samedi 30 avril 2016

Au programme d'avril: bilan




1. Dîner avec Fleur
C'est fait, et c'était comme toujours un très bon moment. Je dois vraiment devenir plus tolérante: désormais, je trouve du plaisir à passer du temps avec des gens avec qui je n'ai objectivement pas ou plus grand-chose en commun.

2. Voir le film "Rosalie Blum"
C'est fait, et c'était pas mal mais moins bien que la bédé.

3. Finaliser et archiver mon agenda 2015
C'est fait. J'espère qu'il n'y aura pas d'agenda Terry Pratchett l'an prochain, sans quoi je me sentirai obligée de l'utiliser alors que le format ne me convient plus du tout.

4. Remplir ma déclaration Agessa et ma CA12 pour 2015
C'est fait aussi, et largement avant la date limite!

5. Rattraper mon retard de compta pro du premier trimestre 2016
Non, je n'ai pas eu le courage de m'y attaquer. Je ferai sans doute ça pendant mes "vacances à la maison" en juin.

6. Prendre rendez-vous chez la gastro-entérologue pour mi-mai
J'ai essayé, mais elle est en congé maladie jusqu'en juin et sa secrétaire ne donne pas de rendez-vous avant son retour.

7. Préparer une des recettes du livre "Assiettes veggie"
Non, je n'ai pas été assez inspirée. D'ailleurs, je n'ai testé aucune nouvelle recette ce mois-ci (contrairement à Chouchou qui nous a préparé un houmous de patate douce.)

8. M'offrir une composition florale de The Little Green Shop
Non plus, la boutique est assez excentrée et pas très commode d'accès pour moi, si bien que la flemme l'a emporté.

9. Porter mes boots panthère chez le cordonnier pour refaire les talons
C'est fait, en dernière minute mais je les récupère aujourd'hui.

10. Emmener mes neveux chez les Super Filles du Tram et au MangaKat Café
Pas de problème pour les Super Filles du Tram, où nous nous sommes goinfrés de burgers. En revanche, le MangaKat Café avait mis la clé sous la porte quelques jours avant, et l'autre café à chats de Bruxelles se trouve dans un lieu beaucoup plus ordinaire donc pas très intéressant.

11. Commander mes nouvelles lunettes de loin chez Caroline Abram
C'est fait! Je les ai récupérées lors de notre week-end à Paris; je les adore et Chouchou aussi!

12. Faire plein de belles photos à l'hôtel Crayon
C'est fait! Certaines étaient visibles sur l'article que j'ai consacré à l'hôtel, d'autres sur nos comptes Instagram respectifs, et une dernière me servira bientôt de nouvelle photo de profil dans la colonne de droite.

13. Réussir à sortir dans les temps de l'escape game Sous-Marin de Hint Hunt
Il nous a manqué une quarantaine de secondes environ (mais après que nous ayions perdu plusieurs minutes à cause d'un faux contact sur un branchement). Peu importe: nous avons vu et fait la totalité du jeu, et nous nous sommes beaucoup amusés!

14. Réserver un escape game à Edimbourg
Non, je ne m'en suis pas occupée - essentiellement parce que j'ai eu beaucoup d'autres dépenses prioritaires ce mois-ci. Mais ce sera de toute façon fait avant notre départ en vacances!

15. Lire le premier tiers de "Full Catastrophe Living"
Je suis certaine que ce bouquin, qui pose les bases du mouvement de la pleine conscience, est hyper intéressant, mais son volume m'a découragée. A la place, j'ai lu deux autres (courts) ouvrages de non-fiction: "Reasons to stay alive", un mémoire de l'auteur Matt Haig qui parle de la combinaison dépression/anxiété, et "On est foutu, on pense trop!", un bouquin de développement personnel pour apprendre à gérer les ruminations nocives.

vendredi 29 avril 2016

Lectures d'Avril 2016




ROMANS
- "Je me souviens de tous vos rêves" (René Frégni) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "La petite boulangerie du bout du monde" (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Partir" (Tina Seskis) ♥︎♥︎
- "Fairyland" (Alysia Abbott)
- "Fais-moi peur" (Malika Ferdjoukh) ♥︎♥︎
- "Nous" (David Nicholls) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "The little shop of happy ever after" (Jenny Colgan) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Everything, everything" (Nicola Yoon) ♥︎♥︎
- "Les petits soleils de chaque jour" (Ondine Khayat) ♥︎♥︎♥︎
- "Les mystères de Larispem T1: Le sang jamais n'oublie" (Lucie Pierrat-Pajot) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "My Salinger year" (Joanna Rakoff) ♥︎♥︎
- "Une année particulière" (Thomas Montasser) ♥︎♥︎
- "La cuisinière" (Mary Beth Keane) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- "Les rêveries d'un gourmet solitaire" (Masayuki Kusumi / Jirô Taniguchi/) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Rosalie Blum: intégrale" (Camille Jourdy)* ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Mes petits plats faciles by Hana T3" (Masayuki Kusumi / Etsuko Mizusawa) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Ligne de flottaison" (Lucy Knisley) ♥︎♥︎
- "Mickey's craziest adventures" (Lewis Trondheim/Keramidas) ♥︎♥︎♥︎
- "L'homme de la maison" (Dave Chua/Koh Hong Teng) ♥︎♥︎♥︎
- "Le voyage extraordinaire T4" (Filippi/Camboni) ♥︎♥︎
- "La légèreté" (Catherine Meurisse) ♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- "De la tarte au citron, du thé et des étoiles" (Fanny Ducassé) ♥︎♥︎
- "Bigoudi" (Delphine Perret/Sébastien Mourrain) ♥︎♥︎♥︎
- "Lolmède croque Toulon" ♥︎♥︎♥︎
- "N'y a-t-il personne pour se mettre en colère?" (Toon Tellegen / Marc Boutavant) ♥︎♥︎♥︎
- [Challenge non-fiction] "Reasons to stay alive" (Matt Haig) ♥︎♥︎
- [Challenge non-fiction] "On est foutu, on pense trop!" (Dr. Serge Marquis) ♥︎♥︎♥︎♥︎

