lundi 30 janvier 2017

Lectures de Janvier 2017




ROMANS / RECITS / NOUVELLES
- Les vies de papier (Rabih Alameddine) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Même pas mort (François d'Epenoux) ♥︎♥︎♥︎
- The lie tree (Frances Hardinge) ♥︎
- The Cazalet chronicles T3: Confusion (Elizabeth Jane Howard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Three dark crowns (Kendare Blake) ♥︎♥︎♥︎
- The other side of the world (Stephanie Bishop)
- Stratégies du réenchantement (Jeanne-A. Debats) - en cours
- The Cazalet chronicles T4: Casting off (Elizabeth Jane Howard) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Sauveur & Fils, saison 1 (Marie-Aude Murail) ♥︎♥︎
- Les mille talents d'Euridice Gusmão (Martha Batalha) ♥︎♥︎♥︎
- Les vies multiples d'Amory Clay (William Boyd)
- The long way to a small angry planet (Becky Chambers) ♥︎♥︎♥︎♥︎♥︎

BEDE / MANGA
- Perfect world T2 (Rie Aruga) ♥︎♥︎♥︎
- Otherworld Barbara T1 (Moto Hagio) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Big Bang Saigon (Hugues Barthe/Maxime Péroz) ♥︎
- Idéal standard (Aude Picault) ♥︎
- Pereira prétend (Pierre-Henry Gomont) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Zaï zaï zaï zaï (Fabcaro) ♥︎♥︎♥︎
- Toutes les mers (Michèle Standjofski) ♥︎♥︎
Erased T8 (Kei Sanbe) ♥︎♥︎
- Culottées T2 (Pénélope Bagieu) ♥︎♥︎♥︎♥︎
- Nocturno (Tony Sandoval) ♥︎

dimanche 29 janvier 2017

C'était la semaine où... (#4)




...il m'a semblé que j'étais moins fatiguée depuis une quinzaine de jours: résultat de ma cure de magnésium et de mon récent shot de vitamine D?
...mon épaule gauche encore coincée m'a obligée à annuler le cours de candlelit yoga que je m'étais enfin décidée à réserver. 
...je me suis inscrite pour la "mission secrète" de The Bliss Conspiracy.
...j'ai appris que mon long tunnel de boulot urgent allait se prolonger jusqu'à fin mai. Comme il dure depuis début novembre et que je commence déjà à tirer la langue, ça ne m'a pas particulièrement réjouie. Cela dit, ça me fera des sous à dépenser en billets d'avion.
...pour la première fois de ma vie et malgré mon horreur de la foule, j'envisage d'aller manifester. Contre Trump, évidemment, quand il viendra à Bruxelles fin mai dans le cadre d'un sommet de l'OTAN.
...j'ai eu très envie de contacter l'auteure de cet article pour lui demander la permission de le traduire et de le publier sur mon blog (mais j'ai renoncé parce que je croule déjà sous le travail payant).
...mon épaule droite s'est coincée aussi pour ne pas être en reste.
...ma bouillotte a été ma meilleure amie; chaque soir, quand j'allais lire dans mon lit, je la coinçais derrière ma nuque pour soulager les tensions du haut de mon dos. Deuxième meilleure amie face à l'actualité anxiogène: ma plaquette de Xanax.
...j'ai longuement hésité à acheter une ravissante chauve-souris morte chez Saké, mais me suis sagement contentée d'une petite fittonia en bocal.
...j'ai été Instaxée par Karolina et Hanouna pour rejoindre le mur des habitués du Life is Beautiful.
...j'ai fait un des pires repas de ma vie dans une soi-disant izakaya qui utilise des spaghetti en guise de ramen, sert ses gyoza avec de la sauce soja, met plus de gras que de viande dans ses brochettes de porc, et j'en passe. Mon système digestif protestait encore vigoureusement deux jours plus tard.
...ma prof d'aerial yoga m'a félicitée pour mes progrès dans les postures de planche latérale; ça fait toujours plaisir!
...je me suis souvenue pourquoi j'avais laissé traîner ma compta pro de décembre dernier - à cause de  plusieurs opérations problématiques. Mais ça y est, c'est enfin bouclé.
...j'ai fini la série de manga "Erased", qui avait très bien commencé mais qui a commencé à m'ennuyer sérieusement au bout de 4 ou 5 tomes.
...nous avons passé notre dimanche après-midi à traquer la moisissure dans tous les recoins de notre chambre et de notre salle de bain. Dimanche prochain, le salon et la cuisine.
...pour nous récompenser, j'ai ressorti la recette de tarte amandine aux clémentines de Sunalee.
...je n'ai même pas tenu jusqu'au bout du pilote de "Z: the beginning of everything" tellement je trouvais la réalisation ennuyeuse et Christina Ricci trop maniérée.
...je me suis réjouie de la victoire de Benoît Hamon aux primaires de la gauche: enfin une note d'espoir pour clôturer une semaine politiquement très éprouvante.

vendredi 27 janvier 2017

Fausse fille




Je ne me maquille plus depuis des années, et je me trouve très présentable comme ça, merci. 
Je ne me suis jamais fait de brushing de toute ma vie, considérant comme une perte de temps la moindre minute passée dans ma salle de bains hors des nécessités d'hygiène basiques. 
Les comédies romantiques m'ennuient à mourir.
Je déteste la Saint-Valentin.  
Je vomis la galanterie, ce pseudo-esprit chevaleresque qui ne sert qu'à maintenir les femmes dans le rôle de créatures fragiles et donc inférieures. (En revanche, je suis une très grande fan de la politesse indépendante du contenu de la culotte des gens.) 
Je n'ai jamais rêvé de me marier, surtout pas en robe blanche et grand tralala. 
Je n'ai jamais voulu d'enfants non plus. Mon instinctmaternelomètre est coincé sur zéro depuis 45 ans et 9 mois. 
On m'a également oubliée lors de la distribution d'empathie, de sensibilité et de douceur. 
A un moment donné, il était question de m'enlever l'utérus à cause de mon endométriose: le concept ne me posait aucun problème. Non, je ne me serais pas sentie moins fâââme, juste soulagée. 
Dans le même ordre d'idée, si je dois avoir un cancer un jour, à gravité et risques égaux, j'espère que ce sera un cancer du sein plutôt que d'un organe qui me sert vraiment à quelque chose. 
Mais apparemment, la cerise sur le gâteau, c'est que que je trouve que Cillian Murphy - un des acteurs de la série "Peaky blinders" - a une tête de mérou resté trop longtemps dans le formol. "Toutes les filles le trouvent irrésistible", m'a affirmé Chouchou l'autre soir. "Euh, ben non, pas moi." "Toutes les filles", a-t-il insisté. 
Du coup, je ne sais plus trop à quoi je suis censée m'identifier. Un cornichon? 

mercredi 25 janvier 2017

10 articles #5




1. Parler aux inconnus: les bienfaits de l'intimité passagère (testé et approuvé par la grande asociale que je suis!)

2. Vous déprimez devant l'actualité? Lisez: "Le paradoxe de la violence: pourquoi le monde ne va pas si mal"

3. Dans le travail ou la vie privée, il existe des compétences universelles qui vous seront utiles toute votre vie.

4. Pourquoi les faits ne suffisent pas à convaincre les gens qu'ils ont tort (par exemple, de penser que ce qui coûte cher à la France, ce sont les immigrés, malgré tous les chiffres sur l'évasion fiscale qu'on peut leur montrer!).

