jeudi 30 juin 2016

Juin 2016



Le ressort du sentiment




Mardi, j'ai fait mon pèlerinage annuel à la plage du Mourillon, l'endroit où je viens me ressourcer en invoquant mes souvenirs et en réfléchissant au temps qui passe. D'habitude, c'est un rituel doux-amer mais qui me fait du bien. Cette fois, il était juste amer et je suis repartie assommée par la distance grandissante entre moi et ma jeunesse, accablée par le fardeau du temps qui pèse de plus en plus lourd sur mes épaules. 

Après quelques années difficiles qui m'avaient plongée dans une morosité quasi-permanente, j'avais pris début 2016 la décision de rebooster un peu ma vie. Ca a plutôt bien fonctionné jusqu'à mi-février, puis j'ai fait une crise d'angoisse monstrueuse qui a duré trois mois et m'a stoppée. Je ne sais plus quoi faire pour redémarrer. La mort de Brigitte puis celle de mon père ont cassé en moi quelque chose d'essentiel, un élan vital que je ne retrouverai pas. J'essaie de le remplacer par une acceptation sereine, mais j'ai plutôt l'impression de développer une morne résignation. Il me semble que le meilleur est derrière moi, que la suite ne va être qu'une longue chute au ralenti dont je ne ne peux plus rien attendre. 

Oh, je ne suis pas malheureuse, loin de là. Je sais ma chance d'avoir un métier que j'adore, un amoureux génial, un mode de vie pas très conventionnel mais plutôt plaisant et aucun vrai gros problème pour le moment. Mais pour être honnête, je ne ressens plus grand-chose. Mes vieux carnets intimes, dont j'ai relu quelques passages au hasard le week-end dernier, m'ont bien jeté à la figure que je n'étais plus capable d'une émotion forte autre que l'angoisse. Je me prépare à perdre les gens et les choses en permanence, et pour ça, je me barricade contre tout attachement potentiellement dévastateur. Ce qui est idiot, évidemment: avoir compris que rien ne dure, ni soi-même ni ce qu'on croit posséder, devrait au contraire être la meilleure raison d'en profiter à fond tant qu'on peut. Mais je n'y peux rien: mon ressort du sentiment est cassé, et je suis infoutue de le réparer. 

mercredi 29 juin 2016

Museum of Me




1. "Guide des oiseaux", état neuf, Sélection du Reader's Digest
Il appartenait à mon père, grand chasseur devant l'éternel. C'est un très bel ouvrage dont j'ai passé des heures et des heures à admirer les illustrations et à mémoriser les informations. Son odeur assez particulière symbolise affectivement toute mon enfance. Il suffit que je respire ses pages un grand coup pour que mes yeux se remplissent de larmes.

2. Chausson de danse Repetto rose saumon, pointure 10, usé et taché
J'ai pratiqué différentes formes de danse (classique, modern jazz, rock, salsa...) depuis l'âge de 10 ans jusqu'à mes 30 ans. C'est la seule activité physique que j'aie jamais vraiment adoré et le premier endroit où je me suis fait des copines.

3. Compotier Art Déco (?) bleu
Il trônait jadis sur le buffet de mes grands-parents maternels, en Haute-Loire, rempli non pas de fruits frais mais de tous les petits machins qui n'avaient leur place nulle part ailleurs. Il détonne un peu avec la déco du reste de mon appart', mais je l'adore et c'est l'une des rares choses que je sauverais d'un incendie.

4. 20 carnets intimes, dont un journal de rêves
Les ancêtres de ce blog! Je n'ai pas conservé les plus anciens, tenus à partir de l'âge de 8 ans - le premier qui me reste date de 1984. En les ressortant pour les photographier, j'en ai relu quelques passages (ce que je ne fais presque jamais d'habitude), notamment le début de mon histoire avec l'Homme-ce-chacal-jaune. Elle figure dans mes tout derniers carnets écrits, et j'ai été sidérée d'éprouver de telles émotions en la survolant. Le pouvoir des mots...

5. "Notre prison est un royaume"
LE livre qui a marqué mon adolescence, lu en classe de 3ème sur l'initiative d'une prof de français stagiaire au look baba cool et à l'enthousiasme débordant dont j'ai hélas oublié le nom. Je l'ai tellement feuilleté  que les pages se détachent, et la tranche a viré au jaune-brun avec le temps; de toute ma bibliothèque, c'est l'un des ouvrages en plus mauvais état. C'est aussi une sorte de blessure littéraire qui ne s'est jamais vraiment refermée.

6. Intégrale de "Versailles no bara" en DVD (moins le volume 6)
Si je regardais "Goldorak" et "Candy" comme tous les enfants de ma génération, c'est "Lady Oscar", diffusé pour la première fois l'année de ma terminale, qui m'a conquise à la cause du manga et poussée à prendre des cours de japonais pendant quatre ans. De là mon intérêt pour les arts martiaux, de là ma rencontre avec l'Homme-ce-chacal-jaune, de là mes voyages au Japon - et de là aussi le fait que la seule période historique sur laquelle je touche un peu ma bille, c'est la Révolution Française.

7. "Clanbook Toreador" + "L'épreuve des jumeaux"
Le "Clanbook Toreador", supplément pour le jeu de rôles "Vampire: la Mascarade", fut la première traduction professionnelle que j'ai décrochée, au début de l'été 1994; "L'épreuve des jumeaux", 6ème tome de la série Lancedragon, le premier roman en VF au début duquel figura mon nom, un an et demi plus tard. Qui aurait cru que le jeu de rôles, passe-temps largement méprisé par mon entourage, serait un jour mon sésame pour une carrière tout autre que celle à laquelle mes études m'avaient préparée?

8. Portrait scrapé de Scarlett à 9 ans
J'ai eu d'autres chats, mais Scarlett, Sacré de Birmanie chocolate point issue d'un élevage du Morbihan (sa mère figure dans ce livre de Yann Arthus-Bertrand), était l'amour félin de ma vie. Elle m'a accompagnée pendant presque 17 ans, et quatre ans après sa mort, elle me manque encore terriblement. Quant au scrapbooking, ça a été ma grande passion de 2004 à 2009, jusqu'à ce que mes albums et mon matériel commencent à devenir beaucoup trop envahissants.

9. Théière extra-terrestre en céramique, Andy Titcomb
Depuis plus de seize ans, je bois au moins un litre de thé chaque jour. J'ai collectionné les théières pendant des années avant de renoncer faute de place. Celle-ci est une de mes préférées, achetée à Londres dans le magasin de thé de Neal Street lors d'un séjour avec Philou.

