vendredi 15 janvier 2016

Always




Même pas eu le temps de digérer la mort de Bowie que le crabe emporte encore quelqu'un de connu, de talentueux et de très apprécié. Je ne savais pas qu'Alan Rickman était lui aussi atteint d'un cancer, et la nouvelle de sa disparition m'a filé un sale coup. Avant, je ricanais un peu des gens qui s'affligeaient pour des célébrités qu'ils ne connaissaient pas à titre personnel. Désormais, je verse moi aussi ma petite larme sans honte. Alan Rickman m'a procuré de beaux moments de cinéma. Il a notamment incarné mieux que je ne pouvais le rêver un personnage iconique à mes yeux, un méchant/gentil antipathique et pourtant bizarrement sexy (ou c'est juste moi?), à l'ambiguïté duquel il a prêté sa voix inimitable. Il faisait partie de mon paysage. 

Il était né la même année que mon père, et son départ souligne à quel point le temps m'est désormais compté. "Mais ça n'arrête pas en ce moment", se plaignaient beaucoup de mes contacts sur Facebook hier. Oui, et ça ne fera qu'empirer au fur et à mesure que les gens que nous connaissons et aimons vieillissent en même temps que nous. Un à un, ils vont tous tomber, jusqu'à ce que ce soit notre tour. Je ne dis pas ça pour plomber l'atmosphère - juste pour rappeler que la vie c'est maintenant, et qu'il est urgent d'en profiter chaque jour. Histoire que, le moment venu, notre entourage puisse penser de nous ce que je pense pour me consoler de la mort de David Bowie ou d'Alan Rickman: que leur vie a été merveilleusement bien remplie, et qu'ils laissent derrière eux une lumière qui leur survivra longtemps. 

5 commentaires:

elmaya a dit…

C’est vrai que plus on avance en âge, plus on connaît de monde, plus on a de souvenirs, et plus on risque d’être touché par la mort de quelqu’un, qu’on le connaisse personnellement ou non. Je n’avais pas peur de vieillir, jusqu’au moment où j’ai compris ça…

Et je crois que jusque-là je n’avais pas autant été « touchée » par la disparition d’une célébrité (sauf Robin Williams, peut-être). Il faut dire que dans le cas d’Alan Rickman, c’était inattendu. Et on a beau rappeler (à raison), qu’il n’ a pas joué que Rogue/ Snape, il l’a tellement bien incarné, même aux yeux très exigeants de ceux-qui-préfèrent-les-livres, qu’on a l’impression d’une double perte…

A part ça, c’est vrai qu’on commence à se demander, en se levant le matin, quelle personnalité est encore partie depuis la veille. Ils doivent avoir envie de distraction, là-haut, il faut croire...

Ness a dit…

Non, ce n'est pas juste toi :) Le personnage et l'acteur en général étaient pour moi la sexytude incarnée (cette voix!). Du coup, au-delà du bon acteur, je suis triste comme une midinette qui vient de perdre son fantasme absolu (j'en avais déjà pas beaucoup).

Cécile de Brest a dit…

Je confirme, cet acteur c'était la sexytude incarnée pour moi aussi.
Tellement antipathique qu'il en devient sympathique dans Harry Potter, tellement lâche dans Love Actually, tellement amoureux transi mais résigné dans Raison et Sentiments...C'était MON colonel Brandon !

Bref, un jour, Isa a demandé sur son blog quels étaient les acteurs anglais qui nous faisaient craquer, Alan Rickman était en tête de liste pour moi...

Jenny Trinity a dit…

Bien dit

Anonyme a dit…

oui la sexytude incarnée, et une très belle âme il semblait aussi...