup de coeur" sur la pile de poches. Alors, je me suis laissée tenter. Et "Un goût de cannelle et d'espoir" ne m'aura tenu que le temps d'un Marseille-Paris gare de Lyon, puis Paris gare du Nord-Bruxelles tant il a su me happer.

Ce n'est pas un thème très nouveau en littérature, mais Sarah McCoy illustre à la perfection la manière dont des gens ordinaires et plutôt décents à la base sont entraînés à fermer les yeux sur des horreurs, voire à y participer, dès lors que l'ignominie revêt le masque du patriotisme et de la loi. La force de son roman, c'est de mettre le sort des Juifs dans l'Allemagne nazie en parallèle avec le traitement des immigrés clandestins de nos jours. Riki, le petit ami de Reba qui exerce le métier de garde-frontière à El Paso, se trouve confronté au même cas de conscience qu'Elsie autrefois. Soixante ans plus tard, les leçons du passé sont à réapprendre encore et toujours, semble dire l'auteur. Et le fait que certains se comporteront en héros, en complices ou même en bourreaux dépendra moins de leur caractère que des circonstances qui leur mettront le couteau sous la gorge.

Tout cela peut sembler bien lourd et pas très riant; pourtant, "Un goût de cannelle et d'espoir" n'est pas un roman que l'on termine abattu. D'abord, le cadre de la boulangerie des Schmidt et, plus tard, de la pâtisserie d'Elsie apporte un côté gourmand très développé, encore renforcé par la présence d'une douzaine de recettes allemandes typiques en fin de livre. Ensuite, comme l'indique le titre français, l'histoire bien que tragique s'achève de façon positive, apaisée. Une lecture qui émeut et donne envie de se mettre aux fourneaux!

mercredi 21 octobre 2015

"The Science of Everyday Thinking": l'art de penser au quotidien




Qu'est-ce qu'un MOOC, ou Massive Open Online Course? Un cours à base de vidéos et/ou de lectures que l'on peut suivre sur internet. Généralement, il est accompagné de tests permettant d'évaluer l'assimilation du matériel par l'élève. Beaucoup de MOOC sont totalement gratuits; par contre, il faut payer pour obtenir un certificat de réussite - le cas échéant et si on en a besoin pour joindre à son CV ou son profil LinkedIn. Les deux principaux fournisseurs de MOOC sont actuellement edX et Coursera. Les sujets disponibles sont très variés, de la biologie à l'astrophysique en passant par tout l'éventail des sciences sociales, l'histoire de l'art ou la littérature, et il y en a pour tous les niveaux, du parfait débutant qui souhaite s'initier à l'étudiant déjà chevronné qui désire approfondir une matière. Bref, c'est un moyen absolument idéal de s'instruire pour rien ou presque, chez soi et à son propre rythme!

Pourquoi "The Science of Everyday Thinking"? Le premier MOOC auquel je me suis inscrite, dans l'optique d'une reconversion professionnelle, débutait en septembre. J'ai tellement aimé me remettre à étudier que, très vite, il ne m'a plus suffi. J'ai alors cherché un autre MOOC pour m'occuper, quelque chose de pas nécessairement en rapport avec mon activité future, pas trop lourd niveau travail à fournir mais tout de même amusant ou intéressant. Très vite, mon choix s'est arrêté sur "The Science of Everyday Thinking", "L'Art de Penser au Quotidien", dont le descriptif m'intriguait particulièrement. A l'inverse de mon premier MOOC, dont les différents épisodes étaient publiés au rythme d'un par semaine, l'ensemble du cursus de TSOET était déjà disponible, la session ayant commencé en août et s'achevant à la fin du mois de mars prochain. Résultat: ça m'a tellement passionnée que je l'ai descendu en un mois à peine. Et encore, j'aurais été plus vite si l'épisode 5 ne mettait pas justement en garde contre le fait d'apprendre trop de choses en très peu de temps - c'est efficace sur le coup, mais à long terme, on n'en conserve que peu de traces.