10. 4 flacons-souvenirs de voyage
De gauche à droite: cailloux ramassés au Ryoanji (Kyoto, 2005), terre rouge de Monument Valley (Utah, 2006), sable d'une plage des alentours de Saint-Malo (Bretagne, 2012), lave volcanique (Islande, 2012).


J'ai dû faire deux photos car les derniers objets se trouvaient à Bruxelles 
tandis qu'en ce moment, je suis à Toulon.


11. Boots de moto Free Lance, pointure 36

J'ai eu jusqu'à 120 paires de chaussures à la fois dans mes placards, pour la plupart des escarpins à talons hauts que je ne mettais pratiquement pas. Ces boots-là, par contre, je les ai achetés en décembre 2004 et portés six mois par an jusqu'à l'été dernier, aussi bien avec des jeans qu'avec des robes et des collants. Elles étaient un peu devenues ma signature niveau look. Jusqu'au jour où j'ai fait changer la semelle intérieure et où le cordonnier m'en a mis une plus épaisse, si bien que je suis désormais un peu à l'étroit dedans. Entre-temps, j'étais venue à bout de ma légendaire boulimie de chaussures - aujourd'hui, je n'en achète presque plus.

12. Régis, Uglydog rouge en 36 cm
Pendant plusieurs années, il a été notre mascotte, à Chouchou et à moi. Il avait même un blog où nous le mettions en scène en train de faire des bêtises. Le Régis originel a été perdu un jour d'été à Toulouse; nous en avons racheté un identique, mais pour moi l'élan était brisé. Plus tard, je me le suis fait tatouer sur l'avant-bras gauche par quelqu'un qui m'a fait un très sale boulot - mais je n'ai pas vraiment le courage d'aller me le faire enlever au laser. Un jour, peut-être.

Afin que tout le monde puisse consulter les billets de l'ensemble des participantes, je vous demande:
- si vous êtes blogueuse, de mettre un permalien vers votre article dans les commentaires, et je les recopierai ici au fur et à mesure
- si vous êtes instagrameuse, d'utiliser le hashtag #museumofme

Articles de blogs: 
- Shermane
- Solaena
- Lucy
- Lady Pops
- EmilieSunny
- ElanorLaBelle

mardi 28 juin 2016

Lectures de Juin 2016




ROMANS
- "A madness of angels" (Kate Griffin) ♥︎♥︎
- "The other Mrs Walker" (Mary Paulson-Ellis) ♥︎
- "Aimer trois fois par jour" (Fausto Brizzi) ♥︎
- "Ceux qui restent" (Marie Laberge)
- "Foulsham" (Edward Carey) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "The mystery of the clockwork sparrow" (Katherine Woodfine) ♥︎♥︎
- "Les petites consolations" (Eddie Joyce) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Conversations avec mon chat" (Eduardo Jauregui)
- "Magie ex-libris T1: Le bibliomancien" (Jim C. Hines)
- "The memory book" (Lara Avery) ♥︎♥︎♥︎
- "Wink Poppy Midnight" (April Genevieve Tucholke) ♥︎♥︎
- "La drôle de vie de Zelda Zonk" (Laurence Peyrin) ♥︎♥︎
- "Anne of Green Gables" (L.M. Montgomery) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "Luna Viva: Le tournoi des voyantes" (Aurélie Benattar) ♥︎♥︎
- "Les lumières d'Assam" (Janet MacLeod Trotter) ♥︎♥︎♥︎

BEDE/MANGA
- "Les beaux étés T2: La calanque" (Zidrou/Jordi Lafebre) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- "L'inversion de la courbe des sentiments" (Jean-Philippe Peyraud) ♥︎♥︎
- "Les enfants de la baleine T3" (Abi Umeda) ♥︎♥︎♥︎
- "Chiisakobé T2" (Minetarô Mochizuki) ♥︎♥︎

DIVERS
- "What we gain as we grow older: on Gelassenheit" (Wilhelm Schmid) ♥︎♥︎♥︎
- "The geek feminist revolution" (Kameron Hurley)
- "Le Mokafé" (Christiane Lévêque) ♥︎♥︎

lundi 27 juin 2016

My best of Toulon 2016




Quand je dis "Best of", entendons-nous bien: je n'ai pas tout testé. Il ne s'agit pas d'un palmarès exhaustif, juste des adresses que j'aime, que je fréquente régulièrement et que je suis prête à recommander les yeux fermés. Toutes se situent dans le centre-ville et sont à distance de marche les unes des autres. J'actualise cette liste d'année en année. 

DEJEUNER
Cuisine italienne sublime; pâtes maison préparées le jour même avec des produits importés d'Italie et desserts à se rouler par terre, le tout pour un prix hyper raisonnable. Le restaurant se double d'une épicerie. Personnel adorable. Terrasse aux beaux jours. 
Cuisine fraîcheur avec les produits du marché voisin. Déco fantaisiste et colorée. Plats légers et souvent inventifs. Mais le meilleur, ce sont les desserts de Gilles, que l'on peut également savourer l'après-midi avec un thé Mariage Frères ou un chocolat chaud maison. Terrasse presque toute l'année. 

GOUTER
La théière, 1 rue Corneille
Sélection de thés des marques Théodor et Comptoir Français du Thé, servis avec des gourmandises maison: cake, madeleines, toasts briochés - voire la totale, qui porte le doux nom de "Tant pis, je ne dîne pas ce soir". L'endroit sert aussi à déjeuner et fait des brunchs le week-end. Vente de biscuits et de confitures maison avec des parfums originaux et délicieux (je suis fan de la pastèque-citron), ainsi que de chocolats confectionnés par un artisan local. 
Le Chantilly, 15 place Puget
Une institution locale. Service peu souriant, mais belle salle Art Déco avec des banquettes en velours vert très confortables, et toute l'année, terrasse donnant sur la merveilleuse fontaine de la halle aux grains. Crêpes, gaufres, glaces artisanales (très bonnes) et sélection de thés Mariage Frères. Le midi, cuisine de style brasserie.

GLACIERS
Le Chamo, 119 quai Cronstadt
Situé sur le port, ce glacier artisanal propose une terrasse ombragée de parasols et un choix assez considérable de parfums. Je suis archi fan de ses coupes cocktails alcoolisées.
Fred, 404 rue Jean Jaurès
Le petit dernier. Ne fait que de la vente à emporter, mais ses glaces (artisanales elles aussi) sont vraiment à se damner. 

