dimanche 23 avril 2017

A voté




Il y a une ou deux semaines, lors d'une de nos nombreuses discussions d'avant les élections, Chouchou (qui, bien que partageant mes convictions écolos, se situe beaucoup plus au centre que moi pour toutes les questions économiques), s'est légèrement énervé suite à une de mes diatribes sur le thème: "Je veux de la justice sociale, merde!". Visiblement, il ne comprenait pas que je m'enflamme pour des mesures qui au final me concernent assez peu. 

C'est vrai que je suis blanche avec un nom bien français et pas le moindre ancêtre étranger aussi loin que remontent mes connaissances généalogiques. C'est vrai que je suis en couple hétéro et désormais trop vieille pour avoir besoin d'avorter. C'est vrai que je ne suis pas salariée et que depuis le début de ma carrière, je n'ai pas droit aux allocations chômage et finance déjà à grands frais ma propre mutuelle ainsi que ma retraite complémentaire. C'est vrai que je gagne assez bien ma vie pour être imposée à 20% sur mes revenus et n'avoir bénéficié d'aucune prestation sociale depuis une bonne vingtaine d'années. C'est vrai que je n'ai pas d'enfants et que pour mon usage personnel, il me suffit que la Terre reste habitable pendant un demi-siècle dans le meilleur des cas. Alors, que m'importe le traitement réservé aux homosexuels, aux racisés et aux jeunes femmes encore fertiles? Que m'importe qu'on démantèle un droit du travail qui ne m'a jamais protégée? Qu'on foute la sécu en l'air puisque je fais partie des gens qui auront de toute façon les moyens de se soigner dans le privé? Qu'on bousille l'environnement pour les générations suivantes? 

Hé bien, en fait, ça m'importe beaucoup. 

Je ne vote pas juste pour ma gueule. Je vote pour un idéal de société. Et mon idéal de société, c'est que tout le monde bénéficie des mêmes droits et des mêmes opportunités; que chacun puisse pratiquer sa sexualité et/ou sa religion en paix tant qu'il n'emmerde pas ses voisins; que la classe moyenne ne soit pas écrasée par des riches qui ont déjà plus de fric qu'ils ne pourront en dépenser dans toute une vie; que le travail cesse d'être considéré comme une valeur et une nécessité alors qu'il l'est de moins en moins, et que ce qu'il en reste soit partagé équitablement et rémunéré à sa juste valeur; que la collectivité prenne soin des pauvres, des malades, des handicapés et des vieux; qu'on mette toute nos formidables ressources scientifiques et intellectuelles au service d'un développement durable plutôt que du pillage de ressources qui touchent à leur terme. Je vote parce que je ne veux plus être une privilégiée, parce qu'il me semblerait juste que tout le monde partage ce qui est actuellement une immense chance alors que ça devrait être la norme. 

Par ailleurs, je pense que ce serait une énorme connerie de sortir de l'Europe. Oui, elle a grand besoin d'être réformée, mais un Frexit pourrait sonner le glas d'une institution nécessaire au maintien d'un ordre mondial déjà bien trop ébranlé par les dictateurs et les fous. 

Ce matin, après avoir beaucoup hésité et tergiversé, j'ai voté Benoît Hamon. Sans illusions: je sais qu'il ne passera pas le premier tour et que je vais déprimer sec ce soir devant les résultats. Mais en mon âme et conscience, je n'ai pas réussi à faire autre chose. 

vendredi 21 avril 2017

Les conversations absurdes #8


CHOUCHOU (gêné): J'ai vu que tu avais des glaces dans ton congélateur, et, euh...
MOI (indulgente): Tu en veux une? J'ai sorbet fraise, sorbet melon ou cônes caramel beurre salé.
CHOUCHOU: Sorbet fraise.
MOI: Tiens.
CHOUCHOU (saisi du besoin de se justifier): Comme ça, j'élimine le sucre.
MOI (avec une moue sceptique): Je sais que le sorbet c'est moins sucré que la vraie glace, mais...
CHOUCHOU (sentencieux): Non, non, j'élimine TON sucre. Pour ne pas que tu sois tentée.

mardi 18 avril 2017

April blues




C'est vraiment pas la joie en ce moment. 

Chaque jour, il devient plus probable que Trump déclenche une guerre nucléaire avec la Corée du Nord. J'avais récemment eu l'impression que tous les éléments étaient enfin réunis pour le destituer, mais je suppose que je faisais preuve d'un excès d'optimisme (alors que c'est une denrée de plus en plus rare que je ferais mieux d'économiser, je présume). 

A Présidentielles françaises J-5, je ne sais toujours pas pour qui voter. Hamon dont j'adore le programme mais qui ne passera pas le premier tour, si bien que ça reviendrait à jeter mon bulletin à la poubelle, ou Mélenchon dont la personnalité et les positions internationales me rebutent au plus haut point - l'Europe a grand besoin d'être réformée, mais en sortir constituerait une erreur monumentale. Ne me parlez même pas de Macron dont l'unique mérite, par rapport à Fillon et à Le Pen, est de ne pas être un gros réac sur le plan social. 

Mes angoisses en profitent pour revenir à la charge, plus floues que d'habitude mais non moins suffocantes. Avant-hier, une demi-heure après avoir éteint ma lampe de chevet, je me suis réveillée en hurlant, sous le regard perplexe de Chouchou qui lisait encore. Je n'ai pas la moindre idée pourquoi. J'avais sans doute fait un cauchemar, mais je ne me rappelais de rien. Et le Xanax qui m'avait sauvé la vie il y a quelques années ne me fait plus aucun effet à présent. 

Heureusement, jeudi, je rentre à Monpatelin pour trois semaines - en emmenant Chouchou dans mes bagages, pour une fois. Au minimum, il fera meilleur qu'à Bruxelles, et le soleil m'aidera à voir les choses sous un jour un peu moins sombre. 

dimanche 16 avril 2017

C'était la semaine où... (#15)




...j'ai été ravie d'apprendre que ma série fantastique chouchoute de 2016, "The Raven cycle", allait être adaptée en série télé. Même si je vais être ultra-difficile sur le choix des interprètes, notamment de Ronan.
...grâce aux bons conseils de Funambuline, mon premier risotto aux morilles, bien que dépourvu de fromage, a fait l'unanimité. Il est encore perfectible, mais c'est une tâche à laquelle je m'attellerai volontiers!
...le pilote de "The marvelous Mrs Maisel", la nouvelle série d'Amy Sherman-Palladino, ne m'a inspiré qu'un enthousiasme très modéré. Tout comme celui de "13 reasons why" qui recueille pourtant d'excellentes critiques sur internet.
...Chouchou et moi nous sommes fait un lunch date chez De Noordzee (bon, mais cher pour les conditions dans lesquelles on mange), puis l'expo Eleven women facing war (sobre et poignante) au Parlamentarium. Dire que je me suis remise au travail avec entrain après ça serait un brin exagéré.
...j'ai couiné de joie en recevant et en installant faisant installer par Chouchou ma nouvelle bannière signée Anne Montel. Maintenant, il faudrait que je pimpe un peu ma barre de catégories juste en-dessous.
...le museu Berardo a repris un de mes Instagram en me remerciant chaleureusement. (J'imagine qu'ils n'ont pas lu mon article.) Le même jour, Marie-Lorna Vaconsin a linké sur sa page Facebook le billet que j'ai consacré à son roman; "Stressée de l'horloge" a été Coup de coeur HelloCoton et republié dans la section des contributions extérieures du Huffington Post (avec une accroche qui, que, bref). J'aurais dû jouer au Loto!
...grâce à Nelly qui en avait parlé la veille sur Facebook, on a été se faire tirer le portrait sur le Trône de Fer, installé au Bozar pendant la durée du BIFFF. Aucune file d'attente, photo numérique gratuite et, à ma grande surprise, très réussie du premier coup. Je me trouve étrangement crédible en tyran sanguinaire.
...parmi les nouveautés du Dam Sum, j'ai adoré le 2 (bouchées vapeur à la soupe et à la truffe) et été déçue par le 18 (boeuf au poivre, pas mauvais en soi, mais accompagné de gros bouts d'oignon et de poivron vert semi-croquants qui tuent toute sa subtilité).
...après avoir traversé toute la ville sur un coup de tête pour aller au Cook&Book un soir à 21h30, j'ai découvert que le bloc B, celui qui abrite le rayon étranger que je voulais voir, était fermé à cette heure-là. Déception. Du coup, je me suis offert cette bédé.
...et pour me venger, le lendemain, j'ai acheté deux omnibus chez Pêle-Mêle, plus trois bouquins en anglais chez Waterstones. Non mais ho.
...on a testé un nouveau café près de la place de la Monnaie, le Life is better after coffee. Lumineux, confortable, sympa. On reviendra. Peut-être même pour bosser vu qu'il y a du wifi gratuit.
...j'ai dit à Chouchou: "C'est dommage, il n'est que 17h, sinon je t'aurais proposé qu'on se fasse un fish and chips avant de rentrer". Ce à quoi il m'a répondu très sérieusement qu'il n'était jamais trop tôt pour manger. L'avantage, c'est que ça m'a laissé 6 bonnes heures pour agoniser de l'estomac digérer avant d'aller au lit.
...je me suis copieusement ennuyée devant "Arrival".
...ma tentative de gnocchi de patate douce aux épinards était plutôt ratée. J'ai eu beau rajouter de la farine, ça n'en finissait plus de coller.
...échaudés par notre mauvaise expérience des deux éditions précédentes, nous avons fait l'impasse sur le festival Trolls & Légendes. Du coup j'imagine que cette fois, c'était génial. Des gens parmi vous qui y sont allés?