Comment se présente le cours? TSOET se compose de 12 épisodes nécessitant chacun une heure de travail si on se contente du minimum nécessaire pour passer les évaluations, et plus si on a envie d'explorer le matériel optionnel. Le matériel obligatoire est uniquement constitué de vidéos: des dialogues entre les deux instructeurs, Jason Tangen et Matthew Thompson, servant à présenter les concepts abordés, et des interviews de sommités mondiales telles que Daniel Kahneman, Prix Nobel d'économie et auteur d'un célèbre ouvrage de psychologie appelé "Système 1/Système 2: les deux vitesses de la pensée". Le cadre de tournage change à chaque fois (et laissez-moi vous dire que l'Université de Queensland, en Australie, a l'air d'un endroit assez fabuleux!); les échanges entre les deux instructeurs sont extrêmement vivants et faciles à suivre; les personnes interrogées ont toujours des trucs passionnants à raconter; bref, c'est un vrai plaisir - contrairement à mon premier MOOC où les instructeurs débitent leur texte seuls face à la caméra devant un fond de couleur neutre, ce qui est barbant au possible. Ici, Jason Tangen et Matthew Thompson ont eu la bonne idée de s'adjoindre les services d'une vraie productrice en la personne d'Emma Mackenzie, et cela fait toute la différence. 

Qui peut s'inscrire? N'importe qui, sans connaissances préalables particulières. Seule condition: maîtriser suffisamment l'anglais parlé ou écrit. Les deux instructeurs s'expriment d'une manière très claire (les personnes interviewées, parfois un peu moins), et toutes les vidéos sont assorties d'une retranscription. 

Qu'est-ce qu'on apprend? Une foule de trucs passionnants. On découvre que la mémoire est traître et qu'on ne peut absolument pas s'y fier, que nos perceptions nous trompent constamment en raison de toute une série de biais extrêmement communs, que les raccourcis mentaux (ou "heuristiques") que nous utilisons pour nous faciliter la vie dans une majorité de cas nous induisent aussi parfois gravement en erreur. On apprend comment réaliser dans la vie de tous les jours une expérience scientifiquement fiable pour mettre une affirmation ou une croyance à l'épreuve et réussir à distinguer le vrai du faux. On étudie des cas pratiques touchant au paranormal ou aux médecines alternatives. On s'entraîne à déjouer les pièges tendus par notre propre cerveau, mais aussi à ne pas se laisser berner par les médias, par des pseudo-sciences ou des mythes urbains. Bref, on améliore sa façon de penser et sa capacité à prendre de bonnes décisions au quotidien. S'il y a beaucoup de phénomènes que je soupçonnais de façon intuitive, TSOET m'a permis de mettre un nom dessus et de comprendre leur fonctionnement; il m'a également fourni le meilleur moyen de les contourner, chez moi comme chez les autres. Ce cours devrait être obligatoire pour tous les adultes du monde: vous connaissez beaucoup d'autres moyens d'augmenter significativement votre intelligence en 12h à peine? Moi pas. 

Comment est-on évalué? A la fin de chaque épisode, il faut répondre à un QCM de dix questions et participer à une discussion sur un forum. A la fin des douze épisodes, il y a un examen de 25 questions et un petit travail pratique à effectuer. Cela dit, si vous suivez le cours juste pour votre plaisir comme moi, les évaluations ne sont là qu'à titre indicatif, pour vous indiquer si vous avez bien compris et retenu la leçon. Pas de stress, donc!

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce MOOC, et si j'ai un conseil d'amie à vous donner, c'est de vous précipiter dessus. 12h de libres à trouver d'ici fin mars, ce n'est pas grand-chose. Je vous garantis que, quels que soient votre métier et votre situation individuelle, vous aurez rarement aussi bien employé votre temps ou acquis de meilleurs outils pour naviguer dans les eaux complexes de la vie moderne. 


mardi 20 octobre 2015

"Les Suprêmes"


Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées: tout le monde les appelle "Les Suprêmes", en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L'intrépide Odette converse avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure des frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbare Jean, éternelle bombe sexuelle que l'existence n'a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l'adversité, ces trois irrésistibles quinquas noires américaines se retrouvent tous les dimanche dans l'un des restaurants de leur petite ville de l'Indiana: entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie. 