DINER
Atmosphère feutrée; assiettes très copieuses et joliment présentées. Je recommande particulièrement la plancha de la mer servie avec sa polenta crémeuse, ainsi que les brochettes de fruits frais caramélisés. Aussi bien pour un repas en amoureux qu'un tête-à-tête entre copines. 

TRAITEURS
Sushi Shop, 61 place de la Liberté
Grande variété de sushi, de maki et de California rolls à emporter, à se faire livrer ou à déguster sur place si le temps le permet (tables uniquement à l'extérieur). 
China Fast Food, 17 bd de Strasbourg
Tout simplement le meilleur des traiteurs "chinois" de la ville. Possibilité de manger sur place même si personnellement, je trouve leur salle immense et sombre assez peu agréable. 

EXPLOSION DE REGIME
Trois spécialités locales pas franchement light pour lesquelles je me damnerais:
- Les chichi fregi, sorte de churros géants (mais meilleurs, bien meilleurs!) vendus 8 rue Vincent Courdouan. 
- La cade, galette à base de farine de pois chiche qui est à Toulon ce que la socca est à Nice. Le stand "La cade à Dédé" se tient tous les matins en bas du marché du cours Lafayette.
- La tropézienne, la vraie (bon d'accord, ça vient d'un peu plus à l'est...), à emporter ou à déguster sur place chez Micka, au 170 avenue Vauban. Version nature ou aux fraises, en part découpée ou en brioche individuelle. 

LIBRAIRIES
Excellente sélection de livres jeunesse, de bandes dessinées adultes et de cartes postales Plonk & Replonk. Expositions temporaires. Dédicaces. Lectures pour les enfants. Un lieu vraiment accueillant (essayez le canapé rouge, pour voir!).
Le Carré des Mots, 4 place à l'Huile
Sélection ultra-qualitative (mais pas élitiste, précisent-ils) de littérature générale et de policiers, plus un peu de bédé et de non-fiction. Carte de fidélité.
Manga store très bien achalandé, doublé d'un manga café où l'on peut savourer des gourmandises japonaises tout en feuilletant les ouvrages de la bibliothèque. Carte de fidélité donnant 5% de réduction sur tous les livres dès le premier achat.
Les kiosques, rue Prosper Ferrero
Depuis plusieurs décennies, ces bouquinistes achètent et revendent livres et bédés, mais aussi CD et DVD. Carte de fidélité. 

PRESSE
La meilleure sélection de la ville se trouve au Relay de la gare SNCF.

CINEMA
Un seul cinéma d'art et d'essai qui passe en VO une sélection de films dignes de ce nom: le Royal, 2 rue du Dr Jean Bertholet. Places à 7,50€. 

BIEN-ETRE
Les bains de l'Orient, 10 rue Paul Lendrin
Beau hammam avec déco à la marocaine proposant des créneaux horaires pour femmes seules, hommes seuls ou couples, ainsi que des soins de beauté (gommages, massages...). Ne surtout pas se laisser rebuter par l'entrée qui ne paie pas de mine. 

PARAPHARMACIE
La mieux fournie et la moins chère est désormais la parapharmacie Lafayette, sur la place du Théâtre - mais ses rayons sombres et étroits n'encouragent pas à traîner plus que nécessaire.
Celle qui se trouve à côté du Pathé Liberté propose moins de marques pointues et pratique des tarifs un poils plus élevés, mais elle est aussi plus spacieuse, mieux éclairée et globalement bien plus agréable. 

VETEMENTS DE CREATEURS LOCAUX
Abyss, 11 rue Paul Lendrin
Vêtements et accessoires d'esprit asiatique, avec de belles matières, un joli mouvement et des prix pas du tout exagérés. 
Couleur des jours et du temps, 64 rue Jean Jaurès
Une mode très structurée qui rappelle le meilleur des années 80. Chacun des modèles peut être réalisé à votre taille et dans la couleur de votre choix.

DECO ET CADEAUX
Le petit bazar, 22 rue Paul Lendrin
Ouverte à l'automne 2015, cette boutique propose une foule de marque et d'objets que vous n'aurez pas déjà vu cent fois ailleurs. C'est là, notamment, que j'ai acheté mes deux sulfures méduses. On y trouve aussi des sacs en cuir, des bijoux fantaisie, des bougies parfumées, de la vaisselle... Que du beau et de l'original à des prix raisonnables.

DIVERTISSEMENT
Adventure Rooms, 42 bis rue Victor Clapier
Premier escape game de la ville, il propose deux scénarios différents pour des groupes de 2 à 12 joueurs. J'ai testé le "Réveil difficile", et c'était très bien!

Si vous connaissez la ville et avez d'autres adresses à recommander, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires!

dimanche 26 juin 2016

Les joies de la semaine #25




Lundi: boucler deux grosses corvées - mon rattrapage de compta pro et le ménage de l'appart' / la nouvelle bande-annonce pour "Miss Peregrine et les enfants particuliers" / mijoter une escapade-plaisir fin août / "I never demand, but I'm up for anything, really": Targaryen-Greyjoy for the win!

Mardi: passé Lyon, le spectacle des nuages qui moutonnent gaiement dans le ciel de plus en plus bleu / le chèque de remboursement d'Easy Jet est enfin arrivé 

Mercredi: la dame du primeur m'offre un poivron vert "à couper en tout petits dés pour mettre sur votre salade de tomates" / la fleuriste m'offre une botte de mini-marguerites / le contrôleur du TER m'offre le trajet Monpatelin-Toulon / cette petite robe en lin grège à pois blancs, nouée dans le dos, que jamais je ne porterais à Bruxelles mais qui est juste parfaite pour une journée très chaude dans le sud / Marco qui me présente sa femme et son bébé d'un mois et me demande ce que je fais dans la vie pour être toujours par monts et par vaux comme il le voit sur Instagram! / les repas délicieux que je fais sur sa terrasse, à l'ombre des platanes, sont toujours des moments parfaits où le temps suspend son vol / le choeur de l'opéra de Toulon répète, fenêtres grandes ouvertes, juste au-dessus de la terrasse du bar où je sirote un jus d'abricot en bouquinant

Jeudi: @toptoulonphoto a partagé une de mes photos d'hier / un clafoutis aux abricots maison / une séance de décoinçage du haut du dos doublée de bavardages animés - j'aime tellement mon docteur! / le premier verre de punch de la saison, à la terrasse du bar de la Place