vendredi 14 avril 2017

Back to Candyland




Il y a un mois environ, alors que j'étais au niveau 1943 dans Candy Crush et 1173 dans Farm Heroes, j'ai fait une fausse manip' qui a obligé Chouchou à remettre à zéro un certain nombre de mes paramètres. Du coup, je n'avais plus la version de Flash Player nécessaire pour faire tourner ces deux jeux über chronophages, et après des années d'esclavage, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour décrocher - récupérer chaque jour du temps dont je ferais des choses plus intelligentes que combiner un bonbon en sachet avec un bonbon rayé ou aligner des betteraves (à moins que ça ne soit des oignons rouges?) pour assommer des lapins et faire foncer des taureaux sur des coquelicots. 

Quatre ou cinq semaines se sont écoulées, et j'ai dû me rendre à l'évidence: même si je ne présentais pas de symptômes de manque particuliers, je n'étais pas sensiblement plus productive qu'avant. Je ne travaillais pas davantage; je n'avais pas été prise de frénésie ménagère; je ne m'étais pas lancée dans un nouveau hobby ou dans l'écriture d'un roman; je n'étais pas plus motivée pour faire des séances de fitness ou consacrer une demi-heure supplémentaire à la préparation du dîner. Je passais toujours autant de temps devant mon ordinateur; simplement, au lieu de le passer à jouer, je le passais à multiplier les boucles sur mes sites internet habituels et, en l'absence de mises à jour, je recommençais à explorer les sites marchands délaissés depuis des années. Bref, je n'avais éliminé un vice que pour faire de la place à un autre. 

Il paraît que l'être humain ne dispose que d'une quantité de volonté limitée à investir chaque jour dans des choix positifs dans l'absolu, mais qui ne lui apportent pas de plaisir. Apparemment, une fois que j'ai aligné mon quota de pages traduites, géré mon administratif, abattu le minimum vital de tâches domestiques et convaincu mon cerveau que j'avais envie de deux repas équilibrés plutôt que de pizza froide le matin, de risotto le midi et de pad thai le soir, mes capacités personnelles à faire des choix positifs sont épuisées. Et si c'est pour ne rien foutre du reste de mon temps, mieux vaut que je joue sur internet plutôt que d'acheter un tas de brols inutiles (ou d'augmenter encore mon budget lecture déjà stratosphérique). 

Hier, donc, j'ai mis à jour Flash Player, et j'ai recommencé à jouer là où je m'étais arrêtée il y a un mois. Ca me vide la tête, et ça n'est déjà pas si mal. 

jeudi 13 avril 2017

[LISBONNE] Fabuleuse Quinta da Regaleira




En 40 minutes de train à partir de la gare du Rossio, à Lisbonne, on peut se rendre à la ville de Sintra, haut lieu touristique classé au Patrimoine Culturel de l'Humanité par l'UNESCO. Au milieu de montagnes couvertes d'une végétation foisonnante niche un nombre incroyable de palais petits ou grands. Il faudrait bien plus d'une journée pour les explorer tous, et je ne suis pas très amatrice de vieilles pierres; aussi avions-nous choisi de visiter seulement celui qui me paraissait le plus original et le plus intéressant: la Quinta de Regaleira. 







Après avoir parcouru à pied le plus long kilomètre de ma vie depuis la gare de Sintra (ça moooonte.... et ça desceeeend....), nous sommes arrivés hors d'haleine à un guichet où on nous a informés que 1/ il n'y avait pas de visite guidée ce jour-là, hormis en portugais 2/ les cartes de paiement étrangères n'étaient pas acceptées. Heureusement, il me restait juste de quoi payer nos deux entrées. Je n'ose imaginer le chemin que nous aurions dû faire pour trouver un DAB! 










Ce qui m'avait attirée dans ce lieu sans l'avoir vu, ce sont les nombreuses références à l'alchimie et la franc-maçonnerie ayant présidé à son élaboration. Malheureusement, sans visite guidée ni possibilité d'acheter un ouvrage explicatif puisque la minuscule boutique était fermée ce jour-là, les références en question nous sont complètement passé au-dessus de la tête, et la Quinta de Regaleira a gardé tous ses mystères. Ce qui ne nous a pas empêchés d'être complètement éblouis par son parc fantasmagorique, échelonné à flanc de montagne et regorgeant de puits, d'escaliers, de tours, de fontaines, de cascades et de grottes. Des heures d'exploration et des centaines de calories brûlées à la force des fessiers! 










Le midi, nous avons pu déjeuner léger, d'un wrap végétarien et d'une limonade maison, au café doté d'une magnifique et paisible terrasse qui, par chance, a bien voulu de ma Visa! Le palais proprement dit, assez modeste, était en rénovation, et nous n'avons pu en visiter que le rez-de-chaussée où une chanteuse lyrique accompagnée d'un pianiste s'époumonait dans le salon. Après la fin de cette visite un peu frustrante mais néanmoins passionnante, nous nous sommes offerts le luxe de la navette qui passe toutes les demi-heures environ pour regagner la gare de Sintra et Lisbonne où nous attendait un cocktail bien mérité! 

Pour plus d'informations sur l'histoire du lieu, voir la page Wikipédia de la Quinta de Regaleira; pour les informations, voir l'article de Bonjour Lisbonne

mercredi 12 avril 2017

Stressée de l'horloge




Ca doit faire vingt ans que je ne porte plus de montre. Et comme mon vieux Nokia est rarement allumé, je donne l'impression de vivre sans heure. La nana cool, qui peut se permettre d'aller à son propre rythme vu qu'elle bosse à la maison et qu'elle n'a pas d'enfants. 

En réalité, je suis tout sauf décontractée de l'horloge.

J'ai un TOC curieux qui fait que je ne peux commencer à bosser que sur une heure pile, éventuellement la demie. Mais je me soigne: ces derniers temps, j'arrive parfois à m'y mettre à et quart ou moins le quart! 

Je ne supporte pas les gens chroniquement en retard. Je considère ça comme un manque de respect, une façon de dire "Mon temps est plus précieux que le tien, donc, tu peux bien m'attendre". Du coup, le simple fait d'arriver 10 minutes après l'heure indiquée chez des amis qui nous ont invités à dîner me file des palpitations. Au fil des ans, ça été source d'énormément de tensions entre Chouchou - qui a une conception du temps, disons, plutôt élastique - et moi.