5. Un exercice de réflexion très intéressant: celui de la question miracle.

6. Pas tentée par l'exercice du journal de petits bonheurs? D'autres moyens de pratiquer la gratitude au quotidien. (en anglais)

7. Les excellents conseils de Mr Money Mustache pour entretenir sa forme sans abonnement à une salle de sport (en anglais)

8. Vous seul(e) savez ce qui est bon pour vous. Et de la même façon, vous ignorez ce qui est bon pour les autres. (en anglais)

9. Une idée intéressante: la souplesse mentale, antidote à l'anxiété en ces temps difficiles. (en anglais)

10. Vous envisagez le végétalisme mais craignez les carences? Voici une liste des aliments à privilégier pour une alimentation équilibrée sans cruauté. (en anglais)

mardi 24 janvier 2017

Les brunchs du dimanche (44): L'Architecte





J'avoue: c'est un peu par hasard que nous avons atterri à l'Architecte dimanche midi. Nous avions réservé un brunch dans un nouveau restaurant où, lorsque nous sommes arrivés, on nous a répété quatre ou cinq fois "Vous vous êtes trompés, on ne prend pas les réservations". Comme en outre l'endroit était bondé, extrêmement bruyant et dépourvu de charme, nous ne nous sommes pas attardés. A la place, nous avons décidé de tenter notre chance quelques centaines de mètres plus loin dans un autre établissement très récent que nous nous étions promis de tester: l'Architecte, installé dans les locaux de l'école d'architecture de La Cambre. 






Ouvert début décembre, l'Architecte propose une formule brunch depuis deux semaines seulement: 25€ le buffet sucré-salé avec boissons chaudes et froides à volonté. Composition assez classique - pains divers, viennoiseries, crêpes, oeufs brouillés, au plat ou à la coque préparés à la demande, bacon, jambon, fromage, salades composées, fruits frais, tarte au fromage le jour où nous y sommes allés -, mais qualité irréprochable. J'ai particulièrement aimé le jus frais ananas-gingembre-citron (un délice), le pain sans gluten qui pour une fois avait la texture et le goût d'un "vrai" pain plutôt que qu'une tranche de carton, et le plateau de fromages savoureux. Les mini-viennoiseries sortaient juste du four et c'était super de les manger chaudes. De manière générale, le buffet est regarni souvent et généreusement. 




La salle, très grande, lumineuse et bien aérée, ne résonne pas trop même en cas d'affluence, et pour les grands groupes, on trouve des tables pouvant accueillir jusqu'à une vingtaine de personnes à la fois dans une ambiance de cantine bobo. Les baies vitrées donnent sur la place Flagey où un marché se tient tous les week-ends - ce qui permet de faire d'une pierre deux coups: les courses d'abord, le remplissage d'estomac ensuite! Enfin, le personnel est d'une gentillesse et d'une amabilité rares. Une bonne adresse où bruncher en famille ou entre copains. 

Place Flagey 19
1050 Bruxelles
Brunch les samedi et dimanche de 10h30 à 15h

lundi 23 janvier 2017

C'était la semaine où... (#3)




...j'ai lancé les formalités de fermeture de mon compte bancaire professionnel, bien plus nombreuses et chronophages qu'il n'y semblait au premier abord. Allez, c'est pour la bonne cause!
...le final complètement délirant de Sherlock m'a laissée partagée: d'un côté, un scénario invraisemblable et plein de trous gros comme des cratères; de l'autre, quelques scènes très réussies et un suspense psychologique bien mené. N'empêche que globalement, je n'ai pas du tout aimé cette saison 4.
...par flemme d'allumer le gaz juste pour ça, j'ai fait cuire mes ravioles de Romans à la bouilloire.
...j'ai acheté un très beau cactus cierge pour ma salle de bain; reste à lui trouver un cache-pot sympa!
...j'ai été ravie d'apprendre que This is us, ma série-chouchou de 2016, était renouvelée pour deux saisons de de plus.
...j'ai fait mon contrôle ophtalmo annuel, qui était acceptable même si je dois continuer à surveiller ma tension oculaire - et changer mes verres de près.
...je me suis fait surprendre à la terrasse de l'Oasis par Gaby et sa fille, attablée devant un mojito en plein mois de janvier. Oups.
...j'ai investi à contrecoeur dans une parka longue Desigual pour ne pas mourir de froid. Du moins était-elle bien soldée.
...je me suis rendue à l'évidence: cette année, je n'allais pas envoyer de cartes de voeux. Pas le temps d'en chercher, pas la motivation pour en écrire.
...j'ai entamé le compte à rebours jusqu'à l'investiture de POTUS46 (plus que 1460 jours...).
...pour me consoler, j'ai fini par me commander la figurine Funko Pop de Daenerys sur Drogon que je guignais depuis avril dernier.
...après trois longues semaines de pénurie, j'ai enfin pu reconstituer mes réserves de You zi hua cha. Plus jamais ça. Je n'aime aucun autre thé le matin au réveil.
...j'ai mouru des boobs avant de réussir à faire correctement la position de la sauterelle où le poids du corps doit reposer sur les poignets et non sur la poitrine.
...au bout de dix ans de vie à mi-temps en Belgique, j'ai enfin mangé ma première carbonnade à l'anniversaire de Bohemond.
...on avait réservé pour un brunch au nouveau resto La petite production, et quand on est arrivés, on nous a dit qu'on devait se tromper parce qu'ils ne prenaient pas les réservations. Comme de toute façon, c'était blindé de monde, hyper bruyant et pas cosy du tout, plutôt que d'attendre, on a été manger à L'architecte - et on a bien fait.
...après trois semaines de grande retenue en matière de shopping livresque, j'ai un peu craqué chez Brüsel.
...Chouchou est parti en team building, me laissant seule pour deux jours.

dimanche 22 janvier 2017

La rage et l'espoir



Y'en a au moins une qui s'est éclatée cette semaine, c'est la culture du viol. 

Une cliente Orange à qui un technicien récemment passé chez elle avait envoyé un texto pour la draguouiller s'est plainte auprès de la direction de la boîte. Levée de boucliers sur internet: cette connasse risquait de faire perdre son emploi à un pauvre type qui avait juste tenté sa chance gentiment. C'est bien triste qu'un homme ne puisse même plus adresser la parole à une femme sans se faire accuser de harcèlement. Clairement, la dénommée Buffy Mars a surréagi. 

Je veux bien croire à la bonne foi des messieurs qui ont protesté en ces termes, bien croire que la plupart d'entre eux sont des "mecs bien" qui jamais ne feraient de mal à une femme. Sauf que. Ils n'ont aucune idée de ce que c'est de grandir bombardée d'injonctions à ne pas s'habiller de façon trop provocante, à ne pas traîner seule trop tard le soir, à ne pas boire trop d'alcool au cas où. Aucune idée de ce que ça fait de toujours se sentir une proie pour la seule raison qu'on possède un vagin. Ils ne mesurent pas l'effarante injustice qu'il y a à toujours mettre en cause la parole de l'agressée, toujours penser que quand même, avec une jupe aussi courte, un rouge à lèvre aussi rouge et une demi-douzaine de whisky-Coca au compteur, elle l'a un peu cherché. Le viol et le harcèlement sexuel sont les seuls crimes pour lesquels c'est toujours la victime qui est présumée coupable et le vrai coupable rarement et toujours trop légèrement puni. 

Parfois même, on lui confie la présidence des César. 