mercredi 27 avril 2016

Une nuit à l'Hôtel Le Crayon




L'hôtel Le Crayon était sur ma liste d'endroits à tester sur Paris depuis deux ans au moins, mais il faut avouer qu'y passer une nuit représente tout de même un budget bien supérieur à celui de la location d'un petit appartement sur Air B'n'B. Du coup, j'attendais une occasion spéciale - qui s'est présentée pour le week-end d'anniversaire de Chouchou. Je pensais que la déco lui plairait et qu'on pourrait faire des photos sympas, et heureusement, je ne m'étais pas trompée! 







J'avais donc choisi la Suite Junior - je n'avais d'ailleurs pas tellement le choix: trois mois à l'avance, les chambres "simples" étaient déjà toutes réservées... Elle s'est révélée spacieuse et lumineuse en journée, avec une salle de bain passablement ébouriffante. Je rêverais d'avoir une douche aussi jolie et pratique chez moi; quant à la baignoire, avec sa bonde placée au milieu, ses robinets sur le côté et ses belles proportions, elle est absolument idéale pour faire trempette à deux. Les produits de bain sentaient très bon, et étaient accompagnés de kits de rasage et de brossage de dents, d'un peigne, d'un bonnet de douche et autres attentions délicates (en revanche, pas de savonnette pour les mains, et ça nous a manqué!). Sèche-cheveux et kit de cirage étaient planqués sur l'étagère de la penderie, et il y avait de quoi préparer du café ou du thé dans la chambre. Pour en finir avec les équipements: un écran plat que nous n'avons pas allumé, et une dizaine de romans dont j'ai apprécié la présence même si j'avais apporté ma propre lecture. 








Située au quatrième étage (avec ascenseur!), notre Suite Junior était très calme, avec une literie hyper confortable qui nous a permis de dormir d'un sommeil paisible et récupérateur. Nous avons aimé les nombreux miroirs accrochés un peu partout dans les deux pièces, et le côté ludique des murs à colorier sur lesquels nous avons bien entendu laissé un petit message. Concernant l'hôtel en général, nous avons bénéficié d'un service impeccable. Outre l'accueil, on trouve au rez-de-chaussée un salon bien pratique pour attendre l'heure de son train en profitant du wifi, ainsi qu'une salle à manger où se prennent les petits-déjeuners continentaux de bonne qualité - 6 sortes de thé, autant de variétés de confitures et de pain, plus d'excellentes mini-viennoiseries. Un honesty bar permet de se servir à toute heure une des boissons du frigo en notant juste sur une ardoise ce qu'on a consommé pour le payer à la fin du séjour. Bref, nous n'aurons pas les moyens de venir ici chaque fois que nous dormirons à Paris, mais je n'ai pas regretté d'y avoir réservé pour cette fois. 

25 rue du Bouloi
75001 Paris
Métro Les Halles (4) ou Palais Royal (1,7)

(Davantage de photos de l'hôtel sur mon compte Instagram et celui de Chouchou)

mardi 26 avril 2016

Hint Hunt: le sous-marin en perdition




C'est avec Hint Hunt que Chouchou et moi avons découvert les escape games il y a bientôt deux ans. Nous avions beaucoup aimé leurs deux premières salles: le bureau de James Murdock (faite avec Fraise des Bois, sortie ratée à une dizaine de secondes près) et la Zen Room (faite avec Autre Moi, Choco et Eve-O-Lution, réussie avec 2mn30 de marge si mes souvenirs sont exacts). Aussi, quand j'ai cherché un jeu à réserver pour le week-end d'anniversaire de Chouchou et consulté les amis susceptibles de venir avec nous, tout le monde a été très partant pour leur nouvelle salle sur un thème original - d'autant que, comme elle existe en double exemplaire à la même adresse, il est possible de s'affronter en simultané à deux équipes sur le même jeu.

Particularité intéressante du sous-marin en perdition: dans un même décor, il est possible de choisir entre deux scénarios complètement différents - un "normal" pour débutants, un "difficile" pour gameurs chevronnés. Comme c'était notre cas (une seule participante sur dix testait le concept pour la première fois), nous avons choisi la seconde option. Je ne peux bien entendu pas vous dévoiler de détails spécifiques pour ne pas gâcher la découverte des futurs joueurs. Sachez juste que la partie se déroule, on l'aura deviné, dans un sous-marin imité de façon hyper convaincante. Suite à un problème technique, les joueurs doivent trouver un moyen d'accéder au réacteur nucléaire, de le remettre en marche et de remonter à la surface avant d'imploser. Mais surtout, pas de pression (enfin, si, beaucoup trop au sens propre comme au figuré, c'est justement le problème!). 