Quand j'ai un rendez-vous à 15h40 chez un médecin que je sais toujours très en retard, et que le bus qui dessert Monpatelin à 15h me déposerait devant son cabinet à 15h45, la semaine qui précède, je me dis: "Bah pour 5 minutes, c'est pas grave du tout, il ne s'en apercevra même pas". Le jour J, je prends quand même le bus de 14h, j'arrive à 14h45 et je poireaute jusque vers 17h15 en me traitant d'imbécile psychorigide. Mais j'avance bien dans mon bouquin en cours. 

Si je dois prendre un avion ou un train, je calcule de combien de temps j'ai besoin au pire pour atteindre la gare ou l'aéroport, et je me rajoute encore une marge d'une demi-heure à trois quarts d'heure. Si le départ a lieu avant 10h du matin, la nuit précédente, je suis tellement stressée que je ne dors quasiment pas (d'autant plus que je n'ose ni prendre de somnifère ni mettre de boules Quiès de peur de ne pas entendre mon réveil - du moins, s'il n'est pas victime d'un accident bizarre et se décide bel et bien à sonner). Si quelqu'un doit me conduire, je lui indique une heure de départ un quart d'heure avant l'heure réelle.

Je calcule toujours large, et j'ai horreur de courir. Résultat, lorsque nous sommes en voyage, le programme que je nous avais prévu pour la journée est généralement bouclé vers 15h, et ensuite, nous errons comme des âmes en peine dans le dernier quartier où nous avons atterri. (Et là, j'envisage vaguement de me remettre au geocaching juste pour meubler.)

J'ai très envie de retourner au Japon, d'aller en Australie, de visiter Seoul, Kuala Lumpur ou Hong-Kong, mais outre le manque de temps et de sous ces dernières années, je suis hyper freinée par 1/ la longueur du vol 2/ le gros décalage horaire dans le mauvais sens. J'ai mis vingt ans à caler mon rythme biologique sur des horaires normaux, et le foutre en l'air pour deux ou trois semaines de vacances m'angoisse énormément. 

mardi 11 avril 2017

Nouvelle bannière


Elle est arrivée! 
C'est l'oeuvre de la talentueuse et adorable Anne Montel, dont je chronique à peu près tous les bouquins sur L'Annexe et dont vous pouvez admirer le blog ici
Et je ne sais pas vous, mais moi, je l'adore! ♥︎

lundi 10 avril 2017

Knees to chin, les rouleaux de printemps funky




Vendredi dernier, comme j'avais prévu de traîner l'après-midi dans le quartier du Châtelain, j'ai proposé à Chouchou de me rejoindre après le boulot pour qu'on teste le Knees to chin, dont les rouleaux de printemps aperçus un soir de flemme sur Deliveroo me faisaient de l'oeil. J'aime déjà beaucoup la version normale de cette recette, que je trouve fraîche et digeste, mais là, les variations imaginées par la créatrice du restaurant me mettaient carrément l'eau à la bouche, au point qu'il devenait difficile de choisir parmi les 8 recettes (dont 3 végétariennes)...


Crispy bacon (+ avocat, pomme verte, chou rouge, mayo au wasabi, graines de tournesol, basilic), 
Canard laqué (+ radis, rhubarbe, chou blanc, gaines de tournesol, graines de sésame),
Scampis (+ betterave, avocat, menthe, oignons frits)


Patate douce (+ avocat, pomme verte, concombre basilic, oignons frits)

Arrivés vers 18h45, nous avons dû faire la queue pour commander avec les autres clients qui venaient soit pour manger sur place dans la petite salle aux allures de cantine, soit pour emporter chez eux (sachant, donc, qu'il est aussi possible de se faire livrer à vélo pour 2,50€ de plus). Cela dit, c'est toujours bon signe qu'un endroit soit pris d'assaut avant même l'heure où mangent la plupart des gens! 

Nos rouleaux de printemps se sont révélés beaucoup plus gros que ce que j'avais imaginé. J'en avais commandé 3, et au bout de 2, j'étais pleine comme un oeuf. Pas de problème: la serveuse m'a emballé le dernier dans une boîte en carton, avec un petit conteneur de sauce, pour que je puisse l'emporter à la maison. Les saveurs étaient à la hauteur de ce que j'imaginais; les ingrédients, croquants et goûtus, - encore meilleurs accompagnés par l'une des 5 sauces au choix: soja-sésame, hoisin, aigre-doux, cacahouète ou citronnelle. J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que les rouleaux "tiennent" bien, que la feuille extérieure ne se déchire pas à la moitié en répandant tout son contenu sur la table. Complètement séduits, nous retournerons volontiers chez Knees to Chin... ou n'hésiterons pas à commander chez eux les soirs de flemme! 

rue de Livourne 125
et rue de Flandre 28
1000 Bruxelles
Du lundi au samedi, de 11h30 à 22h
Pas de réservation

dimanche 9 avril 2017

C'était la semaine où... (#14)




...notre vol de retour depuis Genève avait presque deux heures de retard; heureusement qu'on avait droit à 90 minutes de wifi gratuit et qu'un nouvel épisode de Last Week Tonight avait été diffusé la veille. 
...on a quand même failli louper notre avion parce que Chouchou s'était trompé de compagnie aérienne en consultant le tableau des départs. Au dernier moment, réalisant qu'on attendait chez Easy Jet en D72 plutôt que chez Brussels Airlines en A7, on a dû retraverser tout l'aéroport en courant pour finalement atteindre la bonne porte au bord de l'apoplexie vers la fin de l'embarquement.
...le premier cours d'aerial yoga post-Gruyérie a confirmé l'impression que j'avais depuis jeudi dernier: mes affreux vertiges ont disparu. Et si je m'en réjouis, je suis aussi fort agacée de ne toujours pas savoir ni pourquoi ils sont venus ni comment ils sont repartis.
...j'ai eu les yeux qui piquaient presque en entendant "Des vies" de Fredericks/Goldman/Jones tandis que je faisais un lunch tardif chez Arthur's. Apparemment, je deviens sentimentale en vieillissant.
...étant donnée la baisse vertigineuse de mes droits d'auteur excédentaires depuis 5 ou 6 ans, je m'attendais à ne plus rien toucher du tout cette année, et j'ai donc été agréablement surprise d'apprendre qu'un de mes éditeurs me devait près de 1000€. De quoi financer notre expédition dans les fjords norvégiens et rentrer à Oslo par le train de nuit en couchettes plutôt qu'assis, youhou!
...j'ai reçu un exemplaire de "Professeur Goupil" dédicacé et envoyé par ses adorables autant que talentueux auteurs. Comme il ne sort qu'en septembre, je me suis sentie ultra-chanceuse. Et aussi, ultra-frustrée de rédiger une critique et de programmer sa publication pour dans 5 mois.
...parce que j'avais un petit coup de blues et que je ne pouvais pas me remonter le moral à coups de chocolat suisse, j'ai réservé un escape game à Toulon avec un couple d'amis qui ont très envie d'essayer, puis été tester avec Chouchou la seconde adresse du Takumi.
...je me suis rendu compte que je n'avais pas acheté de chaussures depuis les dernières soldes d'été. On doit approcher les 8 mois de sevrage. Héroïque je suis.
...un rapide sondage sur Facebook m'a permis de déterminer que, chez mes contacts, les tomes des Annales du Disque-Monde les plus appréciés semblent être "Le faucheur" et "Les petits dieux". (J'ai personnellement un faible pour "Trois soeurcières" et "Mort".)
...j'ai reçu les premières esquisses pour ma future bannière, et je sens que ça va être terriblement joli ♥︎
...un an après son acquisition, je me suis enfin décidée à mettre mon podomètre en service pour réinstaurer la bonne habitude des 10000 pas par jour, et la caissière de chez Urban Outfitters l'a pris pour un lecteur de musique rigolo.
...faute de pouvoir manger du sucre, j'ai fait du shopping - mais rien de dramatique: quelques trucs (salés) à bouffer chez M&S, deux bouquins, de l'engrais pour plantes d'intérieur, un pilulier en forme de tranche de citron. Bon, OK: et une petite broche panda.
...on a goûté et adoré les rouleaux de printemps funky du Knees to Chin; je vous présente ça cette semaine dans un billet.
...après un an et demi de procrastination, j'ai ENFIN mis à jour mon profil LinkedIn. Hé ben, c'était même pas si affreux que ça (sauf au moment où je me suis rendu compte que j'avais des caractères en trop dans la partie CV et que j'allais devoir sabrer une partie de mes plus de 250 romans traduits).
...ça a discuté politique dans le lit conjugal, dimanche entre 8 et 9h du matin, avec pour résultat des perles telles que: "Plus de bisous, c'est pas un programme électoral" ou "De toute façon, tu es Team Révolution et moi Team Consensus Mou". Vivement le soir du second tour.
...sur le marché Flagey, je me suis laissée tenter par des morilles fraîches à prix d'or, les premières asperges belges de la saison, les premières fraises, plus un énorme bouquet de menthe et un concombre (histoire de préparer des eaux aromatisées et de boire moins de thé dans la semaine).

