dimanche 31 janvier 2016

Les joies de la semaine #4




Lundi: un grand câlinou avant de s'arracher au lit pour attaquer la semaine / lire sur mon lit dans une flaque de soleil pendant ma pause déjeuner / finir de bosser assez tôt pour aller faire un tour chez Filigranes / recevoir le texte du prochain roman de Claire North

Mardi: Buscopan, mon amour 

Mercredi: réservé une très jolie chambre pour la nuit du 23 au 24 avril / une délicieuse salade de restes avec de l'avocat bien mûr et du fromage bleu / pris nos billets d'avion pour Toulouse cet été

Jeudi: le retour du soleil d'hiver / m'emmener déjeuner au Takumi / le plaisir coupable d'un achat bédé imprévu chez Brüsel / cette vidéo de Kristen Bell et Dax Shepard / réservé un escape game surprise / rire aux éclats en lisant le dernier "Notes" de Boulet

Vendredi: un risotto à la courgette devant le series finale de "Gilmore Girls" 

Samedi: les frites de polenta du Garage à Manger / une jolie broche nuage rose fluo chez Belgikie / regarder l'épisode 201 de "The Bletchley Circle" pelotonnés sous la couverture rayée / "Ici", que j'ai traduit, remporte le Fauve d'Or à Angoulême

Dimanche: le mal au ventre qui m'a pourri toute la semaine s'est enfin dissipé / le nouveau Yamato est encore mieux que l'ancien / bloguer en sirotant un mug de l'excellent "Roi du thé au jasmin" du Nong Cha

Janvier 2016



samedi 30 janvier 2016

Lectures de Janvier 2016




ROMANS
- "Le club des tricoteuses du vendredi soir" (Kate Jacobs)
- "Peine perdue" (Olivier Adam) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La passe-miroir T2: Les disparus du Clairdelune" (Christelle Dabos) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Farthing" (Jo Walton)
- "Comfort food" (Kate Jacobs) ♥︎♥︎
- "La ballade d'Hester Day" (Mercedes Helnwein) ♥︎♥︎
- "Un parfum d'herbe coupée" (Nicolas Delesalle) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'amie prodigieuse" (Elena Ferrante)
- "Une odeur de gingembre" (Oswald Wynd) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Le pays qui te ressemble" (Fabrice Colin) ♥︎
- "Les assassins de la 5èmeB" (Kanae Minato) ♥︎♥︎
- "Les vieux ne pleurent jamais" (Céline Curiol) ♥︎♥︎
- "Uniques" (Dominique Paravel) ♥︎♥︎♥︎
- "Les étourneaux" (Fanny Salmeron) ♥︎♥︎♥︎♥︎ 
- "A god in ruins" (Kate Atkinson)

BEDE/MANGA
- "Qui ne dit mot" (Stéphane de Groodt/Gregory Panaccione) ♥︎
- "Quatre soeurs T3: Bettina" (Cati Baur) ♥︎♥︎♥︎
- "Azimut T2: Les anthropotames du Nihil" (Lupano/Andreae) ♥︎♥︎
- "L'encyclopédie curieuse et bizarre Volume 2: Les chats" (Guillaume Bianco) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La paresse du panda" (Fred Bernard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Double je T5" (Reiko Momochi) ♥︎
- "Les carnets de Cerise T4: La déesse sans visage" ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Notes 10: Le pixel quantique" (Boulet) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Automne" (Jon McNaught) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- [Challenge non-fiction] "Daring greatly" (Brené Brown) ♥︎♥︎♥︎

vendredi 29 janvier 2016

La fable des trois semaines




Des études scientifiques très sérieuses affirment qu'il faut trois semaines pour instaurer une nouvelle habitude. Les bouquins de développement personnel comme les magazines contenant le mot "Psycho" dans le titre le répètent à l'envi: il suffit de tenir 21 jours, et ensuite, roule ma poule!

Bande de menteurs. 

En décembre, j'ai effectué ma ixième tentative pour avancer mon heure de réveil à 7h. J'ai vaillamment tenu un gros mois à 7h30, ce qui n'était déjà pas si mal. Et j'en retirais de vrais bénéfices: je me sentais plus alerte et surtout je finissais de bosser plus tôt, ce qui me permettait de sortir en fin d'après-midi à une période de l'année où se motiver pour affronter le froid et le manque de lumière n'est pas évident du tout. 

Malgré ça, début janvier, j'ai recommencé à glisser. Le réveil sonnait toujours à 7h, mais moi, je n'étais pas debout avant 7h40... 7h50... 8h... 8h20... 8h30... Là, je suis de nouveau rendue à 9h, l'heure à laquelle je me levais début décembre. Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée. J'étais vraiment contente d'avoir réussi à me recadrer, mais une fois de plus, ça n'a pas suffi. 

C'est d'autant plus énervant que globalement, je considère 1/ que je suis quelqu'un de très discipliné par rapport aux objectifs que je me fixe moi-même 2/ qu'on peut toujours changer si on le désire vraiment, évoluer dans le bon sens à condition d'être motivé. J'ai arrêté de fumer sans grosses souffrances; je bosse à la maison depuis plus de 20 ans et suis toujours d'une ponctualité impeccable dans le rendu de mes traductions. 

Néanmoins, il y a deux-trois trucs sur lesquels j'achoppe constamment. Le fitness, ça me fait du bien, mais ça ne produit pas chez moi de perte de poids significative et ça m'emmerde royalement: je n'arrive pas à m'y tenir. Le réveil matinal, ça me fait du bien aussi, mais pas assez pour que je lutte contre le rythme naturel de mon corps qui est de s'endormir vers 1h du matin et d'avoir besoin de 8h de sommeil. 

Ayant passé une grosse quinzaine d'années à ne pas du tout trouver le sommeil le soir et à émerger péniblement aux alentours de midi, je vais m'accorder avec moi-même pour dire que la situation actuelle devrait me sembler satisfaisante. Après tout, le plus gros avantage d'être free lance et nullipare, c'est bien de n'avoir aucune contraire horaire et aucune nécessité de s'en imposer...

Mais j'avoue que la crédibilité des études scientifiques très sérieuses en a pris un coup. La vérité, c'est que si t'as pas envie, t'as pas envie, et que tu pourras peut-être te forcer 3 semaines ou même 3 mois, mais éternellement? Je n'y crois pas.

jeudi 28 janvier 2016

Winter Cookbook Challenge: Velouté de pois cassés au lait de coco




Oui, je sais: la soupe, c'est le degré zéro de la cuisine - ou disons, le degré zéro virgule cinq après la salade de crudités. Mais pour peu qu'on y colle des légumes secs, ça fait un plat unique tout à fait acceptable pour le dîner en hiver. Et puis j'aime beaucoup les pois cassés, et je ne connais pas 36 façons de les préparer. (Le plus drôle, c'est que je préparais déjà une soupe très similaire, mais sur une base de patate douce.)