J'ai dévoré quasiment d'une traite le formidable premier roman du violoncelliste Edward Kelsey Moore. Dans un style vivant et plein d'humanité, très bien traduit par Cloé Tralci, il fait évoluer trois héroïnes à la naissance peu banale mais à l'existence marquée par les maux typiques de leur époque, qui toujours trouveront le salut dans leur indéfectible amitié. Je me suis particulièrement attachée à la narratrice, la truculente Odette qui ne se laisse effrayer par rien ni personne et qui entretient une relation si particulière avec les morts. Et je me dis qu'il manque dans la langue française un mot pour désigner ces livres qui parlent des joies et des peines, grandes ou petites, du quotidien avec assez de talent pour happer le lecteur aussi bien que le plus haletant des thrillers. Drôle et chaleureux, "Les Suprêmes" est définitivement de ceux-là.

lundi 19 octobre 2015

Home




10 choses dont j'ai vraiment besoin pour me sentir chez moi:
Mon Macbook et du wifi
Un bon livre (ou deux, ou trois)
Du Yu Zi Hua Cha et de quoi le préparer
Un lit confortable
Mon appareil photo
Un pull douillet + un pantalon de yoga + une paire de socquettes
Un carnet et un Bic noir à pointe rétractable
Un flacon d'huile essentielle de menthe poivrée
Quelques fleurs fraîches dans un vase
De la lumière, beaucoup de lumière

10 choses optionnelles pour me sentir chez moi, 
mais qui améliorent sensiblement mon bien-être:
Chouchou
Un chat câlin
Un canapé où je peux m'asseoir dos contre l'accoudoir
Une douche avec de l'eau bien chaude et beaucoup de pression
La demi-douzaine de cosmétiques qui composent ma routine matinale
Une paire de chaussures rouges
Une tablette de chocolat suisse
De l'huile d'olive et de l'ail
Une "cantine" à proximité
Un bar qui sert de bons cocktails, ou un salon de thé cosy

Et 1 chose dont je n'ai pas du tout besoin pour me sentir chez moi:
Etre propriétaire des murs 

"Fatima"


Immigrée algérienne, Fatima est divorcée de son mari et élève seule ses deux filles Nesrine, 18 ans, et Souad, 15 ans, dans une ville anonyme du sud de la France. Pour financer les études de médecine de l'aînée, elle part de chez elle à 6 heures le matin et rentre après la tombée de la nuit. Entre les deux, elle fait des ménages chez des gens qui, parce qu'elle parle mal le français et porte un foulard, la prennent pour une idiote, une voleuse ou une tire-au-flanc. Sa cadette en pleine révolte adolescente s'attire des ennuis au collège et la traite avec mépris à cause de son travail. Pour déverser tout ce qu'elle a sur le coeur, le soir, Fatima écrit dans un grand cahier...

"Fatima" aurait pu s'intituler "Portrait d'une femme digne". L'héroïne, qui n'est là ni pour toucher les allocs en se tournant les pouces ni pour piquer le travail des Français, émeut par sa droiture et sa capacité à tout encaisser sans broncher, mais elle possède des profondeurs insoupçonnées qui ne se révèlent qu'à qui veut bien les voir. Tout au long du film, le jeu des trois comédiennes principales est si juste; les situations sont si bien observées et les dialogues si naturels qu'on croirait regarder un documentaire et non une oeuvre de fiction. Dommage, vraiment: ceux qui gagneraient à le voir n'iront certainement pas.




dimanche 18 octobre 2015

Les brèves de la semaine #40




- Lundi, j'attaque la traduction du tome 15 de "Pretty Little Liars". Plus qu'un après ça et j'en aurai fini avec cette série sur laquelle, mine de rien, je bosse depuis 8 ans déjà, et qui a fait de moi une redoutable traqueuse d'incohérences dans la VO. 