Par rapport à d'autres jeux que nous avons faits, l'accent était moins sur la fouille cette fois, et davantage sur des mécanismes ou manipulations physiques dont plusieurs nécessitaient une collaboration de toute l'équipe, ce que nous avons beaucoup apprécié. La synchronisation était vraiment importante! C'est aussi le premier jeu sans aucun cadenas auquel Chouchou et moi avons participé - autant dire que les créateurs se sont vraiment cassé la tête pour proposer quelque chose de différent et d'un peu plus sophistiqué que d'habitude. Par ailleurs, du fait de la cohabitation de deux scénarios dans un même espace, beaucoup d'éléments ne servaient pas dans le nôtre et offraient donc une pléthore de fausses pistes. 

Très bien partis au début (le maître de jeu nous a dit que nous avions été une des équipes les plus rapides qu'il avait vues sur la première moitié), nous avons ensuite perdu pas mal de temps sur une épreuve particulière, en partie à cause d'un faux contact, et lorsque le chrono est arrivé à zéro, nous remontions vers la surface mais ne l'avions pas tout à fait atteinte. Un raté à pas grand-chose, donc, mais peu importe, car nous nous sommes énormément amusés (même si sur la toute dernière épreuve, Mélu et moi avions renoncé à nous faire entendre car nous mourrions de chaud, tandis que Chouchou et Hélie gueulaient super fort d'une salle à une autre). Je recommande tout particulièrement ce sous-marin en perdition aux habitués des escape games qui commencent à avoir fait le tour des scénarios classiques. 




Salle sous-marin:
68 rue des Archives
75003 Paris

dimanche 24 avril 2016

Où nous luttons pour tenir autour d'une table trop petite et sauver le U-53




Ce matin, nous avons prévu de ne rien faire d'autre que traîner dans notre jolie chambre d'hôtel en prenant des photos. C'est vrai, à quoi ça sert de dormir dans de beaux endroits si c'est pour ne pas en profiter? A 11h30 seulement, nous rendons nos clés et laissons nos bagages au concierge, puis nous dirigeons à pied vers le Marais où j'ai réservé pour un brunch au Bedford. Il commence à pleuvoir un peu quand nous retrouvons les VIP, Fraise des Bois, Hélie et Mélusine devant le restaurant. Le serveur n'a pas de trace de ma réservation, et sa table la plus grande ne peut accueillir que 8 personnes au lieu des 10 prévues, ça commence bien. Nous nous serrons tant bien que mal dans le courant d'air en provenance de la porte qui restera ouverte pendant tout notre repas. Il manque la moitié des boissons et des desserts indiqués sur la carte; heureusement que les burgers sont bons sinon j'aurais des propos franchement désagréables plutôt que juste un peu acerbes. En tout cas, pas une adresse que je recommanderais. 


Ils sont pas beaux mes amis? 

Nous remontons ensuite la rue des Archives pour nous rendre chez Hint Hunt, où nous avons réservé deux parties simultanées dans leurs nouvelles salles "sous-marin". Je consacrerai un billet séparé au jeu; disons juste que lorsque nous repartons, tout le monde est très content et que les deux équipes commentent leurs expériences respectives avec animation en redescendant vers le métro Hôtel de Ville. Une partie de nos amis nous quitte là pour retourner à ses obligations dominicales, son domicile lointain ou son canapé encore plus accueillant après une folle semaine de boulot. Nous prolongeons le bon moment que nous venons de passer en allant boire un verre dans une brasserie voisine avec Autre Moi, Junior et Choco. La conversation porte inexorablement sur l'actualité, la crise politique et humaine qui sévit actuellement en France, et je constate qu'on se sent tous aussi dégoûtés et démunis face à ça. Je conseille à Choco, avec qui je viens d'évoquer Anonymous, de regarder "Mr. Robot" qui pourrait bien lui plaire. Puis nous nous séparons après avoir déjà envisagé le prochain escape game que nous pourrions faire ensemble. 

Chouchou et moi admirons un moment un souffleur de bulles géantes sur la place de l'Hôtel de Ville. Puis nous remontons à pied vers la rue de Turbigo où j'ai repéré un café hong-kongais qui avait l'air sympa: le Guimi House. Hélas, il est bondé quand nous arrivons. Nous errons comme des âmes en peine, avec la flemme d'aller beaucoup plus loin mais rien d'autre à faire dans le coin, et finissons par tuer ce qui nous reste de temps dans le hall de notre hôtel - au moins, nous sommes au chaud, bien assis et nous avons du wifi pour surfer sur nos iPad! Nous dînons de bonne heure au Paradis du Fruit des Halles, bondé et bruyant, mais après trois repas pas particulièrement équilibrés, c'est bien de manger un peu de légumes. Retour par le Thalys de 20h49, et arrivée à Bruxelles juste un peu trop tard pour choper le dernier métro. Nous manquons avoir une crise cardiaque en découvrant la file d'attente pour les taxis. Heureusement, j'ai l'idée de nous rabattre sur les bus qui circulent encore, eux. En courant un peu, nous réussissons à attraper un 27 qui allait justement partir, et finissons à pied depuis Luxembourg. Le week-end d'anniversaire de Chouchou était une vraie réussite, et même si je sors complètement crevée de cette semaine de vacances, elle m'a fait un bien fou au moral.