Arguments des "mecs bien" qui ne voient pas trop où est le problème: "La fille faisait beaucoup plus mûre que son âge et posait pour des photos de lingerie". Quel que ce soit l'âge d'une femme, quel que soit son métier, ce n'est jamais acceptable de la droguer pour la sodomiser. "Elle a elle-même pardonné et souhaité qu'on ne parle plus de cette affaire." Elle a le droit de vouloir qu'on lui fiche la paix. Ca reste quand même un viol. "Vous mélangez tout; Polanski est un cinéaste de talent et c'est pour ses mérites professionnels qu'on le distingue là." Aucun mérite professionnel au monde ne devrait éclipser le fait qu'un homme est un violeur. La compétence n'est pas une excuse au crime. En faisant passer une agression sexuelle derrière la qualité d'une poignée de films, on envoie clairement le message que la moitié de l'humanité peut être impunément méprisée et violentée, surtout si c'est par un homme blanc et riche (mais pas que - voir l'affaire Bill Cosby). Ce qui permet à la plus grande puissance mondiale d'élire à sa tête un type qui trouve sa propre fille fort baisable et affirme que les femmes, il faut les attraper par la chatte. C'est loin d'être le seul problème avec Donald Trump, mais c'est un problème qui à lui seul aurait dû empêcher son élection si la culture du viol n'était pas à ce point prégnante dans nos sociétés que 53% des femmes blanches ont voté pour lui. 

Heureusement, toutes les femmes ne sont pas à ce point endoctrinées et résignées. Hier, 2,9 millions d'entre elles ont marché pour l'égalité hommes/femmes, pour la préservation du droit à l'avortement, pour que tout le monde soit traité de la même façon quel que soit son genre, son origine ethnique et ses préférences sexuelles. Pour une société sans discrimination et sans haine. J'ai regardé un bout de la manifestation de Washington en direct: le discours de Michael Moore, l'impressionnant beat d'Ashley Judd, l'intervention d'America Ferrara. J'ai vu fleurir sur mon fil Twitter des photos d'autres marches un peu partout dans le monde: toutes les célébrités que je suis sont allées défiler avec les bonnets roses, depuis Jillian Michaels jusqu'à Elizabeth Gilbert en passant par Emma Watson, Pénélope Bagieu et Claire North. Et il n'y a eu aucun débordement, aucune casse, aucune violence. Juste des gens paisibles mais férocement déterminés à revendiquer leurs droits et à résister à l'Empire. 

Ce qu'il va falloir continuer à faire pendant chaque jour des 4 années à venir. Mais après la dépression noire de vendredi, hier, j'ai entrevu une lueur d'espoir. 

jeudi 19 janvier 2017

La grosse gnioque




Mon Papounet,

J'en ai une bien bonne à te raconter. 

Tu te souviens de la secrétaire de notre ophtalmo de famille? Pendant 20 ans, tu t'es pris la tête avec elle chaque fois qu'un de nous avait rendez-vous pour faire contrôler sa vue. Je ne compte plus le nombre de fois où tu l'as traitée de grosse gnioque, la bave aux lèvres et la tension à 37. Il faut dire qu'elle était particulièrement molle, incompétente et de mauvaise volonté. Toute le monde le savait, y compris sa patronne qui était pourtant trop gentille pour la virer. Une fois que j'ai été assez grande pour prendre mes propres rendez-vous, à mon tour, je me suis colletée avec cette fameuse secrétaire, qui nous a fourni le sujet de maintes récriminations en stéréo sur le thème: "Tu ne sais pas ce qu'elle m'a fait la dernière fois, cette grosse gnioque?". 

Mais un jour, après quelques années durant lesquelles j'avais négligé mes visites de contrôle, l'ophtalmo m'a découvert un problème de surtension oculaire - comme toi. Apparemment, il y a une composante héréditaire là-dedans. J'ai encore plus peur de devenir aveugle que d'avoir un cancer, donc la nouvelle ne m'a pas précisément plongée dans la félicité et les paillettes. C'est même la dernière chose dont je t'ai parlé au téléphone avant ta mort. De ça, et du panaris assez douloureux que j'avais à un doigt. Le panaris n'était pas encore guéri le jour de tes obsèques, mais il a disparu peu de temps après. Le problème de surtension, lui, est resté et devra être surveillé jusqu'à la fin de ma vie. 

Du coup, j'ai compris que j'allais devoir me coltiner la fameuse secrétaire très régulièrement, et je me suis dit que j'allais faire un effort pour bien m'entendre avec elle parce que ça diminuerait le stress de mes visites régulières chez l'ophtalmo. Et miracle! Ca a marché tout de suite. Je me suis mise à lui sourire beaucoup et à l'appeler par son prénom; elle a commencé à se montrer arrangeante pour mes rendez-vous. Et puis, elle avait dû enfin apprendre à faire correctement son boulot pendant les quelques années où je n'étais pas venue chez sa patronne, parce que désormais elle était mieux organisée et nettement plus dynamique. Comme quoi, les gens changent. 

Aujourd'hui, en arrivant chez l'ophtalmo, je me suis réjouie du vide absolu de la salle d'attente.
- C'est génial! Je me souviens, il y a quelques années, c'était toujours bondé et on passait avec des heures de retard...
- Ah oui, mais ça, c'était à l'époque de Claire, m'a répondu ma nouvelle grande copine la secrétaire.
- Claire?
- La secrétaire qui était là avant moi. Un vrai boulet.
- ...Vous avez commencé à travailler ici il y a combien de temps, déjà?
- Ca va faire sept ans en février. J'ai été embauchée quand Claire a pris sa retraite anticipée.

Oui, les gens changent.

Parfois, au sens littéral du terme - et sans que je m'en aperçoive.

(Bon, en même temps, je suis cette fille qui la dernière fois qu'un type en Kangoo l'a saluée à un feu rouge a attendu qu'il ait redémarré pour identifier le mec avec qui elle avait vécu pendant sept ans. Ou bien ma vue est encore plus mauvaise que je ne le soupçonne, ou bien je ne prête vraiment aucune attention à la tête des gens.)

A part ça, je me demande ce que tu penserais de l'intronisation de Donald Trump demain. Rien de bon sans doute, vu que tu étais encore plus pessimiste et angoissé que moi. 

Encore un hiver sans toi.

Je t'embrasse. 

mercredi 18 janvier 2017

Envies de janvier




manger du chocolat blanc au matcha du Palais des Thés
tester l'aligot Picard - super bon, paraît-il
réserver un brunch à La Petite Production, qui vient d'ouvrir dans le quartier Flagey
boire un verre à l'Alice Cocktail Bar
voir l'expo "D'une Méditerranée l'autre" à l'Hôtel des Arts
commander le sublime omnibus de Sandman en deux volumes
(mais à 150€ pièce, ce serait vraiment une folie)
investir dans une doudoune longue, parce que mon petit manteau en laine
ne me protège pas assez du froid actuel
acheter un gros cactus pour la salle de bain à Monpatelin
...et un pied d'éléphant pour le salon à Bruxelles
voir La La Land au cinéma, histoire de m'évader pendant deux heures
...et regarder "A series of unfortunate events" à la télé,
pour le côté wesandersonien de sa bande-annonce
concocter un élixir magique pour oublier que Trump est POTUS dans 48h
(non, le Xanax ne suffira pas cette fois)
trouver du courage pour tenir mon rythme de travail jusqu'au 1er mars

lundi 16 janvier 2017

Réussir sa vie, ce n'est pas forcément la même chose que réussir dans la vie




Quand j'étais jeune adulte, Jacques Séguéla n'avait pas encore sorti sa connerie sur la Rolex sans laquelle on a paraît-il raté sa vie à 50 ans, mais le message que m'envoyaient ma famille, la société, les médias et surtout l'école dans laquelle j'étudiais était très clair. Réussir dans la vie, c'était avoir un boulot prestigieux, le salaire faramineux qui allait avec, une grande maison, une grosse voiture et, pour les propriétaires d'utérus notamment, deux ou trois marmots vifs d'esprit. 