- Mardi dans le train, j'ai droit à deux contrôles d'identité, l'un au départ de Bruxelles et l'autre juste après Lyon. Comme je m'en étonne, le douanier me répond: "Vous comprenez, avec tout ce qui se passe en ce moment, on doit être vigilant". Oui, il ne faudrait surtout pas que des gens qui ont fait des milliers de kilomètres pour venir se réfugier chez nous ne soient pas traités comme des chiens galeux à l'arrivée. On a une réputation à préserver, tout de même.

- Le soir, j'apprends coup sur coup deux mauvaises nouvelles pro qui vident presque complètement mon planning pour le premier semestre 2016. J'essaie de ne pas paniquer, mais c'est dur.

- Mercredi, je récupère les ballerines à brides commandées sur La Redoute. J'étais à peu près certaine qu'à ce prix, ce serait de la mauvaise qualité et qu'elles ne seraient pas très confortables. Pour le premier point, le temps le dira - mais les trous sont placés de façon irrégulière, parfois très près du bord de la bride, donc je doute vraiment de la solidité à long terme. Par contre, le confort est nickel et elles sont vraiment très jolies. Je vais donc en profiter au maximum tant qu'elles dureront.

- Jeudi, je respire un bon coup et je prends une décision difficile. Si je n'ai pas trouvé de quoi remplir mon planning du premier semestre 2016 d'ici fin novembre, je vends l'appart' de Monpatelin pour financer une formation et me donner le temps de lancer une autre activité peinarde. J'aime profondément ce métier et j'espérais bien l'exercer jusqu'à ma retraite, mais si ce n'est pas possible, me lamenter ne servira pas à grand-chose. Je dois trouver des solutions.

- Histoire de ne pas me laisser abattre, je m'inscris d'ores et déjà à un MOOC sur le développement urbain durable (en anglais) qui commence fin janvier et un autre intitulé "Ressources naturelles et développement durable" (en français) qui commence fin février. Ainsi même si je me retrouve au chômage technique à cette période, j'aurai quand même l'impression de faire quelque chose d'utile de mes journées!

- Vendredi, grâce à JDB qui a gentiment servi de relais, je reçois une proposition de trad semi-urgente que je parviens à caser à cheval sur décembre et janvier. Ca fait toujours un mois de gagné sur les 5 qui se sont vidés d'un coup mardi. Voyons si je peux en remplir encore deux au minimum, et consacrer les deux derniers à une formation sur la pleine conscience, ce qui me permettrait d'envisager de mener deux activités très différentes en parallèle - une perspective plutôt excitante en fin de compte.

- Samedi marque le troisième anniversaire de la mort de mon père. C'est peu dire que je me sens mélancolique au terme de cette semaine de grande remise en question. Je pars donc me promener en ville pour me changer les idées. Grâce à la météo magnifique et aux sublimes tortelloni à la truffe noire de Marco, ça marche plutôt pas mal. En rentrant chez moi, je trouve dans ma boîte à lettres la Kube que j'ai gagnée à un concours. Le principe? En fonction des goûts que vous avez décrits, un libraire choisit un livre pour vous. Curieuse, je déchire l'enveloppe en papier brun et découvre... "La mort d'un père" de Karl Ove Knausgaard. #FAIL

- La bonne nouvelle de la semaine, c'est que je rentre de nouveau dans du 38, au moins pour le haut. Comme je faisais du 42 en début d'année, je suis pas mal contente, et je m'offre un petit pull lapins chez New Look pour fêter ça.