samedi 23 avril 2016

Où je me dote de nouvelles lunettes, vais applaudir Bénabar au théâtre et affronte un cas de conscience


Pour une fois que je dormais encore après le lever du soleil, bien entendu, le réveil sonne à 6h45. Aujourd'hui, j'emmène Chouchou à Paris pour un week-end d'anniversaire (sauf qu'il ne sait pas où nous allons). Et histoire de bien commencer les réjouissances, on se dispute sur le quai de la station Trône, ce qui jette un gros froid jusqu'au milieu de notre voyage en Thalys. Quelques bisous contrits plus tard, on débarque gare du Nord. Il était censé pleuvoir à Paris aujourd'hui, mais pour l'instant ce n'est pas le cas, ce dont je me réjouis. 

Après avoir acheté deux tickets Mobilis, on file jusqu'aux Halles près desquelles se trouve le mignon hôtel-boutique où je nous ai réservé une suite junior. Celle-ci n'étant pas encore prête, nous laissons nos bagages et repartons tout de suite vers la nouvelle canopée. Là, nous marquons un arrêt dans la boutique Lego où Chouchou veut que je crée un petit personnage à mon effigie pour aller avec son mini-MTLM. Puis nous descendons à la Fnac toute proche réserver des places pour une pièce de théâtre - ce qui me coûte vingt euros de plus que si je les avais prises sur internet ce matin, argh. 






Il n'est même pas onze heures et demie mais nous avons déjà l'estomac dans les talons. Métro jusqu'à République, où nous tombons sur le mémorial aux victimes des attentats (c'est mon deuxième dans la semaine, super ambiance...) avant d'aller nous poser à l'Umami Matcha Café chaudement recommandé par Shermane. Chouchou commande un donburi et moi un risoni de miso blanc à la butternut et aux shiitake qui, franchement, tabasse grave. Nous sommes en revanche assez déçus par les desserts (bricohe au matcha pour lui, cheesecake matcha/chocolat blanc pour moi) que nous trouvons chers et quelconques. L'impression d'ensemble reste très bonne; je reviendrai volontiers ici. 




Cap sur Iéna et le musée Guimet, où j'ai repéré une expo Araki qui pourrait plaire à Chouchou. J'avais beaucoup aimé celle que nous étions allés voir ensemble au musée de la photographie de Charleroi en... 2007, me semble-t-il. Mes goûts ont beaucoup évolué depuis, et cette fois, je reste assez froide devant des oeuvres que nous avions déjà admirées à l'époque pour une bonne moitié. Mais Chouchou est très content et c'est le principal. Dans la boutique à la sortie, je craque pour un petit manuel de dessin "à la japonaise" et me retiens d'embarquer deux jolies tasses, mes placards de cuisine étant déjà bourrés massacre. 




Un petit tour sur la rive gauche, plus précisément du côté de Sèvres-Babylone, pour aller chercher mes nouvelles lunettes de loin que j'ai fait fabriquer chez Caroline Abram. L'adorable Amélie, qui me connaissait puisque je lui avais déjà acheté une paire l'an dernier,  a accepté que je lui envoie mon ordonnance par mail la semaine dernière et les a fait préparer sans même que j'aie versé d'acompte afin que je puisse les récupérer aujourd'hui. C'est une monture Orchidée solaire (la monture "normale" était trop étroite pour mon visage) sur laquelle j'ai fait monter des verres correcteurs. Je suis ravie du résultat, et Chouchou aime beaucoup aussi. Puisque nous sommes dans le coin, je passe à la librairie Chantelivre où je me laisse tenter par une bédé et deux romans jeunesse. 

C'est maintenant au tour de Chouchou de faire un peu de shopping - chez Uniqlo, non loin d'Opéra. Il a besoin d'un pull à col en V, mais le seul modèle pour homme est en mérinos ultra-fin, si bien que le M laisse voir ses manches de T-shirt froissé en dessous et que le L un peu trop grand a toute la tenue d'une serpillère sur lui. En revanche, le jean que je lui ai conseillé de prendre dans la couleur la plus foncée pour un effet un peu smart lui va vraiment très bien. On l'embarque et on se dépêche de foutre le camp avant que je ne m'évanouisse à cause de la chaleur horrible qui règne dans le magasin. 





Nous retournons à l'hôtel Crayon prendre possession de notre chambre, poser nos paquets et faire plein de photos de la déco. Nous y traînons une bonne heure avant de ressortir à pied, direction Pyramides où nous passons chez Junku avant de nous diriger vers la rue Saint-Anne. A 18h45, il y a déjà une queue monstre devant le Higuma, mais nous n'attendons qu'un quart d'heure avant que l'ouverture de la salle du fond ne nous permette d'avoir une table. "Deux katsudon set s'il vous plaît!". Ce n'est pas subtil du tout, mais c'est copieux, pas cher et ça fait le boulot. Une autre fois, on s'offrira un japonais un peu plus chic. 