Moyennant quoi, dès que j'ai été libre de le faire, je me suis mise à mon compte dans une profession que peu de gens prennent au sérieux, qui ne me rendra jamais riche et qui me laisse à la merci des caprices de la conjoncture comme de l'administration. Je me suis obstinée à vivre dans des petits appartements, et je regrette même d'avoir acheté le mien au lieu de rester juste locataire. Je me déplace essentiellement à pied ou en transports en commun. Quant aux marmots de quelque disposition intellectuelle que ce soit, je me suis donné beaucoup de mal pour éviter qu'un seul d'entre eux débarque dans mon existence malgré le choeur général des "Mais avoir des enfants, c'est la plus belle chose dans la vie d'une fââââme!". 

Je sais que mes parents ont toujours considéré que je gâchais ma vie sur à peu près tous les plans, surtout comparée à ma soeur qui elle faisait (et fait toujours) un magnifique carton plein. Le truc, c'est que ma soeur est très heureuse comme ça et s'éclate aussi bien dans sa carrière que dans sa vie privée, alors que ça ne serait pas mon cas du tout. Si j'avais été un peu moins rebelle, un peu moins imperméable à l'avis des autres, un peu moins déterminée à suivre ma propre voie, j'aurais laissé mon entourage me vendre une vie Ikea pas du tout faite pour moi, et je déprimerais sévère. Alors que là, malgré des erreurs multiples et souvent douloureuses, je suis tout aussi heureuse que ma soeur - à ma façon. 

Je fais un métier qui m'apporte une certaine satisfaction créative, pas tous les jours, mais le plus souvent. Qui ne m'oblige pas à forcer mon tempérament asocial. Qui ne me fait pas perdre de temps en trajets maison-boulot chaque matin et chaque soir. J'organise mes journées comme je veux du moment que je respecte mes dates de remise. Je me partage entre deux lieux de vie très différents, aux avantages complémentaires. Je prends mes vacances quand je veux, et c'est moi qui décide de leur durée selon que j'ai plus besoin de sous ou de repos. J'ai un partenaire que j'aime, et la possibilité d'investir toute mon énergie relationnelle dans notre couple. Vivre dans un petit appartement me laisse des ressources financières pour voyager un peu tout en m'évitant d'avoir trop de problèmes matériels à gérer. 

Mon luxe à moi, c'est de me sentir libre et légère. 

Je n'ai pas réussi dans la vie, mais je réussis ma vie chaque jour. 

dimanche 15 janvier 2017

C'était la semaine où... (#2)




...le deuxième épisode de Sherlock m'a foutue dans une rogne noire; le premier était déjà ennuyeux, celui-ci était grotesque. La série devient une caricature d'elle-même.
...j'ai été épatée par la rapidité toute neuve de mon MacBook, dont j'ai fait doubler la RAM. Et failli pleurer de joie en retrouvant un clavier dont les touches fonctionnent du premier coup.
...je n'ai pas du tout, du tout accroché au dernier Aude Picault alors que j'avais adoré tous ses albums jusqu'ici.
...après deux romans décevants, je me suis plongée avec délice dans le tome 3 des Cazalet chronicles.
...on a toutes dû se dire qu'on voulait que notre chéri(e) nous regarde comme Barack regarde Michelle à la fin de son discours d'adieu à Chicago.
...la propriétaire de Chouchou est passée apporter un nouveau détecteur de fumée et constater la fuite dans le mur de la salle de bain ainsi que le défaut de fonctionnement de la ventilation.
...j'ai osé demander à mon illustratrice préférée si elle pourrait me faire une nouvelle bannière pour le blog, et où bien que débordée, elle a gentiment accepté. Serpentins, confetti.
...légèrement abrutie par le travail, j'ai eu la bonne idée de faire mes comptes prévisionnels pour le premier trimestre 2017, et le résultat m'a immédiatement ragaillardie: mon ravalement de façade devrait être financé les doigts dans le nez.
...inquiète à cause de la tempête dans le nord de la France et des suppressions de train annoncées, j'ai passé une nuit quasi-blanche avant mon départ.
...j'ai eu tort de m'inquiéter, car mon voyage s'est très bien déroulé au final, et m'a même donné l'occasion de m'offrir un déjeuner au Train Bleu.
...je me suis rendu compte que mon pull en cachemire préféré (le gris-bleu avec un col en V) avait un énorme trou irréparable au coude gauche, snif!
...j'ai découvert la Owlcrate Box et désespéré de ne pas pouvoir m'abonner tellement je la trouve - wait for it - chouette (ha ha)
...j'ai failli me casser deux dents sur la fève Barbapapa planquée dans ma brioche des rois individuelle.
...j'ai fait transférer ma ligne mobile chez mon opérateur de téléphonie fixe pour n'avoir plus qu'une seule facture.
...j'ai reçu de mon amie Gaby un dessin de Lord Speculoos le vampire et une carte de voeux Patronus.
...la bande-annonce de "A series of unfortunate events" m'a donné vachement envie de regarder la série télé même si je n'avais pas accroché aux bouquins.
...j'ai découvert qu'on pouvait très bien manger des Petits Suisses périmés depuis un mois sans être malade.
...j'ai appris du compte Twitter Escape Game France que notre salle préférée, la Safe House de Budapest, avait fermé.

samedi 14 janvier 2017

Où je m'emmène déjeuner au Train Bleu




Si affreusement terre-à-terre qu'elle puisse sembler, ma résolution de "dépenser mes sous intentionnellement" en 2017 est sans doute l'une des plus significatives que j'ai prises, et aussi celle que j'ai adoptée avec le plus d'enthousiasme et dont je me félicite déjà le plus au bout de deux semaines. Ne pas tomber dans le piège des soi-disant achats-plaisir qui se servent au final qu'à prendre la poussière sur une étagère (ou une tringle à vêtements) et me culpabiliser. A la place, investir consciemment dans des choses qui m'apportent un vrai plaisir, et si elles sont immatérielles et n'encombrent pas mon espace vital, c'est encore mieux.

Hier, je devais passer la journée dans le train. Jeudi soir, Thalys m'a envoyé un texto pour me prévenir qu'en raison des intempéries prévues dans le nord de la France, l'arrivée de mon train à Paris était prévue avec 60mn de retard. Ce qui me laissait encore tout juste le temps d'attraper ma correspondance; par contre, à partir de 70mn, ça commençait à sentir le moisi. Bien entendu, stressée de la vie comme je suis, je n'en ai quasiment pas dormi de la nuit. Et à 8h du matin le lendemain, Thalys m'a envoyé un nouveau texto pour me prévenir que mon train était carrément supprimé. J'ai téléphoné au service client en m'attendant à ne pas réussir à les joindre, mais surprise! J'y suis parvenue dès mon second appel. Un monsieur très aimable m'a informée qu'exceptionnellement, je bénéficiais d'une "souplesse d'accès" toute la journée, c'est-à-dire que je pouvais prendre n'importe quel autre Thalys circulant sur le même trajet à l'heure de mon choix. Le temps de me préparer, j'ai immédiatement foncé à la gare, et réussi à attraper un train qui partait une heure plus tôt que mon train supprimé. Il y avait des places libres, et Thalys distribuait des boîtes-déjeuner: bravo pour la gestion de crise.

Le trajet s'étant déroulé sans aucun ralentissement, et le RER D étant toujours aussi rapide pour traverser Paris, je me suis retrouvée gare de Lyon 2h30 avant le départ de mon TGV. Pour tuer le temps, je pouvais me faire un lunch fonctionnel chez Prêt-à-manger puis me balader dans la galerie commerçante où les soldes battaient leur plein et me laisser tenter par deux-trois merdouilles inutiles. Mais j'ai décidé qu'après mon coup de stress, ma nuit presque blanche et ma course du matin, je méritais mieux que ça. Alors, j'ai monté le grand escalier qui mène au restaurant mythique Le Train Bleu, et j'ai réclamé une table pour une personne. J'ai mangé un magret aux cèpes en sirotant un verre de Côtes-de-Provence blanc et conclu par un thé gourmand (des aiguilles d'argent au jasmin accompagnées de quatre gâteaux miniatures). Comme ce n'était pas bondé même s'il y avait pas mal d'animation pour un midi de semaine, j'ai traîné à table avec mon bouquin en cours, jetant de temps à autre un regard admiratif à la ronde. Le personnel a été aux petits soins, et j'ai passé un moment délicieux pour sûrement moins cher que ce que j'aurais bêtement claqué avec ma première option. Bref, hier midi, j'ai dépensé mes sous de la meilleure façon pour moi, et j'entends bien continuer sur cette lancée! 

vendredi 13 janvier 2017

Et si on se donnait la permission d'être nuls (peut-être)?




