dimanche 5 juin 2016

Novembre en juin




Il pleut tous les jours en ce moment; j'ai ressorti collants et chaussures fermées; vendredi j'ai dû rallumer les radiateurs parce que mon linge ne séchait pas et que je devais me fourrer sous la couette pour ne pas grelotter en lisant. Même pour Bruxelles, ce n'est pas du tout un temps de saison. Je voulais profiter de mon mois sabbatique pour me promener et faire le plein de soleil; jusqu'ici, c'est assez raté. Et encore, je m'estime heureuse que nous ne soyons pas inondés comme beaucoup d'autres gens dans le Nord de la France ou de la Belgique.

Reste que combinée à une actualité désastreuse, cette météo a tout pour plomber le moral. Et avec mon pessimisme (réalisme?) habituel, je me dis qu'il va falloir s'habituer à ça tant bien que mal: les saisons détraquées, la multiplication des catastrophes naturelles, les réfugiés sans cesse plus nombreux, le durcissement des haines imbéciles, la trahison par ceux-là mêmes qui sont censés préserver nos intérêts et n'agissent plus que dans celui des banques et des grandes entreprises, une agitation civile d'une brutalité grandissante.

Comment garder espoir dans un monde de plus en plus sombre et inquiétant? Comment faire son deuil de l'avenir meilleur qu'on nous a toujours fait miroiter, celui qu'on pensait nous être dû? Comment ne pas baisser les bras mais continuer à se battre à sa petite échelle? Ne pas se contenter d'écoper pour rester plus ou moins à flots, mais réussir à filer sereinement au milieu de la tempête? Je n'ai pas de réponses à ces questions. Comme tout le monde sans doute, je les cherche un peu chaque jour.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je vais me pendre.
ADIEU!

Anneso

ARMALITE a dit…

Mais non enfin, reviens, on a eu plusieurs heures de soleil aujourd'hui!