Vendredi: le très beau rendu, sur pieds légèrement bronzés,  du OPI kaki brillant que je me suis offert l'autre jour / la petite liqueur de menthe maison offerte par la patronne de l'auberge où je viens de déjeuner / Sarah du blog Yes and Yes qui réagit en direct à un de mes commentaires pendant son chat vidéo / Solange ravie que je lui aie rapporté un magnet d'Ecosse pour mettre sur son frigo

Samedi: j'ai dû me donner un peu de mal, mais je suis très satisfaite de la photo pour le billet groupé "Museum of Me" / un dorayaki et une pêche blanche plate super parfumée pour mon goûter / l'enthousiasme contagieux d'Anne of Green Gables, que je découvre dans la jolie édition Puffin

Dimanche: torcher vite fait et dans la joie le cours de HTML basics I sur Codecademy / tomber juste du deuxième coup pour la prochaine bannière du blog / Orange a bien effectué le dégroupage de ma ligne: ça fait 16€ de moins sur ma facture mensuelle / très agréable, ce masque visage à l'avocat

...et sans jour particulier: comme chaque année à cette période, me féliciter d'avoir investi dans une climatisation / sur Noisli, le combo gazouillis d'oiseaux + vent dans les feuilles + train qui passe en journée, et feu de bois + insectes nocturnes + léger ressac en soirée

N'oubliez pas: la publication de "Museum of me", c'est mercredi!

vendredi 24 juin 2016

Les élans contenus



Avant-hier, je suis passée chez mon adorable fleuriste voir si elle avait encore des pivoines de la région (celles des Pays-Bas durent jusqu'en septembre, mais tant qu'à faire, j'aime mieux consommer local!). Il ne lui en restait que cinq. Je me suis demandé ce que je pourrais prendre pour compléter, et on a passé le contenu de son frigo en revue. J'ai fini par opter pour des oeillets rouges, et elle m'a offert une botte de mini-marguerites multicolores. Du coup, je me retrouvais avec assez de fleurs pour faire deux bouquets, alors que je n'ai qu'un vase. Je me suis dit: "Je vais porter l'autre à Solange, ça lui fera plaisir". Puis j'ai hésité. Si ça se trouve, Solange n'a pas de vase. Et puis elle n'y voit presque plus; est-ce que ça ne serait pas un peu cruel de lui offrir des fleurs dont elle ne profitera pas? Du coup, j'ai renoncé et casé le deuxième bouquet dans la carafe en verre de Biot que j'ai payé un rein et dont je ne me sers jamais. 

Hier midi, j'ai préparé un clafoutis aux abricots, un machin énorme dans lequel il y avait moyen de tailler 8 bonnes parts. Je me suis dit: "Tu ne vas jamais manger ça toute seule, à moins de vouloir te nourrir de sucre pendant 3 jours". J'avais rendez-vous chez mon adorable médecin pour qu'il me remette le dos en place, et j'ai pensé que j'allais lui en apporter un morceau pour son goûter. J'ai beaucoup de respect et même d'affection pour ce praticien qui me suit depuis quinze ans avec une empathie sans faille, et qui a le chic pour dédramatiser mes craintes sans jamais me donner l'impression qu'elles sont idiotes. Il pratique le tarif conventionné pour ne pas défavoriser les patients les moins fortunés, et il ne compte jamais son temps. Chaque début d'année, j'envisage de lui envoyer une carte de voeux pour le remercier d'être un médecin aussi fantastique, et chaque début d'année, je renonce de peur qu'il trouve ça déplacé. Là, même mon morceau de clafoutis, j'ai pas osé. Et s'il détestait les abricots? Et si ça le gênait plus qu'autre chose? 

Des bonnes intentions de ce genre, j'en ai à la pelle, et je ne les concrétise presque jamais par peur de mal faire - de piétiner des conventions sociales dont je n'ai pas conscience, de me ridiculiser ou de mettre le destinataire dans l'embarras. Je n'ose pas non plus faire de petits cadeaux au débotté de crainte que mes amis se sentent une dette, si minime soit-elle, envers moi. Je suis tellement nulle en rapports humains que je m'interdis toute initiative même bien intentionnée. Faute de réussir à me mettre à la place des autres, il me semble toujours que mon geste va être perçu de travers et provoquer un problème ou une réaction négative. Alors neuf fois sur dix, je m'abstiens, et la dixième, après avoir trouvé le courage de me lancer, j'ai tellement honte que je peux aller jusqu'à prendre mes distances avec la personne concernée - comme si je lui en voulais d'avoir fait spontanément un truc gentil pour elle. Ce qui est complètement débile, mais hé, je n'ai jamais prétendu avoir une intelligence émotionnelle très élevée. Ni même une intelligence émotionnelle tout court. 

jeudi 23 juin 2016

Museum of Me: une proposition





Dans le numéro 71 du magazine australien Frankie figure un article intitulé Museum of Me. Le principe? Des participants ont sélectionné une douzaine d'objets représentant l'histoire de leur vie: souvenirs d'une grande valeur sentimentale, accessoires de leurs activités préférées...  Puis ils les ont photographiés côte à côte et accompagnés de quelques lignes expliquant la signification de chacun de ces objets. Moi qui suis toujours en train de chercher des moyens de cartographier et d'archiver les choses, j'ai eu un très gros coup de coeur pour cette idée, et j'ai pensé que ça pourrait faire un super thème de billet groupé. Y a-t-il parmi vous des blogueuses ou des instagrameuses que ça intéresserait de montrer un "musée d'elles"? Si oui, je vous propose qu'on publie ça toutes le même jour: par exemple, mercredi prochain histoire de se laisser le temps de réfléchir et de tout préparer. Qui est partante? 



mercredi 22 juin 2016

Coup de coeur vegan à Edimbourg: Henderson's




Lors de nos vacances écossaises, le dimanche en fin de matinée, nous avons voulu déjeuner dans le plus vieux resto végétarien d'Edimbourg: Henderson's, installé au sous-sol de l'église Saint-John dans un cadre qualifié d'unique par mon guide de voyage. Mais une fois de plus, celui-ci n'était pas à jour. Nous avons eu beau chercher sous une pluie battante, de resto au sous-sol de l'église St-John, il n'y avait point. Nous avions repéré un autre Henderson's non loin de là, dans Hanover Street, et une recherche internet nous a appris qu'il en existait un troisième juste à côté, dans Thistle Street, dédié à la cuisine vegan. Chouchou était super partant; moi, j'avoue que j'hésitais un peu. Je nourris vis-à-vis de la cuisine vegan exactement les mêmes préjugés que les carnivores vis-à-vis de la cuisine végétarienne: j'ai l'impression que ça va forcément être fade et ennuyeux, que sans oeufs ni crème ni fromage, mes papilles ne pourront pas être satisfaites. Mais c'est rare que Chouchou réclame spécifiquement quelque chose, alors j'ai dit OK pour lui faire plaisir. 