jeudi 6 avril 2017

Où je décide de supprimer le sucre pendant un mois




Chaque fois que je me justifie (envers moi-même plus que quiconque d'autre!) de mes kilos superflus, je m'entends tenir le même discours: "Pourtant, j'ai une alimentation très saine. Je ne mange plus de plats préparés depuis des années; je cuisine surtout des choses grillées, mijotées ou au four, pas de friture ni de plats hyper gras; je me nourris essentiellement de céréales et de légumes; je consomme peu d'alcool - parfois un verre de vin au resto, deux quand je dîne chez des amis, un cocktail entre amies une ou deux fois par mois, et basta; pratiquement pas de sucre..."

Sauf que cette dernière affirmation est devenue de moins en moins vraie au fil du temps. Je ne me définirais toujours pas comme un bec sucré, et je pense que ma consommation en la matière est très inférieure à celle de Chouchou ou de mes amis les plus chocolatophiles. Moi, une tablette me fait des semaines; je ne mange ni bonbons ni biscuits du commerce, ne sucre jamais mon thé, ne bois pas de sodas ni de jus de fruits et évite les édulcorants comme la peste. Mais si je veux être honnête avec moi-même, insidieusement, je me suis mise à intégrer de plus en plus de pauses sucrées à ma routine:
- les croissants du dimanche matin
- le gâteau que je prépare souvent pour le goûter le dimanche après-midi: tarte aux pommes ou à la rhubarbe, banana bread, cake chocolat-matcha... 
- ceux que je commande quand je vais bouquiner dans des salons de thé, au moins une fois par semaine
- les chocolats chauds avec lesquels je me récompense à la fin d'une grosse journée de boulot (surtout en hiver), voire que je substitue à mon repas du soir en y ajoutant quatre tranches de brioche lorsque je suis seule à Monpatelin
- les soupers-crêpes que je réclame à Chouchou quand je n'ai vraiment pas le moral, et que je saupoudre généreusement de cassonade
- sans oublier les cocktails mentionnés ci-dessus

Si on ajoute à tout cela que ma grande faiblesse alimentaire, ce sont les sucres lents, on se rend compte qu'au total, du sucre, j'en consomme sans doute beaucoup trop. Pas question d'arrêter les pâtes et le riz: comme je ne mange déjà pas de viande ni de poisson chez moi, mon alimentation deviendrait punitive et bien trop difficile à gérer. Pas question non plus d'arrêter les fruits: j'en consomme peu et ils restent des snacks plutôt sains comparés à beaucoup d'alternatives. Mais j'ai eu envie de supprimer au moins le sucre ajouté pendant un mois, pour voir si ça aurait un quelconque impact sur mon niveau d'énergie et/ou mon poids. Je suis en train de lire le témoignage de la journaliste Nicole Mowbray, dont un régime hypoglucidique a changé la vie, et bien que je me méfie toujours des "solutions miracles", je suis curieuse de voir si ça ferait une différence pour moi. J'ai commencé mardi, après mon retour de Suisse, et compte donc poursuivre l'expérience jusqu'au 3 mai inclus. Je vous en reparle après - du moins, s'il y a quelque chose à raconter!

mercredi 5 avril 2017

Envies d'avril



trouver une recette sympa pour accommoder mon ail des ours
collectionner les superbes plans illustrés Herb Lester Associates de toutes les villes que j'ai visitées
craquer pour ces babies rouges Miz Mooz (disponibles uniquement dans ma pointure!)
investir dans une nouvelle toile cirée pour notre grande table - celle-là, par exemple
tester les séries "13 reasons why" et "Girlboss"
dévorer le nouveau roman de Claire North
me régaler avec la plus récente collaboration de Loïc Clément et Anne Montel
aller voir l'expo Sabena à l'Atomium
 essayer l'aerial hoop chez Flux Cross Fit
déjeuner aux Tables de la fontaine
rafler les premières pivoines de la saison
réussir à décider pour qui je vais voter au premier tour des présidentielles

mardi 4 avril 2017

Les conversations absurdes #7


MOI: Je pensais aller voir l'expo Sabena à l'Atomium ce week-end, mais quelqu'un m'a très justement fait remarquer que ce serait les vacances de Pâques et que ça allait grouiller d'enfants. Tu aurais une autre idée d'activité? 
CHOUCHOU: Ben, ça va être le même problème partout. A moins d'aller au bordel. 

dimanche 2 avril 2017

C'était la semaine où... (#13)