Bonne fin de week-end et excellente semaine à tous!

vendredi 16 octobre 2015

Reading in tearooms, restaurants and a few other places (12)



1. Ombres Blanches (Toulouse) 2. L'Oriento (Bruxelles) 3 et 9. Exki bd Anspach (Bruxelles) 
4. Le Chantilly (Toulon) 5. Resto chinois (Monpatelin) 6. Bar de la Place (Monpatelin) 
7. L'Oasis (Toulon) 8. La Fabbrica di Marco (Toulon) 10. Les super filles du tram (Bruxelles)
11. Filigranes (Bruxelles) 12. Le Balmoral (Bruxelles) 13. Les gens que j'aime (Bruxelles)
14. Hard Rock Café (Budapest) 15. Angelika (Budapest)

jeudi 15 octobre 2015

Où les apparences m'induisent en erreur




La nuit vient de tomber quand deux collégiens montent dans le bus qui m'emmène à Monpatelin. A cette heure-ci, les autres passagers sont surtout des gens qui rentrent chez eux après leur journée de travail; la lassitude se lit sur leur visage et aucun d'eux ne pipe mot. Au milieu du silence général à peine troublé par le ronronnement du moteur, les voix excitées des gamins résonnent très fort. 

Le premier est un minuscule rouquin de douze ou treize ans environ, malingre avec une épaisse tignasse bouclée, des lunettes rectangulaires, le teint laiteux et les taches de rousseur règlementaires, un survêtement en nylon et une sacoche un peu ringarde. Le second est un Noir massif qui doit avoir 15 ou 16 ans; l'air un peu gauche, il porte une casquette de baseball à l'envers sur ses cheveux presque rasés et parle d'une voix aiguë qui contraste bizarrement avec sa carrure. Leur duo paraît un peu incongru, mais je suis amusée par l'enthousiasme fébrile qui émane d'eux, et par leur totale indifférence pour le fait que tout le monde peut entendre ce qu'ils disent. 

Bercée par le roulis du bus, je ne prête tout d'abord pas attention à leurs propos. Puis le téléphone du petit rouquin sonne, et il décroche très vite. 
- Oui, Mamie. On a oublié de te dire un truc, c'est que David va être papa! (Il tapote le bras de son copain.) Il est tellement heureux qu'il n'arrête pas de pleurer depuis tout à l'heure. 
Je jette un coup d'oeil discret au jeune Noir. Effectivement, des larmes de joie silencieuses coulent sur ses joues. Bigre. Il est peut-être plus âgé que je ne l'imaginais. 
Le petit rouquin continue:
- Oui, il est venu avec moi chez ma gynéco. Il était là quand elle m'a annoncé que j'étais enceinte.
Je... 
Que... 
HEIN?
- Là, ben, on rentre au foyer. Je te rappelle plus tard. Bisous, Mamie. 
La petite rouquine méga excitée raccroche et reprend sa conversation avec le grand Noir, et maintenant que je les écoute, je me rends compte qu'elle n'arrête pas de l'appeler "bébé", à peu près deux fois par phrase, et qu'elle se tient à quelques centimètres de lui même si elle ne le touche pas. Quand son regard croise le mien, je ne peux m'empêcher de lui sourire, mais elle ne me voit pas - aveugle à tout ce qui n'est pas sa petite bulle de grand bonheur. 

J'aimerais bien connaître leur histoire, à ces deux-là. 

Quelques arrêts plus tard, ils descendent du bus épaule contre épaule, sans se tenir la main, et disparaissent dans la nuit. 

25 activités pour quand on est fauchée




1. Faire du fitness devant une vidéo. Je suis fan de celles de Jillian Michaels, qu'on peut trouver sur Youtube, mais il existe des tas d'autres coachs de tous les styles. En français, la chaîne de Décathlon propose plein de cours en direct. 

2. Inviter ses copines à boire le thé (et leur suggérer d'apporter les gâteaux pour aller avec).

3. Prendre un bain moussant.

4. Suivre un cours en ligne. Les deux principaux fournisseurs? edX et Coursera

5. Skyper avec un(e) ami(e) qui habite loin. 

6. Tenir un journal intime - ou un journal de rêves, un journal de gratitude... L'essentiel, c'est d'écrire. 

7. Faire une grasse matinée crapuleuse. Non, on n'est même pas obligée d'avoir un partenaire sous la main. 

8. Aller pique-niquer dans un parc si la météo le permet. Oui, même en automne, avec un thermos de chocolat chaud et une pâtisserie maison. 