Les proportions données par Cléa dans "Veggie: Je sais cuisiner végétarien" sont souvent approximatives; j'ai utilisé 250g de pois cassés et mis beaucoup, beaucoup plus de sel qu'une pincée, sans quoi je trouvais ça très fade malgré le curry. Les graines de potiron sont là juste pour agrémenter la photo et n'ont honnêtement pas grand-chose à foutre dans le bol. Est-ce que c'était bon? Oui. Est-ce que j'en referai? Aussi, mais à condition d'avoir du temps devant moi car il faut compter quand même une heure de cuisson. 




Le Winter Cookbook Challenge a été lancé par Sunalee pour inciter ses lectrices à tenter de nouvelles recettes. 

mercredi 27 janvier 2016

Ce que je leur dois




A Sylvie J et Virginie D, de m'être mise à la danse classique, puis au modern jazz
A Legolas, la découverte de Marillion qui reste mon groupe préféré 30 ans après
A Marie-Jo, celle des jeux de rôle qui devaient devenir mon ticket d'entrée dans le monde de la traduction
A Fanfan, la présence de Bidouille et Violette dans ma bibliothèque, et celle des albums de Jethro Tull, Bel Canto et Emiliana Torrini dans mon iTunes
Au Breton, mon amour des chats et l'arrivée dans ma vie de Scarlett et Copernique
A Philou, de m'être mise à boire du thé
A Etre Anciennement Exquis, de savoir tirer à l'arme de poing 
A l'Homme-ce-Chacal-Jaune, mon goût pour les Bordeaux rouges et mon brevet de plongée sous-marine
A David M. Burns, M.D., la prise de conscience que si je n'ai pas toujours de contrôle sur les événements, j'ai en revanche toujours le choix de la façon dont j'y réagis
A JC, la mise sur les rails de ma carrière de traductrice; à Brigitte, l'exemple haut de ce que je pouvais devenir; à eux deux, l'apprentissage d'une bienveillance sincère
A la collègue anonyme qui après 50 pages du tome 1 d'Anita Blake a finalement décidé de ne pas traduire la suite, la série la plus lucrative sur laquelle j'ai bossé jusqu'ici
A Anne et Gérard, l'exemple d'une séparation aussi réussie que le mariage qui l'avait précédée (non que ça m'ait servi à quoi que ce soit)
Aux VIP, les expériences en bande que je n'avais pas eu l'occasion de faire plus jeune, notamment deux beaux road trips à travers les USA
A Owen, l'introduction auprès d'un groupe de blogueurs belges parmi lesquels je devais rencontrer Chouchou 
Au Dr R, le dépistage - enfin! - de l'endométriose qui me faisait souffrir depuis l'adolescence
A Claudia et Catherine, des techniques de méditation qui m'ont beaucoup aidée dans la lutte contre mes angoisses
A Marika, l'impulsion pour recommencer à me bouger à 40 ans passés
A Amanda Palmer et Brené Brown, de ne plus considérer la vulnérabilité comme une faiblesse honnie

Certains de ces gens ont eu une influence déterminante sur ma vie alors qu'ils ne me connaissent même pas, ou très peu. Ca me laisse rêveuse - et moi, dans la vie de qui ai-je fait une différence positive sans le savoir? 

lundi 25 janvier 2016

10 choses que j'ai appris à apprécier




Le vin blanc, puis le rouge, puis de nouveau le blanc
Jeune, je n'aimais pas ça du tout. J'y suis venue vers la trentaine grâce à mon entourage. D'abord un peu de vin blanc, timidement, pendant les déjeuners avec mon mentor et mes éditeurs (des gens qui avaient du mal à concevoir qu'on arrose un bon repas à l'eau). Puis lors du mariage du demi-frère de l'Homme-ce-Chacal-Jaune, j'ai goûté un Château Haut-Brion 1964, et à partir de là, non seulement j'ai aimé le vin rouge, mais je l'ai aimé de préférence bien charpenté et tanniné. Récemment pourtant, je me surprends à revenir au blanc que je semble mieux assimiler. 

Le thé
Mes parents buvaient du Lipton jaune. Autant dire que ça ne me faisait pas trop envie. En 2000, Philou m'a initiée aux produits Mariage Frères. J'ai commencé par boire beaucoup de Thé sur le Nil et de Marco Polo; petit à petit, j'ai diversifié mes achats et appris à apprécier la subtilité des thés nature (surtout les verts japonais). Aujourd'hui, je dois boire 4 ou 5 mugs dans une journée de travail ordinaire, et quand je pars en vacances, mon thé fait partie des essentiels à emporter dans ma valise au même titre que ma Visa ou mon iPad. 

La salade verte
Contrairement à ma soeur, je n'étais pas une gamine difficile niveau bouffe et je mangeais à peu près tout ce qu'on me présentait sans rechigner. Seule exception: la salade verte que je haïssais - et pourtant, à la maison, c'était généralement de la laitue, assez inoffensive au niveau du goût. Je ne me souviens pas d'un moment précis où j'ai eu le déclic, mais aujourd'hui, je sais que la roquette et les pousses d'épinards font partie des indispensables que j'ai toujours dans mon frigo. 

Un beau crâne chauve
Jusqu'à ce que je rencontre Chouchou, j'avais deux critères incontournables en matière de physique masculin: l'homme devait mesurer au moins 1m80 et avoir une tête pleine de cheveux, si possible longs. Quand j'ai commencé à me faire draguer par un chauve qui ne dépassait pas 1m75, j'ai pensé que ça ne marcherait jamais. Nous fêterons en octobre nos dix ans de relation. Avoir un genre, c'ets bien; l'oublier, c'est mieux. 

Le vernis à ongles
Je n'ai jamais vu l'utilité de me peinturlurer les ongles jusqu'à ce que je commence à lire MBDF et à m'intéresser à tout ce qui touchait au maquillage. Pendant trois ans environ, j'ai dépensé chez MAC l'équivalent du PIB d'un petit pays africain. Puis ça m'a passé quasiment du jour au lendemain, et maintenant, je ne mets plus rien, pas même un peu de mascara ou de fond de teint. Par contre, mon amour des ongles joliment colorés est resté; simplement, après une période arc-en-ciel, je suis revenue au rouge pimpant basique type A Oui Bit of Red ou Vodka & Caviar d'OPI. Outre le fait que je trouve ça gai, ça me dissuade de me bouffer les doigts dès que je stresse. 

Les lunettes 
J'avais dix ans quand l'ophtalmo de la famille (qui est toujours la mienne aujourd'hui) m'a annoncé que j'étais astigmate et que je devais porter des lunettes pour bien y voir au tableau. J'ai sangloté bruyamment chez l'opticien pendant le choix de ma première monture, réclamant qu'on me trouve "la plus invisible possible" - j'ai donc fini avec une horreur en plastique transparent. Au fil du temps, j'ai appris à considérer mes lunettes comme faisant partie de mon visage, et chaque changement de monture est une décision mûrement soupesée (sauf la fois où j'ai pété la mienne à Tokyo et, à moitié aveugle, dû en racheter une paire en catastrophe et sans ordonnance, dans un magasin d'Ikebukuro où personne ne parlait anglais). Jamais je ne me ferais opérer pour corriger mes défauts de vue, et pas seulement parce que l'idée qu'on touche à mes yeux me panique. Depuis que je deviens presbyte, j'ai besoin de deux paires dont je change en fonction des circonstances, et si c'est une gymnastique un peu pénible, ça veut dire aussi que je peux m'éclater avec non pas une mais deux montures différentes. Et plus je vieillis, plus je les aimes originales. 