...mon billet "46 choses que j'ai apprises en 46 ans" a fait la grande Une de HelloCoton et été lu plus de 1200 fois. #TeamFierté
...j'ai fait un premier pas (petit, mais super encourageant) dans la voie d'une diversification professionnelle. Maintenant, je suis obligée de mettre à jour ce foutu profil LinkedIn auquel je n'ai pas touché depuis un an et demi. #TeamQuandFautYAller
...j'ai eu pendant un cours d'aerial yoga des vertiges super violents qui ont persisté toute la fin de la journée, la nuit suivante que j'ai passée sur le canapé à cause des ronflements de Chouchou, et une grande partie du lendemain. #TeamPutaiiiiinY'AToutQuiTourne
...j'ai dû refuser une seconde séance d'escape game offerte à Lausanne faute de trouver un créneau possible à la fois pour nous et pour les organisateurs. Ca fera une raison d'y retourner! #TeamFrustration
...j'ai été déçue de constater que le "croque-monsieur magique" du café littéraire de Vevey n'était qu'un bête croque-monsieur coupé en triangles. #TeamN'EstPasHarryPotterQuiVeut
...même en revenant en Suisse pour la 5ème fois, j'ai été effarée de payer 30€ pour un burger pas exceptionnel - par contre, j'ai a-do-ré le Saint-Saphorin blanc que Marika m'a conseillé pour aller avec. #TeamLeRougeMeFileMalALaTêteLeSoir
...Marika nous a dit qu'on était assis à côté d'un présentateur télé et radio très connu en Suisse; j'ai tourné la tête et demandé: "Qui ça, le barbu?", et Marika a explosé de rire parce que TOUS les mecs assis à cette table étaient barbus. #TeamMiro 
...on a appris que le pépé Gaston de Chouchou s'appelait François. #TeamOnlyInBelgium
...le lendemain midi, j'ai adoré les bols vegan de Bad Hunter (et leur prix super raisonnable, pour le coup). #TeamJeNeSuisPasVéganeMaisQuandC'EstBonC'estBon
...pour le premier escape game de Funambuline, on a réussi à sortir de la salle Area 652 en 58 minutes. "Juste dans les temps", nous a dit le maître de jeu. "Vous rigolez? Juste dans les temps, c'est à moins de 10 secondes de la fin du chrono", ai-je protesté. #TeamCrâneuse
...dans un magasin de geekeries, j'ai craqué pour le Funko Pop Velma de Scooby-Doo - le seul personnage de fiction télévisée auquel je pouvais m'identifier dans mon enfance! #TeamFillesALunettes
...j'ai fait une mini-attaque de panique en prenant conscience que j'allais passer le week-end loin de la civilisation avec une vingtaine d'inconnus qui parlaient et bougeaient et respiraient dans le même espace que moi. Heureusement, j'avais emporté du Xanax. #TeamPrévoyance
...je n'ai toujours pas réussi à voir le moindre écureuil dans la montagne; par contre, on a pris des photos très sympas dans les pâturages avec Chouchou, Shalf et Marika. #TeamLaMélodieDuBonheur
...j'ai reçu le meilleur cadeau du monde, un gilet vert foncé brodé de l'inscription "Je n'aime pas les gens" par les blanches mains de Funambuline. #TeamAsociale En plus, les blanches mains en question m'avaient apporté de l'ail des ours frais à mettre dans la fondue. #TeamMiam
...on a tous dû dire quand on avait fait caca pour la dernière fois afin de déterminer qui poserait la première question à Cards against humanity. #TeamBrigadeDuTransit
...je me suis souvenue de la fois où, après une fondue dans un resto de Gruyères par une journée caniculaire de juin 2011, Funambuline m'avait affirmé que la meringue double crème, c'était super rafraîchissant et où je l'avais regardée en me demandant si elle avait chopé une insolation ou si elle se foutait de moi. En fait, elle avait raison. #TeamJ'EnVeuxBienUneAutreS'IlEnReste
...après avoir été nourri toute la journée au saucisson et au fromage, promené 17 fois en forêt par autant de volontaires et même massé avec enthousiasme, Dobby a dû penser que c'était son anniversaire plutôt que celui de Lady Pops. #TeamChienGâtéPourri
...une fois de plus, la triste vérité s'est imposée: ce n'est pas parce que je me suis goinfrée à un repas que je n'aurai pas de nouveau faim à l'heure du suivant. #TeamEstomacSansFond Et les moments les plus chouettes sont aussi parfois ceux sur lesquels on a le plus de mal à mettre de mots. #TeamHeureusementQueJeNeComptaisPasDevenirEcrivain

samedi 1 avril 2017

Les dépenses intentionnelles de mars




Les dépenses intentionnelles que j'ai faites ce mois-ci:
Immatériel:
2 billets d'avion pour Oslo
Forfait de 10 cours d'aerial yoga
Massage personnalisé d'1h au Serendip Spa
Brunch en amoureux (The little green shop)
Lunch (Peck 20)
Goûter (Méert, Tomo, AM Sweet)
Cocktails (Dominican)
Dîner entre amis (Samourai Ramen)
Matériel:
1 guide de voyage + 4 bédés + 11 livres + 1 magazine (Respire)
2 petites plantes en bocal
1 bouquet de fleurs
Mug à motif cactus perchase
Planchette en céramique helen b
Boîte en porcelaine Cold cream
Bougie parfumée Tomate-Basilic La manufacture des senteurs
Funko Pop Velma de Scooby-Doo
Marinière Galeries Lafayette en cachemire, rayée beige et rouge

Les dépenses que j'ai envisagées et renoncé à faire:
Des souvenirs de Lisbonne: Ca fait quelques années que nous ne voyageons plus qu'avec des bagages cabine, généralement déjà pleins à l'aller. Super dissuasif contre le shopping touristique que, pour être honnête, je regrettais trois fois sur quatre. Je n'ai même pas ramené de jolies savonnettes de chez A vida portuguesa! 
Un escape game à Lausanne: Tout est super cher en Suisse... Alors, au lieu de dépenser entre 120 et 150€, j'ai envoyé des mails pour proposer un partenariat, et la boîte chez qui on avait déjà fait deux salles m'a dit banco. 

Bilan du mois:
Aucune erreur d'achat flagrante; juste beaucoup de sous consacrés à des voyages présents ou futurs, ce qui correspond pile poil à mes objectifs.

vendredi 31 mars 2017

Lectures de Mars 2017




ROMANS
- Un clafoutis aux tomates cerises (Véronique de Bure) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Le gardien des choses perdues (Ruth Hogan) ♥︎♥︎♥︎
- La vie rêvée de Virginia Fly (Angela Huth) ♥︎♥︎
- Every anxious wave (Mo Daviau) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Sorcières associées (Alex Evans) ♥︎♥︎♥︎
- Heurs et malheurs du sous-majordome Minor (Patrick de Witt) ♥︎
- L'une rêve, l'autre pas (Nancy Kress) ♥︎♥︎
- The lost time accidents (John Wray)
- La douleur porte un costume de plumes (Max Porter) ♥︎
- Le collège des éplucheurs de citrouilles (Laure Deslandes) ♥︎♥︎
- A gentleman in Moscow (Amor Towles) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- A robot in the garden (Deborah Install)
- Chasseurs de livres (Jennifer Chambliss Bertman) ♥︎♥︎♥︎
- Une bobine de fil bleu (Anne Tyler) ♥︎

BEDE/MANGA
- A cause de la vie (Véronique Ovaldé/Joann Sfar) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎
- Moving forward T1 (Nagamu Nanaji) ♥︎♥︎
- The ancien magus bride T6 (Koré Yamazaki) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Bouche d'ombre T3: Lucienne 1853 (Carole Martinez/Maud Begon) ♥︎♥︎♥︎
- Tu sais ce qu'on raconte... (Daniel Casanave/Gilles Rochier) ♥︎♥︎♥︎♥︎

DIVERS
- Lisboa, Cascais, Sintra (Catarina Cardoso) ♥︎♥︎♥︎
- Lisboa (David Pintor) ♥︎♥︎♥︎
- No sucre! (Nicole Mowbray) - en cours

mercredi 29 mars 2017

C'est le printemps ☀︎




Après un hiver passé à bosser-bosser-bosser, nous avons inauguré la belle saison par une petite semaine à Lisbonne; nous serons ce week-end à Lausanne pour fêter les 40 ans de Lady Pops; nous avons réservé un séjour en Norvège pour fin juin-début juillet, des billets d'avion pour aller voir ma famille à Toulouse début août, et je commence fortement à lorgner sur Dublin pour la seconde moitié de septembre. Si je suis un peu frustrée de voyages au long cours depuis quelques années, j'avoue que ces courtes mais multiples escapades conviennent beaucoup mieux à mon tempérament.

La transition à l'heure d'été s'est faite sans douleur; dès dimanche matin, j'étais debout à 8h30 comme d'habitude, même s'il n'était que 7h30 à mon horloge biologique. Je traîne toujours un fond de fatigue chronique, mais sans doute au moins partiellement dû à mon anémie, plus, depuis deux semaines, de gros vertiges particulièrement pénibles pendant les cours d'aerial yoga. Je m'occuperai de tout ça la prochaine fois que j'irai voir mon généraliste. En attendant, il fait de nouveau jour assez tard pour que j'envisage de sortir de chez moi même après une journée de boulot complète, et ça, c'est fabuleux pour le moral!

Mon anniversaire, qui coïncide avec le retour du printemps, s'est passé calmement mais agréablement. Tous les ans, je me dis que je devrais fêter ça, et tous les ans, je me souviens que pour moi, la foule, ça commence à 5 personnes, et que j'ai autant horreur d'organiser des rassemblements que de me trouver au centre de l'attention générale. Nous avons fait un bon brunch végétarien chez The Little Green Shop; je me suis offert un beau bouquet rose et crème très différent de mes achats de fleurs habituels; Chouchou m'a ramenée à la maison en Zip Car et j'ai passé l'après-midi vautrée sur mon lit avec le délicieux "A gentleman in Moscow". Un dimanche comme les autres - mais tous mes dimanches ou presque sont jolis de toute façon.