9. Relire un bouquin "doudou" qui fait du bien. Moi c'est la série complète des Calvin & Hobbes qui ne manque jamais de me donner le sourire, et vous? 

10. Se faire une manucure ou une pédicure un peu funky: couleurs délirantes, paillettes, petits points, effet marbré... 

11. Visiter un musée le jour où c'est gratuit (et certains le sont même toute l'année).

12. Organiser une troc party - et faire d'une pierre deux coups: récupérer de nouvelles affaires tout en passant un bon moment entre filles.

13. Faire une promenade à thème ou une chasse au trésor urbaine: à Bruxelles, recenser les maisons Art Déco; dans n'importe quelle grande ville, traquer les space invaders en mosaïque, les fresques murales, les installations de yarn bombing...

14. Participer à un défi Instagram. Piocher dans ceux des autres (qui durent généralement 30 jours), ou inventer le sien pour s'inciter à prendre davantage de photos. Mieux encore: lancer un projet 365. 

15. Essayer une nouvelle recette qui met l'eau à la bouche.

16. Se faire une coiffure compliquée. Ou un maquillage qui tue, grâce aux nombreux tutoriels qu'on peut trouver sur Youtube. 

17. Pratiquer le geocaching et en profiter pour découvrir des coins inconnus de sa propre ville. 

18. Revoir l'intégrale de sa série préférée.

19. Ecrire une vraie lettre sur du joli papier, soit à quelqu'un qu'on aime, soit à un correspondant inconnu déniché sur Snail Mail My Email.

20. Tester les salles de sport qui offrent une journée d'essai. Si elles ont une piscine et un sauna, c'est encore mieux. 

21. S'échanger des bouquins qu'on a aimés avec un(e) ami(e) aux goûts similaires.

22. Commencer un blog pour partager sa passion, ou juste raconter son quotidien.

23. Se composer une garde-robe capsule, à base de fringues versatiles faciles à mélanger. On peut  par exemple s'inspirer du projet 333: 33 pièces à porter pendant 3 mois. Et si on est convaincue, on peut toujours revendre le reste de ses fringues pour se faire un peu de sous!

24. Créer des listes de lecture iTunes pour toutes les circonstances et toutes les humeurs: une pour se motiver pendant le sport, une pour les réveils difficiles, une pour quand on a le blues, une pour se donner la pêche, une pour accompagner un long trajet en voiture...

25. Faire du bénévolat. Parce qu'il y a toujours moins bien loti que soi!


mercredi 14 octobre 2015

En octobre, j'ai envie...




...de rafraîchir ma garde-robe d'automne/hiver avec quelques nouvelles pièces, 
ou ces bottines (malheureusement hors de prix)
...de trouver des feuilles mortes de toutes les couleurs pour une séance photo avec ma jupe Cora Kemperman kaki que j'aime passionnément
...de ressortir mon très beau vernis Essie aubergine
...de goûter un par un tous les sublimes gâteaux de chez Méert
...d'aller boire un verre à la Pharmacie Anglaise avant qu'elle ne disparaisse à la fin du mois
...d'envoyer du vrai courrier
...de participer au swap d'automne Perfect Strangers de Oh Comely
...de tester la nouvelle salle à thème Zombies d'Enigma Escape à Toulouse:
"sans nous vanter, ce doit être la plus immersive d'Europe", m'a écrit le Game Master
...de pouvoir remplir mon planning du premier semestre 2016, les deux gros bouquins que je pensais traduire dans cette période ayant été repoussés au second semestre

mardi 13 octobre 2015

"Seul sur Mars"


Durant une mission exploratoire sur Mars, une tempête violente se déclenche, obligeant le vaisseau Hermès à décoller en catastrophe. Le commandant Lewis et le reste de son équipage abandonnent sur place leur camarade Mark Watney, présumé mort après qu'une antenne a compromis l'intégrité de sa combinaison spatiale. Oui mais voilà: Mark est toujours vivant, et après la tempête, il reprend connaissance seul sur Mars, où la prochaine mission ne doit pas arriver avant quatre ans. Pourtant, il est bien déterminé à survivre...