Je ne suis pas une grande connaisseuse (ni une grande amatrice, d'ailleurs) des jeunes enfants. Mais je trouve qu'ils possèdent une qualité admirable: ils dessinent, chantent et dansent de façon très naturelle, sans craindre que personne ne les juge. Ca leur fait plaisir, donc ils le font, point. Et puis en grandissant, ils acquièrent une conscience d'eux-mêmes au sein d'un cadre social avec ses règles explicites ou tacites, et leur spontanéité s'envole. Même les tenues vestimentaires délicieusement farfelues qu'ils pouvaient avoir envie de porter quand ils étaient petits rentrent dans le rang de ce qui est considéré comme cool ou à la mode. 

Adultes, combien d'entre nous étouffent toute pulsion artistique ou plus généralement créative par honte de ne pas savoir "bien faire"? Par exemple, de ne pas avoir la technique nécessaire pour croquer un chat qui ressemble à un chat, créer une perspective juste ou rendre correctement des ombres? Nous sommes tellement habitués à devoir être performants en tout que si nous n'avons pas de formation spéciale ou estimons ne pas posséder de talent inné, nous n'essayons même pas. Y compris lorsque nous savons très bien que rien ne nous oblige à montrer le résultat à personne si nous n'en sommes pas satisfaits, car à force d'être soumis au jugement des autres et à une pression sociale tous azimuts, nous sommes devenus nos critiques les plus sévères, nos détracteurs les plus exigeants. 

En vérité, l'important, ça n'est pas de pouvoir rivaliser avec Matisse ou gagner sa vie comme graphiste, mais juste de se faire plaisir en gribouillant quelque chose sur un bout de papier volant ou un joli carnet. En écrivant un roman bancal qu'aucun éditeur n'envisagerait jamais de publier. En massacrant avec enthousiasme n'importe quelle symphonie au piano, n'importe quelle chanson de Maxime Le Forestier à la guitare sèche. Il faudrait savourer le processus plutôt que le résultat; profiter du chemin sans trop se focaliser sur la destination. Comme dans beaucoup d'autres domaines, en somme. Surtout que l'avantage, quand on part de loin, c'est qu'on a plein de marge de progression et qu'on ne peut que s'améliorer!

jeudi 12 janvier 2017

Les conversations absurdes #4


Minuit passé. Au lit, je me tortille pour me mettre dans la position des cuillères avec Chouchou qui est allongé derrière moi. Une voix plaintive s'élève dans l'obscurité.
CHOUCHOU: Tu viens de t'asseoir sur ma couille. 
MOI (mi-penaude mi-hilare): Je t'ai déjà dit cent fois de ne pas laisser traîner tes affaires. 
CHOUCHOU (indigné): C'est pas ma faute, il fait chaud dans la chambre alors tout se dilate et s'étale. 
MOI: Bref, si je veux que l'appartement soit bien rangé, je dois baisser le thermostat, c'est ça? 

mardi 10 janvier 2017

La saison de la marmotte



Même si l'hiver n'a officiellement commencé que depuis trois semaines, j'ai l'impression d'être en plein coeur de la saison froide. Ca faisait des années que les températures n'avaient pas été aussi basses et que je n'avais vu ni neige ni verglas (ou juste en quantité symbolique). A cause du réchauffement climatique, il me semble assez difficile de rouspéter contre ça, mais clairement, ça ne contribue pas à donner une folle envie de sortir de chez soi. Entre le froid et mon anémie actuelle, je dors neuf heures par nuit et case encore une sieste dans l'après-midi lorsque je peux. Si ça se trouve, je suis lentement en train de me métamorphoser en marmotte. 

Je suis tombée à court de mon précieux you zi hua cha depuis une semaine, et je n'ai trouvé ni le temps ni le courage de m'aventurer jusqu'au magasin pour aller en chercher. Cercle vicieux: du coup, mon réveil est encore plus difficile! Et comme je croule sous le boulot en ce moment, mes journées se résument à peu de choses: bosser, lire, regarder un épisode de série télé le soir. J'ai de plus en plus de mal à trouver à la fois le temps et la motivation pour me traîner à l'aerial yoga deux fois par semaine. Et je sais que ça va continuer sur ce mode jusqu'à début mars. 

Cela dit, je ne suis absolument pas déprimée. J'ai accepté beaucoup de travail pour cette période parce que c'est le meilleur moment pour engranger des sous et commencer à organiser les voyages prévus le reste de l'année. Je sais que c'est normal de dormir plus et d'avoir moins d'énergie en hiver - c'est le rythme de la nature et je ne vais pas le révolutionner à moi toute seule. Je suis contente de ne pas me sentir obligée de "profiter" du beau temps et, mon quota de pages terminé, de pouvoir me réfugier dans mon lit avec un bouquin et un chocolat chaud jusqu'au retour de Chouchou. Je ne voudrais pas que toute mon année ressemble à ça, mais je trouve plus facile d'accepter le cycle des saisons que de lutter contre. 

Et vous, il se passe comment votre hiver jusqu'ici? 

lundi 9 janvier 2017

J'ai testé: le massage assis au Serendip Spa




Ca fait des années que j'ai le haut du dos perpétuellement raide et souvent douloureux. Je me coince régulièrement un nerf sous la pointe de l'omoplate gauche, et l'articulation de mes épaules a une amplitude de mouvement quasi-nulle. J'attribue ça au fait de passer toutes mes journées assise et penchée au-dessus d'un ordinateur portable; ma prof de yoga me soutient que c'est parce que j'ai un tempérament angoissé et "peur de quelque chose". Quelle que soit la source du problème, je cherche des moyens de le résoudre. Mon ostéopathe arrive très bien à me remettre d'aplomb, mais je ne l'ai pas toujours sous la main. C'est pour cette raison que je vais prochainement tenter le standing desk. Et c'est aussi pour ça que vendredi dernier, comme j'avais un peu de temps à tuer du côté de la place Stéphanie, j'ai poussé la porte du Serendip Spa afin de tester leur massage tête-cou-épaules en chaise

La chaise, on la voit sur la photo ci-dessus. On s'y assoit en position accroupie, avec les genoux et les bras soutenus, le buste légèrement penché en avant et le visage calé dans le trou entouré d'une serviette. Bien que ça semble peu naturel, c'est parfaitement confortable. Et par rapport à un massage en cabine, ça évite de se déshabiller complètement. Ma thérapeute ce jour-là était une jeune femme nommée Mafalda que je voyais pour la première fois. Je lui avais demandé le massage d'une demi-heure (pour les gens vraiment pressés ou désireux de tester le concept à moindre prix, il existe une version d'un quart d'heure). Le haut de mon dos était tellement noué qu'elle a littéralement dû y aller avec les coudes. Ce n'est pas du tout plaisant sur le coup, mais je sais que c'est nécessaire si je veux obtenir le moindre résultat. Des gens moins crispés pourront se contenter d'un traitement plus doux. De toute façon, le/a thérapeute doit constamment vérifier que la pression est acceptable pour le client (ce qu'a fait Mafalda tout au long de la demi-heure que j'ai passée entre ses mains) et la moduler si nécessaire. 