Se coucher de bonne heure
Plus jeune, j'éprouvais une véritable fascination pour la nuit. Voir le soleil se lever après une nuit blanche me donnait l'impression de vivre plus que les autres. J'aimais les discussions jusqu'à pas d'heure avec mes potes, et plus tard, travailler pendant que le reste du monde dormait. Ca a commencé à devenir problématique quand je me suis mise en couple avec un marin qui se couchait à 22h30 pour se lever à 6h. Me recaler m'a pris des années. Aujourd'hui, je ne bosse plus après la tombée de la nuit; je suis très heureuse si je peux filer au lit à 21h30 avec un bouquin, et même quand nous sortons, il est très rare que nous rentrions passé minuit. Mon idée d'un super réveillon du jour de l'An, c'est me coucher de bonne heure pour attaquer la nouvelle année fraîche et dispose. 

Les films en VO
J'ai longtemps pensé que c'était du pur snobisme de vouloir regarder en VO les films ou les séries télé tournés dans une langue qu'on ne comprenait pas. Et puis au fil du temps, moi aussi, entendre des voix françaises sortir de bouches asiatiques en décalage avec le mouvement des lèvres, ça a a commencé à me gonfler, et j'ai préféré récupérer le débit et les intonations des acteurs originaux quitte à me farcir des sous-titres. 

La gentillesse
Existe-t-il une qualité que l'on sous-estime davantage quand on est jeune, plein de niaque et de grandes certitudes? Moi, en tout cas, il m'a fallu du temps pour l'apprécier. Limite si je ne trouvais pas ça louche qu'on soit sympa avec moi sans idée derrière la tête. Au mieux, je prenais ça pour un signe de faiblesse, la marque des pauvres gens un peu simples d'esprit qui risquaient de se faire souvent entuber dans la vie. J'admirais les cyniques et les manipulateurs charismatiques qui parvenaient toujours à leurs fins. Ca a mis un peu de temps à me passer, mais aujourd'hui, je place la bienveillance loin au-dessus de toute forme de vivacité intellectuelle, parce qu'elle est un choix de chaque jour plutôt qu'un cadeau de la nature et qu'elle rend la vie drôlement plus douce et plus belle. 

Avoir la santé
Tenue pour acquise jusqu'à la mort de Brigitte puis de mon père. Désormais considérée comme mon bien le plus précieux. 

dimanche 24 janvier 2016

Les joies de la semaine #3




Lundi: un beau lever de soleil violet et rose derrière chez nous / me vernir les orteils en Vodka & Caviar pendant la pause déjeuner / gagné un bon d'achat La Vie Claire sur Facebook / filer au lit à 21h avec "Une odeur de gingembre"

Mardi: la confiance de Marika / le chocolat Blond Dulcey rapporté de l'usine Valrhona par Gasparde / une bonne discussion avec Chouchou sur l'orientation à donner à son activité professionnelle

Mercredi: il ne fait plus nuit à 17h / Brüsel a déjà reçu le dernier tome des aventures de Jeanne Picquigny / les croissants trempés dans du chocolat chaud chez Sucré Salé en bouquinant pendant qu'il gèle dehors

Jeudi: obtenir mon attestation de dispense de précompte Agessa dans l'heure / l'impression que je suis en train de faire du bon boulot malgré tout

Vendredi: entamer une jolie savonnette portugaise au pamplemousse / une mini-razzia au rayon bouffe de Marks & Spencer / rentrer à pied dans la nuit glaciale et sous une pluie battante avec Chouchou, et se sentir juste heureux d'être ensemble / s'accorder trois sablés chacun et un thé brûlant pour ne pas attraper la mort / un repas indien devant le premier épisode de "Just Jillian"

Samedi: un nouveau lampadaire et un chouette tapis Ikea pour notre salon / une très agréable soirée entre amis pour les 40 ans de Mr Gasparde

Dimanche: les restes de la tarte mandrine amandine de Sunalee au petit-déjeuner / commencer à organiser le week-end d'anniversaire de Chouchou 

vendredi 22 janvier 2016

SECRET SANTA: Les paquets échangés #2


Le colis de Londoncam pour Solaena:



Le colis de Solaena pour Nekkonezumi:



Le colis de Nekkonezumi pour Boomerang:



Le colis de Boomerang pour Clarisse:



Le colis de Clarisse pour Diba:



Le colis de Diba pour Pauline:



Le colis de Pauline pour Sara:



Le colis de Sara pour Morgane:



Le colis de Morgane pour Fany Bibi:



Le colis de Fany Bibi pour Annelise:



...La suite et fin prochainement!

jeudi 21 janvier 2016

Carottes à la forestière




Pour 4 personnes (en accompagnement):
- 400g de carottes
- 250g de champignons de Paris blancs ou bruns
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- 1 gousse d'ail
- 1/2 cube de bouillon de légumes
- 10 cl de crème légère
- 1/2 bouquet de coriandre fraîche
- sel, poivre

Dans une grande sauteuse, faites revenir la gousse d'ail émincée dans l'huile d'olive.
Ajoutez les carottes coupées en rondelles fines et les champignons émincés, puis un grand verre d'eau et le demi cube de bouillon de légumes. 
Laissez cuire à feu moyen jusqu'à ce que les carottes soient tendres (chez moi ça prend une vingtaine de minutes). 
En toute fin de cuisson, rajoutez la crème en mélangeant bien au jus de cuisson, puis la coriandre ciselée. Assaisonner si besoin avant de servir. 

mercredi 20 janvier 2016

SECRET SANTA: Les paquets échangés #1


Le colis de Roulio pour Kleo:



Le colis de Kleo pour Cécile de Brest:



Le colis de Cécile de Brest pour Aurélie:



Le colis d'Aurélie pour Isa:



Le colis d'Isa pour Paulette:



Le colis de Paulette pour Malena:



Le colis de Malena pour Lucie:



Le colis de Lucie pour ElanorLaBelle:



Le colis d'ElanorLaBelle pour Delphine:



Le colis de Delphine pour Londoncam:



...La suite prochainement! 

mardi 19 janvier 2016

Les brunchs du dimanche samedi (34): SUP Food & Drinks




Depuis le week-end dernier, le SUP Food & Drinks d'Ixelles s'est mis, à l'instar de celui de Saint-Gilles, à servir un brunch le samedi (les deux établissements sont fermés le dimanche). Toujours sur la brèche, nous nous sommes précipités...




Nous avons opté pour une formule salée qui comprenait une boisson chaude (thé Hana Matsuri pour Chouchou, Earl Grey pour moi, mais bien entendu il y a aussi du chocolat ou du café pour les amateurs), un jus d'orange frais pressé, deux éléments au choix (soupe carotte-coco et duo de buns, un au gouda et un au canard/confit d'oignons rouges pour moi, soupe tomates et duo de buns, un au gouda et un aux rillettes de sardine pour Chouchou), et enfin un dessert (tarte aux poires pour moi, bread pudding à la cannelle et aux raisins pour Chouchou). Il y avait peu de monde à 13h et nous avons été servis rapidement. 