Retour dans le métro pour remonter jusqu'à Europe et au théâtre Tristan Bernard. Nous sommes pas mal en avance et pendant que nous attendons dans le hall, une panne d'électricité nous fait craindre pour la bonne poursuite de notre soirée - au final, le courant est rétabli et la pièce commence juste un peu en retard. Les sièges sont disposés bien les uns derrière les autres plutôt qu'en quinconce, de sorte que je me tords le cou pendant deux heures pour réussir à voir les comédiens sur scène. Par ailleurs, mon gros mal de gorge du début de la semaine s'est mué en crise d'éternuements et en nez ruisselant. Sans mouchoirs sur moi, je multiplie les efforts de discrétion pour ne pas trop gêner mes voisins. Mais je passe quand même un très bon moment devant ce "Je vous écoute" écrit et interprété (entre autres) par Bénabar. 

Alors que nous ressortons du métro à Palais Royal, j'avise une famille entière (parents plus deux jeunes enfants) installés avec des couvertures sur le trottoir à l'angle de la rue des Petits Champs. Il fait plutôt froid pour un mois d'avril et même si ce ne sont pas les premiers SDF que nous croisons aujourd'hui, à ce moment de la soirée et alors que je rentre dormir bien au chaud dans une chambre d'hôtel qui a coûté une blinde, cette vision me touche particulièrement. Après avoir beaucoup hésité - s'ils sont sans papiers, est-ce que je ne risque pas, en m'en mêlant, d'aggraver encore leur situation? -, je finis par appeler le SAMU social pour leur demander s'ils peuvent faire quelque chose. Le jeune homme que j'ai au bout du fil me dit qu'il va envoyer quelqu'un. Je ne connaîtrai pas la suite de l'histoire. J'espère ne pas avoir causé d'ennuis à ces gens. Je me couche en ruminant des pensées assez sombres sur l'état de notre société. 

A l'exception de la photo de nos plats au Umami Matcha Café, toutes les photos de ce billet ont été prises par Chouchou

vendredi 22 avril 2016

Où je reprends des forces entre deux marathons




Cette nuit, j'ai dormi jusque vers 7h30, mais en me réveillant toutes les demi-heures. J'ai le sommeil über funky en ce moment. Cela dit, c'est mon troisième jour d'affilée sans maux de ventre ni angoisses morbides, ce qui ne m'était pas arrivé depuis deux mois, donc: woohoo. Matinée à la maison avec Chouchou; je rattrape mon retard de blogging, de mailing et d'agending (j'invente des mots si je veux). EasyJet va m'envoyer un chèque pour me rembourser les frais annexes entraînés par le déplacement sur Lille de nos vols de fin mars, c'est vraiment chouette de leur part!

A midi, une demi-douzaine de gyozas avec le reste du velouté de courgettes d'hier soir, et me voilà partie d'un pas guilleret vers le Serendip Spa. En effet, j'ai rendez-vous avec l'excellentissime M. Oh pour une séance de réflexologie qui s'annonce salutaire juste après quatre jours de marche intense avec ma famille et avant un week-end de marche intense avec Chouchou. Et soudain, pendant que je suis allongée avec un masque sur les yeux, une petite musique orientale en arrière-plan et ces mains magiques en train de me pétrir la plante du pied gauche, je suis frappée par une inspiration sortie de nulle part. Ai-je vraiment besoin d'un blog supplémentaire, en anglais de surcroît? "Oui, oui, OUI!" crie une petite voix dans ma tête avant de se mettre à énumérer à toute allure des sujets de billets dont j'aurai oublié les trois quarts le temps que mon massage soit terminé. Bon, on verra ça le mois prochain. 

En sortant, je rebrousse chemin vers le parvis Saint-Boniface en me disant que c'est absolument nul de ne plus pouvoir sonner au 3ème étage de l'Ultime Atome pour annoncer: "C'est Palpatine avec des croissants". Je me serais vite habituée à avoir ma famille à portée de main... Arrêt chez Veritas pour racheter des collants rouge et violet; "C'est le mois de votre anniversaire, vous avez droit à 10% de remise", m'annonce la vendeuse. Toujours bon à prendre. Puis je vais me poser au Comptoir Florian devant un Kabuse Kukicha et une part de gâteau au chocolat atrocement moelleux, pour finir le Jenny Colgan que je ne peux pas continuer à économiser jusqu'à la Saint-Glinglin. En rentrant chez moi, j'ai la bonne surprise de découvrir dans ma boîte à lettres "Les petits soleils de chaque jour" gracieusement envoyé par les éditions Michel Lafon. Pile le genre de lecture feel good dont je suis friande en ce moment, je vais le commencer dès ce soir! 