Première bonne surprise: lorsque nous sommes arrivés, le Henderson's vegan était encore vide, et la salle à la fois gaie avec ses chaises jaunes pimpantes et cosy avec ses bûches alignées le long de tout un mur m'a immédiatement séduite. Puis j'ai ouvert le menu et j'ai commencé à saliver: tout avait l'air franchement délicieux. Après quelques hésitations, mon choix s'est porté sur le Buddha Bowl: freekeh (du blé vert grillé), pois chiches rôtis aux épices, asperges, pousses d'épinards, grenade, graines variées. Chouchou, lui, a opté pour le Granma's pancake. 






Hé bien, mon Buddha Bowl était fantastiquement bon, avec une saveur un peu acidulée grâce au jus d'orange présent dans la sauce, et mini-MTLM Chouchou a adoré son Granma's pancake lui aussi. C'est sûr qu'à £12-14 le plat ne contenant que des végétaux, on peut trouver ça un peu cher, mais au moins, on se régale pour de vrai, sans jamais avoir l'impression qu'il "manque quelque chose". 




Mais l'épreuve de vérité, c'était le dessert. Parce qu'un gâteau sans oeufs ni lait ni beurre, franchement, j'étais sceptique. Nous avons commandé une part de banane-avocat-chocolat avec deux cuillères, et... ouah. C'était super bon, avec une texture fondante à souhait et aucun goût d'avocat perceptible: juste le chocolat avec une pointe de banane. Une vraie réussite, et sans contestation possible le meilleur repas que nous avons fait pendant ces vacances (alors que nous avons très bien mangé toute la semaine). Ca m'a donné envie de me pencher sur la cuisine vegan, et j'ai beaucoup regretté que Henderson's n'ait pas publié un livre avec ses meilleures recettes. En tout cas, c'est un endroit que je recommande y compris à ceux qui ne mangent pas vegan d'habitude: vous aussi, vous pourriez bien être conquis!

25c Thistle Street
Edinburgh EH2 1DX

mardi 21 juin 2016

Les brunchs du dimanche (39): Living Room




Parmi les brunchs que je voulais tester depuis un petit moment, celui de Living Room dont j'avais lu beaucoup de bien sur internet. Hélas, il n'était servi que le samedi alors que ce jour-là, entre midi et deux, je suis généralement en train de pousser un caddie chez Delhaize ou de traîner des sacs de bouquins à revendre chez Pêle-Mêle. Mais depuis deux semaines, miracle: suite aux nombreuses réclamations de sa clientèle, Living Room ouvre aussi le dimanche. Nous étions donc tout à fait obligés de nous précipiter pour tester - d'autant que c'est à dix minutes à pied de chez nous.






Nous avions déjà brunché dans une boutique de fleurs ou une galerie d'art: pourquoi pas un magasin de meubles et d'objets de déco cette fois? Négligeant la terrasse et le rez-de-chaussée envahis par des familles, nous nous sommes perchés à l'étage presque vide. Je dois avouer que le menu ne m'a pas emballée au premier abord - je le trouvais terriblement classique. Deux formules: une sucrée à 15€, comprenant boissons chaude et froide, pain-beurre-confiture et, au choix, granola-yaourt-fruits frais ou pancakes-fruits frais; une salée à 20€ comprenant boissons chaude et froide, pain-beurre-confiture et, au choix, croque-monsieur jambon-cheddar-moutarde ou oeufs brouillés-bacon ou saumon ou club sandwich saumon-chèvre). Plus une carte proposant chacun des éléments à part, ainsi que de petits suppléments. Chouchou a commandé une formule sucrée plus un oeuf coque, et moi des pancakes aux fruits, un croque-monsieur et un jus pomme-poire. Quand ils sont arrivés sur la table, j'ai tout de suite révisé mon jugement...




Croque-monsieur au cheddar sur un excellent pain de campagne, bien grillé, accompagné d'une salade de pâtes aux courgettes, à la tomates, aux poivron rouges et aux raisins sacs ainsi que que de laitue. Dix fois plus gourmand que le croque-monsieur classique sur du vilain pain de mie blanc. De la même façon, les mouillettes de l'oeuf coque de Chouchou, taillées dans de mini-baguettes, étaient un peu les mouillettes platoniciennes idéales. On admirera également la taille des portions de pancakes et de granola, ainsi que la présentation soignée et ravissante des fruits sur le dessus. (Le granola était une véritable oeuvre d'art que Chouchou n'a malheureusement pas pensé à immortaliser avant de se jeter dessus.) C'est très rare que nous ne finissions pas nos assiettes, mais là, nous en avons laissé tous les deux - avec beaucoup de regret. Du classique comme ça, aussi copieux, joli et délicieux, j'en veux bien tous les dimanches! 

En sortant, je voulais acheter une petite théière comme celle qu'on nous avait apportée à table (je l'ai déjà en orange à Monpatelin, mais je la trouve tellement pratique que j'en aurais bien pris une aussi pour Bruxelles), puis j'ai commencé à discuter avec le sympathique propriétaire des lieux, comparant les autres adresses de brunch qu'on avait testées, et ça m'est complètement sorti de la tête. C'est ballot, il va falloir que j'y retourne un midi pour tester le lunch... A signaler: Living Room fait aussi espace de travail en journée. 

Place Jean Rey 8
1040 Bruxelles

lundi 20 juin 2016

Un afternoon tea de rêve chez Mimi's Bakehouse à Edimbourg




S'il est une tradition britannique que j'adore, c'est bien celle de l'afternoon tea: un thé, des scones avec de la clotted cream et de la confiture, un assortiment de petits gâteaux généralement très sucrés et un autre de sandwichs de pain de mie à la garniture généralement un peu fade. Du point de vue gustatif, ça ne colle pas réellement avec ce que j'aime, mais je ne connais pas de meilleur prétexte pour traîner dans un endroit cosy en bavardant ou en bouquinant. Le problème, c'est que dans les salons de thé et les hôtels chics, l'afternoon tea coûte souvent un bras, même sans opter pour la version de luxe avec flûte de champagne. Et le taux de change actuel de la livre n'arrange rien à l'affaire! Pourtant, durant notre séjour à Edimbourg, nous avons découvert un petit paradis terrestre nommé Mimi's Bakehouse où nous avons pratiquement passé une journée entière...