A défaut de grosses réserves d'énergie pour le moment, j'ai toujours autant d'idées et enfin du temps pour les réaliser. La ronde des poches en aveugle s'étant bien déroulée, j'envisage un autre petit swap de ce type pour l'été. J'ai quelques défis persos à relever: arrêter le sucre ajouté pendant un mois, pour voir si ça change quelque chose à ma forme et à mes formes; tester le standing desk pour les mêmes raisons (je suis déjà équipée, y'a plus qu'à); me refaire un challenge 30 New Things, parce que je m'étais bien amusée la première fois. Surtout, j'ai enfin mis en branle une initiative professionnelle dont je caresse l'idée depuis des années maintenant, et à propos de laquelle j'ai reçu deux gros votes de confiance des éditrices à qui j'en ai parlé. Cette fois, plus question de procrastiner!

Et chez vous, il se présente comment, ce printemps? 

mardi 28 mars 2017

Ronde des poches en aveugle: les livres envoyés et reçus




Londoncam a envoyé "La bibliothèque des coeurs cabossés" de Katrina Bivald de à Kleo (F)
qui a envoyé "La part des flammes" de Gaëlle Nohant à Betta (F)
qui a envoyé "Voyage au phare" de Virginia Woolf à Mlle Mars (B)
qui a envoyé "Replay" de Ken Grimwood à Aurélie (F)
qui a envoyé "Métamorphose en bord de ciel" de Mathias Malzieu à Boomerang (B)
qui a envoyé "Black coffee" de Sophie Loubière à Pauline (F)
qui a envoyé "Entre ciel et terre" de Jon Kalman Stefansson à Sabine C (B)
qui a envoyé "Mort d'une héroïne rouge" de Qiu Xiaolong à Cécile F (F)
qui a envoyé "La montagne de l'âme" de Gao Xianjian à Leyciaan (F)
qui a envoyé "L'homme-rune" de Peter V. Brett à Fany Bibi (F)
qui a envoyé "Le chapeau de Mitterrand" d'Antoine Laurain à Cécile de Brest (F)
qui a envoyé "La tendresse des loups" de Stef Penney à Karine (F)
qui a envoyé "Mère disparue" de Joyce Carol Oates à Shermane (F)
qui a envoyé "Le restaurant de l'amour retrouvé" d'Ito Ogawa à Rachel (F)
qui a envoyé "Trente-six chandelles" de Marie-Sabine Roger à Elmaya (F)
qui a envoyé "Trop de bonheur" d'Alice Munro à Mirentxu (F)
qui a envoyé "Petit traité d'éducation lubrique" de Lydie Salvayre à Fredoche (F)
qui a envoyé "Naissance d'un pont" de Maylis de Kerangal à Margot (F)
qui a envoyé "Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe" de Chimamanda Ngozi Adichie à Sunalee (B)
qui a envoyé "La famille Middlestein" de Jami Attenberg à Delphine (F)
qui a envoyé "La formule préférée du professeur" de Yoko Ogawa à Diba (B)
qui a envoyé "L'hibiscus pourpre" de Chimamanda Ngozi Adichie à Nokialice (F)
qui a envoyé "Je n'ai pas peur" de Niccolo Ammaniti à Miss Zen (B)
qui a envoyé "En même temps, toute la terre et tout le ciel" de Ruth Ozeki à Elanor La Belle (F)
qui a envoyé "Les enchantements d'Ambremer" de Pierre Pevel à Rock'n'Laurette (F)
qui a envoyé "Ici ça va" de Thomas Vinau à Nathalie R (F)
qui a envoyé "Mémé" de Philippe Torreton à Dola (A)
qui a envoyé "La horde du contrevent" d'Alain Damasio à Colette (F)
qui a envoyé "Half of a yellow sun" de Chimamanda Ngozi Adichie à Fatima (F)
qui a envoyé "Grace Williams says it loud" d'Emma Henderson à Ségolène (A)
qui a envoyé "Fleur de neige" de Lisa See à Sophia (B)
qui a envoyé "Plonger" de Christophe Ono-Dit-Biot à Sabine D (F)
qui a envoyé "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathias Enard à Gasparde (B)
qui a envoyé "Seul sur Mars" d'Andy Weir à Nathalie S (F)
qui a envoyé "Grand Central Arena" de Ryk E. Spoor à Armalite (B)
qui a envoyé "Alex Woods face à l'univers" de Gavin Extence à Londoncam (F).

(Si j'ai commis une erreur quelconque, ou si vous souhaitez que je vous mentionne sous un autre nom/pseudo, n'hésitez pas à me le signaler par mail et je rectifierai au plus vite!)

Je suis contente de rapporter que sur 36 livres envoyés, 18 ont été écrits par des femmes (l'auteure Chimamanda Ngozi Adichie revenant 3 fois avec 3 ouvrages différents) et que 2 seulement avaient déjà été lus par leur destinataire. Plein de belles découvertes en perspective!

A titre personnel, dans cette liste, j'ai lu:
- "La bibliothèque des coeurs cabossés" (qui m'est tombé des mains vers la page 100)
- "Replay" (un coup de mes coups de coeur de l'époque où j'étais étudiante)
- "Le restaurant de l'amour retrouvé" (que j'ai bien aimé)
- "Trente-six chandelles" (que j'ai bien aimé aussi)
- "La formule préférée du professeur" (que j'ai adoré)
- "En même temps, toute la terre et tout le ciel" (sur lequel j'ai un avis fort mitigé)
- "Ici ça va" (que j'ai adoré)
- et bien entendu "Alex Woods face à l'univers". 

lundi 27 mars 2017

C'était la semaine où... (#12)