Le reste de la journée est consacré à la fin des préparatifs du week-end d'anniversaire de Chouchou: recherche de restos, impression de documents, confection de la valise et pédicure en A Oui Bit of Red parce que bon. Le repas du soir sera un riz sauté garni de tous les légumes qui traînent encore dans le frigo, notamment des haricots mange-tout (spéciale kassdédi à David qui a découvert leur existence mardi au Cook & Book), du brocoli, des champignons et de la coriandre. Nous mangeons devant le dernier épisode de The Big Bang Theory, qui parle de la reprise imminente de Game of Thrones, et allons au lit de bonne heure car demain le réveil sonnera avant 7h. Ce qui ne devrait pas me poser de problème si je dors encore un total extravagant de douze minutes dans la nuit.

jeudi 21 avril 2016

Où il faut déjà se dire au revoir




Nuit moins pourrie que la précédente, avec réveil à 5h45 - peut-être à cause de la lumière, mais mettre un masque ne me permet hélas pas de me rendormir pour grappiller encore un peu de sommeil. Vers 10h30, les petits qui ont rendu les clés de leur appart' Air B'n'B passent déposer leurs bagages chez nous, et une heure plus tard, nous allons déjeuner à l'Exki de la place du Luxembourg avant de nous mettre en route pour Laeken.  Ma soeur avait envie de voir les serres royales, et elle a beaucoup de chance: nous sommes en plein dans la courte période de trois semaines où celles-ci sont ouvertes au public chaque année. 

Je craignais qu'elles ne soient difficiles d'accès en transport en commun, mais même pas: le bus 53, qui passe toutes les dix minutes, nous laisse juste devant l'entrée du palais. Bien qu'on soit un jour de semaine hors période de vacances scolaires, une longue file d'attente s'étire dans le parking d'en face - sans doute à cause des contrôles de sécurité qui ralentissent le flux. Le parc est encore plus joli que dans mon souvenir, et je trouve bien dommage de ne pas pouvoir profiter de ces grandes pelouses pour pique-niquer! Les serres en revanche m'avaient fait plus forte impression lors de ma première visite il y a deux ans, mais bien entendu elles n'ont pas changé depuis et je deviens facilement blasée. Les petits apprécient, c'est l'essentiel. 

Lorsque nous ressortons, il est encore assez tôt pour envisager un dernier tour dans le centre. Métro jusqu'à la gare du Midi et tram jusqu'à Bourse. En remontant la rue du Marché aux Herbes, Cahouète aperçoit des meringues dans la vitrine de la boutique Aux merveilleux de Fred et veut absolument entrer pour en acheter une. L'occasion de découvrir leurs énormes et fabuleuses brioches, peut-être les meilleures que j'aie jamais mangées. J'en partage une avec ma soeur et David, et en emporte une autre pour la manger demain matin avec Chouchou. Nous remontons jusqu'aux galeries royales pour boire un chocolat chaud chez Méert (même si, en fin de compte, je commande un thé glacé à cause de la température presque estivale). Puis nous reprenons le bus pour rentrer chez nous. 

Les petits récupèrent leurs bagages, et Chouchou et moi les accompagnons à pied jusqu'au départ de la navette pour l'aéroport... dont les portes se referment en plein milieu de notre conversation, et qui démarre avec 6 minutes d'avance sur l'horaire prévu. Un au revoir un peu abrupt. Mais j'ai fait 13 000 pas aujourd'hui, et ce soir, je mange des COURGETTES. Vivement le mois d'août qu'on descende à Toulouse. 

mercredi 20 avril 2016

Où Cahouète a droit à ses pandas tandis que je suis frustrée de mes hippos


J'ai passé une nuit horrible: endormie vers minuit et demie, réveillée deux heures plus tard avec un mal de gorge de tous les diables et beaucoup trop chaud, impossible de me rendormir même en migrant sur le canapé du salon avec une couverture plus légère et un pot de Vicks Vaporub. Plus de cinq heures à ruminer mes angoisses, ce n'est vraiment pas bon pour ce que j'ai. Quand je finis par me lever vers 7h30, la journée qui s'annonce crevante commence à peine et je suis déjà épuisée. 

A 9h12, je sonne à l'appart' Air B'n'B des petits avec un sac de croissants. Nous prenons le métro jusqu'à la gare du Midi, un premier train IC jusqu'à Ath et un tortillard jusqu'à Cambron-Casteau. Heureusement qu'il fait très beau aujourd'hui encore, parce qu'il faut quand même marcher pas mal de la minuscule gare ferroviaire jusqu'à notre destination. Les enfants tentent de deviner ce que nous allons faire: "Traire des vaches? Ce serait cool!" Euh oui mais non. Nous nous rendons au parc zoologique de Pairi Daiza, qui depuis 2014 héberge deux pandas: la grande passion de Cahouète dans la vie. Mais nous comptons lui cacher leur présence jusqu'au dernier moment.




Début de la visite. Dans la mini-ferme près de l'entrée, je découvre que ma soeur appelle sans discernement "biquette" aussi bien les brebis que les chèvres. "Bah c'est plus ou moins pareil." Je sais qu'elle bosse dans la finance, mais tout de même. A l'intérieur d'une magnifique et gigantesque volière, nous montons sur une passerelle suspendue en pensant qu'elle redescend de l'autre côté: en fait, elle traverse la moitié du parc, avec des planches de plus en plus étroites, des cordes qui ballottent de plus en plus, et à la fin, un tunnel dans lequel il faut avancer à quatre pattes. On se sent un peu comme une famille d'Indiana Jones. A un moment, Cahouète aperçoit en contrebas le panneau qui indique la grotte des pandas, et son visage s'illumine. Score.