Nous avons trouvé la formule sympathique et, pour 15€, d'un bon rapport qualité-prix - même si les petits buns, sans être mauvais, supportent assez mal la comparaison avec ceux d'AMI situé un peu plus bas dans la rue. Le cadre est agréable dans un genre cantine plutôt que cozy, la musique pas trop bruyante, et il existe une carte de fidélité qui fonctionne pour tous les repas pris sur place y compris en semaine. Les menus de la semaine sont visibles sur le site, et il y a même moyen de se faire livrer.

Ixelles: Rue Lesbroussart 95, 1050 Bruxelles
Saint-Gilles: Chaussée d'Alsemberg 148, 1060 Bruxelles

lundi 18 janvier 2016

"Miss Hokusai"




En 1814 à Edo (l'actuelle Tokyo), O-Ei est la disciple de son père, le célèbre peintre Hokusai. Malgré la renommée de ce dernier, tous deux vivent dans un logement crasseux et ne possèdent pas grand-chose - mais selon la jeune fille, deux paires de baguettes et deux pinceaux suffisent à leur bonheur. Bien que très douée, O-Ei vit dans l'ombre de celui qu'elle appelle par son prénom et ne cesse d'engueuler. Il faut dire que comme nombre d'autres grands artistes, Hokusai laisse un peu à désirer en tant qu'être humain. Il fréquente assidûment les bordels et, parce que la maladie le terrorise, ne va jamais voir sa cadette O-Nao, une petite aveugle qui a été placée dans un couvent local. Si elle passe beaucoup de temps à pallier les manquements de ce père si particulier, O-Ei s'efforce aussi de découvrir la vie par elle-même et de développer son propre style...

S'il n'a pas été très bien diffusé en France, cet anime de Keiichi Hara a néanmoins remporté le prix du jury au dernier festival international d'Annecy, et il me semble que c'est amplement mérité. Certes, il manque peut-être un peu d'un vrai fil directeur qui en aurait fait autre chose qu'une collection d'instantanés, mais visuellement, il est si beau! Cadrages, perspectives et couleurs prêtent à ses lieux emblématiques une atmosphère qui fleure bon la poésie. La problématique de la création est abordée sous un angle presque mystique, qui fait de l'art une sorte de lutte perpétuelle contre les forces du Mal. Et la BO aux accents rock d'abord surprenants se révèle un choix très pertinent pour illustrer l'élan de vie et d'indépendance qui pousse O-Ei en avant. Une très agréable découverte. 




dimanche 17 janvier 2016

Les joies de la semaine #2




Lundi: la série que je reprends au tome 2 est hyper agréable à traduire / découvrir qu'il sort le 20 un nouveau tome des aventures de Jeanne Picquigny intitulé "La paresse du panda" / le jean pin-up commandé en soldes sur Collectif me va très bien, Chouchou devrait adorer!

Mardi: mon dernier OCT est nickel et ma tension oculaire se maintient à un niveau acceptable / la discussion super chaleureuse avec mon ophtalmo / le ciel bleu bleu bleu après le vent déchaîné de cette nuit / le chef de La Fabbrica di Marco qui me fait goûter à la petite cuillère son tiramisu Nutella-fraises fraîches (une tuerie) / trouvé un opticien toulonnais qui vend les montures Caroline Abram / Jillian Michaels répond à une de mes questions sur sa page Facebook

Mercredi: j'ai de nouveau du gaz de ville! 

Jeudi: le Flow français #7 est sorti pour accompagner mon trajet en train / les deux petits enfants noirs qui me bombardent de sourires immenses et de caresses sur la main dans le RER / en rentrant à Bruxelles, trouver plein de cartes de voeux dans ma boîte / les premiers flocons de neige au moment du coucher / retrouver le chaudoux de Chouchou contre moi

Vendredi: lire adossée au radiateur brûlant / rester d'un calme olympien face à la plus énorme bourde de toute ma carrière* / le Neige Blanche que je me prépare pour me remettre de mes émotions

Samedi: le dernier Olivier Adam nickel pour 3,5€ chez Pêle-Mêle / un chouette brunch chez Sup Food & Drinks / trois rouleaux de masking tape ornés de mignons petits animaux, et des tampons lunettes/moustaches dénichés chez Be Creative by SChleiper / partager une demi-tablette de Dolfin Caramel au beurre salé avec Chouchou, sous la couverture à vagues devant "Miss Hokusai"

Dimanche: une troc party XXL chez Sara / récupérer plusieurs fringues très sympa, dont le joli manteau à motifs scandinave que j'admirais sur Sophie depuis des années / des draps propres dans lesquels se glisser le soir

*que je raconterai ici bien sûr, mais uniquement après l'avoir rattrapée comme je l'ai commise, c'est-à-dire 100% toute seule de mon propre chef personnellement moi-même

samedi 16 janvier 2016

Winter Cookbook Challenge: Nasi goreng




Le nasi goreng, c'était mon plaisir coupable quand j'ai débarqué à Bruxelles; j'achetais ça en barquette d'un kilo au Delhaize Flagey et je le boulottais le midi pendant que Chouchou était au travail. Puis j'ai modifié ma façon de m'alimenter, en supprimant notamment les plats préparés, et je n'ai plus mangé de nasi goreng. Jusqu'à ce que, dans le dernier numéro du magazine Avantages, je tombe sur cette recette tirée du livre "Le meilleur de la cuisine saine". C'était végétarien, plein d'ingrédients que j'aime à deux exceptions près, et ça avait l'air long mais pas difficile. Donc, j'ai attendu le week-end, fait mes courses, et je me suis lancée.




Modifications: 
- j'ai utilisé des shiitake séchés, achetés dans une boutique d'alimentation japonaise; du coup 50g secs, je ne sais pas trop ce que ça fait en équivalent frais
- j'ai supprimé le piment rouge, parce que je ne suis pas fan de trucs qui piquent, et le mini-maïs qu'on ne peut acheter qu'en bocal ici, et que je trouve absolument dégueulasse
- en contrepartie, j'ai forcé sur la dose de champignons de Paris que nous adorons tous les deux (250g au lieu de 150)
- comme je trouvais le résultat très sec, j'ai rajouté une cuillère de chaque type d'huile et deux de sauce soja dans mon wok en dernier tiers de cuisson, puis encore un grand trait de sauce soja dans l'assiette

Le résultat? Ce n'était pas mauvais, mais pas sensationnel non plus. Toujours un peu sec, et insuffisamment goûtu. Pour le temps que j'avais passé en cuisine (une heure et quart), le bazar que j'avais fait et la vaisselle que j'avais salie, j'ai trouvé que ça ne les valait pas. Deux conclusions s'imposent: 1/ je n'aime décidément pas faire la cuisine 2/ tout de même, je devrais utiliser plus souvent mon wok qui est un excellent accessoire.