...j'ai fait un affreux cauchemar juste avant de me réveiller le lundi où je reprenais le boulot. Merci pour les encouragements, fallait pas. 
...j'ai entrepris d'éditer et de reprogrammer la publication, sur "L'annexe", de diverses critiques de livres lus en anglais suite à leur récente parution en français.
...j'ai appris qu'un roman que j'adore allait être adapté en bédé par des gens que j'adore - mais chut, c'est un secret pour l'instant!
...une copine victime de grossophobie à qui je tentais de remonter le moral m'a dit que j'étais une "mission de service public". Je devrais ajouter ça sur ma carte de visite; ça en jette.
...on a testé la série "Good behavior", et bien qu'elle soit adaptée d'un bouquin de Blake Crouch, je n'ai pas trop vu l'intérêt au-delà de "Amusons-nous à salir joyeusement Lady Mary".
...à l'occasion de la Journée International du Bonheur, le compte Instagram Brussels Museum a reposté la photo de moi avec mon parapluie arc-en-ciel devant le Train World. Grosse fierté.
...on a bataillé pendant 1h30 avant de réussir à réserver deux places pour le concert de Metallica à Anvers début novembre. C'était affreusement cher (99€ par personne en cat. 1), et nous sommes beaucoup trop sur le côté à mon goût (le numéro des sièges n'était révélé qu'une fois le paiement effectué), mais je vais enfin voir Hetfield et sa bande sur scène. Ou au moins, en direct sur des écrans géants.
...j'ai réussi à faire mes cours d'aerial yoga avec des vertiges; j'ai juste dû m'y reprendre à deux fois pour l'inversion finale et descendre en arrière millimètre par millimètre.
...au terme d'un de ces fabuleux massages dont il a le secret, j'ai découvert que Mr Oh était marié. Damn, mon projet de lui demander de m'épouser tombe à l'eau.
...j'ai beaucoup aimé le film "Girl asleep" (qui sort cette semaine en France sous le titre "Fantastic birthday") pour son côté Wes-Anderson-sous-acide.
...j'ai hésité à acheter le numéro 2 du magazine Respire, qui s'est finalement révélé bien plus dense et intéressant que le 1. Pourvu que ça dure!
...j'ai enfin programmé une petite visite à Isa en juin. Ca doit faire 15 ans que je n'ai pas mis les pieds en Avignon.
...j'ai lu trois romans ennuyeux d'affilée (heureusement, ils étaient courts...) avant d'attaquer un pavé délectable mais écrit tellement petit que je dois m'interrompre toutes les dix pages pour reposer mes yeux. Du coup, je suis repartie sur un autre bouquin pas terrible. Les périodes de lose bouquinesque, ça arrive à tout le monde.
...j'ai craqué pour une bougie parfumée délicieusement printanière de La manufacture des senteurs. Même pas allumée, elle embaume ma pièce à vivre.
...on a commencé "Big little lies", et au-delà du fait que le visage de Nicole Kidman est redevenu semi-mobile, j'ai du mal à comprendre l'engouement que suscite cette série.
...un de mes plus vieux amis est devenu papa pour la seconde fois à presque 48 ans. Ca me fait tout bizarre.
...à peine sortais-je de ma crève que Chouchou développait une bonne grosse infection généralisée avec notamment un abcès dans l'oeil gauche.
...j'ai failli attraper par la peau du cou et ramener à sa mère superbement indifférente un gamin qui circulait en tricycle dans les allées du Delhaize Flagey en prenant chariots et autres clients pour des auto tamponneuses. #lesgens
...j'ai testé cette recette de soupe de tomate signalée par Funambuline. J'ai juste diminué la quantité de liquide (de 1,25 à 1 litre) parce que j'aime les soupes épaisses. Le résultat a été approuvé avec enthousiasme par 100% des membres du foyer.
...j'ai bu un cocktail d'anniversaire-en-avance au Dominican avec Chouchou, Gasparde, Bohemond et les 2M, et reçu des cadeaux à lire et à boire.
...on est retournés chez The Little Green Shop pour un délicieux brunch végétarien et un joli petit bouquet - en profitant des fresques murales du parc voisin pour faire une courte séance photo.
...sur Facebook, j'ai demandé à mes amis "de la vraie vie" quel était leur meilleur souvenir partagé avec moi, histoire d'aborder ma 47ème année dans la joie et la bonne humeur. Y'a eu des réponses sur lesquelles j'aurais parié et d'autres plus inattendues, mais tout m'a fait hyper plaisir.

dimanche 26 mars 2017

46 choses que j'ai apprises en 46 ans




1. Je ne contrôle pas forcément ce qui m'arrive, mais je choisis ma réaction aux événements. 
2. Il est toujours possible de changer ce qu'on n'aime pas chez soi. Oui, ça réclame des efforts. 
3. Sans un socle de valeurs et d'objectifs communs, l'amour ne suffit pas. 
4. Ca vaut toujours la peine d'investir dans le meilleur matelas et le canapé le plus confortable qu'on puisse s'offrir. 
5. Devenir propriétaire de son logement coûte beaucoup plus cher qu'on ne croit, et n'est pas nécessairement la bonne option pour tout le monde. 
6. "Féministe": pas un gros mot, mais une chose que toutes les femmes devraient être dans leur propre intérêt. 
7. Un bon médecin est un médecin avec qui on se sent en confiance et auquel on peut parler de tout. Si ce n'est pas le cas, il faut en chercher un autre.
8. Le meilleur moyen d'avoir l'air jeune plus longtemps, c'est de se protéger du soleil. 
9. Personne n'a à me dire ce que je peux ou ne peux pas faire de mon corps. 
10. L'humain n'est pas là pour servir l'économie: c'est l'économie qui est là pour servir l'humain. 
11. On ne part pas tous égaux dans la vie, et s'il est toujours possible de réussir, certains auront beaucoup plus de difficultés (et de mérite) à y parvenir. 
12. Ca ne sert à rien de tout miser sur des vacances de rêve si on ne peut pas supporter sa vie le reste de l'année. Ce qui doit être joli, c'est le quotidien. 
13. Inutile d'avoir du talent pour se donner la permission d'être créatif. 
14. La seule personne qui peut me rendre heureuse, c'est moi-même. Je ne dois jamais mettre cette responsabilité-là sur le dos de quelqu'un d'autre. 
15. Je ne suis ni spéciale ni extraordinaire, mais je suis unique et je compte. 
16. Chez les Occidentaux gâtés que nous sommes, rares sont les gens pleinement conscients de leurs privilèges. 
17. Nous sommes tous conditionnés à avoir des réactions sexistes et racistes. Les dépasser réclame un effort conscient. 
18. Acheter des vêtements qui ne peuvent se laver qu'à la main ou pire, doivent forcément passer au pressing, est généralement une mauvaise idée. 
19. Eduquer > punir.
20. La bienveillance est une plus grande qualité que l'intelligence.
21. La méditation, c'est bon pour tout et pour tout le monde. Par contre, il faut parfois un peu chercher la forme qui convient le mieux à chacun. 
22. La joyeuse ivresse du samedi soir ne justifie pas l'horrible gueule de bois du dimanche matin. 
23. Sans confiance, il ne peut pas y avoir de relation (amoureuse, amicale ou professionnelle) réussie. 
24. Il faut utiliser les belles choses au lieu de les économiser pour un hypothétique cas où. 
25. Pouvoir s'offrir quelque chose soi-même est plus satisfaisant que de se le faire offrir. 
26. Même avec les meilleures intentions du monde, on ne peut jamais tout faire "bien". L'important, c'est de faire quelque chose. 
27. On vote au moins autant avec son argent qu'avec le bulletin qu'on glisse dans l'urne. Notre manière de consommer est un choix politique en soi. 
28. Pour bien profiter d'un film en langue étrangère, il faut le voir en VOST. 
29. Il est quasiment impossible de sortir chez Ikea sans au minimum un brol qu'on n'avait pas prévu d'acheter. 
30. La vie est trop courte pour s'affamer dans le seul but de rentrer dans du 36. 
31. Ce n'est pas parce que quelqu'un affirme quelque chose avec conviction que c'est vrai.
32. ...Par contre, en cas de conflit, c'est généralement la personne qui semble la plus sûre d'elle qui l'emporte, même si ce n'est pas elle qui a raison.
33. Pour le meilleur ou pour le pire, les masques qu'on porte finissent par devenir notre vrai visage. 
34. Les expériences (m')apportent plus de satisfaction que les objets. 
35. Moins on mange de plats préparés, mieux on se porte. 
36. La perfection est inaccessible. Viser 80%, c'est suffisant et fabuleux pour la tranquillité de l'esprit. 
37. L'argent ne fait pas le bonheur, mais c'est difficile d'être heureux quand on n'en a pas assez pour les nécessités basiques. 
38. On peut vivre la solitude comme un drame ou comme une liberté. 
39. Toujours envisager le pire, c'est fatigant, mais ça permet aussi de prendre un maximum de précautions pour éviter que le pire ne se produise. 
40. Quand on trouve une fringue ou une paire de chaussures parfaite, ça vaut le coup de l'acheter en deux exemplaires. 
41. On traîne tous des casseroles. Et on n'est pas obligés de les laisser conditionner le reste de notre vie. 
42. Si on est nul en informatique, il vaut vraiment mieux opter pour un Mac. 
43. La lecture et les voyages sont les deux choses qui contribuent le plus à l'ouverture d'esprit. 
44. Un compliment sincère, c'est le meilleur moyen d'embellir gratuitement la journée de quelqu'un. 
45. La vie est toujours plus courte qu'on ne le croit, et elle passe à une allure folle. 
46. Il faut dire aux gens qu'on les aime. 

vendredi 24 mars 2017

Mr Oh et moi




Ca fait maintenant 9 ans que Mr Oh et moi, on se voit tous les six mois environ - plus souvent quand je peux. 