En fin de séance, Mafalda m'a conseillé de soulager chaque soir le haut de mon dos en y appliquant une bouillotte pendant une dizaine de minutes afin que la chaleur détende mes muscles, puis en utilisant sur cette même zone un gel apaisant (le Serendip Spa vend celui-ci, qui est parfumé au romarin, au poivre noir, à la lavande et au gingembre, des odeurs que j'adore). Un truc qui peut être utile aux gens souffrant du même problème que moi! Sinon, en 45 mn, le Serendip Spa propose aussi un massage du dos en profondeur que je testerai sans doute une autre fois.

Serendip Spa
Place Stéphanie 18
1050 Bruxelles
Réservation en ligne ou par téléphone conseillée

dimanche 8 janvier 2017

C'était la semaine où... (#1)




...il a neigé, mais trop peu pour que ça tienne, et gelé suffisamment pour qu'on risque de se casser une jambe chaque fois qu'on s'aventurait dehors
...j'ai timidement entamé mon Hobonichi Cousin; je vais attendre d'être vraiment contente de ce que j'en fais pour vous le présenter
...j'ai repris le boulot sur l'iMac de Chouchou en attendant que mon MacBook soit réparé - ce qui a été super rapide au final, et qui devrait me permettre de repousser d'un an l'achat de mon prochain ordinateur portable
...j'ai été super déçue par le premier épisode de la saison 4 de Sherlock, que j'attendais avec impatience depuis trois ans
...j'ai décidé de ne plus travailler pour cette cliente qui me demande toujours des trucs en urgence et n'est jamais satisfaite du résultat
...Chouchou est rentré à la maison avec un bolo rei acheté à la fameuse pâtisserie portugaise qu'on devait tester depuis une éternité, et a été fêté en héros
...ayant résolu de ne pas acheter de livres en janvier afin d'écluser ma PAL, j'ai tiré de celle-ci le tome 1 de "Otherworld Barbara" (que j'ai adoré) et celui de "Les Outrepasseurs" (qui m'est tombé des mains au bout de quelques chapitres tellement le style de l'auteure m'insupportait) 
...j'ai testé le massage en chaise tête-cou-épaules au Serendip Spa, et traumatisé une nouvelle thérapeute avec mon haut de dos noué et raide comme du bois
...le LIB étant fermé jusqu'au 12, on s'est retrouvés à 7 au Berger pour des cocktails de Nouvel An le vendredi soir, et où on a eu la bonne surprise de découvrir que les prix de la carte avaient baissé
...on a dîné à l'Ouzerie avec Gasparde et Bohemond, et où même en mangeant en quantité raisonnable, j'ai eu mal au ventre une bonne partie de la nuit - horrible soupçon: et si je ne digérais plus l'ail?
...on a décidé de faire l'impasse sur les Imaginales cette année encore pour financer plutôt nos vacances norvégiennes en juin
...j'ai ouvert mon premier litige sur Paypal, au sujet d'un sweat-shirt qui ne m'a jamais été livré, dont le numéro de suivi DHL ne correspond à rien et dont le vendeur ne répond pas à mes mails
...je me suis entendu dire à ma prof d'aerial yoga: "Ouhlà non, pas de soldes pour moi, j'ai horreur de faire les magasins et je n'ai besoin de rien", et où je me suis rendu compte que c'était vrai
...j'ai découvert le Brillat Savarin à la truffe et le Sein de Nounou, qui sont tous les deux des tueries
...pour la seconde fois en quinze jours, j'ai offert une chouette bougie Feu de Bois à quelqu'un qui avait déjà une cheminée
...j'ai unliké deux de mes pages Facebook préférées, Left Wing Nation et I Fucking Love Science, devenues vraiment trop anxiogènes
...j'ai péniblement entamé "Building stories": ça a l'air génial, mais fichtre, que c'est écrit petit!
...on a réservé nos billets d'avion pour aller fêter les 40 ans de Lady Pops dans un chalet en Suisse
...même en dormant neuf heures par nuit, je me suis sentie tellement crevée que je vais sans doute me résoudre à prendre des comprimés de fer

jeudi 5 janvier 2017

Dix ans, c'est mieux que dix jours, dix semaines ou dix mois


Plus jeune, je croyais que j'aurais beaucoup de mal à me passer, un jour, de l'effervescence d'un nouvel amour. La tempête d'hormones. La découverte de tant de points communs, et aussi de différences excitantes. Le sexe partout, tout le temps. Les conversations passionnées jusqu'à pas d'heure. L'impression d'être tout le temps ivre sans avoir bu une goutte d'alcool. La création d'une bulle pour deux. Les perspectives d'avenir vertigineuses.

Mais la tempête d'hormones finissait toujours par se calmer (ce qui était heureux pour ma productivité). Les différences excitantes commençaient à me faire grincer des dents. Le silence s'installait peu à peu pendant les repas. Le futur devenait angoissant plutôt qu'excitant. Suivant! 

En tout honnêteté, je ne comprenais pas qu'on puisse passer sa vie avec quelqu'un sans finir par s'ennuyer sévèrement. Malgré quelques très beaux exemples contraires autour de moi, j'avais l'impression que la plupart des couples restaient ensemble pour les enfants, par habitude, sens du devoir ou peur de la solitude... Bref, rien qui me parlait vraiment. 

J'ai eu deux relations sérieuses avant l'âge de 35 ans et dès le début de chacune d'elles, mon instinct me disait que c'était une mauvaise idée. Un Catho de droite qui voulait quatre enfants et une femme qui ne la ramenait pas trop parce que c'était lui le chef de famille même si je bossais alors que lui non? Un militaire sportif qui détestait la ville, n'ouvrait jamais un bouquin et accessoirement était à deux mois de se marier la première fois qu'il a couché avec moi? Rétrospectivement, c'est assez risible. (D'ailleurs, j'en ris. Ah ah.) 

Quand j'ai rencontré Chouchou, je voulais juste du sexe tout sauf une troisième relation sérieuse. De toute façon, ce n'était absolument pas mon genre d'homme. Moi, je les aimais grands, chevelus et si possible vivant dans le même pays. Comme de toute évidence, je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il me faut en amour, je suis toujours avec lui dix ans plus tard, et très heureuse même si notre relation a aussi traversé son lot d'orages et eu à négocier pas mal d'écueils en chemin. 

Aujourd'hui, je peux dire une chose: si on a bien choisi, être avec quelqu'un depuis dix ans, c'est vachement mieux qu'être avec lui depuis dix jours, dix semaines ou même dix mois. Bien se connaître et avoir tant de souvenirs communs, de mon point de vue, ça dépasse largement la fameuse effervescence des débuts. Ce qu'on perd en intensité superficielle, on le gagne dix fois en profondeur et en solidité. Je ne me sens pas immunisée contre le risque d'une rupture, mais notre couple m'apporte bien davantage de satisfaction aujourd'hui qu'aux premiers jours. 

J'aime que Chouchou ait connu mon père, qu'il sache d'où viennent certains de mes traits de caractère et de mes névroses. Il me dit qu'il aime que je n'aie pas connu le sien, et ça me rend un peu triste pour lui - mais d'un autre côté, je comprends. J'aime que notre relation ait l'âge de Darklulu et qu'elle grandisse en même temps que lui; ça fait un chouette point de repère. J'aime que mes neveux ne se souviennent d'aucun autre "oncle" que lui. J'aime qu'à force d'aller voir ma famille à Toulouse, on ait nos petites habitudes même là-bas. 