Le Winter Cookbook Challenge a été lancé par Sunalee pour inciter ses lectrices à tenter de nouvelles recettes. 

vendredi 15 janvier 2016

Always




Même pas eu le temps de digérer la mort de Bowie que le crabe emporte encore quelqu'un de connu, de talentueux et de très apprécié. Je ne savais pas qu'Alan Rickman était lui aussi atteint d'un cancer, et la nouvelle de sa disparition m'a filé un sale coup. Avant, je ricanais un peu des gens qui s'affligeaient pour des célébrités qu'ils ne connaissaient pas à titre personnel. Désormais, je verse moi aussi ma petite larme sans honte. Alan Rickman m'a procuré de beaux moments de cinéma. Il a notamment incarné mieux que je ne pouvais le rêver un personnage iconique à mes yeux, un méchant/gentil antipathique et pourtant bizarrement sexy (ou c'est juste moi?), à l'ambiguïté duquel il a prêté sa voix inimitable. Il faisait partie de mon paysage. 

Il était né la même année que mon père, et son départ souligne à quel point le temps m'est désormais compté. "Mais ça n'arrête pas en ce moment", se plaignaient beaucoup de mes contacts sur Facebook hier. Oui, et ça ne fera qu'empirer au fur et à mesure que les gens que nous connaissons et aimons vieillissent en même temps que nous. Un à un, ils vont tous tomber, jusqu'à ce que ce soit notre tour. Je ne dis pas ça pour plomber l'atmosphère - juste pour rappeler que la vie c'est maintenant, et qu'il est urgent d'en profiter chaque jour. Histoire que, le moment venu, notre entourage puisse penser de nous ce que je pense pour me consoler de la mort de David Bowie ou d'Alan Rickman: que leur vie a été merveilleusement bien remplie, et qu'ils laissent derrière eux une lumière qui leur survivra longtemps. 

mercredi 13 janvier 2016

Fluide négatif


Fiat gaz!

Parfois, j'ai un truc qui ne fonctionne pas sur mon ordinateur (beaucoup plus rarement depuis que je suis sur MacBook, mais tout de même). J'essaie les manoeuvres usuelles, et quand elles ont toutes échoué, j'appelle Chouchou à la rescousse. Il s'approche et commence à tenter les mêmes trucs que moi. Je râle: "Hé, tu me prends pour une noob ou quoi? J'ai déjà essayé et ça ne mar... Ah ben si, quand c'est toi qui le fais, ça marche". C'est aussi systématique qu'inexplicable. J'ai fini par conclure que j'avais un fluide négatif avec les ordinateurs. 

Parmi mes intentions pour cette année 2016, il y avait: remettre le gaz de ville à Monpatelin. Je vous explique. Un jour, les brûleurs de ma cuisine ont cessé de fonctionner. Je me suis dit que ma bouteille était vide, et je suis allée l'échanger contre une pleine à la station-service la plus proche. Sauf que même avec la nouvelle bouteille, bernique. Et que comme le gaz, c'est un truc qui me fout la trouille, je n'osais pas trop y toucher. Du coup, ça fait quatre ou cinq ans (oui, vous avez bien lu) que lorsque je suis à Monpatelin, je mange exclusivement des salades de crudités en été, des trucs préparés au four ou des plats Picard micro-ondés en hiver. 

Mais cette fois, j'en ai eu marre. Dimanche, j'ai pris mon courage à deux mains et affronté ma peur du gaz de ville. Pour endormir ma panique grandissante, j'ai commencé par sortir tout ce qu'il y avait dans le placard caverneux sous mes brûleurs: la bouteille, mais aussi des tonnes de brols rangés là "au cas où j'en aurais besoin un jour", et dont j'avais évidemment oublié jusqu'à l'existence, ainsi qu'environ un milliard de crottes de souris. 

Une heure de ménage et de poubellisation plus tard, mon placard était nickel, et je ne pouvais plus reculer. J'ai clipsé le détendeur sur la bouteille en appuyant sur le petit bouton vert. J'ai entendu le cliquetis indiquant que tout était en place. J'ai actionné le robinet bleu pour ouvrir l'arrivée de gaz. J'ai tourné le bouton d'un des brûleurs et approché une grande allumette (allumée, je précise, car certains de mes potes ont une haute opinion de mes capacités intellectuelles): rien. J'ai répété la manoeuvre avec tous les brûleurs, soufflé dans les trous au cas où la poussière les aurait bouchés: toujours rien. 

A ce stade, j'en avais vraiment ras-le-bol, alors j'ai contacté un plombier. De toute façon, j'envisageais de changer le robinet pourri de mon évier de cuisine et il fallait que je déménage le lave-linge dans la salle de bain, donc, je me suis dit que j'amortirais le déplacement. Le plombier m'a proposé de passer cette semaine pour faire un devis. Il avait dit 18h, il était à l'heure, ça commençait bien. Je lui montre ma bouteille et je lui explique le souci. Comme moi, il clipse le détendeur en appuyant sur le petit bouton vert. Comme moi, il actionne le robinet bleu. Comme moi, il tourne le bouton d'un des brûleurs et approche une allumette. Je commente: "Et là, vous voyez, il ne se passe..." Pouf. Les flammes bleues jaillissent. J'ai l'air d'une quiche géante. 

Le plombier est gentil: il ne fait aucun commentaire. Il regarde juste l'arrivée d'eau dans ma salle de bain pour vérifier que je n'ai pas confondu avec un moule à gaufres (à ce stade il doit penser que tout est possible), me dit qu'il m'enverra un devis pour le changement de mon robinet et repart après avoir passé moins de trois minutes dans mon appartement. 

Je suis humiliée, mais j'ai de nouveau une cuisine opérationnelle. Et visiblement, un fluide négatif au champ d'action beaucoup plus étendu que je ne le soupçonnais. 

mardi 12 janvier 2016

Souvenirs de David Bowie



La première fois que j'ai entendu David Bowie, ça devait être un album de sa période Ziggy Stardust, dans la chambre sous le toit d'une cousine plus âgée qui l'avait découvert peu de temps auparavant et avait conçu pour lui une vénération immédiate. Sur le coup, ça m'avait laissée assez froide. 

Le première fois que j'ai vraiment écouté David Bowie, c'est quand Marc Toesca a commencé à passer "Let's dance" dans son émission du Top 50. L'album éponyme est sans doute son plus méprisé, mais je parie que c'est le seul sur lequel les gens de ma génération ont tous des souvenirs de boum. En 3ème, j'avais une prof d'anglais cool qui nous faisait étudier des textes de chansons pendant les cours renforcés; j'avais apporté celles de "China Girl" découpées dans OK Magazine, et on les avait décortiquées en classe. C'était cool. 

La première fois que j'ai vu David Bowie comme acteur, c'était dans "Les prédateurs", film tiré d'un roman de Whitley Strieber qui m'avait infiniment troublée. Je commençais tout juste à développer la fascination pour les vampires qui allait me durer plus d'une décennie, et la prestation de Bowie en prédateur déchu, tragique, m'avait beaucoup marquée. 