A la base, nous avions pris le bus 35 jusqu'à son terminus - le port industriel de Leith. Celui-ci nous a paru si peu engageant que nous avons très vite rebroussé chemin vers un resto indien repéré sur mon guide. Bien entendu, le resto indien avait changé d'enseigne et était désormais fermé le lundi. Nous nous sommes donc rabattus sur Mimi's Bakehouse, juste à côté, où je comptais prendre un goûter dans l'après-midi mais qui servait également à déjeuner. Quand j'ai découvert son intérieur si douillet et joliment décoré, j'ai décidé d'y revenir un peu plus tard après avoir fait une promenade sur la plage de Portobello, et demandé à l'une des adorables serveuses si elle voulait bien nous garder le canapé en velours noir qui avait l'air si confortable!






Vers 15h15, donc, nous sommes revenus chez Mimi's Bakehouse. Laissant le canapé à Chouchou, je me suis lovée dans le fauteuil à oreillettes assorti, et j'ai commandé mon fameux afternoon tea tandis que Chouchou se contentait d'un thé et d'un gâteau. D'expérience, il devait se douter que je mangerais à peine la moitié de ce que j'avais commandé et qu'il récupèrerait le reste! (Au final, à nous deux, nous avons même réussi à laisser le dernier gâteau...)





Ta-daaaaam! Avouez que ça fait envie, non? Dans les petits gâteaux, il y avait une mini-Pavlova, un cupcake banane-beurre de cacahuète, un gâteau aux Maltesers et un autre au fudge. Côté sandwichs, les classiques salade d'oeufs et jambon-mayo, plus un autre garni d'un chutney que je n'ai pas su identifier mais que j'ai adoré (et pas de maudit saumon fumé, youhou!). Quant aux scones, la clotted cream était si épaisse que la petite cuillère tenait debout dedans, et la confiture de framboises était à se damner. Pour les thés, Mimi's Bakehouse se fournit chez Tea Pigs, sympathique marque anglaise que j'ai moi-même découverte à l'époque de mon abonnement à la Thé Box. 

Nous sommes restés dans notre petit coin pratiquement jusqu'à la fermeture, moi bouquinant le tome 2 des Ferrailleurs avec mes jambes repliées sous moi et Chouchou piquant du nez sur son iPhone au milieu des coussins. Un de ces moments parfaits où je suis dans ma bulle et où le monde pourrait s'écrouler à l'extérieur sans que je m'aperçoive de rien. Quand je suis allée payer, les serveuses se sont extasiées: "We didn't want to bother you, you looked so comfortable all tucked there with your book!". Indeed, mesdemoiselles, indeed. 

63 Shore
Edinburgh EH6 6RA
Ouvert tous les jours
(Attention, il existe deux autres salons de thé du même nom dans le centre d'Edimbourg, 
mais beaucoup plus petits et moins chouettes)
Afternoon tea: £15

dimanche 19 juin 2016

Les joies de la semaine #24




Lundi: marcher sur la plage venteuse, glaciale et déserte de Portobello Beach en me mettant du sable plein les ballerines / un afternoon tea parfait, lovée dans un des fauteuils en velours noir de Mimi's Bakery avec l'excellent tome 2 des "Ferrailleurs" d'Edward Carey

Mardi: meilleures sausages and mash de ma vie chez Mum's Comfort Food / gros fou-rire en m'apercevant que la table que je réclame avec insistance au Southern Cross Café n'est que le reflet dans un miroir de la table que la serveuse me propose avec non moins d'insistance (et pour cause) / les adorables boutiques de Strafford Street, dans lesquelles je me retiens de faire un carnage / lire un gros tiers de roman YA au café du Waterstone pendant qu'une pluie fine mais gloomy à souhait tombe dehors

Mercredi: les jolis commerces de Broughton Street / déjeuner au très chouette pub Conan Doyle / beauté des salles rouges en enfilade de la National Gallery of Scotland / récupérer deux petits chutes de tartan pour mon carnet de voyage / le prospect est content de l'animation sur laquelle Chouchou a bûché la moitié de la nuit / finir le roman d'hier à la meilleure table du café du Waterstone, avec le château juste en face / tout rentre dans ma valise, c'est un miracle!

Jeudi: le plus gentil chauffeur de bus de la STIB à qui j'ai jamais eu affaire / éclairci le mystère des chaussures renvoyées-jamais-arrivées grâce au service client par chat d'Amazon / m'offrir un abonnement à Popshot Magazine

Vendredi: finir tranquillement mon carnet de voyage / trouver dans ma boîte à lettres un magnet pieuvre qu'Autre Moi m'a acheté à San Francisco / les makis shiitake-tempura de patate douce-asperge du Makisu / échapper à une grosse averse en me réfugiant chez Unami pour bouquiner devant un Fukamushi Sencha / craquer pour une magnifique jacinthe d'eau chez Moineau et me faire mettre sur la liste d'attente

Samedi: Chouchou descend nous chercher des couques pour le petit-déjeuner / pouvoir me permettre de ne pas sortir par ce temps pourri, et passer l'aprèm à bouquiner sur mon pieu / le retour du gaspacho concombre-roquette, accompagné par un test réussi de röstis patate douce-poireau / la 10ème case de la bédé que Chouchou est en train de dessiner me fait mourir de rire

Dimanche: un brunch ultra-gourmand chez Living Room

jeudi 16 juin 2016

Camera Obscura: le fabuleux musée des illusions d'optique à Edimbourg




A la base, j'ai proposé que nous visitions ce musée parce que je pensais que ça plairait à Chouchou. Mais quand nous sommes arrivés sur place et que j'ai vu que le prix de l'entrée, annoncé à £10 dans mon guide, était passé à £14.50 (pas loin de 20€ par personne, en comptant les frais bancaires), j'ai failli faire demi-tour. Chouchou a un peu insisté. Nous sommes ressortis une grosse heure et demie plus tard, ravis, hilares et en possession de dizaines de photos délirantes. 