J'aime qu'on se trouve toujours aussi drôles mutuellement, alors qu'à la base on n'a pas le même style (je tends plutôt vers le sarcasme et lui vers l'absurde) ni les mêmes références culturelles. Petit à petit, on déteint l'un sur l'autre et on se crée un humour du troisième type qui n'appartient qu'à nous. J'aime le répertoire de private jokes plus ou moins foireuses qu'on s'est constitué au fil des ans, et qui continuent à nous faire hurler de rire à une heure de la nuit où on devrait déjà dormir depuis longtemps vu qu'il y a école le lendemain. J'aime que la conversation entre nous ne se soit jamais tarie, même si nos opinions divergent sur presque tout. J'aime que lorsqu'un silence s'installe, il soit confortable et qu'aucun de nous deux n'éprouve le besoin de le combler juste pour le combler. 

J'aime quand on parle de nos voyages passés et qu'on prépare les prochains. Depuis le temps, on a repéré ce qui fonctionne bien pour nous. On sait qu'on préfère les appart' Air B n B aux chambres d'hôtel et les  cantines locales aux "vrais" restos, qu'il réussira à m'entraîner dans un musée d'art moderne ou contemporain, que je rouspèterai pendant toute la visite et que ça le fera beaucoup marrer, qu'il verdira un peu s'il y a des turbulences pendant le vol et que je ne mettrai pas les pieds sur un bateau à moins d'avoir été droguée et ligotée. On se souviendra toujours du froid qu'il faisait en juin dernier à Edimbourg, des escape game géniaux à Budapest, du voisin qui écoutait de la musique baroque plein pot jusqu'à une heure du matin à Venise, des fabuleux fish and chips mangés à Reykjavik, des piqûres d'araignée récoltées à Fushimi Inari près de Kyoto. 

J'aime qu'on ait fini par apprendre à ne pas appuyer sur nos mauvais boutons respectifs. Il sait que ça ne sert à rien de me pousser à adopter rapidement des innovations technologiques parce que je résiste toujours fort et longtemps. Je sais que ça ne sert à rien de lui parler pendant qu'il est occupé à autre chose ou de le harceler pour qu'il range ses affaires. Il connaît les tenants et les aboutissants de mes crises d'angoisse; je connais les tenants et les aboutissants de ses troubles de l'attention. Il ne soupire pas quand je le sollicite pour la énième fois parce que je bloque sur un truc informatique. Je ne soupire pas en lui faisant remarquer le sac de courses qu'il est sur le point d'oublier sur la chaise voisine au resto, ni en l'aidant à chercher son iPhone quand il part bosser le matin.  

J'aime qu'on se soit vus au pire de nos états respectifs - lui paralysé de douleur par un calcul rénal, frôlant les cent kilos ou éructant d'une colère horrible, moi vomissant en pleine rue à cause d'une migraine ophtalmique, au poids le plus élevé de ma vie ou en train d'hyperventiler sous le coup d'une attaque de panique - et qu'aucun de nous n'ait pris ses jambes à son cou. Qu'on ait eu des problèmes sérieux et qu'on ait mis beaucoup d'énergie et de bonne volonté à les surmonter. Qu'on ait failli se séparer plusieurs fois mais qu'on soit toujours ensemble alors que rien ne nous attache l'un à l'autre, et même, que notre vie serait matériellement plus simple si nous n'étions pas en couple. 

Oui, dix ans d'une bonne relation, c'est mieux que dix jours, dix semaines ou dix mois. Dommage qu'on ait peu d'espoir d'arriver à se prononcer sur dix siècles!


mercredi 4 janvier 2017

Mes sous et moi





J'ai mis du temps à développer un rapport sain avec l'argent. Mon père gérait les finances familiales. Ayant grandi dans la pauvreté, il  était du genre hyper économe, à ne pas dépenser un franc si ce n'était pas vraiment nécessaire. Résultat: bien que je n'aie jamais manqué de rien enfant, je n'ai pas du tout été gâtée sur le plan matériel. J'avais des cadeaux pour Noël et pour mon anniversaire, point, et un peu d'argent de poche chaque mois (beaucoup moins que les autres jeunes de ma classe en général). 

Lorsque, après avoir réussi les concours des Sup de Co, je suis partie vivre seule à Toulouse à l'âge de 17 ans, ma liberté toute neuve m'a tourné la tête. Je me suis mise à dépenser à tort et à travers, et comme le modeste budget alloué par mon père suffisait à peine pour mes frais incontournables, j'ai souscrit un prêt étudiant au Crédit Lyonnais qui était partenaire de mon école. En 3 ans, j'ai ainsi accumulé 120 000 francs de dettes (environ 18 500€) pour des bêtises: beaucoup de billets de train Toulon-Toulouse, des vêtements dont je n'avais pas besoin... 

Mon DESCAF option marketing en poche, je me suis rendu compte assez vite que je n'étais pas du tout à ma place professionnellement et qu'il serait bon que je change de voie. Le problème, c'est qu'avec mon prêt à rembourser, je ne pouvais pas me permettre de reprendre d'autres études: je devais gagner de l'argent tout de suite pour ne plus être à la charge de personne. J'ai eu la chance de réussir à retomber sur mes pattes en devenant traductrice sans le moindre diplôme. Mais j'ai bien retenu la leçon de mon erreur: ne plus jamais m'endetter pour des choses qui n'en valent pas la peine. 

Une fois mon prêt enfin remboursé, mon nouvel objectif financier a été de mettre de côté l'équivalent de 3 mois de dépenses courantes pour le cas où je connaîtrais une période de chômage technique, chose apparemment assez fréquente chez les freelance. J'ai eu de la chance, et à ce jour ça ne m'est jamais arrivé, mais avoir ces sous de côté me tranquillise - et me permet d'alimenter mon compte courant pour ne pas me retrouver à découvert lorsqu'un éditeur est en retard pour me payer (ce qui, par contre, se produit assez souvent). 

Pour le reste, ma philosophie est la suivante: je peux dépenser tout ce qui reste une fois que j'ai déduit mes dépenses incontournables, mais sans toucher à mes réserves. Je n'ai pas de dettes autre que mon crédit immobilier, que j'aurai fini de rembourser en janvier prochain. Ca fait dix ans que je n'ai pas dû solliciter un prêt de mes parents (et que je ne reçois plus d'argent-cadeau de leur part, excepté la fois où mon père m'a offert de quoi m'acheter mon premier MacBook pour me remercier d'avoir passé un mois chez eux après son diagnostic de cancer). Je tiens énormément à cette autonomie, mais je tiens aussi à me faire plaisir au quotidien. Quelqu'un de plus fourmi que moi continuerait à économiser; quelqu'un de plus cigale piocherait régulièrement dans ses réserves pour voyager davantage en partant du principe qu'on n'a qu'une vie. Chacun son truc, et même si ça m'a pris beaucoup de temps, l'équilibre que j'ai trouvé me convient parfaitement. 