La dernière fois que j'ai vu David Bowie comme acteur, c'était dans une autre adaptation de roman, "Le prestige" - et honnêtement, je ne m'en souviens même pas. Entre les deux, rien: "Furyo" n'était pas du tout ma tasse de thé, et je suis inexplicablement passée à côté de "Labyrinthe".

Les deux fois où je me souviens très bien d'avoir entendu une chanson de David Bowie dans un fauteuil de cinéma, c'était pour "Frances Ha" (la scène où l'héroïne danse dans la rue sur "Modern Love", la seule je crois qui m'a vraiment plu dans tout le film) et pour "Le monde de Charlie" (la scène où les héros roulent en pick-up la nuit en écoutant "Heroes"). Dans le second cas, je me souviens m'être dit qu'il n'était guère vraisemblable que des fans de rock ne connaissent pas ce morceau. 

La dernière fois que j'ai parlé de David Bowie avec des amis, c'était chez M1 et M2 alors qu'on traînait à table après le dessert. Yal m'a appris que Bowie avait un cancer, ajoutant qu'il ne lui donnait pas longtemps à vivre. Le crabe qu'on ne connaissait pas encore à Yal à cette époque l'aura emporté avant celui de Bowie. La vie est étrange parfois. 

La dernière fois que j'ai rouspété contre David Bowie, c'était au printemps dernier, à l'occasion de l'exposition qui lui était consacrée et que j'avais été voir à Paris avec Chouchou. Trop de monde, trop d'audioguide obligatoire - j'étais sortie en trombe et furibarde au bout de deux salles, avec une forte envie de meurtre de masse.

La seule et unique fois où j'ai lu une bédé consacrée à David Bowie, c'était "Haddon Hall", et c'était vachement bien. 

La chanson de David Bowie la plus écoutée dans mon iTunes (elle figure même dans mon top 10!), c'est "Sufragette City", un de ces morceaux qui me filent une pêche irrésistible dès les premières notes et me font faire des bonds dans tous les sens. Ca ne rate jamais. Je me souviens d'une scène dans "Gilmore Girls" où Jess rencontre enfin son père biologique, qui ne semble rien avoir de commun avec lui, jusqu'au moment où ce morceau passe à la radio et où ils commencent tous les deux à hocher la tête en rythme de la même façon.

David Bowie n'était pas mon idole, et je suis loin de connaître toute sa discographie, mais j'admirais le bonhomme pour son audace sans limites et sa capacité à sans cesse se réinventer. Son élégance morale, son goût impeccable, sa créativité toujours renouvelée. Des artistes de son calibre, il n'en existe pas tant que ça.

lundi 11 janvier 2016

La lectrice que j'étais et celle que je suis devenue




Pendant longtemps, j'ai refusé de lâcher un livre avant d'être arrivée à la fin - un principe qui m'a valu bien des heures pénibles. J'ai fini par admettre que c'était idiot, que les sous dépensés pour ce bouquin avaient déjà disparu de ma poche et que je ne faisais qu'ajouter un gaspillage à un autre, sacrifiant en plus de mon argent un temps précieux qui aurait pu être consacré à de meilleures lectures. 

Depuis que je me suis donné la permission d'arrêter en cours de route si vraiment je n'accroche pas, je deviens de plus en plus intransigeante dans l'autre sens. Au début, je poussais au moins jusqu'à la moitié. Mais plus ça va, moins je tiens longtemps. Ma patience s'amenuise. Si l'auteur n'a pas réussi à me harponner au bout de quelques chapitres, je sais qu'il y a de fortes chances pour que ça ne s'arrange pas. Quand le style me rebute mais que l'histoire semble prometteuse, je survole la suite pour voir ce qui se passe, et c'est tout. 

Ado et jeune adulte, je lisais un seul livre à la fois. Maintenant, j'en ai toujours une demi-douzaine d'entamés en même temps. Trois-quatre romans de styles très différents, pour varier selon l'humeur, dont au moins un poche qui tient bien dans mon sac à main. Un ouvrage de développement personnel, un récit de voyage ou autre lecture facile à morceler qui séjourne à côté des toilettes. Je garde les bédés pour les soirs où j'ai du mal à me concentrer. 

Pour permettre ce mode de fonctionnement, j'ai comme beaucoup de gros lecteurs développé une PAL - une Pile à Lire, ou concrètement, une étagère réservée aux livres en attente. J'ai toujours l'impression d'exagérer avec ça, alors qu'en réalité, la mienne ne contient au pire qu'une quarantaine de titres. J'ai des amis dont la PAL dépasse le demi-millier! Le fait que j'ai beaucoup de temps libre et que je lis vite m'aide à faire tourner la mienne assez rapidement. 

Le plus dur, au début, c'était d'éliminer les bouquins qui moisissaient là depuis trop longtemps, et que je n'allais de toute évidence jamais avoir envie de lire. "La vie mode d'emploi" m'a ainsi accompagnée tel un reproche muet pendant plus de dix ans. Ce roman de Georges Pérec avait tout pour me plaire, sauf sa mise en page atrocement compacte qui me donnait l'impression d'étouffer dès que je l'ouvrais. Mais j'ai peu de place chez moi, et une approche de plus en plus minimaliste de la gestion de mes biens matériels. Il en est désormais de mes livres comme de mes fringues: au bout d'un an ou deux, s'ils n'ont pas servi, ils dégagent. Oui, même ceux qui sont dédicacés. 

Du coup, je me fais dédicacer de moins en moins de choses pour ne pas que ça constitue un frein plus tard. Avant, je rentrais toujours des salons les bras pleins de bouquins achetés parce qu'ils me faisaient vaguement envie et que l'auteur était là. Dans quatre cas sur cinq, je ne les aimais finalement pas, et je me retrouvais bien embêtée à ne pas savoir qu'en faire. Maintenant, je ne me fais dédicacer que des bouquins d'auteurs dont j'ai adoré au moins un roman précédent. Je suis au regret de dire que si ça limite un peu la casse, ça ne prémunit pas complètement contre les erreurs d'achat. Par exemple, "Les insulaires" de l'adorable Christopher Priest (auteur du magistral "Le prestige") m'est assez vite tombé des mains malgré tous les prix littéraires qu'il a remportés. 

Deux choses cependant n'ont jamais changé dans mes habitudes de lectrice. Je ne relis jamais un roman: un peu parce que ça m'empêcherait d'avancer sur mes nouvelles lectures, beaucoup parce que l'émotion n'est jamais aussi forte la seconde fois. Pour la même raison, il est très rare que je revoie un film si génial soit-il. Le seul type d'ouvrages que je relis parfois, ce sont les bédés dans le cas d'une série dont un nouveau tome vient de sortir alors que j'ai oublié ce qui se passait dans les précédents, et les Calvin & Hobbes par bribes quand je vais mal. 

Par ailleurs, bien que je comprenne les arguments en faveur de la liseuse (surtout pour une adepte du minimalisme!), c'est viscéral, je ne peux pas lire sur un écran. Pour moi, l'expérience de lecture tient presque autant au contenant qu'au contenu. J'ai besoin du contact du papier, de l'odeur de l'encre, de leur côté organique. C'est tout à fait irrationnel mais j'assume. Même en vacances quand mes lectures occupent un tiers de ma valise et me brisent le dos dans les escaliers du métro.