Camera Obscura occupe une tour de cinq étages. Au sommet, on trouve le dispositif vieux de 175 ans qui lui prête son nom: une chambre noire depuis laquelle un jeu de miroirs permet d'observer toute la ville, voire d'espionner les passants réduits à la taille de fourmis. Le ciel était fort couvert le jour de notre visite, ce qui donnait un rendu peu contrasté et pas très spectaculaire. Honnêtement, ce que j'ai le plus aimé, ce sont les quatre étages de dessous, et les dizaines d'attractions interactives où petits et grands se succèdent en gloussant à qui mieux mieux. J'ai rarement vu un musée aussi ludique!


 Une vue d'un des nombreux miroirs déformants.

Une expérience de morphing en personnage de manga. Je me suis aussi transformée en bébé, en homme et en vieille femme, tandis que Chouchou préférait se transformer en... moi. Bizarrement, aucun de nous n'a été tenté par l'option chimpanzé. 

Je crois que Chouchou fait la tête de veau.  


Un trompe-l'oeil en perspective forcée.  

Vérifions si nous sommes chauds ou froids à l'aide d'une caméra thermique. 

Chouchou en train de photographier la vue panoramique sur Old Town, New Town et le château d'Edimbourg.  

Traditionnel mais toujours fun, le labyrinthe de miroirs. 

 Jeux d'ombres colorées. 

 Tunnel étoilé. 

Galeries de portraits victoriens qui, selon l'angle sous lequel on les regarde, révèlent des visages bien plus inquiétants! 

...Et pour terminer la visite, le vortex de la gerbe: la passerelle ne bouge absolument pas, et pourtant, on est pris de vertiges et de nausées au bout d'un mètre. Difficile d'atteindre l'autre extrémité sans fermer les yeux. 

Et ceci n'est qu'un petit aperçu de tout ce que nous avons pu admirer au Camera Obscura. Je ne vous montre pas les appareils qui produisent des effets électriques quand on les touche, ni les animations qu'on active en marchant ou en sautant dessus, ni la capture d'ombres, ni les hologrammes dont certains sont carrément flippants. Plus romantico-rigolo: au rez-de-chaussée, on trouve une "machine à marier" (ainsi qu'une très chouette boutique). Franchement, c'est notre gros coup de coeur de ces vacances. Si vous allez faire un tour à Edimbourg, je ne peux que vous le recommander! 

Castlehill
The Royal Mile
Edinburgh EH1 2ND
Ouvert tous les jours

mardi 14 juin 2016

Gnocchi aux épinards crémeux




Pour 2 personnes: 
- 500 g de gnocchi prêts à cuire
- 200 g d'épinards frais
- 250 g de passata (coulis de tomate nature)
- 10 cl de crème liquide
- 1/2 bouillon cube de poule ou de légumes
- parmesan râpé à volonté
- huile d'olive
- sel, poivre

Mettre de l'eau additionnée du bouillon cube à chauffer dans un petit faitout. 
Pendant ce temps, rincer et égoutter les épinards, et les faire revenir à feu moyen dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce que les feuilles soient à moitié ratatinées dans la poêle. 
Ajouter alors la passata et la crème; bien mélanger; saler-poivrer et baisser le feu pour laisser mijoter doucement jusqu'à la fin de cuisson des gnocchi. 
Quand l'eau du faitout bout, ajouter les gnocchi, et les sortir à l'écumoire dès qu'ils remontent à la surface (au bout de deux minutes environ). 
Servir immédiatement les gnocchi arrosés de sauce, en ajoutant du parmesan sur le dessus.

PS: Cette recette fonctionne aussi très bien en remplaçant les épinards par une courgette râpée gros. 

dimanche 12 juin 2016

Les joies de la semaine #23




Lundi: soleil, soleil / mon billet d'hier en petite Une Humeurs de HelloCoton / le très beau vert de ma nouvelle robe Emily & Fin / ne plus éprouver ni picotements ni engourdissement dans la main gauche après être passée entre les mains magiques de M. Oh 

Mardi: discuter avec des blogueuses sympas (coucou Les Greluches de Bruxelles et Potato and Melk) au déjeuner presse de Sushi Shop / vraiment savoureux ce Sunny Roll, j'en veux bien encore un / chez Annick Goutal, hésiter entre deux senteurs assez différentes: "Nuit étoilée" et "Mandragore" / le retour du délicieux thé glacé maison du Stam, siroté en terrasse avec un bouquin / sac Lola de Nat & Nin, rouge, obtenu à moins de 50% de son prix boutique sur eBay - check

Mercredi: un après-midi de flânerie dans le centre / dévorer le dernier éclair fraise-rhubarbe-fleur d'oranger de chez Marcolini debout dans les galeries royales / m'offrir un savon au thé vert et un autre à l'iris chez Bubbles at Home / ...et puis un oiseau Pyro Pet et une broche cactus Macon & Lesquoy chez Ultra / boire un délicieux Lazy Red Cheeks dans la cour intérieure du Dominican en feuilletant le dernier Frankie, puis en bavardant avec Sunalee / le Balls & Glory a un nom rigolo et une salle fort plaisante 

Jeudi: une première journée ensoleillée à Edimbourg / fantastique, ce faux fish and chips vegan au Safari Lounge / si je m'écoutais, j'achèterais tout le stand de Diedododa au Royal Mile Market / se vautrer avec satisfaction dans un des canapés d'Under the stairs en sirotant un cocktail bizarre / le Waterstone de Prince's Street et sa belle allure de librairie à l'ancienne / la délicieuse steak and ale pie du plus vieux pub de la ville / la gentille dame qui nous fait la monnaie sur dix livres pour qu'on puisse prendre le bus

Vendredi: la très belle salle consacrée à l'histoire naturelle, au National Museum of Scotland / l'hilarante reproduction en Lego devant laquelle nous nous mettons à scander, au nom de Mini-MTLM et Mini-Armalite: "Libérez nos camarades!" / vraiment sympa, le café The Elephant House où, selon la légende, J.K. Rowling écrivit le premier tome d'Harry Potter / les fantastiques attractions interactives de Camera Obscura / trouver mon soufflé pour le corps au pamplemousse Origins chez Boots / la table devant la baie vitrée, avec vue sur le château, au café du Waterstone / la soupe de petits pois, le risotto orge-chou-fleur et le fromage bleu-chutney de The Dogs / mon billet d'hier en petite Une humeurs de HelloCoton

Samedi: les gros écureuils gris pas du tout peureux qui gambadent sous les haies du jardin botanique royal / un lunch parfait chez Maxi's / en allant chez Forbidden Planet, tomber par hasard sur une boutique de fringues rétro et craquer pour un cardigan Hell Bunny orné d'un cheval de carrousel / le soir, pique-nique gourmet à l'appart': scones fromage-ciboulette, 3 fromages écossais, un chutney abricot-gingembre, des aubergines confites, un chorizo de compétition et quelques oat cakes