Nous n'avons jamais échangé plus de quelques phrases, toujours les mêmes, jamais dans sa langue maternelle ni la mienne. Je crois qu'il est originaire du Sri Lanka, mais je n'en suis pas certaine. J'ignore son âge, ce qui l'a amené à Bruxelles et comment il s'habille en civil. Il ne sait pas ce que je fais comme métier, si j'ai des enfants ou non, de quel côté je penche en politique, comment j'occupe mon temps libre. 

Mais il est l'une des rares personnes au monde qui sait combien j'ai de tatouages, quoi et où. Et peut-être la seule qui connaît le craquement de chacun de mes orteils, la consistance de mon ventre, les musclés noués dans le haut de mon dos, la souplesse ou la raideur de mes articulations, le grain de peau de mon visage, les reliefs de mon crâne sous ma tignasse. 

C'est très particulier, le rapport entre un masseur et sa cliente. 

jeudi 23 mars 2017

10 articles #6




3. ...Etre paresseux aussi! (Allez hop, tous à la sieste.)

4. La solution pour obtenir un partage vraiment égalitaire des tâches domestiques quand on est une femme? Se comporter comme un homme.

5. Et si une vie médiocre me suffisait? (en anglais)

6. La véritable clé de la réussite, c'est la souffrance que vous êtes prêt à endurer (En anglais)

7. Bon à savoir: votre cerveau possède un bouton "Effacer", et voici comment l'utiliser (En anglais)

8. Quelques conseils judicieux pour réussir à lire davantage (En anglais)

9. 45 idées pour prendre soin de son esprit et de son corps (En anglais)

10. 50 petites rébellions du quotidien - et plein de liens vers des articles qui développent certaines de ces idées (En anglais)

mercredi 22 mars 2017

[LISBONNE] 5 bonnes adresses pour manger et boire, plus un point budget


A CULTURA DO HAMBURGUER




C'est par commodité que nous avons fait notre premier repas du séjour dans ce burger joint: il était situé à côté de la station de métro Baixa-Chiado, la plus proche de notre appartement Air BnB, et ouvert le dimanche. Nous ne l'avons pas regretté. Déco charmante, personnel dynamique et souriant, carte variée et originale, burgers fabuleux et addition ridicule: moins de 20€ pour deux sandwichs-frites et deux limonades maison. Par contre, comme beaucoup de petits commerces à Lisbonne, ils n'acceptent pas les cartes de paiement étrangères. 

A cultura do hamburguer
Rua das Salgadeiras 38
Métro Baixa-Chiado (sortie Bairro Alto)
Ouvert tous les jours de midi à minuit


A TABERNA DA RUA DAS FLORES









Cuisine portugaise traditionnelle, confectionnée avec les meilleurs produits frais disponibles sur le marché ce jour-là. Ambiance bonne enfant. La patronne et ses employées parlent bien anglais et expliquent volontiers chacun des plats de la carte. Nous avons mangé une délicieuse soupe de champignons en entrée, puis des espèces de frittatas d'espadon accompagnées d'une julienne de légumes pour Chouchou et une sorte de soupe de pain aux asperges sauvages pour moi. En dessert: gâteau au chocolat pour lui, petits fromages de brebis aux amandes, tellement fondants qu'ils se mangeaient à la petite cuillère et sans pain, pour moi. Plus une eau gazeuse et un verre de très bon vin blanc local. Montant de l'addition: 37€ (là encore, à régler en cash car ils ne prennent pas les cartes de paiement étrangères). C'était un super repas, et on vous conseille vivement cette adresse - où Gérard Depardieu était passé quelques jours avant nous, à en croire le compte Instagram de la patronne! Rançon du succès: lorsque nous sommes repartis vers 13h30, il y avait la queue sur le trottoir... Pour le déjeuner, mieux vaut venir dès l'ouverture. 

A taberna da rua das flores
Rua das flores 103
Métro Baixa-Chiado
Ouvert du lundi au vendredi, de midi à 23h30
et le samedi de 18h à 23h30


CONFEITERIA NACIONAL







Comme tous les touristes à Lisbonne, nous sommes passés acheter des pastéis de nata à la pâtisserie historique de Bélem - mais la salle n'était guère avenante, et nous avons demandé des gâteaux à emporter. J'ai de loin préféré le goûter pris le surlendemain à la Confeiteria Nacional, au retour d'une expédition décevante à Cascais. La salle du haut était pleine, mais nous avons eu la chance qu'à notre arrivée, une table se libère pile devant une des fenêtres donnant sur la Praça da Figueira. Nous avons été servis rapidement: un chocolat chaud pour moi, un thé vert pour Chouchou, deux pastéis de nata chacun, et nous avons savouré le tout en prenant notre temps, sans jamais avoir l'impression que le personnel attendait notre départ. Montant de l'addition: 10,25€ - et en plus, on a pu payer avec une Visa!

Praça da Figueira 18B
1100-241 Lisbonne
Ouvert tous les jours de 8h à 20h
sauf le dimanche: de 9h à 20h


MEMMO ALFAMA HOTEL






Si les bars à cocktails sont très nombreux à Lisbonne, beaucoup d'entre eux ouvrent assez tard pour Mamie Armalite, diffusent le genre de musique qui fait saigner ses oreilles ou sont dépourvus de la terrasse à laquelle aspirait son petit coeur assoiffé de lumière naturelle et de beaux panoramas. (Mamie Armalite va maintenant cesser de parler d'elle à la troisième personne et recommencer à s'exprimer normalement.) En cherchant bien, nous avons tout de même réussi à dénicher un endroit délicieux: le bar sur le toit de l'Hôtel Memmo, non loin de la Praça do Comércio, à deux pas d'un des arrêts du mythique tram 28. Petites terrasses en cascade, mini-piscine, calme absolu et vue imprenable sur le quartier de l'Alfama. Certes, la carte des cocktails se limitait à une poignée de classiques et à un Rose Punch sans alcool que la serveuse a automatiquement posé devant moi alors que non, il était pour Chouchou. Et certes, 9,50€ pour un Bellini à base de prosecco, c'est un poil chérot pour Lisbonne. Mais nous avons passé un moment merveilleux à regarder la nuit tomber en grignotant des chips de patate douce trempées dans une sauce au yaourt. Et ici aussi, nous avons pu payer avec une carte étrangère. 

Traversa Merceeiras, 27
1100-348 Lisbonne


PARK





Pour notre dernier soir, nous avions décidé d'aller boire un verre dans un endroit hors du commun: un bar situé au 6ème et dernier étage d'un parking du Bairro Alto. Arrivés vers 17h, nous avons trouvé la terrasse végétalisée déjà grouillante de jeunes qui auraient pu être nos enfants et qui clopaient comme s'ils avaient décidé de mourir longtemps avant nous. En plus, il y avait un DJ qui diffusait... je ne sais pas trop, du rap? Un truc tympanocrevant. Et toutes les bonnes places face au panorama étaient déjà prises, évidemment. Dommage, parce que la carte des cocktails était bien fournie, pleine de choses alléchantes à des prix hyper raisonnables: 7€ pour mon Sunset Park à base de vodka, 6€ pour le Virgin Mojito aux vraies fraises de Chouchou. Sans la fumée de cigarette, j'aurais volontiers traîné dans ce chouette endroit jusqu'au coucher du soleil, mais d'autres seront peut-être moins chochottes. 

Calçada do Combro, 58
1200-115 Lisbonne
Ouvert du lundi au vendredi de 13h à 23h30
et le samedi de 12h30 à 2h


BUDGET

2 billets A/R Bruxelles-Lisbonne en Check & Go (bagage cabine seulement) 
sur Brussels Airlines, réservés fin novembre pour un départ mi-mars: 152€
5 nuits dans un T2 du Bairro Alto, réservé sur Air BnB: 324€
2 guides de voyage (Un grand week-end à... + Cartoville): 18€
1 escape game chez Escape Hunt, réservé 15 jours avant le départ: 50€
Dépenses sur place (nourriture, boissons, transports, visites - mais pas shopping perso): 432€
- soit 43,20€ par personne et par jour

Total: 976€