Et puis surtout, surtout... Les livres sont toujours mon immuable foyer, mon refuge hors du monde, mon remède numéro un aux bobos de l'âme. Plus que n'importe quoi d'autre (même sans l'aide de Georges Pérec!), ils me fournissent le mode d'emploi de la vie, me montrent le chemin et contribuent à faire de moi une meilleure personne. 

dimanche 10 janvier 2016

Les joies de la semaine #1




Lundi: le pull rouge + le gilet paon + le jean taille haute que je convoitais chez Collectif me coûtent à peine plus de 80€ en soldes / un risotto au Blacksticks Blue improvisé pour moi toute seule le midi

Mardi: happée par "Peine perdue" / personne à côté de moi dans le train pendant tout mon trajet / deuxième fois d'affilée que mon TGV arrive à l'heure à Toulon / bavarder avec le chauffeur du bus pendant les quatre premiers arrêts où nous sommes seuls / trois quarts d'heure au téléphone avec ma soeur

Mercredi: un santon Barbapapa dans ma délicieuse galette des rois briochée / les anémones offertes par ma fleuriste / mon OCT avancé à cet après-midi, ce qui me libère la journée de lundi / un magnifique pull doudou super bien soldé chez Cotélac / une conversation d'endeuillées apaisées avec la serveuse du salon de thé

Jeudi: les petits bonus sympas dans ma commande au Tampographe Sardon / la bonne odeur de laine de mouton du plaid au crochet que je viens de ressortir après une année dans mon placard / entamer avec délectation le tome 2 de "La passe-miroir"

Vendredi: le super granola maison de God Save The Cream au petit-déj / un long coup de fil de mon beau-frère pendant la pause de midi / terminer dans les temps et sans douleur la traduction de "Hollow bones" / cette vidéo de bisous entre Juifs et Arabes

Samedi: Mélusine est ravie que je lui aie envoyé un exemplaire de "Touch" / la tirelire panda reçue hier soir par Cahouète a fait un tabac auprès de 100% des membres du foyer âgés de moins de 15 ans / un après-midi pluvieux à bouquiner sur le canapé en buvant du thé

Dimanche: m'apercevoir que j'ai compté 42 pages de trop à ma nouvelle trad, et que je peux donc la commencer demain plutôt qu'aujourd'hui / dévorer "L'encyclopédie des chats" de Guillaume Bianco / vieille imprimante enfin installée sur mon MacBook grâce à Chouchou

Cette rubrique remplace les brèves de la semaine. Je n'ai pas l'intention de nier désormais les choses négatives, mais si elles méritent un billet, je leur en consacrerai un, et si ce sont juste des agacements sans importance, je préfère les oublier au plus vite pour ne retenir que les jolies choses!

vendredi 8 janvier 2016

Nouveaut(h)é: Neige Blanche de Lupicia




C'est en voyant cette boîte ravissante, assortie du descriptif "thé noir au chocolat blanc et à l'abricot", sur le compte Instagram de Shermane que j'ai découvert à la fois la maison de thé Lupicia et ce mélange précis. Incapable de résister, j'ai foncé sur leur site pour passer une commande - et je suis restée perplexe devant la composition annoncée du Neige Blanche: "thé noir au chocolat blanc et aux noix". Ce qui n'était pas tout à fait pareil. 

Néanmoins, la curiosité m'a poussée à me lancer. Pour obtenir la gratuité des frais de port (au-delà de 35€, et même pour la Belgique, à condition de se faire livrer en Point Relais), j'ai complété ma commande par un sachet de Sobacha (infusion de sarrasin), un de Pamplemousse Vert (moi et ma passion des agrumes), ainsi qu'un Sencha Kamo et un Kama-Iri Cha Hyûga (pour reconstituer un peu mes stocks de thé vert nature japonais). J'ai en outre pu choisir parmi une liste 5 infusettes-échantillons offertes. 




Je ne suis pas du tout fan de thés noirs; seuls l'Earl Grey et éventuellement le Marco Polo de Mariage Frères trouvent grâce à mes yeux. Mais je cherche sans cesse à élargir ma palette de goûts, et je dois dire que même sans abricot, j'ai été assez séduite par le Neige Blanche. Il donne une liqueur rouge-brun très parfumée, aussi bien pour le nez que pour les papilles, et assez idéale pour l'heure du goûter. On peut sans problème la faire réinfuser une fois. Je peux vous dire que je regrette déjà de n'en avoir commandé que 50g...

De plus, parmi mes échantillons, j'ai beaucoup aimé le Thé au Chocolat, autre thé noir de type "gourmand", qui goûte bien le chocolat mais sans le côté sucré - idéal pour moi. Je suis donc ravie de cette première commande chez Lupicia, et bien décidée à passer à leur boutique lors de mon prochain saut à Paris histoire de me ravitailler!

jeudi 7 janvier 2016

De la joie dans chaque journée




Hier matin, quand je suis allée à la boulangerie m'offrir une petite galette des rois briochée, j'ai vu que les santons de cette année étaient des Barbapapa. Je ne sais pas si ça parlera aux gosses d'aujourd'hui, mais moi, ça m'a convaincue de prendre la galette grand modèle pour en avoir un. 

Ma fleuriste, à qui je confiais que les anémones achetées à Bruxelles fanaient toujours dans les 48h et que je n'osais plus en acheter, a insisté pour m'en offrir deux bottes, une de rouges et une de roses, avec les renoncules que je lui prenais, "Comme ça, vous verrez si elles ne tiennent pas, celles d'ici!". J'ai voulu les lui payer; elle a refusé catégoriquement. 

Ma pharmacienne, qui sait que je suis toujours à la ramasse avec mes longues absences et le problème des renouvellements d'ordonnance, m'a spontanément donné trois boîtes de Lutényl au lieu de deux. 

La secrétaire de mon ophtalmo m'a appelée pour me proposer d'avancer mon OCT à aujourd'hui, ce qui m'arrangeait vachement. Mon père et moi avons été en guerre contre cette femme pendant plus de 20 ans; chaque fois que nous avions affaire à elle au téléphone ou en direct, nous finissions fulminant "Non mais quelle nioque, c'est pas possible!". Puis j'ai remarqué que beaucoup de patients semblaient l'apprécier énormément. Alors, il y a deux ans, j'ai décidé que moi aussi, j'allais bien m'entendre avec elle. Au lieu de me braquer quand elle me semblait faire preuve de mauvaise volonté, j'ai adopté la technique du "Oui bien sûr je comprends" et de la conciliation. Depuis, je l'appelle par son prénom et elle essaie toujours de m'arranger. 

Dans la salle d'attente, avec les yeux qui brûlaient et qui y voyaient flou à cause des gouttes pour dilater mes pupilles, j'ai trompé mon angoisse et mon impossibilité de continuer à lire en plaisantant avec un couple de sexagénaires venus eux aussi pour un OCT. Le monsieur était plein d'ironie fine et de gestes affectueux envers sa femme, c'était mignon comme tout. Et pour une fois, on est passés très vite. 