Dimanche: traîner au lit en racontant des bêtises / chez Henderson's, le meilleur repas vegan que j'aie jamais fait / l'humour pince-sans-rire de la vidéo de présentation de la Georgian House ("Mr Lamont is a gentleman. He does not work.") / puis-je m'installer à vie dans le magasin Anthropologie de George Street? non? bon, alors je vais acheter beaucoup de sublimes bougies parfumées sur leur site internet / sortis de la salle Da Vinci en 59' / un étonnant cocktail à base de vodka au poivre et de limoncello / Kara, la comédienne super douée qui nous sert de guide pour le tour "City of the Dead"

...et sans jour particulier: les autocollants Sprout To Be Brussels qui fleurissent partout sur la porte des commerces bruxellois / la belle parure de lit en lin blanc, le chouette vieux plancher peint en blanc et les mugs blancs design Repeat Repeat de notre appart' Air B'n'B

vendredi 10 juin 2016

10 articles #1




J'inaugure une nouvelle rubrique à périodicité aléatoire dans laquelle je relierai des articles intéressants lu ça et là sur le net, et ayant essentiellement trait au développement personnel. Jusqu'ici, je publiais ces liens sur la page Facebook du blog, mais je sais que tous mes lecteurs n'utilisent pas ce réseau social, et je souhaite aussi en conserver une trace de manière un peu plus facile à consulter. Voici donc la première fournée, en espérant que vous y trouverez des choses qui vous parleront! 







jeudi 9 juin 2016

Beloved smells




Avoir un odorat super développé, la plupart du temps, c'est une malédiction. Ca vous file la nausée dans les transports en commun aux heures de pointe; ça vous empêche de porter du parfum sous peine de migraine immédiate; ça vous donne envie d'étouffer votre conjoint dans ses propres flatulences; ça vous oblige à jeter vos bouquets de fleurs alors qu'ils pourraient encore tenir deux ou trois jours. Par contre, quand vous tombez sur une odeur qui vous plaît vraiment, c'est l'extase assurée. Voici les miennes:

Le pétrichor, parce qu'il faut bien que la pluie ait UN bon côté
La fleur d'oranger, sous toutes ses formes
Les livres, surtout ceux de chez Actes Sud, et certaines bédés dont l'encre a une odeur divine
Les polycopiés violets de mon enfance, auxquels je me shootais discrètement
La mer: je connais peu de choses aussi apaisantes que le parfum iodé des embruns
Un feu de bois: ça + un bouquin + une tasse de thé = paradis sur Terre
Les aiguilles de pin chauffées par le soleil, l'été en Provence
Le pain chaud quand j'ai le courage de me rendre dans une boulangerie le matin...
L'ail des ours, ma découverte olfactive la plus récente mais non la moindre
La fourrure de Scarlett: il paraît que l'être humain n'a pas de mémoire des odeurs; pourtant, 3 ans et demi après la mort de ma chatte, je sens encore la sienne quand elle me manque (souvent, donc)
L'herbe fraîchement coupée
Le gel douche menthe poivrée-romarin de Burt's Bees, découvert à la faveur d'un swap beauté il y a quelques années et que je galère depuis pour retrouver chaque fois que mon flacon est vide
Le Yu Zi Hua Cha, thé vert délicatement façonné à la fleur de pamplemousse qui enchante mes matins depuis des années
Les gommes blanches rectangulaires avec une texture un peu élastique
Le café fraîchement moulu, alors que j'ai horreur du goût!
La viande grillée au barbecue, qui ravale mon discernement au niveau de celui d'une femme des cavernes
Le basilic et la lavande, qui me rappellent ma Provence natale
La peau de Chouchou (plutôt juste après la douche que juste après une séance de sport)

mercredi 8 juin 2016

Faire sa valise, c'est déjà partir un peu




Que dit la météo sur Edimbourg pendant les 8 jours à venir? Pluie et températures comprises entre 9 et 22°. Zut. Adieu mon baluchon de T-shirts et de sandales; il faut prévoir des couches modulables et des chaussures fermées.

Depuis quelques années, tant qu'on reste en Europe et que le voyage n'excède pas une semaine, je pars uniquement avec un bagage cabine. Ca raccourcit les formalités à l'aéroport; ça évite tout risque de perte par la compagnie aérienne; ça oblige à n'emporter que le strict nécessaire et à ne pas trop se lâcher en shopping sur place.

J'aime voyager léger. Au quotidien, j'ai tant de mal à lutter contre mes angoisses - cette impression perpétuelle d'une chape de plomb sur mes épaules - que je suis devenue une maniaque de l'allègement dans tous les domaines sur lesquels j'ai une prise. J'achète de moins en moins de fringues, de moins en moins de bibelots; je garde de moins en moins de livres; je m'embarrasse de moins en moins à fréquenter des gens que je n'ai pas envie de voir et à faire des choses qui ne me tentent pas réellement.

Quelques vêtements jolis et confortables, qui ne se froisseront pas dans la valise et que je peux facilement mélanger entre eux. Une ou deux paires de chaussures peu encombrantes, avec lesquelles je peux marcher 12 kilomètres sans me faire d'ampoules. Un parapluie pliant, dans le cas présent. Une trousse de toilette composée de formats voyage ou d'échantillons, auxquels j'ajoute du Doliprane, de l'huile essentielle de menthe poivrée pour mes migraines et des pansements en silicone au cas où. Du thé. Un vrai-bouquin-en-papier. Deux petits guides de la ville où nous allons. Une trousse contenant mon nécessaire à carnet de voyage. Mon iPad et son clavier. Mon appareil photo, évidemment. Et puis c'est tout. Si j'ai besoin d'autre chose, je pourrai toujours l'acheter sur place.

Imprimer les cartes d'embarquement, contacter l'hôte Air B'n'B pour arranger la remise des clés, regarder comment aller de l'aéroport d'arrivée jusqu'à notre hébergement, calculer à quelle heure il faut prendre la navette à Luxembourg: 8h18, c'est bien suffisant a priori... Oui mais s'il y a des bouchons sur la route, un souci avec la sécurité à Zaventem? 7h57, alors? Oui mais si tout va bien on glandera plus d'une heure à la porte d'embarquement. Le petit stress de cette première décision. Je sais déjà que ce soir, je dormirai peu et mal de crainte de ne pas entendre mon réveil demain.