La longue visite à Hao Hao et Xing Hui se conclut par un non moins long passage à la boutique de souvenirs qui leur est dédiée. Il n'y en a pas d'autres à l'intérieur du parc, seulement deux à l'entrée, et j'apprécie beaucoup ce côté anti-Disneyland. L'estomac dans les talons, nous rebroussons chemin jusqu'au dôme de l'Oasis où nous déjeunons à la cafétéria: couscous pour les hommes, ballekes-riz pour ma soeur et moi. Je suis sur les rotules alors que nous n'avons même pas vu un quart du parc, et j'envie atrocement David qui, dès qu'on le pose quelque part sans rien à faire (maintenant, par exemple), s'endort dans la minute. "Je suis comme les appareils sophistiqués: je me mets en veille", rigole-t-il. Clairement, on a oublié de me doter de cette option.





Mes jambes sont en plomb et j'ai juste envie de me rouler en boule dans un coin pour mourir. Par chance, la visite suivante est celle de la crypte des chauve-souris, ce qui me requinque un peu. C'est vrai que ça fouette sévère, mais on peut admirer à moins d'un mètre d'énormes chauve-souris qui battent des ailes suspendues la tête en bas, ainsi que des grappes de minuscules bébés. J'adore. En ressortant, nous zappons la partie nordique et pénétrons dans la partie "indienne" en admirant la déco. Je n'avais jamais vu un parc zoologique aussi somptueusement mis en scène; la visite vaudrait le coup même sans les animaux! Par contre, malgré les programmes de protection et de reproduction des espèces menacées, je reste assez opposée au principe de transporter sur un autre continent et d'enfermer dans un espace plus ou moins réduit des bestioles qui seraient tellement mieux en liberté... Si ce n'était pas pour Cahouète, je ne serais jamais venue ici. Mais j'avoue que je suis prête à m'asseoir sur mes principes pour le titre très disputé de Meilleure Tatie de l'Univers.








Dans la partie africaine, je suis déçue de ne pouvoir accéder à l'enclos des hippopotames à cause des travaux en cours sur la maison des gorilles située juste devant. Les enfants se sont emparés du gros appareil photo de leurs parents et mitraillent tout ce qui bouge. Un bateau de récupération, le Mersus Emergo, abrite les protégés de l'association Carapace: des tortues et autres reptiles abandonnés ou issus d'un trafic illégal. L'occasion de découvrir qu'en plus de prendre les brebis pour des bêtes à cornes, ma soeur a peur des serpents. Pourtant, ce n'est pas comme s'il s'agissait de bêtes terrifiantes genre des SOURIS! Nous retournons dire au revoir aux pandas; l'un des deux pionce et l'autre boulotte de grandes tiges de bambous vautré sur le dos. La belle vie. J'aimerais voir les koalas arrivés la semaine dernière mais ils sont encore en phase d'acclimatation et on ne peut que les deviner à travers la vitre de leur nouvelle maison.





Pour compenser ma frustration de n'en avoir pas vus de vrais, je m'achète un petit hippo en peluche super douce dans la boutique près de l'entrée. Puis nous reprenons le chemin de la gare, où nous arrivons avec une demi-heure d'avance et manquons quand même rater notre train parce que nous l'attendons sur le mauvais quai. L'occasion de piquer un dernier sprint, histoire d'achever mes rotules. Retour à Bruxelles sans histoire; métro et bus 71 jusqu'à la place Flagey où Chouchou nous rejoint et où ma soeur, David et les enfants s'achètent chacun un grand cornet de frites. Les vendeurs ne connaissent pas la sauce barbecue (siriously?) et sont toujours aussi aimables, mais enfin ça fait partie du folklore. Quand nous voulons reprendre le 71 en sens inverse, il est bondé et les portes se referment avant que David n'ait pu monter à bord avec nous. Il prend le suivant, et nous le récupérons à l'arrêt Quartier Saint-Boniface. 

Un dernier arrêt chez Eccome No! pour acheter des pizzas à emporter, car c'est bien connu: frites + pizzas is the new healthy diner. Je suis tellement soulagée de me poser sur le canapé des petits enroulée dans une couverture en polaire! Quand vient le moment de rentrer, je me sens incapable de faire un pas de plus, et Chouchou-cet-amour prend une voiture Cambio à la station voisine juste pour me ramener à la maison avant de revenir poser la voiture là et de rentrer à pied tout seul. Bilan de ce mercredi: plus de 21 000 pas, 8h de sommeil en trois jours et 72h sans le moindre légume vert. Heureusement que le côté obscur de la Force est avec moi.

mardi 19 avril 2016

Où j'arrive enfin à déjeuner dans l'Air Stream du Cook & Book




Réveillée à 4h30 ce matin et impossible de me rendormir, urgh. En allant chercher les petits, m'arrêter à la boulangerie de la rue de la Paix pour acheter des pains au chocolat et des croissants encore tout chauds. Traîner tous ensemble autour de la table du petit-déjeuner, puis aller prendre le métro direction Roodebeek. La seule sortie ouverte aujourd'hui n'est pas celle que je prends d'habitude et c'est ma soeur qui repère le Cook and Book entre les arbres - je fais un piètre guide! Décrocher l'Air Stream pour notre lunch, et en attendant midi et quart, flâner dans les différents espaces de la librairie en prenant des photos (vachement belles) de ma famille. Comme nous avons des projets caloriques pour le reste de la journée, je me contente d'une soupe italienne et d'une limonade maison. Les enfants se sont fait acheter des mangas et lisent à table dès leur assiette terminée, braves gosses (enfin, braves gosses à qui leur mère a interdit d'utiliser le smartphone d'Attila pour jouer). 