Chez Cotélac, où j'étais entrée pour regarder une paire de bottines aperçue en vitrine, je suis tombée sur le pull doudou parfait, en grosse maille écrue chinée gris hyper douce, avec un col cheminée et bien long sur les cuisses. 229€ à la base, soldé 83 et des poussières. C'est la seule fringue que je me suis offerte en ce premier jour de soldes françaises, et elle suffit largement à mon bonheur. 

J'ai pris une carte de fidélité chez Falba, l'ancienne librairie Bédule de ma jeunesse, et acheté deux des bédés prévues ce mois-ci, plus une autre parce qu'elle était dessinée par Gregory Panaccione, un des deux auteurs du sublime "Un océan d'amour". J'ai hâte de les dévorer vautrée sur mon canapé avec mon nouveau pull préféré. 

Je suis allée boire un Earl Grey dans mon repaire habituel, et j'ai eu une vraie conversation avec la serveuse sur le deuil, le cancer, les sales années et la vie qui continue malgré tout. Je l'ai longtemps prise de haut à cause de son manque de culture - honte à moi. Maintenant que je me donne la peine de parler avec elle à chacune de mes visites, je me rends compte que c'est une fille extrêmement gentille et courageuse. Je lui ai peut-être expliqué la différence entre un thé vert et un thé noir ou entre la luxure et le luxe, mais je pense que de nous deux, c'est moi qui ai tiré la leçon la plus profitable de nos échanges. 

Au 1er janvier, j'étais si lasse de déprimer en permanence que je me suis fait une promesse: chercher la joie dans chaque journée de cette nouvelle année. Au besoin, la provoquer. Et m'y accrocher au lieu de ruminer le négatif comme j'ai tendance à le faire spontanément. 

Jusqu'ici, tout va bien.

mercredi 6 janvier 2016

Fitness: J + 1 an, le bilan (et la suite)


Début 2015, j'ai décidé de me mettre au fitness dans le but de me débarrasser d'une grosse dizaine de kilos surnuméraires. Pendant des mois, j'ai transpiré quasi quotidiennement sur des vidéos de High Intensity Interval Training de Jillian Michaels, pour perdre péniblement 6 malheureux kilos et une taille et demie de vêtements. Jusqu'au jour où mon généraliste m'a informée que ce n'était pas une activité adaptée à mon âge et à mon profil, et qu'il vaudrait mieux que je me concentre sur des efforts d'intensité modérée mais de durée longue.

J'ai alors investi dans un bracelet connecté et essayé de faire au moins 10 000 pas chaque jour, tout en continuant le fitness à raison de 2 séances par semaine. C'était peut-être une bonne solution en théorie, mais dans la pratique, j'ai tellement perdu ma motivation pour le fitness que mes séances ont bientôt complètement disparu de mon planning. Résultat: sur le second semestre, bien que j'aie pas mal marché, j'ai repris les deux tiers du poids perdu pendant le premier.



Les points noirs sont les jours où j'ai fait une séance de fitness d'au moins 30 mn; 
les cercles rouges marquent les jours où j'ai fait au moins 10 000 pas.

L'expérience n'est cependant pas tout à fait négative. Malgré le peu de différence sur la balance (et dans mes vêtements: je m'acheminais vers le 42 il y a un an, je rentre actuellement bien dans mon 40, ce qui m'évite juste de racheter une nouvelle garde-robe), je me sens mieux dans mon corps. J'ai mesuré très exactement ses capacités et ses limites. Je sais que pour rentrer dans un 38 à ce stade de ma vie, je dois déployer des efforts que je ne suis tout simplement pas prête à faire, parce que le sport m'ennuie à mourir. Donc, j'oublie; j'assume joyeusement mon 40, et je m'efforce juste de ne pas monter au-delà. Ce qui nécessite tout de même un minimum d'exercice.

En 2016, donc, mon plan est le suivant:
- Continuer à marcher le plus possible, parce qu'outre la dépense calorique, ça me fait du bien de m'obliger à sortir et à prendre l'air. Ca m'incite à commencer mes journées de travail plus tôt, à organiser des rencontres avec mes copines, des promenades le week-end avec mon amoureux... De plus j'aime bien ça, et je ne risque pas de me faire mal. 
- Faire 10 minutes de fitness chaque jour. 10 minutes (plus une d'échauffement au début et une d'étirements à la fin), c'est pile poil ce que j'arrive à supporter avant d'en avoir ras-le-pompon. Et ça vaut mieux qu'une demi-heure tous les 36 du mois. De plus, je me rends compte que je me discipline plus facilement sur une tâche quotidienne que sur une tâche de type "plusieurs fois par semaine au choix": dans le second cas, je repousse chaque jour par flemme jusqu'à l'arrivée du week-end. Je ne dois pas me laisser la place de procrastiner.




Mon premier programme se compose de dix exercices d'une minute chacun: 1 de core, 4 de bras (en alternant travail des triceps et des biceps, avec des mouvements combo qui sollicitent aussi les fessiers et les jambes), 1 de core, 4 d'abdos (en alternant travail du haut, des obliques, du bas et de nouveau des obliques). Dès que je commencerai à me lasser, je changerai les exercices - l'avantage d'avoir souffert avec Jillian pendant des mois, c'est que j'en connais tout un tas!

mardi 5 janvier 2016

ADAM (Art & Design Atomium Museum)




Le 11 décembre dernier, j'étais invitée à l'inauguration du nouveau musée dédié au plastique et installé dans l'espace Trade Mart, non loin de l'Atomium. Malheureusement, j'avais une traduction à rendre ce jour-là, et comme il me faut près d'une heure de transports en commun pour aller jusqu'à Heysel et autant pour en revenir, j'ai dû décliner. Mais j'étais assez curieuse pour proposer rapidement une visite à Chouchou...











L'exposition permanente recrée l'histoire du design et du plastique depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, avec un fort accent sur les années 60 qui ont vu l'explosion de ce nouveau matériau ultra-malléable et bon marché - donc ludique et démocratique. Bien sûr, c'était avant qu'on se rende compte à quel point il polluait! Mais aujourd'hui, il est 100% recyclable, clame fièrement le panneau à l'entrée du musée (...vraiment? Je n'aurais pas cru.) 

Les nombreuses pièces, allant des plus humbles objets du quotidien à des oeuvres d'art totalement délirantes, sont exposées dans un vaste espace plutôt bien éclairé, où l'on circule facilement et où l'on peut prendre autant de photos qu'on veut. Près de chaque groupement, des panneaux en 3 langues expliquent la démarche des concepteurs, son côté contestataire et la manière dont elle s'inscrit dans l'évolution de nos habitudes de consommation, voire de notre culture au sens plus général.  C'est très accessible mais peut-être un poil superficiel. Toutefois, des expositions temporaires plus pointues sont prévues dans un avenir proche. La première, "Eames et Hollywood", sera visible à partir du 10 mars.




ADAM
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h
Entrée: 10€ tarif normal
Métro Heysel (ligne 6)