J'avais entendu dire énormément de bien du roman d'Andy Weir dont le film de Ridley Scott est tiré. Mais je ne m'étais toujours pas décidée à le lire quand Chouchou m'a traînée presque de force au cinéma: à plus de 10€ la place désormais, une histoire de Robinson Crusoé de l'espace qui cultive des patates avec son propre caca n'aurait personnellement pas été mon premier choix. Contre toute attente, j'ai pourtant a-do-ré "Seul sur Mars", célébration du triomphe de la volonté et de l'ingéniosité humaine dans une situation apparemment désespérée. 

Avec des ressources ultra-limitées, mais un esprit scientifique affûté et une bonne dose d'humour, Mark Watney réussit l'impensable. J'ai passé la moitié de la séance complètement fascinée par les efforts du héros et l'autre moitié agrippée au bord de mon siège tellement le suspense était insoutenable. On m'avait dit que les personnages du bouquin étaient assez clichés et souvent sexistes; rien de tel dans le film qui, malgré une large majorité de protagonistes masculins, passe (de justesse) le test de Bechdel grâce aux conversations techniques entre le commandant Lewis et l'informaticienne Johanssen. Et puis la bande originale disco est un pur bonheur de décalage un rien absurde. Par les temps qui courent, un film qui célèbre l'intelligence et l'entraide dans les pires circonstances - moi je dis, il faut absolument le voir.



lundi 12 octobre 2015

Happy feet (6): from an Art Deco house in Brussels to a cool bar-restaurant in Budapest



2ème exposition de la bande dessinée belge et coréenne


Samedi après-midi, Chouchou et moi sommes allés voir une expo dont il avait appris l'existence tout à fait par hasard, en passant devant le Centre Culturel Coréen où elle a lieu en ce moment et jusqu'à la fin du mois. Son principe consiste à mettre en évidence les similitudes mais aussi les différences entre les bandes dessinées belge et coréenne, à travers le rapprochement du travail de trois "paires" d'artistes. 

J'ai été plus que ravie de voir que parmi les six auteurs sélectionnés se trouvaient Hong Yeonsik pour son très touchant "Histoire d'un couple", face à Max de Radiguès qui fait des fautes d'orthographe épouvantables sur le thème de l'humain confronté à la rudesse mais aussi à la beauté de la nature, et Bernard Yslaire pour son très romantique "Bidouille et Violette", face à Kang Full sur le thème des amours adolescentes. Pour compléter ce beau panel, des oeuvres d'Ancco et de Delphine Frantzen qui explorent toutes deux la vie d'êtres marginalisés. 

L'espace consacré à l'exposition est grand et lumineux, la scénographie sobre mais agréable et non dépourvue de jolis clins d'oeil. J'ai adoré pouvoir admirer les planches originales de deux bédés qui m'ont marquée chacune dans son genre, l'une il y a presque 30 ans et l'autre il y a quelques mois seulement (pfiou, il dessine drôlement propre du premier coup, Yslaire!). Mon seul regret, c'est que l'appréciation des fameuses similitudes et différences soit laissée à l'appréciation du visiteur pas forcément calé sur le sujet: j'aurais aimé que des panneaux de texte les soulignent fût-ce brièvement. Tout de même, pour les amateurs éclairés ou pas, il y a de quoi faire de belles découvertes et s'en mettre plein les yeux - d'autant que la visite est gratuite. 