Néanmoins, j'ai constaté que l'argent que je m'autorise à dépenser sans remords chaque mois pourrait être alloué de façon plus judicieuse. Que j'achète encore beaucoup de choses qui me font plaisir sur le moment mais qui au final vont m'apporter beaucoup moins que le billet d'avion que j'aurais pu me payer au bout de quelques semaines en les laissant dans le magasin. Donc, en 2017, j'ai décidé de remettre de l'ordre là-dedans. De ne plus faire de shopping impulsif et de privilégier les dépenses immatérielles car au final ce sont celles qui m'apportent le plus de satisfaction tout en m'encombrant le moins. Et comme la meilleure motivation pour moi, c'est de devoir rendre compte de mes actions d'une manière ou d'une autre, j'ai l'intention de lister à chaque fin de mois ce que j'aurai acheté de non-essentiel: ça me donnera l'occasion de vérifier si je suis toujours sur les rails et de corriger le tir dans le cas contraire!

mardi 3 janvier 2017

Intentions en vrac pour 2017




ARGENT + BOULOT
Financer le ravalement de façade de ma résidence sans recourir à un emprunt
Dépenser mes sous intentionnellement
Programmer un virement mensuel vers le site d'une ou plusieurs ONG
Revendre sur eBay les vêtements de marque neufs que je n'ai jamais portés
Faire réparer mon MacBook pour pouvoir le tenir jusqu'en 2018
Actualiser mon profil LinkedIn
Me diversifier (nouveau client et/ou nouveau genre de bouquins)

ADMINISTRATIF + MAISON
Basculer du BNC vers le régime déclaratif en traitements et salaires
...et fermer mon compte bancaire professionnel
Regrouper mon mobile et ma ligne fixe
Remplacer les ampoules mortes de ma cuisine et faire venir l'électricien si nécessaire
Changer le tapis de mon bureau
Passer au standing desk

SANTE + FITNESS + BIEN-ETRE
Tenter l'option "sage-femme" pour mon prochain frottis
Arrêter le sucre ajouté pendant un mois, pour voir
Tester le candlelit yoga au Serendip Spa
Budgétiser un massage par trimestre XXX

CULTURE + LOISIRS
Virer mes vieilles fournitures de scrapbooking
Utiliser mon agenda Hobonichi comme un art journal
Faire un escape game dans toutes les grandes villes où nous irons XXXX
...et la salle Philéas Fogg d'Enygma à Bruxelles
Imprimer un livre-photo contenant mes mosaïques mensuelles depuis 2009 X
Tenir une carte du monde de mes lectures 
Regarder l'intégrale de "Six feet under"
Aller voir l'expo Gaston Lagaffe au Centre Pompidou
...ainsi que "La-la-land" et "Despicable me 3" au cinéma
Prendre un abonnement à la version en ligne de Libé ou du Monde
Continuer à chercher un cours de finnois en ligne
...et en attendant, explorer les langues proposées par Duolingo

SORTIES + VOYAGES + DEPLACEMENTS
Faire le Tram Experience au printemps
Aller voir la jetée à Scheveningen
Visiter Sintra pendant notre séjour à Lisbonne
Aller en Suisse pour les 40 ans de Lady Pops en avril
Organiser un city trip à Oslo en juin
Tenter New York en automne si les finances suivent
Réaliser mon rêve d'une balade en montgolfière
Etre à Monpatelin les deux dimanches de l'élection présidentielle
...et pendant la Fête du Livre du Var
Voir ma famille au moins deux fois dans l'année X

lundi 2 janvier 2017

La Grande Purge du Nouvel An




Si je reste tranquillement chez moi le soir du 31 décembre (cette année, avec "Bedknobs and broomsticks" et un repas commandé dans un resto que nous aimons bien), j'ai quand même mon petit rituel de Nouvel An. Dans les derniers jours de décembre, je m'efforce de régler quelques problèmes domestiques en souffrance, histoire d'attaquer janvier du bon pied. Cette fois, j'ai changé mon tapis de bain anti-dérapant - l'ancien était devenu une vraie savonnette et mettait la vie de notre coccyx en péril à chaque douche -, nettoyé le tapis du salon - je savais que ça n'était pas une bonne idée de mettre un truc à fond beige si près de la porte d'entrée, mais il me plaisait tant! - et surtout, j'ai fait un énorme vide dans la bibliothèque du salon. 

Mes affaires occupaient jusqu'ici 2 de nos 4,5 étagères Billy, et je souhaitais les regrouper dans une seule en éliminant toutes les affaires de loisirs créatifs, et notamment de scrapbooking, que je n'utilise plus. Ca fait des mois voire des années que j'essaie de m'y résoudre en pleurant intérieurement à cause du gaspillage que ça représente. Mais là, j'avais atteint le stade où j'avais accepté que:
- l'argent dépensé à l'achat de toutes ces fournitures s'était volatilisé depuis belle lurette;
- je n'allais jamais en récupérer ne serait-ce qu'une toute petite partie, étant donné la faible valeur de chaque article et le travail énorme que ça aurait représenté de tenter de les revendre sur eBay;
- il y avait peu de chances que je trouve dans mon entourage quelqu'un à qui les donner, d'autant que la dernière troc party remontait à moins d'un mois et que je ne voulais pas attendre la suivante;
- beaucoup d'articles étaient en matériaux recyclables (papier essentiellement), donc, ça ne serait pas complètement perdu.

Comme d'habitude, j'ai commencé petit pour me mettre dans le bain. Notre dernière sortie géocaching remontait au 1er janvier 2016, et après plus de 5 ans de pratique assez intensive, nous avons perdu le goût de cette activité. J'ai donc bazardé en bloc tous les petits "trésors" récoltés dans des caches et stockés jusqu'ici dans une boîte en métal. Du coup, je n'avais plus l'utilité de celle-ci, mais vu qu'elle était super jolie et nickel, j'ai pensé qu'elle pourrait faire plaisir à quelqu'un. Je l'ai donc mise dans une caisse clic-clac. 

Après ça, j'étais lancée. Une étagère après l'autre, j'ai trié ce que j'avais encore une chance d'utiliser et ce qui ne me servirait vraisemblablement plus. Je plaçais les indésirables soit dans la poubelle normale pour les jeter, soit dans la poubelle à recycler, soit dans la caisse clic-clac pour les donner. Parfois, le choix était cornélien, mais je me suis montrée sans pitié. Chouchou a participé en descendant les sacs poubelle remplis à la cave, au fur et à mesure. Quand la première caisse a été remplie, j'en ai pris une seconde. J'ai viré tout mon matériel pour la peinture acrylique et le travail de la feutrine ainsi que les trois quarts de mes fournitures de scrapbooking et une moitié de mes carnets vierges, mais gardé mon matériel pour l'aquarelle et la broderie car ça prend peu de place et il est encore possible que je l'utilise un de ces quatre. J'ai commencé vers 14h et fini un peu après 19h, après avoir éliminé l'équivalent d'une grande Billy très très remplie. Juste à temps pour aller me doucher puis m'échouer sur mon canapé jusqu'à l'année suivante. 

Hier matin, j'ai imprimé un petit mot à destination de nos voisins: "Je me débarrasse de toutes ces affaires en bon état. A gauche, de la papeterie et des fournitures de loisirs créatifs; à droite, des objets pour la maison. Si quelque chose vous plaît, servez-vous; laissez-moi juste les caisses que je veux récupérer à la fin. Je disposerai mercredi de ce qui n'aura pas été pris. Bonne année à tous."J'ai déposé les caisses pleines dans le hall de l'immeuble et scotché mon mot sur le mur au-dessus. Mercredi, s'il reste des choses, je les apporterai à une givebox. Et pendant tout le mois de janvier, je vais m'efforcer de ne pas acheter de bouquins pour récupérer encore un peu de place sur l'étagère consacrée à ma PAL. En 2017, je compte bien poursuivre mes efforts minimalistes de plus belle! Je sais d'expérience que c'est dans un environnement peu encombré que je me sens la plus sereine et que je parviens le mieux à me concentrer sur ce qui m'importe vraiment. 

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année!




Que vous ayez passé le réveillon seul, en famille ou entre amis, j'espère que vous avez fini 2016 dans la sérénité.

Pour 2017, je nous souhaite à tous...
des paillettes et des bulles (de savon ou de champagne, voire les deux!)
plein d'éclats de rire
de beaux moments partagés
des bisous comme s'il en pleuvait
des horizons lointains pour ceux qui en rêvent
- et des pantoufles confortables pour les autres
une santé de fer
la capacité de garder la tête froide dans les moments difficiles
et de toujours voir le verre à moitié plein
de la compassion pour les autres mais aussi pour nous-mêmes
la volonté d'avancer sur le chemin que nous nous sommes choisi
de la lumière dans nos coeurs même quand il fait noir dehors.

BONNE ANNEE!