Re-métro jusqu'au centre-ville où nous nous promenons à pied. Passage à l'Herboristerie Moderne pour racheter du thé des Gnawa (Cahouète ouvre de grands yeux devant la vitrine voisine de Lady Paname). Tiens, une belle fresque LGBT que je n'avais jamais vue. Chez Brüsel, je jure à ma soeur et à David que s'ils ne font pas pipi de rire en lisant "Le grand méchant renard", je leur rembourse leur achat. Je n'avais jamais percuté que tous les stands et les camions vendent des gaufres de Liège et non pas de Bruxelles, or bien entendu, ce sont des gaufres de Bruxelles que ma soeur et Cahouète veulent manger. Après une traversée des galeries royales Saint-Hubert dans lesquelles je cherche en vain le café du Vaudeville (et pour cause: il a été remplacé par un Pain Quotidien, m'apprendra Chouchou plus tard), nous devons faire appel à Google notre ami pour nous indiquer où manger ces foutues gaufres de Bruxelles. Google notre ami nous envoie dans un endroit situé à quelques pas de là et pertinemment nommé "Aux gaufres de Bruxelles". S'en suit l'ingestion d'une quantité indécente de chantilly accompagnée pour les uns de fraises, pour les autres de bananes et de chocolat. Les enfants essaient de me faire dire où je compte les emmener demain, mais je tiens à ce que ce soit une surprise. "Si c'est Tatie qui a choisi, ce sera forcément cool", finit par déclarer Cahouète. Merci pour le vote de confiance!

Je suis bien contente de trimballer deux parapluies dans mon sac depuis ce matin alors que ce dont nous aurions vraiment eu besoin, c'est de lunettes de soleil. Nous remontons à pied jusqu'au parvis Saint-Boniface et nous posons à l'appart' Air B'n'B en attendant l'heure du dîner. Ce soir, c'est Chouchou qui se colle aux fourneaux pour préparer des spaghetti ail-citron avec l'ail des ours déniché dimanche au marché Flagey. Les petits n'en avaient jamais mangé mais tout le monde semble apprécier. En dessert, des éclairs Pierre Marcolini achetés tout à l'heure - c'est chouette qu'ils proposent tant de parfums originaux, parce qu'on a tous pris chocolat (sauf ma soeur qui a préféré une tarte au citron)! Le repas terminé, nous skypons un moment avec ma mère qui peut ainsi tous nous voir à la caméra. Mon estomac n'a pas vu un légume vert depuis 48h, mais au moins, j'ai encore fait 16000 pas aujourd'hui. 

MIMA Museum




Entre les musées d'art contemporain et moi, on ne peut pas dire que ce soit l'amour fou. Généralement, j'en sors en vitupérant que les oeuvres ne sont ni signifiantes ni esthétiques, qu'elles transmettent zéro émotion et un messages obscur dans le meilleur des cas, et que non, on ne peut pas commettre n'importe quel caca et le qualifier d'art. Ca fait beaucoup rire Chouchou qui, pour sa part, est capable de trouver du sens et de l'intérêt à pratiquement n'importe quoi. Mais dans le courant de la semaine dernière, j'avais vu passer sur les réseaux sociaux pas mal de photos du tout nouveau Millenium Iconoclast Museum of Art qui m'avaient fait envie. Alors samedi, nous nous sommes rendus à Molenbeek pour le visiter en personne...









Passée l'entrée dans laquelle se trouvent une minuscule boutique et un resto-bar très agréable qui sert paraît-il de fabuleuses pizzas, nous avons commencé par descendre au sous-sol bien destroy où sont actuellement exposés les collages en papier de la street artist Swoon. L'adéquation entre lieu et oeuvres est absolument parfaite, et j'ai aimé traquer les motifs jusque dans les coins les plus reculés. 







Au premier étage, j'ai eu un coeur de coeur pour les installations pop foisonnantes du collectif Faile.




Je suis restée un peu plus perplexe devant le travail abstrait de Momo, tout en lui reconnaissant d'indéniables qualités photogéniques!






Au deuxième étage, on trouve la cathédrale de lumière colorée imaginée spécialement pour le MIMA par Maya Hayuk, et qui clôt l'exposition temporaire "City Lights" (visible jusqu'au 28 août). Le reste du deuxième étage et le troisième, auquel on accède par un escalier plein de charme mais extrêmement casse-gueule, sont consacrés à la collection permanente. 




Enfin, on peut sortir sur la terrasse pour admirer une dernière oeuvre et contempler le quartier alentour, avec notamment une belle vue sur la brasserie du même nom. 






Bref, j'ai adoré cette visite, non seulement pour les oeuvres exposées qui m'ont paru très accessibles à une béotienne dans mon genre, mais aussi pour la beauté du lieu exploitée à la perfection. J'y reviendrai volontiers lors d'une prochaine exposition temporaire. 

Quai du Hainaut 33
1080 Bruxelles
Ouvert du mercredi au dimanche, de 10h à 18h
Métro: Comte de Flandre (1,5)