Rue de la Régence 4
(face au Grand Sablon)
1000 Bruxelles
Lundi-samedi, 9h-17h
Entrée gratuite
Cette exposition dure jusqu'au 31 octobre

dimanche 11 octobre 2015

Une semaine de repas végétariens


Parmi les remarques que j'entends le plus souvent au sujet de mon alimentation essentiellement végétarienne, il y a:"Tes repas doivent être tristes!" ou "Mais tu manges quoi alors?" (sous-entendu: à part de l'herbe). Or, il se trouve que le contenu de mon assiette n'a jamais été aussi varié. Me forcer à sortir de la formule consacrée Viande + Accompagnement m'a obligée à revoir mon répertoire de recettes, à m'intéresser à des aliments que j'avais négligés jusque là comme les céréales autres que le riz ou les vieux légumes. Du coup, j'ai pensé qu'il serait intéressant de documenter une semaine de mes repas pour montrer ce que je mange au quotidien - sachant que je n'aime pas spécialement cuisiner et que je n'y passe jamais des heures. 




Samedi midi: nous rentrons juste du Delhaize et je n'ai pas envie de me casser la tête; je bricole donc une salade à base de pousses d'épinards, de quinoa, de radis ronds, d'avocat bien mûr, de feta et d'oeuf dur.




Samedi soir: je prépare mon curry de pois chiche vite fait; comme je n'ai pas de concombre sous la main, je me contente de poser du yaourt salé sur le dessus. 

Dimanche midi: Chouchou sort juste de la gym et déjeune d'un shake protéiné; peu motivée pour cuisiner pour moi seule, je me refais la même salade qu'hier avec le reste de quinoa cuit qui attend au frigo.




Dimanche soir: Chouchou nous fait ses célèbres pâtes aux chicons avec les tomates séchées qu'Annick m'a envoyées de Palerme, miam!




Lundi midi: il reste une portion des pâtes d'hier soir, que nous nous partageons; pour compléter, je prépare un velouté de courgette au Boursin.




Lundi soir: nous finissons la soupe du midi avec un morceau de tarte au brocoli et au fromage de chèvre.




Mardi midi: nous finissons la tarte salée d'hier soir avec des épis de maïs grillés au four.




Mardi soir: je prépare un pastasotto à la courgette avec de petites pâtes rapportées de Hongrie.




Mercredi midi: il fait un temps super déprimant à Bruxelles; vite, un velouté orange au cumin pour accompagner les restes de pastasotto!




Mercredi soir: rapide et toujours délicieux, les gnocchi - avec une petite sauce tomate + épinards frais + crème légère.




Jeudi midi: je réchauffe deux bols de velouté orange (j'en ai préparé une quantité industrielle; le reste ira au congélateur pour un soir de flemme) et bricole des tartines fromage frais + avocat ou radis.




Jeudi soir: Chouchou nous régale de ses lentilles au mirin, un plat qui n'a l'air de rien mais auquel sa sauce donne un goût étonnant. Avec, il se fait un filet de dinde, et moi des oeufs brouillés à la tomate. 

Vendredi midi: nous déjeunons en amoureux au Takumi - ça ne compte pas.




Vendredi soir: je prépare une salade tiède de quinoa aux choux de Bruxelles, avec plein de vinaigre balsamique. Normalement j'utilise des copeaux plutôt que du parmesan râpé, ça fait moins gloubi-boulga!

Samedi midi: nous déjeunons au Samourai Ramen. J'avais envie d'une salade de nouilles froides, mais vu la météo, ce sera plutôt un grand bol de ramen bien chaud! Et ça ne compte pas non plus.




Samedi soir: envie de comfort food; ce sera un risotto aux asperges.

Voilà, vous avez vu à quoi ressemble une semaine de repas végétariens typiques à la maison. Les plats auxquels je reviens souvent sont les tartes salées, les risotto et leurs déclinaisons, les pâtes aux légumes divers, les gratins (même si je n'en ai pas fait cette fois), les salades composées, les soupes froides en été et chaudes en hiver. Un répertoire de base pas énorme, mais assez versatile pour peu qu'on se donne la peine de varier les légumes utilisés.

Si vous avez d'autres chouettes recettes végétariennes faciles et rapides, n'hésitez pas à les laisser dans les commentaires!